L’Afrique du Sud temporise mais maintient son ambition de faire revenir la F1

L’Afrique du Sud temporise mais maintient son ambition de faire revenir la F1

Le ministre sud-africain des Sports, Gayton McKenzie, a apporté de nouvelles précisions sur les démarches engagées par son pays pour tenter de faire revenir la Formule 1 sur son sol, plus de trente ans après la dernière apparition du championnat dans le pays.

L’Afrique du Sud n’a plus accueilli de Grand Prix depuis 1993, dernière édition disputée sur le circuit de Kyalami, mais les discussions avec les instances dirigeantes de la F1 se sont intensifiées ces dernières années. La discipline reine du sport automobile a elle-même affiché son ambition de réintégrer une course sur le continent africain à son calendrier, dans une stratégie globale d’expansion mondiale et de diversification géographique.

Cependant, Pretoria doit faire face à une concurrence de plus en plus structurée. Le Maroc et le Rwanda ont également manifesté un intérêt clair pour l’organisation d’un Grand Prix, avec des projets soutenus politiquement et économiquement. Dans un contexte où la popularité de la Formule 1 ne cesse de croître à l’échelle mondiale, de nombreux pays cherchent à obtenir une place sur un calendrier déjà très chargé, rendant la compétition pour accueillir une course particulièrement intense.

Interrogé sur l’état d’avancement du dossier, Gayton McKenzie a reconnu que les ambitions sud-africaines se heurtaient à la complexité du processus. Il a notamment admis qu’un retour de la F1 dès 2027 n’était plus envisageable.

« L’année prochaine, certainement pas », a-t-il déclaré à la chaîne ENCA. « Nous avons sous-estimé ce qu’il fallait pour accueillir un événement de Formule 1. »

Cette déclaration souligne l’ampleur des exigences imposées par la F1, tant sur le plan des infrastructures que sur les aspects logistiques, financiers, sécuritaires et organisationnels. L’accueil d’un Grand Prix implique non seulement la mise aux normes d’un circuit homologué FIA, mais aussi la capacité d’une ville et d’un pays à gérer un événement mondial de très grande ampleur, mobilisant des milliers de personnes, des flux touristiques massifs et une couverture médiatique internationale.

Parallèlement, la Formule 1 a déjà commencé à adapter son calendrier à la forte demande mondiale. Un système de rotation a été mis en place pour certaines épreuves, avec notamment le Grand Prix de Belgique, pourtant très populaire auprès des fans, qui passera à un format biennal à partir de 2027. Ce modèle pourrait devenir une solution pour intégrer de nouveaux pays sans allonger indéfiniment le nombre de courses par saison.

Dans ce contexte, l’Afrique du Sud poursuit néanmoins ses efforts. Gayton McKenzie assure que le pays travaille désormais avec des experts spécialisés afin de structurer un projet plus solide et plus crédible aux yeux de la F1.

« Mais la F1 nous a aidés », a-t-il affirmé. « Nous avons maintenant des experts et nous préparons une offre qu’ils ne pourront pas refuser. »

Cette stratégie vise à présenter un dossier techniquement robuste, économiquement viable et politiquement stable, capable de rivaliser avec les autres candidatures africaines et internationales. Pour l’Afrique du Sud, l’enjeu dépasse le simple retour d’une course : il s’agit aussi d’un symbole fort pour le sport africain, d’un levier touristique majeur et d’un outil de rayonnement international.

Si le calendrier immédiat semble compromis, la détermination affichée par les autorités sud-africaines montre que le projet reste pleinement d’actualité. Le retour de la F1 en Afrique, longtemps attendu par les fans du continent, demeure un objectif stratégique, même s’il s’inscrit désormais dans une perspective de moyen terme plutôt que d’urgence.

Thibaud Comparot

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