Honda sera l’une des dernières pièces du puzzle pour Aston Martin

Martin Whitmarsh – PDG du groupe Aston Martin Performance Technologies – se réjouit d’avance de travailler avec Honda à partir de la saison 2026 lorsque la firme nippone deviendra le motoriste de l’écurie Aston Martin en Formule 1.

Lorsque la F1 a dévoilé sa nouvelle réglementation moteur pour 2026, Honda – qui a quitté la discipline fin 2021 – a été séduit par l’exigence d’utiliser des carburants 100 % durables et l’accent mis davantage sur l’énergie électrique, car elle offrait des synergies avec les objectifs de l’entreprise qui vise à développer sa gamme de voitures particulières électriques et hybrides.

Avec Red Bull – qui utilise actuellement un moteur Honda – mais qui poursuivra sa propre voie avec une division d’unités motrices interne (Red Bull PowerTrains), et qui sera aidée par son nouveau partenaire, le géant américain de l’automobile Ford, Honda a dû chercher ailleurs et a donc signé un accord avec Aston Martin, qui souhaitait trouver un partenaire d’usine pour développer un moteur sur mesure pour l’équipe.

Revenant sur ce futur partenariat technique entre Honda et Aston Martin, Martin Whitmarsh estime que l’arrivée du motoriste japonais aux côtés de l’équipe britannique sera en quelque sorte la pièce manquante du puzzle géant entamé par Aston Martin en F1.

“J’ai eu la chance dans ma carrière de travailler avec Honda au fil des ans et je suis ravi d’avoir désormais l’opportunité de m’associer à HRC et à l’équipe Aston Martin.” nous confie Martin Whitmarsh qui a travaillé avec le constructeur japonais lorsqu’il était chez McLaren.

“La nouvelle réglementation des groupes motopropulseurs en F1 en 2026 sera un changement énorme et important, mais nous sommes convaincus que nous pourrons connaître le succès ensemble.”

“Conjointement, avec notre partenaire Aramco, nous pouvons aussi nous attendre à une collaboration ouverte vers un objectif commun.”

“Notre futur partenariat avec Honda est l’une des dernières pièces du puzzle à mettre en place pour les plans ambitieux d’Aston Martin en Formule 1.” a insisté le Britannique.

Mercedes, partenaire de l’équipe basée à Silverstone depuis 2009, continuera à fournir à Aston Martin les moteurs, ainsi que la boîte de vitesses et la suspension arrière, jusqu’à fin 2025. A partir de cette date, Aston Martin devra donc concevoir sa propre boîte de vitesses et sa propre suspension arrière.

Enzo Fittipaldi espère que des opportunités se présenteront en F1

Le pilote de Formule 2 Enzo Fittipaldi – qui fait partie du junior team de Red Bull – espère que des opportunités concrètes se présenteront à lui dans un avenir plus ou moins proche pour peut-être lui permettre d’accéder à la Formule 1. 

Actuellement septième du championnat de Formule 2, Enzo Fittipaldi a entamé la pause estivale après avoir remporté sa première victoire en catégorie lors de la course Sprint à Spa-Francorchamps fin juillet et terminera troisième de la course principale le lendemain.

Enzo Fittipaldi – qui est le petit-fils du double champion du monde Emerson Fittipaldi et le frère de Pietro Fittipaldi (pilote de réserve chez Haas) – espère que de bons résultats comme ceux obtenus à Spa-Francorchamps l’aideront à gravir les échelons pour accéder plus rapidement à la Formule 1 un jour.

“C’était un excellent week-end de course pour nous. Lorsque vous êtes en Formule 2, la performance est la première étape. Donc, tant que je continue sur cette lancée au cours des prochains week-ends de course, qui sait ce qui pourrait arriver.” a déclaré Fittipaldi à Sky Sports.

“Si vous performez et que vous vous débrouillez très bien – en particulier dans le championnat [de F2] – des opportunités se présenteront.”

“Donc, en ce moment, c’est ce sur quoi je me concentre. Je dois continuer à bien faire, à m’améliorer en tant que pilote, et à chaque fois que j’irai sur la piste, j’espère que des opportunités se présenteront.”

Enzo Fittipaldi sait qu’il devra impressionner le clan Red Bull avec ses performances et plus particulièrement Helmut Marko – conseiller motorsport qui gère le programme des jeunes pilotes – s’il souhaite un jour avoir une chance de monter en catégorie reine. Mais l’Américain sait aussi que la concurrence est rude et qu’il n’est pas le seul à viser la Formule 1.

“Quand vous êtes en piste, nous essayons tous de faire de notre mieux. Comme je l’ai dit, notre objectif est d’atteindre la Formule 1. Il n’y a donc pas d’amis sur la piste, c’est chacun pour soi, et c’est une grande bataille sur la piste.” a ajouté Fittipaldi.

Actuellement, Enzo Fittipaldi occupe la septième place au championnat pilotes en F2 avec tout de même 70 points de retard sur le leader Théo Pourchaire, alors qu’il ne reste que trois manches à disputer avant la fin de la saison : Zandvoort, Monza et Abou Dhabi.

Vettel profite désormais de sa liberté sans compromis

Le quadruple champion du monde de F1, Sebastian Vettel, assure qu’il ne regrette pas sa décision d’avoir quitté la Formule 1 à la fin de la saison 2022, bien que l’Allemand admet que certaines choses lui manquent.

En 2022 à la veille du Grand Prix de Hongrie, Sebastian Vettel a annoncé qu’il mettrait un terme à sa carrière en Formule 1 à la fin de la campagne 2022 pour prendre sa retraite à l’âge de 36 ans, l’Allemand souhaitant désormais passer plus de temps avec ses enfants et sa femme.

S’exprimant dans les colonnes de la revue The Red Bulletin de Red Bull, Sebastian Vettel est revenu plus en détails sur sa décision : “Les premiers mois sont passés rapidement et c’est agréable de pouvoir profiter de la liberté d’organiser son temps libre.” reconnaît Vettel.

“De nombreux facteurs sont entrés en ligne de compte dans ma décision de partir. Je n’ai pas arrêté parce que je n’aimais plus le sport, ou que j’étais trop lent, ou que je voulais faire autre chose.”

“Pour moi, le temps [libre] a été un des facteurs déterminants : les nombreuses courses, savoir combien d’efforts il faut faire pour travailler correctement…et en même temps, j’ai de jeunes enfants, et ce temps ne reviendra pas.”

“Je ne voulais plus faire certains compromis. Mes enfants ont le droit que je sois là pour eux. J’ai aussi découvert un monde que je trouvais autrefois génial. Les choses que je voyais autrefois d’un blanc pur ont reçu une certaine teinte.”

Lorsqu’il s’agit de développer précisément ce qui lui manque le plus depuis qu’il a quitté la Formule 1, l’Allemand a expliqué : “J’ai apprécié le pilotage et la compétition jusqu’à la fin.”

“Quand il ne vous reste plus qu’un essai en qualifications, les duels en course. Ce sont les moments qui me manquent le plus.”

“J’étais très bien préparé quand j’ai pris ma décision, mais un facteur imprévisible demeure. J’aime faire du sport, mais à ce jour, il n’y a rien qui me pousse autant à la limite que la F1. C’est ce qui me manque le plus.”

Vettel heureux pour Alonso 

Depuis son départ de l’équipe Aston Martin, Sebastian Vettel ne peut que constater en tant que spectateur les énormes progrès réalisés par son ancienne équipe qui se bat cette année pour la deuxième place au championnat du monde contre Mercedes.

Mais le quadruple champion du monde assure qu’il n’a aucune déception de voir à quel point son ancienne équipe est devenue compétitive, bien au contraire.

“On peut se dire que peut-être ce serait plus facile si la voiture était une poubelle totale, dans le sens où je ne manquerais rien. Mais je suis surtout content pour l’équipe.”

“Je suis content pour Fernando Alonso. Pendant de nombreuses années, il n’avait pas la voiture dans laquelle il pouvait montrer son talent de pilote. Maintenant il peut et il est au sommet, bien que Red Bull – où j’ai beaucoup d’amis – domine et je suis vraiment heureux quand ils gagnent.”

Un programme chargé en deuxième partie de saison !

Dix Grands Prix en treize semaines, voilà ce qui vous attend dès la rentré des classes programmée lors du dernier week-end du mois d’août à Zandvoort où se disputera le Grand Prix des Pays-Bas, treizième manche du championnat du monde 2023 de Formule 1.

Après une courte pause estivale de quelques semaines, la Formule 1 va reprendre ses droits dès le 25 août avec le Grand Prix des Pays-Bas (du 25 au 27 août), avant-dernière course sur le sol européen pour cette campagne 2023 et précédant le Grand Prix d’Italie programmé une semaine plus tard à Monza (du 1er au 3 septembre).

Après cette ultime escale en Europe, la Formule 1 s’envolera pour l’Asie avec le Grand Prix de Singapour (du 15 au 17 septembre), puis à Suzuka pour le Grand Prix du Japon à peine une semaine plus tard (du 22 au 24 septembre).

Direction ensuite le Moyen-Orient pour le Grand Prix du Qatar sur le tracé de Losail (du 06 au 08 octobre). Le Qatar accueillera d’ailleurs la quatrième course Sprint de la saison 2023 sur les six programmées cette année : Azerbaïdjan, Autriche, Belgique, Qatar, USA (Austin) et Brésil.

Après le Qatar donc, retour sur le continent américain pour y disputer la deuxième des trois courses aux USA avec le Grand Prix des Etats-Unis sur le tracé d’Austin au Texas (du 20 au 22 octobre) et qui accueillera donc une course Sprint comme indiqué ci-dessus.

Dans la foulée du GP des Etats-Unis, la F1 se rendra au Mexique (du 27 au 29 octobre), avant de partir vers le Sao Paulo pour y disputer le Grand Prix du Brésil (du 03 au 05 novembre) et qui accueillera donc la dernière course Sprint de la saison.

Du Brésil, la catégorie reine repartira en arrière pour débarquer à Las Vegas (du 16 au 18 novembre) afin d’y disputer la troisième et dernière course sur le sol américain cette année sur un circuit totalement inédit.

Enfin, la saison 2023 se terminera comme chaque année sur le tracé de Yas Marina à Abou Dhabi (du 23 au 26 novembre). Cette ultime course précédera une longue pause hivernale qui fera du bien aux hommes comme aux machines avant le début d’une nouvelle saison en 2024…

Calendrier F1 2023

DateGrand Prix Lieu
05 mars Bahreïn Résultats
19 marsArabie SaouditeRésultats
02 avril Australie Résultats
30 avril (Sprint)Azerbaïdjan Résultats
07 mai Miami Miami
21 mai Emilie-Romagne Annulé
28 mai Monaco Résultats
04 juin Espagne Résultats
18 juin Canada Résultats
02 juillet (Sprint)Autriche Résultats
09 juillet Grande-Bretagne Résultats
23 juillet Hongrie Résultats
30 juillet (Sprint)Belgique Résultats
27 août Pays-Bas Résultats
03 septembre Italie Résultats
17 septembre Singapour Résultats
24 septembre Japon Résultats
08 octobre (Sprint)Qatar Résultats
22 octobre (Sprint)USA Résultats
29 octobre Mexique Résultats
05 novembre (Sprint)Brésil Résultats
18 novembre Las Vegas Las Vegas
26 novembre Abou Dhabi Yas Marina

Quand Horner saute dans la piscine avec une cape de Superman

Vous avez déjà certainement vu les images d’un Christian Horner sautant dans la piscine de la barge Red Bull à Monaco en 2006 avec une cape de Superman, mais connaissez-vous l’histoire derrière ce saut devenu légendaire ? 

En 2005, le Britannique Christian Horner est nommé team principal de l’équipe Red Bull qui fait ses débuts en Formule 1 après avoir racheté l’écurie Jaguar. Au terme de cette première campagne en catégorie reine, Red Bull marque 34 points et flirte même plusieurs fois avec des podiums.

En 2006, lorsque l’écurie débute sa deuxième saison en F1, Christian Horner est toujours à la tête de Red Bull, et à la veille du Grand Prix de Monaco, le Britannique a eu une discussion avec Martin Brundle – le conseiller de David Coulthard – qui lui a dit que Coulthard était toujours fort dans les rues de la Principauté et qu’un podium était possible ce week-end là malgré le manque de performance de la Red Bull face à la concurrence.

Peu convaincu dans un premier temps, Christian Horner décide finalement de lancer un pari et indique à Martin Brundle qu’il sautera nu dans la piscine de l’Energy Station de Red Bull si David Coulthard monte sur le podium.

Le dimanche, David Coultard a réussi à terminer sur la troisième marche du podium avec 52 secondes de retard sur le vainqueur Fernando Alonso, ce qui voulait dire que Horner venait de perdre officiellement son pari.

“J’avais oublié ce stupide pari. Quand David [Coulthard] franchit la ligne, son conseiller me dit que cela va me coûter un saut [dans la piscine, ndlr] et qu’ils ont hâte de me voir me déshabiller.” a expliqué Horner dans le podcast High Performance.

Dos au mur, Christian Horner n’avait pas d’autre choix que d’honorer son pari et le Britannique s’est donc exécuté, non sans avoir essayé au préalable de négocier les conditions : “Je croyais pouvoir m’en tirer si je le faisais de nuit.” a indiqué Horner.

“Tous les médias étaient autour de la piscine. Heureusement, David [Coulthard] a été compatissant et m’a donné sa cape de Superman pour cacher mes attributs masculins.”

Après ce premier saut, Horner a renouvelé l’expérience à plusieurs reprises les années suivantes, mais le Britannique a décidé de rester entièrement habillé…

Une course nocturne à Miami en 2024 est “peu probable”

Le président du Grand Prix de Miami, Tyler Epp, n’a pas exclu l’organisation d’une course nocturne dans un avenir plus ou moins proche, mais souligne qu’il est “très peu probable” que cela arrive lors de l’édition 2024.

Miami a rejoint le calendrier de la Formule 1 en 2022 et les deux dernières éditions se sont disputées à guichets fermés sur le circuit situé autour du Hard Rock Stadium des Dolphins de Miami. Lors du dernier événement qui s’est déroulé au mois de mai, l’associé directeur de la course et PDG des NFL Miami Dolphins, Tom Garfinkel, a laissé entendre que la possibilité de devenir une course nocturne était à l’étude, mais le président du Grand Prix de Miami a tenu à calmer les attentes.

“On a un peu regardé. Singapour a été très utile à cet égard [c’est une course nocturne à Singapour] pour observer leur façon de faire.” a déclaré Tyler Epp, cité par Racer.

“Nous avons évidemment eu des discussions avec Vegas aussi [une autre course nocturne du calendrier]. Je pense qu’il pourrait y avoir une opportunité de travailler ensemble […].”

“Je vous dirais que c’est très peu probable pour l’édition 2024 [du GP de Miami], mais nous cherchons toujours des opportunités pour améliorer l’expérience en tant que groupe.”

“La FIA et la Formule 1 nous disent aussi qu’il serait logique de regarder [pour organiser la course] un samedi soir ou un dimanche soir. Donc, nous regardons tout cela, mais pour 2024, ce n’est pas prévu.”

Tyler Epp explique qu’il y a plusieurs raisons pour lesquelles une course nocturne pourrait être organisée à l’avenir, mais dit que la priorité pour Miami sera l’expérience des fans sur la piste.

“Repousser un peu le départ dans la soirée pourrait être un avantage pour les fans. Selon la stratégie de la Formule 1 pour leur diffusion, il pourrait aussi y avoir des avantages.”

“Encore une fois, cela dépend d’eux. Nous sommes là pour soutenir leurs initiatives. Je pense donc que nous devons examiner ce genre de chose, mais nous centrerions notre analyse d’un point de vue commercial sur ce qui fonctionne pour le fan à Miami.”

Verstappen n’a pas tué l’intérêt de la Formule 1 aux USA

Le champion du monde de F1 1978, Mario Andretti, ne pense pas que la domination de Max Verstappen et de Red Bull depuis le début de la saison 2023 rend la Formule 1 ennuyeuse aux yeux des fans américains, bien au contraire.

Depuis le début de la saison 2023, Max Verstappen a remporté dix des douze courses disputées, tandis que son coéquipier Sergio Perez en a remporté deux, ce qui veut dire que l’équipe Red Bull décroché toutes les victoires jusqu’à présent cette année.

Invité à évaluer les performances de Max Verstappen cette saison, Mario Andretti ne tarit pas d’éloges sur le Néerlandais qu’il juge tout simplement “spectaculaire” : “Il porte ce manteau superbement, il subit beaucoup de pression – bien sûr tout le monde en a – mais il ne commet pas d’erreurs.” estime Andretti en entretien avec nos confrères de RacingNews365.

“Il a été challengé, sans aucun doute. Ce n’est pas facile. Il faut l’avouer, son coéquipier Sergio Perez est un très bon pilote, il a montré ses capacités, mais Max est le numéro un de l’équipe et ils doivent le soutenir.”

“En même temps, il a montré qu’il pouvait se montrer à la hauteur de n’importe quelle occasion en toute circonstance et je ne pense pas que l’on puisse attendre ou vouloir quoi que ce soit de plus d’un pilote. Donc, en ce moment, je considère Max Verstappen comme étant absolument spectaculaire.”

La Formule 1 a fait de la croissance du marché américain une priorité ces dernières années depuis le rachat de la catégorie reine par le groupe Liberty Media en 2017, alors que le pays accueille cette année pour la première fois trois courses avec Miami, Austin et le très attendu premier Grand Prix de Las Vegas.

L’intérêt des Américains pour la Formule 1 a évidemment grandi grâce à Netflix et son docusérie Drive to Survive, mais la domination de Max Verstappen depuis la saison 2022 soulève quelques inquiétudes quant à un essoufflement dans l’intérêt sur le marché américain.

Andretti pour sa part ne pense pas que l’intérêt de la Formule va décroître seulement parce que Max Verstappen domine outrageusement la saison 2023 : “Chaque fan a sa propre façon de voir les choses.” insiste-t-il.

“De mon point de vue, je pense que c’est assez intéressant et cela reste intéressant de voir combien de temps il peut continuer dans cette domination.”

“Il entre dans l’histoire, donc c’est une belle chose pour le sport, sachant quelle est la tâche à accomplir. Il faut juste admirer ce qu’il a fait jusqu’à présent et dire “continue”.”

“Mais le reste des concurrents ne sont pas immobiles non plus. Donc, il y aura un moment où il sera davantage mis au défi et tout le monde voudra voir quand ce moment arrivera. Il y a toujours quelque chose à attendre.”

“Si vous regardez vraiment tour cela en profondeur, vous pouvez voir qu’il faut pour maintenir ce type de performance, pas seulement en tant que pilote mais aussi en tant qu’équipe. C’est un sport d’équipe et tout le monde est performant à la limite absolue.”

“Nous verrons combien de temps ils [Red Bull] peuvent continuer, mais vous pouvez voir aussi les autres équipes qui rongent leur frein pour voler la vedette. McLaren, lors des dernières courses, a aussi été admirable.”

“Tout le monde travaille à la limite et c’est ce qui est intéressant. Vous continuez d’attendre avec impatience la prochaine manche pour voir comment ça se déroulera.”

Le championnat serait plus ouvert avec deux Perez chez Red Bull

Le PDG de McLaren, Zak Brown, estime que si Red Bull avait deux pilotes comme Sergio Perez, le championnat du monde 2023 serait bien plus ouvert qu’il ne l’est actuellement avec une nette domination de Max Verstappen.

Après les douze premières courses de la saison 2023, le Néerlandais Max Verstappen est leader du championnat avec une avance colossale de 125 points sur son coéquipier, alors qu’il ne reste plus que dix courses à disputer cette année. 

Beaucoup estiment que Max Verstappen a tué le suspens dès le début de la saison en étant aussi dominant face à la concurrence, et Zak Brown estime lui aussi que si Red Bull avait deux pilotes d’un niveau similaire à celui de Sergio Perez, le championnat du monde serait bien plus ouvert.

“Même si Red Bull tue tout le monde, c’est vraiment Max [Verstappen] qui tue tout le monde en ce moment.” a déclaré Zak Brown à ESPN.

“Cette combinaison Max/Red Bull est tout simplement imbattable pour le moment, et Max et l’équipe ne font aucune erreur.”

“S’ils avaient deux Sergio [Perez] dans la voiture, avec tout le respect que je lui dois, ce championnat serait en quelque sorte grand ouvert. Donc, il y a quelque chose d’assez spécial avec Max et Red Bull.”

“Je pense que si vous enlevez Max et que vous prenez tous ceux qui ont terminé deuxième cette année et que vous leur donnez une victoire, ce serait un championnat assez compétitif et passionnant.”

“Nous en avons eu une seconde [une seconde place sur le podium], Aston Martin en a eu une, Ferrari en a eu une, Mercedes en a eu une, Sergio en a eu un. Vous auriez alors cinq équipes qui auraient gagné une course cette année.”

“A partir du moment où nous aurons tous rattrapé Red Bull, je pense que ce sera l’état de la hiérarchie en Formule 1.” estime l’Américain.

Max Verstappen présente son casque spécial pour Zandvoort

Le double champion du monde, Max Verstappen, a dévoilé un design de casque unique pour sa course à domicile programmée à la fin du mois d’août à Zandvoort aux Pays-Bas et qui signera la rentrée des classes pour la Formule 1 après une pause de quelques semaines.

Sans grande surprise, le design du casque qui sera porté par le pilote Red Bull au Grand Prix des Pays-Bas 2023 (voir la vidéo au bas de l’article) est largement inspiré des couleurs de son drapeau national : “Le drapeau néerlandais est bien sûr lié au Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort.” a déclaré Verstappen.

“J’utiliserai un design de casque spécial qui, comme vous pouvez le voir, est assez hollandais. J’ai voulu opter pour le drapeau rouge-blanc-bleu complet avec le logo du lion dessus.”

“Un côté du casque est bleu et l’autre côté est rouge. Ces couleurs se rejoignent à l’arrière du casque. Je pense qu’il a fière allure et j’espère qu’il sera aussi beau en piste. J’espère que vous l’aimez aussi.”

Le pilote Red Bull se rendra à Zandvoort [du 25 au 27 août] en étant le leader du championnat du monde 2023 avec une très confortable avance de 125 points sur son coéquipier Sergio Perez.

Otmar Szafnauer règle ses comptes avec Renault

Deux semaines après avoir été remercié par Alpine, Otmar Szafnauer – désormais ancien directeur de l’équipe Alpine en Formule 1 – règle ses comptes avec le groupe Renault qu’il accuse d’avoir voulu contrôler de nombreux domaines.

En plein milieu du Grand Prix de Belgique, Alpine a confirmé sa séparation d’un commun accord avec le team principal Otmar Szafnauer au terme du week-end, ainsi que d’Alan Permane qui occupait le rôle de directeur sportif à Enstone et de Pat Fry qui occupait le poste de directeur technique. Une semaine plus tôt à la veille du Grand Prix de Hongrie, c’est le désormais ancien PDG, Laurent Rossi, qui a été remercié.

Alors qu’il est resté relativement discret au cours des dernières semaines, Szafnanuer a brisé le silence et s’en est pris directement au groupe Renault qui a selon lui voulu contrôler de trop nombreux domaines dans la gestion de son écurie de Formule 1.

“La société mère [Renault] voulait avoir beaucoup de contrôle dans de nombreux domaines de l’équipe de course, plus que je n’ai jamais vu auparavant.” a révélé Otmar Szafnauer dans un entretien accordé pour SiriusXM.

“Le domaine commercial, le domaine du marketing, les RH, les finances, la communication, tout cela ne relevait pas de moi, mais autour de moi, de quelqu’un d’autre dans la plus grande organisation. Et ils agissent tous comme une marine, nous devons tous être des pirates pour gagner.”

“Donc, si vous dites que tout le reste est égal – les voitures sont égales, les pilotes sont égaux, le groupe propulseur est égal, votre connaissance des pneus est…mais ce qui n’est pas égal, c’est le fait que chez Mercedes ou chez Red Bull ils ont tout ça en interne, surtout la finance à cause du plafonnement des coûts.”

“Chez Red Bull, tous les aspects commerciaux et la communication relèvent de Christian [Horner], mais pas nous. Et devinez qui va gagner ? Le taureau rouge.”

“Donc, quand vous regardez de cette façon, c’est vraiment facile à comprendre. Si vous ne le voyez pas de cette façon, alors vous pouvez vous convaincre que tout va bien et que c’est normal que les RH ne relèvent pas du directeur de l’équipe.”

“Ce n’est pas acceptable, parce que si vous allez embaucher quelqu’un et que vous devez obtenir un contrat en un jour, parce que c’est ce que nous faisons en Formule 1, vous ne pouvez pas attendre deux semaines. Si cela vous prend deux semaines, alors peut-être que cette personne spéciale sera déjà allée voir ailleurs. Vous devez donc être des pirates.”

Luca de Meo a mis trop de pression

Szafnauer a aussi pointé directement du doigt le PDG du groupe Renault, Luca de Meo qui, selon l’Américain, a mis trop de pression sur Alpine : “Je pense que la haute direction de Renault, le PDG Luca de Meo, veut comme tout le monde en Formule 1 le succès. Mais ce n’est pas comme ça que ça marche en Formule 1.”

“Je lui ai fait remarquer que cela prend du temps et qu’il il y avait un processus à respecter et qui est nécéssaire. Après avoir passé 34 ans [dans le sport automobile] – et 26 ans en Formule 1, je pense que je parle avec un certain degré d’expérience quand je dis “c’est ce qu’il faut pour redresser une équipe”. Mais il voulait le faire le plus vite possible.”

“Je ne pouvais pas accepter un calendrier irréaliste, parce que si vous faites cela, ce n’est qu’une question de temps et tout le monde est frustré. Donc, j’ai élaboré un plan très réaliste et possible, et je pense qu’ils voulaient raccourcir ce plan avec quelqu’un d’autre.”

Ricciardo a retrouvé sa forme grâce à son ancien ingénieur

Daniel Ricciardo a remercié son ancien ingénieur de course chez Red Bull, Simon Rennie, pour l’avoir aidé à retrouver sa forme lors de son retour au sein de l’équipe de Milton Keynes en début d’année.

Daniel Ricciardo a passé les deux dernières saisons chez McLaren, avant d’être remercié par l’équipe britannique à la fin de la campagne 2022. L’Australien s’est donc retrouvé sans baquet pour 2023 et a finalement accepté l’offre faite par son ancienne équipe Red Bull pour occuper le poste de pilote de réserve et de simulateur à Milton Keynes.

Le mois dernier, l’Australien s’est vu offrir une chance de concourir à nouveau en remplaçant Nyck de Vries chez AlphaTauri à partir du Grand Prix de Hongrie, une offre que Daniel Ricciardo a évidemment accepté immédiatement.

L’une des raisons pour laquelle Red Bull lui a proposé ce baquet est que Ricciardo a été très impressionnant au volant de la Red Bull RB19 lors d’un test à Silverstone, tandis que son travail dans le simulateur à l’usine a également été jugé impressionnant par le directeur de l’équipe autrichienne.

Revenant sur sa décision d’accepter l’offre d’AlphaTauri pour revenir sur la grille en tant que titulaire, Daniel Ricciardo a expliqué que son ancien ingénieur de course chez Red Bull, Simon Rennie, l’a énormément aidé à retrouver confiance en lui.

“Quand j’ai piloté dans le simulateur pour la première fois, j’ai pu m’apercevoir qu’un peu de temps s’était écoulé, parce que je n’avais pas été dans un baquet depuis quelques mois.” a expliqué Ricciardo.

“J’ai pu voir par rapport à l’année dernière [lorsqu’il pilotait pour McLaren] ce qui me manquait. Je le savais déjà à l’époque, mais vous voyez les choses un peu plus clairement avec du recul.”

“En termes simples, je manquais un peu de confiance et puis vous avez aussi d’autres pensées qui se glissent dans votre esprit parce que je suis revenu chez Red Bull et c’était excitant pour moi. J’étais aussi un peu nerveux.”

“Il a fallu un peu de temps pour secouer certaines choses et essayer de retrouver mon ancien moi. Je pense que ce qui m’a beaucoup aidé, c’est de travailler avec Simon [Rennie] – mon ingénieur chez Red Bull à l’époque ou je courrais – parce qu’il dirige le simulateur maintenant.”

“Je pense que grâce à cela, travailler avec lui, m’a rapidement redonné confiance. Evidemment, vous regardez aussi les données et essayez d’apprendre de Max [Verstappen] et de Sergio [Perez] qui connaissent très bien cette voiture.”

“Mais je pense que ce qui est vraiment bien, c’est qu’une fois que j’ai secoué les toiles d’araignées, bien que la voiture soit différente d’il y a cinq ans [la RB19 qu’il a testé à Silverstone], elle ressemblait toujours à une Red Bull.”

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé le dernier week-end du mois d’août à Zandvoort, Daniel Ricciardo n’a pas encore marqué de point lors des deux Grands Prix qu’il a disputé sous les couleurs d’AlphaTauri.

F1 : Ferrari a revu ses objectifs assez tôt dans la saison

Le Monégasque Charles Leclerc a admis que Ferrari a dû faire un “reset” lorsque l’équipe s’est aperçue qu’elle n’atteindrait jamais son objectif fixé avant le début de la campagne 2023 qui était de remporter le championnat du monde des constructeurs.

En 2022, Ferrari a terminé à la deuxième place au championnat du monde avec plus de 200 points de retard sur Red Bull et a donc entamé la campagne 2023 avec comme objectif principal de faire mieux que l’an dernier et donc de terminer devant Red Bull.

Mais après les douze premières courses de la saison, force est de constater que l’équipe italienne est loin du compte avec déjà un retard de plus de 300 points sur le leader Red Bull qui écrase littéralement la concurrence cette année avec douze victoires en autant de Grands Prix disputés, dont dix rien que pour Max Verstappen.

“Avant la première course, l’objectif était de faire un pas de mieux par rapport à l’année dernière, c’est à dire remporter le championnat du monde.” a expliqué Leclerc avant le début de la trêve estivale de la F1.

“Si nous regardons le premier semestre, nous sommes très loin de là où nous placions nos attentes avant la saison. Par contre, dès que nous avons compris cela, nous avons fait un reset et il y a eu une réaction incroyable de toute l’équipe.”

“Ils ont apporté des mises à niveau, parfois un mois et demi plus tôt, et cela demande beaucoup d’efforts de la part de tout le monde à Maranello. Cela nous a permis d’obtenir d’excellents résultats.”

“Je pense qu’il faut encore essayer de comprendre, parce que nous avons fait un pas en arrière sur les deux dernières courses, et je pense qu’on s’attendait à être plus compétitifs à Budapest que sur une piste comme Spa, et au final, c’était l’opposé.”

“Donc, ce sont des choses que nous devons examiner, parce que nous n’avons peut-être pas optimisé le package dans les courses comme Budapest, et peut-être que nous avons fait quelque chose qui était étonnamment bon sur une piste comme Spa.”

“C’est quand même bien de finir sur une note positive la première partie de la saison, et maintenant nous allons profiter de la trêve estivale, ou du moins lorsque les gars pourront travailler, pour essayer d’analyser ces deux dernières courses et maximiser le package pour toutes les courses de la deuxième moitié de saison.”

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé le dernier week-end d’août, la Scuderia Ferrari occupe la quatrième place au championnat du monde des constructeurs avec cinq points de retard sur Aston Martin.

Des progrès plus rapides qu’espéré chez McLaren F1

Après un début de saison compliqué, l’équipe McLaren F1 a su rebondir dés le Grand Prix d’Autriche avec de nouvelles évolutions techniques sur la MCL60 de Lando Norris qui ont propulsé le pilote britannique à la quatrième place à l’arrivée de l’épreuve, un pas en avant fulgurant quand on sait que l’équipe n’était parvenue à entrer dans les points qu’à trois reprises lors de huit premières courses.

Fort de ces progrès, c’est ensuite la monoplace d’Oscar Piastri qui a pu à son tour bénéficier de ces améliorations, et c’est alors une toute nouvelle dynamique qui a animé l’équipe qui a ainsi surclassé Alpine lors des trois dernières courses avant la pause estivale. Des performances qui permettent aujourd’hui à McLaren d’enregistrer 103 points au championnat constructeurs contre 57 points pour l’équipe du constructeur français qui était alors (et reste) son concurrent direct.

Interrogé juste avant la pause estivale, Andrea Stella – le directeur de McLaren – a fait part de son enthousiasme et nous explique la stratégie déployée par son équipe pour remonter la pente : “Les améliorations ont finalement porté sur l’ensemble de l’aérodynamique de la voiture.”

“En ce sens, j’ai parlé d’une version B de la MCL60. Il a également fallu revoir la conception de ce qui se trouve sous la carrosserie, comme certains éléments de la mécanique, qui ont dû être ajustés pour s’adapter aux nouvelles formes de la voiture.” a précisé l’Italien.

“La première série d’améliorations a dépassé nos attentes. Dans nos communications internes et nos comptes rendus, nous avons toujours dit : “vers la fin de l’année 2023, nous aimerions rivaliser avec certaines des voitures les plus rapides du moment”.”

“Nous sommes à la mi-saison, et nous avons déjà pu décrocher deux podiums [NDLR: Grande-Bretagne et Hongrie avec Lando Norris] et une deuxième place dans une course sprint [Belgique avec Oscar Piastri] au mérite.” se réjouit Stella qui tient à souligner le travail réalisé par toutes ses équipes au cours des dernières semaines.

“Ce succès est dû aux gens de McLaren qui ont été capables d’identifier les concepts pour faire évoluer la voiture, de les planifier, de les concevoir, de les produire, d’en contrôler la qualité et de les amener sur le circuit, en surmontant d’importants défis logistiques.”

“Et dire que certaines des améliorations ont été apportées une course plus tôt, en Autriche. Nous avons prouvé que lorsque nous avons des objectifs clairs et simples, que nous rassemblons tout le monde sur ces objectifs et que nous travaillons en collaboration, nous pouvons réaliser des choses exceptionnelles chez McLaren.”

Mais l’ancien ingénieur ne compte pas se reposer sur ses lauriers et souligne les problèmes toujours présents sur la MCL60 et compte bien y remédier rapidement, avant le Grand Prix d’Italie à Monza programmé début septembre. 

“La prochaine série d’améliorations s’inscrira dans le prolongement de celles que nous avons apportées lors des courses précédentes.” insiste-t-il.

“Il est encore possible d’aller plus loin, et nous essaierons de le faire. Il y a des indications encourageantes dans le développement, mais, comme toujours, la preuve sera dans la performance réalisée sur la piste.”

“Nous devons également travailler davantage pour remédier à certaines des faiblesses que nous avons rencontrées en Belgique.”

“Nous n’avions pas beaucoup travaillé sur la réduction de la traînée aérodynamique de la voiture, et en Belgique, nous avons manqué d’efficacité et de vitesse de pointe.”

“Nous voulons travailler d’urgence sur la traînée aérodynamique, dans le cadre d’un travail parallèle plus restreint, pour voir si nous pouvons récolter des résultats faciles à obtenir pour Monza.”

“Cette activité se déroulera parallèlement au développement principal de la voiture, ce qui nous sera bénéfique sur l’ensemble des circuits.”

Andrea Stella a été nommé en décembre dernier à la tête de McLaren. Avant cela Andrea Stella a travaillé durant 15 ans chez Ferrari aux cotés Michael Schumacher, Kimi Räikkönen et Fernando Alonso.

Depuis l’arrivée de son nouveau chef d’équipe, McLaren a opéré une réorganisation d’envergure au sein de son équipe de F1 que vous pourrez retrouver en détail dans cet article.

Danica Patrick veut voir les femmes concourir avec les hommes

L’ancienne pilote d’IndyCar, Danica Patrick, a déclaré que les femmes pilotes devaient avoir la possibilité de concourir avec des hommes au début de leur carrière pour permettre leur progression vers la Formule 1.

La Formule 1 a lancé cette année la F1 Academy – une série de monoplaces entièrement féminine – et qui se disputera exclusivement durant les week-ends de course de F1 en 2024, alors qu’avant cela, la série W offrait une catégorie réservée aux femmes en 2019, 2021 et 2022 avant que cette dernière ne rencontre des difficultés financières qui sonnera le glas de cette catégorie.

Interrogée dans le dernier podcast de Sky Sports concernant l’éventuelle arrivée d’une femme en Formule 1 dans les années à venir, Danica Patrick a déclaré : “Vous supposez que je veux cela, vous supposez que c’est important pour moi, mais ce n’est pas le cas.”

“J’ai toujours une position intéressante sur le sujet. Je pense que ce qui rend le sport vraiment populaire, ce sont les grandes courses. Vous pouvez avoir la moitié du peloton formé par des femmes et les faire suivre le leader, et ce ne sera pas intéressant à regarder.”

“Des bonnes courses ? C’est ce que nous avons actuellement en Formule 1, je veux dire par là que tout autre pilote que Max [Verstappen] est un peu tiré au sort pour savoir qui sera deuxième, troisième, quatrième, cinquième ce week-end, et c’est ce qui rend cela vraiment attrayant.”

“Donc, je pense qu’en tant que femme, on doit juste se présenter comme d’habitude. J’ai un peu…ce n’est pas une critique, mais un avis sur les séries féminines. C’est bien, cela peut donner l’occasion à certaines qui n’auraient peut-être pas l’occasion autrement de montrer ce qu’elles savent faire, mais au fianl, vous allez devoir faire la course contre des gars.”

“Donc, quand vous regardez le golf, vous voyez souvent qu’un golfeur qui n’est peut-être pas classé aussi haut se montrera à la hauteur avec celui avec qui il joue, et je pense que cela a tendance à se produire dans tous les sports.”

“C’est pourquoi vous voyez certains des meilleurs vouloir s’entraîner et être avec les meilleurs, car ils s’améliorent. Si vous vous éloignez de quelque chose qui n’est pas le meilleur, alors cela affectera votre niveau d’effort, votre objectif mental.”

“Donc, vous devez vraiment vous mettre dans les situations les plus difficiles et autant le faire tôt car cela ne fera que devenir plus difficile.”

“Je pense juste que, faire des tests appropriés, pour pouvoir voir si une pilote féminine est assez rapide, est un excellent moyen de savoir s’il devrait y avoir une prochaine étape.”

“Mais en ce qui concerne tout ce qui va au-delà, je pense qu’elles devraient courir avec les hommes, je pense qu’elles devraient courir dans la même série [que les hommes], et elles doivent juste attirer des gens autour d’elles qui croient en elles.”

“Je pense que plus vous vous mettez en position de montrer ce que vous pouvez faire, mieux vous vous portez, et il vaut mieux être dans la voiture que pas.”

“Je pense donc qu’avoir plus de temps dans les voitures, plus de temps de piste et plus d’opportunités de montrer ce que vous pouvez faire est toujours une bonne chose.”

Marko : “Un duo Verstappen/Norris serait idéal pour les fans et la télévision”

Le conseiller motorsport de Red Bull, Helmut Marko, estime qu’un duo de pilotes composé de Max Verstappen et Lando Norris chez Red Bull serait idéal tant pour le public que pour les médias, mais pourrait causer beaucoup de tort à l’équipe au championnat constructeurs.

Alors que l’avenir de Sergio Perez chez Red Bull au delà de la saison 2025 reste flou, certaines rumeurs ont suggéré ces dernières semaines une possible arrivée dans l’équipe de Charles Leclerc ou encore de Lando Norris lorsque le contrat du Mexicain arrivera à son terme fin 2024.

Lorsqu’on interroge justement Helmut Marko pour savoir quel pilote il aimerait voir aux côtés de Max Verstappen si jamais Red Bull décidait de se séparer de Sergio Perez fin 2024, l’Autrichien a répondu : “Avec Norris, parce qu’avec Hamilton j’ai plus de mal.” a déclaré Marko au média allemand Motorsport-Magazin.

“Il est bien connu qu’il y a eu des frictions entre Hamilton et Verstappen. Une équipe harmonieuse serait donc difficile à imaginer avec les deux.”

Ayant clairement défini sa préférence pour Lando Norris, Helmut Marko a cependant précisé qu’un duo Verstappen/Norris causerait certainement du tort à l’équipe, notamment parce que les deux pilotes évolueraient selon lui au même niveau, ce qui peut s’avérer dangereux pour la course au titre mondial au championnat constructeurs.

“Ce serait un duo idéal [Verstappen/Norris] pour le public, la télévision et les journalistes, mais pas pour le leadership et le succès de l’équipe.” a ajouté Marko.

“En tant qu’équipe, nous voulons gagner le championnat du monde et c’est mieux si vous avez une certaine hiérarchie où il est clair qui est – je ne vais pas dire le pilote numéro 1 – mais qui est clairement le plus rapide.”

“En principe, nous n’avons jamais d’ordre établi, mais toute l’équipe, l’ambiance et la compétitivité ne doivent pas en souffrir. Si vous avez deux stars : prenons le passé avec Senna et Prost où ça ne s’est pas bien passé, ils n’ont alors regardé que eux-mêmes. L’équipe était alors en retrait.”

La situation actuelle chez Red Bull semble donc convenir puisque Sergio Perez est deuxième du championnat du monde avec 125 points de retard sur Max Verstappen, mais le Mexicain permet tout de même à Red Bull d’être toujours en tête du classement constructeurs.

Seuls des problèmes de fiabilité casseront la dynamique de Verstappen

L’ancien pilote de F1, Mark Webber, estime que seuls des problèmes de fiabilité seront susceptibles de venir casser la dynamique dominante du pilote Red Bull Max Verstappen lors de la deuxième partie de la saison 2023.

Max Verstappen a décroché dix victoires sur les douze courses disputées depuis le début de la saison 2023, ce qui permet au Néerlandais d’être leader du championnat du monde des pilotes à la trêve estivale avec une très confortable avance de 125 points sur son coéquipier Sergio Perez.

Mark Webber – qui a couru pour Red Bull entre 2007 et 2013 – a fait l’éloge de son ancienne équipe ainsi que du double champion du monde Max Verstappen que rien n’arrêtera selon l’Australien en deuxième partie de saison, hormis peut-être des pannes mécaniques.

“Je pense qu’il est difficile pour les gens de comprendre ce niveau de domination, la quantité de travail et d’efforts nécessaires.” a déclaré Mark Webber au site du championnat.

“C’est le gros problème, vous devez donner du crédit, les gens doivent donner du crédit là où il est dû. Pour obtenir un tel niveau d’avantage avec une telle compétition en F1…il y a tellement d’occasions pour faire des erreurs, qu’il s’agisse d’arrêts au stand, de fiabilité, d’erreurs du pilote […].”

“Ce n’est que la fiabilité qui l’arrêtera [Max Verstappen, ndlr] je pense. C’est lui qui contrôle, il danse quand les rideaux sont levés, il entre en scène et il le fait [le travail].”

“Nous connaissons le niveau d’intensité qu’il a, il est le meilleur. Pour les adversaires, bien sûr, il est maintenant bien établi dans sa carrière, il a une immense expérience.”

“Il va profiter de la pause, il va revenir rafraîchi, et je pense que parce qu’il n’y a aucune pression sur lui, ce sera encore plus un avantage pour lui.”

Les recommandations de Rosberg à un Perez sous pression

Le champion du monde de F1 2016, Nico Rosberg, estime que Sergio Perez devrait tout simplement oublier la perspective de défier son coéquipier Max Verstappen au championnat cette année et plutôt se concentrer sur lui-même pour faire un meilleur travail.

Sergio Perez a débuté la campagne 2023 sur les chapeaux de roues avec deux victoires lors des quatre premières courses et semblait pourvoir défier son coéquipier Max Verstappen au championnat du monde, avant de connaître une série de courses plus compliquées par la suite. 

A partir du Grand Prix de Monaco, Sergio Perez a vu peu à peu l’écart avec son coéquipier devenir de plus en plus grand au championnat du monde et le Mexicain accuse désormais 125 points de retard sur Max Verstappen après la douzième manche de l’année disputée à Spa-Francorchamps fin juillet.

Dans ce contexte – et alors qu’il ne reste que dix courses à disputer – il semble bien difficile pour Sergio Perez de rattraper son retard sur un Max Verstappen au sommet de sa forme, le Néerlandais ayant décroché dix victoires en douze courses.

Pour Nico Rosberg – qui s’est battu pour le titre mondial contre son coéquipier Lewis Hamilton en 2016 – Sergio Perez devrait tout simplement essayer de se recentrer sur lui-même pour le reste de la saison, notamment en se coupant du monde extérieur à commencer par les médias ou les réseaux sociaux.

“Je recommanderais à Sergio de couper tous les médias et de ne pas regarder les réseaux sociaux.” a déclaré Nico Rosberg dans le podcast de Sky Sports.

“Il va voir tellement de mêmes [ phénomène repris et décliné en masse sur Internet selon Wikipédia] contre lui, des commentaires contre lui, des journalistes poser des questions contre lui. il doit vraiment se détacher de tout ça.”

“J’ai complétement désactivé tous mes réseaux sociaux, mes e-mails et le monde de l’actualité lorsque je me battais pour le championnat [en 2016,ndlr].” a ajouté l’Allemand.

Rosberg admet également que la situation de Sergio Perez a été encore un peu plus compliquée avec le retour sur la grille de Daniel Ricciardo chez AlphaTauri à partir du Grand Prix de Hongrie. Le Mexicain se retrouvant désormais encore plus sous pression avec la possibilité que Ricciardo récupère son baquet à partir de 2025.

“Le seul problème, c’est qu’il doit encore se rendre sur le circuit et s’asseoir devant 50 journalistes qui vont lui demander : “Hé Sergio, tu as l’air de faire face au plus grand combat de ta carrière, penses-tu pouvoir t’en sortir ?” Cela vous touche toujours parce qu’il faut écouter. Vous ne pouvez pas ignorer et vous devez répondre aux questions.”

“Et la prochaine question sera : “Hé Sergio, ressens-tu la menace de Ricciardo ? As-tu l’impression que tu pourrais perdre ton baquet ?” C’est l’une des parties les plus difficiles du week-end pour Sergio en ce moment. Il s’agit donc de se déconnecter et de se concentrer.”

Oublier son objectif…

L’une des meilleures solutions selon Rosberg pour atténuer la pression croissante sur les épaules de Perez serait tout simplement de s’abstenir de défier son coéquipier Max Verstappen pour le reste de la saison et de se concentrer sur lui-même.

“Il était très concentré l’hiver dernier sur “Je veux battre Max, je veux être champion”. Mais je pense qu’il est temps d’oublier ça et de faire week-end après week-end et session après session un travail fantastique.”

“Il faut se préparer au mieux que vous pouvez, gérer les risques, faire un travail fantastique, et vous reconstruire comme ça. C’est de cela qu’il s’agit, et c’est ce qu’il doit essayer de faire.”

Pour Marko, Verstappen serait en pôle avec une AlphaTauri ou une Haas sous la pluie

Le Dr Helmut Marko estime que le double champion du monde Max Verstappen est tellement au dessus du lot qu’il serait en mesure de décrocher une pole position au volant d’une monoplace de fond de grille comme une AlphaTauri ou une Haas.

Depuis le début de la saison 2023, Max Verstappen a remporté dix victoires sur les douze courses déjà disputées au volant d’une Red Bull RB19 clairement au dessus du lot par rapport à la concurrence. Le Néerlandais l’a d’ailleurs une nouvelle fois démontré lors de la dernière course disputée à Spa-Francorchamps où il s’est élancé depuis la sixième place pour terminer premier avec 22 secondes d’avance sur Sergio Perez.

Face à une telle domination – et alors que beaucoup estiment que Verstappen fait la différence parce qu’il est au volant de LA meilleure voiture – Helmut Marko lui ne tarit pas d’éloges sur un Max Verstappen faisant preuve désormais d’une grande maturité : “Max serait dans une classe à part dans chaque voiture.” précise Helmut Marko dans une interview accordée à Motorsport-Total.com.

“Le Max de 2020 ne peut pas être comparé à celui de 2023. A part le fait que le nom reste le même, il a acquis une grande souveraineté.”

“Pour moi, le maître de la lecture des courses a toujours été [Lewis] Hamilton, avec la façon dont il gère ses pneus. Mais Max maintenant est à égalité avec lui, si ce n’est même mieux, parce qu’il a une meilleur vitesse de base. Il y a eu un processus de maturité incroyable.”

Marko estime même que dans des conditions de piste changeantes Max Verstappen serait même capable de décrocher une pole position au volant d’une monoplace de fond de grille, tant le Néerlandais est au dessus du lot en termes de pilotage.

“Si de telles conditions existent, il pourrait mettre une AlphaTauri ou une Haas, qui sont des voitures taillées pour la qualification, en pôle.” insiste l’Autrichien.

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé le dernier week-end d’août à Zandvoort sur les terres du Néerlandais, Max Verstappen est leader du championnat du monde avec 125 points d’avance sur son coéquipier Sergio Perez.

Pour Naomi Schiff, chaque pilote est différent face à la peur

Pour l’ancienne pilote de la W Series, Naomi Schiff, chaque pilote est différent face à la peur et sa façon de la gérer, la Belge insistant sur le fait que tous les pilotes sont bien conscients que le risque zéro n’existe pas dans le sport automobile.

Alors que la FIA et la Formule 1 ne cessent de travailler pour améliorer la sécurité des pilotes, le sport automobile dans son ensemble reste très dangereux, comme l’a prouvé la mort du pilote français Anthoine Hubert lors d’une course de F2 en 2019 sur le circuit de Spa-Francorchamps ou plus récemment le décès du Néerlandais Dilano Van ‘t Hoff impliqué dans une collision avec plusieurs voitures lors d’une course sur piste humide du Championnat d’Europe de Formule Régional By Alpine sur le tracé belge.

Le débat sur la sécurité est donc toujours d’actualité en Formule 1 comme dans d’autres catégories, mais pour Naomi Schiff, le risque zéro n’existe évidemment pas en sport automobile et chaque pilote aura sa propre façon de gérer sa peur : “Chaque pilote est très différent et sa façon de gérer les choses est légèrement différente.” explique Naomi Schiff à Sky Sports.

“Mais évidemment, vous savez aussi que le sport a beaucoup évolué en matière de sécurité quand vous montez dans la voiture, bien qu’au final vous savez qu’il y a un risque et que ça peut mal tourner parce que c’est le sport automobile et que cela reste dangereux.”

“Mais si vous avez peur, ce n’est pas ce que vous devriez faire alors. Vous ne pouvez pas monter dans la voiture et penser au pire des scénarios, parce que vous n’irez pas vite alors. Et dans ce travail, il faut être rapide pour faire le job.”

“Vous savez le risque que vous prenez, mais vous ne laissez pas cela jouer dans votre esprit, parce que vous ne pouvez tout simplement pas faire le travail.”

“Pour moi, j’étais plus inquiète quand je ne faisais pas confiance à l’équipe qui m’entourait. Si je savais que je pouvais avoir confiance aux gens qui m’entouraient, et qu’en venant sur le circuit vous pouviez voir les normes élevées, les commissaires au dessus, vous vous sentez bien pour faire votre travail et si quelque chose doit arriver, alors c’est que vous êtes vraiment malchanceux.”

“En revanche, si vous savez que l’équipe qui vous entoure ne fait pas un travail adéquat et qui vous avez un équipement qui n’est pas à la hauteur, alors vous pourriez avoir un peu plus peur de monter dans la voiture.”

Pour Massa, Verstappen va tout gagner jusqu’en 2026

Pour l’ancien pilote de F1, Felipe Massa, le double champion du monde Max Verstappen va très certainement remporter tous les titres mondiaux jusqu’en 2026, lorsqu’une nouvelle réglementation technique entrera en vigueur en Formule 1.

Depuis le début de la saison 2023, Red Bull a décroché douze victoires sur les douze manches déjà disputées, dont dix rien que pour Max Verstappen et deux pour son coéquipier Sergio Perez. Grâce à cette performance, le pilote néerlandais est leader du championnat du monde avec une très confortable avance de 125 points sur Sergio Perez.

Certains estiment que la domination de Verstappen signifie qu’il n’y a plus aucun suspense quant à savoir quel pilote décrochera le titre mondial cette année et que cette nette domination du Néerlandais fait beaucoup de tort à la catégorie reine, tandis que d’autres comme Felipe Massa vont même plus loin en estimant que le pilote Red Bull fera main basse sur tous les championnats jusqu’en 2026.

“Je pense que jusqu’en 2026, lorsque nous aurons le changement de réglementation, Verstappen gagnera tout.” a déclaré Felipe Massa, cité par Marca.

“Avec une réglementation identique, Verstappen est supérieur, Red Bull est supérieur. Donc, jusqu’en 2026, nous pouvons nous attendre à ce que Verstappen remporte tous les titres.”

“En toute logique, nous aurons un grand changement [en 2026], et avec toutes les nouveautés, nous aurons de nouvelles voitures, et il ne restera plus qu’à savoir si la Red Bull sera la même qu’aujourd’hui. Mais pour le moment, je ne vois personne au niveau de Verstappen.”

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé le dernier week-end d’août à Zandvoort, Max Verstappen est leader du championnat pilotes avec 125 points d’avance sur Sergio Perez et 165 points sur le troisième Fernando Alonso, alors qu’il ne reste que dix courses à disputer cette saison.