Renault ne vise pas la 3e place : « La marge est colossale » selon Cyril Abiteboul

24 mai 2019
renault grand prix de chine

Renault a dû revoir ses objectifs à la baisse en 2019, après un début de saison compliqué, c’est en tout cas le message que le directeur général de l’équipe a voulu faire passer aux médias ce week-end à Monaco.

L’objectif de Renault n’est plus de terminer la saison à la troisième position au championnat constructeurs désormais, mais bien de signer des podiums en 2020, des victoires en 2021 et le championnat en 2022, soit avec une année de décalage par rapport à l’objectif initial.

« L’objectif cette année n’est pas de finir 3e, car la marge est colossale, il faut commencer à rattraper le 3e, en creusant un peu l’écart sur nos poursuivants. » nous explique le directeur général de Renault.

« En ce début de saison, on y est pas, on a l’air de caler. C’est embêtant, dans un environnement économique, corporate, et par rapport à l’évolution de Renault, à la confiance qu’on a réussi à bâtir et qu’il faut maintenir en restant alignés sur nos objectifs. »

« Début de saison fâcheux, vis à vis de nous-même, des fans, de Renault et de nos partenaires. Donc il va y avoir un plan d’action à la hauteur de cette déception. »

Problèmes de fiabilité en essayant de rattraper Mercedes

« Cet hiver, je me suis personnellement engagé sur les progrès du moteur, et ce n’était pas une revanche sur Red Bull. J’étais fatigué de cet écart par rapport aux meilleurs moteurs. Cet écart était de 50 à 70 kW en 2015, quand Lotus avait un moteur Mercedes. »

« Il a fallu prendre conscience de l’ampleur du retard, se réorganiser et cet hiver l’objectif était de recoller aux meilleurs. On est en ligne avec cet objectif sur la performance, avec ressources contraintes, en prenant plus de risques, et ça nous est retombé dessus en fiabilité à Bahreïn: on a cassé un MG-K, en raison d’un problème de qualité, et on a aussi cassé une bielle sur la voiture de Nico. »

« Parce qu’on avait voulu aller chercher les derniers kW. En un an, on a gagné 50 kW sur le moteur. C’est autant que Mercedes en plusieurs années de développement. Mais on a raté quelque chose en termes de fiabilité. »

« D’où l’incident sur la voiture de Nico à Bahreïn. Il a fallu réagir, analyser, et en cinq semaines on a réussi à comprendre le problème, trouver des solutions, des designs alternatifs de bielle, et les valider avec notre partenaire Mécachrome pour sortir quatre nouveaux moteurs à Barcelone. On a travaillé 24 heures sur 24, y compris chez Mécachrome pour la nouvelle spec: A2, dans notre jargon. »

« Ce n’était pas un problème de conception ou de qualité. C’est une pièce sur laquelle on flirte avec les limites, en termes de lubrification. L’évolution que nous avons faite est fiable.Tout ça nous a coûté des points, nous a obligé à réduire la performance des moteurs et à demander à McLaren de faire la même chose. Avant Monaco, on ne pouvait pas se remettre au niveau maximum de performance. Il y a eu beaucoup d’engagement à Viry pour sortir de la nasse. »

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Cesare Ingrassia

Cesare Ingrassia est le directeur de la publication du site d'actualités sur la Formule 1, F1only.fr. Véritable passionné, Cesare Ingrassia est accrédité par la FIA et la F1 et se déplace de paddock en paddock pour vous offrir une couverture totale de chaque événement tout au long de la saison.