Selon Paddy Lowe, les équipes ne pourront pas profiter de zones grises dans le règlement en 2019

Le directeur technique de Williams, Paddy Lowe, affirme que les équipes de Formule 1 ont fait un réel effort pour s’assurer que les nouvelles règles aérodynamiques de 2019 ne présentent aucune faille qui puisse être exploitée pour obtenir un avantage.

Les dirigeants de la F1 ont insisté pour que les règles de 2019 incluent un changement dans les spécifications de l’aileron avant, ce qui devrait en théorie permettre aux monoplaces de se suivre en piste sans être perturbées par des turbulences créées par la voiture précédente.

Il y a 10 ans de cela, l’équipe Brawn GP profitait d’une zone grise dans la réglementation pour utiliser un double diffuseur à l’arrière de la monoplace de Jenson Button et Rubens Barrichello, permettant à l’écurie de remporter le championnat du monde 2009.

Mais le directeur technique de l’équipe Williams ne pense pas qu’un tel scénario puisse se reproduire en 2019 avec la nouvelle réglementation.

“Les équipes étaient tout à fait prêtes et disposées, du moins certaines d’entre elles, à mettre sur la table des éléments qui étaient alors extrêmement limités.” explique Lowe.

“La réglementation est très restrictive. J’espère que c’est le cas pour tout le monde, mais nous avons du mal à trouver beaucoup de performance avec ces ailes avant.”

Daniel Ricciardo espère amener Renault à un niveau supérieur

Daniel Ricciardo s’est fixé comme objectif de faire passer Renault à “un niveau supérieur” en 2019, alors que le pilote australien a rejoint Enstone cette saison après dix années passées dans le giron Red Bull.

Daniel Ricciardo remplace directement Carlos Sainz chez Renault, l’Espagnol ayant décidé de rejoindre  pour sa part l’équipe McLaren où il pilotera aux côtés du jeune Lando Norris.

Interrogé sur ses attentes pour 2019 avec sa nouvelle équipe, Daniel Ricciardo se montre très optimiste et souhaite aider l’équipe du constructeur français à grimper plus rapidement dans la hiérarchie.

“Je veux plus de moi-même, car j’en demande toujours plus.” a déclaré Daniel Ricciardo.

“J’attends plus de ma présence au sein de l’équipe, Nico [Hulkenberg] a de l’expérience, il a déjà fait ses preuves, et je veux faire partie de cette équipe.”

“Je veux être une autre source de motivation pour l’équipe, et je suppose que je devrai simplement avoir une bonne éthique de travail et amener les gens autour de moi à travailler avec ce qu’ils ont.”

“Evidemment, je continuerai toujours à améliorer mon pilotage, et je vais juste essayer d’amener l’équipe à un niveau supérieur. Je veux juste être impliqué dans tout le processus et ne pas rester sans rien faire.”

L’équipe Renault a terminé la saison 2018 au quatrième rang au championnat du monde des constructeurs.

Brown : “McLaren laissera à Lando Norris le temps de se développer”

Le PDG de McLaren Group, l’Américain Zak Brown, assure que son équipe laissera suffisamment de temps à Lando Norris pour que le jeune britannique puisse s’adapter au milieu hostile qu’est la Formule 1 moderne.

Norris débutera sa carrière en F1 en 2019 avec McLaren, et va devoir faire ses preuves assez rapidement pour espérer conserver son poste au sein d’une des écuries les plus prestigieuses de la discipline.

“La Formule 1 peut être un environnement assez cruel.” déclare Zak Brown dans les colonnes du Sun.

“Nous allons devoir gérer les attentes, mais pas après trois courses, et émettre notre jugement, ce que nous arrivons à faire rapidement dans ce sport.” 

“On lui laissera certainement du temps pour se développer, c’est un environnement très stressant, et la première chose à faire en Formule 1 est de vous comparer à votre coéquipier.”

Lando Norris aura une solide référence contre laquelle se mesurer cette année avec Carlos Sainz, qui arrive tout droit de l’équipe Renault.

“Nous nous attendons à ce qu’ils se battent durement mais proprement. Ils auront bien-sûr besoin de se mesurer de temps en temps.”

Le flot de bonnes nouvelles a convaincu Raikkonen de rejoindre Sauber

Le patron de l’équipe Sauber, Frédéric Vasseur, déclare que c’est le flot incessant de bonnes nouvelles qui a finalement persuadé Kimi Raikkonen de faire partie de l’équipe suisse en 2019.

L’arrivée d’Alfa Romeo en tant que sponsor principal, la signature de Charles Leclerc, l’utilisation de plusieurs composants en provenance de Maranello, comme le moteur dernière génération, ont convaincu le Finlandais d’aller terminer sa carrière chez Sauber selon le manager français.

“Ferrari, Alfa Romeo et Charles ont rejoint notre équipe et nous avons eu de bonnes nouvelles chaque semaine.” explique Vasseur au magazine britannique Autosport.

“C’était une spirale positive, l’ambiance est là, la motivation aussi. L’esprit d’équipe est énorme par rapport à l’année dernière [2017].”

“Nous sommes dans une bien meilleure position pour recruter et avoir  les meilleurs dans chaque département. J’ai le sentiment que notre projet est vraiment attrayant.”

“Kimi sait qu’il sera difficile pour nous de faire mieux que P7 sans accident [par rapport aux grandes équipes].”

“Mais la motivation vient d’ailleurs, le fait que nous nous améliorons, que nous grandissions, que nous construisions quelque chose – je pense que c’est un sentiment énorme pour tous les membres de l’équipe, y compris les pilotes.”

Kimi Raikkonen a quitté l’équipe Ferrari à la fin de la saison 2018, le pilote finlandais a signé un contrat de deux ans avec Sauber, qui devrait être en toute logique sa dernière équipe avant la retraite.

Kevin Magnussen : “Grosjean est plus rapide que Jenson Button”

Kevin Magnussen estime que Jenson Button est le meilleur coéquipier qu’il ait jamais eu en Formule 1, alors que le pilote danois pense que Romain Grosjean surpasse Button en termes de vitesse pure.

Magnussen a passé une saison complète aux côtés de Jenson Button lors de son bref passage chez McLaren en 2014, mais a été largement battu par le Britannique avec un score de 126 points à 55 pour le champion du monde 2009.

“Si vous regardez l’ensemble du package – humain, technique, temps au tour, etc… – Jenson est le meilleur coéquipier que j’ai eu.” explique Magnussen au journal BT.

“Mais il ne fait aucun doute que Romain [Grosjean] est plus rapide que Button. Sur un tour Romain est exceptionnellement rapide quand tout se passe bien pour lui.”

En 2018, Romain Grosjean a connu des débuts difficiles avec Haas, ses efforts étant le plus souvent minés par des erreurs personnelles.

Mais au cours de l’été, le pilote français a fini par baisser la tête et a comblé l’écart de performance avec son coéquipier.

“Romain est revenu après une période difficile, et il aurait pu sembler que j’avais fait un pas en arrière. Mais ce n’était pas le cas, il venait de revenir à son plus haut niveau.”

“Il est clair qu’avec la mise à jour, Romain avait une voiture qui lui convenait très bien. Globalement c’était mieux, mais contrairement à Romain, je pouvais aussi piloter l’ancienne [spécification].”

“En fait, j’ai beaucoup de mal à comprendre que cela ait fait une si grande différence avec Romain.” conclut le Danois.

Verstappen : “Nous devions toujours pousser Renault, désormais c’est l’inverse”

Une nouvelle fois, Max Verstappen lance une dernière pique en direction de Renault, le Hollandais pointant du doigt la différence de méthodologie entre le constructeur français et Honda.

Selon Max Verstappen, les ingénieurs de Honda sont beaucoup plus à l’écoute que leurs homologues de chez Renault, et c’est ce qui fait toute la différence dans la relation entre l’équipe de Milton Keynes et son nouveau partenaire moteur.

“L’attitude de Honda et leurs projets sont totalement différents de ce à quoi nous étions habitués chez Renault.” confie Verstappen.

“Nous devions toujours pousser avec Renault, cela devait toujours venir de nous, et la plupart du temps cela était ignoré.”

“Désormais c’est l’inverse, nous sommes poussés à livrer des choses. Ils ont besoin de boîte de vitesses etc…alors que ce n’est pas facile à fabriquer. Honda veut juste pouvoir tester encore et encore sur la piste.”

Le pilote Red Bull Racing est conscient que le travail entrepris par Honda au cours de l’hiver avec son équipe pourrait ne pas être suffisant dés le début de l’année 2019, mais le jeune hollandais espère des progrès significatifs en cours d’année pour pouvoir viser le titre dés 2020.

“Peut-être que cela ne suffira pas à rivaliser sur tous les circuits, mais nous devrions au moins faire des progrès en cours de saison pour pouvoir disputer le titre dés 2020.”

Après quatre saisons, Verstappen se sent prêt pour se battre pour le titre

Max Verstappen estime qu’il a les capacités pour se battre pour le championnat du monde désormais, après quatre saisons passées en F1.

Le jeune hollandais est arrivé en catégorie reine du sport automobile à l’âge de 18 ans chez Toro Rosso, mais n’a jamais pu se battre directement pour le championnat du monde faute de voiture compétitive.

Mais pour cette année, Max Verstappen espère bien pouvoir aller se battre pour le titre au volant de sa RB15 équipée du moteur Honda.

“Je pense que je suis prêt, car j’ai quatre saisons derrière moi désormais.” explique le pilote Red Bull Racing.

“Vous savez, Lewis Hamilton s’est battu pour le titre mondial dés sa première saison en Formule 1. Donc, je ne sais pas si je suis prêt pour le titre mondial, mais lui l’était-il ?”

“Si vous avez la voiture pour ça, vous y allez quand même, parce que je pense que ce n’est jamais sûr à 100% que quelqu’un soit prêt.”

“Mais lorsque vous aurez la voiture pour cela, vous roulerez aussi vite que possible, et lorsqu’il s’agira de la voiture la plus rapide de la grille, vous vous retrouverez normalement devant.”

“Mais même si nous avons un package avec lequel nous pouvons gagner, il se peut que sur certains week-ends nous commettions une erreur, mais au début, nous espérons au moins avoir ce package gagnant.”

Corinna Schumacher : “Michael est entre de bonnes mains”

Pour la première fois depuis de nombreux mois, et à la veille du 50e anniversaire de Michael Schumacher, sa famille a tenu à prendre la parole.

C’est sur Facebook que la femme de Schumacher, Cornrinna, a tenu à publier un message pour annoncer officiellement le lancement de l’application Michael Schumacher ce 3 janvier 2019.

Dans ce communiqué, Corinna Schumacher ne donne aucun détail sur l’état de santé du septuple champion du monde de Formule 1, mais assure qu’il est entre de bonnes mains.

“Vous pouvez être certains que Michael est entre de bonnes mains, et que nous faisons tout ce qui est humainement possible pour l’aider.” déclare la femme du septuple champion du monde.

“S’il vous plait, comprenez que nous respectons les souhaits de Michael et gardons un sujet aussi sensible que la santé, comme cela l’a toujours été, une question privée.”

“Nous sommes très heureux de célébrer demain [3 janvier 2019] le 50e anniversaire de Michael avec vous et nous vous remercions du fond du cœur de pouvoir le faire ensemble.”

“En guise de cadeau pour lui, vous et nous, la fondation Keep Fighting a créé un musée virtuel. L’application officielle Michael Schumacher sera mise en ligne demain [3 janvier 2019], afin que nous puissions passer en revue ensemble les succès de Michael.”

“Cette application marque une nouvelle étape dans nos efforts pour lui rendre hommage, ainsi que ses fans, en célébrant ses accomplissements. Nous vous souhaitons beaucoup de plaisir en la découvrant, Michael peut être fier de ce qu’il a accompli et nous aussi!”

En parallèle du lancement de l’application Michael Schumacher, vous pourrez également vous rendre à Maranello où une exposition ouvrira ses portes dés le 3 janvier 2019.

Raikkonen pense qu’Arrivabene est la bonne personne pour Ferrari

Alors que la Scuderia Ferrari n’a plus gagné de titre mondial depuis 2007, Kimi Raikkonen estime que son ancienne équipe va renouer avec le succès très bientôt.

En 2017 et 2018, l’équipe italienne s’est battue contre Mercedes pour le championnat du monde, mais n’a pas réussi à battre l’équipe du constructeur allemand, qui domine la catégorie depuis maintenant cinq années.

Kimi Raikkonen, qui a quitté Ferrari à la fin de la saison 2018 pour rejoindre Sauber, estime cependant que Ferrari est entre de bonnes mains avec son team principal Maurizio Arrivabene et devrait sans doute retrouver le chemin de la victoire.

“Lorsque je suis arrivé [chez Ferrari], Jean Todt était à la tête de l’équipe.Il reste un grand personnage, même s’il remplit désormais une fonction différente.” explique Raikkonen à Sky Sports.

“Mais nous continuons à nous voir les week-ends, ce qui est génial. Après lui, nous avons eu plusieurs chefs d’équipe, et je ne peux pas vous dire à quel point Maurizio Arrivabene a été formidable.”

“Je pense qu’il est la bonne personne pour ramener Ferrari là où l’équipe doit être et je lui dois aussi beaucoup pour mon retour.”

Rappelons que Kimi Raikkonen est le dernier pilote à avoir été titré au volant d’une Ferrari, c’était en 2007.

Jacques Villeneuve ne croit absolument pas aux progrès de Honda

Pour Jacques Villeneuve, qui a la critique facile, le moteur Honda n’a absolument rien prouvé en 2018, ce qui ne devrait pas permettre à Red Bull Racing de se battre pour le titre en 2019.

Selon Villeneuve, les progrès constatés sur le moteur Honda en 2018 sont trop infimes et ne sont tout simplement pas suffisants pour permettre à Red Bull Racing d’avoir un moteur compétitif en 2019.

“Pourquoi le moteur Honda serait soudainement meilleur cette année ? A moins de s’appuyer sur des expertises extérieures, ce qui est toujours possible.” explique Villeneuve.

“Mais dans l’état actuel du projet, je ne vois pas comment il serait plus compétitif en 2019 car les autres fabricants continuent aussi de progresser.”

“Bien-sûr, on a pu voir [en 2018] avec Toro Rosso que le moteur Honda avait gagné en puissance, mais c’était des blocs qui n’effectuaient qu’une seule course avant d’être changés, en reléguant les pilotes en fond de grille et au lieu de couvrir la distance de six ou sept Grands Prix comme ce fut le cas de la concurrence.”

Rappelons que Honda va équiper Red Bull Racing et Toro Rosso en 2019 pour ce qui s’annonce être un partenariat technique historique.

Willi Weber a supplié Schumacher de ne pas revenir en F1 en 2010

Willi Weber, ex-manager de Michael Schumacher en Formule 1, a prié le septuple champion du monde de ne pas revenir en Formule 1 après son premier départ à la retraite en 2006.

Le pilote allemand a décidé de quitter la discipline reine du sport automobile en 2006, mais contre toute attente, Schumacher a annoncé son retour en F1 en 2010 chez Mercedes.

Son ancien manager Willi Weber se souvient qu’il ne voulait pas que Schumacher revienne en Formule 1.

“Je l’ai supplié, “s’il te plait, ne fais pas ça, tu ne peux que perdre.” Il a été sept fois champion du monde et il était au sommet, il n’avait plus rien à prouver.” explique Weber au journal allemand Abendzeitung.

“Mais il voulait vraiment piloter, donc je lui ait dit qu’il pouvait piloter, mais sans moi. Nous avions encore un contrat [ensemble] jusqu’en 2014, mais je ne voulais plus faire le tour du monde avec le décalage horaire et tout le reste.”

“Ce que nous avions fait en 20 ans, Michael et moi, était notre temps en Formule 1. Mais nous ne pouvions pas répéter tout ça.”

“Nous nous sommes donc séparés en tant qu’amis, puis nous avons discuté des centaines de fois au téléphone, ou lors d’un café ou d’un dîner.”

Je vous souhaite une bonne année 2019 !

En ce premier jour du nouvel an, je tenais à vous souhaiter à toutes et à tous une belle et heureuse année 2019.

Après une année 2018 riche en événements en Formule 1, il est désormais venu le temps de se tourner vers l’avenir et d’entamer cette nouvelle année, qui devrait certainement nous offrir du beau spectacle en Formule 1.

En 2019, F1only.fr sera toujours là pour vous faire vivre votre passion de la Formule 1 au quotidien, que ce soit les présentations des monoplaces 2019 entre janvier et février, ou bien les essais hivernaux à partir de la fin février en direct de Barcelone, ou encore l’intégralité de la saison 2019 de mars à décembre (soit 21 courses).

L’année 2019 sera aussi pour moi l’occasion de m’investir encore plus pour vous avec notamment des séances en Live, une couverture de l’actualité de la Formule 1 peut-être un peu plus large que ce que je ne faisais jusqu’ici et bien-sûr quelques nouveautés qui devraient vous plaire mais dont la mise en place me demande un certain temps.

Bref, vous l’avez compris, si les trois dernières saisons de F1 vous ont plu sur F1only.fr, vous ne serez pas déçu de l’année 2019, qui s’annonce dores et déjà comme un bon cru sur le plan sportif.

Je stoppe là tout mon blabla et vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2019, que vos rêves les plus fous se réalisent, que vous puissiez vivre de votre passion, que vous puissiez faire ce que vous aimez au quotidien, que l’amour, la santé, le bonheur soient au rendez-vous pour vous ainsi que vos proches.

PS : Je profite encore quelque jours de ma petite famille, mais je serai de retour au plus tard pour le 7 janvier (activité toujours au ralenti donc) pour entamer cette nouvelle année frais et dispo, ce qui me permettra d’aller vous chercher les moindres petites informations au sein du paddock, ainsi que dans chaque garage tout au long de la saison.

Alonso : “Mon meilleur rival fut Michael Schumacher”

Après dix-sept saisons passées en Formule 1, Fernando Alonso a raccroché les gants après la dernière course de la saison 2018 à Abou Dhabi.

Interrogé pour savoir avec quel pilote il pensait avoir lutté le plus durant sa longue carrière, l’Espagnol a désigné sans hésiter le septuple champion du monde Michael Schumacher avec qui il a livré de belles batailles lorsqu’il était chez Renault.

“C’est quelque chose de difficile à dire, mais si je dois en choisir un seul, c’est Michael [Schumacher], pas à cause de quelque chose en particulier, mais juste parce que Michael était celui qui dominait lorsque je suis arrivé en Formule 1.” explique le double champion du monde.

“Quand j’étais en karting je le voyais gagner, et soudainement, vous vous battez avec lui en piste, roue contre roue, ces batailles étaient vraiment spéciales et plus excitantes à cette époque.”

“Je pense que nous avons vu la génération la plus talentueuse de l’histoire, car désormais, les pilotes sont mieux préparés. Ils ont plus de temps dans le simulateur et dans différents programmes de jeunes pilotes.”

“Désormais, ils atteignent la Formule 1 à un niveau qui semblait impensable il y a une décennie ou deux. Alors oui…Si je devais en choisir un seul, ce serait Michael uniquement pour des raisons émotionnelles, pas des raisons techniques.”

Les accidents en 2018 ont coûté 2.3 millions d’euros à Toro Rosso

Franz Tost, le patron de l’équipe Toro Rosso, déplore la perte financière conséquente en 2018 causée par un trop grand nombre d’accidents de la part de ses deux pilotes au cours de la saison.

Cette année, Toro Rosso a terminé à l’avant dernière place au classement des constructeurs, avec seulement 33 points marqués en 21 courses.

L’équipe de Faenza a débuté sa collaboration avec le motoriste japonais Honda, afin de servir de laboratoire à Red Bull Racing, qui bénéficiera aussi du moteur V6 turbo Hybride Honda en 2019.

Cette année, qui servait de tests grandeur nature sur la Toro Rosso, a été ponctuée par des pénalités de grille à répétition pour les pilotes Toro Rosso, ce qui ne leur aura pas permis de rapporter un grand nombre de points à l’équipe.

Outre ces pénalités [souvent stratégiques], Franz Tost déplore aussi le grand nombre d’accidents dont ont été victimes ses deux pilotes en 2018, même s’il souligne qu’ils n’étaient pas toujours responsables.

“Nous avons eu trop d’accidents.” déplore Franz Tost dans des propos relayés par Motorsport-Total. “Nous avons dépensé 2.3 millions d’euros juste pour les accidents.” 

Mais le patron de l’équipe italienne n’en veut pas à ses pilotes, d’autant que dans la plupart des accidents ils n’étaient pas responsables, comme à Barcelone où Pierre Gasly n’a pas pu éviter le contact lorsque Romain Grosjean s’est loupé au départ de la course et a emporté avec lui un grand nombre de pilotes : “Il ne pouvait rien faire, tout comme Ocon en France [percuté par Grosjean au départ du GP de France].”

Le coéquipier de Pierre Gasly, le Néo Zélandais Brendon Hartley, a lui aussi été victime de plusieurs accidents en 2018, dont deux très violents en Espagne et au Canada.

A Silverstone, la suspension de sa Toro Rosso s’est brisée alors que sa monoplace était lancée à pleine vitesse et à Monza il a été percuté par Stoffel Vandoorne et Marcus Ericsson.

Les progrès de Sauber ont évité une “saison difficile” à Charles Leclerc

Charles Leclerc estime que sa première saison en Formule 1 aurait pu se terminer autrement si Sauber n’avait fait de réels progrès au cours de la saison.

En 2017, l’équipe suisse était au bord de la faillite, mais une restructuration salutaire avec un afflux d’argent frais et l’arrivée à la tête de l’écurie de Frederic Vasseur ont fournit à Sauber des bases saines pour débuter la saison 2018.

Alors que l’équipe semblait avoir du mal à se lancer lors des premières courses de la saison, les progrès sont finalement très vite arrivés, permettant au jeune débutant Charles Leclerc de démontrer ses talents et de renforcer sa motivation pour rejoindre l’équipe Ferrari en 2019.

Mais le pilote monégasque sait très bien que tout aurait pu mal tourner pour lui et pour Sauber.

“Je pense que la saison aurait pu être très difficile mentalement si la voiture et moi-même avions maintenu le niveau affiché en début d’année.” a déclaré Leclerc.

“Pour moi, les choses sont devenues beaucoup plus intéressantes une fois que nous avons commencé à faire évoluer la voiture et moi-même en tant que pilote.”

“Lutter pour marquer des points, entre autres choses, cela m’a donné beaucoup de motivation. Mais je pense que si avions été dans une position semblable à celle que nous avions lors des premières courses de l’année, la motivation n’aurait pas été là.” conclut le désormais pilote Ferrari.

Williams aurait bien voulu garder Sergey Sirotkin en 2019

Le directeur technique de l’équipe Williams, Paddy Lowe, regrette profondément le fait que Sergey Sirotkin ait dû quitter l’équipe à la fin de la saison 2018 pour laisser sa place à Robert Kubica.

Le jeune russe a signé une première saison en Formule 1 anonyme en 2018, terminant bon dernier au classement des pilotes avec un seul point marqué en 21 courses.

Mais pour Paddy Lowe, Sergey Sirotkin avait tout pour devenir un très grand pilote dans un futur plus ou moins proche, ce qui fait regretter au directeur technique de Williams le fait que les écuries ne puissent pas aligner trois pilotes au lieu de deux sur les grilles.

“Dés sa première année en tant que titulaire, Sergey a joué un rôle crucial au sein de l’équipe.” explique Paddy Lowe.

“Il s’est beaucoup impliqué et a souhaité fédérer tout le monde autour de lui. Il a toujours travaillé très dur pour donner le meilleur de lui-même.”

“Ce fut triste de devoir se séparer de lui, et c’est vraiment dommage que le règlement nous contraint à nous limiter à deux titulaires car nous aurions réellement souhaité le garder [pour 2019].”

“Nous aurons certes un très beau line-up en 2019 avec George [Russell] et Robert [Kubica], mais cela ne nous console pas sur le fait que nous avons dû nous séparer de Sergey.”

Arrivabene : “Passer d’une mentalité de battant à celle de gagnant”

Plus qu’une monoplace compétitive en 2019, c’est d’un sacré coup de fouet au moral dont a besoin l’équipe Ferrari selon Maurizio Arrivabene, le team principal de l’écurie.

Maurizio Arrivabene sait très bien que son équipe sera attendue au tournant en 2019, alors qu’elle a une fois de plus échoué dans la course au titre en 2018 face à une équipe Mercedes redoutable.

Ferrari va devoir impérativement retrouver l’habitude de gagner des courses selon Arrivabene, rendre “normal” ce qui était jusqu’à présent “exceptionnel”.

“Nous devons retrouver l’habitude de gagner.” estime le manager italien de la Scuderia Ferrari.

“Il faut renforcer les mentalités dans l’équipe avec comme objectif commun la victoire, car nous en aurons vraiment besoin pour pouvoir prétendre au championnat.”

“Bien évidemment, cela dépendra également du niveau de la concurrence, mais avoir l’habitude de gagner, cela n’a rien de sorcier.”

“Signer un doublé en course doit devenir une certaine habitude et non plus un événement exceptionnel, c’est comme ça que l’on passera d’une mentalité de battant à celle de gagnant.”

Horner : “Verstappen a signé une seconde partie de saison phénoménale”

Pour Christian Horner, le team principal de l’équipe Red Bull Racing, son pilote Max Verstappen a gagné en maturité et en expérience lors de la seconde moitié de saison en 2018.

Le jeune hollandais a terminé la saison 2018 à la quatrième place au classement des pilotes, et a été le pilote ayant marqué le plus grand nombre de points à partir du Grand Prix de Belgique après Lewis Hamilton.

La deuxième moitié de la saison de Max a été phénoménale.” déclare Horner. Cela fait partie de son propre développement et de son évolution.”

“Certains dépassements en début d’année auraient été payants un autre jour, comme Bahreïn avec Lewis [quand ils sont entrés en collision].”

“Il a eu un contact similaire avec Kimi [Raikkonen] lors du premier tour en Autriche et cela a été décisif pour remporter la course. Il a tiré les leçons de cette expérience difficile et l’a intégrée.”

Un peu plus tard dans la saison, Verstappen a eu un autre contact au Grand Prix du Brésil. Le pilote Red Bull s’est accroché avec la Racing Point d’Esteban Ocon en pleine course, alors que le Français était en train de se dédoubler.

Après la course, les deux hommes se sont expliqués de façon virulente et en sont presque venus aux mains. Cette situation n’a fait que renforcer Max Verstappen selon Christian Horner.

“Très certainement, il est ressorti plus fort. Il a les épaules larges, c’est un pilote dur, avec une quantité phénoménale de talent et il continue d’évoluer. Avec l’expérience, il devient de plus en plus fort.”

En 2019, Max Verstappen fera équipe avec le pilote français Pierre Gasly, qui débutera sa seconde saison en Formule 1.

Red Bull Racing vise le même taux d’abandons que Mercedes et Ferrari

Christian Horner estime que Red Bull Racing va devoir mettre la barre très haut en 2019 sur le plan de la fiabilité, alors qu’il s’agissait pour l’équipe de Milton Keynes d’un véritable talon d’Achille en 2018 avec le moteur Renault.

Pour 2019, Red Bull Racing sera équipée du moteur Honda et va essayer de viser le même taux d’abandons que Mercedes ou Ferrari, alors que Lewis Hamilton et Sebastian Vettel n’ont abandonné qu’une seule fois en 2018 pour des problèmes liés à la fiabilité.

“Nous sommes ravis, c’est un nouveau départ pour nous, et c’est la première fois que nous travaillons dans un véritable partenariat moteur [avec Honda].” déclare le team principal de l’équipe Red Bull Racing.

“Cela a revigoré toute l’usine, et nous attendons cela avec impatience. La trajectoire va dans le bon sens.”

“La fiabilité n’est pas quelque chose que nous avons eu [en 2018], nous avons eu 11 ou 12 abandons cette année – c’est notre plus grand talon d’Achille.”

“Nous devons donc parvenir à gagner de la performance et de la fiabilité – Lewis [Hamilton] n’a eu qu’un seul abandon cette année, de même avec Sebastian [Vettel] – c’est le taux que nous devons viser.”

Devenu obsolète, le poste de directeur technique disparaît chez Toro Rosso en 2019

En 2019, Red Bull Racing et Toro Rosso vont utiliser de nombreuses pièces en commun, dont l’unité de puissance Honda, afin de réduire les coûts et surtout permettre à Honda de progresser rapidement avec quatre monoplaces quasiment identiques au lieu de deux.

Dans ce contexte, et après quelques désaccords avec les dirigeants,  James Key, l’ancien directeur technique de l’équipe Toro Rosso, a décidé de quitter le navire Red Bull pour rejoindre McLaren en 2019.

Mais ce départ ne devrait pas gêner Red Bull et Toro Rosso l’an prochain, puisque Helmut Marko, le consultant motorsport de l’équipe, a confirmé que le poste de directeur technique chez Toro Rosso était devenu obsolète et ne sera donc pas remplacé.

“Dietrich Mateschitz nous a demandé de renforcer les liens avec Toro Rosso, maintenant que nous disposerons du même groupe motopropulseur.” a expliqué Helmut Marko à Motorsport-Magazin.

“Cela veut dire que nous devons éviter d’avoir des personnes qui font finalement la même chose au sein de nos deux équipes quand cela peut être évité. Nous avons élaboré un plan pour y arriver, mais James [Key] n’était pas d’accord avec ce plan.”

“Nous n’allons pas essayer de trouver un remplaçant pour le poste de directeur technique chez Toro Rosso. Cette fonction n’est plus nécessaire étant donné le partenariat renforcé avec Red Bull.”