Lewis Hamilton savait dès Bahreïn que la saison 2023 serait longue

Lewis Hamilton a révélé que l’équipe Mercedes n’a pas voulu apporter les changements qu’il avait pourtant demandé en début d’année sur la W14, le Britannique affirmant avoir été très frustré en sachant dès les essais hivernaux qu’il devrait composer avec une monoplace mal née durant une grande partie de la saison 2023.

En 2023, Mercedes a souhaité rester fidèle à son concept Zéropod sur sa W14, un concept qui n’avait pourtant pas fonctionné l’année précédente sur la W13. Malgré l’échec de la saison 2022, l’écurie du constructeur allemand a donc continué à utiliser ce concept, mais dès les premiers roulages en essais hivernaux à Bahreïn, Lewis Hamilton et les ingénieurs ont très vite compris que la campagne 2023 allait être longue.

“Je me souviens, c’était exactement la même sensation [qu’en 2022], et ce n’était vraiment pas un sentiment génial. J’avais pourtant de grands espoirs.” a expliqué Hamilton à la BBC en comparant la W13 de 2022 et la W14 de 2023.

“En février lorsque nous avons envoyé la voiture là où elle devait aller [à Bahreïn], j’étais un peu plus inquiet, car l’année précédente, j’ai entendu “la voiture est incroyable, elle est unique, personne n’aura quelque chose d’identique”. Et puis nous sommes arrivés au premier test…”

“Donc, j’étais plus prudent, je me disais “on verra”. Et puis la voiture a eu tous ces problèmes. Je savais juste que ça allait être une longue année. Il y avait des frustrations, parce que j’avais demandé des changements, mais ça n’a pas été fait.”

Une fois la saison 2023 entamée, Lewis Hamilton n’a pas eu d’autre choix que de travailler avec le matériel dont il disposait et le Britannique a dû faire quelques compromis pour essayer d’en tirer le meilleur parti, alors que son équipe a tout de même apporté des améliorations sur la W14 tout au long de l’année, notamment un gros package aéro au à partir du Grand Prix de Monaco. 

“Avec l’expérience de l’année précédente, je me suis simplement appliqué, en creusant, en m’asseyant avec les gars. Nous avions de bien meilleures réunions.” a souligné le Britannique.

“J’ai pu rester plus positif tout au long de l’année et me dire : “ça va être une longue saison, mais il ne faut pas abandonner. Nous devons continuer à travailler et à tirer le maximum de la voiture, quoi qu’il en soit.” a ajouté Hamilton qui a tout de même terminer troisième au championnat du monde des pilotes.

“Je pense que cette année ils [les ingénieurs de Mercedes] pensaient que les fondamentaux étaient bons et qu’on devait simplement y aller, mais ce n’était pas le cas. C’est pourquoi j’étais frustré en février, car ils n’avaient pas apporté les changements que j’ai pu demander.”

“Nous n’avions pas nécessairement l’Etoile du Nord au début de l’année, pour savoir exactement vers quoi nous devions travailler.”

“C’était une sorte de ligne en zigzag pour essayer d’arriver là où nous devions être. De temps en temps, quelque chose de positif se produit, et vous vous dites : “ok, c’est tout.” Et puis ça bouge, le poteau de but bouge toujours, c’est typique.”

Troisième du championnat du monde avec 234 points inscrits en 22 courses, le septuple champion du monde n’a connu qu’un seul abandon [au Qatar après une collision avec son coéquipier] et est monté à six reprises sur un podium. 

La pénalité de Carlos Sainz à Las Vegas était erronée mais “inévitable”

Derek Warwick, l’un des commissaires de course ayant officié au Grand Prix de Las Vegas en novembre dernier, a reconnu que la pénalité sur la grille de départ infligée au pilote Ferrari Carlos Sainz n’était pas juste mais inévitable en raison du règlement du championnat du monde de F1.

A Las Vegas, Carlos Sainz a percuté une plaque d’égout qui se trouvait sur la piste lors de la première séance d’essais libres. La plaque d’égout qui est passée sous la Ferrari de Sainz a endommagé la monocoque, la batterie et le moteur, ce qui a obligé l’écurie italienne à procéder au changement de tous ces éléments une fois la SF-23 revenue au garage sur la dépanneuse du circuit. A la suite de ce grave incident, la direction de course a pris la décision de ne pas relancer la séance pour permettre une inspection minutieuse de toutes les plaques d’égout autour du tracé.

Dans ce contexte un peu particulier, Ferrari a soumis une demande de dérogation au Règlement sportif aux commissaires de course pour permettre de remplacer toutes les pièces endommagées par un élément extérieur (la plaque d’égout) et qui n’était pas de la faute de l’équipe, sans écoper d’une pénalité, mais la FIA s’est montrée inflexible et les commissaires ont appliqué les règles.

Après avoir entendu un représentant de l’écurie Ferrari, les commissaires ont estimé que même si les dommages ont été causés par des circonstances extérieures très inhabituelles, l’article 2.1 du Règlement sportif de la Formule 1 oblige tous les officiels, y compris les commissaires sportifs, à appliquer le règlement “tel qu’il est rédigé”, et c’est donc ce qu’ont fait les commissaires en infligeant une pénalité de dix places sur la grille du Grand Prix de Las Vegas à Carlos Sainz.

L’ancien pilote de Formule 1, Derek Warwick, était l’un des commissaires sportifs durant le week-end du Grand Prix de Las Vegas et a donc fait partie du panel ayant infligé la pénalité à Carlos Sainz. Revenant sur cette situation, Warwick a indiqué que même si la décision de pénaliser Sainz a été difficile à prendre, les commissaires n’ont fait qu’appliquer les règles.

“C’est un travail difficile pour un steward, comme pour un arbitre, et nous devons être impartiaux, nous devons être stricts et nous devons être durs, même si parfois cela nous fait mal.” a déclaré Warwick, cité par Reuters.

“La pénalité que nous avons dû infliger à Sainz à Las Vegas, c’était mal, nous avons travaillé très dur pour que cela n’arrive pas mais ce sont les règles.”

Dans leur rapport, les commissaires sportifs ont indiqué à l’époque qu’ils auraient accordé une dérogation en raison de “circonstances atténuantes, inhabituelles et malheureuses” s’ils avaient pu le faire, mais qu’il n’y avait aucune disposition dans le règlement leur permettant de le faire.

Neuf des dix équipes de F1 nient être à l’origine de l’enquête sur le couple Wolff

Neuf écuries de Formule 1 se sont unies pour nier catégoriquement être à l’origine d’une enquête lancée par la FIA sur une prétendue fuite d’informations confidentielles entre un membre de la direction de la Formule 1 et un directeur d’équipe en F1 [Toto Wolff pour ne pas le citer].

Il a été récemment suggéré par BusinessF1 Magazine qu’un commentaire fait par Toto Wolff, directeur de l’équipe Mercedes en F1, lors d’une récente réunion des directeurs d’équipe, basé sur des informations qui ne pouvaient provenir que de la FOM, a servi de point de déclenchement pour que d’autres patrons d’équipe se plaignent et que la FIA décide de lancer une enquête visant Toto Wolff et sa femme Susie Wolff – directrice de la F1 Academy – pour un potentiel conflit d’intérêts.

Il est suggéré dans cette affaire que Toto Wolff a eu accès à des informations confidentielles sur les activités de la FOM, tandis que Susie Wolff est informée des discussions des chefs d’équipe qui peuvent être utiles à la FOM. Cela a donc suscité des inquiétudes quant au fait que des conversations soi-disant secrètes au niveau des directeurs d’équipe pourraient être transmises à la haute direction de la F1.

Dans ce contexte, il aurait donc paru logique que les directeurs d’équipe soient à l’origine de l’enquête lancée par la FIA, mais neuf des dix écuries de la grille se sont unies pour publier un communiqué commun ce mercredi soir dans lequel elles précisent ne pas être à l’origine de cette enquête.

“Nous pouvons confirmer que nous n’avons déposé aucune plainte auprès de la FIA concernant l’allégation d’informations de nature confidentielle échangées entre un directeur d’équipe de F1 et un membre du personnel de la FOM.” peut-on lire dans ce communiqué publié en cascade par neuf des dix équipes de la grille.

“Nous sommes heureux et fiers de soutenir la F1 Academy et sa directrice générale à travers notre engagement à sponsoriser un participant sur nos livrées à partir de la saison prochaine.”

L’écurie Mercedes pour sa part n’a pas publié ce communiqué puisque c’est son team principal, Toto Wolff, qui est visé par cette enquête de la FIA pour un potentiel conflit d’intérêts. 

Cependant, l’équipe Mercedes a exprimé sa surprise d’apprendre qu’une enquête avait été lancée en déclarant qu’elle n’avait reçu aucune communication officielle en provenance de la FIA : “Nous rejetons totalement les allégations contenues dans la déclaration et la couverture médiatique associée, qui portent atteinte à tort à l’intégrité et à la conformité de notre directeur d’équipe.”

La femme de Toto Wolff, Susie Wolff, a quant à elle déclaré qu’elle se sentait “profondément insultée, mais pas surprise par ces allégations.”

Il est décourageant que mon intégrité soit ainsi remise en question, surtout lorsqu’elle semble être enracinée dans un comportement intimidant et misogyne et axée sur mon état civil plutôt que sur mes compétences.” a écrit Susie Wolff, directrice de la F1 Academy, sur ses réseaux sociaux.

Tout au long de ma carrière dans le sport automobile, j’ai rencontré et surmonté de nombreux obstacles et je refuse de laisser ces allégations sans fondement éclipser mon dévouement et ma passion pour la F1 Academy. Dans les termes les plus fermes, je rejette ces allégations.”

La FIA valide l’utilisation d’une écope de refroidissement du cockpit en F1

Le Conseil Mondial du sport automobile s’est réunit pour sa dernière réunion de l’année 2023 à Bakou en Azerbaïdjan dans le cadre de la Semaine des Assemblées générales de la FIA 2023. Au cours de cette réunion, des décisions ont été prises concernant le championnat du monde de F1, dont une qui autorise l’installation d’une écope de refroidissement sur les monoplaces à partir de 2024.

Après le Grand Prix du Qatar 2023, les pilotes Williams Alex Albon et Logan Sargeant ont été amenés au centre médical du circuit, les deux hommes souffrant d’une déshydratation intense après une trop longue exposition à la chaleur, alors que Sargeant a dû pour sa part mettre un pied à terre avant même la fin de la course, l’Américain étant à bout de souffle.

Du côté de chez Alpine, le Français Esteban Ocon avait même révélé avoir vomi dans son casque durant la course, tandis que le pilote Aston Martin Lance Stroll a failli s’évanouir au volant de sa monoplace. Le Canadien a d’ailleurs eu le plus grand mal à sortir de son AMR23 lors de son arrivée au Parc Fermé après la course.

Au lendemain de ce Grand Prix, la FIA a tenu à indiquer qu’elle se souciait du fait que le bien-être des pilotes a été impacté à Losail et a donc débuté une analyse de la situation au Qatar pour fournir des recommandations futures. 

Une première mesure visant à introduire une écope de refroidissement sur les monoplaces en cas de fortes chaleurs a déjà été validée par le Conseil Mondial du Sport Automobile, mais les travaux pour améliorer encore plus le refroidissement des cockpits se poursuivront en début d’année.

Le Conseil mondial a également approuvé diverses mises à jour des règlements sportifs et techniques de la Formule 1 2024 proposées à la suite de cette dernière réunion de la Commission F1. Il a confirmé les changements clés suivants :

  • Disposition du Règlement Technique prévoyant qu’une “écope” de refroidissement doit être installée dans des conditions extrêmement chaudes.
  • La limitation du nombre et de la masse de certains composants métalliques dans le plancher qui ont été identifiés comme présentant un risque pour la sécurité s’ils étaient délogés d’une voiture.
  • La réduction du temps passé sur la grille avant un Grand Prix de 50 à 40 minutes.
  • L’obligation d’arrêter de travailler sur les voitures partant de la Pit Lane – la FIA a noté qu’il n’existe actuellement aucune réglementation en place pour décrire la procédure concernant le personnel et l’équipement liés aux voitures partant de la Pit Lane. Pour des raisons de sécurité, il sera désormais obligatoire de retirer tout le personnel et tout l’équipement de la voie rapide 90 secondes après le début du tour de formation.
  • Des mises à jour mineures des règlements sportifs, techniques et financiers des groupes motopropulseurs 2026 ont également été approuvées.

Oui, la Red Bull RB19 a bien des faiblesses assure Max Verstappen !

Avec 21 victoires sur les 22 Grands Prix disputés en 2023, la Red Bull RB19 a été la monoplace la plus victorieuse de toute la saison avec pas moins de 19 victoires pour Max Verstappen et deux pour son coéquipier Sergio Perez.

En 2023, Red Bull a clairement écrasé la concurrence avec 860 points inscrits en 22 courses, soit plus du double de l’équipe Mercedes qui a terminé deuxième au championnat du monde des constructeurs avec 409 points. Cette nette domination a permis à Red Bull de décrocher le titre constructeurs au Grand Prix du Japon, tandis que Max Verstappen a été titré pour une troisième fois consécutive au Qatar le samedi au terme de la course Sprint.

Si Red Bull a largement dominé en première partie de saison en remportant toutes les courses, la deuxième partie de l’année a été un peu plus compliquée, notamment à Singapour où Ferrari est devenue la seule équipe non Red Bull à remporter un Grand Prix en 2023 grâce à la victoire de Carlos Sainz.

La victoire de Ferrari à Singapour prouve donc que la Red Bull RB19 n’est pas une monoplace “imbattable” et lorsqu’on demande à Max Verstappen si sa monoplace 2023 a bien quelques faiblesses, le triple champion du monde a répondu : “Bien sûr, il y a des faiblesses.” a affirmé Max Verstappen après sa dernière victoire de la saison 2023 au Grand Prix d’Abou Dhabi.

“Regardez notre week-end de course à Singapour. En général, sur les circuits urbains, je pense que nous avons un peu plus de mal, comme à Las Vegas également [A Las Vegas, Max Verstappen n’a pas décroché la pole position].”

“La basse vitesse n’est certainement pas notre point fort avec cette voiture.” a-t-il ajouté. “Le passage de bosses, monter sur les vibreurs également. Donc, c’est certainement un domaine important sur lequel nous pouvons nous améliorer.”

Lorsqu’on lui a demandé quel pas en avant devait faire son équipe Red Bull au cours de l’hiver pour être certain d’avoir une nouvelle fois la meilleure monoplace de la grille en 2024, le Néerlandais a répondu : “C’est difficile à dire, mais bien sûr, de rendre nos forces encore plus fortes.”

En 2024, Red Bull et Max Verstappen remettront leurs titres en jeu tout en sachant qu’ils auront une cible dans le dos dès la première manche de la saison qui se disputera à Bahreïn le 2 mars.

George Russell fait le point sur une saison 2023 “très étrange”

Avec 175 points marqués au championnat pilotes, George Russell n’a pas connu la saison la plus fluide de sa carrière cette année, alors qu’en 2022, le Britannique avait inscrit 275 points et avait terminé pas moins de vingt fois dans le top 5, une régularité à laquelle le pilote de 25 ans n’aura pas goutté cette saison.

En 2023, Mercedes a décroché la 2ème place au championnat du monde des constructeurs, l’écurie de Brackley s’étant battue contre Ferrari jusqu’à la dernière manche de la saison à Abou Dhabi pour finalement terminer devant l’équipe de Maranello pour trois points. Du côté des pilotes, Lewis Hamilton a terminé à la troisième place au championnat, juste derrière les deux pilotes Red Bull, tandis que son coéquipier George Russell termine cette campagne 2023 à la huitième place derrière les deux pilotes Ferrari.

Lorsqu’on lui demande quel bilan il tire de cette année, George Russell a expliqué que 2023 fut une saison “très étrange” de son côté du garage, notamment parce qu’il n’a pas réussi à obtenir les résultats visés avec plusieurs “occasions manquées” : “Ce fut une saison très, très étrange. Nous avons eu beaucoup de rythme par moments, mais nous n’avons jamais obtenu les résultats que j’estimais mérités ou possibles.”

“Nous devons donc absolument essayer de comprendre pourquoi. Il y a eu énormément d’occasions manquées à bien des égards. La saison n’a vraiment pas été facile. Mais je pense que lorsque tout va bien, lorsque tout fonctionne bien, la chance est de notre côté.”

“Mais vous savez, quand vous êtes en retrait, vous avez tendance à ne pas avoir de chance. Je ne suis pas du genre à croire en la chance. Je pense que c’est vous qui créez votre propre chance. Donc, nous devons juste être plus rapides et la chance sera avec nous.” a souligné le Britannique.

Le pilote Mercedes est également revenu sur sa saison 2022 qui lui a permis de décrocher sa première victoire en F1 à Sao Paulo, et fait le comparatif avec la saison 2023 : “Les résultats étaient tellement fluides l’année dernière, je pense que j’ai terminé dans le top 5 plus souvent que n’importe quel autre pilote. Cette année, j’ai l’impression que j’ai augmenté mon rythme en qualifications et en course, et j’ai vraiment été en retrait.”

“Mais il est certain que nous avons eu plus de concurrence cette année. McLaren a rejoint la lutte dans la seconde moitié de la saison, Aston Martin était là au début de la saison. Mais en fin de compte, nous avons les yeux rivés sur l’année prochaine.”

“Je pense que la tâche est énorme pour tout le monde.”  a ajouté Russell. “Nous essayons tous de rattraper la voiture la plus dominante de l’histoire de la F1. Ce n’est donc pas une mince affaire, et tout le monde va devoir s’unir, se concentrer, s’investir à fond, et seul le temps nous le dira.” 

De l’aveu de Toto Wolff, directeur de Mercedes, la W15 sera radicalement différente de la W14 qui a donné du fil à retordre aux pilotes et ingénieurs en 2023. Mercedes sera-t-elle en mesure de rattraper Red Bull l’an prochain ? Premiers éléments de réponse à Bahreïn en Février lors des essais hivernaux 2024.

Le couple Wolff au cœur d’une tempête médiatique en F1

Le patron de l’équipe Mercedes en Formule 1, Toto Wolff, et son épouse Susie Wolff – directrice de la F1 Academy – font l’objet d’une enquête du département Conformité de la FIA pour un potentiel conflit d’intérêts.

La FIA a estimé qu’elle devait donné une suite aux plaintes des directeurs d’écuries en Formule 1 concernant les activités du couple, car des inquiétudes ont été exprimées quant au fait que Toto Wolff et sa femme Susie soient au courant d’informations qui ne seraient normalement pas disponibles sur les canaux habituels, ce qui pourrait donc être considéré comme un potentiel conflit d’intérêts.

Il est suggéré dans cette affaire que Toto Wolff a eu accès à des informations confidentielles sur les activités de la FOM, tandis que Susie Wolff est informée des discussions des chefs d’équipe qui peuvent être utiles à la FOM. Cela a donc suscité des inquiétudes quant au fait que des conversations soi-disant secrètes au niveau des directeurs d’équipe pourraient être transmises à la haute direction de la F1.

Il a été récemment suggéré par BusinessF1 Magazine qu’un commentaire fait par Toto Wolff lors d’une récente réunion des directeurs de l’équipe, basé sur des informations qui ne pouvaient provenir que de la FOM, a servi de point de déclenchement pour que d’autres patrons d’équipe se plaignent.

Dans un communiqué [dont F1only.fr n’a pas eu accès] relayé par plusieurs médias dont l’agence Reuters, la FIA aurait indiqué ce mardi 05 décembre : “La FIA est au courant des spéculations médiatiques centrées sur des allégations selon lesquelles des informations de nature confidentielle auraient été transmises à un directeur d’équipe de F1 par un membre du personnel de la FOM. Le département de conformité de la FIA étudie la question.”

Quelques heures après la parution de cette information, l’équipe Mercedes a exprimé sa surprise d’apprendre qu’une enquête avait été lancée en déclarant qu’elle n’avait reçu aucune communication officielle en provenance de la FIA : “Nous rejetons totalement les allégations contenues dans la déclaration et la couverture médiatique associée, qui portent atteinte à tort à l’intégrité et à la conformité de notre directeur d’équipe.”

La femme de Toto Wolff, Susie Wolff, a quant à elle déclaré qu’elle se sentait “profondément insultée, mais pas surprise par ces allégations”. 

“Il est décourageant que mon intégrité soit ainsi remise en question, surtout lorsqu’elle semble être enracinée dans un comportement intimidant et misogyne et axée sur mon état civil plutôt que sur mes compétences.” a écrit Susie Wolff, directrice de la F1 Academy, sur ses réseaux sociaux.

“Tout au long de ma carrière dans le sport automobile, j’ai rencontré et surmonté de nombreux obstacles et je refuse de laisser ces allégations sans fondement éclipser mon dévouement et ma passion pour la F1 Academy. Dans les termes les plus fermes, je rejette ces allégations.”

Susie Wolff en ligne de mire ? 

La Formule 1 pour sa part a indiqué que la communication de la FIA ne leur avait pas été partagée et a donc exprimé sa “totale confiance dans le fait que les allégations sont fausses.”

“Aucun membre de notre équipe n’a fait de divulgation non autorisée à un directeur d’équipe.” a ainsi indiqué la F1, citée par Reuters, tout en évoquant “des processus et des procédures robustes” pour garantir la séparation des informations.

Difficile d’obtenir plus d’informations dans cette affaire dans l’immédiat, puisque la FIA reste muette depuis ce mardi soir. Cependant, on pourrait assez facilement en déduire que la cible principale semble être Susie Wolff, plutôt que son mari…

La F1 assure que le Sprint a un impact positif sur les audiences

La Formule 1 assure que le format particulier d’un week-end de course Sprint a un impact très positif sur les audiences par rapport à un week-end “classique” avec deux séances d’essais libres programmées le vendredi par exemple.

Depuis son introduction en 2021, la course Sprint n’a cessé de faire couler de l’encre car si certains apprécient beaucoup ce format, d’autres en revanche ne veulent pas en entendre parler et préfèrent la Formule 1 lorsque le format dit “classique” est utilisé. Pourtant, la Formule 1 ne compte pas arrêter d’utiliser le format Sprint en 2024, notamment parce que les chiffres d’audience sont en hausses.

En effet selon la F1, qui a fait appel à la société Nielsen – un leader mondial de la mesure d’audience, des données et de l’analyse – les chiffres d’audience lorsqu’un week-end Sprint était programmé étaient largement en hausse par rapport à un week-end classique de la saison précédente, notamment le vendredi lorsque la deuxième séance d’essais libres est remplacée par une séance qualificative.

Selon des chiffres annoncés par la Formule 1 – qui cite la société Nielsen –  lors du Grand Prix d’Azerbaïdjan 2023, la séance de qualifications du vendredi à Bakou a permis une augmentation de l’audience de 83% par rapport à la séance d’essais libres 2 disputée lors de la saison 2022.

L’augmentation atteint même 139% pour le Grand Prix des Etats-Unis où la F1 disputait cette saison une course Sprint pour la première fois. Concernant le Grand Prix de Belgique – qui a également accueilli une course Sprint en 2023 pour la première fois – l’augmentation était de 34%.

Les chiffre avancés par la société Nielsen sont basés sur 21 marchés : Chine, Brésil, Royaume-Uni, Italie, États-Unis, France, Autriche, Allemagne, Hongrie, Espagne, Belgique, Grèce, Australie, Danemark, Roumanie, Afrique du Sud, Suède, Norvège, Bulgarie, Serbie, Roumanie.

En 2024, six destinations accueilleront une course Sprint, il s’agit de la Chine, de Miami, du Qatar, du Brésil, l’Autriche et Austin au Texas. Par ailleurs, les différentes parties se réuniront en début d’année pour étudier la faisabilité d’un changement de format pour 2024.

Leclerc confiant pour 2024 après les progrès réalisés par Ferrari en fin de saison

Charles Leclerc admet que 2023 a été une saison “décevante” pour Ferrari qui a terminé troisième au championnat constructeurs, mais le Monégasque se dit confiant quant aux perspectives d’avenir suite aux “énormes progrès” réalisés par l’équipe vers la fin de l’année.

Cette saison, la Scuderia Ferrari a connu un début de campagne plutôt mou, l’écurie italienne voyant régulièrement l’Aston Martin de Fernando Alonso se battre aux avants-postes derrière Red Bull lors des premières manches de l’année. En revanche, en deuxième partie de saison Ferrari a retrouvé un peu de rythme et est devenue à Singapour la seule équipe non Red Bull à remporter une course cette année grâce à la victoire de Carlos Sainz dans les rues de la Cité-Etat.

Lors des dernières manches, Ferrari avait même réussi à revenir à seulement quatre points de Mercedes au championnat et la deuxième place s’est disputée entre ces deux équipes jusqu’au Grand Prix d’Abou Dhabi, ultime manche de la saison, où c’est finalement Mercedes qui a terminé vice-championne du monde avec à peine trois points d’avance sur Ferrari.

Revenant sur sa saison écoulée, Charles Leclerc admet que 2023 fut décevante, mais le pilote monégasque se montre toutefois confiant pour la saison prochaine : “Pour être honnête, cela a été une saison décevante. Après l’année dernière, nous nous attendions à revenir cette saison et essayer de nous battre pour le championnat.”

“Après la première course, nous avons tout de suite compris à quel point ce serait difficile par rapport à la Red Bull qui avait fait un énorme pas en avant, notamment en termes de rythme de course.”

“Nous n’avons pas fait la même démarche, donc à partir de là, c’était un peu décevant. D’un autre côté, si vous regardez simplement la saison – en oubliant la saison dernière – je pense que nous avons pas mal progressé tout au long de la saison, ce qui est positif et me rend confiant pour l’avenir.”

“Mais il y a un grand écart à combler pour revenir sur Red Bull.” poursuit le pilote Ferrari. “Donc, nous allons travailler dur pendant les vacances d’hiver et j’espère que nous reviendrons plus forts l’année prochaine avec une voiture capable de gagner.”

“Il y a tellement eu de hauts et de bas. Nous avons eu des courses où nous étions définitivement la deuxième voiture la plus rapide, d’autres courses où nous étions peut-être la quatrième ou la cinquième voiture la plus rapide. Donc, c’était vraiment des hauts et des bas.”

“Mais je pense que depuis le Japon, lorsque nous avons amélioré la voiture, nous sommes allés dans la bonne direction, notamment pour mon style de pilotage. J’aime toujours avoir un avant fort, et je me sentais beaucoup plus à l’aise et je pouvais être beaucoup plus cohérent. Donc oui, c’est positif.”

“Ensuite, bien sûr, je suis déçu de cette troisième place [au championnat constructeurs], mais c’était mon seul objectif depuis deux ou trois courses maintenant.” a révélé Leclerc après la dernière course de la saison.

Charles Leclerc – dont le contrat aurait été prolongé pour cinq saisons supplémentaires selon la presse italienne – a terminé cette campagne 2023 à la sixième place à égalité de points avec le double champion du monde Fernando Alonso.

Spectacle de lumières chez Ferrari à Maranello en décembre

Les fans de Ferrari auront l’occasion unique d’assister à un spectacle de lumières à l’usine de Maranello en Italie tout au long du mois de décembre, la firme italienne ayant décidé de célébrer comme il se doit sa saison 2023 de sport automobile dont le point culminant a été une victoire aux 24H du Mans en Endurance (voir vidéo au bas de l’article).

Certains des bâtiments les plus emblématiques de l’usine de Maranello servent de décor à des projections lumineuses qui “expriment le caractère unique d’une entreprise composée de plus de 5 000 personnes”. Quatre cents équipements donnent vie au spectacle. Ils comprennent des phares asservis, des projecteurs et des barres lumineuses LED, offrant un décor scénique s’étendant sur plus d’un kilomètre. L’expérience lumineuse sera renouvelée chaque jour jusqu’aux fêtes de fin d’année.

Des vidéos de certains des modèles emblématiques de Ferrari sont projetées sur l’arche de brique encadrant l’entrée historique. Parmi eux, la 125 S, qui a fait ses débuts en 1947, et les deux 499P, qui ont fait un retour triomphal en juin dernier avec les vainqueurs des 24 Heures du Mans.

En continuant le long de la Viale Enzo Ferrari, illuminée en rouge, on arrive à l’ancienne tour de l’atelier de peinture, transformée pour l’occasion en un grand écran arborant les valeurs que le Cheval Cabré a toujours incarnées : individuel et équipe ; tradition et innovation ; passion et réussite.

Sur les bâtiments suivants, l’exposition commémore les moments forts de l’année, en affichant les visages de nombreux travailleurs qui ont contribué à chaque partie de l’identité de l’entreprise : courses, voitures de sport et style de vie.

La soufflerie, conçue par Renzo Piano, a été choisie pour symboliser l’innovation technologique qui imprègne tous les domaines de la vie de l’entreprise. Les flux aérodynamiques créés à l’intérieur du tunnel seront reproduits à sa surface par des faisceaux colorés, offrant un aperçu imaginaire de l’un des bâtiments les plus inaccessibles de l’usine de Maranello.

Le voyage se poursuit ensuite en douceur vers le prochain chapitre de l’histoire de Ferrari, vers le “e-building” qui sera inauguré en juin 2024, l’illuminant au centre de la nouvelle zone de 100 000 mètres carrés en construction.

Ferrari a toutefois tenu à préciser que lors de la conception de l’événement, la durabilité a été une priorité et les normes d’économie d’énergie les plus strictes ont été respectées.

La F1 dévoile le calendrier des six courses Sprint pour la saison 2024

La Formule 1 a annoncé le calendrier 2024 des six courses Sprint qui seront disputées l’an prochain au cours du championnat du monde, un calendrier conçu pour présenter des circuits qui encouragent des dépassements et permettent des courses serrées et divertissantes.

En 2024, les courses Sprint se disputeront sur le tracé de Shanghai en Chine du 19 au 21 avril, celui de Miami du 03 au 05 mai, celui de Spielberg en Autriche du 28 au 30 juin, celui d’Austin au Texas du 18 au 20 octobre, Sao Paulo au Brésil du 1er au 03 novembre et enfin celui de Losail au Qatar du 29 novembre au 1er décembre.

Si l’Autriche, le Brésil, Losail et Austin ont déjà accueilli une course Sprint dans le passé, ce sera en revanche une grosse nouveauté pour Miami qui accueillera sa première course Sprint, ainsi que pour Shanghai qui fera également son retour au calendrier de la Formule 1 après plusieurs années d’absence en raison de la crise sanitaire du Covid.

“Je suis ravi d’annoncer six sites passionnants pour les événements F1 Sprint de la saison prochaine, dont deux nouveaux avec la Chine et Miami, qui seront tous deux des ajouts fantastiques et offriront de superbes courses à tous nos fans sur la piste et ceux qui regardent à la maison.” a déclaré le PDG de la Formule 1.

“Depuis sa création en 2021, le Sprint n’a cessé de permettre une augmentation de l’audience à la télévision, davantage de divertissements sur piste pour les fans lors des événements et l’augmentation de l’engagement de la part des fans sur les plateformes sociales et numériques, et nous attendons avec impatience les événements passionnants de l’année prochaine.”

Il est bon de noter que suite aux discussions lors de la réunion de la Commission F1 en novembre dernier, il a été convenu que le comité sportif consultatif discutera plus en détail des changements potentiels au format Sprint avec une proposition qui sera présentée à la Commission F1 pour examen lors de la première réunion de 2024.

Calendrier courses Sprint 2024

course sprint F1

Sprint : la F1 ne doit pas avoir peur de faire des changements

Fervent défenseur du format Sprint en F1, le directeur de l’équipe Haas, Guenther Steiner, a insisté sur le fait que la catégorie reine ne doit surtout pas avoir peur des changements ni de revenir en arrière si besoin, alors que la discipline cherche toujours à améliorer les week-ends Sprint en vue de la saison 2024.

En 2023, six courses Sprint étaient programmées en Formule 1 dans ce qui était la deuxième année d’introduction de ce format censé apporter un peu de piment aux week-ends de course en offrant aux fans plus de spectacle en piste. 

Sur le papier, la course Sprint devait apporter une véritable plus value à un week-end de course, mais force est de constater que cela n’a pas apporté grand chose de plus en 2023, alors que certains fans “historiques” ont encore bien du mal à comprendre la subtilité de ce format avec deux grilles de départ, deux séances de qualifications et deux courses durant un week-end.

Lors de la dernière réunion de la Commission F1 qui s’est tenue à Abou Dhabi en novembre , des propositions ont été faites pour éventuellement déplacer la course Sprint au samedi matin (elle est actuellement programmée le samedi après-midi), alors que l’idée très controversée d’une grille de départ inversée a de nouveau été évoquée par certains.

Interrogé pour connaître son point de vue sur la situation, le directeur de l’écurie Haas, Guenther Steiner, se montre toujours aussi convaincu par le format Sprint et estime que la Formule 1 ne devra pas avoir peur de faire des changements si besoin, quitte à revenir en arrière.

“Il y a eu beaucoup de choses discutées et je n’aime pas entrer dans les détails de ce qui a été discuté, mais il y a quelques idées autour de cela et maintenant il va y avoir du travail sur ce qui est faisable ou pas.” a expliqué Steiner.

“Je pense que nous devons simplement attendre et voir où nous en arriverons et voir ce que nous allons faire. Mais je pense que le week-end Sprint et les courses Sprint en général ont été une réussite pour le sport.”

“L’audience est en hausse, les gens aiment ça, mais on essaie toujours de l’améliorer [le format] parce que ce n’est pas encore parfait. Je pense que tant que nous continuons à avancer, à améliorer les choses, et à essayer de nouvelles choses, nous sommes sur la bonne voie.”

“Aussi, il ne faut pas avoir peur des changements, et ne pas avoir peur si les changements ne fonctionnent pas de revenir en arrière, ou de faire quelque chose de différent, ou d’aller dans une autre direction. C’est ce que nous faisons en ce moment, et je pense que c’est bon pour le sport car le sport se développe massivement.”

“Le public est peut-être différent de celui d’il y a 20 ans. Les gens veulent plus de divertissement, plus d’action, et nous devons fournir cela, pour continuer à grandir en tant que sport, et grandir en tant que sport est bon pour nous tous.”

La prochaine réunion de la Commission F1 se tiendra au début de l’année 2024. Durant cette réunion, des propositions seront faites par les différentes parties pour tenter d’améliorer le format Sprint avant le début de la campagne 2024 le 2 mars avec le Grand Prix de Bahreïn. 

Un GP à Madrid bientôt confirmé au calendrier de la F1 ?

Selon le média espagnol El Mundo, la Formule 1 s’apprête à annoncer l’arrivée de la ville de Madrid au calendrier de la catégorie reine à partir de la saison 2026 en remplacement de Barcelone qui doit accueillir le Grand Prix d’Espagne jusqu’en 2025 inclus.

Dans un article publié sur son site internet ce mardi 5 décembre, El Mundo affirme qu’un accord a déjà été passé entre la Formule 1 et Madrid pour organiser une course à partir de la saison 2026 sur un tracé semi-urbain autour du salon des congrès de l’IFEMA qui a accueilli la toute première exposition de la Formule 1 en mars 2023.

Toujours selon le média susmentionné, l’annonce devait être faite la semaine dernière, mais certains problèmes techniques ont retardé l’envoi du communiqué de presse par la Formule 1. Une annonce officielle est donc attendue au cours des prochains jours.

L’arrivée potentielle de Madrid au calendrier de la F1 impliquerait que Barcelone ne fasse plus partie du championnat du monde à partir de la saison 2026, puisque l’événement à Madrid serait estampillé “Grand Prix d’Espagne”. L’option de voir deux courses disputées la même année sur le sol espagnol serait donc totalement exclue car non viable économiquement.

En juin 2022, la ville de Madrid avait officiellement déclaré son intérêt auprès du PDG de la Formule 1 pour accueillir un Grand Prix dans un avenir plus ou moins proche. Dans une lettre envoyée à Stefano Domenicali, le gouvernement de la communauté régional avait alors exprimé son désir de faire partie du calendrier de la Formule 1 et souligné les caractéristiques qui – selon lui – font de la région une option idéale.

C’est un plaisir de vous écrire au nom du gouvernement de la Communauté de Madrid pour exprimer notre intérêt pour le développement d’un Grand Prix de Formule 1 à Madrid.” pouvait-on lire dans cette lettre.

Comme vous le savez peut-être, la communauté de Madrid connaît un développement économique et social exceptionnel dans le contexte espagnol et européen. Nous recevons de plus en plus de visiteurs du monde entier et les compétitions sportives dans la Communauté de Madrid sont de plus en plus prestigieuses et appréciées.”

En déplacement dans la région quelques semaines plus tard, le PDG de la F1, Stefano Domenicali, n’écartait pas l’idée de voir une course de Formule 1 se disputer à Madrid en remplacement de Barcelone dont la course est en partie financée par de l’argent public depuis de nombreuses années, ce qui ne serait pas le cas de Madrid. 

Mick Schumacher vise un retour sur la grille de la F1 en 2025

Mick Schumacher ne sera pas sur la grille de la Formule 1 en 2024 faute de places disponibles l’année prochaine, mais le jeune allemand reste persuadé qu’il pourrait avoir une chance de revenir en tant que titulaire lors de la saison 2025 lorsque certains contrats arriveront à leur terme.

Schumacher Jr a débuté sa carrière en Formule 1 avec l’écurie américaine Haas pour laquelle il a roulé durant deux saisons entre 2021 et 2022. Mais à la fin de la campagne 2022, Haas a pris la décision de remplacer Mick Schumacher par son compatriote Nico Hülkenberg à partir de la saison 2023.

Sans baquet pour la campagne 2023 après avoir été remercié tardivement par l’écurie Haas, Mick Schumacher n’a pas eu d’autre choix que d’accepter l’offre faite par Mercedes quelques mois plus tôt, l’écurie de Brackley ayant proposé à Schumacher un poste de réserviste si jamais il se retrouvait sans baquet.

Depuis début 2023 donc, Mick Schumacher doit se contenter d’un travail de développement chez Mercedes où il cumule les heures dans le simulateur pour aider Lewis Hamilton et George Russell tout au long de l’année, notamment lors des week-ends de course où il passe de nombreuses heures dans le simulateur pour corréler les données avec la piste.

En 2024, Schumacher sera toujours réserviste pour Mercedes car le mercato en Formule 1 était très fermé cette année avec de nombreux pilotes encore sous contrat jusqu’à la fin de la campagne 2024. Cependant, le jeune homme ne désespère pas et vise toujours un retour sur la grille en tant que titulaire pour 2025.

“Malheureusement, de nombreux contrats sont des contrats pluriannuels. Il n’y a donc pas vraiment de débouchés pour l’année prochaine.” constate Schumacher dans un entretien exclusif pour la Formule 1.

“C’est donc une situation un peu difficile. Mais pour 2025, il y a beaucoup plus d’ouvertures, et nous devrons voir.”

Mais avant de penser à 2025, cependant, l’attention sera fermement portée sur 2024, où Schumacher poursuivra dans son rôle de pilote de réserve pour Mercedes. L’Allemand exercera également son métier en dehors de la Formule 1 puisqu’il s’apprête à courir pour Alpine dans le championnat du monde d’Endurance.

“Je pense que la chose importante pour moi est de ne pas rester trop longtemps hors d’une voiture et c’est pourquoi nous essayons de trouver un endroit où nous pouvons courir l’année prochaine [l’entretien a été réalisé avant que Alpine annonce l’arrivée de Schumacher dans son équipe en WEC]. Les choses s’annoncent plutôt bien, [mais] malheureusement pas pour la Formule 1.” a indiqué l’Allemand.

“Néanmoins, je garderai des liens très étroits avec la Formule 1 et j’espère que cela me permettra également de prouver aux gens de la Formule 1 que je mérite toujours une chance au sommet du sport automobile et que j’ai ma place ici.”

Esteban Ocon : “Trop d’abandons qui ont coûté cher”

Le Français Esteban Ocon admet qu’il n’est pas très content de sa saison 2023, le pilote Alpine estimant que le manque de régularité et les nombreux abandons dont il a été victime lui ont coûté quelques places au championnat du monde. 

Alors que Alpine a terminé la saison 2022 à la quatrième place au championnat du monde des constructeurs avec 173 points marqués lors de la première année d’introduction des nouvelles règles techniques, la campagne 2023 du constructeur français a été bien plus compliquée avec seulement 120 points en 22 Grands Prix et une sixième place au classement constructeurs.

Paradoxalement, Alpine a réussi à décrocher cette saison deux podiums [Monaco et Zandvoort] après n’en avoir décroché aucun l’an dernier, mais a également subi de nombreux abandons – dix au total – dont sept rien que pour Esteban Ocon, cinq pour des raisons mécaniques et deux suite à un accrochage avec son coéquipier.

Réfléchissant à son année écoulée, Esteban Ocon – qui a terminé 2023 à la douzième place au classement pilotes avec 58 points – ne cache pas qu’il espérait un bien meilleur résultat cette saison : “Ce n’est pas la plus heureuse des saisons, c’est sûr.” a déclaré le Français après le Grand Prix d’Abou Dhabi, ultime manche du championnat du monde, disputé le 26 novembre.

“Nous avons eu de très bonnes choses cette année, nous avons obtenu de bons résultats en équipe à Monaco et Zandvoort, ce fut de bons résultats pour l’équipe. Mais malheureusement, nous n’avons pas été assez constants et il y a eu trop d’abandons, ce qui nous a évidemment coûté cher cette saison.”

“Nous aurions probablement pu être dans le top dix du championnat des pilotes [Gasly a terminé onzième], et probablement plus proche de l’autre place chez les constructeurs [Alpine a terminé à 160 points de la cinquième place d’Aston Martin]. Mais bon, c’est comme ça.”

“Nous allons continuer à travailler et je suis sûr que de bonnes choses arriveront. Je fais confiance à cette équipe pour faire du bon travail cet hiver, tout le monde a faim de plus, tout le monde veut s’améliorer, et c’est ce que nous viserons.”

Statistiquement, Esteban Ocon est à égalité avec le pilote Williams Logan Sargeant au nombre d’abandons cette saison.

Abiteboul sur l’apparente facilité de Verstappen : “Les pilotes ne se battent pas contre lui”

Pour Cyril Abiteboul, ancien directeur de l’équipe Renault en F1, le triple champion du monde Max Verstappen n’a eu pour ainsi dire aucune concurrence en piste cette saison tant sa monoplace était la plus performante de la grille, offrant au Néerlandais un ascendant psychologique tel qu’aucun pilote ne voulait se battre contre lui en piste.

Bien que Max Verstappen s’est élancé à douze reprises depuis la pole position en 2023 avec une piste libre devant lui, le pilote Red Bull s’est retrouvé à quelques rares occasions dans le trafic, notamment en Arabie Saoudite, où il s’élançait depuis le fond de grille. Cependant, cela ne l’a pas empêché de remonter toute la hiérarchie avec une facilité déconcertante pour franchir la ligne d’arrivée en deuxième position derrière son coéquipier Sergio Perez : “Il a un ascendant psychologique et une telle monoplace.” analyse Cyril Abiteboul dans les colonnes de Franceinfo, pour qui l’ancien directeur de Renault F1 est consultant.

“L’apparente facilité qu’il peut avoir à dépasser est aussi liée au fait que les pilotes ne se battent pas contre lui. Ils savent qu’ils ne peuvent pas faire la course avec lui. Plutôt que d’user leurs gommes à le retenir, ils le laissent passer.”

Vers une saison 2024 bis repetita ? 

Cette saison, Max Verstappen largement dominé la catégorie avec plus de 1000 tours en tête (1003), dix-neuf victoires sur 22 Grands Prix disputés, vingt-et-un podiums décrochés, douze pole positions, neuf meilleur tours en course, quatre victoires en Sprint et aucun abandon.

Plus impressionnant encore, en 2023 Max Verstappen a terminé soit premier soit deuxième, hormis à Singapour où le Néerlandais a franchi la ligne d’arrivée à la cinquième place au terme d’un week-end plus compliqué que prévu pour Red Bull dans les rues de la Cité-Etat. 

Ultra dominateur donc, rien ne dit cependant qu’un tel scénario puisse se reproduire la saison prochaine selon Cyril Abiteboul, malgré le fait que la réglementation technique reste stable en 2024 : “C’est un championnat qui a une dynamique commerciale remarquable, parce qu’il amène chaque année des nouveautés comme le Grand Prix de Las Vegas.” souligne Abiteboul.

“Il y a beaucoup d’autres intérêts que la première place du championnat des pilotes. Si cette situation [la domination de Red Bull et Max Verstappen, ndlr] devait s’éterniser trop longtemps, ça poserait des problèmes, mais je serais surpris que cette domination, telle qu’on l’a connue cette saison, reste intacte la saison prochaine. D’ici le prochain changement de règlement en 2026, Red Bull sera davantage concurrencée.” estime pour conclure Cyril Abiteboul.

Le prochain changement majeur dans la réglementation n’aura pas lieu avant 2026 en Formule 1, ce qui laisse penser qu’il sera difficile pour les équipes de la grille de se rapprocher de Red Bull dès l’an prochain, bien que les progrès spectaculaires réalisés par McLaren en 2023 ou encore Aston Martin, prouvent qu’il y a encore place à l’amélioration.

L’Italien Nicola Lacorte rejoint l’Alpine Academy

Alpine a annoncé l’arrivée de l’Italien Nicola Lacorte, pilote de Formule 4, dans les rangs de l’Alpine Academy.

Cette année, Nicola Lacorte a disputé les championnats des Émirats arabes unis et d’Italie de Formule 4 avec PREMA Racing. L’Italien a signé sa première victoire dans la catégorie en son pays, à l’Autodromo Internazionale Enzo e Dino Ferrari d’Imola.

Âgé de seize ans, il s’est offert quatre podiums (trois chez les rookies, un au général) ainsi que deux succès parmi les débutants dans les deux compétitions. Nicolas Lacorte a fini sa campagne en F4 Italie en neuvième position, et cinquième meilleur rookie. Il s’est également classé vingt-quatrième et neuvième chez les débutants aux Émirats. 

En tant que nouvelle recrue du programme de développement de jeunes pilotes de l’équipe Alpine, Nicola Lacorte bénéficiera des conseils et du soutien du personnel de l’Academy et de l’équipe Alpine en F1. Il aura aussi accès aux installations ultramodernes de l’écurie au siège des activités F1 d’Enstone (Royaume-Uni).

C’est formidable de voir Nicola rejoindre notre programme de jeunes pilotes pour la saison 2024.” a déclaré Julian Rousse, directeur sportif par intérim chez Alpine.

“Nous continuons d’élargir le programme de l’Alpine Academy et d’attirer de nouveaux talents à soutenir durant leur carrière.”

“Nous avons hâte d’aider Nicola à se développer en tant que pilote, sur la piste et en dehors. Comme nos éléments actuels, Nicola bénéficiera du soutien et des connaissances de l’Alpine Academy et de BWT Alpine F1 Team à plus grande échelle.”

C’est un immense plaisir de rejoindre le programme de développement de pilotes d’Alpine F1 Team et d’avoir l’occasion de travailler avec l’équipe de l’Alpine Academy pour la saison 2024 et celles d’après.” a commenté Nicola Lacorte.

“Je suis extrêmement reconnaissant de la confiance que m’accorde la direction de l’Alpine Academy et je suis plus que convaincu que cette opportunité m’aidera à progresser dans ma carrière et dans mon futur développement en tant que pilote et individu.”

Albon révèle ce qui rend Verstappen si fort face à ses coéquipiers

Le pilote Williams Alex Albon a expliqué à quel point le style de pilotage de Max Verstappen rendait la vie de ses coéquipiers si difficile au cours d’une saison, le thaïlandais ayant lui-même travaillé aux côtés du Néerlandais lors de la saison 2020 chez Red Bull. 

En 2019, Alex Albon a été promu chez Red Bull Racing en remplacement du Français Pierre Gasly en plein milieu de saison. Le Thaïlandais – qui débutait alors sa carrière en Formule 1 avec Toro Rosso [désormais AlphaTauri] – s’est retrouvé du jour au lendemain dans une écurie de premier plan aux côtés d’un pilote ayant déjà “usé” plusieurs coéquipiers.

Ce qui devait arriver arriva, et Alex Albon a finalement été remplacé par le Mexicain Sergio Perez à partir de la saison 2021 en raison du manque de résultats face à Max Verstappen. Albon a ensuite dû se contenter d’un poste de pilote de réserve pour l’écurie de Milton Keynes, avant de finalement trouver un baquet de titulaire chez Williams à partir de la campagne 2022.

Lors d’une apparition dans le podcast High Performance, Alex Albon est revenu sur son passage éclair chez Red Bull et a souligné exactement ce qui faisait de Max Verstappen un pilote aussi destructeur de coéquipiers.

Selon Albon, contrairement aux idées reçues, la monoplace n’est pas développée pour Verstappen : “La première chose est que beaucoup de gens disent que la voiture est construite autour de lui, qu’il est un peu comme le Michael Schumacher de Ferrari, qu’il a créé cette équipe autour de lui.”

“Mais honnêtement, la voiture est ce qu’elle est et il est très rapide…il a un style de pilotage assez unique, et ce n’est pas facile d’être à ses côtés.” a expliqué Albon.

“Tout le monde a son propre style de pilotage. Mon style de pilotage est un peu plus doux, mais j’aime une voiture qui a un bon train avant, assez pointu, assez direct. Max aussi, mais son niveau de netteté et de direct est d’un tout autre niveau. Il est d’une netteté à couper le souffle.”

“Pour donner aux gens une explication de ce à quoi cela pourrait ressembler, si vous augmentez complétement la sensibilité [dans un jeu vidéo] au maximum et que vous déplacez la souris et qu’elle se précipite partout sur l’écran, c’est un peu comme ça. Cela devient si aiguë que cela vous rend un peu tendu.”

Le Thaïlandais a poursuivi en expliquant qu’à mesure que la saison avance et que les développements sur la monoplace sont introduits, un effet “boule de neige” se créé inévitablement et ajoute encore plus de pression pour le pilote se trouvant dans l’autre garage.

“Ce qui a fini par arriver, surtout au cours de ma saison, c’est que vous commencez peut-être un peu en retrait, mais pas de beaucoup, et puis au fur et à mesure de la saison, Max veut cet avant dans la voiture, il veut que sa voiture soit encore plus directe que directe.”

“Donc au fur et à mesure, il va de plus en plus vite, et pour que vous puissiez rattraper votre retard, vous devez commencer à prendre un peu plus de risques. Vous pouvez avoir quelques dixièmes de retard sur une séance, donc vous forcez encore un peu plus, et puis vous partez [à la faute] et vous vous crashez. Vous devez alors tout recommencer.”

“Ensuite, vous perdez un peu la confiance. Cet écart se creuse encore un peu plus, et la prochaine fois que vous essayez de sortir pour faire un autre travail, un autre tour ou peu importe, ça commence juste à faire un effet boule de neige. Chaque fois que la voiture devient de plus en plus nette, vous devenez de plus en plus tendu.”

“C’est comme n’importe quel sport. Si vous commencez à ne plus être dans cet état de fluidité et que vous commencez à vraiment y penser, et qu’à chaque fois que vous entrez dans un virage, vous ne savez pas comment elle [la voiture] va réagir, vous n’y arrivez pas…c’est purement une question de confiance dans la voiture.”

En 2023, Alex Albon s’est retrouvé dans la même situation que Max Verstappen en dominant largement son coéquipier Logan Sargeant après avoir marqué 27 des 28 points inscrits par Williams durant cette saison.

Lando Norris revient sur l’importance pour McLaren de terminer quatrième

Lando Norris souligne à quel point il était important pour McLaren de terminer quatrième du championnat du monde des constructeurs en 2023 après avoir inscrit son plus grand total de points depuis la saison 2012.

McLaren a débuté la campagne 2023 en appelant les fans à la patience pendant que les ingénieurs travaillaient à améliorer la MCL60, avec des améliorations clés attendues à Silverstone et au Japon. Mais contre toute attente, McLaren a pris la décision d’introduire un premier package de mises à jour une course plus tôt à partir du Grand Prix d’Autriche – d’abord sur la monoplace de Norris, puis que celle de Piastri à Silverstone. 

Cette décision s’est avérée payante, puisque avant le Grand Prix d’Autriche, l’équipe n’avait marqué que dix-sept points. A partir de Spielberg, McLaren a inscrit 285 points en quatorze courses, décrochant neuf podiums et une victoire en Sprint pour finalement gagner deux positions au championnat et terminer quatrième avec douze points d’avance sur Aston Martin et 182 points d’avance sur Alpine contre qui l’écurie se battait en début d’année.

Lorsqu’on l’a interrogé sur l’importance pour McLaren de terminer quatrième du championnat du monde des constructeurs en 2023, Land Norris a répondu : “C’est très important pour toute l’équipe.”

“C’est important pour le moral, la motivation, rien que le fait de savoir que nous avons battu une équipe [deux en réalité avec Alpine et Aston Martin]. On était loin derrière en début d’année, donc ça montre que le travail a payé. C’est un bon bonus pour tout ceux qui font partie de l’équipe, donc je suis très content pour eux.”

“Je suis heureux d’en faire partie et d’avoir contribué à cette progression dont nous avions besoin cette année. Nous avons franchi l’une des étapes les plus importantes que nous ayons jamais franchies, mais nous savons que nous en voulons bien plus.”

“Tout le monde sait que dans l’équipe, tout le monde travaille extrêmement dur et essaie de progresser le plus possible. Je pense qu’il y a encore des moments passionnants à venir, bien que nous ayons encore quelques éléments du puzzle à assembler, et nous aurons tout.”

En plus d’être une année de croissance pour l’équipe en piste, Lando Norris estime qu’il s’est amélioré en tant que pilote tout au long de 2023. Le Britannique a connu sa meilleure saison à ce jour, marquant 205 points et sept podiums.

Il a terminé sixième du championnat des pilotes, à seulement un point de la quatrième place, et a terminé l’année comme le deuxième pilote le plus constant après Max Verstappen, après avoir marqué 193 points depuis le Grand Prix d’Autriche.

“J’ai l’impression d’avoir fait un bon pas en avant cette année, surtout dans la seconde moitié de cette saison.” a déclaré Lando Norris à Sky Sports.

“J’ai l’impression de mieux comprendre la voiture, bien qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer et j’ai vraiment hâte d’être à l’année prochaine.”

performance équipes F1 2023

Horner en faveur d’une modification du format Sprint en F1

Le patron de Red Bull, Christian Horner, fait partie de ceux qui estiment que des modifications du format Sprint en Formule 1 sont nécessaires avant le début de la prochaine saison, notamment parce que cette course de 30 minutes maximum disputée le samedi n’a finalement qu’un intérêt sportif très limité selon lui.

En 2023, six courses Sprint étaient programmées en Formule 1 et, si sur le papier le format devait apporter une certaine plus-value aux week-ends de course, force est de constater que cela n’a pas apporté grand chose de plus si ce n’est le fait que certains fans ont encore un peu de mal à comprendre le pourquoi du comment durant un week-end Sprint avec deux séances qualificatives et donc deux grilles de départ, ainsi que deux courses.

Dans ce contexte, la Commission F1 qui s’est réunie à la fin de l’année à Abou Dhabi a globalement soutenu une mise à jour du format Sprint pour 2024 afin de rationaliser davantage le week-end en séparant les activités de Sprint de celles du Grand Prix. Le Comité Consultatif Sportif travaillera sur des détails spécifiques, notamment concernant le timing et les règles du parc fermé, pour qu’une proposition finale soit présentée à la Commission F1 pour la première réunion de 2024.

Interrogé pour savoir ce qu’il pense du format Sprint, le directeur de Red Bull, Christian Horner, estime lui aussi que ce concept doit évoluer à partir de la saison prochaine : “Je pense qu’il est clair que les Sprints doivent évoluer un peu, bien que je peux comprendre que le concept et le fait d’être en action sur trois jours a un intérêt pour les promoteurs et les fans. Mais je pense que les Sprints, dans certains cas, ont été légèrement décevants.” explique Christian Horner.

“Il n’y a pas d’arrêt au stand, cela a un peu tendance à rester dans l’ordre de la grille et c’est un peu comme obtenir une médaille sur une longue course.”

Le Britannique a même fait renaître l’idée très controversée d’une grille inversée pour pimenter un peu plus les week-ends Sprint en Formule 1 : “Je pense que l’on peut en faire un peu plus, mais bien sûr, il faut regarder quelles seraient les conséquences si vous deviez inverser la grille ou si nous donnions plus de points, etc, etc…”

“Donc, je pense que nous devons encore travailler là-dessus au sein du forum sportif, et sans aucun doute, nous nous réunirons lors de la prochaine réunion de la Commission au début de la nouvelle année et, espérons-le, finaliserons un format.”

Qu’en pensent les fans ? 

Fin octobre, nous avons réalisé sur notre site un sondage (que vous pouvez voir ici) dans lequel nous vous demandions si la Formule 1 devait modifier le format Sprint tel qu’il est actuellement en vue de la prochaine saison. Le résultat de ce sondage est sans appel, puisque vous avez été plus de 80% à vouloir une modification du format Sprint pour 2024.

Capture d’écran du sondage réalisé en octobre

Dans la section des commentaires de l’article, certains ont également exprimé le souhait de voir disparaître le format Sprint en 2024 comme par exemple Berliner Traum (voir capture d’écran ci-dessous) qui se demande tout simplement ce que cela apporte de plus lors d’un week-end.

Quels changements pour 2024 ?

Lors des dernières discussions entre toutes les parties concernées, des propositions ont été faites pour éventuellement déplacer la course Sprint au samedi matin (elle est actuellement programmée le samedi après-midi), mais cela pourrait entraîner des problèmes pour les équipes comme le précise Diego Ioverno, directeur sportif de la Scuderia Ferrari.

C’est assez délicat. Si vous déplacez la course Sprint au samedi matin, vous devez alors vous assurer de laisser suffisamment d’écart pour que les équipes puissent réagir en cas de problème.” a déclaré Ioverno.

Il y a aussi d’autres options sur la table.” a ajouté Ioverno. “Nous travaillerons tous ensemble car, en fin de compte, notre objectif est de rendre les choses aussi bonnes que possible pour nos fans.”

Une décision finale concernant un changement de format pour les Sprints sera prise au cours des prochaines semaines (début janvier) et la Formule 1 devrait donner plus de précisions sur d’éventuels changements au moment où elle annoncera les destinations qui accueilleront un Sprint en 2024.