Le manufacturier unique de la Formule 1, Pirelli, admet ne pas être en mesure d’établir une hiérarchie claire après les essais hivernaux 2021 disputés à Bahreïn du 12 au 14 mars, notamment parce que les trois journées de tests se sont toutes déroulées dans des conditions totalement différentes.
“Non seulement il y a moins d’informations que tout le monde en avait auparavant, avec seulement trois jours de roulage, mais ce sont aussi des informations moins représentatives, car le premier jour a été presque anéanti par une tempête de sable.” nous explique Pirelli.
“Ensuite, il y avait des vents constamment changeants, qui ont un effet énorme sur une voiture de Formule 1 moderne.”
“Les temps montrent que Red Bull est en tête, mais il y a rarement eu une corrélation directe entre qui va le plus vite aux essais et qui remporte le championnat.”
“Et il est très peu probable que Mercedes ait perdu une grande partie de son rythme auparavant dominant.”
“Cela rend donc plus difficile que jamais de déterminer qui a un réel avantage. La vérité ne sortira que samedi dans un peu plus d’une semaine, lors de la première séance de qualifications de l’année [pour le Grand Prix de Bahreïn].”
En revanche, Pirelli est en mesure de confirmer que ses pneumatiques 2021 sont plus simples à aborder et en veut pour preuve le second meilleur temps des essais signés cette année par le rookie Yuki Tsunoda, qui roulera en 2021 pour l’équipe AlphaTauri.
“Pour preuve, regardez la performance exceptionnelle du rookie japonais d’AlphaTauri, Yuki Tsunoda. Il n’avait aucune expérience réelle de la Formule 1, mais a été rapidement capable de s’adapter à l’ensemble de la voiture et des pneus – quel que soit le nouveau composé qu’il utilisait – au point qu’il a réalisé un remarquable deuxième temps dimanche, bien qu’il ait dû le faire lorsqu’il réalisait des simulations de course.”
“Il a même déclaré qu’il trouvait la transition de la Formule 2 à la Formule 1 et la compréhension des nouveaux pneus assez simples, malgré le fait qu’il y avait beaucoup de choses à faire.”
Le Grand Prix de Bahreïn – première manche de la saison 2021 de Formule 1 – est programmé du 26 au 28 mars.
Hexis et Alpine F1 Team signent une deuxième collaboration technique pour la fourniture de supports vinyles qui accompagneront la mise en œuvre de l’identité graphique d’Alpine F1 Team, aussi bien sur les circuits que sur les différents sites de l’écurie
Le laboratoire R&D d’Hexis développe une gamme de produits sur mesure, adaptés aux besoins de haute technicité du monde de la Formule 1, technicité qui réside notamment dans des films adhésifs de covering extrêmement fins permettant un gain de poids et qui s’interchangent facilement.
Grâce au réseau Hexis de transformateurs et de poseurs, Alpine F1 Team pourra opérer le déploiement et l’adaptation de son identité graphique tout au long de la saison 2021, pour une garantie de technicité et de flexibilité optimale.
“Alpine F1 Team peut compter sur le soutien de partenaires d’ingénierie de premier plan et nous sommes fiers de prolonger cet accord avec Hexis tant il apporte la touche finale à la manière dont ces efforts se présentent au monde.” nous explique Antoine Magnan, directeur des partenariats stratégiques d’Alpine Racing.
“La capacité d’appliquer rapidement l’adhésif sur des surfaces complexes avec un niveau de finition irréprochable n’a pas de prix en Formule 1 et Hexis a amplement démontré sa capacité à relever ce défi en délivrant le résultat professionnel voulu par Alpine F1 Team et nos partenaires.”
Joe McNamara, Head of Paint and Graphics chez Alpine F1 Team, disposera cette année de l’ensemble du catalogue de produits D.A.O. et d’impression numérique Hexis afin de réaliser ou renouveler la signalétique dont l’écurie Alpine F1 Team a besoin.
Cette mise à disposition comprend également le marquage des différents supports logistiques roulants du team (soit 17 camions pour les besoins logistiques, d’ingénierie et d’hospitalité) et toute la signalétique du team pour ses déplacements autour du monde.
De retour en Formule 1 cette saison avec l’équipe Alpine après deux années d’absence, le double champion du monde Fernando Alonso souhaite avant tout profiter de chaque instant.
Après avoir quitté l’équipe McLaren à la fin de la saison 2018, Fernando Alonso s’est essayé à différentes catégories du sport automobile dont l’Endurance avec Toyota ou encore le Dakar toujours avec le constructeur japonais.
Jamais rassasié, l’Espagnol a souhaité faire son grand retour en Formule 1 en 2021 à l’âge de 39 ans (40 ans en juillet) avec l’équipe Alpine (anciennement Renault) avec laquelle il a décroché ses deux titres mondiaux en 2005 et 2006 et se dit extrêmement heureux de pouvoir remonter dans une Formule 1 dans le cadre d’un championnat du monde.
“Je me sens bien, très heureux d’être de retour dans le paddock et en Formule 1 de façon générale.” explique le double champion du monde au diffuseur espagnol DAZN.
“J’ai été un peu occupé ces dernières années et ce n’est pas comme si j’étais resté dans le canapé à la maison, donc cela m’a manqué de façon marginale parce que j’étais vraiment très occupé.”
“Mais c’est très agréable de retourner à l’entrainement, piloter ces voitures aussi sophistiquées, refaire des essais, l’excitation des premiers virages, tout le cadre stratégique qui existe lors d’une course tout en prenant soin des pneus.”
“Toutes ces variantes de la Formule qui la rendent très spéciale, je suis vraiment heureux d’être de retour et j’espère que ce sera une bonne année pour tout le monde et qu’il y aura de bonnes courses.”
“En F1, il y a un calendrier ambitieux avec 23 courses programmées et j’espère qu’elles pourront toutes se faire et, aussi, avec du public dans quelques mois, j’espère.”
Lorsqu’on lui demande comment se sont passés les essais hivernaux avec son équipe Alpine, le pilote espagnol insiste sur le fait que la priorité de l’écurie était de suivre son programme chargé durant ces tests et que le chrono n’était pas le plus important.
“Nous avons eu de bonnes séances d’essais. Au final, vous vous concentrez beaucoup sur votre programme. Il y a une quantité infinie de choses à essayer, donc vous n’apportez pas beaucoup d’importance à votre chrono ou à celui de vos rivaux, parce que vous ne savez pas ce qu’ils font à ce moment-là.”
“Je pense qu’il nous a manqué un peu de temps et nous devons encore comprendre certaines choses sur la voiture, en essayant toujours de trouver les bonnes. Des caractéristiques que nous pouvons voir à l’usine, et que nous devons encore peut-être déverrouiller sur la piste, mais nous y allons pas à pas.”
“Je suis heureux et quoi qu’il arrive dans ces premières courses, je vais en profiter, profiter à chaque tour, également au niveau des sensations autant à l’intérieur de la voiture qu’à l’extérieur.”
“J’arrive disons avec une attitude très détendue et avec une envie de profiter de chaque instant.”
Cette saison, Fernando Alonso fera équipe avec le jeune français Esteban Ocon chez Alpine F1 Team. La saison 2021 débute le 26 mars avec le Grand Prix de Bahreïn.
La troisième saison de Drive To Survive [pilotes de leur destin en Français], tournée lors de la saison 2020 de Formule 1, est disponible depuis ce vendredi 19 mars sur Netflix.
Dans cette nouvelle saison de Drive To Survive, les fans seront amenés dans les coulisses de la Formule 1 pour voir de l’intérieur comment s’affrontent les pilotes et les équipes durant le championnat du monde de F1 2020.
Batailles intenses, rivalités féroces, podiums inattendus et septième titre mondial pour Lewis Hamilton font de cette nouvelle saison l’une des plus riches en termes d’action depuis que Netflix a débuté ses tournages pour sa série Drive To Survive, alors que la pandémie de Covid-19 sera bien évidemment traitée au cours de ces dix épisodes.
A partir de ce vendredi 19 mars 09h01, vous pourrez donc regarder les dix épisodes de la saison 3 de Drive To Survive et vivre ou revivre la victoire de Pierre Gasly au Grand Prix d’Italie 2020 ou encore le terrible accident dont a été victime le Français Romain Grosjean à la fin de la saison au Grand Prix de Bahreïn.
L’équipe Mercedes n’a pas débuté l’année de la meilleure des façons avec des problèmes de fiabilité rencontrés dès le premier jour des essais hivernaux (boîte de vitesses) et un manque de stabilité évident sur le train arrière de sa monoplace.
Bien que la saison 2021 n’a pas encore débuté et que Mercedes dispose encore de quelques jours pour essayer de régler ses problèmes, le directeur de la stratégie de l’équipe championne du monde en titre admet que Red Bull a fait forte impression lors de ces essais hivernaux et s’attend donc à ce que l’écurie de Milton Keynes soit un sérieux adversaire cette année.
“Il y a encore beaucoup d’inconnues, personne dans le paddock ne peut déterminer où il se trouve exactement.” explique James Vowles, directeur de la stratégie chez Mercedes.
“Mais il y a des tendances qui ont été révélées. Je dirais que Red Bull est en avance en termes de performance. Ils sont très bon dans ce qu’ils font.”
“Est-ce que nous allons assister à une saison serrée? Je dirais que oui. Red Bull est un adversaire féroce, ils ont un package solide et ils vont clairement très, très vite. Je suis certain que pendant la saison, en fonction du type de piste, nous allons soit reculer, soit avancer par rapport à eux.”
“Mais je ne pense pas que nous allons débuter en ayant trouvé toute la performance que nous avons perdue par rapport à eux.”
Alors que la Mercedes W12 a semblé très instable du train arrière tout au long des essais hivernaux, la Red Bull RB16B elle était comme collée au sol avec un Max Verstappen ayant signé le meilleur temps des tests la dernière journée.
Du côté de chez Mercedes, on a évidemment remarqué à quel point la Red Bull s’était améliorée en termes de tenue de route depuis la saison dernière, notamment dans le dernier secteur du circuit de Bahreïn, là où se trouve les virages à haute vitesse.
“Notre voiture se comportait mal, et au contraire, la Red Bull était comme “collée”. C’était une voiture très stable, surtout dans le dernier secteur. C’était vraiment évident de l’extérieur et je dirais que les temps au tour reflétaient cela aussi.”
Pour sa part, Andrew Shovlin, le directeur de l’ingénierie chez Mercedes, a insisté sur le fait que l’équipe championne du monde en titre est déjà au travail pour essayer de résoudre les problèmes de stabilité de la W12 avant la première course de l’année programmée à Bahreïn le 28 mars.
“Il est important de constater que certains de nos rivaux n’avaient pas les mêmes problèmes que nous. Nous devons donc nous concentrer sur la compréhension de la raison pour laquelle l’arrière était si faible. Nous devons comprendre comment la rendre plus stable, et ce travail a déjà débuté.”
Le Mexicain Sergio Perez a confirmé qu’il devra adapter son style de pilotage en 2021 pour tirer le meilleur parti de la Red Bull RB16B.
Sergio Perez se prépare pour sa toute première saison chez Red Bull après avoir passé sept années au sein de l’écurie Racing Point au volant d’une monoplace équipée d’un moteur Mercedes.
Après ses premiers essais hivernaux disputés avec Red Bull le week-end dernier, le pilote mexicain a admis que la RB16B à moteur Honda requiert un style de pilotage bien différent de celui auquel il était habitué depuis plusieurs années chez Racing Point.
“La configuration de la voiture, mécaniquement, est totalement différente de la Racing Point. Vous devez aller chercher le chrono d’une manière différente, le pilotage que requiert la voiture est très différent de la Racing Point.” a expliqué Perez dans le podcast de la F1 Beyond The Grid.
“Elles fonctionnent différemment. Les suspensions sont totalement différentes, l’équilibre, la différence en termes d’aérodynamique aussi, tout est différent.”
Désormais intégré dans sa nouvelle équipe depuis quelques mois, Sergio Perez a pu également remarquer une grande différence de mentalité entre Racing Point et Red Bull.
“Lorsque j’étais chez Racing Point, c’était un peu différent, parce que nous n’avions pas…une telle voiture.”
“Donc, l’état d’esprit [de l’équipe] est différent, parce que vous êtes là pour maximiser le résultat, et ici, maximiser le résultat signifie gagner.”
“Et c’est quelque chose de vraiment bien, et tout le monde est très motivé. Au final, c’est toujours une équipe de Formule 1, tout le monde est sous pression, tout le monde cherche à performer dès le premier jour.”
Sergio Perez participera à sa première course pour l’équipe Red Bull Racing le 28 mars prochain au Grand Prix de Bahreïn.
Bien que Mercedes ait connu des essais hivernaux compliqués avec des soucis de fiabilité et une monoplace clairement moins stable que son prédécesseur, du côté de chez Red Bull la méfiance est de mise et on ne veut surtout pas enterrer l’équipe championne du monde en titre avant le début de la saison.
Le pilote Red Bull Max Verstappen, qui a terminé tout en haut de la feuille des temps lors de la dernière journée des essais hivernaux, estime pour sa part que Mercedes reste ultra favori cette saison, rappelant au passage que l’écurie du constructeur allemand a fait main basse sur la F1 lors des dernières saisons en remportant sept fois les titres pilotes et constructeurs depuis 2014.
“Je ne pense pas que nous soyons les favoris. Si Mercedes remporte autant de championnat d’affilée, je pense qu’il sont toujours à la même position qu’avant les tests.” a déclaré Max Verstappen après les essais hivernaux.
Christian Horner est en parfait accord avec les propos de son pilote et estime lui aussi que Mercedes sera une nouvelle fois l’équipe à battre dès la première course de la saison et ne veut surtout pas prendre en compte les “mauvais” essais hivernaux qu’a pu connaître Mercedes à Bahreïn.
“Ils ont été si forts au cours des six, sept dernières années et c’est la même voiture que l’année dernière, plus ou moins, juste une version mise à jour.“ a ajouté le directeur de l’équipe Red Bull, Christian Horner.
“Il y a un changement dans les règlements techniques qui, de toute évidence, peut avoir un effet sur certaines choses, mais je ne pense pas que vous puissiez en lire trop dans leurs tests.”
“C’est une équipe de qualité et il reste encore quelques semaines avant la première course. Nous avons vu Mercedes lutter il y a quelques années lors des tests de pré-saison, puis ils nous ont écrasés lors de la première course à Melbourne.” souligne le Britannique.
Le résumé des essais hivernaux 2021 est disponible ci-dessous sur notre chaîne YouTube nouvellement créée (n’oubliez pas de vous abonner à la chaîne).
Le septuple champion du monde, Lewis Hamilton, se dit encouragé par l’attitude de Stefano Domenicali, le patron de la F1, qui s’est engagé à améliorer la diversité au sein de la catégorie reine dans les prochains mois et s’attend donc à plus d’actions en 2021.
En tant que seul pilote noir de la grille en F1, Lewis Hamilton a fait de la lutte contre le racisme un combat personnel ces dernières années et le Britannique a déjà appelé à plusieurs reprises la Formule 1 à en faire davantage pour une grande diversité dans le sport.
Depuis l’an dernier, certains pilotes de la grille ont pris pour habitude de poser un genou à terre avant chaque départ de course et ont porté un T-shirt “End Racism” pour montrer qu’ils étaient solidaires du combat porté par Lewis Hamilton.
La Formule 1 de son côté n’est pas restée sans rien faire, puisque depuis la saison 2020, le slogan “WeRaceAsOne” est largement diffusé sur les monoplaces et les différents supports sur tous les circuits visités.
La semaine dernière à Bahreïn, les pilotes ont pu rencontrer Stefano Domenicali, PDG de la F1, pour discuter des plans mis en place par la catégorie avant chaque course cette année, y compris les gestes de soutien à la lutte contre le racisme que les pilotes pourront pratiquer.
Bien que Lewis Hamilton a tenu à souligner les efforts entrepris par la Formule 1 depuis l’an dernier, le pilote Mercedes espère que cette années les actions concrètes remplaceront les simples slogans.
“Stefano a pris le temps de s’assoir avec nous tous et a été ouvert pour avoir cette discussion sur la façon dont nous pouvons travailler ensemble pour améliorer le sport.” a déclaré Hamilton, cité par le magazine britannique Autosport.
“Nous n’avons pas vraiment eu beaucoup de discussions là-dessus [le message d’avant la course]. Ils nous ont juste expliqué leurs plans et nous pourrons y revenir.”
“Il ne s’agissait pas de tout faire sur place, mais ils sont en train de faire quelques ajustements, ce qui, je pense, est positif.”
“L’année dernière il y avait beaucoup de slogans “WeRaceAsOne”, mais il faut agir cette année. C’est une chose dont nous avons parlé et qu’il a exprimé.”
“Nous devons vraiment nous assurer d’avoir cette discussion et nous assurer que des mesures soient prises cette année, alors que nous continuons à faire pression pour une meilleure diversité dans le sport.”
“Je pense que nous sommes tous alignés sur cet objectif et nous devons l’atteindre ensemble.”
Dans le cadre de sa politique de développement durable, la direction du Circuit Paul Ricard a débuté ce mois-ci une nouvelle expérience inédite pour un circuit français : l’éco pâturage.
L’objectif ? Entretenir naturellement les espaces verts du circuit pendant 4 semaines. Outre l’avantage lié à l’empreinte carbone, l’éco pâturage permet aussi d’éviter la pénibilité du travail dans certaines zones difficiles d’accès, par exemple en contrebas des buttes ou sous les tribunes qui accueillent habituellement le public.
Encadrées par 2 bergers de Mazaugues, 400 brebis sont arrivées par la porte Mistral située au nord du circuit pour rejoindre dans un premier temps la butte dans le virage du Double droite du Beausset.
Les zones traitées durant les 4 semaines sont la butte de Signes, la zone verte au nord de la ligne droite du Mistral et sous les tribunes du Double droite du Beausset. Le berger se rend sur site une à deux fois par jour pour le ravitaillement en eau des brebis.
Une fois leur tâche effectuée, les quadrupèdes quitteront le circuit le 5 avril pour rejoindre les montagnes de Grenoble.
Cette expérience inédite sur un circuit français vient compléter les nombreuses actions menées depuis plus de 10 ans par le Circuit Paul Ricard, situé au cœur du Parc Naturel Régional de la Sainte Baume : tri et recyclage des déchets, réutilisation des eaux de pluie pour arrosage, apivigilance (analyse de l’environnement par les abeilles), 20 000 m² d’ombrières photovoltaïques, mesure des émissions sonores, traitement des bio-déchets (compostage) etc.
Cette année, le circuit Paul Ricard accueillera le Grand Prix de France 2021 du 25 au 27 juin.
La Formule 1 a publié ce jeudi les détails du circuit urbain de Jeddah sur lequel se déroulera le tout premier Grand Prix d’Arabie Saoudite au mois de décembre 2021 (du 3 au 5 décembre).
Le tracé urbain, conçu en étroite collaboration avec l’architecte officiel de la Formule 1, Hermann Tilke, est situé sur la zone de la Corniche au bord de la Mer Rouge à environ 12 km géographiquement au nord du centre de Djeddah.
Le circuit sera long de 6,175 km, le deuxième plus long du calendrier de Formule 1, après Spa Francorchamps et ses 7,004 km. Il comportera pas moins de 27 virages et devrait offrir 3 zones de DRS aux pilotes en course.
Les vitesses moyennes sont estimées, en simulation, à environ 250 km / h et la disposition rapide avec esses et chicanes à grande vitesse, ainsi que de longues sections à plein régime, en fera le circuit urbain le plus rapide de la Formule 1 ainsi que l’un des circuits les plus rapides du calendrier, avec Monza le plus rapide à 264,4 km / h.
“C’est toujours très excitant de publier les détails d’un nouveau circuit et le circuit urbain d’Arabie saoudite n’est pas exception.” a déclaré Ross Brawn, manager sportif de la Formule 1.
“Nous avons travaillé en étroite collaboration avec l’équipe de Tilke et avec le promoteur pour nous assurer d’avoir un piste qui offre des courses de roue à roue passionnantes pour nos fans et défie tous les pilotes.”
“La conception fait ressortir le meilleur d’un circuit urbain moderne, mais dispose également de zones rapides qui créeront rapidement vitesses et opportunités de dépassement. Le cadre est incroyable, sur la mer Rouge, et nous avons hâte de voir le voitures sur la piste en décembre.”
Le manager de la Formule 1, Ross Brawn, estime que la catégorie reine a beaucoup à gagner en introduisant des courses qualificatives le samedi.
A partir de cette saison 2021, la Formule veut tester un format de courses qualificatives le samedi après-midi. Le programme du week-end comporterait alors une seule séance d’essais libres de 60 minutes le vendredi matin, suivie, quelques heures plus tard, d’une séance de qualifications qui déterminerait alors la grille de départ de la course sprint du samedi après-midi.
Ainsi, le résultat final de la course qualificative du samedi (1 heure max) déterminerait la grille de départ de la course principale du dimanche après-midi (un Grand Prix complet).
Avant de poursuivre les discussions avec les chefs d’équipe avant qu’un vote final sur la question ne soit pris avant le début de la saison 2021, le sport semble sur le point d’introduire le format d’essai lors de trois événements désignés cette année – dont l’un devrait avoir lieu à Silverstone en juillet – afin ajouter de l’excitation supplémentaire aux vendredis et samedis lors des week-ends de course.
Ross Brawn, qui est un fervent défenseur de l’idée, rappelle que la Formule 1 n’a rien à perdre à essayer un tel format et qu’au pire, le sport pourra toujours faire marcher arrière.
“L’essentiel sera de préserver le Grand Prix. Nous voulons que le vainqueur du Grand Prix sorte du week-end en étant toujours le concurrent le plus fort et le plus récompensé du week-end.” rappelle Ross Brawn au micro de Sky Sports.
“Mais nous voulons également remplir le week-end et donner aux fans quelque chose de plus substantiel à regarder et à suivre le vendredi et quelque chose d’intéressant le samedi.”
“Donc, en plus des courses qualificatives, nous aurons également des qualifications normales le vendredi. Il s’agira donc de proposer un week-end plus complet, c’est ce que nous voulons explorer.”
“Nous voulons tester cette opportunité lors de trois épreuves cette année, et si cela ne fonctionne pas, alors nous lèverons la main pour y réfléchir à nouveau.”
“Mais je suis assez optimiste à ce sujet, et si vous regardez sur l’ensemble du week-end, il y a beaucoup à gagner.”
Il semblerait que des points seraient également attribués aux trois premiers pilotes de la course sprint du samedi, mais il faudra tout de même attendre la confirmation officielle de la part de la F1 sur ce point précis.
Daniel Ricciardo s’est bâti au fil des années la réputation d’être l’un des “dépasseurs” les plus redoutables de la Formule 1, le pilote australien excellant dans le fait d’arriver derrière l’un de ses adversaires et de freiner le plus tard possible.
Mais pour cette saison, Daniel Ricciardo a rejoint l’équipe McLaren après deux années passées chez Renault et a déclaré après les trois jours d’essais hivernaux disputés à Bahreïn qu’il lui faudrait certainement quelques courses au volant de sa nouvelle monoplace avant d’avoir suffisamment de confiance pour faire des dépassements dont lui seul a le secret.
“Je pense qu’en passant de chez Red Bull à Renault et maintenant de chez Renault à McLaren, le freinage est peut-être la chose la plus importante à laquelle il faut s’adapter.” a déclaré Ricciardo.
“J’essaie toujours de maitriser la situation et de comprendre quelle est la limite de la voiture.”
“C’est probablement juste une sensation mécanique. Même si vous avez une nouvelle voiture, un nouveau pédalier, un nouveau positionnement, je pense que c’est juste une sensation physique, bien plus qu’autre chose.”
“Mais je pense qu’en général, au cours des deux dernières années, il me semble que McLaren a eu une bonne voiture au freinage.”
“Je pense donc qu’une fois que je serai à l’aise, ce sera un bon match, et j’espère que vous verrez de beaux dépassements de ma part. Certains tardifs !”
Après ses premiers essais hivernaux disputés avec McLaren, Daniel Ricciardo admet qu’il lui faudra encore un peu de temps pour s’habituer à sa nouvelle monoplace.
“C’est difficile, parce que vous ne voulez jamais admettre que vous n’avez pas atteint la limite. Mais je pense que la réalité est que cela prend un peu de temps avant d’être à 100%.”
“Je pense que je m’en approche certainement, mais est-ce que je suis vraiment en harmonie avec la voiture? Pas encore, cela prend un peu de temps.”
Sergio Perez, qui a rejoint l’équipe Red Bull cette année, se dit prêt à affronter directement son nouveau coéquipier : le Néerlandais Max Verstappen.
Au cours des deux dernières saisons, les anciens coéquipiers de Max Verstappen [Gasly et Albon] ont eu le plus grand mal à se faire une place aux côtés du pilote vedette de l’équipe de Milton Keynes au volant d’une monoplace clairement développée pour le style de pilotage incisif de Max Verstappen.
Cette saison, Verstappen aura donc à ses côtés Sergio Perez et le Mexicain assure qu’il n’est absolument pas impressionné à l’idée de devoir se battre contre l’un des pilotes les plus forts de la grille.
“Depuis le jour où j’ai su que j’allais rouler pour Red Bull, j’ai su que j’allais être confronté à un grand défi qui est Max [Verstappen].” explique Sergio Perez dans le dernier podcast de la F1, Beyond The Grid.
“Mais c’est ce que j’ai toujours voulu. J’ai toujours voulu me mesurer aux meilleurs du sport. C’est donc un grand défi et une belle opportunité et c’est quelque chose que j’attends avec impatience.”
“La façon dont je vois les choses c’est que je n’ai absolument rien à perdre dans ma carrière. J’ai eu la chance de mener une carrière fantastique, donc tout ce qui va suivre sera génial.”
Le Mexicain a ajouté qu’il n’avait pas encore pu tirer parti des données de Max Verstappen, notamment parce que les deux hommes ont roulé dans des conditions bien différentes aux essais hivernaux disputés à Bahreïn.
“Les conditions ont été si différentes ces quelques jours pour nous deux. Je n’en ai pas assez vu vous savez? Il a piloté sur une piste qui était parfois 10 ou 15 degrés plus froide, et vice versa. Il y a également eu du vent.”
“Lors des trois ou quatre premières courses de la saison j’en saurai probablement un peu plus, mais je peux déjà voir que c’est un pilote très rapide et solide.”
Sergio Perez a déjà pu passer beaucoup de temps avec son coéquipier depuis sa signature avec Red Bull à la fin de l’année dernière et le Mexicain dit qu’il a passé d’agréables moments avec le Néerlandais en dehors de la piste.
“C’est un gars très cool.Il n’y a pas de politique autour de lui. Il aime simplement piloter et nous nous sommes bien amusés au cours des quelques fois que nous avons passées ensemble.”
“Nous avons fait beaucoup de relations publiques ensemble.C’est sans arrêt!Nous avons passé deux jours ensemble à faire des choses pour les médias et cela a été tout simplement agréable.Max est juste un jeune homme qui aime la vie et qui continue à piloter.”
ExxonMobil a développé un tout nouveau carburant spécifique pour le moteur Honda 2021 mis à jour au cours de l’hiver par le motoriste japonais et qui est montè à l’arrière de la Red Bull RB16B.
Ce nouveau carburant a été développé en étroite collaboration avec le fournisseur de groupes motopropulseurs, Honda, en collaboration avec les ingénieurs de Red Bull, et vise à améliorer la puissance, les performances et la fiabilité.
En l’absence de développement de carburant autorisé en 2020 et d’une seule spécification de carburant autorisée pour cette année, le groupe diversifié de techniciens d’ExxonMobil a concentré son attention sur la création d’une nouvelle formule pour 2021, en concevant le nouveau carburant afin d’extraire les performances maximales du groupe motopropulseur RA621H de Hondadans la RB16B.
“Gagner en Formule 1 est le résultat d’un processus incroyablement complexe dans lequel l’avantage concurrentiel est assemblé à partir d’une grande variété d’éléments, de l’aérodynamique au moteur et à la création du carburant optimal pour le groupe motopropulseur.” nous explique Christian Horner, team principal de l’équipe Red Bull.
“Au cours de l’année écoulée, les spécialistes d’ExxonMobil ont travaillé en étroite collaboration avec nos ingénieurs et ceux de Honda pour nous fournir un carburant qui fonctionne en harmonie avec notre nouveau groupe motopropulseur et la RB16B.”
“Chaque élément est une arme extrêmement précieuse dans l’arsenal de l’équipe alors que nous nous battons pour le championnat du monde de Formule 1 de cette année.”
Ce carburant spécial ne sera disponible que pour l’équipe Red Bull Racing en début d’année, et on ne sait pas si AlphaTauri pourra également en bénéficier.
Gros coup de bluff ou pas, le Monégasque Charles Leclerc estime après les trois journées d’essais hivernaux qui se sont disputés à Bahreïn du 12 au 14 mars que Ferrari a certainement comblé une partie de son retard par rapport à ses rivaux, mais que ce ne sera pas suffisant pour aller se battre pour le championnat du monde cette année encore.
Après les tests de pré-saison, la Scuderia Ferrari a laissé une bonne impression avec sa SF21 qui semble bien plus performante que son prédécesseur la SF1000 de 2020.
L’an dernier, le plus gros point faible de la Ferrari était son moteur, notamment la vitesse de pointe en ligne droite, alors que la SF1000 souffrait également d’une traînée importante et était donc pénalisée sur les circuits typés moteur.
Au cours de l’hiver, les ingénieurs de Maranello ont travaillé dur pour faire en sorte de sortir un groupe propulseur plus puissant, tandis que Ferrari a dépensé ses deux jetons de développement sur l’arrière de la SF21 pour essayer de réduire la trainée de la monoplace.
Au cours des essais hivernaux, le moteur Ferrari [monté également sur la Haas et l’Alfa Romeo] figurait dans le top trois des Vmax enregistrées, ce qui laisse supposer que l’écurie italienne a effectivement retrouvé de la vitesse de pointe au cours de l’hiver grâce à tous ces changements.
Cependant, et bien qu’il ait pu noter de réelles améliorations sur sa monoplace 2021, Charles Leclerc se veut plutôt prudent lorsqu’on évoque avec lui les possibilités de revoir une Scuderia Ferrari au sommet après une saison 2020 très compliquée [Ferrari a terminé sixième du championnat du monde des constructeurs].
“Je pense que nous avons utilisé ces trois jours de la meilleure façon. Nous avons fait beaucoup de kilomètres, c’était l’objectif principal alors c’est satisfaisant.” explique Charles Leclerc en entretien avec la Gazette de Monaco.
“Nous avons fait tout ce qu’il y avait à faire, donc c’est la meilleure préparation possible. Cependant, c’est pareil pour toutes les équipes, en ayant eu seulement trois jours, ce n’est pas facile. Mais je suis content, car nous avons bien utilisé le temps à notre disposition.
Lorsqu’on lui demande s’il pense que le retard pris sur les autres écuries en 2020 a pu être comblé par Ferrari cette année, Leclerc répond : “Non, je ne pense pas que nous soyons parvenus à combler tout le retard.”
“Nous l’avons probablement un peu rattrapé, mais il ne faut pas s’attendre à des miracles malheureusement.”
“Du bon travail a été réalisé et il y a quelques signaux positifs. Nous ne devons pas oublier où nous nous trouvions l’année dernière et pour quelles positions nous nous battions. Pour moi, Ferrari ne peut pas rester à ce niveau et nous devons nous battre pour des victoires, ou au moins pour des podiums.”
“En Formule 1, tout prend du temps.” rappelle toutefois le pilote monégasque.
“Nous avons fait du bon boulot, mais cela ne sera pas suffisant pour revenir au niveau de 2019. C’est encore trop tôt pour s’avancer sur la performance de la voiture, car, lors de tests comme ceux de Bahreïn, aucune équipe n’est allée à la limite de la voiture.”
“C’est assez compliqué de savoir où on se situe dans tout cela. Attendons de voir après les premières courses pour avoir une idée plus précise de la situation. Mais sachez qu’on est à 200% ici, à Maranello, pour essayer d’obtenir plus de victoires à l’avenir.”
Lorsqu’on lui demande s’il peut expliquer quelle est la principale amélioration constatée sur la SF21 par rapport à sa monoplace de la saison dernière, Leclerc répond : “C’est difficile à dire, c’est une nouvelle voiture donc il y a plein de différences…”
“Mais la balance de la voiture a été assez améliorée, donc nous avons gagné en maniabilité. Entre 2020 et 2021, il n’y a pas eu de révolution sur la monoplace de l’année dernière en raison des règlements techniques qui nous empêchent de modifier tout ce que nous voudrions.”
“Nous pouvons davantage parler d’une évolution de la voiture. 2020 a vraiment été une année difficile, même si j’ai beaucoup appris, notamment de mes erreurs.”
“Nous allons essayer de progresser en 2021, mais je ne pense pas que l’on se battra pour le championnat, même si je l’espère. En étant réaliste, je ne crois pas que ce soit faisable cette année.”
Pour rappel, Ferrari a terminé les essais hivernaux 2021 avec le troisième meilleur temps des trois jours cumulés grâce à Carlos Sainz lors de la dernière journée des tests au volant d’une SF21 équipée de pneus Tendres.
Pour connaître le vrai potentiel de cette Ferrari SF21, il faudra donc attendre encore quelques jours jusqu’à la séance de qualifications du Grand Prix de Bahreïn, première épreuve de la saison 2021, qui se tiendra du 26 au 28 mars.
La Ferrari vue lors des trois jours d’essais à Bahreïn est certainement un pas en avant par rapport à la “désastreuse” SF1000 de l’année dernière, et les données des tests semblent avoir confirmé la corrélation entre la piste et Maranello.
La SF 21, comme nous l’avons déjà analysé après la présentation, représente une claire évolution du concept de la monoplace de l’année dernière, en raison des gels imposés par la Fédération sur les monoplaces 2021.
Sur la nouvelle voiture de Leclerc et Sainz, nous avons pu constater durant les essais hivernaux plusieurs innovations aérodynamiques, ainsi que la confirmation que les jetons ont été dépensés pour une nouvelle boîte de vitesses et un nouveau groupe propulseur qui devrait fournir plus de puissance que l’an dernier.
Analyse des tests
Au cours des trois séances d’essais sur la piste de Sakhir, Ferrari a réalisé un total de 404 tours, ce qui en fait la troisième équipe la plus productive après Alfa Romeo (également propulsée par Ferrari) et Alpha Tauri (moteur Honda).
En dehors d’un arrêt de précaution pendant la première session, due à une anomalie détectée par un capteur défectueux. Ferrari n’a rencontré aucun problème de fiabilité sur la SF21, ni sur l’unité de puissance, ni sur la nouvelle boîte de vitesses.
Si la fiabilité semblait être au rendez-vous lors de ces tests, il est bien difficile de comprendre quel est le potentiel réel de cette SF21, notamment par rapport à ses rivaux directs. Établir une hiérarchie basée sur les temps enregistrés ne serait pas très indicatif, car trop de variables inconnues entrent en jeu, telles que les charges de carburant et les cartographies moteurs et hybrides.
Cependant, compte tenu également de ce qu’Alfa Romeo a fait, on estime que le nouveau moteur Ferrari est déjà plus puissant d’une trentaine de chevaux par rapport à celui de 2020, tandis que les vitesses de pointe, toujours à analyser avec attention, semblent de bon augure et prouvent un pas en avant de l’unité motrice de Maranello.
Mises à jour aérodynamiques
Nous avons enfin pu apprécier les innovations aérodynamiques de la Ferrari SF21 sur la piste lors de ces tests et avons pu noter des améliorations dans chaque partie de la voiture, bien qu’il n’y ait pas de grandes innovations ou de solutions trop extrêmes.
La zone qui différencie le plus cette SF21 de l’ancienne SF1000 concerne l’avant, avec la longue cape sous le nez, les cornes au-dessus du châssis et le nouvel aileron avant. Ferrari a travaillé aussi dur qu’elle pouvait pour essayer d’améliorer l’aérodynamisme, en récupérant une grande partie de l’efficacité perdue la saison dernière.
En fait, l’ancienne SF1000, malgré un moteur manquant de puissance, offrait beaucoup de traînée, pénalisant grandement les vitesses de pointe en ligne droite. Le package aérodynamique sur la monoplace 2021 du cheval cabré vise donc à récupérer quelques km/ h dans les lignes droite, sans perdre trop d’appui.
Toute la zone avant a été retravaillée, avec le nouvel aileron avant revenant à un effet de “délavage” plus grand dans le style de celui monté sur la Ferrari en 2019 (flèche 1 sur le dessin ci-dessous), ainsi qu’une nouvelle plaque d’extrémité inspirée par les solutions Mercedes et Aston Martin (flèche 2).
Ferrari a également intégré une nouvelle cape, c’est-à-dire l’inverseur de flux situé sous le nez, ce qui permet de gérer le flux d’air qui traverse la partie inférieure du museau (flèche 3).
A noter également les “cornes” placées sur la partie avant du châssis, d’inspiration Alfa Romeo, avec 4 déviateurs de débit séparés. (flèche 4). Enfin, les piliers de support de l’aileron avant sont plus rapprochés que la solution montée sur la SF1000 de l’an dernier (flèche 5).
Cependant, Ferrari n’a pas pu remplacer tous les éléments qui étaient présents sur la monoplace 2020, car des composants tels que le châssis et la structure de collision avant sont restés les mêmes qu’en 2020.
Le nez n’a été modifié que dans la partie externe, qui est dédiée à la gestion du flux d’air et qui est donc considéré comme un partie aérodynamique. La zone interne elle, contenant la structure de protection contre les chocs en kevlar, aurait nécessité la dépense de deux jetons de développement, alors que nous savons que Ferrari a pris la décision très tôt l’an dernier de dépenser ses jetons sur l’arrière de sa monoplace.
Pour cette raison donc, Ferrari a dû abandonner la mise en œuvre d’un nez étroit sur la monoplace 2021, ce qui aurait pu garantir moins de résistance à l’air.
Les aérodynamiciens de Maranello ont fait ce qu’ils pouvaient pour s’adapter à la nouvelle philosophie aérodynamique, mais avec un nez à l’ancienne. La structure d’impact est donc similaire à celle de la SF1000, que l’on voit représentée sur le dessin ci-dessous.
Découpe du fond plat
Avec les débuts sur piste, nous avons pu apprécier comment Ferrari a interprété le règlement 2021 sur le fond plat et le diffuseur. Comme nous le savons, la Fédération Internationale de l’Automobile a imposé une coupe en diagonale sur la surface du fond plat des monoplaces, réduisant les dimensions hors tout d’environ 10 cm dans le sens de la roue arrière pour réduire l’appui global des voitures 2021 d’environ 10% par rapport à la saison passée.
En fait, cette réduction de la surface du fond plat, et la suppression de toutes ces fentes qui ont recréé un “mini-jupe” pneumatique, ont contraint les différents ingénieurs à effectuer un travail ciblé pour récupérer l’appui perdu par le fond plat, ainsi que sur d’autres éléments comme le diffuseur et les conduits de frein.
Le fond plat monté sur la SF21 lors des essais hivernaux rappelle la version déjà vue dans les différents tests réalisés l’an dernier en vue de la saison 2021, et sur lequel nous pouvons voir la présence de trois éléments verticaux dans la zone interne entre le pneu arrière et le diffuseur.
La récupération de l’appui perdu passe également par des solutions micro-aérodynamiques, avec ces trois déviateurs de flux qui ont pour tâche de maintenir le flux d’air autour de la roue arrière (voir les éléments surlignés en jaune).
Il est à noter qu’il existe également trois déviateurs de débit dans la zone médiane du fond plat devant la roue arrière, et de nombreux petits générateurs de vortex juste devant la bande de roulement pour augmenter l’effet de délavage. Ces solutions, en plus de récupérer les appuis, servent également à réduire la traînée de la Ferrari SF21.
Après trois saisons passées avec Renault, l’équipe McLaren est passé au cours de l’hiver au groupe propulseur Mercedes, qui est considéré comme la référence absolue en F1 depuis l’introduction des moteurs hybrides en 2014.
Pour pouvoir utiliser ce moteur Mercedes à partir de cette saison, l’équipe de Woking a dû apporter de nombreux changements sur sa monoplace, ce qui l’a obligé à homologuer un nouveau châssis cet hiver (la seule équipe de la grille à l’avoir fait).
Il aurait donc été tout à fait logique de voir une équipe McLaren en difficulté lors des essais hivernaux avec ce nouveau moteur à l’arrière de sa MCL35M, mais finalement, l’équipe britannique n’a rencontré aucun problème au cours de ces trois jours d’essais et a connu une fiabilité exemplaire.
“Je pense que dans l’ensemble tout s’est passé sans problème avec l’unité de puissance Mercedes.” a déclaré Lando Norris ce dimanche à Bahreïn, cité par le site du championnat du monde.
“Je pense que nous sommes satisfaits de la façon dont les choses se sont déroulées. Le problème pour moi est de comprendre tous les nouveaux boutons et méthodes de travail dont ils [Mercedes] disposent – c’est l’une des choses les plus importantes auxquelles s’habituer – et dans l’ensemble, il y a ce petit pas en avant dans de nombreux domaines.”
“Mais il y a des domaines qui nécessitent encore du travail, et nous avons dû travailler très étroitement avec eux au cours des trois derniers jours parce que les autres équipes à moteur Mercedes sont avec eux depuis un certain temps.”
“C’était très productif entre nous et les gars de chez Mercedes et je pense que nous pouvons être satisfaits des améliorations que nous avons apportées au cours des trois derniers jours.“
“Il y a encore des choses sur lesquelles travailler, encore une fois pas seulement avec la voiture, mais aussi avec le PU [moteur], etc.”
“Nous devons donc attendre les qualifications [du premier Grand Prix] pour vraiment libérer le potentiel et voir ce que le bébé a.”
Lorsqu’on lui demande comment il sent sa nouvelle monoplace dans sa globalité à la veille de la nouvelle saison après avoir pu rouler plusieurs heures à Bahreïn, le Britannique se montre plutôt confiant.
“Je pense que c’est une très bonne voiture. Dès le premier tour que nous avons réussi à faire, nous nous sommes sentis très confiants et nous pouvions beaucoup pousser.”
“Je pense qu’en essayant de débloquer ce dernier petit plus dont vous avez vraiment besoin pour les qualifications en Q1 et en Q3, nous devrons vraiment nous asseoir et tout passer en revue ces derniers jours.”
“De toute évidence, personne ne montre tout [pendant les essais hivernaux] et vous ne savez pas exactement ce que la voiture va faire tant que vous n’y êtes pas, mais en termes de sortie et de sentiment qu’on peut avoir lorsqu’on pousse la voiture à une bonne limite et à un rythme raisonnable je suis très content.”
“Je pense que l’une des bonnes choses est que nous sommes sortis et dès le premier jour, nous avons réussi à rouler, et pour nous en tant qu’équipe, nous n’avons pas eu de gros problèmes, nous devons toucher du bois.”
“Mais d’un autre côté, je pense que nous devons également comprendre un peu plus la voiture, comment la configurer parfaitement et la mettre dans la bonne caractéristique aérodynamique avec ces changements – le nouveau fond plat et ainsi de suite.”
“Nous devons nous asseoir et vraiment rassembler les données pour comprendre comment extraire ces deux ou trois derniers dixièmes dont nous aurons besoin dans quelques semaines.”
“Donc, c’est un sentiment mitigé, je pense que nous avons encore un peu de travail à faire pour pouvoir déverrouiller cette dernière partie et savoir comment tout mettre en place, mais c’est plutôt bon.Je pense donc que nous sommes dans une bonne situation, mais nous avons certainement du travail à faire.”
Le Mexicain Sergio Perez pense que les pilotes comme lui qui ont changé d’équipe au cours de l’hiver seront “désavantagés” lors des premières courses de la saison 2021.
Cette année en Formule 1, à l’exception de Williams, Mercedes et Alfa Romeo, toutes les autres équipes de la grille alignent un nouveau duo de pilotes, Sergio Perez faisant partie de ceux qui doivent repartir de zéro en 2021 après avoir quitté l’équipe Racing Point avec laquelle il était depuis sept saisons.
Le week-end dernier lors des essais hivernaux, Sergio Perez a déclaré qu’il lui faudrait probablement au moins les cinq premières courses de l’année pour se familiariser avec sa nouvelle monoplace chez Red Bull, alors que le Mexicain estime que ses confrères qui ont également changé d’équipe au cours de l’hiver seront dans la même situation que lui.
“Idéalement, j’aurais voulu rouler davantage [lors des tests de pre-saison]. Je veux dire c’est fou, le temps de réaliser tout ça [changement d’équipe, les tests] et nous sommes déjà de retour en course.” a déclaré Perez dimanche dernier à Bahreïn, qui se prépare pour le premier GP de l’année fin mars.
“Mais bon, c’est comme ça. Vous savez, changer d’équipe n’est jamais idéal. Je pense donc qu’à cet égard, les personnes qui changent d’équipe seront désavantagées par rapport aux autres personnes qui continuent avec leur équipe.”
“Mais cela fait partie du jeu, et nous devons juste en tirer le meilleur parti. Certes, c’est très peu de temps.”
En ce qui concerne les essais hivernaux, Sergio Perez a signé le meilleur temps au volant de sa Red Bull lors de la dernière matinée des essais dimanche.
Leader des manettes mobiles connectées, T2M annonce son partenariat avec Alpine F1 Team pour développer un modèle personnalisé de son contrôleur Rotor Riot pour les appareils iOS.
Signée T2M et Alpine F1 Team, la manette Rotor Riot Alpine F1 Team offre une expérience de jeu inégalée sur mobile en apportant des sensations dignes d’une console en mouvement.
Fonctionnant comme une manette pour console, elle dispose d’une gamme complète de boutons, d’une croix directionnelle huit directions et de joysticks cliquables pour un contrôle absolu. Le support ZeroG assure également un système stable et léger tandis que la connexion filaire sans latence combine tous les éléments des jeux de salon pour une immersion unique sur mobile.
“Pouvoir partager l’intensité de la Formule 1 avec tous les fans amateurs de jeux est l’une des passions d’Alpine F1 Team.” a déclaré Antoine Magnan, directeur des partenariats stratégiques d’Alpine Racing.
“Nous avons adoré travailler directement avec T2M pour apporter toute la puissance de la manette Rotor Riot signée Alpine F1 Team aux passionnés de sport automobile du monde entier ainsi qu’à la fervente communauté de l’e-sport.”
Grâce à son port de chargement, la manette Rotor Riot offre aux joueurs la possibilité de jouer sans interruption à plus de mille jeux mobiles compatibles sur leur appareil iOS, dont F1 Mobile Racing via l’application Ludu Mapp développée par T2M.
L’équipe championne du monde en titre Mercedes a décidé de faire rouler ses deux monoplaces 2021, les W12, ce mardi sur la piste de Bahreïn dans le cadre d’une journée de tournage.
L’écurie du constructeur allemand est l’une des rares équipes de la grille à ne pas avoir réalisé un shakedown avec sa nouvelle monoplace avant d’arriver aux essais hivernaux qui se sont déroulés du 12 au 14 mars sur le circuit de Bahreïn.
Le Finlandais Valtteri Bottas avait d’ailleurs indiqué ce week-end qu’il aurait bien voulu que Mercedes effectue ce shakedown, ce qui aurait peut-être évité de rencontrer des problèmes de fiabilité pendant les essais hivernaux, et qui ont couté un précieux temps de piste à l’équipe.
Ce mardi donc, Mercedes a fait rouler ses deux W12 dans le cadre d’une “grosse journée de tournage” limitée à seulement 100 kilomètres, alors que les monoplaces doivent impérativement être équipées de pneus de démonstration fournis par Pirelli.
Mercedes va très certainement utiliser cette journée de tournage pour vérifier certains éléments après avoir rencontré des problèmes de fiabilité sur la boîte de vitesses de la W12 le week-end dernier lors de la première journée des essais hivernaux.
Rappelons que l’équipe des champions du monde a terminé les tests de pré-saison avec “seulement” 304 tours bouclés en trois jours, soit le plus faible kilométrage (vous pouvez voir tous les kilométrages ici) parmi toutes les équipes de la grille.