Stoffel Vandoorne : “La F1 semble très peu probable en 2019”

Interrogé sur son avenir ce jeudi à Suzuka, Stoffel Vandoorne ne cache plus que ses chances de rester en Formule 1 la saison prochaine sont extrêmement minces.

Le pilote McLaren quittera l’équipe à la fin de la saison et sera remplacé par le jeune Lando Norris en 2019 après deux saisons sans résultats probants de sa part au volant d’une monoplace en manque flagrant de compétitivité depuis maintenant quatre années.

Vandoorne admet qu’une autre année en catégorie reine du sport automobile semble “peu probable”, alors que selon la presse belge, Stoffel Vandoorne devrait être annoncé prochainement en Formule E.

En effet, selon nos confrères belges de la RTBF, Stoffel Vandoorne devrait être titularisé la semaine prochaine par l’équipe HWA (Mercedes) pour participer à la saison 5 de la Formule E, qui débutera en Arabie Saoudite à Riyad le 15 décembre.

“Pour l’instant, j’ai très peu de nouvelles de mon côté pour être honnête.” déclare Vandoorne à Suzuka ce jeudi. “La Formule 1 semble très peu probable, évidemment, comme je l’ai déjà dit la semaine dernière, il y a beaucoup de discussions avec différentes catégories.”

“Il y a différentes équipes et différentes possibilités, j’espère donc pouvoir vous en dire un petit peu plus dans les prochaines semaines.”

Le championnat tout électrique semble être la seule porte de sortie pour le Belge qui a été en contact avec plusieurs équipes de Formule 1 [Toro Rosso et Sauber] ces dernières semaines, mais ces dernières ne lui ont pas donné de faux espoirs dans les discussions pour 2019.

Force India a été rachetée pour un peu plus de 100 millions d’euros

L’administrateur judiciaire, FRP Advisory,  qui a géré la vente de l’équipe Force India cet été a publié un rapport officiel dévoilant le prix de rachat de l’équipe, qui se nomme désormais Racing Point Force India.

Au moment où Force India a été placée sous administration judiciaire en juillet dernier, le compte en banque de l’équipe n’affichait “qu’un” positif de 270 000 euros.

C’est le sponsor titre de l’équipe, BWT, qui a permis de payer tous les salaires des employés au mois de juillet, et a également fait une avance de trésorerie à hauteur de 5 millions de livres pour pouvoir payer les factures les plus importantes.

On peut apprendre dans ce rapport officiel que vingt repreneurs potentiels auraient manifesté un intérêt pour le rachat de l’équipe Force India, mais que seulement cinq d’entre-eux ont formulé une offre concrète. Finalement, c’est le consortium canadien dirigé par le milliardaire Lawrence Stroll qui a pu racheter l’équipe pour un montant de 101,5 millions d’euros.

L’équipe devrait normalement changer de nom d’ici la prochaine saison de Formule 1, Racing Point Force India n’étant qu’un nom provisoire pour pouvoir participer à la fin du championnat 2018.

Ferrari dévoile sa nouvelle livrée

Ferrari a dévoilé sa nouvelle livrée ce jeudi au circuit de Suzuka au Japon, la couleur rouge est bien présente sur la SF71-H, mais il faudra compter sur l’apparition d’un nouveau logo “MISSION Winnow” du sponsor principal de l’équipe, Philip Morris.

En raison de l’interdiction de la publicité pour le tabac, Ferrari ne peut plus faire apparaître le logo du cigarettier sur ses monoplaces depuis plusieurs années, mais Philip Morris souhaite développer désormais ses technologies sans fumée et lance aujourd’hui une nouvelle initiative dédiée à la science, à la technologie et à l’innovation.

Riccardo Parino, vice-président de Philip Morris, a déclaré : “Nous revenons avec une nouvelle initiative après dix ans sans aucun logo sur les monoplaces de F1.”

“Il est très important de dire que le logo et la campagne ne sont liés à aucun produit de tabac, cela parle de nous. Notre société est sur le point de se transformer et d’introduire des initiatives totalement différentes pour un avenir meilleur.”

“Il est très important d’être avec Ferrari, car Ferrari illustre cette passion et cette amélioration constante qui constitue la base de notre avenir.”

Nico Hulkenberg : “Le Grand Prix du Japon est vraiment à part”

Il est quasiment impossible de trouver un pilote de la grille qui n’apprécie pas le circuit de Suzuka tant le tracé japonais procure des sensations uniques au volant d’une Formule 1.

Après avoir manqué les points de peu en Russie, Nico Hulkenberg prend la direction du Japon avec détermination avant d’affronter Suzuka, un circuit qui lui procure toujours autant de plaisir.

“Le Grand Prix du Japon est vraiment à part. Les fans en font un week-end incroyable et ils gardent leur enthousiasme à n’importe quel moment de la journée, y compris lorsqu’il pleut !” explique le pilote Renault.

“Ils nous offrent énormément de soutien et d’énergie. C’est fantastique de leur dire « Kon’nichiwa » dès notre arrivée sur place et c’est certainement l’un des rendez-vous que j’attends le plus dans l’année. J’aime Suzuka et mon historique y est plutôt flatteur. J’y viserai donc de nouveaux points.”

“Suzuka est fait pour les pilotes tant ce circuit coche toutes les cases. Les sensations sont juste formidables au volant, et encore plus avec les monoplaces actuelles.”

“C’est probablement l’un des meilleurs tracés qui puissent exister. Il est rythmé avec ses beaux enchaînements et ses dénivelés, tout en étant très physique puisque nos corps et nos nuques sont soumis à plusieurs g. À certains endroits, il faut être courageux et assez agressif, mais c’est ce qui le rend si amusant.”

Les horaires de chaque séance pour le Grand Prix du Japon 2018

La Formule 1 vous donne rendez-vous à Suzuka cette semaine pour le Grand Prix du Japon, dix-septième manche de la saison 2018 de Formule 1.

Il va falloir vous lever très tôt si vous voulez regarder l’intégralité des séances d’essais libres du Grand Prix du Japon puisque le décalage horaire avec la France est de 07h00.

Les premiers essais libres du Grand Prix du Japon débuteront à 03h00 du matin (heure Française) ce vendredi 5 octobre, tandis que le départ de la course sera donné à 07h10 dimanche 7 octobre (heure Française).

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Lando Norris au volant de la McLaren à Suzuka vendredi

Le futur pilote McLaren, Lando Norris sera à nouveau au volant de la MCL33 ce vendredi lors de la première séance d’essais libres du Japon.

Le pilote britannique a roulé à Sotchi vendredi dernier lors des EL1 en remplacement de Fernando Alonso, et bien que l’équipe McLaren n’ait pas encore annoncé quel pilote le jeune Norris remplacera ce vendredi à Suzuka, la logique veut que ce soit au tour de Stoffel Vandoorne de céder sa place pour 90 minutes.

McLaren continue de faire rouler sa jeune pépite cette année, afin que Lando Norris connaisse un maximum de circuits d’ici la fin de l’année pour être plus à l’aise l’an prochain lorsqu’il sera titulaire au volant de la MCL34 aux côtés de l’Espagnol Carlos Sainz.

Norris aura la lourde tâche d’aider McLaren à remonter la pente en 2019 et doit donc travailler en étroite collaboration avec l’équipe dés maintenant pour poser les bases de la future monoplace de Woking, qui devrait être radicalement différente de l’actuelle MCL33 en termes de philosophie.

Ferrari a perdu soudainement de la vitesse depuis Singapour

Les données GPS qu’utilisent les équipes lors des week-ends de course pour connaître la position exacte des monoplaces concurrentes en piste ont révélé que la Ferrari avait clairement perdu sa pointe de vitesse, qui faisait d’elle la monoplace la plus rapide depuis le début de la saison.

Ferrari est clairement apparue comme l’équipe la plus performante durant la première partie de saison, mais depuis Singapour, la SF71-H pilotée par Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen semble avoir perdu sa vitesse de pointe comme le prouvent les données GPS.

“Nous pouvons voir clairement sur les données GPS qu’il y a eu une baisse de performance à Singapour et à Sotchi pour Ferrari.” explique Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport Racing à Auto Motor Und Sport.

Rappelons que Ferrari était soupçonnée par ses adversaires de manipulation sur le système hybride de sa monoplace avant l’été, et plusieurs équipes ont appelé à la clarté concernant une utilisation anormale de la batterie montée sur la SF71-H par l’équipe de Maranello.

Ferrari aurait profité d’une zone grise dans la réglementation pour utiliser la batterie de sa monoplace de telle manière à gagner 20 chevaux supplémentaires en qualifications. Cela pourrait expliquer pourquoi le mode « fête » de Mercedes ne fonctionnait plus comme auparavant et pourquoi Ferrari était désormais en mesure de se battre pour des poles position.

Dés le Grand Prix de Monaco, la FIA avait décidé de mener une enquête approfondie pour vérifier ces soupçons, mais Charlie Whiting, le directeur de course de la FIA, a confirmé qu’après analyses, la Scuderia Ferrari n’était pas dans l’illégalité et utilisait ses batteries de façon totalement conforme.

Il apparaît aujourd’hui que la FIA aurait utilisé un second capteur monté sur le système hybride de la Ferrari depuis Singapour afin de mieux surveiller le fonctionnement du moteur Ferrari.

Hors depuis Singapour, Ferrari a soudainement perdu son avantage en termes de vitesse de pointe, ce qui laisse penser que Maranello ne peut plus utiliser son unité de puissance comme elle le voudrait…

Williams évalue de “façon intensive” la liste des candidats pour 2019

L’équipe Williams n’a toujours pas pris de décision concernant son duo de pilotes pour la prochaine saison de Formule 1, mais la formation britannique affirme évaluer de “façon intensive” le panel de pilotes disponibles pour 2019.

Avec quinze des vingt baquets déjà sécurisés, les deux baquets chez Williams sont très convoités par les pilotes qui n’ont pas encore la chance d’être confirmés pour 2019, comme par exemple Esteban Ocon ou encore Sergey Sirotkin et Brendon Hartley.

Mais si Sergey Sirotkin devrait être retenu chez Williams l’an prochain, Lance Stroll est quasiment certain de partir chez Racing Point Force India pour remplacer Esteban Ocon après que le père du pilote canadien ait racheté l’équipe avec l’aide d’un consortium canadien cet été.

Dans ce contexte particulier, Claire Williams, la patronne de l’équipe, assure que des discussions sont en cours avec plusieurs pilotes, même si la Britannique ne veut donner aucun nom.

“Nous passons par un processus d’évaluation intensif, et nous voulons prendre de bonnes décisions pour 2019.” explique Claire Williams au micro de Sky Sports.

“Nous n’y sommes pas encore, nous avons un certain nombre de pilotes sur notre liste, mais je ne veux pas dire qui ils sont. Mais il y a beaucoup de possibilités.”

George Russell, actuel leader de la Formule 2 et protégé par Mercedes, a été étroitement lié à l’équipe Williams pour 2019, tandis que Ocon, sur le point d’être remplacé par Stroll chez Racing Point Force India, a confirmé la semaine dernière en Russie qu’il avait eu des discussions avec Williams.

Une Ferrari relookée au Japon !

La Scuderia Ferrari va dévoiler ce jeudi à Suzuka une toute nouvelle livrée de sa monoplace pour le Grand Prix du Japon de ce week-end.

Le sponsor titre de l’équipe italienne, Philip Morris International [PMI] va augmenter sa visibilité sur la monoplace rouge de Maranello, alors que les logos des marques Marlboro ont disparu depuis l’entrée en vigueur de la loi interdisant la publicité pour le tabac en Formule 1 en 2007.

Le partenariat entre Ferrari et Philip Morris a débuté il y a plus de quarante ans, et la marque Marlboro reste le sponsor titre de l’écurie depuis 1997. L’an dernier, Ferrari a d’ailleurs annoncé que son contrat de partenariat avec Philip Morris avait été renouvelé pour plusieurs années.

Ce jeudi à Suzuka, Philip Morris lancera une nouvelle initiative en apposant de nouveaux Stickers sur l’aileron arrière, le capot moteur ou encore les déflecteurs de la Ferrari SF71-H pilotée par Kimi Raikkonen et Sebastian Vettel.

Le logo blanc “Mission” sera visible sur les deux monoplaces de Maranello ce week-end au Japon, ce qui devrait marquer une nouvelle impulsion de la part de l’entreprise, qui continue à promouvoir un monde sans fumée avec notamment sa marque de cigarette électronique IQOS.

Pierre Gasly : “Vettel m’a été d’une aide précieuse”

Pierre Gasly a révélé que Sebastian Vettel l’avait beaucoup aidé avant qu’il ne rejoigne la Formule 1 en lui donnant des conseils utiles à différents moments de sa jeune carrière de pilote automobile.

Le Français a rejoint la discipline reine du sport automobile à la fin de l’année 2017, lorsqu’il a été appelé par Helmut Marko pour remplacer Daniil Kvyat chez Toro Rosso à partir du Grand Prix de Malaisie.

Mais avant d’arriver en Formule 1, Pierre Gasly a dû partir une année au Japon en Super Formula, après avoir remporté le championnat GP2 en 2016.

S’exprimant sur le dernier épisode de Beyond The Grid, le podcast officiel de la Formule 1, Pierre Gasly admet que le quadruple champion du monde de F1, Sebastian Vettel, a toujours été là pour lui donner de précieux conseils.

“Je m’entends très bien avec Seb. Il a été une bonne aide pour moi.” déclare Gasly. “Je suis allé le voir après le GP2 parce que c’était assez difficile pour moi de gagner le championnat [en 2016] et de ne pas avoir la chance d’aller directement en F1, alors que j’étais bien placé [avec Red Bull] mais au mauvais moment.”

“Je suis juste allé le voir pour lui dire” D’accord, que penses-tu de ma situation? Comment vois-tu les choses et quel genre de conseil peux-tu me donner? “

“Je me souviens que nous nous sommes assis au Mexique après le briefing des pilotes et il était juste super sympa et super gentil.”

“Il m’a raconté son expérience avec Red Bull et ce qu’il pense, ce que je devrais faire et le genre de conseil qu’un champion du monde peut donner à un jeune pilote.”

“Il m’a dit que la Super Formula était une excellente occasion d’aller à l’étranger et que je devais juste continuer à pousser et à leur montrer [Red Bull] que je n’abandonnerai pas, car ils continuaient à me tester.”

“Même maintenant, avec le poste que je vais occuper, j’ai un peu parlé à Seb et, pour moi, à la fin de la journée, il est l’une de mes idoles. Cela peut sembler un peu étrange mais c’est quelqu’un que j’ai vu en karting et c’est génial d’être en F1 avec lui maintenant.”

“Nous allons nous battre l’année prochaine mais c’est quelqu’un que je respecte beaucoup et il est impressionnant en tant que personne. Vraiment intelligent et vraiment humble et pour moi, j’aime vraiment discuter avec ce genre de gars et toujours apprendre des choses de leur expérience.”

Christian Horner : “Kvyat mérite une nouvelle chance”

Rétrogradé chez Toro Rosso avant le Grand Prix d’Espagne en 2016, Daniil Kvyat a dû laisser sa place chez Red Bull au jeune Max Verstappen pour terminer sa saison au sein de l’équipe de Faenza.

Le pilote russe a ensuite connu une saison 2017 anonyme avant d’être remercié par Red Bull avant même la fin de l’année, le Russe a par la suite trouvé refuge chez Ferrari comme pilote de développement de la Scuderia.

L’annonce du retour de Daniil Kvyat chez Toro Rosso la semaine dernière pour la saison prochaine a donc été une surprise, mais Christian Horner, directeur de l’équipe Red Bull Racing, estime que le Russe a gagné en maturité durant cette saison blanche.

“C’est une bonne chose pour Daniil, j’ai pu passer un peu de temps avec lui cet été et il est dans un bon esprit.” confie Horner au micro de Sky Sports.

“Je pense qu’il a pris le temps dont il avait besoin, loin de la F1, pour réfléchir plus sereinement. Son monde s’est un peu écroulé en 2016 lorsqu’il a été lâché par l’écurie-mère pour retourner chez Toro Rosso.”

“Je ne pense pas qu’il s’en était vraiment remis à l’époque, mais il mérite désormais une nouvelle chance. Il a la vitesse, n’oubliez pas qu’il a gagné le GP3 en 2015 avec nous et qu’il a connu de très bonnes courses en F1, ce sera donc intéressant de voir ce qu’il peut faire dans la voiture.”

La FIA veut faire cesser “la farce” des qualifications lorsque des pilotes sont pénalisés

Afin d’éviter la répétition du scénario des qualifications du Grand Prix de Russie où certains pilotes ayant reçu des pénalités sur la grille n’ont même pas pris la peine de participer à la Q2, la FIA envisage une modification de la façon dont les pilotes écopent de pénalités moteur.

Les pilotes effectuant des changements de composants moteur sont actuellement renvoyés en fond de grille, leur position étant définie en fonction de l’ordre dans lequel ces éléments sont utilisés, à savoir au moment où la voiture quitte la voie des stands en EL1 le vendredi matin.

A Sotchi, trois des cinq pilotes pénalisés se sont qualifiés en Q2, mais aucun d’entre eux n’a disputé cette partie de la séance pour ne pas solliciter le moteur et les pneumatiques. Renault a également décidé de ne pas faire rouler ses deux pilotes, puisqu’ils étaient certains de partir depuis les 11° et 12° rangs, et pouvaient donc bénéficier du libre choix de pneus pour le départ de la course.

La FIA envisage donc un changement qui verrait l’ordre sur la grille des pilotes pénalisés être déterminé par le temps signé en qualifications, ce qui devrait les encourager à rouler plus.

“Je pense que personne ne pouvait prévoir ce qui s’est passé ici, et je pense qu’il est possible de faire autrement.” a déclaré Charlie Whiting, le directeur de course de la FIA,  à Sotchi

“J’en ai parlé à quelques équipes, je pense que ce que l’on peut faire, sur la base de ce week-end, c’est qu’au lieu d’avoir des voitures qui font la queue à la sortie des stands [en EL1], dans ce qui ressemble plutôt à une farce, et que ce genre de chose ne fasse qu’empirer, si on avait cinq pilotes on pourrait les classer en fond de grille dans l’ordre dans lequel ils se qualifient.”

“Je pense que cela offrirait de la motivation aux pilotes pour aller en piste et se qualifier et pour essayer de se placer aussi haut que possible sur la grille. Au moins ils seraient classés de la 16° à la 20° place dans l’ordre dans lequel ils se qualifieraient, plutôt que dans l’ordre dans lequel ils ont quitté la voie des stands.”

 

Carlos Sainz : “Suzuka est un vrai circuit”

Un fond plat et un déflecteur endommagés ont empêché Carlos Sainz de briller à Sotchi. L’Espagnol espère donc rebondir au plus vite sur l’un de ses circuits préférés, Suzuka.

Le pilote madrilène vit ses dernières courses sous les couleurs Renault et souhaite donc finir en marquant un maximum de points, lui qui rejoindra l’équipe McLaren en 2019 en remplacement de son idole, Fernando Alonso, qui quittera la Formule 1 (définitivement ?) pour sa part.

“C’est bien sûr l’un de mes week-ends favoris. Son histoire en sport automobile, le tracé, la passion qui anime les spectateurs, la culture japonaise… Tout est génial au Japon !” déclare Sainz.

“C’est assez unique et enthousiasmant. Le public est vraiment extraordinaire, toujours très courtois, enthousiaste et créatif. C’est un plaisir de les rencontrer et de leur signer des autographes. Ils apportent souvent des cadeaux.”

“C’est vraiment gentil de leur part, d’autant qu’ils redoublent d’imagination. Une fois, j’ai même reçu un drapeau espagnol dédicacé par des fans pour me souhaiter bonne chance !”

“Au volant, Suzuka est très amusant. C’est un vrai circuit de pilotes où notre talent est mis à l’épreuve. Le premier secteur est extrêmement physique, surtout avec les nouvelles monoplaces possédant plus d’appuis dans l’interminable « S ».”

“L’enchaînement des deux Degner est difficile à réussir à la perfection et les bacs à graviers nous attendent à l’extérieur. La courbe de Spoon est cruciale puisqu’elle conditionne la longue ligne droite menant au 130R, un virage où nous ne relâchons pas l’accélérateur.”

“Suzuka est probablement l’une des pistes les plus plaisantes de la saison. En fait, c’est tellement gratifiant d’y réaliser le tour parfait en qualifications que c’est peut-être l’une des meilleures sensations qui puissent exister.”

Ocon pourrait prendre une année sabbatique

Le patron de Mercedes, Toto Wolff, qui gère également la carrière d’Esteban Ocon, se dit prêt à laisser son pilote prendre une année sabbatique en 2019 s’il n’obtient aucun baquet.

Esteban Ocon est actuellement dans une situation très compliquée, alors que Lance Stroll est sur le point de le remplacer chez Racing Point Force India pour la saison prochaine.

Les options pour le Français sont quasiment inexistantes, hormis la piste Williams, avec qui le clan Ocon est en discussions depuis quelques jours maintenant.

Mais désormais, Toto Wolff affirme que le manque d’options signifie tout simplement qu’Esteban Ocon pourrait prendre un congé sabbatique de la Formule 1 l’année prochaine.

“Nous espérons toujours que nous pourrons trouver une bonne solution pour lui, mais à ce stade de sa carrière, nous ne sommes pas désespérément à la recherche d’un baquet pour l’année prochaine.” déclare Toto Wolff à Sky Sports.

“Nous nous sommes préparés à jouer un long match, mais au final, il est quelqu’un qui va réussir en Formule 1, et si cela doit passer par une année sabbatique, alors ça me va.”

Le manager de Mercedes a déjà qualifié Esteban Ocon de futur champion, alors que le jeune pilote français signe cette année sa meilleure saison en Formule 1 avec Racing Point Force India.

Esteban Ocon a surclassé son coéquipier Sergio Perez à plusieurs reprises cette année, alors qu’il est également à égalité de points avec le Mexicain au championnat du monde.

“S’il doit prendre une année sabbatique, nous mettrons tout en oeuvre pour l’aider.” a récemment déclaré Otmar Szafnauer, le directeur de l’équipe Racing Point Force India.

‘Il a été un excellent membre de l’équipe, c’est un grand talent, et nous ne voulons pas le voir complètement out.”

Mercedes enquête sur le moteur d’Hamilton avant Suzuka

A Sotchi, Lewis Hamilton s’est plaint à la radio de quelques problèmes pour obtenir la pleine puissance de son moteur en course, ce qui a généré une spéculation selon laquelle le Britannique pourrait changer d’unité de puissance pour le Grand Prix du Japon.

Mais Andrew Shovlin, ingénieur moteur chez Mercedes, a tenu à rassurer les fans du pilotes britannique en assurant que le moteur monté sur la monoplace d’Hamilton au Grand Prix de Russie ne présentait aucun défaut majeur.

“Ce n’est pas vraiment une préoccupation.” a déclaré Shovlin sur la chaîne Youtube de Mercedes. “Le matériel ne pose aucun problème et aucun problème ne se posera.”

“Mais c’est un domaine que nous étudions avant la course à Suzuka, nous allons simplement nous assurer que nous sommes au top et que nous puissions lui offrir toute la puissance nécessaire.”

Lewis Hamilton utilise déjà son troisième moteur de la saison, ce qui veut dire qu’un changement d’unité de puissance entraînera automatiquement une pénalité de grille pour le quadruple champion du monde.

En revanche, Mercedes a totalement le droit de monter des composants “anciens” sur l’unité de puissance du Britannique, et c’est probablement ce que fera l’équipe du constructeur allemand en cas de besoin.

Rappelons que Lewis Hamilton est leader du championnat du monde, le Britannique possède une avance confortable de 50 points sur Sebastian Vettel, alors qu’il ne reste que cinq courses avant la fin de la saison.

Pas d’évolution majeure sur la RS18 à Suzuka

Alors qu’il ne reste plus que cinq courses au calendrier, l’équipe Renault se rend au Japon avec la même ambition. Nick Chester, directeur technique châssis, expose les défis de Suzuka et le plan pour conserver la quatrième place du Championnat Constructeurs.

Que dire de Suzuka ?

“Suzuka est un circuit intéressant où il faut faire preuve d’agilité. C’est particulièrement valable dans le premier secteur, rapide et marqué par de nombreux changements de direction. La stabilité, l’équilibre entre les appuis moyens et élevés, mais aussi l’efficacité du train avant sont nécessaires pour confier aux pilotes une voiture prévisible et réactive face aux changements de direction.”

“Suzuka possède quelques lignes droites, comme celle menant au premier virage ou celle en amont du 130R. Il y a donc un juste équilibre aérodynamique à trouver pour avoir une monoplace collée à la piste dans le premier secteur et au début du deuxième, mais suffisamment rapide en ligne droite.”

À quoi ressemble Suzuka pour une F1 moderne ?

“Le premier secteur sera très rapide cette année. Il l’était déjà particulièrement l’an dernier avec cette génération de F1, mais il sera impressionnant avec davantage d’appuis et d’adhérence sur les pneumatiques.”

Quel est votre avis sur la sélection des gommes ?

“Pirelli fournira quelque chose de plus durable pour le Japon avec les Médiums, Tendres et Super-Tendres. Ils devraient être meilleurs en course qu’en Russie, où nous avons constaté une forte dégradation et usure sur les composés les plus tendres.”

“Je m’attends à ce que la plupart des écuries utilisent les Super-Tendres et Tendres en course, ces deux options étant moins sensibles au « graining » que les Ultra-Tendres et Hyper-Tendres.”

Quel est l’état d’esprit de l’équipe après Sotchi ?

“C’est toujours décevant de manquer les points. Comme toujours, il y a des domaines où nous aurions pu faire mieux en y repensant.”

“Après une Q1 assez moyenne, nous avons pris la décision de faire l’impasse sur la Q2. C’est une situation inhabituelle, mais il faut y penser dès que cela peut offrir le libre choix des pneumatiques et la onzième place sur la grille.”

“C’est une spécificité du règlement. La course aurait pu être meilleure si nous avions mené Nico dans le top dix. Carlos a subi d’importants dégâts sur son fond plat et un déflecteur.”

“Cela lui a coûté une seconde au tour. Il ne pouvait pas faire grand-chose, mais il a tout de même réalisé une bonne prestation avec une monoplace extrêmement difficile à piloter.”

Y aura-t-il des nouveautés à Suzuka ?

“Avec seulement quelques jours entre les deux courses, nous n’avons pas d’évolution majeure prévue. Étant donné l’incident de Carlos, nous tenterons de lui amener un nouveau fond plat, mais nous aurons de plus petites pièces pour les rendez-vous suivants.”

Comment asseoir votre quatrième place du Championnat Constructeurs ?

“Nous devons essayer d’exploiter tout le potentiel de la voiture. Nous devons nous assurer que nous avons le meilleur équilibre, que nous planifions et exécutons la meilleure stratégie tout en abordant les qualifications de la meilleure façon possible.”

“À ce stade de l’année, nous ne pouvons pas faire beaucoup plus au niveau du développement et tout repose sur l’optimisation de chaque Grand Prix. Nous restons confiants.”

Véritable succès en 2018, le Grand Prix de France veut un contrat de dix ans

Les organisateurs du Grand Prix de France étaient réunis ce mardi à Paris au mondial de l’automobile lors d’une conférence de presse afin de faire le point après la première édition du Grand Prix de France qui a eu lieu en juin dernier au Castellet.

Étaient présents lors de cette conférence de presse, Chase Carey, PDG de la Formule 1, Christian Estrosi, président du GIP, le directeur général du Grand Prix de France, Gilles Dufeignieux, Nicolas Deschaux, le président de la FFSA et Jean Todt, le président de la FIA.

Installés sur le stand Canal + qui organisait la conférence de presse au mondial de l’automobile de Paris, les différents intervenants ont évoqué différents points dont les problèmes de circulation rencontrés cette année autour du circuit Paul Ricard, l’aspect financier de l’événement ou bien encore le futur du Grand Prix de France, avec notamment la volonté de faire conserver le Grand Prix au calendrier de la F1 plus longtemps que les cinq années initialement prévues.

“Nous devons nous assurer d’une présence durable, nous avons besoin de périodes d’assurance plus longues, en discutant sur un contrat de huit à dix ans.” insiste Christian Estrosi.

Concernant les problèmes de circulation rencontrés en 2018, Christian Estrosi se veut franc et sait très bien que les embouteillages ne peuvent pas être éradiqués d’un coup d’un seul pour l’édition 2019.

Christian Estrosi insiste sur le fait que des solutions intermédiaires existent, notamment des parcs relais ou encore des navettes.

“Nous n’allons pas pouvoir aménager des autoroutes pour la saison 2019, mais nous ne sous-estimons pas les problèmes d’accès, il existe des solutions intermédiaires avec des parcs relais ou des navettes.”

“Nous avons été surpris le vendredi en raison du flux de circulation habituel se croisant avec celui des spectateurs, nous travaillons donc avec des centres de recherche, des start-ups dans le domaine de la mobilité pour obtenir des solutions innovantes.”

“Nous pourrions résoudre le problème à hauteur de 50% sans avoir à débourser des coûts trop importants.”

Sur le plan financier, l’édition 2018 du Grand Prix de France a été un vrai succès selon Christian Estrosi, avec des retombées économiques jusqu’aux frontières du pays.

“Les 65 millions d’euros de revenus ont été obtenus, le retour sur investissement a été réussi. Nous avons rencontré un beau succès au niveau du tourisme, jusqu’à la frontière italienne.”

“L’édition 2018 a été une réussite, avec plus de 160 000 spectateurs, 3 millions de téléspectateurs en France et 440 dans le monde. 4 jours d’animations, de fêtes et de courses sur le Paul Ricard.”

La prochaine édition du Grand Prix de France aura lieu le 23 juin 2019.

Sans Red Bull, Renault va pouvoir penser à long terme désormais

Le directeur général de Renault Sport Racing, Cyril Abiteboul, hésite à confirmer que le moteur Honda a dépassé le Renault en termes de puissance pure, même si le Français admet que les Japonnais ont fait de gros progrès ces derniers mois avec leur unité de puissance.

Honda a introduit une grande évolution de son groupe propulseur le week-end dernier en Russie, avec un effort particulier porté sur l’amélioration de son moteur à combustion interne.

D’après le directeur de l’équipe Toro Rosso les résultats obtenus à Sotchi après quelques kilomètres parcourus en essais libres le vendredi ont été encourageants, Franz Tost allant même jusqu’à dire que le moteur Honda était désormais passé devant le Renault.

Interrogé ce mardi au mondial de l’automobile à Paris, Cyril Abiteboul fait remarquer qu’il est difficile de connaître avec certitude le niveau de performance du moteur Honda, même s’il admet que les Japonnais ont progressé cette année.

“Il est difficile de savoir, mais il est clair que Honda a fait de grands progrès.” déclare Abiteboul. “La performance s’est grandement améliorée, en termes de fiabilité, c’est plus difficile de savoir, car c’est moins visible.”

“Honda pense à la saison prochaine, mais nous ne pensons pas pareil, nous avons des personnes qui travaillent déjà sur 2021.”

“Renault Sport est dans le monde de la course depuis 40 ans et j’espère bien que nous y serons encore pour 40 années. Nous devons penser à long terme.”

“Maintenant que Red Bull est hors de l’équation, nous pensons à long terme. Nous sommes concentrés sur cette année, mais aussi sur ce que nous devons faire pour 2019.”

“Nous ne cherchons pas à faire le spectacle pour Franz Tost [directeur de Toro Rosso] ou Helmut Marko [conseiller motorsport de Red Bull].”

“Nous ne sommes pas pressés, nous ne sommes pas en lice pour le championnat du monde, mais pour la quatrième ou la cinquième place.”

“Cela n’a pas un grand impact sur notre programme, ça le sera à partir du moment où nous pourrons commencer à nous battre pour des podiums en 2020 ou bien pour des victoires en 2021.”

Renault minimise sa responsabilité dans la situation d’Esteban Ocon

Selon Toto Wolff, le directeur exécutif de Mercedes, si Esteban Ocon se retrouve sans baquet pour la saison prochaine, c’est en grande partie à cause de Renault, qui s’est désistée au dernier moment pour signer Daniel Ricciardo.

Le pilote français détenait un accord avec Renault au début de l’été, alors que Mercedes évaluait encore la possibilité de remplacer Valtteri Bottas par Esteban Ocon dans son équipe d’usine.

Mais en raison de cet accord entre Ocon et Renault, Mercedes a mis un terme aux négociations pour placer le Français aux côtés de Lewis Hamilton en 2019.

Malheureusement pour Esteban Ocon, au dernier moment Renault a choisi Daniel Ricciardo, qui venait de prendre la décision de quitter Red Bull Racing. Désormais, Esteban Ocon n’a plus beaucoup d’options pour espérer rester sur la grille en 2019, hormis l’équipe Williams, avec qui il a entamé des discussions la semaine dernière.

Dans ce contexte particulier, Toto Wolff considère donc que Renault est largement responsable de la situation que vit Ocon, mais Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing, n’est pas tout à fait d’accord avec le manager de l’équipe Mercedes.

“Je ne veux pas en rajouter à cette histoire, car sinon, elle est interminable.Et je vois que Toto, peut-être pour la première fois en Formule 1, est mis en difficulté par une situation.” déclare Abiteboul à Motorsport.com.

“Je n’ai jamais nié le fait que nous étions très intéressés par Esteban, et nous le resterons à l’avenir. Je pense qu’Esteban est actuellement dans une situation où les circonstances sont très défavorables, et je pense que Renault n’a joué qu’un petit rôle là-dedans.”

“Un rôle, certes, mais un petit à mon avis. Et je pense qu’il ne faut pas exagérer le fait, je le répète, que nous n’avons joué qu’un petit rôle…”

Alonso débarque au Japon pour deux semaines

Fernando Alonso va rester un peu plus longtemps que ses camarades au Japon, puisque le pilote espagnol participera au Grand Prix du Japon avec McLaren ce week-end, ainsi qu’aux six heures de Fuji la semaine suivante avec Toyota en WEC.

Le double champion du monde participe en effet au championnat d’endurance en parallèle de ses activités en Formule 1 avec McLaren, et doit donc sauter d’un baquet à l’autre lorsque deux courses des différentes catégories se suivent, comme ce sera le cas ce mois-ci.

“J’adore Suzuka, c’est l’un de mes circuits préférés.” déclare Alonso. “J’ai eu quelques bons souvenirs ici, notamment en 2006, et plus généralement, j’aime passer du temps au Japon.”

“Cette année, je vais enfin pouvoir m’habituer au fuseau horaire, parce que je serai là pendant deux semaines, une semaine à Suzuka [F1] et une à Fuji [WEC].”

“Je suis impatient d’y être et aussi de visiter Tokyo, où je vais essayer d’y passer autant de jours que possible entre les courses.”

“La chose la plus incroyable à propos de Suzuka, ce sont les fans, ils sont vraiment étonnants, même le jeudi lors de notre journée média et que nous allons dans les tribunes du circuit pour signer des autographes.”

“Il y a tellement de fans, devant l’hôtel, devant la gare, partout où nous allons il y a des fans passionnés. Mais il ne serait pas juste de dire que ce sont uniquement les fans qui rendent ce circuit si spécial.”

“Il est grand parce qu’il est très exigeant et parfait pour les Formule 1. Vous pouvez utiliser tout le potentiel de ces voitures et leurs performances aérodynamiques correspondent parfaitement aux virages de Suzuka.”

“Le premier secteur est assez impressionnant, et quand tout fonctionne bien et que vous êtes confiant dans la voiture, alors vous pouvez pousser dans les esses.

“Les forces gravitationnelles et les sensations que vous obtenez en course sont incroyables. Comme tout pilote, j’aime la vitesse, mais quand c’est à fond c’est encore plus agréable.”