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Le T-shirt porté par Hamilton en Toscane fait polémique

La FIA cherche à savoir si Lewis Hamilton a enfreint les règles en portant un t-shirt lors du Grand Prix de Toscane sur lequel un message inscrit a voulu mettre en évidence la brutalité policière.

Lewis Hamilton, qui a remporté la pole position et la victoire au Mugello le week-end dernier dans le cadre du Grand Prix de Toscane, portait un T-shirt avant et après la course, sur lequel on pouvait lire à l’avant: « Arrêtez les flics qui ont tué Breonna Taylor. »

Sur l’arrière du T-shirt, il y avait une photo de son visage et l’inscription: « Dites son nom. »

Breonna Taylor était une femme noire américaine, qui plus tôt cette année a été abattue à son domicile par la police, qui venait effectuer une perquisition dans le cadre d’un enquête de stupéfiant, mais dans laquelle elle n’était pas mêlée.

Son petit ami, Kenneth Walker, a tiré sur la police, pensant à une intrusion et les policiers ont riposté. Breonna Taylor a alors été touchée par huit balles et est décédée des suites de ses blessures.

Les agents, munis d’un mandat de perquisition, agissaient dans le cadre d’un avis de recherche erroné concernant un suspect recherché qui n’habitait finalement plus dans l’immeuble et qui était déjà détenu.

Bien que la FIA et la F1 soutiennent la lutte contre le racisme et les discriminations depuis le début de cette saison 2020, notamment en permettant aux pilotes et membres d’équipe de porter un T-shirt « End Racism » avant chaque hymne national lors des week-ends de course, le fait que Lewis Hamilton ait décider d’apposer un message qui peut être considéré comme politique sur son T-shirt  a semé le trouble.

En effet, les statuts de la FIA stipulent que l’instance dirigeante se doit d’être totalement neutre dans tout ce qu’elle entreprend.

« La FIA s’abstiendra de manifester une discrimination fondée sur la race, la couleur de la peau, le sexe, l’orientation sexuelle, l’origine ethnique ou sociale, la langue, la religion, l’opinion philosophique ou politique, la situation familiale ou le handicap dans le cadre de ses activités et de prendre des mesures à cet égard. » peut-on lire dans les documents officiels de la FIA.

Il y a également une référence dans le Code Sportif International qui stipule que les équipes ne peuvent pas utiliser de message «politique» sur leurs voitures, mais il n’y a aucune mention spécifique pour les pilotes.

« Les concurrents participant à des compétitions Internationales ne sont pas autorisés à apposer sur leur Automobile une publicité de nature politique ou religieuse ou préjudiciable aux intérêts de la FIA. »

L’équipe Mercedes de son côté a indiqué sur ses réseaux sociaux que le message affiché le week-end dernier par Lewis Hamilton en Toscane n’avait rien de politique, mais relevait plutôt de la question des droits de l’homme.

« Nous n’introduisons pas la politique en F1, ce sont des questions de droits de l’homme que nous essayons de mettre en évidence et de sensibiliser. Il y a une grande différence. »

Cette question devrait être discutée lors du briefing des pilotes avec la FIA au cours du prochain week-end de course au Grand Prix de Russie fin septembre.

La question désormais est de savoir si un pilote de Formule 1 doit uniquement se contenter de faire ce pour quoi il est payé [piloter et représenter son équipe] ou bien si de par son statut un pilote peut ou doit porter un message qui peut être considéré comme politique.

Le débat est ouvert, vous avez quatre heures…

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