Max Verstappen et Red Bull nominés aux Laureus Awards 2023

Le pilote Red Bull Max Verstappen a été une nouvelle fois nominé pour le sportif de l’année aux Laureus World Sports Awards, après avoir déjà remporté cette distinction l’an dernier pour sa bataille avec Lewis Hamilton pour son tout premier titre mondial en F1 lors de la saison 2021.

Si Max Verstappen remporte le prix 2023, il deviendra le quatrième athlète à remporter cette récompense  à deux reprises coup sur coup, rejoignant Tiger Woods, Roger Federer, Usain Bolt et Novak Djokovic sur la liste.

Cette année, le champion du monde en titre de Formule 1 fera face à une rude concurrence aux Laureus World Sports Awards 2023 avec de grands noms du sport tels que Lionel Messi, Kylian Mbappé, Rafael Nadal, Armand Duplantis ou encore Stephen Curry dans la catégorie hommes.

Chez les dames, Alexia Putelas (Football), Iga Swiatek (Tennis), Katie Ledecky (Natation), Mikaela Shiffrin (Ski alpin), Shelly-Ann Fraser-Pryce (Athlétisme) et Sydney McLaughlin-Levrone (Athlétisme) sont nominées.

Dans la catégorie “Equipe de l’année”, l’écurie championne du monde en titre Red Bull Racing a été nominée et fait face à l’équipe de Football de l’Argentine, l’équipe de Football féminine de l’Angleterre, l’équipe de France de Rugby, les Golden State Warriors des USA (Basketball) et l’équipe de foot du Réal Madrid.

Russell révèle son point faible par rapport à Lewis Hamilton

George Russell – qui a rejoint Mercedes en 2022 après trois années passées chez Williams – est arrivé au sein de sa nouvelle écurie à un moment compliqué car Mercedes a développé une monoplace 2022 difficile à comprendre et à exploiter.

Malgré les difficultés, Russell a tout de même réussi à offrir à Mercedes une victoire en fin d’année au Brésil et a terminé devant son coéquipier au championnat du monde avec 35 points d’avance sur le Britannique en 2022.

Interrogé pour savoir dans quel domaine il estime devoir encore s’améliorer par rapport à son coéquipier, George Russell a répondu : “Je pense que le principal domaine à améliorer est probablement la gestion des pneumatiques.”

“Je pense que Lewis est très doué pour maximiser les relais et tirer le meilleur parti des pneus sur un relais.” confie George Russell.

“Avoir déjà une année à mon actif [en 2022] en tant que coéquipier avec lui et voir certains de ses traits m’a été vraiment bénéfique.”

“J’avais l’impression d’être sur une courbe assez raide à cet égard, mais j’ai aussi l’impression qu’il y a encore beaucoup à venir.” estime Russell.

Le Britannique a ajouté qu’il avait également beaucoup appris des difficultés rencontrées avec la W13 de la saison dernière : “Les choses dont j’ai le plus appris ont été ces courses difficiles et ces courses où j’ai échoué ou sous-performé.”

“En repensant à ces courses, je dirais que la plupart des raisons étaient d’avoir trop essayé. C’est une grande leçon que j’ai apprise : parfois, plus vous essayez, plus vous poussez, et le résultat n’est pas meilleur.”

“Vous devez être discipliné avec vous-même parfois dans votre approche et savoir à quel point vous devez vous pousser. Si vous allez au gymnase tous les jours et que vous faites un maximum de développé couché tous les jours, à un moment donné, vous allez vous blesser et ce n’est pas le moyen le plus efficace de devenir plus fort.”

“C’est représentatif de la course, si vous sortez en piste et si vous pilotez avec de la colère, en poussant la voiture au delà des limites à chaque tour, ce n’est pas le moyen le plus rapide de piloter. Ces courses ont été une validation de tout cela pour moi.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan qui est programmé fin avril à Bakou, George Russell occupe la septième place au championnat du monde des pilotes, 20 points derrière son coéquipier Lewis Hamilton.

Albon estime que Vowles apporte déjà beaucoup à Williams

Alex Albon, pense que James Vowles est la personne dont Williams a besoin pour retrouver de la performance et aller se battre à l’avant de la grille après plusieurs années compliquées pour l’équipe de Grove.

En 2023, l’ancien stratège en chef de Mercedes, James Vowles, a rejoint Williams en tant que directeur de l’écurie britannique en remplacement direct de Jost Capito qui a quitté l’équipe cet hiver. Vowles a été l’un des personnages les plus importants dans le succès de Mercedes au cours des dernières années et a donc apporté avec lui chez Williams toutes ses connaissances acquises au sein de l’équipe ayant dominé la Formule 1 entre 2014 et 2021.

Interrogé sur l’impact que James Vowles a eu chez Williams au cours de son premier mois de travail, Albon a répondu : “James [Vowles] a définitivement acquis de nombreuses connaissances chez Mercedes et c’est évidemment un gars très intelligent dont nous avons besoin en ce moment.” a déclaré le Thaïlandais à propos du nouveau directeur de Williams.

“Bien sûr, nous faisons beaucoup de bonnes choses et il y a aussi des domaines dans lesquels nous pouvons faire différemment sur du long, moyen ou court terme. Il y a encore beaucoup d’aspects à examiner, et bien qu’il ne soit là que depuis peu de temps, lorsqu’on l’écoute il apporte déjà beaucoup.”

“Espérons que cela va continuer comme cela, je pense que nous sommes plus sur du long terme que du court terme, mais je suis ravi de voir déjà les progrès.”

Quant au potentiel de la FW45 après les trois premières courses de l’année, Albon se dit encouragé par les progrès réalisés par Williams depuis la saison dernière.

“En termes de sensation dans la voiture, c’est assez similaire à l’an dernier. Mais nous avons certainement fait quelques petits pas ici et là. C’est clairement beaucoup mieux.”

“J’ai l’impression que nous sommes à un meilleur endroit et nous savons qu’il y a encore place à l’amélioration, ce qui m’excite beaucoup.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan qui se dispute le dernier week-end d’avril, l’équipe Williams occupe l’avant dernière place au championnat du monde des constructeurs à égalité de point avec AlphaTauri (1 point).

Sébastien Andres, le Français qui fait bouger le Paddock Club

Accès ultime et privilégié de la Formule 1, le Paddock Club brille par son offre premium et propose aux fans les plus fortunés de pouvoir vivre un week-end de course au plus près de la piste et des pilotes.

La partie festive n’est pas en reste avec une animation musicale sur mesure faisant intervenir des DJ locaux et internationaux, mais la F1 a poussé son offre encore plus loin en s’offrant les services d’un Français, Sébastien Andres alias SEBSAX, saxophoniste de renom qui a pour mission d’animer le Paddock Club tout au long des Week-Ends.

Dans le cadre de notre chronique “Les Français en F1” nous nous sommes entretenus avec ce Français qui peut s’enorgueillir d’être désormais le saxophoniste officiel du Paddock Club. Organisation, missions et anecdotes vous saurez tout sur ce musicien débordant d’énergie.

F1only: Tout d’abord Sébastien, qui êtes-vous ?

Sébastien Andres: Je suis Sébastien Andres, originaire du sud de la France, mieux connu dans mon métier sous mon nom de scène SEBSAX. Saxophoniste dans l’événementiel depuis plus de 20 ans, je me produis lors des GP de Formule 1 à travers le monde, mais aussi pour des défilés de mode de couturier de renom tel Dior, Chanel, Christian Lacroix etc.. Je me produis aussi lors de séminaires et soirées privées en France et à l’étranger.

Racontez-nous comment avez-vous décroché l’opportunité de jouer pour la F1.

SA: J’ai eu l’opportunité de jouer pour la F1  un soir où je me produisais dans un très beau lieu à Monaco : l’Hôtel de Paris. Après la prestation qui a été un succès, une responsable événementiel Monégasque qui était là en tant que cliente, est venue à ma rencontre pour me proposer d’animer dans un endroit bien spécifique, le Grand Prix de Monaco. C’était il y a maintenant cinq ans.

Quel est le GP qui vous a le plus marqué, tant d’un point de vue sportif que festif ?

SA: Le GP qui m’a le plus marqué et qui continue à le faire, est le dernier GP de la saison à Abou Dhabi au circuit Yas Marina. Du fait que ce soit le dernier Grand prix de la saison, l’ambiance est survoltée, et quand il y a une bataille qui compte pour le championnat du monde, l’ambiance est festive et les gens sont maintenus en haleine.

Vous êtes en quelque sorte en concurrence avec le folklore de la F1, la piste, les monoplaces, les pilotes, comment faites-vous pour vous démarquer au milieu de tout cela ?

SA: Je n’ai pas besoin de me démarquer au milieu des monoplaces et des pilotes quand j’anime le Grand Prix, c’est lorsque les voitures ne tournent pas, quand les écuries sont entre deux essais, avant la course et après la course. Je suis situé dans le Paddock Club, c’est-à-dire juste au-dessus des paddocks où se situe les voitures. Nous mettons avec mes amis DJ une ambiance survoltée qui, suivant les Grands Prix, est diffusée dans toute la superficie du circuit. 

Comment s’articule un week-end de course pour vous ?

SA: Tous les matins je suis sur place avant l’ouverture du public pour gérer et planifier la partie événementielle avec les équipes techniques de la F1. Durant la journée, je me produis pour la clientèle qui se situe dans le Paddock Club et le soir en général. Le dimanche après la course, je me produis pour certaines écuries lors de soirées privées. Suivant le pays de la course, cela peut être dans un établissement de renom ou un Yacht si nous sommes en bord de mer.

Avez-vous le temps de profiter de la course, des qualifications, ou même des essais ?

SA: Oui c’est le cas. Je suis situé au-dessus des paddocks, par exemple quand les voitures s’arrêtent aux stands, nous sommes à 3 ou 4 mètres des voitures, et nous sommes situés sur la ligne d’arrivée. Dans le Paddock Club, nous avons des dizaines d’écrans pour suivre toute la course, et nous avons aussi accès à quasiment toutes les radios entres le pilote et son écurie. C’est aussi dans notre espace que se déroulent des interviews de pilotes.

La F1 vous fixe-t-elle un cahier des charges ou avez-vous carte blanche pour vos animations ?

SA: La F1 me prend pour mon travail et pour ce que je fais. C’est-à-dire que, en termes de style musical, je passe de la deephouse, de la House à de la musique sud-américaine ou orientale, je passe par tous les styles. Nous avons la chance d’avoir une vingtaine de nationalités sur chaque Grand Prix, et nous ne laissons personne de côté en termes de style musical. Par exemple, quand je joue dans des pays, comme l’Arabie Saoudite, les Emirats, le Qatar, nous faisons plusieurs passages dans un style musical avec des sonorités orientales mais non traditionnelles. Pour le Mexique, nous nous adaptons avec, en plus de notre style musical habituel, des sonorités sud-américaines.

Travaillez-vous avec d’autres artistes Français dans le cadre de la F1 ?

SA: Je ne travaille pas avec d’autres artistes français dans la F1, je suis le seul Français. Les artistes qui m’accompagnent viennent d’autres pays. Il y a trois DJ attitrés sur le F1 Paddock Club : Erok un américain venant du Texas, qui est aussi le DJ officiel de la firme Red Bull, Donald un DJ de renom de Montréal (Canada), et Petra qui est londonienne.

En dehors du Paddock Club, jouez-vous également pour des écuries lors de soirées privées ? Si oui lesquelles ? Dans quelles conditions ?

SA: Je ne joue pas pour d’autres événements de la F1. Pour rester dans le sujet de l’automobile, j’anime par contre des lancements de produits et nouveaux véhicules tel Audi, Mercedes, Lamborghini, Ferrari, Bentley, Maserati et autres…

La question qui fâche, supportez-vous un pilote ou une écurie en particulier ?

SA: En ce qui concerne les pilotes, j’aime beaucoup Lewis Hamilton. En plus du fait qu’il ait 7 titres de champion du monde, c’est une personne humble. C’est un des seuls pilotes qui prend du temps pour ses fans qui viennent le voir de tous les pays. Il a toujours un geste, un sourire pour eux. Même nous qui sommes là pour animer le Paddock Club, quand il nous voit, il a toujours un geste de salutation pour nous. On se rappelle tous le jour ou Max Verstappen a gagné sur le fil son premier titre de champion du monde à Abou Dhabi de manière assez “spéciale”, Lewis est allé le féliciter en personne. Il a été d’une grande classe. Vous auriez vu l’ambiance qu’il y avait sur le GP d’Abou Dhabi, c’était incroyable.

Question écuries, je n’ai pas de préférence, mais on peut quand même remarquer que depuis deux ans RedBull est bien au-dessus des autres question voiture, ils ont réussi à trouver une conception qui a l’air de bien fonctionner. Sans oublier bien sûr l’excellence en pilotage de leur pilote phare Max Verstappen. Qu’on l’aime ou pas, il faut avouer que c’est un sacré pilote, et je pense, et ça c’est à titre personnel, qu’il va gagner un certain nombre de championnats.

Si vous voulez en savoir plus et surtout en voir plus sur SEBSAX, nous vous invitons à consulter son site officiel et visiter sa page Instagram qui regorge de photos des différents Grand Prix animés.

Nous remercions chaleureusement Sébastien pour le temps qu’il nous a accordé pour cette interview, et lui souhaitons une belle saison 2023 qu’il a déjà commencé à animer dès l’ouverture au Grand Prix de Bahreïn. Au total SEBSAX animera 14 Grands Prix cette année.

Steiner en remet une couche sur Mick Schumacher

En 2022 lors de sa deuxième saison avec l’équipe Haas, Mick Schumacher a subi plusieurs crashs au cours des sept premières manches de l’année – dont un spectaculaire dans les rues de Monaco où sa monoplace s’est scindée en deux.

Après cette période difficile pour lui, Schumacher a pourtant réussi à réagir en inscrivant des points en Grande-Bretagne et en Autriche, mais a de nouveau été victime d’un accident au Grand Prix du Japon quelques mois plus tard sur un tour de rentrée au stand à faible vitesse lors des EL1, alors que la piste était humide, ce qui l’avait d’ailleurs empêché de participer aux EL2.

Le directeur de Haas a ainsi révélé dans un entretien accordé au Times qu’il avait perdu toute sa confiance en Schumacher à ce moment précis, alors que le jeune allemand s’est crashé à faible vitesse.

“C’est arrivé dans un in-lap ! Bien sûr, c’était humide sur la piste, mais personne d’autre n’a réussi à crasher une voiture pendant qu’il retournait au stand.” a déclaré Steiner.

“Nous avons perdu une voiture en seulement cinq minutes [c’était à la fin de la séance après le drapeau à damier, ndlr] et avons dû en reconstruire une autre.”

“Je ne peux pas avoir un pilote dont je ne suis pas sûr qu’il puisse piloter une voiture en toute sécurité lors d’un tour lent. C’était juste ridicule.”

“Combien de personnes pourrions-nous employer avec 700 000 dollars ? Et je devais aussi trouver cet argent.”

Mick Schumacher n’a finalement pas été retenu pour une troisième année chez Haas et a été remplacé par son compatriote Nico Hülkenberg qui fait désormais équipe avec le Danois Kevin Magnussen.

Après le Grand Prix d’Australie, l’équipe Haas occupe la septième place au championnat du monde des constructeurs avec 7 points inscrits, soit un de moins que Alpine. 

Fred Vasseur regrette une sanction “trop légère” pour Red Bull

L’an dernier, l’équipe Red Bull a été épinglée par la FIA pour un dépassement “mineur” inférieur à 5% et s’est donc vue proposer un ABA (un accord) par l’instance dirigeante. L’équipe autrichienne a accepté cette offre, ce qui veut dire qu’elle a accepté également les sanctions associées qui sont les suivantes :

  • RBR doit payer une pénalité financière de 7 000 000 USD à la FIA dans les 30 jours suivant la date d’exécution de l’ABA
  • RBR reçoit une pénalité sportive mineure sous la forme d’une limitation de la capacité de RBR à conduire des essais aérodynamiques pendant une période de 12 mois à compter de la date d’exécution de l’ABA par l’application d’un abattement de 10 % sur le Coefficient C servant au calcul des essais individuels restreints en soufflerie (RWTT) et fluide informatique restreints (Limites de dynamique (RCFD) applicables à chaque équipe telles que définies à l’Article 6 de l’Annexe 7 du Règlement Sportif FIA de la Formule 1). Par exemple, si le coefficient C, basé sur la position au championnat de RBR est de 70 %, la nouvelle valeur effective de C sera : CNEW=70 % x (1-0,10) = 63,0 %
  • RBR prend en charge les frais encourus par l’Administration du plafonnement des coûts dans le cadre de la préparation de l’ABA

Le non-respect par RBR des conditions de l’ABA entraînera un autre manquement à la procédure en vertu des articles 6.30 et 8.2(f) du Règlement financier et renvoi au comité d’arbitrage du plafonnement des coûts.

Cependant, cette pénalité semble avoir eu un très faible impact sur Red Bull qui domine largement le début de cette saison 2023 avec déjà trois victoires en autant de courses, ce qui signifie selon le directeur de Ferrari que la sanction est bien “trop légère”.

“Je suis toujours convaincu que la pénalité était très légère.” a déclaré Fred Vasseur lors d’un rendez-vous organisé avec certains médias dont Sky Sports.

“En considérant que nous allons améliorer [les performances de la voiture] d’un peu moins d’une seconde au cours de la saison en termes d’aéro, et que vous obtenez une pénalité de 10% de cela, cela fait un dixième, c’est 0,1s.”

“Comme ce n’est pas une progression linéaire, c’est probablement moins, et comme vous avez le droit de dépenser cet argent ailleurs, en gain de poids et ainsi de suite, pour moi la pénalité est trop marginale.”

Lorsqu’on lui demande s’il pense que l’équipe de Milton Keynes a fait un bon travail pour gérer sa pénalité reçue, Vasseur a répondu : “Je ne dis pas qu’ils n’ont pas fait du bon travail car, honnêtement, ils ont fait du très bon travail sur la voiture.”

“Je n’essaie pas du tout de trouver une excuse, mais si vous me demandez si la sanction est trop légère, je dis oui. Je ne suis pas sûr que l’effet [de la pénalité] soit si grand, et vous pouvez aussi considérer que vous avez un avantage en début de saison parce que vous dépensez plus l’année précédente.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan, quatrième manche de l’année, Red Bull est leader au championnat du monde des constructeurs avec 123 points inscrits, soit 97 de plus que Ferrari quatrième.

Carlos Sainz : “Red Bull a tué la concurrence”

Alors qu’en 2022 à la même époque Ferrari se battait avec Red Bull pour le titre mondial, la situation est nettement différente cette année pour l’écurie italienne avec un début de saison catastrophique avec pas moins de deux abandons en trois courses pour Charles Leclerc et une quatrième place pour Carlos Sainz à Bahreïn comme meilleur résultat jusqu’à présent.

En dehors de ce début de saison complétement manqué pour Ferrari pour diverses raisons (pénalités, abandons sur panne mécanique et accrochage), le plus inquiétant reste le rythme ou plutôt le manque de rythme de la SF23 qui accuse un certain retard sur la Red Bull en termes de performance pure, un retard qui ne sera pas rattrapé au cours des prochaines semaines selon Carlos Sainz.

“Red Bull a tué la concurrence avec une monoplace nettement supérieure à toutes les autres.” a déclaré Carlos Sainz, cité par la RTBF, dans le cadre du Grand Prix d’Australie où il a été classé douzième après avoir reçu une pénalité pour laquelle Ferrari a fait une demande de révision auprès de la FIA.

“C’est une surprise pour nous de constater que nous ne sommes pas aussi performants que l’an dernier, surtout en rythme de course.”

“Nous savons où se situent nos faiblesses, mais nos lacunes ne seront pas comblées en une course, ni en un mois, parce que l’écart avec Red Bull est énorme. C’est sans doute l’un des plus grands de ces dernières saisons.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan programmé lors du dernier week-end d’avril à Bakou, la Scuderia Ferrari occupe la quatrième place au championnat du monde des constructeurs avec 26 points inscrits depuis le début de la saison, soit 97 points de moins que Red Bull.

Les F1 historiques réunies au Castellet

L’édition 2023 du Grand Prix de France Historique organisée sur le circuit Paul Ricard au Castellet ce week-end de Pâques a battu tous les records grâce à un plateau impressionnant de monoplaces et une course d’endurance de GT et Protos.

Ce week-end de Pâques fut l’occasion unique de revoir en piste des Formule 1 emblématiques des années 1970 aux années 2000, ainsi que des Formule 2, Formule 3 et autres Formule Ford, à jamais inscrites dans l’histoire du sport automobile.

Pour compléter le spectacle, le Grand Prix de France Historique a accueilli samedi soir la course d’endurance de six heures de V de V Sports réservée aux GT, Tourisme et Sport Prototypes de 1947 à 1990. L’occasion de revoir en piste Jean Alesi qui partageait le volant d’une Lotus Elan avec Philippe Gache, Stéphane et Jean-Pierre Richelmi.

Accessible dès vendredi, le Grand Prix de France Historique a tenu toutes ses promesses en terme de spectacle en piste. Le public a pu aller à la rencontre des pilotes qui on fait la légende du sport automobile français : Jean Alesi, René Arnoux, Franck Montagny, Yannick Dalmas, Eric Hélary, Soheil Ayari, Jean-Pierre Jarier ou encore Tristan Gommendy.

Au plus proche des spectateurs, Peter Mann a fait rugir sa Ferrari F2008, engagée par la Scuderia Ferrari dans le championnat du monde de Formule 1 en 2008 pour Kimi Räikkonen et Felipe Massa.

Ces trois jours de fête prouvent qu’il y a un véritable engouement pour les sports mécaniques et un amour pour ce circuit de Formule 1.” confie Stéphane Clair, directeur général du Circuit Paul Ricard.

“C’est un immense bonheur de voir cette passion partagée : des pilotes et des collectionneurs se mélangent aux spectateurs.”

“Le rendez-vous est déjà donné l’an prochain pour le week-end de Pâques, avec encore plus de voitures mythiques et des champions de F1 internationaux. Et comme certains l’ont souhaité, notre Président Jean Alesi, pourrait reprendre le volant de sa Ferrari F1 lors de la prochaine édition.”

Harcelé à son domicile, Leclerc demande le respect de sa vie privée

Le Monégasque Charles Leclerc a demandé à ses fans de “respecter sa vie privée” après que l’adresse de son domicile a été divulguée sur internet et que des centaines de personnes se sont rassemblées au bas de son immeuble au cours des derniers mois.

Avec plus de 10 millions d’abonnés sur son compte Instagram et quelques 2 millions sur Twitter, Charles Leclerc est l’un des pilotes de Formule 1 les plus populaires auprès des fans, mais le revers de la médaille est que certains n’hésitent pas à se rendre directement à son domicile monégasque pour lui demander des autographes ou des selfies, encore plus ces derniers mois après la publication de son adresse sur internet.

Dans un court message adressé à sa communauté, Charles Leclerc a donc demandé à ses fans de respecter sa vie privée et de ne plus venir devant son domicile, ni de sonner à sa porte. Le pilote Ferrari assure cependant qu’il se rendra toujours disponible dans la rue pour signer des autographes.

“Salut à tous, ces derniers mois mon adresse personnelle a été rendue publique pour une raison ou pour une autre, amenant des personnes à se rassembler sous mon appartement, sonner à ma porte et me demander des photos et des autographes.” a écrit le pilote Ferrari sur son compte Instagram.

“Bien que je sois toujours heureux d’être disponible pour vous et que j’apprécie énormément votre soutien, je vous demande de respecter ma vie privée et de ne pas venir chez moi.”

“Je m’assurerai de m’arrêter pour chacun d’entre vous lorsque vous me croisez dans la rue ou sur le circuit, mais je ne descendrai pas si vous venez chez moi.”

“Votre soutien, en personne et sur les réseaux sociaux, compte énormément pour moi, mais il y a une limite à ne pas franchir. Joyeuses Pâques à tous !”

Alpine avec des mises à jour à Bakou et Miami sur sa F1

L’équipe Alpine s’apprête à introduire sur sa monoplace une première mise à jour “importante” lors du week-end du Grand Prix d’Azerbaïdjan, quatrième manche de la saison 2023 de F1, qui se déroule du 28 au 30 avril à Bakou.

Après un début de saison compliqué, l’écurie du constructeur français ne se laisse pas abattre et travaille d’arrache-pied pour pouvoir introduire à Bakou une mise à jour importante sur l’A523, ce qui devrait lui permettre d’aller se battre avec McLaren ou Mercedes [qui auront elles aussi des mises à jour] selon le directeur d’Alpine.

“Nous pensons pouvoir nous battre avec eux [Mercedes et McLaren]. Nous aurons également une mise à jour importante à venir pour Bakou, puis quelques petites choses supplémentaires une semaine plus tard à Miami.” confie Otmar Szafnauer.

“Nous continuons donc à pousser pour introduire des mises à jour. Mais l’important est qu’elles fonctionnent toutes lorsque nous les mettrons sur la voiture et que nous ayons une bonne corrélation avec nos outils de simulation.”

“Nous avons eu une bonne corrélation l’année dernière, et si cela continue, si nous continuons à apporter des mises à jour, nous serons dans ce combat du développement avec les autres autour de nous.”

“Nous allons nous développer au rythme le plus élevé possible pour notre équipe. Si je regarde en arrière, notre rythme de développement était bon l’an dernier, et je pense que nous pouvons continuer comme ça cette année.”

“Je pense que l’on devrait, au fil de l’année, se rapprocher [de Mercedes]. Mais nous savons tous que tout est relatif, car je sais ce qui nous attend, mais je ne sais pas ce qu’ils ont à venir.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan, les équipes ont le droit pour la première fois à une pause printanière de trois semaines en raison de l’annulation pour la quatrième année consécutive du Grand Prix de Chine. Ce temps supplémentaire permet donc aux équipes de fabriquer diverses pièces de rechange en vue du week-end de course Sprint programmé à Bakou fin avril.

“Cette pause n’était pas prévue, mais elle est la bienvenue à la fois pour fabriquer de nombreuses pièces pour la voiture, des pièces de rechange, ainsi que les développements que nous apporterons.” a ajouté Szafnauer.

“Vous savez, cela demande un énorme effort pour fabriquer suffisamment de pièces, donc cela [la pause] nous aide vraiment. Cette pause nous permet également de planifier d’autres mises à niveau que nous pouvons trouver grâce aux outils de simulation, et en sachant qu’il y a cette pause, vous les planifiez différemment.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan, l’équipe Alpine occupe la sixième place au championnat du monde des constructeurs avec huit points inscrits depuis le début de l’année. A Bakou, Alpine abandonnera également la livrée rose de sa monoplace utilisée seulement pour les trois premières courses de l’année.

Alpine se débarrasse de la livrée rose de sa F1

Comme l’an dernier, Alpine a dévoilé cet hiver deux livrées de sa monoplace; une rose pour marquer son partenariat avec son sponsor principal BWT et une bleue agrémentée de touches de rose. Selon le contrat signé avec BWT, la livrée rose devait être utilisée uniquement pour les trois premières manches de l’année, soit à Bahreïn, en Arabie Saoudite et en Australie.

A partir du Grand Prix d’Azerbaïdjan donc, pour le plus grand bonheur des fans de la marque l’Alpine A523 retrouvera sa livrée bleue (la même que celle de la photo d’illustration) et c’est cette livrée qui sera utilisée par l’équipe pour le reste de la saison 2023.

Jusqu’à présent, la livrée rose de l’A523 n’a pas porté beaucoup de chance à Alpine qui occupe avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan la sixième place au championnat du monde des constructeurs avec seulement huit points marqués en trois courses.

Le dernier Grand Prix disputé en Australie s’est terminé par un double abandon pour Alpine qui a vu ses deux pilotes se percuter dans les derniers tours de la course. Esteban Ocon et Pierre Gasly n’ont donc marqué aucun point à Melbourne, alors que les deux Français se trouvaient dans le top dix avant leur crash.

Pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan, Alpine retrouvera donc ses vraies couleurs, tandis qu’une mise à jour “importante” sera introduite sur l’A523 a déjà confirmé le directeur de l’écurie, Otmar Szafnauer.

Nous allons continuer d’avancer et ces moments difficiles ne feront que souder encore plus l’équipe. Nous avons déjà hâte d’être à Bakou, où une évolution importante est prévue.” a déclaré l’Américain après le GP d’Australie.

Pirelli va tester des pneus sans couverture chauffante

Alors que les couvertures chauffantes en F1 doivent logiquement disparaître à partir de la saison 2024, notamment parce que ces accessoires vont à l’encontre des objectifs climatiques de la Formule 1 et représentent également une dépense non négligeable pour les équipes, Pirelli continue de travailler pour développer un pneumatique capable de fonctionner immédiatement sans avoir été chauffé au préalable.

La disparition des couvertures chauffantes en Formule 1 est “progressive”, les équipes, Pirelli et la FIA s’étant mis d’accord sur un plan en “plusieurs étapes” avant leur interdiction pour la saison 2024.

Ainsi depuis le début de la saison 2021, la température maximale des couvertures chauffantes a été limitée à 100° à l’avant et 80° à l’arrière, alors qu’en 2022 la température maximale autorisée a chuté à 70° pour les pneus avant et arrière, tandis que cette température est limitée à seulement 50° en 2023.

Lorsqu’on demande au patron de Pirelli, Mario Isola, si les travaux avancent bien en vue de l’interdiction des couvertures chauffantes en 2024, l’Italien a expliqué que des tests privés allaient avoir lieu juste après le Grand Prix d’Espagne sur le tracé de Barcelone avec – pour la première fois – l’utilisation de pneumatiques non chauffés.

“C’est un défi, c’est un gros défi sur le plan technique. Mais nous ferons tout notre possible pour réussir ce défi.” nous explique Mario Isola.

“Nous savons à quel point il est important d’aller dans cette direction de la durabilité, et nous travaillons sur les pneus slicks, et après la course de Barcelone, nous aurons une prochaine séance d’essais où – pour la première fois – la ligne de base sera un pneu sans couverture.”

“Nous sommes donc sur ce chemin, mais comme je l’ai déjà dit, nous devons attendre et voir ce qui va se passer à ce sujet.”

Ce test sur le circuit de Barcelone est programmé après le Grand Prix d’Espagne qui sera disputé le 4 juin. Il y a aura ensuite des tests sur le tracé de Silverstone au Royaume-Uni. Après ce test, la décision sera prise si oui ou non les couvertures chauffantes seront interdites en Formule 1.

“Il est prévu d’avoir une réunion avec toutes les parties prenantes après le test à Silverstone, pour partager les résultats et voir si nous pouvons y parvenir d’ici la fin de l’année.” confirme Isola.

Pour rappel : l’interdiction des couvertures chauffantes en Formule 1 a été repoussée de quelques années car l’introduction des nouvelles réglementations en 2022 en parallèle du bannissement des couvertures chauffantes aurait rendu la tâche trop compliquée à Pirelli qui aurait eu alors trop de nouveaux paramètres à prendre en compte.

Las Vegas vise une fin de chantier un mois avant le GP de F1

Alors que le Grand Prix de Las Vegas est programmé au mois de novembre 2023 (du 16 au 18 novembre), les organisateurs sont lancés dans une course contre la montre pour construire de toute pièce l’énorme bâtiment qui servira de paddock à la Formule 1.

Lors d’une récente visite du chantier de construction, le chef de projet Terry Miller a déclaré que l’objectif était de terminer les travaux en octobre 2023, laissant peu de marge d’erreur avec la course inaugurale programmée un mois plus tard sur le Strip de Las Vegas.

“Les plans prévoient que la structure du paddock de 300 000 pieds carrés sera achevée vers le début du mois d’octobre.” selon Terry Miller de Miller, qui dirige la construction du bâtiment du paddock, cité par le Las Vegas Review Journal.

“Nous respectons le calendrier et nous prévoyons que le projet sera terminé d’ici la fin septembre, le premier octobre pour notre emménagement initial. La seule structure permanente est le bâtiment du paddock. Tout le reste sera temporaire.”

Pour être sûr d’arriver à terminer les travaux dans les temps, un roulement a été mis en place pour que le chantier ne s’arrête presque jamais : “Nous travaillons tous les jours deux quarts de 10 heures.” a ajouté Miller. “Nous sommes donc actifs sur le site presque 24 heures sur 24.”

Les organisateurs s’attendent à ce que plus de 105 000 fans par jour assistent au GP de Las Vegas en commençant par les essais les 16 et 17 novembre et la course le 18 novembre. Ils estiment que cela injectera environ 1,2 milliard de dollars dans l’économie locale.

“Nous pensons que cela va être le plus grand événement sportif et de divertissement de l’année. Il y a une transformation absolue dans cette ville et nous sommes tellement excités d’en faire partie.” a déclaré Renee Wilm, PDG du Grand Prix de Las Vegas à Reuters.

La Formule 1, dont la popularité aux États-Unis a augmenté grâce à la populaire série de Netflix “Drive to Survive”, prévoit d’organiser la course annuelle pendant au moins la prochaine décennie.

Le circuit de Las Vegas fera 6,12 km de long et sera composé de 17 virages, trois lignes droites et deux zones DRS. La vitesse de pointe devrait atteindre les 342 km/h, alors que le temps au tour est estimé à 1m34s.

Alpine F1 s’associe au Venetian Resort pour le GP de Las Vegas

Alpine a annoncé un partenariat avec l’emblématique complexe hôtel-casino The Venetian Resort Las Vegas, situé sur le Strip de Las Vegas, à quelques pas du premier Grand Prix de Las Vegas auquel l’équipe participera en 2023.

Cette saison, la Formule 1 débarquera à Las Vegas pour y disputer une manche nocturne sur un tracé inédit en plein cœur de la ville du péché et qui empruntera le célèbre Strip de Vegas bien connu des touristes du monde entier.

A l’occasion de ce premier Grand Prix de Las Vegas, The Venetian Resort Las Vegas sera le partenaire casino officiel de l’écurie Alpine. Dans le cadre de ce partenariat, plusieurs activités à destination des fans y auront lieu tout au long de la semaine du Grand Prix, incluant notamment des suites luxueuses et des tickets pour le week-end de course.

L’expérience ultime entre Alpine et The Venetian comprendra également un hébergement penthouse de luxe et une vue unique sur l’action en piste, sans oublier l’occasion de rencontrer Esteban Ocon et Pierre Gasly, les deux pilotes officiels de l’écurie du constructeur français.

Une partie essentielle de l’ADN de notre marque consiste à offrir des expériences épiques et uniques à nos clients.” a déclaré Patrick Nichols, président-directeur général de The Venetian Resort Las Vegas.

“Ce partenariat avec Alpine, associé à l’un des événements sportifs les plus attendus de l’année, nous permettra d’y parvenir à la perfection.”

“Nous avons une occasion exclusive de rapprocher la marque emblématique qu’est Alpine des fans et de créer l’événement avant et pendant le premier Grand Prix de Las Vegas de Formule 1 en 2023.”

Le logo du Venetian Resort sera également présent sur la carrosserie de l’Alpine A523 et les casquettes des deux pilotes lors du week-end du Grand Prix de Las Vegas 2023.

Mercedes travaille sur une suspension améliorée pour la W14

Mercedes va travailler d’arrache-pied au cours de la pause d’avril de la F1 pour livrer à Lewis Hamilton et George Russell une monoplace plus équilibrée, notamment avec une suspension améliorée, a indiqué le directeur technique James Allison.

En raison de l’annulation du Grand Prix de Chine pour la quatrième année consécutive suite aux restrictions sanitaires imposées par le gouvernement, les équipes de Formule 1 disposent d’une pause de trois semaines au mois d’avril, avant de revenir en Europe pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan programmé le dernier week-end d’avril.

Cette pause permet donc aux équipes de la grille de développer différentes solutions techniques pour tenter d’améliorer leur monoplace, et du côté de chez Mercedes, les ingénieurs de Brackley travaillent “aussi dur que possible” pour trouver plus d’appui sur la W14, bien qu’on ne sait pas encore si ces améliorations seront disponibles pour le Grand Prix d’Azerbaïdjan ou bien pour Imola où est prévue une grosse mise à jour sur la W14.

“Nous travaillons aussi dur que possible dans la soufflerie pour trouver plus d’appui. Nous travaillons aussi dur que possible dans le bureau de design pour convertir ce que nous avons trouvé dans la soufflerie il y a quelques semaines pour l’apporter sur la piste.” a déclaré James Allison.

“Nous travaillons également pour apporter des pièces mécaniques à la voiture. Certains composants de suspension différents qui, selon nous, aideront à l’équilibre sous-jacent de la voiture et vont la rendre plus maniable.”

Le week-end dernier en Australie, Mercedes a décroché son premier podium de l’année avec la deuxième place de Lewis Hamilton sur un tracé de Melbourne atypique. 

Allison estime que Mercedes a réussi à réduire légèrement son écart avec Red Bull et Aston Martin, mais le Britannique ne sait pas encore si ce gain en termes de performance était dû à la piste ou bien à une réelle amélioration du rythme de la W14.

“Nous allons aller sur d’autres pistes très différentes dans les prochaines semaines et nous verrons si c’est c’était le genre de signe d’une amélioration générale de nos performances ou bien si c’était lié à la piste et aux conditions assez inhabituelles.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan – où se disputera deux séances de qualifications et deux courses le même week-end – Mercedes occupe la troisième place au championnat du monde des constructeurs avec neuf points de retard sur Aston Martin.

Deux qualifications programmées à Bakou, suppression des EL2

Le premier week-end de course Sprint de la saison 2023 programmé à Bakou fin avril aura bien une deuxième séance de qualifications à la place de la deuxième séance d’essais libres du samedi qui sera tout simplement supprimée.

Bien que la FIA n’a pas encore confirmé ce format, les équipes de la grille ont accepté ce changement a déclaré le directeur de Ferrari, Fred Vasseur : “A Bakou, il y a aura deux qualifications et deux courses. Nous devrons être capables en tant qu’équipe de faire un meilleur travail possible.” a confirmé le Français à l’agence de presse Reuters.

“Pour une fois, toutes les équipes se sont alignées, ce n’est pas très souvent le cas, donc nous devons saisir l’occasion.”

“J’aime ce format, je ne suis pas un grand fan des EL2. Parfois c’est un peu ennuyeux. Essayer d’avoir quelque chose de plus dynamique durant un week-end est donc une bonne décision.”

“Si vous regardez le football, vous ne regardez pas la séance de mercredi quand ils s’entraînent dans le stade, et nous sommes probablement le seul sport où nous diffusons la séance d’entraînement à la télévision.”

Déroulé du week-end à Bakou 

Habituellement lors d’un week-end de course Sprint, les pilotes participent à une première séance d’essais libres le vendredi, puis à la séance de qualifications le vendredi après-midi dont le résultat détermine la grille de départ de la course course Sprint programmée le samedi après-midi après une deuxième et dernière séance d’essais libres normalement programmée le samedi matin.

Dans le cadre du week-end remanié qui sera testé à Bakou fin avril, les pilotes participeront toujours à la première séance d’essais libres du vendredi, avant de participer à une séance de qualifications le vendredi après-midi dont le résultat déterminera la grille de départ du Grand Prix d’Azerbaïdjan de dimanche.

Le samedi, la deuxième séance d’essais libres sera supprimée et remplacée par une seconde séance de qualifications qui déterminera la grille de départ de la course Sprint programmée le même jour dans l’après-midi.

Une confirmation officielle du format du week-end est attendue dans les prochains jours de la part de la Fédération Internationale de l’Automobile.

McLaren veut marquer des points au mérite lors des prochaines courses

Par manque de fiabilité, de performance, mais aussi par malchance, McLaren n’a pas marqué le moindre point lors des deux premières manches de la saison à Bahreïn et à Djeddah en Arabie Saoudite. Mais en Australie pour la troisième course de l’année, l’équipe du constructeur britannique a vu ses deux pilotes marquer des points après être passés au travers des différentes embûches lors d’un Grand Prix mouvementé.

Après l’Australie donc, McLaren occupe la cinquième place au championnat du monde avec douze points inscrits en une seule course, mais le directeur, Andrea Stella, ne veut pas se laisser emporter par un excès d’optimisme car l’Italien sait que le Grand Prix d’Australie était une course très mouvementée et qu’une part de chance a permis à son équipe de marquer autant de points.

“C’est bien de marquer des points après avoir eu des courses difficiles en début de saison où nous étions en lice pour marquer des points, mais pour diverses raisons, nous n’avons pas pu.” a déclaré Stella dimanche soir à Melbourne après l’arrivée de l’épreuve.

“Donc c’est bien de sortir de cette course avec de bons points, mais nous savons qu’à Bakou [la prochaine manche de l’année, ndlr], nous débuterons une autre étape de cette saison et nous commencerons à voir des améliorations sur la voiture.”

“Nous savons que cela ne va pas changer la donne, mais ce sera une première étape pour ce que nous espérons être de multiples mises à niveau.”

“Nous espérons donc pouvoir nous battre pour les points à l’avenir au mérite et non grâce à des courses mouvementées.”

Après le Grand Prix d’Australie, McLaren est donc cinquième du championnat du monde avec douze points marqués depuis le début de l’année, soit quatre de plus que Alpine et 14 de moins que Ferrari.

Ferrari demande la révision de la pénalité de Sainz

La Scuderia Ferrari a finalement demandé à la FIA de revoir la pénalité infligée à Carlos Sainz au Grand Prix d’Australie, qui a fait passer l’Espagnol de la quatrième place à la douzième place dimanche dernier à Melbourne lors de la troisième manche de la saison 2023.

Au Grand Prix d’Australie, Carlos Sainz a percuté l’Aston Martin de Fernando Alonso au premier virage lors du restart de la course après une période sous drapeau rouge. Pour cet accrochage involontaire, Sainz a écopé d’une pénalité de cinq secondes sur son temps final, ce qui l’a fait chuter de la quatrième place à la P12 en dehors des points.

Presque une semaine après l’arrivée du Grand Prix d’Australie, le directeur de l’équipe, Fred Vasseur, a confirmé à l’agence Reuters que Ferrari a soumis à la FIA une demande de révision de cette pénalité ce jeudi 06 avril.

“Le processus veut qu’ils examinent d’abord notre requête pour voir s’ils peuvent rouvrir l’affaire.” a déclaré Fred Vasseur.

“Puis, nous aurons une deuxième audience un peu plus tard avec les mêmes délégués au sujet de la décision elle-même. Rouvrir la discussion est la première étape. Le résultat dépendra ensuite de la FIA.”

“Bien sûr, nous attendons une révision de la décision car il s’agit d’une requête en révision. Nous n’y allons pas pour obtenir de la sympathie.”

Dans le cas de la pénalité de Carlos Sainz, Ferrari regrette que les commissaires de course ont pris la décision de pénaliser l’Espagnol en un temps record dimanche dernier. Vasseur estime qu’ils auraient pu attendre la fin de la course pour au moins discuter avec les pilotes.

“Ce à quoi on peut s’attendre, c’est au moins d’avoir une discussion ouverte… et aussi pour le bien du sport d’éviter d’avoir ce genre de décision quand on a trois cas au même virage et pas la même décision.” a ajouté Vasseur qui fait référence au crash des deux pilotes Alpine qui n’ont pas eu de pénalité.

“La plus grande frustration pour Carlos était de ne pas avoir d’audience, car l’affaire était très spéciale et dans ce cas, je pense que cela aurait eu du sens.”

La demande de révision de l’équipe Ferrari concernant cette pénalité a très peu de chance d’aboutir…

Horner flatté par les commentaires d’Hamilton sur la Red Bull

Le directeur de Red Bull, Christian Horner, s’est dit très flatté par les commentaires du septuple champion du monde Lewis Hamilton qui a déclaré après le Grand Prix d’Arabie Saoudite qu’il n’avait jamais vu une monoplace de F1 aussi rapide que la RB19 de cette saison 2023.

Après l’arrivée du Grand Prix d’Arabie Saoudite, Lewis Hamilton – qui a franchi la ligne en cinquième position – a déclaré aux médias : “Je n’ai certainement jamais vu une voiture aussi rapide.”

Même lorsque nous étions rapides [Mercedes], nous n’étions pas si rapides. Je pense que c’est la voiture la plus rapide que j’ai jamais vue, surtout par rapport aux autres.”

Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais il [Max Verstappen] m’a dépassé à une vitesse impressionnante. Je n’ai même pas pris la peine de défendre car il y avait une énorme différence de vitesse.”

Lorsqu’on lui a demandé en conférence de presse du GP d’Australie de répondre aux commentaires de Lewis Hamilton, Christian Horner a déclaré : “Eh bien, c’est évidemment très flatteur, en particulier compte tenu de certaines des voitures que Lewis a conduites dans l’histoire récente.”

“Vous savez, nous avons une excellente voiture. Je veux dire par là que la RB19 est un point de départ fantastique pour la saison pour nous et avoir obtenu deux doublés lors des deux premières courses est plus que ce à quoi nous aurions pu nous attendre cette saison.”

“Mais nous sommes aussi conscients que c’est une très longue saison, il reste encore 21 courses [20 en réalité après le GP d’Australie, ndlr] à disputer et six courses Sprint.”

“Nous sommes aussi conscients que de grandes mises à jour arrivent pour d’autres équipes dans les semaines à venir, alors que nous retournons en Europe. Il y a donc encore beaucoup à faire, c’est encore un long chemin à parcourir.”

Enfin, lorsqu’on lui a demandé s’il a été surpris de constater un tel écart de performance entre Red Bull et le reste de la grille, le Britannique a répondu : “Parfois, en toute honnêteté, oui.”

“Mais cela va changer d’un circuit à l’autre. On peut voir que certaines équipes ont fait un pas en avant et d’autres non. J’ai toujours dit qu’il faudrait trois ou quatre courses pour avoir une vraie image de la saison.”

Après le Grand Prix d’Australie, Red Bull est toujours leader du championnat du monde des constructeurs avec 123 points inscrits en trois courses. L’équipe de Milton Keynes devance Aston Martin de 58 points et de presque 100 points Ferrari quatrième au classement. 

Après trois podiums pour Aston Martin, Stroll en veut plus

Aston Martin est l’équipe ayant le plus progressé en termes de performance depuis la saison dernière et peut se targuer après les trois premières manches de l’année d’être la deuxième force du plateau derrière Red Bull.

Après des débuts de rêve, le propriétaire de l’équipe, le milliardaire Lawrence Stroll, veut voir plus grand et a déjà fixé comme objectif une victoire lors de cette saison 2023.

“La mission [de l’équipe] est très claire. Il [Lawrence Stroll] n’a pas tardé à nous dire : “quand allons-nous gagner la prochaine course ?”.” a déclaré Mike Krack, directeur de l’écurie, le week-end dernier à Melbourne.

“Evidemment, il est très content que nous ayons fait un pas en avant, mais ce n’est pas suffisant pour ses ambitions. La bonne chose avec Lawrence, c’est que vous savez où vous en êtes. Il en veut plus et nous devons livrer davantage.”

“Nous avons été sur trois circuits aux caractéristiques différentes. Nous avons été compétitifs sur les trois, nous sommes donc convaincus que nous pouvons l’être également sur d’autres circuits.”

“Après vous savez, les types de circuits seront très différents. Il y a Bakou avec une énorme ligne droite et puis il y a Monaco sans aucune ligne droite.” a ajouté Krack.

“Donc, ce genre de choses pourrait faire évoluer la hiérarchie, et c’est ce qui devrait se passer quand les marges sont si minces. C’est donc la situation dans laquelle nous nous trouvons et nous devrons être au maximum à tout moment, toujours à 100%, pour tirer le meilleur parti.”

Après le Grand Prix d’Australie, Aston Martin occupe la deuxième place au championnat du monde des constructeurs avec neuf points d’avance sur Mercedes.