renault grand prix de chine

Renault peut-elle vraiment se contenter d’un tel résultat ?

Avec une des deux Renault terminant le Grand Prix de Chine à la septième position, l’équipe du constructeur français se réjouit du résultat obtenu à Shanghai ce week-end.

Il est vrai que Daniel Ricciardo a enfin pu ouvrir son compteur de points pour Renault cette saison, après deux abandons consécutifs lors des deux premières courses, ce qui en soit, est un pas en avant.

Chez Renault d’ailleurs on se réjouit de cette septième position acquise par Daniel Ricciardo ce dimanche, obtenue grâce à une stratégie à un seul arrêt sur laquelle l’équipe a dû basculer pendant la course.

« Ce week-end, nous pouvons nous réjouir de voir Daniel ouvrir son compteur avec nous. » se réjouit Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport Racing.

« Il a mené une course intelligente pour préserver ses pneus avec une stratégie à un seul arrêt sur laquelle nous avons dû basculer pour conserver notre position après être partis en gommes tendres. »

Encore un problème de fiabilité

De l’autre côté du garage, la situation était nettement moins positive pour Nico Hulkenberg, qui a dû une nouvelle fois abandonner en raison d’un nouveau problème rencontré sur le MGU-K.

« C’est clairement une course décevante de notre côté. Le départ a été difficile, j’ai perdu une position et il était difficile de suivre les voitures devant. »  a expliqué le pilote allemand.

« Nous sommes ressortis dans le trafic après notre arrêt et j’ai ressenti une perte de puissance. Nous avons fait de notre mieux pour résoudre ce problème semblant toucher le logiciel, mais ce n’était pas possible et nous avons dû rentrer définitivement. Nous analysons le souci, mais il serait lié au MGU-K. »

« Nous avons des choses sur lesquelles travailler avant la prochaine course, et nous allons tout passer au peigne fin pour revenir plus forts. »

De la poudre aux yeux

La réalité est que Daniel Ricciardo a effectivement franchi la ligne d’arrivée à la septième position ce dimanche à Shanghai, mais le pilote Renault accuse un tour de retard sur les six monoplaces qui le précédent, dont deux sont équipées d’un moteur Honda.

Ce résultat est-il à la hauteur d’une équipe d’usine qui prétend signer des podiums pour sa quatrième année depuis son retour en Formule 1 en 2016 et qui vise même des victoires sur certains Grands Prix ?

La réponse est clairement NON. Renault n’est pas à sa place actuellement et doit faire face à des problèmes de fiabilité en ce début d’année qui sont tout simplement inacceptables pour une équipe d’usine ayant investi en masse au cours des deux dernières années dans installations flambant neuves et qui s’offre les services d’un pilote de pointe comme Daniel Ricciardo.

Un problème connu depuis cet hiver

Le problème de MGU-K que connaît Renault n’est pas nouveau, puisque déjà pendant les essais hivernaux en Espagne, l’équipe a rencontré ce problème à plusieurs reprises, mais force est de constater qu’après les trois premières courses de l’année, le constructeur français semble incapable de fixer ce souci.

Certes, au championnat constructeurs Renault est toujours quatrième, mais il ne faut pas oublier que l’équipe Alfa Romeo est également quatrième à égalité de points avec Renault et semble afficher une bien meilleure fiabilité, bien que la monoplace d’Antonio Giovinazzi a été touchée par des problèmes au cours des deux dernières courses.

Alors oui, on peut se réjouir de voir Daniel Ricciardo septième à l’arrivée du Grand Prix de Chine le week-end dernier, mais avec un tour de retard, est-ce réellement une belle performance ou bien simplement de la poudre aux yeux ?

Que font les responsables ?

Comme dans chaque entreprise, et certainement encore plus en Formule 1, lorsque les résultats ne sont pas à la hauteur, que les problèmes ne sont pas rapidement réglés et que les objectifs ne sont pas atteints, des changements en interne sont à prévoir au plus vite pour essayer de redresser la barre.

Dans un sport ultra-compétitif qui avance à vitesse grand V, avoir déjà du retard dès les premières courses de la saison n’est jamais un bon signe et on sait parfaitement qu’une équipe en délicatesse dès les essais hivernaux n’arrivera quasiment jamais à rattraper son retard en cours d’année.

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