Marc Marquez F1 Toro Rosso

Quand Marc Marquez découvrait le pilotage d’une F1

Marc Marquez, le sextuple champion du monde de MotoGP, est revenu sur les différences et similitudes entre la F1 et le MotoGP.

En 2018, le pilote espagnol a pu prendre le volant d’une Toro Rosso de la saison 2012 pour un test d’un tour sur le tracé Red Bull Ring en Autriche. Marquez explique les principales différences qu’il a pu constater entre les deux disciplines lors de cette journée.

« Je ne pouvais pas vraiment prendre de référence en regardant les voitures. Ils freinent si tard. C’était agréable de voir la vitesse de passage dans les virages, c’était incroyable. » explique Marc Marquez, qui est d’abord resté en bord de piste pour « observer » avant de prendre le volant de la Toro Rosso.

« Mais il est impossible de voir les différences de style de conduite. En MotoGP, vous pouvez voir comment le pilote déplace le corps, mais en F1, vous ne pouvez pas voir cela. »

L’une des principales différences entre la F1 et le MotoGP réside dans le fait qu’il n’y a pas de simulateur pour les pilotes moto, contrairement à la Formule 1.

« Vous ne pouvez pas vraiment avoir de simulateur pour le Moto GP car tout dépend de la façon dont vous roulez. Vous bougez peut-être beaucoup, vous ne bougez peut-être pas, vous êtes peut-être fatigué, ce qui affecte la façon dont la moto se comporte. Cela change beaucoup l’équilibre de la moto. »

L’autre différence de taille en MotoGP par rapport à la F1 est justement la taille des garages : « Tout est plus grand. » souligne Marquez.

« Même si nous avons deux motos dans le garage, ils sont toujours plus petits. Le fonctionnement de l’équipe est également différent et la position des ingénieurs. Il y a beaucoup, beaucoup de gens. En Moto GP, c’est plus familial. »

Beaucoup d’appuis sur les F1 !

Lorsque Marc Marquez a pu prendre le volant d’une Toro Rosso sur le tracé Red Bull Ring en Autriche, l’Espagnol a d’abord été impressionné par les points de freinage, bien différents par rapport à la moto.

« Ce fut une belle expérience de pilotage. Au début, je freinais au même point que je le ferais sur une moto. Mais en fait, vous pouvez aller encore beaucoup, beaucoup plus loin dans le virage. »

« Et les appuis sont différents. Nous n’avons pas d’appui sur les motos, mais en F1, c’est la chose la plus importante dans les virages à grande vitesse, et on a l’impression que vous ne pouvez pas aller plus vite, mais en fait, plus vous allez vite mieux c’est. C’est difficile à comprendre. »

« Lorsque je pilotais la voiture, je me sentais en sécurité. J’étais dans une ‘boîte ». Je n’avais pas peur, Mark [Webber, qui l’épaulait] m’a dit de freiner plus tard. »

« Si vous sortez de la piste, vous êtes en sécurité dans la voiture. Le MotoGP est différent, vous jouez avec le corps, vous pouvez sentir la moto trembler et si vous freinez plus tard, et si vous sortez de la piste, il y a un plus grand risque. »

« Le deux roues c’est mon monde ! »

Après ce test, l’Espagnol a déclaré que, même s’il avait beaucoup apprécié son essai au volant d’une Formule 1, il ne comptait pas quitter « son monde » de la moto.

« Le deux roues c’est mon monde ! C’est agréable de piloter une F1, mais en F1, nous avons déjà les meilleurs pilotes du monde. »

« Je ne pense pas que je serais capable de le faire. J’aime être rapide et si je ne suis pas compétitif, ça ne me plait pas. »

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