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Limoger Masi ne résoudra pas les problèmes de la F1, prévient Brundle

L’ancien pilote de Formule 1, Martin Brundle, ne pense pas que le fait de licencier Michael Masi, actuel directeur de course de la FIA, résoudra tous les problèmes du sport.

Tout au long de la saison 2021, la FIA et la F1 ont été critiquées pour des décisions jugées incohérentes de la part des commissaires sportifs, alors que Michael Masi a cristallisé l’attention sur lui lors de la dernière manche de la saison lorsqu’il a pris la décision d’envoyer en piste une voiture de sécurité à cinq tours de la fin du Grand Prix d’Abou Dhabi et a permis aux pilotes se trouvant entre les deux leaders de se dédoubler avant de relancer la course pour un seul tour.

Au volant d’une Red Bull équipée de pneus neufs, Max Verstappen a alors réussi à dépasser le leader Lewis Hamilton lors de cet ultime tour de course et a décroché son premier titre mondial à l’âge de 24 ans devant un Lewis Hamilton médusé.

A la suite de cette finale de la saison 2021 très controversée, la FIA a lancé « un exercice d’analyse détaillée et de clarification pour l’avenir avec toutes les parties concernées ». Cette question sera donc discutée et abordée avec toutes les équipes et pilotes pour tirer les leçons de cette situation et la clarté à fournir aux participants, aux médias et aux fans sur la réglementation en vigueur pour préserver le caractère compétitif du sport tout en assurant la sécurité des pilotes et des officiels. Ce n’est pas seulement la Formule 1 qui peut bénéficier de cette analyse, mais aussi plus généralement tous les autres championnats du circuit FIA. Des décisions sont attendues au mois de mars lors du prochain Conseil Mondial du Sport Automobile programmé à Bahreïn avant la première manche de la saison 2022.

Depuis le Grand Prix d’Abou Dhabi, les rumeurs (complétement infondées) suggèrent que la FIA aurait déjà limogé son directeur de course Michael Masi (à lire ici pour mieux comprendre), mais faire porter toute la responsabilité de cette affaire sur un seul homme ne serait pas la solution, c’est en tout cas ce que pensent bon nombre d’observateurs comme Martin Brundle : « Ce dont je suis absolument certain, c’est que virer Michael Masi ne résoudra pas le problème. C’est un travail bien trop important pour une seule personne, et avec une saison de 23 courses, cela ne fera que croitre. » a déclaré Brundle à Sky Sports.

Brundle estime que la meilleure façon de garantir la cohérence dans la prise de décision est de répartir les responsabilités de Masi entre de nombreuses personnes : « Lorsqu’on regarde en arrière avec 16-18 courses pour Charlie [Whiting, ancien directeur de course de la FIA décédé en 2019] et Herbie [Blash, son adjoint], Charlie avait l’habitude de commencer la course et Herbie était effectivement le directeur de course jusqu’à ce que Charlie revienne de la cabine de départ près de la grille. »

« Ils avaient tout sous contrôle, mais cela ne fait que croître de façon exponentielle, donc Masi s’il reste a besoin de beaucoup de soutien autour de lui et je soupçonne que c’est ce qu’ils envisagent en ce moment. Et qui voudrait se mettre réellement à sa place en ce moment ? » conclut Brundle.

Vous l’avez compris, la situation est bien plus compliquée qu’elle n’y parait et faire porter la responsabilité sur un seul homme ne serait effectivement pas la solution…

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5 commentaires

  1. parfaitement exprimé ! c’est une décision qui doit être collégiale et il est certain que Massi restera , la raison est que personne n’est en mesure de le remplacer sans des complications diverses et ça serait donner à Mercedes la preuve (fausse) d’une décision erronée ! le classement est définitif impossible de faire de Massi le coupable pour satisfaire Hamilton !

  2. Ce licenciement ne serait qu’une confirmation de son manque de compétence. Vengeance côté Mercedes? Je dirais plutôt justice. Je trouve déjà que Mercedes était peu courageux d’avoir annuler son appel.

  3. Le licenciement de Masi ne ferait que créer une suspicion de « petite vengeance personnelle » de la part d’Hamilton, de toto et salirait définitivement la réputation de Mercedes F1.

    Hamilton s’étant muré dans un silence de diva capricieuse, son retour alors que Masi serait viré n’en ferait qu’un sale gamin rancunier.

    Il aurait mieux fait d’avaler la tasse sans passer par la case mauvais perdant.

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