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Zoom sur les drapeaux et les règles liées à la sécurité en F1

© Mercedes-AMG

Notre sport favori est gouverné par des règles de sécurité strictes, en effet l’histoire de la Formule 1 a été marquée par des destins tragiques il y a des années de cela comme tout dernièrement. Souvent les instances sont assez prévenante pour mettre en place les dispositifs nécessaires à la sécurité des pilotes et autres commissaires de piste, mais parfois, il aura fallu attendre un drame pour voir apparaître certains dispositifs de sécurité. A l’aube d’une nouvelle saison de Formule 1 qui s’annonce passionnante, il ne fait jamais de mal d’effectuer quelques piqûres de rappel et nous allons donc nous pencher dans cet article sur les grandes règles sportives qui ont pour but de sécuriser les sessions sur piste.

Les Drapeaux :

Il en existe plusieurs types qui sont utilisés en fonction des événements en piste. Ils sont déployés par les commissaires ou via des panneaux à LED en bord de piste, les voici en détail :

Drapeau jaune : Il est déployé quand il y a un danger sur le tracé, en règle générale une sortie de piste, un tête à queue, des débris en piste. Tant que le drapeau jaune est déployé il est interdit de dépasser ou d’améliorer son temps, le drapeau peut être destiné à un seul secteur ce qui signifie que les secteurs qui ne sont pas concernés peuvent être courus normalement.

Le double drapeau jaune peut être utilisé quand la situation est un peu plus critique. Il a pour but d’avertir les pilotes d’un danger plus important ou plus long à évacuer ; il faut donc se préparer à rentrer aux stands si cela est nécessaire.

Drapeau vert : Il indique la fin d’une zone de danger. Si il y a  un drapeau jaune sur le secteur 1, un drapeau vert sera déployé sur le secteur 2 pour indiquer la fin de la zone de danger. Quand l’incident est résolu sur le secteur 1, un drapeau vert sera agité sur ce même secteur pour indiquer la fin de l’incident. Les drapeaux verts sont également agités au départ de la course et indiquent de façon générale aux pilotes que la piste est sans danger.

Drapeau rouge : Il est déployé en cas de danger important, une voiture au milieu de la piste suite à un accident, un véhicule d’intervention sur le tracé, la voiture médicale déployée ou encore une piste impraticable suite à une météo défavorable. Dans ce cas,  tous les pilotes doivent rentrer aux stands. En sessions d’essais libres le chronomètre continue de tourner en cas de drapeau rouge, en revanche en qualifications le chronomètre s’arrête.

Drapeau blanc : Il indique la présence de voiture d’intervention sur le tracé (voiture médicale, véhicule d’extraction etc…)

Drapeau bleu : Lorsqu’un pilote à un tour de retard un drapeau bleu est déployé afin que le retardataire laisse passer les pilotes sans gêner leur course. Le drapeau bleu est également déployé à la sortie des stands pour indiquer qu’une voiture en piste arrive à grande vitesse.

Drapeau à bandes rouges et jaunes : Il indique un changement d’adhérence sur la piste souvent lié à la présence d’eau ou d’huile.

Drapeau à damier : Il indique la fin de la course, des essais ou des qualifications, il est donc brandit soit à la fin d’un certain nombre de tours, soit à la fin d’un temps limite (une course ne peut durer plus de deux heures)

Les drapeaux que nous voyons le moins souvent :

Drapeau noir avec rond orange et numéro d’une voiture : Avertissement d’un problème mécanique dangereux sur la voiture, le pilote doit rentrer aux stands, ce drapeau est rarement brandit car la radio permet d’avertir le pilote de ce type d’incident.

Drapeau noir et blanc avec numéro d’une voiture : Avertissement pour conduite antisportive (mise en danger d’un autre pilote, refus de laisser passer etc…) il s’agit d’un « simple » avertissement, en cas de second avertissement, un drapeau noir est agité au pilote en question. Idem pour ce type de drapeau, les messages radio permettent d’avertir le pilote en cas de faute.

Drapeau noir avec numéro d’une voiture : Disqualification du pilote qui doit se rendre aux stands.

Encore une fois ce type de drapeau est relativement rare en Formule 1, d’une part car le comportement est rarement antisportif et les messages radio relaient les informations ; D’autres parts car la FIA préfère appliquer des pénalités, du type un arrêt au stand de 5 secondes, rendre la place à un pilote dépassé déloyalement ou une pénalité en places sur la grille de départ du prochain grand prix.

La Safety Car :

Sa présence est indiquée par un drapeau jaune accompagné d’un panneau brandit indiquant les lettres SC, la voiture de sécurité entre donc en piste en cas de danger sur cette dernière, toutes les monoplaces doivent suivre la safety car qui ralentie donc grandement le rythme de course pendant que les commissaires de piste et autres véhicules d’intervention se chargent de l’incident. Si l’incident a lieu sur la ligne de départ-arrivé, la safety car et son cortège passent par la voie des stands sans s‘y arrêter. La course étant au ralenti, on voit très régulièrement des pilotes changer leurs pneus à ce moment là.

Lorsque les gyrophares de la Safety Car s’arrêtent de clignoter cela indique qu’elle va rentrer aux stands, c’est donc à la première monoplace de relancer la course. En cas de mauvaises conditions météorologiques le départ de la course peut avoir lieu derrière la Safety Car. A partir de 2017,  après un certain nombre de tours sous Safety Car, un départ arrêté sera donné sur la grille de départ, c’est une des nouveautés de la réglementation 2017.

La Virtual Safety Car : Elle est indiquée par des drapeaux jaunes accompagnés de panneaux indiquant les lettres VSC.  La théorie est simple, la pratique l’est un peu moins : Les monoplaces doivent se comporter en piste comme si il y avait une safety car alors qu’elle n’y est pas, les pilotes gardent la même distance avec leurs adversaires grâce à un système électronique qui bride les monoplaces. La VSC est déployée quand le danger est suffisamment important pour aller au-delà du stade des deux drapeaux jaunes, mais où il n’est pas jugé nécessaire de faire intervenir la vraie voiture de sécurité.

La voiture de sécurité virtuelle a été mise en place suite à l’accident de Jules Bianchi en 2014 où un véhicule d’extraction a été percuté par la voiture du jeune français alors qu’un drapeau jaune était brandi. La VSC est le centre de beaucoup de débats pour plusieurs raisons, pourquoi ne pas déployer directement la safety car en cas de danger ? Quid de la relance où l’on peut voir des pilotes qui ré-accélèrent avant d’autres ? Il y a également les défenseurs de ce système qui souhaitaient voir un drapeau jaune afin de ralentir suffisamment les monoplaces en cas de danger, ce qui après enquête, a révélé être la cause de l’accident de Jules qui été trop rapide sous régime de drapeau jaune.

Vous connaissez maintenant la signification des drapeaux agités et règles liées à ces derniers, cependant, les règles changent d’année en année en fonction des performances, des fautes constatées régulièrement ou encore d’accidents.  La FIA met donc à jour ses règles à chaque fois qu’il le faut afin d’éviter des comportements antisportifs ou dangereux de la part des pilotes. Évidemment,  nous ne manquerons pas de vous faire part de toutes nouveautés dans ce domaine.

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