Pierre Gasly est très inquiet de l’énorme différence entre le moteur Ferrari et le Honda

Pierre Gasly s’inquiète de la montée en puissance de l’équipe Sauber cette saison, qui est bien aidée par “l’énorme différence” de puissance entre le moteur Ferrari et le Honda monté sur la Toro Rosso cette année.

Au championnat, Sauber n’est qu’à quatre points de l’équipe Toro Rosso après les dix premières course de la saison en ayant déjà inscrit 16 unités.

Sauber aurait même dû être devant Toro Rosso après le Grand Prix de Grande-Bretagne, mais un problème lors de son arrêt au stand a obligé Charles Leclerc à abandonner en course alors qu’il se battait pour la sixième position.

“Sauber est vraiment rapide, donc je pense qu’il nous sera difficile de les garder à distance avec le rythme que nous avons, parce qu’ils ont un package bien plus performant.” déclare Pierre Gasly.

“En termes de châssis, nous sommes toujours devant eux, mais en termes de moteur, grâce au bloc Ferrari ils font une énorme différence.”

“Je m’attends à ce qu’il soient régulièrement dans les points désormais, donc ça va vraiment être difficile de les garder derrière, nous allons essayer de faire ce que nous pouvons.”

“Nous devons nous assurer de marquer des points quand nous aurons des opportunités, comme à Bahreïn ou Monaco. Mais dans des conditions normales, nous n’avons pas le package et la vitesse pour nous battre avec eux.”

“Haas et Sauber sont très rapides avec le moteur Ferrari, nous avons aussi vu que Force India se porte bien et Renault a un très bon package entre le moteur et le châssis.”

“Notre châssis est bon, mais avec le moteur que nous avons, nous perdons trop de temps. Budapest est une piste où nous pourrions avoir une opportunité et nous devons donc nous assurer de tout faire parfaitement pour obtenir des points si il y a l’opportunité.”

Valtteri Bottas : “Je suis au niveau que Mercedes attend de moi”

Valtteri Bottas estime qu’il a pu démontrer son potentiel à Mercedes cette année malgré le fait que le pilote finlandais ait raté plusieurs victoires en course pour des raisons diverses.

Bottas s’est fixé comme objectif d’impressionner Mercedes cette année afin de décrocher un troisième contrat avec l’équipe du constructeur allemand la saison prochaine en Formule 1, mais le coéquipier de Lewis Hamilton a raté la victoire de peu en Chine et en Azerbaïdjan, puis a dû abandonner sur panne mécanique en Autriche alors qu’il était premier en course.

Le week-end dernier en Grande-Bretagne, Valtteri Bottas est une nouvelle passé proche de la victoire, mais c’est finalement Sebastian Vettel qui s’est imposé grâce à des pneus plus frais en fin de course.

“Cela me place dans une position décente cette année, même si je n’ai pas marqué le nombre de points que j’aurais voulu.” déclare Valtteri Bottas.

“J’ai toujours piloté au niveau que l’équipe attend de moi et je suis plus ou moins au niveau que je souhaite personnellement.”

“C’est une bonne chose, même si seule l’équipe peut voir à quel niveau je pilote chaque semaine. Avoir quelques victoires à son actif ne fait jamais de mal pour sa carrière, mais au moins l’équipe sait exactement comment je pilote et la direction dans laquelle je vais et je m’améliore.”

Valtteri Bottas estime qu’il a éliminé l’écart important qu’il y avait entre lui et son coéquipier Lewis Hamilton l’an dernier, particulièrement sur des pistes où la Mercedes est la plus forte.

“J’ai senti que j’étais capable d’améliorer mes faiblesses et mes points forts, la performance globale est bien plus proche, et il y a des écarts moins importants entre moi et Lewis.”

“Peu importe si la voiture a été facile à piloter ou très difficile, j’ai le sentiment d’avoir pu extraire tout le potentiel et nous sommes assez proches désormais.”

Jean-Eric Vergne sacré champion de Formule E !

En remontant du fond de grille, où il avait été relégué pour avoir dépassé la limite de puissance aux qualifications, jusqu’à la cinquième position au drapeau à damier, Jean-Eric Vergne a été sacré champion de la saison 4 de Formule E ce samedi à New-York.

Le pilote français était en lutte avec Sam Bird au championnat, mais le pilote britannique n’a terminé que neuvième de la première des deux courses à New-York, ce qui ne lui permettra pas de rattraper JEV au championnat lors de la dernière course programmée dimanche.

La course a été remportée par le pilote Audi Lucas Di Grassi, qui devance son coéquipier Daniel Abt et la Renault eDams de Sebastien Buemi.

Derrière, Tom Dillemann, Jean-Eric Vergne, Nick Heidfeild, André Lotterer, Maro Engel, Sam Bird et Nicolas Prost complètent le top dix .

Vergne, qui a été sacré une course avant la fin officielle du championnat, succède ainsi à Nelson Piquet Jr, Sebastien Buemi et Lucas Di Grassi.

Marcus Ericsson ne reconnait plus l’équipe Sauber tant la différence est énorme

Marcus Ericsson admet qu’il ne reconnait plus son équipe depuis le début de la saison, alors que Sauber se bat désormais régulièrement pour les points après un long passage à vide durant deux saisons difficiles pour la structure basée à Hinwill.

Après un rachat en 2016 par un groupe d’investisseurs, Sauber semble sortir la tête de l’eau depuis le début de la saison 2018, bien aidée par l’arrivée du Français Frederic Vasseur à la tête de l’équipe, un partenariat solide avec Ferrari, qui lui fournit nombreuses pièces dont le moteur, mais également par celle du jeune talent monégasque Charles Leclerc, qui continue d’impressionner depuis dix courses maintenant.

Témoin de tous ces changements, le pilote suédois Marcus Ericsson admet qu’il ne reconnait plus son équipe tant la différence est énorme.

“C’est une différence énorme, je pense que ça vient avant tout du côté financier : Nous avons désormais une plateforme financière bien plus solide et tout est développé à partir de cela.” explique Ericsson.

“Nous avons également recruté des personnes importantes dans l’équipe, et la motivation des gens dans l’équipe a été décuplée.”

“Nous sommes dans un monde totalement différent d’il y a douze mois, et c’est vraiment génial à voir. C’est impressionnant de voir comment l’équipe s’est développée en 12 mois et c’est une belle récompense pour tout le travail qui a été fourni par tout le monde au sein du team.”

“Je ne vois aucune raison pour laquelle nous régresserions désormais plus que d’autres équipes dans le peloton, notre façon de faire cette saison a été d’apporter des évolutions plus ou moins à chaque course, jamais des packages importants, mais des nouvelles pièces tout le temps pour continuer à faire progresser la voiture.

“De ce que je sais, nous allons continuer à le faire, par rapport au peloton dans lequel nous évoluons, nous devrions être capables de nous développer à la même vitesse, même si à un certain moment nous allons devoir nous focaliser sur la saison prochaine.”

Trois questions à Carlos Sainz avant le Grand Prix d’Allemagne

Après un intermède bienvenu d’une semaine, Carlos Sainz est revigoré et gonflé à bloc pour réintégrer les points à Hockenheim.

Êtes-vous impatient de retrouver le Grand Prix d’Allemagne ?

Je suis content de revenir en Allemagne. J’ai vraiment hâte d’y être, d’autant que nous aurons plusieurs évolutions — dont un nouvel aileron avant — afin de nous aider à renouer avec notre rythme du début d’année. J’ai déjà gagné à Hockenheim dans le passé, donc il me tarde d’y être.

C’est également la manche à domicile de Nico. Ce sera particulier pour lui, autant que pour moi en Espagne, et cela nous poussera tous les deux à attaquer tout au long du week-end.

Qu’aimez-vous à Hockenheim ?

C’est un circuit que j’apprécie vraiment, même si je n’y ai couru qu’une fois en F1. En formules de promotion, j’y ai signé des pôles et remporté des courses. C’est une piste à l’ancienne et j’ai un faible pour ce genre de tracés. Il y a quelques longues lignes droites et des virages rapides.

Pour la première fois, nous serons à Hockenheim avec les F1 de nouvelle génération. Avec ces monoplaces plus larges et disposant de plus d’appuis, de nombreuses courbes seront avalées bien plus rapidement qu’auparavant, tout particulièrement le T1 et le T12. Il faudra garder un œil là-dessus dès les premiers tours de roue vendredi matin.

C’est une véritable bataille pour la quatrième place du Championnat Constructeurs…

Nous avons beaucoup de choses à analyser, car les écarts se resserrent en milieu de grille. Les derniers rendez-vous ont souligné cette tendance et notre quatrième place pourrait être menacée si nous ne continuons pas à travailler d’arrache-pied.

Nous avons connu deux bons tiers de course à Silverstone, mais il était dommage de ne pas pouvoir inscrire davantage de points. Nous devons poursuivre nos efforts pour assurer cette quatrième position au Championnat Constructeurs.

La FIA convoque les directeurs techniques à Budapest pour discuter des rétroviseurs

Les directeurs techniques de chaque équipe de F1 ont été convoqués à une réunion spéciale avec la FIA au Grand Prix de Hongrie afin de discuter de changements potentiels concernant les rétroviseurs montés sur les F1 dans le but d’améliorer la visibilité des pilotes.

Les pilotes se plaignent régulièrement d’une mauvaise visibilité arrière en piste, et c’est dans ce contexte que la FIA convoque les directeurs techniques au circuit du Hongaroring dans quinze jours pour discuter des possibilité qui peuvent être introduites à ce sujet en 2019.

Au Grand Prix de Grande-Bretagne la semaine dernière, Mercedes a déjà testé un prototype de rétroviseur afin de récolter des données sur un nouvel emplacement.

Le nouveau rétroviseur était monté juste en dessous de celui qui est habituellement monté sur la monoplace afin d’obtenir un point de référence pour le pilote et pour qu’il puisse se faire une idée plus précise de la visibilité.

Un changement potentiel de l’emplacement des rétroviseurs offrirait la possibilité à la FIA de réexaminer la directive introduite après le Grand Prix de Monaco au sujet des supports de rétroviseurs fixés sur le Halo (Ferrari) et qui ont déjà fait couler beaucoup d’encre.

Ce support améliorait la rigidité du rétroviseur mais servait également pour guider le flux d’air au dessus des pontons de la Ferrari.

La FIA confirme la mise en place d’une troisième zone de DRS à Hockenheim

Charlie Whiting l’avait annoncé au Grand Prix de Grande-Bretagne et vient de le confirmer, le circuit d’Hockenheim disposera bien d’une troisième zone de DRS cette année.

Cette troisième zone sera placée entre les virages 17 et 1, le long de la ligne droite des stands, en plus des deux autres zones de DRS situées entre les virages 1 et 2 et entre les virages 5 et 6.

La zone située entre les virages 5 et 6 sera par ailleurs rallongée par rapport à l’édition précédente du Grand Prix d’Allemagne.

La FIA espère améliorer le nombre de dépassements en course et donc le spectacle grâce à l’utilisation de ces troisièmes zones de DRS, mais la dernière mise en place à Silverstone a déclenché quelques critiques de la part des observateurs, notamment en raison de deux crashs (Grosjean et Ericsson) au cours du week-end, alors que cette zone était placée dans un virage.

Brown reconnait que le processus de décision est “paralysé” chez McLaren

Zak Brown, le patron de l’équipe McLaren, a déclaré que le processus de prise décision au sein de son équipe est désormais “paralysé” en raison des recours trop importants envers le comité de l’entreprise à chaque fois qu’une décision doit être prise.

L’Américain a clairement indiqué qu’il y aurait d’autres changements à venir chez McLaren, y compris de nouvelles embauches venant de l’extérieur, après le départ d’Eric Boullier de son poste de directeur de la compétition il y a quelques jours à peine.

Mais pour Brown, il y a encore trop de recours aux comités lors des prises de décision, ce qui ne permet pas aux employés de prendre des décisions importantes.

La structure ne permet pas à certaines personnes d’être aussi entreprenantes que je le souhaiterais.” déclare Zak Brown.

“Je pense que cela ne leur a pas permis de prendre des décisions assez rapidement, je pense qu’il devrait y avoir des moments appropriés pour la décision du comité et des moments où il devrait y avoir des décisions individuelles.”

“Parfois notre processus décisionnel et la rapidité avec laquelle nous prenons des décisions sont bloqués. C’est ce qui doit être changé, et je pense que notre plus gros problème est structurel et organisationnel.”

“Nous avons besoin d’un grand talent mais nous devons nous libérer de l’environnement actuel dans lequel il ne pourra pas s’épanouir. Nous devons aussi faire venir des gens de l’extérieur qui ont d’autres expériences pour contribuer à façonner une organisation plus rapide.”

“Mon travail à la tête de l’équipe est de veiller à intégrer ce rythme dans l’organisation, de donner la direction, prendre le bon leadership et faire en sorte que tout le monde dans cette salle reconnaisse McLaren.”

Alonso pense que distribuer des points à tous les pilotes enlèverait le sentiment d’accomplissement et d’exclusivité

Il a été évoqué il y a quelques jours la possibilité de modifier le barème des points en Formule 1 afin de permettre à tous les pilotes d’inscrire des points au championnat du monde, mais Fernando Alonso estime que cette idée enlèverait un sentiment d’accomplissement et d’exclusivité à ceux qui termineront dans le top dix.

La révision du barème des points serait un moyen d’aider les plus petites équipes à marquer des points, qui pourraient être attribués soit aux 15 premiers pilotes classés en course, soit à la totalité de la grille.

Quoi qu’il en soit, Fernando Alonso ne pense pas que l’un ou l’autre système puisse préserver le sens du mérite ou de la performance de chaque pilote lors des Grands Prix.

“Je pense qu’il a toujours été difficile d’obtenir des points en Formule 1, certains pilotes d’élite obtiennent de gros points et c’est une grande récompense, même lorsque vous marquez seulement deux points.” déclare Alonso.

“Je me souviens lorsque Jules [Bianchi] a signé une neuvième position à Monaco [avec sa Marussia], c’était une sorte de miracle et c’était surtout un grand moment du sport.”

“Si tous les pilotes marquent des points désormais, alors peut-être que nous perdrons ce sentiment unique en Formule 1. J’accepte toutes les décisions qu’ils prennent, mais je pense que la F1 doit rester exclusive.”

Trois questions à Nico Hulkenberg avant le Grand Prix d’Allemagne

Après une prestation solide à Silverstone, Nico Hülkenberg est à l’affût et déterminé à faire le travail devant son public sur le circuit historique d’Hockenheim en Allemagne.

Êtes-vous heureux de revenir au pays pour un Grand Prix ?

C’est particulier de revoir le Grand Prix d’Allemagne au calendrier et c’est extrêmement motivant d’être chez soi. On a ce petit surplus de détermination pour briller devant ses supporters. Cela m’avait manqué l’an dernier, mais nous retrouvons Hockenheim et nous profiterons vraiment de chaque instant.

La plupart des pilotes et des écuries évoluent à domicile à un moment dans la saison, donc nous sommes prêts à vivre un week-end animé autour de la piste tout en ayant un peu plus de pression pour effectuer une belle performance. J’ai hâte d’y être et je vise un résultat positif pour l’équipe et les fans allemands.

Racontez-nous un tour d’Hockenheim…

J’apprécie beaucoup ce circuit. Cette année, ce sera encore plus amusant avec les nouvelles F1. Cela commence par une courbe très rapide – plus que jamais en 2018 – avant le deuxième virage, très important puisque l’on doit y maintenir une vitesse minimale élevée tout en sautant au plus vite sur l’accélérateur en amont de la ligne droite légèrement courbée

La traction doit être au rendez-vous après l’épingle, qui est le meilleur endroit pour dépasser en course. Le dernier secteur du Stadium est assez spécial au cœur des tribunes garnies et sous les clameurs de la foule. C’est une section de plus en plus étroite, mais elle est fluide et rapide. J’espère que nous pourrons offrir un beau spectacle aux fans.

Quel est votre bilan de Silverstone ?

Nous avons tiré le maximum de la voiture et c’était un bon après-midi à Silverstone ! Nous avons pris un excellent départ pour être bien placés d’entrée. Nous avons donc dû modifier notre plan de course.

Nous avons bien géré les pneus et c’était un bel effort dans l’ensemble. C’était agréable de retrouver les points. Avant l’Allemagne, nous allons étudier notre rythme en qualifications, car nous savons que les écarts se réduisent au sein du peloton. Nous devons continuer d’apporter des évolutions et travailler dur pour rester devant nos concurrents.

Vandoorne pense que la saison de McLaren n’est pas perdue malgré un remaniement

Stoffel Vandoorne insiste sur le fait que la saison 2018 n’est pas définitivement perdue pour McLaren, malgré le fait que la formation britannique a effectué récemment une restructuration interne en se séparant d’Eric Boullier.

Durant trois années, McLaren a invoqué des circonstances atténuantes pour justifier sa performance lamentable, liée en grande partie à l’incapacité de la part de son partenaire Honda à lui fournir une unité de puissance compétitive et fiable.

Le passage de Honda à Renault cette année n’a entraîné qu’une légère amélioration des performances mais a causé de gros dégâts en interne, Tim Goss ayant quitté le navire et son poste de directeur technique en avril alors que Eric Boullier a démissionné de son poste de directeur de la compétition juste avant le Grand Prix de Grande-Bretagne la semaine dernière.

Malgré toutes ces mauvaises nouvelles, le pilote belge Stoffel Vandoorne assure que la saison 2018 de McLaren n’est pas encore perdue.

“Nous allons continuer à apporter des pièces sur la piste, à comprendre où notre voiture manque de performance, car finalement, nous devons comprendre cela pour la conception de la voiture de l’an prochain.” explique Vandoorne.

“Ce n’est pas perdu, je pense que les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos attentes, mais si nous regardons où nous étions l’année dernière, nous sommes toujours dans une meilleure forme.”

“Il n’y a pas de chronologie spécifique, sauf que nous savons que nous ne pouvons pas transformer une équipe en une seule nuit ou d’une course à l’autre.”

“Cela va donc nous demander un peu de temps, il est difficile de fixer une date. Je ne sais pas combien de temps il nous faudra pour renouer avec la victoire, j’espère bien plus tôt que prévu, mais je pense que certaines choses doivent changer et j’ai dit que ce serai un premier pas positif pour l’avenir.”

Quatrième au classement, Renault a déjà reçu des avertissements de ses rivaux

Le directeur général de Renault Sport Racing, Cyril Abiteboul, souligne que son équipe a déjà reçu plusieurs avertissements en ce début de saison de la part de ses rivaux et la quatrième place au championnat constructeurs pour l’équipe d’Enstone est très convoitée par Haas et McLaren.

“Le Grand Prix d’Allemagne arrive après le premier triple rendez-vous de l’histoire de la F1, un véritable défi et un test de nos capacités et de notre endurance. explique Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport Racing.

“Nous avons terminé cette période intense en conservant le quatrième rang du Championnat Constructeurs, mais cette place au classement ne reflète pas l’avertissement que nous avons reçu sur les dernières manches de la mi-saison.”

“Nous sommes parfaitement conscients que la lutte pour la quatrième place ne sera pas facile et qu’elle se poursuivra toute la seconde moitié d’année.”

“Nous avons sauvé de bons points après de mauvaises qualifications à Silverstone, un circuit qui ne nous était pas favorable. Nico a réalisé une prestation sereine et professionnelle pour finir sixième.”

“Carlos a également pris un excellent départ pour être en mesure de jouer les points, mais un incident de course a mis un terme à nos chances. Ce genre de choses arrive en F1.”

“Après l’Espagne, la France et la Grande-Bretagne, c’est au tour de Nico d’évoluer à domicile en Allemagne. Après Silverstone, il se rend en pleine confiance à Hockenheim.”

“Les deux prochains rendez-vous devraient être plus adaptés aux caractéristiques de notre voiture, mais nous savons en tant qu’écurie qu’un week-end parfaitement exécuté est déterminant dans le résultat d’un Grand Prix.”

“Nous avons encore du travail à faire dans ce domaine si nous voulons rester devant nos adversaires directs.”

Renault va introduire un nouvel aileron avant sur la RS18 en Allemagne

Renault sait très bien que sa quatrième place au classement des constructeurs n’est pas encore garantie à ce stade de la saison, l’équipe du constructeur français ne va donc pas se reposer sur ses lauriers et va continuer de faire évoluer la RS18 durant les prochaines courses.

La prochaine étape en Allemagne sera l’occasion pour Renault d’introduire un tout nouvel aileron avant sur sa monoplace, un aileron qui sera testé vendredi en essais libres afin d’être définitivement validé par l’équipe.

“Nous devons reprendre la main dans la bataille animant le peloton. Nous l’avons perdu en Autriche, mais nous avons montré notre combativité à Silverstone.” explique Bob Bell, directeur de la technologie.

“Nous nous devons d’être en forme à Hockenheim et cette piste devrait un peu mieux nous convenir que les deux dernières.”

“La lutte se resserre de plus en plus au sein du peloton. Ce n’est pas une situation confortable et cela va fluctuer tout au long de la saison.”

“Nous serons plus forts sur certains tracés, tandis que nos adversaires le seront davantage que nous sur d’autres. Nous ne devons pas être distraits par le résultat d’une course, mais plutôt sur les tendances à long terme.”

“La principale nouveauté concerne un nouvel aileron avant. Nous prévoyons de le valider vendredi. Nous espérons qu’il représentera un pas en avant sur le plan de la performance générale de la voiture et qu’il nous aidera pour le championnat.”

Le mauvais départ d’Hamilton à Silverstone était seulement dû à un patinage excessif

L’équipe Mercedes a révélé que le mauvais départ de Lewis Hamilton au Grand Prix de Grande-Bretagne était simplement dû à un patinage excessif sur la grille de départ et non à une erreur de la part du pilote britannique.

Hamilton, qui s’élançait depuis la pole position en Grande-Bretagne, est resté collé sur son emplacement au départ, laissant le champ libre à Sebastian Vettel, qui s’est emparé de la tête de la course et qui a remporté le Grand Prix de Grande-Bretagne.

Bien consciente que les départs sont d’une importance capitale, Mercedes admet qu’elle se penche de façon plus assidue sur le sujet depuis quelques courses afin d’éviter de revivre une situation similaire à celle vécue par Lewis Hamilton à Silverstone le week-end dernier, qui a vu les deux Ferrari décoller comme des avions de chasse à l’extinction des feux.

“Nous savons parfaitement que si nous sommes en pole, nous nous devons de décoller de la grille de départ aussi bien que les Ferrari, et c’est ce que nous allons essayer de faire en tout cas à Hockenheim” explique Andrew Shovlin, directeur de l’ingénierie en piste chez Mercedes.

“[Concernant le départ raté de Hamilton à Silverstone] Nous avons eu du patinage, il y avait un peu moins d’adhérence que ce que à quoi nous nous attendions sur la grille. Nous avions fait des simulations, et à Silverstone ils nous autorisent à le faire sur la grille.”

“Mais pour une raison quelconque, le dimanche ce n’était pas du tout comme ce à quoi nous nous attendions, et dés qu’il y a eu du patinage, nous avons perdu la motricité et ça lui a rapidement coûté des places.”

Mercedes annonce un changement de leaders au sein de son écurie

L’équipe Mercedes a annoncé ce jeudi une réorganisation importante de sa structure technique et qui se mettra en place petit à petit au fil des prochains mois afin de permettre à Aldo Costa, l’actuel directeur de l’ingénierie, de prendre du recul pour devenir consultant dés l’an prochain.

Après être passé par Ferrari, Aldo Costa a rejoint Mercedes en 2011 et est considéré comme l’un des principaux acteurs du succès que rencontre l’équipe allemande depuis l’introduction des V6 Hybrides en 2014.

Le retrait de Costa va permettre à l’actuel chef designer, John Owen de se retrouver à la tête du groupe d’ingénierie. Il sera sous la responsabilité directe de James Allison, qui conserve son poste chez Mercedes.

D’autres changements sont à prévoir, puisque Mark Ellis, l’actuel directeur de la performance, cédera son poste à la fin de la saison à Loïc Serra, jusqu’alors chef de la dynamique du véhicule.

“C’est une période significative pour notre équipe et une grande opportunité.” déclare Toto Wolff, le directeur exécutif de Mercedes.

“Nous avons déjà dit à plusieurs reprises que nous ne pouvions pas geler une organisation qui réussit, nous sommes une structure dynamique et je suis fier que nous soyons capables de transmettre le témoin en douceur à la prochaine génération de leaders au sein de l’équipe.”

“Nous avons discuté pendant des mois à la fois avec Mark et Aldo pour trouver comment mettre en place au mieux cette transition et donner les moyens à leurs successeurs.”

“On ne pouvait pas avoir deux personnes plus différentes, mais ils ont tous les deux respecté cette différence et leur héritage résistera à l’épreuve du temps chez Mercedes.”

“Mark et Aldo ont tous deux contribué à façonner le timing et la manière de changer les choses, et l’avenir de l’équipe s’annonce donc brillant avec John, Loïc et tout notre staff technique qui travaille sous les ordres de James [Allison].”

Verstappen voit toujours le moteur Renault comme le plus gros problème de Red Bull

Max Verstappen estime que l’écart de performance entre le moteur Renault et ceux de ses concurrents que sont Mercedes et Ferrari s’est une nouvelle fois agrandi, réduisant au passage les espoirs déjà très minces de Red Bull Racing cette année.

Le pilote Red Bull a décroché sa quatrième victoire en Autriche le mois dernier, mettant à profit les qualités du châssis de sa monoplace équipée d’un moteur Renault sur le circuit atypique du Red Bull Ring.

Cependant à Silverstone Verstappen a pu une nouvelle fois mesurer l’écart qui subsiste entre Renault et ses concurrents, notamment après les dernières mises à jour introduites ces dernières semaines par Mercedes et Ferrari.

“Je pense que nous avons le meilleur châssis de tous et si nous avions un moteur Ferrari ou Mercedes ils ne nous reverraient plus.” déclare Max Verstappen.

“Mais maintenant, nous avons vraiment trop peu de vitesse sur les lignes droites et c’est vraiment un problème. Depuis que Ferrari et Mercedes ont fait leur mise à jour, le déficit a vraiment augmenté.”

Dans ce contexte, Max Verstappen ne s’attend pas à ce que son équipe se rapproche de ses rivaux la semaine prochaine à Hockenheim pour le Grand Prix d’Allemagne où la puissance pure sera également cruciale.

“Il y a huit virages et plusieurs lignes droites entre eux.” déclare Verstappen à De Telegraaf. “Mais on ne sait jamais, on pourrait obtenir de bons résultats grâce aux incidents et aux voitures de sécurité.”

“Mais je pense que ce ne sera pas facile. Après cela, nous pourrons être plus compétitifs en Hongrie, à Singapour et au Mexique. Je pense qu’en moyenne, nous perdons six ou sept dixièmes à cause du moteur, mais il y a peut-être quatre dixièmes que nous pouvons compenser ailleurs.”

Rappelons qu’à partir de la saison 2019 Red Bull Racing sera équipée du moteur Honda, tout comme la petite équipe de Red Bull : Toro Rosso.

Sebastian Vettel : “Le développement continu de la voiture sera la clé”

Cinq saisons se sont écoulées depuis son dernier sacre en Formule 1, mais Sebastian Vettel est encore une fois dans la course pour décrocher un cinquième titre cette année.

Acteur d’une bataille serrée avec son plus grand adversaire depuis deux saisons maintenant, Sebastian Vettel a frappé un grand coup le week-end dernier avec une victoire sur les terres de Lewis Hamilton, lui permettant ainsi d’accentuer son avance au championnat pilotes.

Mais le quadruple champion du monde ne veut surtout pas que Ferrari se repose sur ses lauriers et insiste sur le fait que le développement de la SF71-H devra continuer jusqu’à la fin de la saison pour espérer décrocher les titres pilotes et constructeurs face à une équipe Mercedes capable de reprendre le dessus à tout moment.

“Je pense que nous devons améliorer notre voiture jusqu’à la fin de l’année, je pense que notre voiture est très bonne et qu’elle fonctionne bien sur ce type de piste [Silverstone].” déclare Sebastian Vettel.

“Mais le développement sera la clé, parce que nous sommes dans un combat, et lorsque vous êtes dans un combat et que vous avez quelque chose à gagner, vous pouvez y arriver.”

Sebastian Vettel est actuellement le leader du championnat du monde avec 171 points marqués en dix courses, il devance Lewis Hamilton de huit points

Pirelli dévoile sa sélection pour le GP du Mexique

Pirelli vient de dévoiler sa sélection de pneumatiques pour le Grand Prix du Mexique qui se tiendra en octobre prochain sur le circuit Hermanos Rodiguez de Mexico city.

Le manufacturier unique de la Formule 1 a décidé de proposer aux équipes les pneus les plus tendres de sa gamme pour le Grand Prix du Mexique, soit les Super-Tendres, Ultra-Tendres et Hyper-Tendres.

Chaque pilote va devoir sauvegarder un train du pneu le plus tendre des trois composés désignés pour la Q3. Ce train de pneus devra ensuite être rendu pour tous les pilotes qui se qualifieront dans le top dix en phase finale de qualifications, mais les autres pilotes pourront le garder pour la course.

Chaque pilote doit avoir ces deux trains de pneus disponibles pour la course. Les équipes sont libres de choisir les 10 trains restants, ce qui fait 13 trains au total pour le week-end.

Charles Leclerc insiste sur le fait qu’il y a plus à venir de la part de Sauber

L’équipe Sauber a considérablement augmenté son niveau de performance cette saison par rapport à ses deux dernières campagnes, mais le rookie de l’équipe suisse, Charles Leclerc, pense qu’il y a encore plus à venir.

Le partenariat entre l’équipe Sauber et Alfa Romeo, couplé à l’utilisation du moteur Ferrari dernière génération et au talent du jeune monégasque Charles Leclerc, ont permis à Sauber de se positionner de façon permanente au milieu du peloton cette année.

Le week-end dernier à Silverstone, l’équipe Sauber à démontré un gros potentiel en course, mais malheureusement, Charles Leclerc a dû abandonner sur problème mécanique et Marcus Ericsson s’est crashé.

“Nous sommes tous conscients que nous avons dépassé nos attentes, mais nous devons continuer à travailler.” déclare Leclerc.

“Mais oui, définitivement Sauber peut viser plus haut. Nous avons pensé que cela allait être un week-end difficile pour nous [en Grande-Bretagne] mais cela n’a pas été le cas, nous sommes un peu plus à l’aise.”

“Je continue de penser qu’en terme de potentiel nous sommes encore un peu en retard, mais nous sommes très forts pour trouver le bon équilibre sur la voiture.”

“C’est ce qui rend la voiture si facile à piloter et c’est pourquoi nous réussissons à obtenir cette performance. Si les autres continuent de se battre pour régler leur voiture, alors ce pourrait être bien pour nous, mais une fois qu’ils auront trouvé le bon équilibre ce sera plus difficile.”

“Nous devons garder les pieds sur terre, continuer à travailler car ce ne sera pas facile tous les week-ends. Nous allons essayer de pousser, Hockenheim est une piste que j’apprécie vraiment, alors j’espère avoir un week-end aussi bon qu’ici [Silverstone].”

Renault eDams se prépare pour sa dernière course de Formule E

Ce week-end, le Championnat FIA de Formula E 2017-2018 connaîtra son dénouement à New York. Cet ultime rendez-vous aura une saveur particulière puisque Renault e.dams, l’équipe la plus titrée de l’histoire de la catégorie 100 % électrique, disputera ses deux derniers ePrix. Sébastien Buemi et Nicolas Prost sont déterminés à finir cette aventure en beauté.

Cinq ans après avoir pleinement assumé son rôle de pionnier dans les mobilités électriques en étant le premier partenaire technique majeur à s’engager dans la discipline, Renault s’apprête à céder sa place à Nissan, son partenaire au sein de l’Alliance.

Pour ce dixième meeting de la saison 4, les concurrents retrouveront New York avec deux courses au programme. Situé au cœur des quartiers modernes de Brooklyn, le circuit de Red Hook possède quatorze virages reliant différentes portions techniques et rapides, avec Manhattan et la Statue de la Liberté en toile de fond.

Absent il y a un an, Sébastien Buemi compte mettre à profit ses facultés d’adaptation pour prendre la mesure du tracé nord-américain. Toujours en lice pour devenir le seul homme à avoir intégré le top trois du championnat chaque saison, le Suisse sait également qu’il peut s’appuyer sur toute l’expertise d’une équipe qui détient le record du tour à New York.

“Je me réjouis d’être à New York, un rendez-vous que j’avais manqué l’an dernier. Je vais donc pouvoir découvrir ce tracé intéressant situé dans un cadre magnifique. Ce week-end, une page se tourne avec la dernière course de Renault et la dernière de Nico au sein de l’équipe. Nous allons donc tout donner pour terminer en beauté. L’objectif est clair : nous voulons nous battre pour la victoire.” déclare Buemi.

En parallèle, Nicolas Prost pourra capitaliser sur son expérience après être entré à deux reprises dans les points l’an passé. Au moment de faire ses adieux à une discipline dont il a marqué l’histoire en signant la toute première pole position, le Français sera d’autant plus motivé qu’il souhaite retrouver le chemin du top dix.

” Je suis présent avec Renault depuis le début de leur aventure en Formula E. J’ai participé à toutes les courses à leurs côtés et ce week-end va mettre un terme à quatre années fantastiques.” déclare Nicolas Prost.

“Même si nous aurions voulu connaître une meilleure saison, notre bilan reste plus que positif avec nos trois titres par équipes, mes trois victoires et autant de pole positions. Nous avons tellement gagné ensemble que j’ai vraiment envie de finir sur une bonne note !”

Présents au sein de Renault e.dams depuis le premier ePrix de Pékin en septembre 2014, les deux pilotes auront donc à cœur de briller pour terminer leur aventure en beauté et hisser une dernière fois Renault e.dams au sommet.

Samedi, la première course débutera à 21h30, heure française. Le départ de la finale sera donné le lendemain à 21h00.