Le casque d’un pilote de Formule 1 n’est pas qu’un simple accessoire ; c’est une pièce d’ingénierie sophistiquée qui constitue la première ligne de défense contre les traumatismes crâniens. L’évolution de sa conception et de ses matériaux a suivi de près l’augmentation des vitesses et des forces d’impact en F1.
Les réglementations de la FIA (Fédération Internationale de l’Automobile) concernant les casques sont parmi les plus strictes au monde. La norme actuelle (comme la FIA 8860) exige des casques capables de résister à des tests d’impacts extrêmes, de pénétration par des objets pointus et de résistance à l’écrasement. Les matériaux utilisés sont à la pointe de la technologie, combinant plusieurs couches de fibre de carbone, de Zylon et d’autres composites avancés pour une absorption maximale de l’énergie.
Un changement notable a été l’augmentation de la protection balistique de la visière. Suite à l’accident de Felipe Massa en 2009, où il fut frappé par un ressort lourd, la bande de protection en Zylon a été renforcée. La visière elle-même doit être extrêmement résistante aux chocs et ignifuge.
De plus, le casque est désormais intégré au système de sécurité HANS (Head and Neck Support). Le HANS, obligatoire depuis 2003, est un dispositif qui relie le casque au harnais du pilote pour limiter l’hyperextension et l’hyperflexion du cou et de la tête lors d’une décélération violente. L’association du casque moderne et du système HANS a considérablement réduit la fréquence et la gravité des blessures au cou, en particulier les fractures du crâne basilaire, souvent mortelles. L’investissement continu dans cette technologie assure que le pilote est enfermé dans un cocon de protection en cas d’accident.



