McLaren récupère un ancien sponsor chez Ferrari pour 2024

L’équipe McLaren a annoncé à la veille de la saison 2024 de Formule 1 le retour de l’un de ses anciens sponsors : Estrella Galicia 0,0. La marque de bière espagnole signe en effet son grand retour sur les monoplaces de l’écurie britannique après s’être affichée sur la Ferrari entre 2021 et 2023.

Estrella Galicia 0,0 avait stoppé son partenariat avec McLaren fin 2020 pour suivre le pilote espagnol Carlos Sainz, en partance pour la Scuderia Ferrari. Dans le cadre de cet accord pluriannuel avec l’écurie de Maranello, la marque de bière a vu son logo être affiché sur les monoplaces Ferrari durant trois saisons.

Mais en 2024, Estrella Galicia 0,0 revient chez McLaren dans le cadre d’un partenariat pluriannuel. Le logo figurera sur les deux monoplaces de l’équipe, ainsi que sur les combinaisons des pilotes Lando Norris et Oscar Piastri, et sur les tenues du personnel dans les garages.

« Nous sommes ravis d’accueillir à nouveau Estrella Galicia dans la famille McLaren Racing. Nous avons bénéficié d’un partenariat fantastique tout au long de 2019 et 2020, et c’est formidable de poursuivre notre voyage ensemble. » a déclaré Matt Dennington, directeur exécutif des partenariats chez McLaren.

« Nous sommes enthousiasmés par la saison à venir et nous capitalisons sur la dynamique positive que nous avons eue l’année dernière, et c’est fantastique de courir avec Estrella Galicia à nos côtés. »

Les très bonnes performances de McLaren lors de la saison 2023 ont très certainement joué un grand rôle dans le retour de la marque de bière espagnole. Rappelons que McLaren a terminé 2023 à la quatrième place au championnat du monde des constructeurs et a ainsi pu profiter d’une exposition médiatique importante à partir du Grand Prix d’Autriche, date à laquelle les progrès ont été fulgurants. 

Stéphane Clair va quitter la Direction du Circuit Paul Ricard

Après 12 ans à la Direction Générale du Circuit Paul Ricard, de l’Aéroport International du Castellet et du Panoramic Club, Stéphane Clair a choisi de quitter ses fonctions à la fin de l’année 2024 pour se consacrer à un nouveau challenge professionnel aux Etats-Unis.

Après douze années aux commandes du circuit varois, Stéphane Clair se consacrera au développement de l’activité d’organisation de voyages à moto tout terrain à travers les USA. C’est donc un retour aux sources pour ce pilote auto et moto passionné de tout terrain.

« Après 12 années intenses aux commandes du Circuit Paul Ricard, de son restaurant et de son aéroport, j’ai pris la décision de mettre le cap plein Ouest vers les Etats-Unis, un challenge que nous allons relever en famille, en nous installant bientôt en Californie du Sud. » explique Stéphane Clair.

« Quitter une entreprise comme le Circuit Paul Ricard et changer de vie ne peut se faire en un instant. Aussi, en accord avec le Conseil d’Administration, je garderai ma fonction de Directeur Général durant toute l’année 2024 pour accompagner les entreprises et nos collaborateurs dans cette phase de transition. Il n’y aura donc pas de changement pour la saison à venir qui s’annonce passionnante. »

En poste donc jusqu’à la fin de l’année 2024 encore, Jean Alesi [Président du Circuit Paul Ricard] et Stéphane Clair lanceront officiellement la nouvelle saison du Circuit Paul Ricard mi-février lors de l’annonce du calendrier de compétitions qui débutera par la manche de l’Ultimate Cup Series du 15 au 17 mars.

Nous souhaitons une bonne réussite à Stéphane Clair pour son nouveau challenge qui débutera l’année prochaine aux Etats-Unis…

Les points à retenir avant le début de la saison 2024 de F1 !

Calendrier, courses Sprint, ajustement des règles…nous abordons dans cet article les principaux points qu’il faut retenir avant que la saison 2024 de Formule 1 ne débute au mois de mars avec la première manche programmée à Bahreïn (du 29 février au 02 mars).

Vingt-quatre week-ends de Grands Prix sur cinq continents différents, c’est ce qui vous attend pour cette campagne 2024 de Formule 1, la plus longue de l’histoire de la catégorie reine à ce jour. En un peu plus de neuf mois – entre mars et décembre – les équipes de F1 sillonneront la planète à travers un calendrier légèrement différent de celui de la saison précédente. 

En effet, un effort a été déployé pour accroître la « régionalisation » des courses en 2024. La motivation première est d’améliorer la durabilité en réduisant les déplacements de marchandises alors que la Formule 1 vise à être totalement neutre en carbone d’ici 2030. Cette décision a donc conduit à des changements notables au niveau du calendrier avec un déplacement de certaines courses.

En 2024, le Grand Prix du Japon se déroule début avril après y avoir couru la dernière fois en septembre. Dans le cadre de ce balayage océano-asiatique, la Chine revient au calendrier pour la première fois depuis 2019. Ce changement signifie que le Grand Prix d’Azerbaïdjan a lui aussi été déplacé ; nous visiterons désormais les rives de la mer Caspienne à la mi-septembre, en double programme avec le Grand Prix de Singapour.

Calendrier F1 2024

Un calendrier record de 24 courses en 2024 en F1

Malgré les efforts de la part de la Formule 1 et des différents organisateurs, la saison européenne sera toutefois entrecoupée de deux escales sur le continent américain avec le Grand Prix de Miami programmé du 03 au 05 mai avant la première course en Europe, tandis que le Grand Prix du Canada est programmé du 07 au 09 juin entre Monaco et le Grand Prix d’Espagne.

Cette année encore, les pilotes de F1 participent à six épreuves de Sprint. Quatre de ces sites ont accueilli des courses Sprint l’année dernière, à savoir les Grands Prix d’Autriche, des États-Unis, du Brésil et du Qatar. Les GP de Miami et de Chine sont les deux nouveaux venus sur la liste. Cette année également, trois courses auront lieu un samedi soir : Bahreïn, l’Arabie Saoudite et Las Vegas. Alors ne vous laissez pas surprendre !

Des ajustements mineurs aux règles

Alors que la Formule 1 entre dans la troisième année de cet ensemble de règles qui ont été introduites en 2022, des changements limités seront apportés aux règlements techniques pour la saison 2024. Outre quelques ajustements mineurs dont nous reparlerons tout au long de la saison au moment voulu, vous trouverez ci-dessous les nouveautés les plus importantes introduites cette année : 

  • Après les conditions difficiles du Grand Prix du Qatar de l’année dernière, les équipes sont désormais autorisées à installer une « écope de refroidissement du pilote » sur le cockpit des monoplaces pour faire face aux températures extrêmes à l’intérieur du cockpit.
  • Les équipes ont désormais la possibilité de parcourir un total de 200 kilomètres au cours de leurs deux jours de tournage officiels [shakedown], soit un doublement du kilométrage par rapport aux années précédentes.
  • Pour couvrir toute tentative de contourner les restrictions de tests lors de ces journées de tournage, les équipes ne sont désormais plus autorisées à faire rouler des éléments neufs sur d’anciennes spécifications de voitures.

Trois jours d’essais hivernaux

Les essais de pré-saison du championnat du monde 2024 de Formule 1 sont programmés à Bahreïn du 21 au 23 février. Sur ces trois jours, chaque équipe fera rouler une seule monoplace en piste, ce qui signifie que les pilotes n’auront au final qu’un peu plus d’une journée au volant de leur nouvelle monoplace (1,5 jour par pilote sur les trois jours).

Ces essais hivernaux se déroulent à Bahreïn pour permettre aux équipes de rouler dans des conditions représentatives des premières manches de la saison puisque la première manche du championnat du monde 2024 est programmé à Bahreïn du 29 février au 02 mars.

Le Championnat célèbre ses 75 ans

Organisé par la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) pour la première fois en 1950, le Championnat du monde de Formule 1 célèbre cette année sa 75° édition. Plusieurs événements seront donc programmés par la FIA et la F1 tout au long de la saison 2024. 

Sergio Perez conscient du défi qui l’attend en 2024

Le pilote Red Bull, Sergio Perez, est bien conscient du défi qui l’attend cette saison en Formule 1, le Mexicain ayant pour objectif principal de battre son coéquipier Max Verstappen pour tenter de décrocher son premier titre mondial en catégorie reine.

Sergio Perez a rejoint l’équipe Red Bull en 2021 en remplacement direct du Thaïlandais Alex Albon, mais après trois saisons au sein de l’écurie de Milton Keynes, le natif de Guadalajara au Mexique n’a jamais réussi à battre son coéquipier Max Verstappen qui a décroché le titre mondial consécutivement en 2021, 2022 et 2023. Interrogé sur ses ambitions pour la saison 2024, Perez a insisté sur le fait que son objectif principal sera de battre Verstappen.

« C’est mon objectif principal car j’ai déjà terminé deuxième. Mon principal intérêt est de faire mieux. Je suis conscient du défi que cela représente, mais je dois profiter de l’hiver pour essayer de démarrer la saison en beauté et être capable de maintenir ce niveau de régularité tout au long de la saison. » a déclaré Sergio Perez.

Bien qu’il ait terminé la saison 2023 à la deuxième place au championnat des pilotes, permettant à Red Bull d’assurer un doublé historique, le Mexicain accusait tout de même 290 points de retard sur son coéquipier Max Verstappen.

Conscient que l’écart est gigantesque, Sergio Perez estime cependant qu’il a pu beaucoup apprendre aux côtés du triple champion du monde : « Il y a certainement des choses que vous apprenez en étant aux côtés de Max. » a-t-il ajouté.

« J’ai la meilleure référence, parce que c’est lui qui a été le plus compétitif. Donc, je pense qu’il n’y a aucun mal à regarder ce qu’il fait, comment il fait, et essayer d’apprendre et de s’améliorer. Vous devez voir ce qui fonctionne pour vous, voir ce qu’il fait différemment. J’ai toujours eu une approche très ouverte, et je pense que c’est quelque chose qui fonctionne bien. »

Au milieu des difficultés qu’il a pu rencontrer en 2023, Sergio Perez estime qu’il est devenu un « meilleur pilote » et a beaucoup appris sur lui-même : « Je pense qu’il s’agit de la voiture, de la manière de l’utiliser, la façon dont je peux en faire un meilleur usage au fil des week-ends sur différents circuits. »

« C’est un tout et je pense que j’ai fait beaucoup de progrès avec mon ingénieur pour comprendre comment maximiser les performances de la voiture. » conclut le Mexicain.

En 2024, Sergio Perez entame sa dernière année de contrat avec Red Bull, ce qui veut dire que les premières courses de la saison seront déterminantes pour son avenir dans un contexte où plusieurs pilotes de la grille arrivent également en fin de contrat cette année (voir les contrats des pilotes ici).

Le directeur technique de Haas, Simone Resta, a quitté l’écurie

Selon une information publiée par le site de la Formule 1 mais non confirmée par l’équipe Haas, le directeur technique de Haas, Simone Resta, a quitté son poste au sein de l’écurie américaine, notamment parce que son accord de prêt passé entre Haas et la Scuderia Ferrari est arrivé à son terme fin 2023.

Toujours selon la Formule 1, Simone Resta devrait en toute logique retourner chez Ferrari, mais il se pourrait que l’Italien ne soit pas réintégré au sein de la division F1 à Maranello mais plutôt dans le programme de voitures de sport de la firme italienne, plusieurs sources affirmant que Resta n’a pas encore de rôle défini.

Le départ de Simone Resta de l’écurie Haas intervient à un moment de grand bouleversement pour l’équipe américaine qui a annoncé ce mercredi 10 janvier le licenciement de son emblématique Team Principal, Guenther Steiner, immédiatement remplacé par le Japonais Ayao Komatsu, présent dans l’équipe depuis la saison 2016.

En pleine transformation à la veille de la saison 2024, l’écurie Haas est également à la recherche d’un directeur des opérations pour s’occuper de toutes les questions et départements non liés directement à la compétition, y compris les domaines tels que les ressources humaines, l’administration, les finances, le marketing et la communication. Ce dernier serait alors basé au Royaume-Uni et travaillerait en étroite collaboration avec le Team Principal.

Il reste un peu plus d’un mois avant le début des essais de pré-saison à Bahreïn le 21 février, la première course de la saison se déroulant au même endroit entre le 29 février et le 2 mars.

Mercedes change tout, mais pourrait à nouveau se tromper prévient Wolff

Le patron de Mercedes, Toto Wolff, estime que son équipe n’a pas d’autre choix que de changer radicalement de concept sur sa monoplace 2024, au risque de partir une nouvelle fois dans la mauvaise direction comme ce fut le cas en 2022.

En 2022, lorsque la Formule 1 a introduit une toute nouvelle règlementation technique, l’équipe Mercedes a présenté une monoplace au concept zéropod (sans ponton) qui, à défaut d’être performant en piste, a fait couler beaucoup d’encre et a surtout pénalisé l’écurie du constructeur allemand durant toute la saison 2022 et une partie de 2023.

L’an dernier, Mercedes a introduit une grande mise à jour sur sa monoplace à partir du Grand Prix de Monaco et les performances ont commencé à s’améliorer en piste, ce qui a finalement permis à l’équipe de Brackley de terminer la campagne 2023 à la deuxième place au championnat du monde, trois points seulement devant Ferrari.

Interrogé après la finale de la saison 2023 à Abou Dhabi pour savoir s’il espère que les changements qui vont être apportés sur la future W15 apporteront le succès à Mercedes, Toto Wolff a répondu : « Dans ma vie, je n’ai jamais été optimiste à propos de quoi que ce soit. Cela me donne un peu l’air malheureux parfois, mais cela m’a protégé dans la gestion de mes attentes et dans le fait de pousser plus fort, car je pense que ce n’est jamais suffisant. »

« Nous allons changer le concept, nous allons nous éloigner complétement de la conception du châssis [utilisé en 2023], la répartition du poids, le flux d’air. »

« Littéralement, presque tous les composants seront modifiés, car ce n’est qu’en faisant cela que nous aurons, je pense, une chance. »

« Nous pourrions également nous tromper. Alors, entre ne pas obtenir ce que l’on attend, rattraper son retard et faire un grand pas en avant et être aux avant-postes, tout est possible. » a poursuivi Wolff.

« Si vous me demandez aujourd’hui, comme toujours, c’est le scepticisme qui prime, mais c’est la mentalité de l’équipe qui nous pousse à avancer et à ne jamais abandonner. »

En 2024, l’équipe Mercedes cherchera à détrôner les champions du monde en titre Red Bull et à décrocher peut-être un neuvième sacre au championnat du monde des constructeurs, alors que Lewis Hamilton est toujours à la recherche de son huitième titre qui ferait du Britannique l’homme le plus capé de l’histoire de la Formule 1.

Qui sont les dix chefs d’équipe en Formule 1 en 2024 ?

Moins connus que les pilotes par le grand public, les directeurs d’équipe en Formule 1 jouent pourtant un rôle capital dans le succès ou la défaite d’une écurie de par leurs choix stratégiques. Des plus médiatisés, comme Toto Wolff (Mercedes) ou Christian Horner (Red Bull), aux moins connus comme Alessandro Alunni Bravi (Stake F1), voici une présentation générale de ces personnages centraux au sein de chaque équipe.

Cet article présentant les dix chefs d’équipe en F1 a été mis à jour le 11 janvier 2024 au lendemain de l’annonce de l’écurie Haas qui a choisi de remplacer son Team Principal historique, Guenther Steiner, par le Japonais Ayao Komatsu.

Il est également bon de noter que le Team Principal de l’équipe Alpine (Bruno Famin) présenté dans cet article occupe le poste depuis 2023 en tant qu’intérim à la suite du licenciement de l’Américain Otmar Szafnauer. Le directeur de l’écurie Alpine est donc susceptible de changer au cours de la saison si le constructeur français décide de placer un Team Principal à temps plein. L’article sera évidemment mis à jour si une telle situation se produit.

Ferrari – Frederic Vasseur

Fred Vasseur Ferrari
Le Français Frederic Vasseur à la tête de la plus prestigieuse écurie de F1

Le Français né à Draveil en 1968 a débuté sa carrière en F1 en 2016 lorsqu’il est nommé directeur de la compétition de Renault Sport F1. Il occupe ce poste durant une saison avant que Renault ne décide « d’un commun accord » avec lui de mettre fin à la collaboration en janvier 2017. Quelques mois plus tard – en juillet 2017 – Fred Vasseur est nommé Team principal de l’équipe Sauber en remplacement direct de Monisha Kaltenborn. En 2019, l’écurie devient Alfa Romeo.

A la fin de la saison 2022, Alfa Romeo – dont les liens sont étroits avec Ferrari – annonce le départ de Fred Vasseur dés le mois de janvier 2023. Dans la foulée de cette annonce – et sans grande surprise – la Scuderia Ferrari annonce que le Français débutera à Maranello à partir du 9 janvier en tant que nouveau directeur de l’équipe de Formule 1. C’est la consécration pour Vasseur qui dirige désormais la plus prestigieuse équipe du plateau neuf ans après ses débuts en F1.

McLaren – Andrea Stella 

Andrea Stella a joué un grand rôle dans le retour de McLaren aux avant-postes en 2023

Né en 1971 en Italie, Andrea Stella est âgé de 52 ans et a débuté sa carrière en F1 chez Ferrari en 2000 en tant qu’ingénieur de performance pour l’équipe d’essais, avant de devenir ingénieur de performance pour Michael Schumacher et Kimi Räikkönen (2002-2008), puis ingénieur de course pour Räikkönen et Fernando Alonso lorsqu’il rejoint l’équipe McLaren en 2015. Andrea Stella est titulaire d’un diplôme en génie aérospatial et a par la suite obtenu un doctorat en génie mécanique.

Andrea Stella possède une riche expérience en F1 et a fait ses preuves sur et en dehors de la piste. Il est un membre clé de l’équipe McLaren F1 depuis 2015, travaillant en tant que responsable des opérations de course, directeur de la performance et depuis 2019 en tant que directeur exécutif Racing. En 2023, l’Italien est nommé directeur de McLaren suite au départ de l’Allemand Andreas Seidl (qui a rejoint le groupe Sauber en tant que directeur général).

Aston Martin – Mike Krack

Le très expérimenté Mike Krack à la barre de l’équipe Aston Martin

Né à Luxembourg en 1972, Mike Krack possède lui aussi une solide expérience dans le sport automobile. Avant de rejoindre l’équipe Aston Martin en 2022, il dirigeait les opérations mondiales de sport automobile de BMW, ayant travaillé pour la société basée à Munich depuis 2014. À ce titre, il était en charge des programmes BMW de Formule E, GT et IMSA, ainsi que de son expansion prévue dans la nouvelle formule LMDh pour l’IMSA et le WEC, y compris les 24 Heures du Mans.

Avant cela, Mike Krack a occupé un poste de direction dans le sport automobile pour Porsche. Il a également travaillé une dizaine d’années en Formule 1 auparavant, pour Sauber puis BMW-Sauber où il a notamment côtoyé le jeune Sebastian Vettel à l’époque. En 2022, Krack accepte de diriger l’écurie Aston Martin en remplacement direct de l’Américain Otmar Szafnauer, qui avait rejoint Alpine.

AlphaTauri – Laurent Mekies

Laurent Mekies F1 AlphaTauri
Laurent Mekies fait ses débuts en tant que directeur d’équipe en 2024

Né en France à Tours en 1977, Laurent Mekies devient à l’âge de 46 ans le Team Principal de l’écurie AlphaTauri en 2024. Le Français remplace à partir de cette saison l’Autrichien Franz Tost, qui a décidé de prendre sa retraite du sport à la fin de l’année dernière après 18 années de bons et loyaux services.

Chez AlphaTauri, Laurent Mekies retrouve l’équipe avec laquelle il a remporté nombre de ses premiers succès, d’abord en tant qu’ingénieur de course et finalement en tant qu’ingénieur en chef et responsable des performances des véhicules. Après son premier passage à Faenza, Laurent Mekies a passé quatre ans à la FIA en tant que directeur de la sécurité et directeur de course adjoint, avant de rejoindre Ferrari en 2018 où il occupait le poste de directeur sportif jusqu’en 2023.

Alpine – Bruno Famin

Bruno Famin débute la saison 2024 en tant que Team Principal d’Alpine

Né à Belfort en France en 1961, Bruno Famin a récemment été directeur des opérations du département sport de la FIA. Bruno Famin a également fait ses preuves pendant plus de quinze ans chez Peugeot en dirigeant le département technique du programme Endurance ayant remporté les 24 Heures du Mans 2009 et signé vingt-quatre victoires en trente-deux courses avec la Peugeot 908.

Directeur de Peugeot Sport en 2012, il a relancé le programme sportif de la marque tout en développant des technologies menant ses voitures au succès : record à Pikes Peak en 2013, le championnat du Monde de Rallycross par équipes en 2015 et trois victoires consécutives au Dakar entre 2016 et 2018. Il a également supervisé la conception des véhicules sportifs de Peugeot en apportant des technologies performantes et initialement conçues pour la compétition aux modèles de série.

En juillet 2023, Alpine annonce sa nomination en tant que Directeur Alpine Motorsports et membre du comité de direction d’Alpine, reportant à Philippe Krief, Alpine CEO. A ce poste, Bruno Famin dirige les activités d’Alpine dans toutes les disciplines du sport automobile. Depuis juillet 2023, Famin occupe également le poste de directeur d’équipe par intérim en Formule 1.

Williams – James Vowles 

Vowles
James Vowles est le plus jeune directeur de la grille en Formule 1

Né au Royaume-Uni, James Vowles est âgé de 43 ans et est le plus jeune patron d’équipe de la grille. Le Britannique est devenu en 2023 le directeur de l’équipe Williams en remplacement direct de l’Allemand Jost Capito. Auparavant, Vowles a occupé des postes clés d’ingénierie et de stratégie chez Mercedes et d’anciennes équipes de F1, notamment Honda Racing, Brawn GP et British American Racing.

Il a notamment joué un rôle crucial chez Brawn, supervisant la stratégie de course qui a permis à Jenson Button de remporter le titre des pilotes du championnat du monde de Formule 1 2009 et à l’équipe de remporter le championnat des constructeurs. Il est resté à Brackley lors de sa transition vers Mercedes à partir de la saison 2010 et, depuis lors, a joué un rôle essentiel dans les nombreux succès de l’équipe.

Haas – Ayao Komatsu  

Ayao Komatsu Haas F1
Le nouveau Team Principal de Haas F1, Ayao Komatsu

Depuis le 10 janvier 2024, le Japonais Ayao Komatsu dirige l’écurie Haas en Formule 1 en remplacement direct de Guenther Steiner. Né au Japon en 1976, Komatsu est âgé de 47 ans (48 ans le 28 janvier). Avec plus de 20 ans d’expérience en Formule 1, tant en ingénierie qu’en gestion, Ayao Komatsu a débuté sa carrière dans le sport automobile chez British American Racing avant de travailler longtemps chez Renault. Komatsu supervisera désormais tous les éléments de compétition de l’entreprise en tant que Team Principal chez Haas F1 Team.

Alfa Romeo – Alessandro Alunni Bravi

Alessandro Alunni Bravi est un avocat de formation

Né en 1974 en Italie, Alessandro Alunni Bravi est avocat de formation. L’Italien est également manager, mais surtout connu pour son rôle de directeur général du groupe Sauber. En janvier 2023, Alunni Bravi est nommé – en parallèle de son poste de directeur – représentant de l’équipe Alfa Romeo en Formule 1.

L’Italien, qui fait partie du groupe Sauber depuis 2017, représente l’équipe Stake F1 (nouvelle identité depuis 2024) dans toutes les fonctions officielles lors des week-ends de course sur et hors piste. Cette nomination est l’œuvre du nouveau PDG du groupe Sauber, Andreas Seidl (ancien directeur de McLaren), après le début de son mandat au sein de l’entreprise suisse le 9 janvier 2023.

Dans son rôle de représentant de l’équipe, Alunni Bravi travaille avec les départements techniques et opérationnels de l’écurie Stake F1. La prise en charge de l’équipe par l’Italien permet à Seidl de se concentrer sur son objectif de croissance future du groupe Sauber, notamment en préparant l’arrivée future du constructeur allemand Audi avec qui Sauber travaillera à partir de 2026.

Red Bull – Christian Horner 

Christian Horner est à la tête de l’équipe Red Bull depuis le début

Né en 1973 au Royaume-Uni, Christian Horner est aujourd’hui âgé de 49 ans. Lui-même ancien pilote automobile puis manager d’écurie en catégorie inférieure, Christian Horner met un pied en Formule 1 en 2005 lorsque Red Bull rachète Jaguar et qu’il est nommé directeur de l’équipe. A l’âge de 31 ans, Horner devient alors le plus jeune directeur d’écurie de l’histoire de la F1.

Cinq ans plus tard, Red Bull remporte son premier titre de champion du monde en Formule 1, c’est la consécration pour Christian Horner. Viendront ensuite trois autres titres mondiaux consécutifs entre 2011 et 2013, avant que le vent ne tourne en faveur de l’équipe Mercedes à partir de 2014 lorsque l’ère hybride a débuté en catégorie reine du sport automobile. Après huit années de domination sans partage de la part de Mercedes, Red Bull a retrouvé des ailes en 2022 lorsqu’une toute nouvelle réglementation technique est entrée en vigueur en F1. Cette année-là, le succès est au rendez-vous avec les deux titres mondiaux pilotes et constructeurs décrochés tout comme en 2023.

Outre son talent et son professionnalisme, Christian Horner est bien connu des fans de Formule 1 pour ses joutes verbales avec son meilleur ennemi, le directeur de l’équipe Mercedes Toto Wolff. Les différends entre les deux hommes au cours des deux dernières saisons ont d’ailleurs très bien été mis en lumière par les caméras de Netflix.

Mercedes – Toto Wolff 

Toto Wolff Mercedes F1
Toto Wolff, directeur de l’équipe Mercedes en Formule 1

Né en 1972 en Autriche, Toto Wolff débute sa carrière en Formule 1 en 2009 en tant qu’investisseur lorsqu’il achète une part de l’équipe Williams et rejoint le conseil d’administration. Il est ensuite nommé directeur exécutif de l’écurie, avant de finalement quitter Williams en 2012.

En 2013, l’Autrichien devient directeur associé de l’équipe Mercedes, son partenaire commercial René Berger devenant directeur non exécutif. Toto Wolff a également acquis 30% de Mercedes-Benz Grand Prix Ltd, 10% restant étant détenus par Niki Lauda et les 60% restant par la société mère. En arrivant chez Mercedes, Wolff a également repris la coordination de toutes les activités de sport automobile de Mercedes-Benz, une responsabilité précédemment détenue par Norbert Haug.

Toto Wolff est également connu pour être l’un des directeurs d’équipe les plus charismatiques et talentueux de sa génération, puisqu’il a mené l’équipe Mercedes au succès à huit reprises depuis 2014, l’écurie du constructeur allemand remportant huit titres mondiaux constructeurs consécutifs et sept titres pilotes. Après la saison 2020, Toto Wolff a signé un nouveau contrat de trois ans avec Mercedes.

Max Verstappen dévoile les points forts de sa F1 en 2023

Avec dix-neuf victoires à son actif en Formule 1 en 2023, Max Verstappen a largement dominé la saison et a décroché à l’âge de 26 ans son troisième titre mondial en catégorie reine. Si de l’extérieur tout peut sembler « facile » pour le pilote Red Bull, le principal intéressé a dû composer tout au long de l’année avec une monoplace, certes rapide, mais qui n’était pas parfaite.

L’un des domaines dans lequel Max Verstappen a particulièrement excellé en 2023 fut la course le dimanche avec dix-neuf victoires en 22 Grands Prix disputés et alors que le pilote Red Bull n’a décroché « que » douze pole positions. Le Néerlandais disposait en effet d’un avantage en course le dimanche avec une monoplace prenant soin des pneumatiques.

Lorsqu’on lui demande justement quel est le secret de Red Bull pour avoir une monoplace qui ne fait pas surchauffer les pneus en course contrairement aux autres équipes, le Néerlandais répond: « Les nouveaux pneus masquent certainement beaucoup de choses. Vous pouvez régler une voiture complétement différemment pour les qualifications et la course. » explique Verstappen à AMUS.

« Mais il y a peut-être une raison pour laquelle nous réussissons si bien. Surtout en début de course avec le réservoir plein, la zone de travail de la voiture sur le plan aérodynamique est très différente par rapport aux qualifications. Certains choisissent une approche très agressive. Notre voiture, en revanche, est, comme je l’ai déjà dit, très polyvalente, mais elle n’a pas ces oscillations au fil des tours. »

Lorsqu’on lui demande quels sont les autres points forts de la Red Bull RB19 de la saison 2023, le triple champion du monde poursuit : « Nous nous en sortons toujours bien là où d’autres voitures peuvent atteindre leur pic de performance. »

« Par exemple, certaines sont bonnes sur des circuits urbains, mais faibles dans les virages rapides, ou l’inverse.  En moyenne, notre voiture est juste très équilibrée et très bonne. »

« Je ne dirais pas que nous sommes nettement meilleurs que les autres sur les tracés à grande vitesse, parce que McLaren a été également très bonne. Nous ne sommes pas non plus beaucoup meilleurs dans les virages à vitesse moyenne, mais notre voiture est polyvalente et ça compte, et nous nous en sortons plutôt bien en course en gérant les pneus. »

« Vous avez absolument besoin d’une voiture qui gère les pneus, sinon vous êtes perdu. On a pu le voir chez Haas. Je ne pense pas que Nico [Hülkenberg] et Kevin [Magnussen] soient des idiots. Si la voiture surchauffe les pneus, vous ne pouvez pas faire grand chose. »

« Tout d’abord, vous avez besoin de bonnes fondations, et ensuite il y a la voiture. En tant que pilote, vous pouvez gagner un ou deux dixièmes rien qu’en faisant attention aux pneus. »

Pour 2024, Max Verstappen aimerait avoir entre les mains une monoplace plus « confortable » que la RB19 de la saison passée, notamment sur les tracés urbains où la piste est bien souvent plus dégradée que sur un circuit permanent.

« Nous devons piloter des voitures très basses et rigides. Pour nous, ce n’est pas encore un sujet clos, car sur les circuits urbains, il est clair que nous ne sommes pas dans une excellente position à cet égard. Nous y travaillons. » insiste Verstappen.

« Ce n’est pas un réel problème, mais nous pouvons tout simplement faire mieux à cet égard. Il en va de même pour le comportement dans les virages lents. L’un est lié à l’autre. »

Chez Alpine, Famin veut une meilleure cohésion entre Enstone et Viry

Le directeur d’Alpine, Bruno Famin, estime qu’une harmonie entre le personnel des deux usines d’Enstone (au Royaume-Uni) et de Viry Châtillon (en France) va permettre à l’équipe du constructeur français de progresser davantage et d’obtenir de bons résultats en piste.

Alpine (anciennement Renault) est l’une des rares équipes de la grille en F1 à travailler avec deux usines en parallèle : une à Enstone au Royaume-Uni pour tout ce qui se rapporte au châssis et l’autre en France à Viry Châtillon où sont développées les unités de puissance hybrides Renault e-Tech.

Depuis qu’il a pris ses fonctions chez Alpine, Bruno Famin – qui occupe le rôle de Team Principal depuis le départ d’Otmar Szafnauer en juillet 2023 –  a procédé à un remaniement interne qui, selon lui, a commencé à porter ses fruits, mais le Français a ajouté qu’il considère l’interaction entre les deux usines Alpine comme un domaine important qui peut conduire à des résultats plus forts en piste.

« Ce qui est certain, c’est que pour être performant avec un tel niveau de compétition, il faut utiliser le potentiel de chacun. » estime Bruno Famin, cité par Racer.

« Vous devez aligner les planètes, nous devons être bons dans l’extraction des performances de la voiture, nous devons être bons dans le développement de la voiture et dans le développement du moteur. Même si nous n’avons pas le meilleur moteur – et que nous n’avons pas la meilleure voiture – je pense que nous pouvons aligner les planètes pour avoir une très bonne voiture et obtenir de bons résultats. »

« Bien sûr, cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais il s’agit désormais d’aligner les planètes. Il y a bien sûr du potentiel d’amélioration entre Viry et Enstone, et pour moi, c’est une petite partie du projet de travail que nous devons faire. »

« Ce que nous devons faire, c’est de nous assurer que nos collaborateurs travaillent bien ensemble et que nous pouvons tirer le meilleur de chacun. Quelle que soit la nationalité, quel que soit le lieu de travail, nous devons pousser ensemble et libérer l’énergie et la créativité de chacun en termes de technique, mais aussi en termes de processus. »

« Je n’ai aucune idée du temps que cela prendra, je ne veux pas fixer un objectif qui ne sera pas atteint. L’objectif pour l’année prochaine [2024] sera de développer cette attitude, cet état d’esprit, tout en changeant la culture. »

« Encore une fois, ce n’est pas Viry contre Enstone, c’est un tout, et il faut continuer à développer la dynamique afin de créer une meilleure équipe, une meilleure entreprise, et d’être capable de développer une meilleure voiture, et alors les résultats viendront. »

« Combien de temps cela va-t-il prendre ? Je n’en ai aucune idée. Le plus tôt sera bien sûr le mieux, et je ferais de mon mieux avec tous mes collègues pour développer cela, tant du côté de Viry que d’Enstone. »

En 2023, l’équipe Alpine a terminé à la sixième place au championnat du monde des constructeurs. 

Départ de Steiner, avenir de l’équipe : Gene Haas s’explique

Gene Haas, propriétaire de l’écurie éponyme, a expliqué les raisons qui l’ont poussé à se séparer à la veille de la saison 2024 de F1 de son Team Principal, Guenther Steiner, à la tête de son équipe depuis 2014.

Ce mercredi 10 janvier, l’écurie Haas a créé la surprise en annonçant le départ de son directeur emblématique Guenther Steiner et en nommant dans la foulée son remplaçant, le Japonais Ayao Komatsu, directement promu de son poste de directeur de l’ingénierie.

Dans un entretien exclusif pour le site de la Formule 1, le propriétaire de l’équipe, Gene Haas, est revenu un peu plus en détail sur les raisons qu’il l’ont poussé à se séparer de Guenther Steiner juste avant que la saison 2024 ne débute. Sans réelle surprise, l’Américain a indiqué qu’il s’agissait d’une question de performances.

« C’était une question de performances. Nous en sommes à notre huitième année, sur 160 courses – nous ne sommes jamais montés sur un podium. Ces dernières années, nous étions dixième ou neuvième. » a expliqué Gene Haas.

« Je ne suis pas assis ici à dire que c’est la faute de Guenther, ou quelque chose comme ça, mais il semble que c’était le moment approprié pour faire un changement et essayer une direction différente, car il ne me semble pas que continuer avec ce que nous avions allait fonctionner. »

Rien de personnel donc selon Gene Haas qui a insisté sur le fait qu’il apprécie toujours autant « son ami » Steiner : « C’est vrai, j’aime bien Guenther. Mais nous avons eu une fin d’année difficile. »

« Je ne comprends pas vraiment ce qui n’a pas fonctionné, et en fin de compte, c’est une question de performance, je n’ai aucun intérêt à être dixième. »

Depuis ses débuts en catégorie reine en 2016, l’équipe Haas n’a jamais vraiment réussi à décoller du bas de classement hormis en 2018 lorsque l’écurie américaine a terminé cinquième au championnat du monde des constructeurs. Les années suivantes, Haas a terminé neuvième en 2019 et 2020, dixième en 2021, huitième en 2022 et une nouvelle fois dixième en 2023.

Un nouveau départ avec Komatsu

Gene Haas espère que sous la houlette d’Ayao Komatsu, le nouveau Team Principal, son équipe sera en mesure dès cette saison de remonter dans la hiérarchie. L’Américain a d’ailleurs expliqué que son choix s’est naturellement porté sur le Japonais qui fait partie de l’équipe depuis 2016 et a plus de 20 ans d’expérience en Formule 1.

« Nous avons regardé de l’intérieur qui avait le plus d’expérience. » a expliqué Gene Haas. « Ayao fait partie de l’équipe depuis le premier jour, il en connaît les tenants et les aboutissants. Ma plus grande préoccupation est que lorsque nous irons à Bahreïn, nous devrons nous présenter avec une voiture prête à partir. Peut-être qu’en ayant une approche plus managériale et plus technique, nous verrons si cela présente des avantages. »

« Je pense que Guenther avait une approche plus humaine de tout ce qui concernait les gens et la façon dont il interagissait avec les gens, il était très bon dans ce domaine. Ayao est très technique, il regarde les choses en se basant sur des statistiques : voici ce que nous faisons de mal, où pouvons nous faire mieux. C’est une approche différente. Nous avons vraiment besoin de quelque chose de différent parce que nous n’étions pas vraiment bien. »

Lorsqu’on lui demande pourquoi il n’a pas choisi une personne extérieure à l’équipe, alors que d’anciens chefs d’équipe sont disponibles sur le marché, comme par exemple, Otmar Szafnauer (ex Alpine), Mattia Binotto (ex Ferrari) ou encore Jost Capito (ex Williams), Gene Haas répond : « Je dirige Haas Automation depuis plus de 40 ans maintenant [sa société]. Lorsqu’on fait venir des gens de l’extérieur, il leur faut du temps pour apprendre, six mois à un an, et beaucoup de temps, même si on ne les aime pas. Il vaut mieux prendre des gens que vous connaissez, et même s’ils ne correspondent pas parfaitement, au moins vous savez ce que vous allez obtenir. »

« Cela a plutôt bien fonctionné pour nous ici chez Haas Automation, donc j’applique vraiment de nombreux éléments de base qui étaient ici à l’équipe de Formule 1. J’aime vraiment avoir des gens que je connais, qui comprennent les opérations quotidiennes, comprennent les gens, [plutôt] que de faire appel à un étranger qui va tout remuer et créer le désordre. »

Haas n’est pas à vendre !

Alors que de mauvais résultats à répétition pourraient amener certains à jeter l’éponge, Gene Haas lui ne compte pas encore baisser les bras et n’a pas l’intention de vendre son écurie de Formule 1 : « Je ne suis pas entré en F1 pour vendre. » insiste-t-il.

« Je l’ai fait parce que je voulais courir. Guenther avait le même point de vue. Nous ne sommes pas là pour encaisser, nous voulons courir et être compétitifs. Si vous regardez n’importe quelle équipe, historiquement, elle a connu beaucoup de bonnes années et beaucoup de mauvaises années. »

« Survivre est l’une des caractéristiques de l’amélioration. Tant que vous pouvez survivre, vous avez toujours une année supplémentaire pour prouver votre valeur. C’est un grand changement. Perdre Guenther va obliger l’équipe à se concentrer sur d’autres aspects. J’espère que nous en sortirons meilleurs. »

Il y a quelques mois, des investisseurs ont montré leur intérêt au patron de Haas, mais ce dernier refuse catégoriquement de céder son équipe de Formule 1 : « Des investisseurs extérieurs sont venus nous voir et ils voulaient nous parler. »

« Ils s’attendent à un taux de rendement de 15 % chaque année. Donnez moi un taux de rendement de 15 % et j’ai quelques centaines de millions de dollars à vous donner ! Ils ont des attentes élevées, ils ont toutes sortes de règles. Ils veulent vous acheter, et cinq ans plus tard, ils veulent réaliser un bénéfice de 100 millions de dollars. Franchement, je ne fais pas ça. »

Pas un problème d’argent

« Il existe une perception selon laquelle nous dépensons beaucoup moins d’argent ; nous sommes généralement à moins de 10 millions de dollars de la limite budgétaire. Je pense simplement que nous ne faisons pas un très bon travail en dépensant cet argent. » poursuit Gene Haas.

« De nombreuses équipes ont déjà investi dans leurs infrastructures, leurs bâtiments, leurs équipements et leur personnel. Notre modèle consistait à externaliser une grande partie de cela. Nous dépensons beaucoup d’argent. Nous n’avons pas dépassé le plafond mais nous en sommes très proches. Je ne pense tout simplement pas que nous parvenions à dépenser cet argent de la manière la plus efficace possible. »

« Être efficace dans ce que nous faisons garantira notre survie dans cette série. Nous sommes l’une des équipes qui a survécu le plus longtemps, tous les autres [autres nouvelles équipes] ont eu tendance à dépenser tout leur argent au cours des premières années, puis ils ont fait faillite. »

« Nous avons survécu huit ans et nous ne sommes pas dans une situation où nous allons mettre la clé sous la porte. Mais je veux certainement pouvoir survivre pendant les 10 prochaines années. »

« Nous devons faire mieux. Il est plus facile de conserver et d’attirer des sponsors si nous sommes une équipe de milieu de peloton et non une équipe morte dernière. C’est mon point de vue à ce sujet. En même temps, si nous pouvons courir un peu plus vite, nous obtiendrons plus d’argent de la FOM [Formula One Management], ce qui nous rendra la vie un peu plus facile. »

« Il s’agit vraiment de gagner. Nous avons une grande équipe, nous avons d’excellents moteurs, nous avons de très bons pilotes. Il n’y a aucune raison pour que nous soyons 10ème. Je ne comprends pas comment nous pouvons être dernier avec tout l’équipement et les personnes dont nous disposons. »

Se rapprocher de Ferrari

Depuis ses débuts en F1 en 2016, l’équipe Haas utilise un moteur Ferrari et d’autres pièces listées, dont la suspension. Gene Haas estime que son équipe se doit de faire mieux avec le matériel dont elle dispose et se rapprocher de la Scuderia Ferrari en termes de performance.

« Ferrari a été très gentil avec nous. Ils sont avec nous depuis le premier jour, ils construisent des moteurs incroyables. Leur suspension est extrêmement bonne. Nous utilisons une grande partie de leur matériel. Cela fonctionne vraiment bien. Ils nous aident vraiment. Je suis gêné que nous n’ayons pas pu faire mieux avec cela, mais à l’avenir, je veux profiter d’un bon équipement que beaucoup d’autres équipes n’ont pas. »

« Les choses vont devenir beaucoup plus compétitives. Red Bull a AlphaTauri, nous commençons à voir ces relations évoluer, et je pense que la concurrence va être très intense, donc avoir un partenaire comme Ferrari va être très important. »

« Nous sommes très heureux de rester chez Ferrari. J’espère que nous pourrons les aider en termes de fiabilité. À l’avenir, lorsque Sauber abandonnera l’unité de puissance de Ferrari, nous serons le seul utilisateur de Ferrari. Ils voudront peut-être prendre un client ou deux. Peut-être qu’ils seront contents de nous. Mais nous devons faire mieux. Nous ne pouvons pas être aussi loin derrière Ferrari. Nous devons être plus proches d’eux. »

« Nous avons des moteurs Ferrari qui ont probablement plus de puissance que quiconque à l’heure actuelle. Nous avons du matériel Ferrari [conformément aux pièces autorisées dans le règlement], nous avons un bon châssis. Je parle à beaucoup d’ingénieurs et je pense que notre plus gros défaut est l’aéro ; notre programme aérodynamique a besoin de travail. Quand tu es sur la piste et que tu es humilié chaque week-end, il faut arrêter cela. »

Les pilotes Haas réagissent au départ de Guenther Steiner

Les deux pilotes Haas, Kevin Magnussen et Nico Hülkenberg, n’ont pas tardé à réagir publiquement au départ de Guenther Steiner, après l’annonce faite ce mercredi 10 janvier par l’écurie américaine qui a confirmé la nomination du Japonais Ayao Komatsu à la tête de l’équipe.  

L’annonce a fait l’effet d’une bombe ce mercredi lorsque l’écurie américaine Haas a confirmé le départ immédiat de son emblématique Team Principal, Guenther Steiner, en poste depuis 2014. Le manque de résultats ces dernières années aura finalement coûté sa place à Steiner qui sera remplacé dès 2024 par le Japonais Ayao Komatsu, directement promu de son poste de directeur de l’ingénierie.

Quelques heures après cette annonce fracassante, les deux pilotes Haas ont chacun posté un court message sur les réseaux sociaux pour remercier Guenther Steiner de leur avoir donné une deuxième chance de revenir en Formule 1. En effet, Kevin Magnussen a été rappelé par Haas à la veille de la saison 2022 pour remplacer le Russe Nikita Mazepin, tandis que Nico Hülkenberg a eu l’opportunité de revenir en tant que titulaire sur la grille en 2023 après trois années en off.

« Merci, Guenther. Merci de m’avoir fait venir en 2017 et merci de m’avoir à nouveau embarqué en 2022. » a écrit Kevin Magnussen sur son compte X (anciennement Twitter).

« Cela a été à la fois amusant et extrêmement stimulant – mais jamais ennuyeux. A bientôt et bonne chance. » a conclu le Danois.

« Merci, Guenther. Pour votre confiance, votre amitié et l’opportunité de repartir courir en Formule 1 ! Vous êtes définitivement un personnage… bonne chance ! » a posté Nico Hülkenberg sur son compte X.

Officiel : Steiner quitte Haas F1, il est remplacé par Ayao Komatsu !

Coup de théâtre chez Haas F1 Team à la veille de la saison 2024 avec le départ annoncé du team principal Guenther Steiner, qui occupait ce poste depuis 2014, soit deux ans avant les débuts de l’écurie américaine en catégorie reine du sport automobile.

Depuis quelques jours, il se murmurait en off que Steiner était sur le départ et c’est donc désormais officiel : l’Italien ne sera pas sur le muret des stands de l’équipe Haas lors de la première manche de la saison 2024 programmée le 02 mars à Bahreïn. Steiner a été remplacé avec effet immédiat par Ayao Komatsu. Promu de son poste de directeur de l’ingénierie, Komatsu fait partie de l’équipe depuis sa première saison en 2016 – en commençant en tant qu’ingénieur de course en chef.

Avec plus de 20 ans d’expérience en Formule 1, tant en ingénierie qu’en gestion, le diplômé en ingénierie japonais de 47 ans a débuté sa carrière dans le sport automobile chez British American Racing avant de travailler longtemps chez Renault. Komatsu supervisera désormais tous les éléments de compétition de l’entreprise en tant que Team Principal.

Dans son nouveau rôle, Komatsu assumera la responsabilité de la stratégie globale de l’équipe et des performances sur piste, avec pour mission de maximiser le potentiel de l’équipe grâce à l’autonomisation des employés, aux processus structurels et à l’efficacité.

Afin de renforcer davantage les opérations de l’équipe hors piste, et en soutien à l’orientation axée sur la performance de Komatsu en tant que Team Principal, un directeur de l’exploitation basé en Europe sera nommé pour gérer toutes les questions et tous les départements non liés à la compétition, le rôle devant être basé à Banbury au sein de l’usine de l’équipe Haas F1.

« Je voudrais commencer par remercier Guenther Steiner pour tout son travail acharné au cours de la dernière décennie et je lui souhaite bonne chance pour l’avenir. » a déclaré Gene Haas, propriétaire de l’équipe Haas.

« Pour aller de l’avant en tant qu’organisation, il était clair que nous devions améliorer nos performances sur piste. En nommant Ayao Komatsu au poste de Team Principal, nous plaçons fondamentalement l’ingénierie au cœur de notre gestion. »

« Nous avons connu quelques succès, mais nous devons faire preuve de cohérence pour obtenir des résultats qui nous aident à atteindre nos objectifs plus larges en tant qu’organisation. »

« Nous devons être efficaces avec les ressources dont nous disposons, mais l’amélioration de nos capacités de conception et d’ingénierie est la clé de notre succès en tant qu’équipe. J’ai hâte de travailler avec Ayao et de veiller fondamentalement à maximiser notre potentiel – cela reflète vraiment mon désir de concourir correctement en Formule 1. »

Un nouveau départ pour Komatsu

Ayao Komatsu Haas F1
Le nouveau Team Principal de l’équipe Haas, Ayao Komatsu

S’exprimant pour la première fois en tant que Team Principal, Ayao Komatsu sait que la tâche ne sera pas facile pour lui, mais le Japonais se dit investi d’une mission : « Je suis naturellement très heureux d’avoir l’opportunité d’être Team Principal chez Haas F1 Team. » a déclaré Ayao Komatsu.

« Ayant fait partie de l’équipe depuis ses débuts sur piste en 2016, je suis évidemment passionnément investi dans son succès en Formule 1. J’ai hâte de diriger notre programme et les différentes opérations compétitives en interne pour garantir que nous puissions construire une structure qui produit des performances améliorées sur piste. »

« Nous sommes une entreprise basée sur la performance. » a poursuivi Komatsu. « Nous n’avons évidemment pas été assez compétitifs ces derniers temps, ce qui a été une source de frustration pour nous tous. »

« Nous bénéficions d’un soutien incroyable de la part de Gene [Haas] et de nos différents partenaires, et nous souhaitons refléter leur enthousiasme avec un produit amélioré sur piste. Nous avons une équipe formidable à Kannapolis, Banbury et Maranello et ensemble, je sais que nous pouvons obtenir le genre de résultats dont nous sommes capables. »

Le championnat du Monde de Formule 1 2024 débute par des essais de pré-saison sur le circuit international de Bahreïn du 21 au 23 février, avant le Grand Prix de Bahreïn, qui se déroulera au même endroit du 29 février au 2 mars.

Zhou s’attend à une foule record à Shanghai pour le retour de la F1 en Chine

Guanyu Zhou s’attend à une foule record pour le Grand Prix de Chine 2024 qui se disputera sur le tracé de Shanghai du 19 au 21 avril et dont la dernière édition remonte à 2019 avant que la crise du Coronavirus ne paralyse une grande partie de la planète.

Depuis la dernière visite de la Formule 1 en Chine en 2019, la popularité du sport n’a cessé de croître dans le pays, notamment depuis l’arrivée en catégorie reine de Guanyu Zhou, premier pilote de F1 chinois de l’histoire.

Dans ce contexte, et alors que la Chine fait son grand retour au calendrier en 2024 après trois années d’absence, le pilote Stake F1 Team (nouveau nom de l’équipe) reste persuadé que la fréquentation du Grand Prix de Chine sera énorme lorsque la F1 reviendra à Shanghai en avril.

« Je n’ai aucun doute que tous les billets seront vendus et qu’il y aura beaucoup de monde sur tout le circuit. » a déclaré Guanyu Zhou à propos du Grand Prix de Chine.

« J’ai senti la popularité s’améliorer en grandissant, en particulier ces dernières années, depuis que je suis devenu pilote de Formule 1. »

« Il y a beaucoup de gens qui veulent juste passer une journée sur la piste, conduire eux-mêmes, mais beaucoup qui sont également intéressés à regarder juste les courses. »

« Je pense donc que la partie la plus importante, la prochaine grande étape, sera d’avoir cette course à domicile afin que les personnes nouvellement intéressées par la Formule 1 puissent en faire l’expérience d’elles-mêmes et puissent vraiment ressentir l’impact et l’énergie de ce sport. »

Malgré les annulations à répétition depuis 2019, le Grand Prix de Chine a signé un renouvellement de contrat avec la Formule 1 jusqu’en 2025. Le Grand Prix de Chine 2024, programmé du 19 au 21 avril, sera la cinquième manche du championnat du monde.

Pierre Gasly sur Tost : « Il a joué un rôle énorme dans ma carrière »

Le Français Pierre Gasly a rendu hommage à son ancien patron Franz Tost pour lequel il a travaillé durant plusieurs saisons en F1 lorsqu’il pilotait pour Toro Rosso, devenue ensuite AlphaTauri.

Pierre Gasly a débuté sa carrière en Formule 1 chez Toro Rosso et a remporté à ce jour sa seule victoire en catégorie reine avec AlphaTauri (nouveau nom de l’équipe) lors du Grand Prix d’Italie 2020. Tout au long de son séjour au sein de l’écurie basée à Faenza en Italie, Gasly a toujours eu une excellente relation avec Franz Tost et a donc tenu à lui rendre hommage à la fin de l’année dernière lorsque l’Autrichien a disputé sa dernière course avec son équipe à Abou Dhabi, avant de prendre une retraite bien méritée après 18 années passées sur le muret des stands.

Invité à donner un aperçu de ce qu’a pu faire Franz Tost pour lui dans sa carrière, Pierre Gasly a expliqué : « Il a joué un rôle énorme dans ma carrière. J’ai passé cinq ans en étant son pilote, nous avons donc construit un lien très fort. »

« C’est un personnage assez unique, il a sa propre personnalité, mais son amour et sa passion pour la F1 et le sport automobile sont pratiquement inégalés. » a ajouté le désormais pilote Alpine.

« Il a été définitivement très précieux dans ma carrière rien que par le soutien qu’il m’a apporté. Il m’a appris à faire mon introspection tout en étant objectif et en essayant toujours de creuser un peu plus à  l’intérieur et d’essayer d’en obtenir davantage. J’ai toujours eu une bonne relation personnelle avec lui. »

« Je lui ai déjà souhaité le meilleur pour son avenir, je sais ce qu’il va faire. Il a toujours parlé de ski et d’aller en montagne. Il n’a vu que les circuits de course tout au long de sa carrière et je pense que c’est désormais une excellente opportunité pour lui de profiter de sa vie hors piste. »

En 2024, Franz Tost conservera tout de même un rôle de consultant de luxe pour l’équipe AlphaTauri, mais l’Autrichien ne se déplacera pas sur tous les Grands Prix de la saison. C’est le Français Laurent Mekies – ancien directeur sportif de Ferrari – qui remplace Franz Tost à la tête de l’écurie AlphaTauri.

Jenson Button prédit le retour de Mercedes et Hamilton en 2024

L’ancien pilote de F1, Jenson Button, pense que Mercedes reste l’équipe de la grille la plus susceptible de se battre contre Red Bull en 2024, le Britannique estimant que l’écurie octuple championne du monde des constructeurs en Formule 1 a les capacités de produire une monoplace compétitive.

En 2023, l’équipe Red Bull a remporté les deux championnats pilotes et constructeurs en F1 au terme d’une campagne dominante avec pas moins de 21 victoires sur 22 Grands Prix disputés. Mercedes pour sa part a terminé à la deuxième place au championnat du monde des constructeurs, trois points seulement devant la Scuderia Ferrari.

Interrogé par Sky Sports pour savoir quelle équipe selon lui est la plus susceptible de se battre contre Red Bull en 2024 et de stopper l’hégémonie de l’écurie autrichienne depuis deux saisons maintenant, le champion du monde de F1 2009 répond : « Mercedes. »

« Quand vous regardez les dix dernières années dans le sport, c’est Mercedes et Red Bull, donc ce sera Mercedes. J’adorerais dire Ferrari, j’adorerais les voir dans la bataille. On pourrait dire qu’ils étaient le concurrent le plus proche [en 2023], surtout vers la fin de la saison, mais je pense que Mercedes aura une nette amélioration. Est-ce que cela va suffire ? Je ne sais pas. »

Hamilton toujours aussi bon

Jenson Button estime également que Lewis Hamilton – qui a fêté ses 39 ans le 07 janvier – reste un compétiteur redoutable malgré le fait que le septuple champion du monde n’a plus remporté de course depuis sa dernière victoire au Grand Prix d’Arabie Saoudite en 2021.

« Quand vous avez gagné pendant tant d’années et que tout d’un coup cela vous est retiré, cela peut fonctionner de deux manières différentes. » a ajouté Button à propos de son ancien coéquipier chez McLaren.

« Premièrement vous vous dites : ‘ça ne sert à rien, je veux prendre ma retraite, je suis au sommet depuis longtemps maintenant et je n’ai pas gagné de course depuis deux ans’. Mais cela peut aussi avoir l’effet inverse et vous donner encore plus faim de revenir, et Lewis est dans cette position je pense. »

« Lewis est toujours aussi bon en termes de vitesse pure. Il semble également beaucoup plus à l’aise avec lui-même et confiant en ses capacités, donc il fait moins d’erreurs. Il est donc encore meilleur maintenant qu’il y a cinq ou six ans. »

« Ce sera difficile pour se rivaux. S’il obtient une voiture suffisamment compétitive pour se battre pour les victoires, quand quelqu’un est aussi fort et confiant, il est difficile de le battre, comme nous pouvons le voir avec Max Verstappen en ce moment. » conclut Button.

La Safety Car Mercedes en F1 équipée d’un capteur LiDAR en 2024

Luminar, leader mondial de la technologie automobile, et l’équipe Mercedes en Formule 1 ont annoncé aujourd’hui une nouvelle collaboration stratégique qui tirera parti du travail de développement existant de Luminar avec Mercedes-Benz pour intégrer une nouvelle technologie sur la voiture de sécurité officielle de la FIA à partir de la saison 2024.

A partir de 2024, la voiture de sécurité officielle de la FIA en Formule 1 utilisée par Mercedes sera équipée d’un LiDAR, qui signifie Light and Detection Ranging. Ce système très sophistiqué utilise des lasers pour créer une carte 3D très détaillée de l’environnement environnant. Le LiDAR de Luminar associé à son logiciel d’IA permet une détection précise des objets à des vitesses plus élevées et dans des conditions de conduite défavorables.  La technologie de Luminar permet notamment de voir les débris sur la route jusqu’à 250 mètres et les objets jusqu’à 500 mètres devant.

La capacité de détecter des objets immobiles et en mouvement à des vitesses élevées et dans des conditions très variées fait donc du LiDAR un excellent complément pour la voiture de sécurité officielle de la FIA en F1. Luminar et Mercedes-AMG travailleront ensemble pour intégrer la technologie Luminar sur le toit de la Mercedes-AMG GT Black Series qui est utilisée tout au long de la saison en catégorie reine.

Une fois opérationnel, et sous réserve de la conformité et de l’approbation réglementaires de la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA) et de la Formule 1, et conformément aux réglementations de la FIA en Formule 1, le capteur créera une carte 3D en temps réel de l’environnement à l’avant de la Safety Car, améliorant notamment la capacité du pilote de la voiture de sécurité à évaluer la situation sur la piste tout en maintenant les vitesses élevées requises.

« Je suis ravi que nous ayons lancé ce nouveau partenariat avec Luminar. J’ai été très impressionné par leur parcours jusqu’à présent, leur technologie et le travail qu’ils ont accompli. » a déclaré Toto Wolff, directeur de l’équipe Mercedes en F1.

« C’est une expérience vraiment passionnante et un domaine innovant qui aura des implications de grande envergure pour l’industrie automobile et la mobilité en général. »

« Notre collaboration utilisera le travail de développement initial entre Luminar et Mercedes-Benz comme base, et je suis ravi de voir comment nous pouvons nous appuyer sur cela. La culture de l’innovation et de l’entrepreneuriat correspond également incroyablement bien à notre propre philosophie et à nos valeurs, il s’agit donc d’une collaboration naturelle. »

La voiture de sécurité officielle de la FIA, la Mercedes-AMG GT Black Series, équipée d’un concept LiDAR placé sur son toit, est exposée sur le stand de Luminar au CES 2024 jusqu’au vendredi 12 janvier.

Franz Tost sur Verstappen : « Max était trop rapide pour la voiture »

Le désormais ancien team principal de l’équipe AlphaTauri (anciennement Toro Rosso), Franz Tost, est revenu un peu plus en détail sur sa première rencontre avec Max Verstappen et la façon dont il a poussé pour que ce jeune homme totalement inconnu du grand public à l’époque puisse arriver en Formule 1.

Après avoir entendu parler d’un certain Max Verstappen qui faisait des étincelles en Karting, Franz Tost a rencontré le principal intéressé pour la toute première fois en 2013 lorsque son père Jos l’a emmené sur un circuit de Formule 1 au Nürburgring en Allemagne. Franz Tost et Jos Verstappen sont ensuite restés en contact et, alors que Max Verstappen pilotait en Formule 3 un an plus tard, Red Bull avait déjà le Néerlandais en ligne de mire.

Franz Tost se souvient qu’il regardait toutes les courses de Formule 3 à cette époque et qu’il avait déjà été impressionné par le jeune Max Verstappen : « Cette année-là, j’ai regardé toutes les courses de Formule 3 à la télévision. » explique l’Autrichien dans un entretien accordé à Formule1.nl.

« Elles étaient toujours en direct le samedi, je ne me souviens plus exactement sur quelle chaîne c’était diffusé, mais ce n’était pas le dimanche : elles étaient ensuite retransmises plus tard. La course la plus impressionnante, du moins à mon avis, c’était Max au Norisring. Je m’en souviens bien : la piste était mouillée, il pleuvait. »

« Comme vous le savez, un tour au Norisring est court : cela prend moins d’une minute. Pourtant, Max était une ou deux secondes plus rapide que les autres. C’était incroyable, il s’est envolé sous la pluie. C’était très impressionnant. Cela m’a immédiatement rappelé une course de Michael Schumacher en Formule Ford au Salzburgring dans les années 1980. Il a gagné celle-là sur piste mouillée. »

Max Verstappen F1
Max Verstappen en Russie en 2015 aux côtés d’Helmut Marko

Après cette course disputée sous la pluie au Norisring, Tost savait que Verstappen était prêt à passer directement à la Formule 1 malgré son jeune âge; l’Autrichien a donc appelé Helmut Marko, qui s’occupe des jeunes pilotes dans le giron Red Bull.

« Pour moi, il était clair que je voulais Max dans notre voiture en tant que pilote et non en tant que pilote d’essai. Vous savez, quand Max a fait ses débuts lors des essais du vendredi, il n’avait que 17 ans. De nombreux « experts » ont dit que c’était beaucoup trop tôt. Ce à quoi j’ai répondu : pas pour Max Verstappen. »

« Parce qu’il n’est pas un passager dans la voiture, comme on le voit souvent chez les nouveaux arrivants, il pilote la voiture. La façon dont il contrôlait la voiture, la maîtrisait complètement… c’était extraordinaire. Croyez-moi, si cela n’avait pas été le cas, il n’aurait pas été dans la voiture. »

« Dans ce cas, j’aurais alors dit : ‘Va piloter d’abord un an en Formule 2’. Mais j’étais convaincu à cent pour cent que nous pouvions faire passer Max directement de la Formule 3 à la Formule 1. La vitesse n’était pas du tout un problème pour Max non plus, il s’y est tout de suite habitué. Un pilote de son niveau peut sans problème passer à une voiture plus rapide : en 15 tours, il a tout sous contrôle. »

A bonne école

Pour Franz Tost, l’un des secrets de Max Verstappen est d’avoir reçu les bonnes bases dès son plus jeune âge avec son père Jos – ancien pilote de F1 – qui a enseigné à son fils tout ce qui était nécessaire : « Jos a enseigné à Max tout ce dont il avait besoin lorsqu’il était jeune, il a fait un travail fantastique. » a poursuivi Tost.

« Je ne sais pas si Max aurait atteint le même niveau sans Jos. Il aurait probablement fini en Formule 1. Mais serait-il aussi rapide et performant qu’il l’est aujourd’hui ? J’en doute. Après tout, le processus d’apprentissage est si important pour un pilote dès son plus jeune âge. Tout ce que l’on apprend entre sept et douze ans est crucial dans ce sport. Cela permet de s’habituer à tout, cela vient naturellement et on n’a pratiquement plus besoin d’y penser. »

« Jos a élevé Max à un haut niveau. Bien sûr, le succès en kart a également aidé Max à atteindre ce niveau. Et il est très passionné, cela se voit dans les courses en simulation. Il passe parfois des heures dans le simulateur à courir contre d’autres : on ne peut le faire que si on aime ce sport. Cela se voit : il vit pour la course. »

Le plus jeune pilote en F1

Max Verstappen F1 2015
Max Verstappen imperturbable en conférence de presse en 2015

A seulement dix-sept ans, Max Verstappen s’est retrouvé du jour au lendemain catapulté en Formule 1 dans un milieu qu’il ne connaissait pas ou peu. Lorsqu’on demande à Tost si Toro Rosso a dû adapter sa façon de travailler en accueillant un pilote si jeune à l’époque, l’Autrichien répond : « Pas question. Max était très jeune, c’est vrai. Mais nous n’avons pas fait les choses très différemment des autres pilotes. »

« Il a reçu le même traitement normal que tout autre pilote ayant les capacités de piloter en Formule 1. Je veux dire par là : vous pouvez piloter ou vous ne pouvez pas. Bien sûr, cela représentait un défi pour l’ingénieur [de course] et la direction […]. Avec Max, tout s’est bien passé, il est très facile à vivre. »

« On peut prendre ce moment à Spa [en Belgique en 2014, ndlr] quand il a été annoncé en tant que pilote avec nous. Il y avait plus de médias que pour tous les autres pilotes réunis ce jour-là. Mais Max savait comment gérer cela, et là aussi, il a beaucoup appris de Jos. Je ne me souviens pas que des choses inattendues se soient produites dans sa première année avec nous. Max était déjà assez complet en tant que pilote, il n’y avait presque rien de nouveau ou quoi que ce soit d’autre qui l’ait vraiment surpris. »

Trop rapide pour la voiture

Max Verstappen F1
Max Verstappen au volant de la Toro Rosso à Suzuka

En 2014, Max Verstappen a participé à trois séances d’essais au volant d’une F1 et Tost a pu s’apercevoir lors des ces tests à quel point le jeune Néerlandais était rapide : « Le premier test de Max a eu lieu sur le circuit d’Adria [en Italie, ndlr] pour avoir les sensations d’une voiture de Formule 1. »

« Ensuite à Suzuka, il a participé au GP du Japon lors des premiers essais libres et plus tard, à São Paulo et à Abou Dhabi. Je me souviens exactement de ce qui s’est produit à Abou Dhabi lors des essais : il s’est crashé  immédiatement dans l’un des premiers tours. »

« Et je savais aussi pourquoi : Max était tout simplement trop rapide pour la voiture. A São Paulo, il allait aussi très vite. A un moment donné, je pense dans le premier virage, il a failli perdre la voiture. Mais la façon dont il l’a ensuite rattrapée et récupérée était fantastique. Il n’y a pas eu de tête-à-queue, rien du tout. Pour moi, il est devenu clair une fois de plus qu’il avait le niveau pour piloter pour nous l’année suivante. »

En 2015, Max Verstappen participe à sa première saison en Formule 1 avec Toro Rosso. Cette année-là, le Néerlandais impressionne tous les observateurs alors qu’il a terminé douzième au championnat du monde. L’année suivante, Red Bull crée la surprise en remplaçant le Russe Daniil Kvyat par Max Verstappen en plein milieu de saison à la veille du Grand Prix d’Espagne.

Le dimanche en course, Max Verstappen remportera son tout premier Grand Prix de Formule 1 au volant de la Red Bull et entrera encore un peu plus dans l’Histoire en devenant le plus jeune vainqueur en catégorie reine…

Une Hypercar plus avancée techniquement qu’une F1 selon Button

L’ancien pilote de Formule 1 Jenson Button – qui va reprendre le volant à temps plein à partir de 2024 dans le championnat du monde d’Endurance (WEC) en rejoignant l’équipe Hertz Team Jota dans la catégorie Hypercar – n’hésite pas à dire que cette catégorie est bien plus avancée techniquement qu’une F1.

Jenson Button, qui a pris le départ de plus de 300 courses en Formule 1, remporté 15 courses et le titre mondial en 2009, a disputé pour la dernière fois une saison complète dans la série Super GT basée au Japon en 2019 – après avoir récemment effectué une série de sorties ponctuelles dans plusieurs catégories différentes.

En 2024, Jenson Button rejoindra l’équipe Hertz Team Jota en WEC, pilotant l’une des deux Porsche 963 avec son compatriote britannique Philip Hanson et le pilote danois Oliver Rasmussen.

Lorsque le site officiel du WEC lui demande pourquoi il a choisi de revenir en Endurance cette année, le champion du monde de F1 2009 a répondu : « Et bien, j’y ai couru depuis la F1. J’ai couru au Japon en Super GT, j’étais en WEC en 2018. J’ai essayé pleins de choses différentes…les 24 Heures de Daytona aussi, mais on a l’impression de ne pas maximiser ce qu’on peut réaliser avec des courses ponctuelles. »

« Vous ne tirez pas le meilleur parti de vous-même en procédant ainsi. Donc, je voulais faire une saison complète. On ne s’entraine pas beaucoup avant la saison et je voulais faire une saison entière pour voir ce que nous pourrions réaliser en WEC cette année. »

Une Hypercar plus avancée qu’une F1 !

Lorsqu’on demande au Britannique de comparer les voitures Hypercar avec d’autres machines qu’il a pu piloter tout au long de sa carrière, notamment des Formule 1, Button admet que les monoplaces de F1 restent un cran au dessus en termes d’aéro, mais que techniquement une Hypercar est bien plus évoluée.

« Une voiture de F1, par exemple, est dotée d’une technologie qui atteint des sommets et c’est le summum de l’aérodynamique. » estime Jenson Button.

« Mais elles ne sont pas aussi avancées techniquement qu’une Hypercar. Une voiture LMDh comporte 38 pages expliquant exactement comment fonctionne le volant ! Il y a tellement de boutons que vous pouvez régler de nombreuses choses différentes pour le même problème. »

« Evidemment, la conduite reste la même, mais il y a tellement plus de choses que vous pouvez régler dans la voiture pour résoudre un problème que vous rencontrez sur la piste. La quantité de choses est stupéfiante et cela vous époustoufle. Il faut un certain temps pour s’y habituer. » insiste-t-il.

La saison dernière, Button a eu l’opportunité de rouler avec la Porsche 963 lors de la dernière manche du championnat IMSA aux Etats-Unis (photo d’illustration), l’occasion pour lui de commencer à se familiariser avec toutes les procédures et les différents boutons.

« Oui, j’ai fait le Petit Le Mans à Road Atlanta. » poursuit Button. « J’ai eu une journée d’essais avant la course et je me suis habitué assez rapidement à conduire la voiture, mais il faut un certain temps pour s’habituer à tous les aspects techniques. »

« On a l’impression qu’il y a 20 boutons pour une chose, mais ils le font tous légèrement différemment. Ces voitures sont très intelligentes : elles apprennent également au fur et à mesure que vous conduisez. »

« Vous pouvez identifier certaines des données dans des virages que vous souhaitez modifier et cela changera sans rien toucher – c’est très intelligent mais très complexe. Il faut être un autre type de pilote. Il y a des compétences à avoir sur la piste, mais il faut aussi être un expert en ingénierie. »

Le prochain roulage pour Jenson Button est programmé les 1er et 02 mars lors du Qatar 1812 sur le tracé de Losail.

Carrie Schreiner devient membre de la Sauber Academy en 2024

En 2024, Carrie Schreiner devient membre de la Sauber Academy et représentera également Sauber en F1 Academy, la série de monoplaces 100% féminine. 

Née à Völklingen, en Allemagne, Carrie Schreiner a découvert son amour pour le sport automobile dès son plus jeune âge, faisant ses débuts dans l’ADAC Kart Masters, la série de karting la plus importante d’Allemagne, en 2011. Le premier de ses nombreux succès est survenu en 2012, lorsque l’Allemande a remporté le championnat X30 Junior, et reste jusqu’à présent, la seule femme pilote à triompher dans la catégorie. Le passage aux courses monoplaces a eu lieu en 2015, lorsque Carrie Schreiner a participé aux championnats allemand et britannique de Formule 4, terminant plusieurs fois dans le top dix.

Schreiner est ensuite passée à la course GT en 2017, participant à plusieurs championnats et courses, dont le Lamborghini Super Trofeo, l’ADAC GT Masters, les 24 Heures du Nürburgring, la Porsche Sports Cup, et faisant une apparition lors d’une séance d’essais en Formule E en 2018. La même année, Carrie Schreiner a remporté la couronne du Lamborghini Super Trofeo Middle East dans la catégorie Pro-Am ; un autre succès est survenu en 2021, lorsqu’elle a triomphé dans sa catégorie aux 24 Heures du Nürburgring.

En 2023, l’Allemande a participé à la première saison de la F1 Academy où elle a remporté la victoire lors de la Course 2 à Zandvoort. Désormais, avec les enseignements de sa saison de débutante et sa déjà vaste expérience du sport automobile, Carrie Schreiner se prépare à aborder sa deuxième année en F1 Academy et défendra les couleurs de Sauber. Dans le cadre de ses préparatifs de pré-saison, elle participera d’ailleurs au championnat des Émirats arabes unis de Formule 4 2024 en janvier et février.

De plus, pour marquer davantage l’engagement de l’équipe envers le développement de Carrie Schreiner en tant que pilote, la jeune Allemande sera également intronisée à la Sauber Academy, le programme de développement permettant aux jeunes pilotes d’accéder à l’expertise de Sauber Motorsport et au savoir-faire de plus de trois décennies en Formule 1.

« C’est un plaisir d’accueillir Carrie dans l’équipe et nous attendons avec impatience notre voyage ensemble au sein de la F1 Academy. » a déclaré Beat Zehnder, directeur de la Sauber Academy.

« Malgré son jeune âge, Carrie possède déjà un palmarès impressionnant, qui montre un grand talent de course et une forte capacité d’adaptation à tant de séries différentes. »

« Nous avons hâte de commencer et de voir ce que nous pouvons construire ensemble. Avec l’expertise et le soutien de notre équipe de Formule 1, de la Sauber Academy et de Campos Racing, entités possédant des décennies d’expérience dans le sport automobile, nous sommes convaincus que nous réaliserons de grandes choses ensemble. »

« Je suis fière de représenter cette équipe et la Sauber Academy en F1 Academy cette année. » a déclaré Schreiner.

« Après une première saison passionnante, j’ai hâte de retourner au travail. Sauber a une histoire impressionnante en sport automobile et je souhaite jouer mon rôle dans la poursuite de son histoire à succès au sein de la F1 Academy. »

« Mon objectif pour cette saison n’en est qu’un : gagner et, pour ce faire, porter haut les couleurs de l’équipe, tout en sensibilisant davantage les femmes au sport automobile. »

« La F1 Academy est une excellente plateforme pour réaliser mes ambitions, et je suis très motivé pour franchir de nouvelles étapes avec notre équipe et Campos Racing. »

Pour rappel, les dix équipes de Formule 1 auront toutes une monoplace à leurs couleurs en F1 Academy en 2024, tandis que la catégorie 100% féminine sera présente sur sept manches du calendrier de la F1.

Magnussen pense que Haas va dans la bonne direction pour 2024

Kevin Magnussen estime que le package d’améliorations introduit par l’équipe Haas sur sa monoplace au Grand Prix des Etats-Unis en 2023 est la bonne direction dans laquelle aller pour 2024.

L’an dernier, l’écurie Haas n’a introduit qu’une seule grande mise à jour sur sa monoplace lors du Grand Prix des Etats-Unis à Austin. Les deux pilotes, Kevin Magnussen et Nico Hülkenberg, ont utilisé cette nouvelle spécification à Austin, mais lors de l’avant-dernière manche de la saison à Las Vegas, Hülkenberg a pris la décision de revenir en arrière et de rouler avec l’ancienne spécification de la VF-23, alors que Magnussen a préféré poursuivre avec sa monoplace mise à jour.

S’exprimant lors de la dernière course de la saison 2023 disputée à Abou Dhabi, Kevin Magnussen a expliqué que – selon lui – les évolutions montées sur sa monoplace devraient être conformes à ce à quoi il s’attend pour la saison 2024 avec la nouvelle monoplace.

« Je pense que la voiture améliorée est plus conforme au plan pour l’année prochaine. Le concept ressemble à ce à quoi nous pensons l’année prochaine. » a déclaré Magnussen à la fin de la saison 2023.

« Il n’y a pas vraiment plus d’appuis sur le papier, elle n’est pas plus rapide, mais elle est plus facile à piloter. L’équilibre est plus cohérent. C’est pour cela que nous n’avons pas constaté de recul lorsque nous avons introduit la nouvelle spécification, même si elle a moins d’appuis. »

« Je pense que c’est ce dont nous avons besoin pour aborder l’hiver. Nous devons évoluer dans cette direction et j’espère que nous pourrons faire un pas en avant l’année prochaine, car ça n’a pas été une année facile c’est sûr. »

Invité à choisir un moment fort dans sa saison 2023, le Danois a admis qu’ils ont été rares, son équipe ayant marqué seulement douze points et terminé au bas du classement des constructeurs.

« Il n’y a pas eu de grands moments forts, malheureusement. Il y a eu des courses où j’étais extrêmement satisfait d’une dixième place, ce qui montre quel genre de saison nous avons pu avoir. Donc oui, ces courses où les points étaient en jeu ont été les moments forts. Malheureusement, je ne peux pas dire mieux que ça. »