Le patron de Red Bull, Christian Horner, se soucie guère de savoir si Max Verstappen peut dérocher un troisième titre mondial en F1 dès le samedi au Grand Prix du Qatar, le plus important selon lui étant que le Néerlandais gagne ce championnat 2023.
Max Verstappen peut être couronné champion 2023 dès ce week-end au Grand Prix du Qatar, le Néerlandais n’ayant besoin que d’une sixième place lors de la course Sprint du samedi pour être certain de décrocher son troisième titre mondial en Formule 1 avant même la course principale du dimanche.
Lorsqu’on lui a demandé ce qu’il pensait de la perspective inhabituelle de remporter un titre mondial un samedi, Christian Horner a répondu : “Nous ne nous soucions pas de savoir quand nous le gagnerons, tant que nous le gagnons.” a déclaré le Britannique à Sky Sports.
“Il s’agit d’obtenir ce trophée, d’obtenir ce troisième titre à son actif. Le fait que cela se passe au Qatar un samedi soir rendrait le dimanche encore plus agréable en abordant le Grand Prix en tant que triple champion s’il y parvient. Donc, je ne pense pas que cela compte vraiment pour être honnête.”
Lorsque Max Verstappen remportera son troisième titre mondial, le Néerlandais rejoindra le club très select des pilotes de Formule 1 ayant décroché dans leur carrière au minimum trois titres. Mais Horner assure que Max Verstappen ne se focalise pas sur les statistiques et qu’il reste concentré sur l’avenir.
“Il n’y a pas beaucoup de pilotes avec plus de trois titres. Vous avez Sebastian [Vettel], Alain Prost, Fangio, Michael Schumacher et Lewis Hamilton.” a ajouté Horner.
“C’est un club assez select qu’il rejoindra lorsqu’il aura décroché son troisième titre mondial. Mais pour lui, il est juste un coureur à part entière. Je sais qu’il est fier de ce qu’il a fait et de ce qu’il accomplit, mais il est tourné vers l’avenir.”
“Il n’est pas tourné vers le passé, et je pense que pour lui il s’agit de regarder vers la prochaine course. Il reste encore six courses à disputer cette année, et je sais qu’il est motivé pour essayer de toutes les gagner.”
Ce week-end au Grand Prix du Qatar, le pilote Red Bull Max Verstappen aura la possibilité de décrocher un troisième titre mondial en Formule 1 et le Néerlandais pourrait même devenir triple champion du monde dès le samedi au terme de la course Sprint.
Avant le Grand Prix du Qatar qui se dispute sur le tracé de Losail, Max Verstappen est leader du championnat du monde des pilotes avec 177 points d’avance sur son coéquipier Sergio Perez, alors qu’il ne reste que six courses à disputer et 180 points au maximum à distribuer d’ici la fin de la saison avec encore trois Sprints au programme (Qatar, Austin et Brésil).
En termes simples, Max Verstappen serait sacré champion du monde 2023 si le pilote Red Bull quitte le Qatar avec une avance de 146 points ou plus sur son coéquipier Sergio Perez. Même si Perez remporte le Sprint ce samedi au Qatar, Max Verstappen peut tout de même décrocher le titre en terminant sixième ou plus haut.
En prenant le scénario le plus extrême avec Sergio Perez remportant le Sprint le samedi et Max Verstappen ne parvenant pas à marquer le moindre point lors de la course Sprint, le Néerlandais n’aurait toujours besoin que d’une huitième place le dimanche lors de la course principale – quel que soit le résultat de Sergio Perez – pour être à nouveau couronné.
La seule façon pour Sergio Perez de rester encore dans la course au titre au delà du Grand Prix du Qatar serait de remporter la course principale et de réduire l’avance de Verstappen au championnat à 145 points, mais Max Verstappen dispose d’un autre avantage sur le Mexicain avec un nombre bien supérieur de victoires en course depuis le début de l’année, ce qui pourrait là encore jouer en la faveur de Verstappen.
En ce qui concerne le titre constructeurs, l’équipe Red Bull est déjà certaine d’être titrée cette année après avoir marquer suffisamment de points au Grand Prix du Japon. L’écurie de Milton Keynes dispose en effet d’une avance de 318 points sur Mercedes qui ne pourra donc plus rattraper Red Bull au cours des six prochaines manches.
Le double champion du monde, Fernando Alonso, a une nouvelle fois regretté la couverture télévisée par la Formule 1 des messages radio qui sont diffusés en décalé aux téléspectateurs et qui peuvent parfois être exploité par la FOM “hors contexte”.
Au Grand Prix du Japon, Fernando Alonso s’est plaint auprès de son équipe à la radio d’avoir été “jeté aux lions” à la suite d’un premier arrêt au stand précoce selon l’Espagnol, ce qui l’a empêché ensuite de retenir les pilotes Ferrari et Mercedes, le double champion du monde demandant ensuite à son ingénieur de trouver une meilleure stratégie alors qu’il perdait du terrain en piste face à l’Alpine d’Esteban Ocon dans les lignes droites.
Interrogé après l’arrivée de l’épreuve où il a franchi la ligne à la huitième place, Alonso a nié être en colère contre son équipe comme le suggéraient les courts extraits de la radio diffusés par la Formule 1 : “Je ne suis pas en colère, c’est toujours pareil avec la FOM, c’est une chose classique.” a déclaré le pilote Aston Martin.
“C’est complétement hors contexte, je ne sais pas exactement ce que les autres pilotes peuvent dire quand ils sont derrière une voiture plus lente et qu’en ligne droite ils se font distancer même lorsqu’ils ouvrent le DRS.”
“Peut-être que les autres disent ‘OK, je suis content d’être derrière’. Mais moi je préfère être motivé et les dépasser. J’étais plus lent même avec le DRS ouvert. Donc, j’ai demandé une stratégie différente, nous nous sommes arrêtés et nous les avons battus. C’est comme ça que nous procédons, nous avons battu tout le monde en piste, même si la radio a été le moment fort.”
“J’étais contrarié parce que je pense que le premier arrêt était trop tôt.” a ajouté Fernando Alonso pour expliquer son message à la radio.
“Je pense que nous étions rapides, plus rapides que ce que nous pensions en termes de rythme. J’étais derrière les Ferrari et devant Lewis [Hamilton] sans trop de pression, et au 12e tour nous nous sommes arrêtés – je pense pour couvrir Tsunoda – et cela a été une petite surprise.”
“Après cet arrêt, la course a été très longue, et c’était donc peut-être une erreur, mais c’est facile de le dire maintenant. Je pense que le résultat final aurait été plus ou moins le même, donc cela n’a finalement pas changé notre course.”
Après le Grand Prix du Japon, Fernando Alonso occupe la quatrième place au championnat du monde des pilotes avec 16 points de retard sur Lewis Hamilton.
Le responsable de la performance chez Williams F1, Dave Robson, pense que la récente série d’erreurs très médiatisée de Logan Sargeant masque les réels progrès réalisés par l’Américain au cours des dernières courses.
Logan Sargeant – qui a débuté sa carrière en F1 cette saison avec Williams – n’a toujours pas marqué le moindre point mais a attiré l’attention des médias après une série d’erreurs qui lui ont valu quelques crashs comme à Zandvoort durant les qualifications et en course, ou encore à Singapour durant le Grand Prix, et plus récemment à Suzuka où l’Américain a envoyé sa monoplace dans le rail dès le début des qualifications.
Malgré ces incidents, Dave Robson affirme que même si Sargeant doit corriger ses erreurs, il existe des signes positifs qui ont justement été masqués par ces accidents à répétition ces dernières semaines.
“Inévitablement, cela fait la une des médias, et cela devient tout de suite très visible.” a déclaré Robson à propos des accidents de Logan Sargeant, cité par Racer.
“Mais je pense que cela a en quelque sorte masqué sa performance régulière, et au Japon cela se passait vraiment bien. C’est un circuit tellement difficile pour trouver du rythme, et il s’y est très bien pris dès le vendredi. Il s’est ensuite appuyé sur cela [lors des EL3], puis a ensuite perdu la voiture dans le dernier virage dès son premier tour [en qualifications].”
“En réalité, c’était une erreur vraiment minime, mais à ce virage-là, une fois que vous touchez l’herbe, vous avez tout un tas d’ennuis.”
“C’est dommage, mais je pense qu’il est juste de dire que les crashs depuis Zandvoort ont masqué ce qui aurait été autrement considéré comme une amélioration constante.”
Des rumeurs ont suggéré que les accidents à répétition de Sargeant ont eu un impact certain sur le budget de l’équipe qui doit opérer comme toutes les autres sous un plafond budgétaire. Mais Robson assure que ces crashs n’ont eu aucun impact sur le budget de l’écurie, bien qu’il admette que les pièces évoluées [nouvelles Specs] pourraient commencer à manquer lors des prochaines courses.
“Oui [Williams se rapproche de la limite du budget], mais je pense que la plupart des autres équipes sont dans la même situation n’est-ce pas ?.” a ajouté Dave Robson.
“Je pense que la plupart dépenseront jusqu’au plafond budgétaire, cela dépend simplement du montant que vous avez en réserve. Mais nous consommons en quelque sorte des pièces que nous possédions déjà pour la plupart, donc c’est cher mais ce n’est pas limitant à ce stade de la saison.”
“Dans une certaine mesure, vous devez revenir sur les spécifications, car certains articles ont un délai de livraison assez long et vous devez en plus les expédier dans le monde entier. Il est déjà trop tard pour en fabriquer de nouveaux, même si vous aviez le pouvoir et l’argent pour le faire, donc il faut se débrouiller inévitablement.”
Après le Grand Prix du Japon, le patron de Williams, James Vowles, a insisté sur le fait que l’équipe souhaite plus que tout conserver Logan Sargeant en 2024 (à lire ici).
Le directeur d’Aston Martin, Mike Krack, assure que le moral au sein de son équipe a toujours été “étonnement bon” malgré la récente baisse de forme de l’écurie basée à Silverstone.
Aston Martin s’est montrée très compétitive dès les premières courses de la saison 2023 avec plusieurs podiums successifs décrochés par son pilote vedette Fernando Alonso, l’équipe britannique ayant ainsi créé la surprise avec sa progression après avoir terminé la saison 2022 à une lointaine septième place au championnat du monde des constructeurs.
Mais après quelques courses, les résultats d’Aston Martin ont connu un ralentissement et Fernando Alonso n’a terminé sur le podium qu’une seule fois au cours des huit derniers Grands Prix, tandis que son coéquipier Lance Stroll n’a plus terminé dans les points depuis sa neuvième place au Grand Prix de Belgique.
Interrogé sur le moral de ses troupes, alors qu’il ne reste que six courses à disputer cette saison et qu’Aston Martin occupe la quatrième place au championnat, Mike Krack assure que le moral est toujours bon.
“Il est étonnement bon [le moral], surtout dans le garage.” a déclaré le Luxembourgeois dans le podcast F1 Nation de la Formule 1.
“Vous pouvez voir que tout le monde veut remonter sur le podium, tout le monde a aimé cette expérience depuis le début de l’année, donc le moral est bon, et c’est quelque chose que nous devons maintenir.”
Bien que le moral soit bon, Krack est bien conscient que l’équipe doit veiller à ramener la monoplace “dans la bonne fenêtre” pour retrouver une certaine compétitivité au cours des dernières manches de l’année, alors que McLaren se rapproche dangereusement au championnat.
“Nous ne devons pas seulement en parler, nous devons apporter des améliorations. Nous devons ramener notre voiture dans une meilleure fenêtre et le moral sera toujours aussi bon.”
Lorsqu’on lui demande de quoi l’équipe a besoin pour cette fin de saison pour lui permettre de rester compétitive, Krack a répondu : “C’est l’une des questions les plus difficiles, car quand on regarde sur les dernières courses, il a été très difficile de faire des pronostics.”
“Au début, nous pensions qu’il fallait regarder sur telle ou telle piste et nous pensions que nous serions peut-être meilleurs sur l’une et moins bons sur une autre. Mais les dernières courses nous ont appris que n’importe quelle équipe peut être en retrait à tout moment.”
“Nous l’avons vu à Singapour avec les gars qui ont remporté le championnat [Red Bull]. Nous l’avons vu à Monza où nous étions moins compétitifs. Nous l’avons vu à Zandvoort où Ferrari était moins compétitive.”
“Je pense que ça monte et que ça descend pour tout le monde et c’est vraiment difficile de prédire ce qui va se passer d’ici la fin de la saison.”
Après le Grand Prix du Japon, Lando Norris a estimé qu’il sera possible pour McLaren de rattraper Aston Martin au championnat du monde d’ici la fin de la saison, alors que l’équipe de Woking n’accuse qu’un retard de 49 points.
“Nous ne pouvons pas dire ce qui va se passer jusqu’à la fin ; nous n’avons également aucune influence sur ce qu’ils [McLaren] font.” a ajouté Mike Krack.
“Nous devons maximiser notre propre package à tout moment, à chaque séance, pour en tirer le maximum et essayer d’en faire un combat jusqu’à la dernière course.”
Le pilote McLaren Lando Norris estime que son équipe peut être en mesure de battre Aston Martin cette saison au championnat constructeurs après les récents progrès réalisés par l’écurie de Woking.
Après un début de saison très difficile, McLaren a réussi à inverser la tendance à partir du Grand Prix d’Autriche avec l’introduction d’une mise à jour majeure sur sa monoplace, ce qui a permis aux deux pilotes de retrouver une certaine compétitivité en piste.
Désormais revenue au combat pour les points de façon régulière, McLaren ambitionne de battre Aston Martin au championnat qui est actuellement quatrième et lorsqu’on a demandé à Lando Norris s’il pensait qu’il serait possible pour McLaren d’atteindre cet objectif, le Britannique a répondu : “Oui, je ne pensais pas que nous étions si proches. Mais oui, si c’est 49 [points], je le pense définitivement.”
“Il ne reste plus beaucoup de courses, et je suis sûr qu’il y en aura quelques-unes où Aston Martin sera un peu plus forte.”
Malgré le retard de 49 points sur Aston Martin, Lando Norris estime que McLaren dispose d’un avantage considérable par rapport à d’autres écuries cette saison avec les deux pilotes capables de terminer dans les points comme ce fut le cas à Suzuka avec un double podium, alors que du côté de chez Aston Martin, Lance Stroll n’a plus inscrit le moindre point depuis le Grand Prix de Belgique où il a terminé neuvième.
“Je pense que notre avantage en ce moment par rapport à presque toutes les équipes de la grille, sauf quelques-unes, c’est que nous avons deux pilotes qui se battent pour ces positions hautes et se battent pour les points.” a ajouté Lando Norris.
“Toutes les équipes n’ont pas cela en ce moment. Donc, je pense que cela nous aide. Nous pouvons nous aider l’un et l’autre, et je pense que c’est un bon avantage que nous avons sur beaucoup d’autres équipes en ce moment. Nous sommes donc sur un tendance à la hausse.”
Avant le Grand Prix du Qatar, McLaren est cinquième du championnat du monde des constructeurs avec 49 points de retard sur Aston Matin et 88 points d’avance sur Alpine.
Le patron de Red Bull, Christian Horner, a déclaré que Daniel Ricciardo va passer un test dans le simulateur de l’équipe dans les prochains jours pour savoir si l’Australien peut revenir en Formule 1 après sa blessure subie lors des essais libres 2 du Grand Prix des Pays-Bas.
Daniel Ricciardo a signé son grand retour en F1 cette saison à partir du Grand Prix de Hongrie en remplacement du Néerlandais Nyck de Vries. Mais après seulement deux Grands Prix disputés, l’Australien s’est blessé à la main gauche en essais libres à Zandvoort. Le pilote AlphaTauri a donc déclaré forfait pour les quatre Grands Prix suivants et a été remplacé par le pilote de réserve Liam Lawson.
On s’attendait à ce que Daniel Ricciardo soit de retour pour le Grand Prix du Qatar programmé du 06 au 08 octobre, mais selon Christian Horner, le retour de l’Australien ne devra pas être précipité et pourrait se faire plutôt à Austin deux semaine plus tard.
En réalité, tout dépendra des résultats du test dans le simulateur de Red Bull auquel Daniel Ricciardo va participer dans les prochains jours : “Je sais qu’il a les yeux rivés sur le Qatar, il pilotera dans le simulateur la semaine prochaine et ensuite nous prendrons des décisions en fonction de cela.” a révélé Horner à Sky Sports.
“Sa récupération se passe bien, mais il a un baquet pour l’année prochaine [AlphaTauri a confirmé Tsunoda et Ricciardo pour 2024 lors du GP du Japon].”
“Donc, est-ce qu’il doit se précipiter pour un retour au Qatar ou bien peut-être encore quelques semaines pour Austin, qui est un circuit sacrément bosselé de toute façon. Il serait préférable d’utiliser ce temps pour préparer Austin.”
Lorsqu’on lui demande clairement s’il y a des chances de revoir Daniel Ricciardo au volant de sa F1 à partir du Grand Prix du Qatar, Horner a répondu : “Je dirais probablement moins probable que probable pour le moment.”
Dans le cas où Daniel Ricciardo devrait faire l’impasse sur le Grand Prix du Qatar, ce serait de nouveau le Néo-Zélandais Liam Lawson qui serait au volant de l’AlphaTauri à Losail.
Bruno Famin, le directeur par intérim de l’équipe Alpine en Formule 1 – accessoirement directeur de la branche motorsports du constructeur français – a révélé que la marque avait eu des discussions avec Mick Schumacher concernant une éventuelle participation de l’Allemand au championnat du monde d’Endurance en 2024.
Mick Schumacher est le pilote de réserve de Mercedes en F1 cette saison après avoir perdu son baquet de titulaire chez Haas fin 2022. Bien que le jeune allemand soit lié à Mercedes, cela n’a pas empêché Schumacher Jr d’avoir des discussions avec Alpine qui s’apprête à revenir en Endurance dans la nouvelle catégorie Hypercar à partir de la saison 2024.
Interrogé dans le cadre du Grand Prix du Japon sur la rumeur liant Alpine et Mick Schumacher, Bruno Famin a confirmé que Alpine a eu des contacts réguliers avec lui concernant le programme d’Endurance.
“Il est vrai que nous discutons avec Mick de la possibilité de courir dans notre programme d’Endurance avec l’A524.” a déclaré Bruno Famin à Suzuka.
“Ce serait une bonne opportunité pour les deux parties je pense. Mais pour le moment, nous ne faisons que discuter et j’espère que nous organiserons bientôt un test.”
L’Alpine A524 en test au Castellet
Récemment, Alpine a réalisé les premiers essais de l’A524 sur la piste Paul Ricard au Castellet. Les premiers tours de roues de l’A424 ont eu lieu pour de premières vérifications début août avant une première session d’essais fructueuse avec la validation des différentes fonctionnalités de la voiture et le coup d’envoi du travail de mise au point.
Au total, l’Alpine A424 a parcouru un peu plus de mille kilomètres, sans souci majeur, ce qui permettait à l’équipe de faire le plein d’apprentissages et d’accumuler énormément de données désormais en cours d’exploitation.
“Cette première séance concrétise des mois de travail pour les équipes d’Alpine Racing et de nos partenaires.” a déclaré Bruno Famin à propos de ce premier test sur piste.
“Notre premier bilan est satisfaisant avec un kilométrage plutôt important nous ayant permis de dérouler notre programme étape par étape.”
“Dans ces premières phases de développement, les priorités sont de valider les systèmes fondamentaux et de travailler sur la fiabilité tout en commençant la mise au point du prototype.”
“Les pilotes étaient plutôt satisfaits de la voiture malgré des points durs sur lesquels nous œuvrons déjà en vue des prochains essais. Mais il faut rester réalistes : le travail ne fait que commencer. Il nous reste énormément à faire en un laps de temps extrêmement court avant notre première course.”
Le patron de Red Bull, Christian Horner, reste convaincu que Sergio Perez a les capacités de conserver sa deuxième place au championnat du monde des pilotes cette année, malgré une saison très compliquée pour le coéquipier de Max Verstappen avec des résultats en deçà des attentes de l’équipe.
Sergio Perez a débuté la saison 2023 sur une très bonne note en décrochant sa première victoire de l’année à Djeddah en Arabie Saoudite, puis une deuxième à Bakou en Azerbaïdjan. Ses bonnes performances lui ont permis d’être en lice pour le titre mondial face à son coéquipier Max Verstappen, mais à partir du mois de mai la situation s’est dégradée pour Perez.
A partir du moment où des mises à jours ont été introduites sur la RB19, Sergio Perez s’est immédiatement senti moins à l’aise au volant de la Red Bull et a cumulé les erreurs, le Mexicain voyant ainsi son coéquipier prendre le large au championnat du monde pour accuser après le Grand Prix du Japon disputé fin septembre un écart colossal de 177 points.
Avant le Grand Prix du Qatar programmé du 06 au 08 octobre à Losail, Sergio Perez est toujours deuxième du championnat du monde des pilotes, mais le Mexicain se retrouve désormais sous la menace directe du pilote Mercedes Lewis Hamilton qui n’est qu’à 33 points de lui et même de Fernando Alonso qui est quatrième avec 49 points de retard.
Interrogé après le Grand Prix du Japon où Sergio Perez a abandonné pour savoir s’il pense que Red Bull – qui est déjà certaine d’être titrée au championnat constructeurs – a des chances de voir ses deux pilotes terminer premier et deuxième cette année, Christian Horner a expliqué que Sergio Perez dispose encore d’une petite marge pour faire en sorte de garder derrière lui Lewis Hamilton et Fernando Alonso.
“Il a au moins une marge d’un week-end de course pour faire “tampon” en termes de points vis-à-vis de Lewis [Hamilton] et plus que cela pour Fernando [Alonso] qui est derrière.” a expliqué Horner à Sky Sports à propos de la situation comptable Sergio Perez.
“C’est quelque chose que nous n’avons jamais réalisé; nous n’avons jamais terminé premier et deuxième avec aucun de nos pilotes dans le championnat du monde. Ce serait donc une grande chose pour nous de réaliser ceci.”
“Il [Perez] s’en est approché l’année dernière. Ce serait donc son meilleur résultat de tous les temps, et il a la meilleure voiture qu’il n’a jamais eue pour pouvoir essayer d’atteindre ce résultat.”
Malgré une course chaotique au Japon pour Sergio Perez, Christian Horner est certain que le Mexicain va rebondir au cours des prochaines manches.
“Le Japon a été frustrant et difficile pour lui, mais il va rebondir. Je suis sûr qu’il lui reste suffisamment de courses avec les six Grands Prix à venir pour qu’il obtienne d’excellents résultats d’ici la fin de la saison.”
L’équipe McLaren affiche ses ambitions pour cette fin de saison et souhaite terminer devant Aston Martin au championnat du monde des constructeurs après avoir fait des progrès considérables depuis le début de l’année.
McLaren est certainement l’écurie de la grille ayant fait les plus grands progrès en 2023, notamment depuis l’introduction d’une première mise à jour majeure en Autriche sur la MCL60 dont la compétitivité n’a cessé de croître au fil des courses, permettant ainsi à McLaren de rattraper son retard sur Alpine au championnat constructeurs et de dépasser l’écurie d’Enstone.
Après le Grand Prix du Japon où McLaren a vu ses deux pilotes monter sur le podium, l’équipe de Woking occupe la cinquième place au championnat du monde et dispose d’une confortable avance sur Alpine (88 points) et se rapproche lentement mais sûrement d’Aston Martin qui n’est qu’à 49 points.
L’objectif pour McLaren désormais est donc d’aller chercher cette quatrième place au championnat et le PDG de McLaren, Zak Brown, estime que “c’est tout à fait faisable”.
“C’est tout à fait faisable. Tout ce que nous devons faire c’est d’être aussi compétitifs que possible chaque week-end.” a déclaré Zak Brown à Sky Sports.
“Nous devons traquer Fernando [Alonso], ce qui n’est jamais facile. Vous ne pouvez jamais l’exclure. Nous devons faire quelques grandes courses en marquant des points comme nous l’avons fait le week-end dernier et peut-être qu’Aston Martin ne sera plus dans la course.”
“C’est mathématiquement possible. Il faut continuer d’attaquer et c’est tout ce que nous pouvons faire. L’équipe a fait un travail fantastique semaine après semaine. Nous essayons de rattraper Red Bull […]”
“Je suis aussi confiant que possible.” a ajouté l’Américain. “Je pense que nous serons assez forts partout [lors des dernières courses de la saison], mais nous savons qu’il y aura certaines pistes qui favoriseront votre voiture plus que d’autres. Nous sommes forts à grande vitesse, ce qui sera le cas au Qatar, donc je pense que nous serons forts là-bas.”
Avant le Grand Prix du Qatar programmé du 06 au 08 octobre, l’équipe McLaren occupe la cinquième place au championnat du monde des constructeurs avec 172 points inscrits depuis le début de l’année, alors qu’il ne reste que six courses à disputer.
Le directeur de l’équipe Williams, James Vowles, a tenu à prendre la défense de son pilote Logan Sargeant dont l’avenir au sein de l’écurie de Grove n’est pas encore assuré après une première saison en F1 compliquée pour l’Américain.
Logan Sargeant a rejoint l’équipe Williams en 2023 après avoir fait ses preuves dans le championnat de Formule 2, mais le jeune américain a connu des difficultés jusqu’à présent avec plusieurs accidents, alors qu’il est le seul pilote à temps plein sur la grille à ne pas avoir encore marqué le moindre point.
Sargeant doit faire face depuis quelques courses à de nombreuses critiques, notamment parce que le pilote Williams a été victime de plusieurs accidents comme à Zandvoort en qualifications, à Singapour ou plus récemment à Suzuka où il est allé encastrer sa monoplace dans le rail lors des qualifications.
Le lendemain en course, Logan Sargeant n’aura bouclé que deux tours avant d’abandonner après avoir une nouvelle fois endommagé sa monoplace suite à un contact avec l’Alfa Romeo de Valtteri Bottas.
Le contrat de Logan Sargeant avec Williams arrive à son terme à la fin de cette saison et, malgré les rumeurs concernant l’avenir de l’Américain, le patron de l’équipe James Vowles a insisté sur le fait que la priorité est de conserver Logan Sargeant en 2024 et que l’équipe fera tout pour l’aider à y arriver.
“Logan a des objectifs très clairs quant à ce qu’il doit atteindre avant la fin de la saison, et nous travaillons continuellement avec lui.” a expliqué James Vowles après le Grand Prix du Japon.
“C’est le point le plus important : nous travaillons avec lui. Nous voulons qu’il réussisse et nous voulons qu’il soit dans la voiture l’année prochaine.”
“Cela dépend également de nous.” poursuit Vowles. “Nous avons choisi quelqu’un directement de la Formule 2, sans aucun test significatif, lui avons fait passer une journée et demie à Bahreïn dans cette voiture, puis nous lui avons souhaité bonne chance pour cette saison qui a été terriblement difficile pour les débutants.”
“Il y a des signes très positifs à retenir. Tout d’abord, Logan n’a pas les mêmes spécificités aérodynamiques qu’Alex [Albon]. Nous avons des mises à jour sur la voiture d’Alex qui ne sont pas sur celle de Logan, en raison de l’attrition que nous avons eu cette année.”
“Ainsi, souvent lorsque vous constatez une compensation de performance, cela ne se reflète pas tout à fait sur les feuilles de chronométrage. De plus, si vous regardez le cas de Suzuka, il est monté en puissance tout au long du week-end, alors qu’en EL3 il a fait un temps qui correspondait à celui d’Alex.”
“Lorsque nous entamions les qualifications, jusqu’à l’accident il performait, ligne contre ligne, à un dixième de la performance d’Alex sur l’un des circuits les plus délicats de la saison.”
“Donc, les progrès sont là sous certaines formes. Mais ils sont très clairement gâchés par un certain nombre d’autres problèmes et accidents. Nous continuons à travailler avec Logan et à investir dans Logan, car nous voulons qu’il réussisse le voyage qu’il fait avec nous.”
“Il fait partie de Williams et nous avons un programme de jeunes pilotes dans lequel nous continuerons à investir. Et ce n’est que lorsque nous parviendrons tous à la conclusion que nous avons atteint le bout de ce chemin que nous pourrons réussir.”
Après le Grand Prix du Japon, seul le baquet actuellement occupé par Logan Sargeant chez Williams est potentiellement disponible en Formule 1 pour la saison 2024.
Christian Horner a déclaré que son équipe a déjà reçu “beaucoup d’intérêt” concernant un baquet aux côtés de Max Verstappen à partir de la saison 2025 et que Red Bull étudierait toutes les options disponibles, y compris celles en dehors de son vivier de talents.
Le double champion du monde de F1, Max Verstappen, est sous contrat avec Red Bull pour encore quelques années, mais son coéquipier Sergio Perez verra pour sa part son contrat arriver à son terme à la fin de la campagne 2024 et déjà de nombreux candidats pour le remplacer se sont manifestés.
Parmi ces candidats potentiels au remplacement de Sergio Perez dans le cas où Red Bull ne souhaiterait pas poursuivre l’aventure avec le Mexicain, l’actuel pilote McLaren Lando Norris a longtemps été considéré comme un choix numéro un, bien que le Britannique soit engagé avec son équipe jusqu’en 2025.
Interrogé spécifiquement sur le cas de Lando Norris pour savoir si Red Bull envisagerait éventuellement de choisir le Britannique à partir de 2025, Christian Horner a répondu que le pilote McLaren était évidemment sur le radar de l’équipe tout comme d’autres pilotes.
“Lando [Norris] est un grand pilote, c’est un grand talent, une grande personnalité, et bien sûr il fait partie des pilotes que nous surveillons.” a déclaré Christian Horner à Sky Sports.
“Mais il y a de nombreux pilotes que nous gardons également à l’œil. Il y a actuellement une nouvelle génération de pilotes qui ont énormément de talent.”
“Maintenant, être le coéquipier de Max ne sera jamais facile et certains pilotes peuvent être prêts à relever le défi, d’autres peuvent ne pas l’être. Mais bien sûr, en plus des pilotes que nous avons en interne, nous gardons un œil sur tout le marché des pilotes.”
“Comme vous pouvez l’imaginer, il y a beaucoup d’intérêt de la part de certains pour piloter une voiture Red Bull.”
“Max [Verstappen] évolue à un tel niveau que sa confiance, son engagement et son talent sont absolus en ce moment et il est difficile d’imaginer que quelqu’un le batte avec le même équipement.”
“Mais il y a des grands talents, et bien sûr, ce que nous voulons c’est de pouvoir avoir les deux meilleurs pilotes.”
“Donc, idéalement, cela viendra de notre vivier de talents dont nous disposons, et si nous ne pensons pas qu’il existe cette capacité, nous chercherons ailleurs pour savoir qui est disponible.”
Rodin Cars, basée en Nouvelle-Zélande, a déclaré ce jeudi que sa candidature pour entrer en Formule 1 en tant que nouvelle équipe avec une pilote féminine a été rejetée par la FIA et qu’elle s’attendait à ce que Andretti Global soit la seule à être acceptée.
Le fondateur australien de Rodin, David Dicker, a déclaré dans un communiqué que la société avait proposé de construire les voitures en Nouvelle-Zélande, une décision qui en aurait fait le seul constructeur de l’hémisphère sud présent en F1. Il s’était également engagé à réserver un des deux baquets à une femme pilote.
“Rodin Cars a participé au récent processus de la FIA visant à accéder au prestigieux championnat du monde de Formule 1.” a indiqué David Dicker.
“Des informations récentes suggèrent, comme prévu dès le début de ce processus, que le seul candidat retenu sera Andretti Global.”
Récemment, la Britannique Jamie Chadwick, triple gagnante de la série W désormais remplacée par la F1 Academy, a testé pour Rodin et aurait été en lice pour le rôle si elle était disponible, bien que Chadwick n’a pas encore de Superlicence, sésame obligatoire pour pouvoir piloter en Formule 1. L’autre pilote aurait pu être le Néo-Zélandais Liam Lawson qui est actuellement pilote de réserve de Red Bull et AlphaTauri.
Dicker a déclaré que Rodin Cars avait également eu “l’opportunité de discuter d’une collaboration avec Ferrari” et que la société était “financièrement capable de financer entièrement le programme de Formule 1 à partir de la richesse personnelle du fondateur”.
La FIA a lancé un processus de candidature formel en février dernier, cherchant à identifier une ou plusieurs nouvelles équipes intéressées à rejoindre la Formule 1 en 2025, 2026 ou 2027, mais l’instance dirigeante n’a pas encore confirmé quels candidats, le cas échéant, ont été acceptés.
Pirelli – le manufacturier unique de la Formule 1 – a dévoilé ses choix de composés pour les Grands Prix des Etats-Unis, du Mexique et du Brésil respectivement dix-huitième, dix-neuvième et vingtième manches de la saison 2023 de F1.
En ce qui concerne le Grand Prix des Etats-Unis qui se dispute du 20 au 22 octobre sur le tracé d’Austin au Texas et qui accueillera pour la première fois une course Sprint le samedi, Pirelli a choisi ses gommes C2, C3 et C4, soit les composés de milieu de gamme pour cette dix-huitième manche de l’année.
Pour le Grand Prix du Mexique programmé du 27 au 29 octobre sur le tracé Hermannos Rodiguez de Mexico, le manufacturier italien a choisi les pneus C3, C4 et C5, soit un cran plus tendres que ceux choisis pour le Grand Prix des Etats-Unis.
Enfin pour le Grand Prix du Brésil qui accueillera la dernière course Sprint de la saison, Pirelli a choisi les pneus C2, C3 et C4, soit les mêmes que ceux qui seront utilisés à Austin quelques jours plus tôt.
A noter que des tests sur le nouveau pneu C4 (Tendre) qui devrait être utilisé l’an prochain auront lieu à Mexico durant les deux premières séances d’essais libres du Grand Prix du Mexique.
Les méthodes de tests seront les mêmes que celles suivies par les pilotes à Suzuka, où une nouvelle version du pneu C2 a été testé il y a quelques jours. Les équipes recevront deux sets supplémentaires pour chaque pilote de ce composé expérimental et pourront les utiliser à leur guise pendant les deux heures d’essais libres du vendredi.
Le Français Isack Hadjar – actuellement quatorzième du championnat de Formule 2 et accessoirement pilote de réserve de l’équipe AlphaTauri en F1 – a passé les deux dernières semaines en immersion chez Red Bull et AlphaTauri.
Le championnat de Formule 2 étant en pause pour quelques semaines avant la dernière manche de la saison programmée à Abou Dhabi, le Français Isack Hadjar – qui fait partie du programme des jeunes pilotes Red Bull – a profité de ce temps libre pour découvrir pour la première fois comment les équipes de Formule 1 abordent un week-end de Grand Prix.
Hadjar a d’abord passé tout un week-end dans le garage Red Bull à Singapour où l’équipe de Milton Keynes a connu son pire week-end de l’année, avant de passer dans le garage AlphaTauri à Suzuka.
Lorsqu’on lui a demandé en quoi consistait sa présence au sein des deux équipes, le Français a répondu : “Le but n’est pas d’attendre qu’un pilote se blesse et de monter dans la voiture, c’est juste d’apprendre et je suis en immersion totale. C’est à dire que je suis là pour apprendre.” a déclaré Isack Hadjar au micro de Canal+ lors du Grand Prix du Japon.
“J’ai fait la préparation au simulateur avec Liam [Lawson] et avec Yuki [Tsunoda]. C’est pour apprendre toutes ces procédures et aborder un week-end de course de F1.”
“Je n’avais jamais fait ça avant Singapour. J’ai passé la semaine dernière avec Red Bull, là [au Japon] avec AlphaTauri, donc c’est cool de voir deux équipes différentes.”
“C’était intéressant de voir Red Bull en difficulté [à Singapour] et de voir AlphaTauri se battre pour aller chercher leur place en Q3, c’était bien.” a ajouté le Français.
En 2024, Hadjar devrait toujours être pilote de réserve de l’écurie AlphaTauri, tout comme Liam Lawson qui remplace actuellement Daniel Ricciardo depuis que l’Australien s’est blessé aux essais libres du Grand Prix des Pays-Bas.
Le pilote Red Bull Sergio Perez a révélé qu’il avait commencé à travailler avec un coach mental pour l’aider à surmonter les difficultés qu’il a pu rencontrer cette saison en Formule 1.
Alors qu’il semblait être en mesure de se battre pour le titre mondial en début d’année, le Mexicain Sergio Perez a vu lentement mais sûrement l’écart devenir de plus en plus grand avec son coéquipier au championnat du monde, notamment après plusieurs erreurs au volant d’une monoplace difficile à piloter.
Jusqu’au Grand Prix d’Azerbaïdjan qu’il a remporté, Sergio Perez pilotait une monoplace qui n’était pas adaptée à son style de pilotage, mais le Mexicain a réussi à faire avec jusqu’au moment où des évolutions techniques introduites sur la RB19 au Grand Prix de Miami lui ont rendu la vie encore plus difficile, entraînant Sergio Perez dans une spirale négative.
Après Miami, Sergio Perez a eu le plus grand mal à se qualifier en Q3 le samedi et, bien que le Mexicain remontait en course le dimanche, l’écart avec son coéquipier au championnat n’a cessé d’augmenter course après course.
“Au début de la saison, la voiture ne me convenait pas parfaitement. Mais les monoplace évoluent au cours de la saison. Après Miami, les choses se sont dégradées, et j’avais une autre voiture qui ne me convenait pas très bien.” a expliqué Sergio Perez au média néerlandais De Limburger.
“Ensuite, je n’ai pas réussi à entrer en Q3 à plusieurs reprises, donc ma confiance à chuté. En conséquence, mon pilotage a aussi été moins bon.”
“J’ai eu beaucoup de difficultés cet été. Au début, je concourrais pour le titre mondial, mais à partir du mois de mai, cela a changé. Je pilotais sans confiance, et à un moment donné, je ne suis tout simplement pas sorti [de la Q2]. C’était très dur parce que vous pilotez pour une équipe de haut niveau et la pression des performances augmente rapidement.”
“Mais je n’ai pas abandonné et j’ai continué à travailler dur avec les ingénieurs pour régler les problèmes. Ma confiance en moi est revenue lorsque j’ai réalisé que j’avais gagné des courses par mes propres moyens plus tôt cette année [Djeddah et Bakou].”
“J’ose dire que je suis à nouveau à 100% maintenant et j’ai aussi à nouveau la conviction que je peux tenter de décrocher le titre mondial l’année prochaine.”
L’arrivée d’un coach mental
Sergio Perez a également révélé que toutes ces difficultés rencontrées sur la piste ont eu un impact sur son mental et donc sur sa vie personnelle en dehors des circuits. Le Mexicain a donc été amené à embaucher un coach mental pour l’aider à retrouver toute sa motivation.
“Quand on traverse une période si difficile dans son travail, il est difficile d’être joyeux à la maison avec sa femme et ses enfants.” reconnaît le pilote Red Bull.
“J’ai donc embauché un coach mental parce que ma famille mérite d’avoir ce père joyeux à la maison. Avec mon coach, j’ai travaillé pour devenir la meilleure version de moi-même à la maison, mais aussi en tant que pilote.”
“En conséquence, j’ai retrouvé la positivité. J’ai maintenant 33 ans, mais j’apprends encore chaque jour, sur piste mais sûrement aussi en dehors.”
“C’est en partie grâce à cela que que je ne me lasserai jamais de la Formule 1. C’est vraiment incroyable tout ce que ce sport m’apporte encore.”
Après le Grand Prix du Japon où il a abandonné, Sergio Perez occupe la deuxième place au championnat du monde des pilotes, mais le Mexicain accuse un retard de 177 points sur son coéquipier Max Verstappen et devance le pilote Mercedes Lewis Hamilton de 33 points.
Le directeur technique de Red Bull, Adrian Newey, a expliqué pourquoi lui et son équipe de conception ont choisi de ne pas opter pour la philosophie “Zéropod” adoptée par Mercedes en 2022 et qui a causé de sérieux soucis à l’écurie du constructeur allemand.
Depuis l’introduction de la nouvelle réglementation technique en Formule 1 en 2022, l’équipe Red Bull a succédé à Mercedes en remportant deux championnats du monde constructeurs consécutifs, notamment grâce à une monoplace bien née lors de l’entrée en vigueur des nouvelles règles l’an dernier en choisissant un concept bien différent de celui adopté par Mercedes avec son fameux “Zéropod” (absence de pontons sur les côtés de la monoplace).
Bien que ce concept “Zéropod” n’a clairement pas fonctionné pour Mercedes en 2022, l’équipe du constructeur allemand a pourtant décidé de le conserver en 2023 sur sa W14, avant de finalement changer radicalement de concept à partir du Grand Prix de Monaco de cette saison en optant pour un package totalement repensé, ce qui a eu pour conséquence un gain certain en termes de performance.
S’exprimant dans le podcast de la F1 Beyond the Grid, le directeur technique de Red Bull, Adrian Newey, a expliqué pour quelle raison son équipe n’a pas souhaité suivre la voie de Mercedes avec un concept Zéropod sur la Red Bull.
“Avec la voiture de l’année dernière, nous avons pris une direction aérodynamique avec le ponton, le design et le concept de la voiture, qui était presque à l’opposé de ce que Mercedes a fait.” a expliqué Newey.
“Mercedes a montré des flashs de compétitivité l’année dernière, comme au Brésil où ils ont gagné. Donc, ensuite vous êtes confronté à un choix : Est-ce que nous commençons à partir dans la direction de Mercedes au cas où nous aurions manqué quelque chose ou bien est-ce que nous nous en tenons à ce que nous faisons ? Mon intuition a été de rester fidèles à ce que nous faisons.”
La Mercedes W13 avec son concept Zéropod à Bahreïn en 2022
L’ingénieur désormais âgé de 64 ans a révélé dans quels domaines lui et son équipe ont essentiellement travaillé pour faire en sorte de développer une monoplace gagnante.
“Il s’agissait de regarder le règlement et d’essayer de comprendre pour quelle architecture opter pour savoir où placer les roues avant et où placer les roues arrière par rapport aux éléments fixes du châssis du moteur et de la boîte de vitesses.”
“Il fallait aussi décider de l’architecture sous-jacente. Dans notre cas, nous nous sommes concentrés sur l’architecture, puis sur les suspensions avant et arrière, parce que c’est le genre d’éléments clés que vous voulez essayer de perfectionner autant que possible.”
“Si vous vous trompez de carrosserie – dans la limite du raisonnable – vous pouvez la changer en cours de saison. Mais si vous vous trompez sur l’architecture sous-jacente, vous allez devoir vous y tenir pendant au moins toute la saison.”
Concernant la monoplace de la saison 2022 [la RB18], Newey a expliqué qu’en raison de la bataille au championnat entre Mercedes et Red Bull en 2021, la monoplace de la saison 2022 a été créée dans un délai beaucoup plus court que la plupart, sinon la totalité, des rivaux.
“En 2021, nous étions dans une grande bataille pour le championnat avec Mercedes et, peut-être à tort, mais pour la première fois depuis de nombreuses années, nous avions une chance de remporter le championnat et nous avons décidé de consacrer plus d’efforts au développement de cette voiture [celle de 2021] tout au long de l’année.” a ajouté Adrian Newey.
Le fait que Red Bull était concentrée sur la bataille pour le championnat en 2021 a permis à Ferrari de débuter bien assez tôt le développement de sa monoplace 2022, l’écurie italienne étant devenue en 2022 la plus proche rivale de Red Bull en début d’année.
“Ils [Ferrari] n’étaient pas dans la bataille pour le championnat [en 2021]. Ils ont donc arrêté de développer très tôt la monoplace de 2021 et se sont concentrés sur la conception de la monoplace 2022. Mercedes quant à eux se situait quelque part entre les deux.”
“Nous, nous avons continué à nous développer bien plus longtemps que ces deux équipes. Donc, théoriquement, cela nous a désavantagés. Mais je pense que ce que nous avons réussi à faire a été d’avoir une bonne architecture.”
“Ainsi, lorsque la RB18 est sortie en piste pour la première fois à Bahreïn l’année dernière, Ferrari était certainement aussi rapide, sinon plus, en début de saison.”
“Nous avons pour notre part réussi à mettre en place les bons fondamentaux et cela nous a donné une bonne plateforme de développement.”
“Nous avons dû faire face à un certain nombre de rebonds, mais pas aussi mauvais que les autres équipes. Mais nous avons quand même eu quelques rebonds que nous avons dû maîtriser. Mais je pense que nous avions une compréhension raisonnable de ce que nous devions faire pour y parvenir.”
“Donc, lors de la première mise à jour que nous avons apporté pour la course à Bahreïn, les rebonds ont été beaucoup moins problématiques que pour les autres équipes. Cela signifiait que nous n’avions pas besoin de consacrer une grande partie de notre énergie de développement à la correction des rebonds, comme l’ont fait Ferrari et Mercedes.”
Pas qu’une question d’aérodynamisme…
Newey – qui a une expérience de plus de quatre décennies dans le sport automobile – estime que l’un des éléments clés demeure la façon dont le concept aéro d’une monoplace se marie parfaitement avec le châssis.
“Je pense que l’élément clé – en particulier sur ces voitures Venturi qui sont arrivées au début de l’année dernière – ce n’est pas seulement une question d’aérodynamisme, c’est aussi la façon dont cela s’associe au châssis.” poursuit Newey.
“C’est l’une des grandes clés pour laquelle j’ai peut⁻être eu un petit avantage parce que j’en ai fait l’expérience lorsque j’étais chez Fittipaldi [en 1988] car c’était alors des voitures à fond plat. Puis, je suis allé en Indycar. J’ai donc fait trois saisons en Indycar où c’était aussi des voitures Venturi. Elles m’ont donc permis de bien comprendre le couplage croisé.”
Ce n’est un secret pour personne, le double champion du monde de F1 Fernando Alonso a toujours été un grand fan de la culture japonaise, et plus particulièrement de l’état d’esprit et de la philosophie des Samouraïs.
Au cours de sa carrière qui a débuté en 2001, le pilote espagnol a toujours essayé d’avoir une longueur d’avance sur ses rivaux en affrontant sa plus grande peur qui est de faire face à l’échec, notamment en s’inspirant du Samouraï – un guerrier ayant reçu une éducation sévère qui vise à ne pas avoir peur de la souffrance et de la mort tout en respectant un code d’honneur visant à faire de lui un guerrier efficace.
Cette philosophie a largement guidé Fernando Alonso au cours de sa longue carrière et le pilote Aston Martin s’est d’ailleurs fait tatouer il y a quelques années un Samouraï dans le dos.
Lorsqu’on demande au double champion du monde de nous expliquer ce lien fort avec la culture Samouraï, Alonso nous confie : “Je pense qu’un pilote et un Samouraï sont liés. Discipline, confiance en soi, pas de peur. Nous nous battons pour un seul objectif, celui de gagner.”
“Même mourir [pour les Samouraïs] c’est un privilège, ce n’était pas une peur. En tant que pilote de course, à n’importe quel moment, dans n’importe quel virage, il y a un danger. Vous devez être prêt à tout ce qui peut arriver.”
“Je pense que les Samouraïs ont exploité ce même esprit, utilisant cette discipline pour devenir une meilleure version d’eux-mêmes. Qu’il s’agisse d’une course ou d’une bataille, cette discipline est essentielle pour être mieux préparé que la veille.”
La peur de l’échec peut évidemment affecter les performances d’un athlète de haut niveau, mais Fernando Alonso essaie de ne jamais avoir ce genre de pensée en tête lorsqu’il pilote en course.
“La peur de l’échec affecte vos performances. Cela peut vous ralentir.” poursuit Alonso.
“Lorsque vous êtes en tête de la course et à 10 tours du drapeau à damier mais qu’il y a quelqu’un de plus rapide derrière vous, il est naturel de commencer à penser : “Et si je perds cette course ? Et si je me fais dépasser dans le dernier tour ?”
“Ces pensées ne sont jamais utiles – elles limitent votre capacité à performer et à être la meilleure version de vous-même – alors j’essaie de les annuler. Faire cela est une sorte de courage : avoir la force mentale de se distancier de toute pensée d’échec.”
Désormais âgé de 42 ans, Fernando Alonso est le doyen de la grille en Formule 1. L’Espagnol admet qu’il n’aurait jamais pensé courir aussi longtemps en catégorie reine, mais insiste sur le fait qu’il ne compte pas stopper sa carrière tant qu’il estime avoir les capacités d’être rapide en piste.
“Je n’aurais jamais pensé que je resterais en Formule 1 aussi longtemps parce que je n’ai jamais eu l’impression de faire partie du cirque : tout le glamour, tout le spectacle, tout ce qui se passe sur le circuit au-delà de la course.”
“Mais si une version plus jeune de moi pouvait me voir piloter au plus haut niveau en Formule 1 à l’âge de 42 ans, il ne serait pas surpris car, même à l’époque, je savais à quel point j’aimais la course.”
“Courir en Formule 1 est ce que j’aime le plus faire. C’est la meilleure catégorie au monde. C’est le summum du sport automobile. Tant que je me sens rapide, pourquoi arrêter ?”
Le casque Samouraï de Fernando Alonso pour le GP du Japon 2023
La dernière victoire en Formule 1 pour Fernando Alonso remonte à 2013 au Grand Prix d’Espagne lorsqu’il pilotait pour la Scuderia Ferrari. L’Espagnol est donc toujours à la recherche de son 33e succès en F1, et bien qu’il soit conscient qu’à 99% des cas il échouera, le pilote Aston Martin sait que ce jour viendra tôt ou tard.
“Chaque course, même si nous ne sommes pas assez forts pour nous battre pour la victoire, il y a un pour cent de moi qui, quand je ferme la visière et qu’il y a le feu vert, espère toujours que ce sera le jour où je le ferai où je gagnerais.
“Vous échouez dans 99 % des cas, mais la seule fois où vous réussissez vaut la peine d’attendre et vaut tout le travail que vous avez fourni.”
“L’envie de gagner, elle est toujours là. J’ai eu ça dès le premier jour et j’ai toujours le même niveau en ce moment.” conclut le double champion du monde.
Après le Grand Prix du Japon, Fernando Alonso occupe la quatrième place au championnat du monde des constructeurs 2023 avec seize points de retard sur le pilote Mercedes Lewis Hamilton.
Le pilote McLaren Oscar Piastri a définitivement mis le doigt sur LE domaine dans lequel il doit encore s’améliorer, lui qui débute cette année sa carrière en Formule 1.
Après avoir franchi la ligne d’arrivée du Grand Prix du Japon à la troisième position avec 17 secondes de retard sur son coéquipier, Oscar Piastri a déclaré malgré sa belle performance que ce “n’était pas son dimanche le plus fort de la saison”.
Lorsqu’on lui a demandé pour quelle raison il a dit ça, l’Australien a répondu : “Je n’ai tout simplement pas été assez rapide à certains moments de la course, je pense.”
“Vous savez, ces courses avec un haut degré de dégradation sont probablement la chose la plus importante sur laquelle je dois essayer de travailler en ce moment.”
“Je pense que c’est encore assez nouveau pour moi, évidemment. Dans les catégories juniors, il n’y avait pas cela à gérer avant. Donc, la seule façon d’en tirer des leçons est de faire des courses.”
“Donc, il y a certaines choses, si je devais refaire la course, que j’aurais faites autrement. Mais tout cela fait partie de l’apprentissage. Donc, oui c’est excitant de savoir que nous pouvons terminer sur le podium, même si j’ai l’impression qu’il y a plus à venir.”
“Je pense que la gestion des pneus et le rythme à certains moments de la course n’étaient pas aussi bons que je l’aurais souhaité.”
“Au premier relais, j’avais l’impression que tout le monde roulait extrêmement lentement, puisque lorsque j’ai essayé d’attaquer un peu plus, les pneus ne m’ont pas permis d’aller plus vite. Donc, je dois vraiment travailler là-dessus, je dois globalement trouver plus de rythme en course.”
“Et comme je l’ai dit, il n’y a pas d’autre moyen d’apprendre que de faire des courses qu’elles soient bonnes ou mauvaises.”
“Le rythme sur un tour [pendant les qualifications, ndlr] a été une bonne amélioration par rapport au début d’année, mais il est certain que dans ce genre de courses, le rythme est encore un domaine à améliorer.” conclut Piastri.
Après le Grand Prix du Japon, Oscar Piastri occupe la neuvième place au championnat du monde des pilotes avec 57 points inscrits, soit 58 points de moins que son coéquipier Lando Norris.
L’ancien pilote de F1, Nyck de Vries, a signé un contrat pluriannuel avec l’écurie Mahindra en Formule E, le championnat du monde de monoplaces 100% électriques de la FIA.
Nyck de Vries fera équipe chez Mahindra avec Edoardo Mortara à partir de la saison 10 du championnat de Formule E. Le Néerlandais fera donc son grand retour dans la catégorie, dont il est devenu champion du monde lors de la saison 7, après un passage en Formule 1 pour Williams et plus récemment la Scuderia AlphaTauri.
“C’est vraiment excitant de rejoindre un constructeur automobile aussi important que Mahindra et de le représenter en Formule E.” a déclaré De Vries.
“Je suis particulièrement enthousiasmé par les projets futurs de l’équipe. Les bases sont déjà solides et l’équipe possède tous les atouts pour réussir.”
“Je pense qu’à l’avenir, nous serons en mesure d’extraire encore plus de potentiel du projet et de l’organisation. Faire partie de ce processus était donc très attrayant pour moi.”
“Je pense que ce n’est un secret pour personne que l’équipe a connu des débuts un peu difficiles avec la Gen3, même s’il y a eu des signes positifs d’amélioration au cours de la seconde moitié de la saison dernière.”
“Je pense que l’équipe peut continuer à s’appuyer sur ces apprentissages et qu’avec les changements et les plans supplémentaires en place pour l’avenir, nous pouvons faire des progrès encore plus importants en matière de performance au début de notre nouveau voyage ensemble.”
“Revenir en Formule E, ce sera comme rentrer à la maison. Je fais partie de la famille de la Formule E depuis trois saisons, je connais très bien tout le monde. J’ai hâte de retrouver un environnement familier et de revenir quelque part où, en fin de compte, j’ai toujours apprécié courrir.”
Les préparatifs de De Vries et Mortara pour la saison 10 s’intensifieront encore d’un cran le mois prochain [23-27 octobre] lors des tests officiels de pré-saison de la série à Valence, en Espagne, sur le circuit Ricardo Tormo.