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Les relations se tendent entre Cyril Abiteboul et Nico Hulkenberg chez Renault

Cyril Abiteboul, le patron de l’équipe Renault a eu du mal à digérer le crash de Nico Hulkenberg au Grand Prix d’Allemagne dimanche dernier.

Le pilote Renault se battait pour son tout premier podium, mais après une erreur de pilotage sur une piste mouillée, l’Allemand est allé encastrer sa monoplace dans le mur, l’obligeant à abandonner.

Cyril Abiteboul est revenu sur ce moment marquant du week-end pour Renault, alors que le manager français estime que Hulkenberg aurait peut-être besoin d’une psychanalyse pour régler ses problèmes.

Les mots choisis par Abiteboul sont forts, et ne sont certainement pas anodins en pleine période de discussions concernant l’avenir de l’Allemand chez Renault.

« C’est un sport dur, très dur. On aurait pu avoir une jolie lumière sur une saison qui est très compliqué pour nous. Cela aurait pu être très encourageant. Maintenant, honnêtement, ce qu’il nous faut, c’est une voiture plus rapide. Tout simplement. » explique Cyril Abiteboul à Auto Hebdo.

« La dernière épreuve sur le mouillé remonte à 2017 ; on ne va pas attendre 2021 pour se dire « Tiens, on va peut-être envisager de faire un résultat décent ». Cela aurait donné du peps, cela aurait été sympa d’en parler à la machine à café demain (lundi). On serait partis en vacances avec un peu plus d’énergie. Cela aurait été un très beau cadeau à Nico. »

« Ces dernières secondes écrasent tout le reste du week-end, avec une Q2 magnifique de Nico. Son départ était extraordinaire, il dispose d’une vraie intelligence en course. Il y a un vrai dialogue avec son ingénieur Mark Slade à la radio. »

« Le muret des stands a pris toutes les bonnes décisions au moment judicieux. Il a été meilleur que les autres. Nous sommes les seuls à ne pas être tombés dans le piège de vouloir s’arrêter trop tôt. Tout ça, c’est extrêmement rageant. Il y a une énorme frustration. »

« On a tous eu les larmes aux yeux. C’est très dur de monter comme ça aussi vite, avant de replonger. Soyons honnêtes, cela intervient à un moment de discussions important pour la suite. Nous réfléchissons à nos options pour l’avenir. Il le sait, c’est quelque chose qui entre en ligne de compte. »

« C’est un élément humain, voire sentimental, parce que Nico nous accompagne maintenant depuis trois ans. »

Nico Hulkenberg se sabote !

Cyril Abiteboul met ensuite les pieds dans le plat et pointe les défauts du pilote allemand : « Premièrement, la Q3. Il sort une Q2 magnifique [en Allemagne], mais il n’arrive pas à répéter son chrono. »

« J’ai d’ailleurs senti à son retour dans le stand à la fin de Q2 que ça allait être difficile pour lui, lorsqu’il a vu que ça allait être très serré avec les autres pilotes. »

« De plus, on a l’impression que quand quelque chose lui tend les bras, que ce soit une sixième place ou autre chose, ça lui échappe. Il se sabote, est-ce que psychanalytiquement il veut travailler sur ce point ? Lui ne le veut pas. » assure le manager français.

« On en a parlé un peu car cela nous préoccupe. Mais avec autant de choses positives à côté, on ne peut pas non plus le blâmer sur l’ensemble de cette manche. »

Rappelons que Nico Hulkenberg est sous contrat avec Renault jusqu’à la fin de la saison 2019, alors que plusieurs noms, dont celui d’Esteban Ocon, circulent pour le remplacer chez Renault en 2020.

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