F1 - Du Karting à la F1 : comment Gwen Lagrue suit les jeunes pilotes
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Du Karting à la F1 : comment Gwen Lagrue suit les jeunes pilotes

Responsable du programme des pilotes chez Mercedes, Gwen Lagrue garde constamment un œil sur le Karting et sur les grands championnats internationaux pour trouver peut-être la future star de la F1.

Connu pour avoir accompagné le pilote Alpine Esteban Ocon jusqu’à la Formule 1, le Français a suivi de près trois jeunes kartmen en 2021 : Andrea Kimi Antonelli, Alex Powell et Yuanpu Cui. Tout au long de l’année, Lagrue met en place tout un suivi pour auprès de ces jeunes pilotes, un vivier dans lequel l’équipe Mercedes pourrait venir piocher à l’avenir lorsqu’il s’agira de remplacer Lewis Hamilton ou George Russell, les deux pilotes titulaires de l’écurie en 2022.

Dans un entretien publié par la FIA, Gwen Lagrue explique combien le métier de « chasseur de tête » est difficile, notamment parce qu’il y a toujours une part de risques importante pour une équipe de F1 de miser sur un jeune pilote.

« L’importance de mettre en place un suivi de qualité est primordial, même si l’on sait par expérience qu’un excellent pilote de Karting peut se montrer décevant en monoplace, l’inverse étant tout aussi vrai. Il faut surveiller la manière dont ils vont évoluer en tant qu’adolescents, puis jeunes hommes. » explique Gwen Lagrue.

« Leur niveau de performance reste évidemment un facteur important, mais je suis très sensible à leurs capacités à gérer l’intégralité d’un meeting et plus globalement d’une saison complète. C’est bien de gagner des courses, néanmoins j’apprécie de voir un pilote constant, qui se montre régulièrement aux avant-postes et sur les podiums. Dès le Karting, leur approche de la course et leur attitude sur un circuit sont des paramètres que je surveille et qui ne trompent pas. »

Justement, le passage du Karting à la monoplace peut s’avérer plus difficile qu’il n’y parait pour les jeunes pilotes, qui se retrouvent alors dans une catégorie complétement nouvelle comme le souligne le Français : « Un kartman ressent souvent une certaine frustration à ce moment-là de sa carrière. Il quitte le haut niveau de cette discipline et un milieu qu’il maîtrisait parfaitement, pour repartir quasiment de zéro. »

« Lors de cette transition, il découvre un nouvel environnement et des méthodes de travail différentes. Il doit accepter et gérer cette situation, surmonter les moments difficiles, tout en montrant qu’il a la faculté d’apprendre vite et bien. Ses capacités à se remettre en question comme sa force de caractère deviennent des atouts pour affronter ce nouveau challenge. »

Enfin, la question des moyens financiers pour accéder à la Formule 1 est souvent remise sur la table, mais comme le souligne Lagrue, certains pilotes comme Esteban Ocon ont déjà prouvé dans le passé que rien n’est impossible : « Esteban Ocon l’a prouvé. L’important est d’avoir la capacité de franchir la barrière financière initiale et de pouvoir disputer dans de bonnes conditions les premières saisons en Mini. »

« Cela sous-entend de beaucoup rouler dès son plus jeune âge. Il existe également des initiatives fédérales intéressantes. A mon niveau, j’ai besoin de pouvoir identifier un grand talent, donc de le voir déjà évoluer à un certain niveau ou d’en avoir entendu parler. J’ose espérer qu’un jeune pilote qui montre des capacités exceptionnelles ne reste pas sur la touche. »

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