Montoya voit “sept ou huit pilotes” capables de gagner avec la Red Bull

L’ancien pilote de F1, Juan Pablo Motoya, estime que plusieurs pilotes actuellement présents sur la grille seraient tout à fait capables de devenir champions au volant de la Red Bull RB19 de Max Verstappen, notamment parce qu’il s’agit de la meilleure monoplace cette saison.

Depuis le début de la saison 2023, Max Verstappen a décroché dix victoires sur les douze courses déjà disputées [les deux autres ont été remportées par son coéquipier Perez, ndlr], ce qui place le Néerlandais dans une position très confortable au championnat du monde avec déjà 125 points d’avance sur son coéquipier.

Invité à donner son avis sur les performances de Max Verstappen depuis le début de la saison 2023, Jaun Pablo Montoya estime que le Néerlandais fait la différence par rapport à ses concurrents parce qu’il est au volant de LA meilleure monoplace de la grille et qu’au moins “sept ou huit pilotes” seraient capables d’en faire autant s’ils avaient la même voiture que lui.

“En ce moment, il fait du très bon travail, mais il a l’air tout aussi invincible que lorsque Hamilton gagnait tout [avec Mercedes, ndlr], c’est la réalité.” a déclaré Montoya en entretien avec Semana.com.

“Max est un très bon pilote, mais jusqu’à présent il est dans la meilleure voiture. La vitesse de Max en ce moment n’est pas meilleure que la vitesse du Max d’il y a deux ans, c’est probablement la même chose. C’est juste que la voiture est plus compétitive.”

 “Si vous sortez Max de cette voiture, il y a environ sept ou huit pilotes qui pourraient être champions du monde dans cette voiture. S’il n’était pas là, Checo [Sergio Perez], Hamilton, Sainz, Leclerc seraient champions.”

“C’est le timing du sport automobile. Il n’y a pas que le pilote, il y a aussi la machine dont on dispose et la chance d’avoir une voiture rapide. La Red Bull sous cette réglementation est la meilleure voiture, du coup, quand les règles changeront, ce ne sera plus le cas.”

Mercedes publie son dernier rapport sur le développement durable

Mercedes a publié son troisième rapport annuel sur le développement durable, l’écurie du constructeur allemand détaillant dans ce dernier son engagement envers les initiatives de développement durable, mais aussi d’inclusion et de gouvernance.

Avec des objectifs ambitieux encadrés par les objectifs de développement durable des Nations Unies, l’équipe Mercedes continue de progresser vers une haute performance durable. Son rapport 2023 fournit un aperçu complet des initiatives environnementales, sociales et de gouvernance, y compris la vérification externe de ses émissions de carbone en 2022 et la croissance de sa main-d’œuvre de plus en plus diversifiée.

Grâce à des actions audacieuses pour lutter contre ses principales sources d’émissions, l’équipe Mercedes a  réalisé des progrès significatifs en 2022 avec notamment une réduction de 21 % des émissions globales du transport aérien (économisant plus de 2 600 tonnes d’émissions de CO2), mais aussi 98 % des déchets détournés de la décharge partis vers la valorisation énergétique et le recyclage, tandis que l’équipe peut se targuer d’une réduction de la consommation de gaz de 13 %.

Mercedes a également réussi à réduire de 88 % ses émissions grâce à un essai de transport de fret avec des camions roulant au biocarburant et qui a depuis été mis en œuvre pour toute la saison européenne 2023, visant une réduction des émissions de plus de 60 %.

Grâce à ces initiatives, Mercedes estime être sur la bonne voie pour atteindre les objectifs annoncés dans son rapport de développement durable 2022 à savoir : réduire ses émissions de portée 1 et 2 de 100 % et réduire de 50 % ses émissions de portée 3 d’ici 2026.

“La performance à tout prix, sans penser aux répercussions plus larges, n’est plus acceptable dans le monde d’aujourd’hui. Mais être durable ne signifie pas nécessairement faire des compromis.” a déclaré Toto Wolff, directeur de l’équipe Mercedes.

“L’obtention de hautes performances durables est devenue un principe directeur dans notre façon de fonctionner. Au cours de l’année dernière, nous avons développé nos activités de développement durable pour mieux comprendre notre impact sur la planète et notre rôle au sein de la société, et pour explorer davantage les moyens de que nous pouvons améliorer. Appuyer sur les freins n’est pas une option.”

Diversité 

30 mois après le lancement du programme Accelerate 25, qui officialise l’ambition de Mercedes de voir au moins 25 % de tous les nouveaux employés issus de groupes sous-représentés jusqu’en 2025 inclus, les progrès par rapport à ses objectifs comprennent :

  • 37 % des nouveaux membres de l’équipe sont issus de groupes sous-représentés au cours des six premiers mois de 2023.
  • Les membres féminins de l’équipe sont passés à 16,6 %, contre 11 % en 2019, tandis que les membres de l’équipe issus de minorités ethniques sont passés de 3 % en 2019 à 8,9 %, en juin 2023.
  • 107 étudiants ont obtenu leur diplôme de la Mulberry STEM Academy, un programme parascolaire sur mesure de 12 mois entre l’équipe et le Mulberry Schools Trust.

“Je suis vraiment ravi de faire partie d’une équipe qui s’est engagée aussi fermement dans l’EDI. Grâce à notre programme Accelerate 25, nous avons déjà franchi des étapes positives en intégrant l’EDI dans tout ce que nous faisons dans notre équipe et en encourageant les autres dans notre industrie à le faire.” a déclaré Hiran Odedra, responsable de l’égalité, de la diversité et de l’inclusion chez Mercedes.

“La création d’un environnement de travail où tous les membres de notre équipe continuent de se sentir valorisés, respectés et capables d’être eux-mêmes sur leur lieu de travail est si important pour faire progresser la performance.”

“Nous continuerons également à nous concentrer sur notre objectif d’attirer et de recruter du plus large bassin de talents hautement performants et diversifiés, nous conduisant à une plus grande performance.”

Gouvernance

L’équipe Mercedes cherche à améliorer continuellement la robustesse et l’efficacité de ses pratiques de gouvernance et a donc franchi les étapes suivantes au cours de la dernière année :

  • Nouveau cadre de gouvernance, d’éthique et de conformité lancé en interne.
  • Publication d’un nouveau code d’intégrité sur mesure, d’une politique des droits de l’homme, d’une politique environnementale et d’une politique anti-corruption.
  • Lancement d’un nouvel outil de dénonciation, ainsi que des plateformes Checks Against Sanctions et Due Diligence.

“Nous continuerons à investir dans des initiatives qui nous aideront à devenir plus durables et, en tant qu’équipe, nous savons qu’il est vital que nous abordions ce défi de la même manière que nous abordons tout : comme une course vers la ligne d’arrivée. Notre objectif est de toujours élever nos standards et d’établir des références dans notre sport et en dehors.” a ajouté Toto Wolff.

“Je suis incroyablement fier de notre équipe et du travail mis en œuvre pour répondre à nos ambitions et mieux comprendre notre impact sur le monde.”

“Nous voulons encore accomplir tellement plus, et nous nous engageons à proposer des initiatives innovantes pour répondre nos objectifs en 2023 et au-delà.” conclut l’Autrichien.

Max Verstappen n’est pas surpris des performances de Norris

Bien qu’il admette que les progrès spectaculaires de McLaren sont “incroyables”, le double champion du monde de F1, Max Verstappen, insiste sur le fait qu’il n’est absolument pas surpris des performances de Lando Norris au volant d’une MCL60 mise à jour.

L’équipe McLaren a connu un début de saison 2023 difficile, les deux pilotes se battant régulièrement en queue de peloton au volant d’une monoplace terriblement difficile à piloter.

Mais depuis l’introduction d’une grande mise à jour à partir du Grand Prix d’Autriche, Lando Norris et Oscar Piastri se sont montrés très compétitifs au volant de la MCL60 et ont marqué de gros points pour l’écurie britannique, alors que Norris a décroché deux podiums consécutifs à Silverstone et Budapest sur deux tracés aux caractéristiques bien différentes.

Interrogé sur les progrès de McLaren depuis quelques courses et invité plus précisément à évaluer la saison de Lando Norris depuis le début de l’année, Max Verstappen a déclaré : “Je pense que c’est assez incroyable de voir où ils étaient à Bahreïn et où ils sont maintenant.”

“Je pense que Lando a extrêmement bien performé aussi, mais ce n’est pas une surprise pour moi.”

“C’est juste bien de constater enfin que lorsque vous avez une voiture performante vous pouvez faire du bon travail et vous retrouver à deux reprises à la deuxième place.”

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé le dernier week-end du mois d’août à Zandvoort, Lando Norris occupe la huitième place au championnat du monde des pilotes avec 69 points inscrits depuis le début de l’année.

Le sort de Szafnauer montre la pression exercée sur les chefs d’équipe

Le directeur de l’équipe Haas, Guenther Steiner, estime que le licenciement soudain d’Otmar Szafnauer – désormais ex directeur d’Alpine – montre à quel point les directeurs d’écurie en Formule 1 sont soumis à une forte pression.

Otmar Szafnauer a rejoint Alpine au début de la saison 2022, l’Américain guidant l’équipe française à la quatrième place du championnat des constructeurs. Mais, avec ses rivaux Aston Martin et McLaren ayant fait de grands progrès cette année, Alpine se retrouve actuellement sixième au classement et la grande direction a donc pris des décisions importantes peu avant le Grand Prix de Belgique.

En ce sens, Alpine a annoncé à la veille de la douzième manche de l’année les départs simultanés avec effett immédiat d’Otmar Szafnauer [team principal], Pat Fry [directeur technique] et Alan Permane [directeur sportif]. Une semaine plus tôt, c’est l’ancien PDG d’Alpine, le Français Laurent Rossi, qui a été remercié par le groupe Renault.

S’exprimant en Belgique peu après l’annonce faite par Alpine, le directeur de l’équipe Haas, Guenther Steiner, a tenu à préciser que le sort subi par Szafnauer montre la pression que subissent tous les directeurs d’équipe en Formule 1.

“La façon dont cela a été fait n’est pas la manière normale, mais chacun le fait à sa manière.” a déclaré Steiner à propos du licenciement de Szafnauer par Alpine.

“Je pense évidemment que Otmar est déçu, mais il est déjà passé par là, et si vous occupez ce poste, je pense que la plupart d’entre nous y sont déjà passés.”

“Une porte se ferme et une autre s’ouvre comme on dit. Ce métier est un métier difficile, parce que vous êtes devant les yeux du public, des choses peuvent arriver, et il suffit de s’en accommoder.”

“Je ne dis pas que c’est bien, mais cela en fait partie [du métier]. Je pense qu’Otmar s’en remettra assez rapidement, comme je l’ai dit, il a déjà été dans cette situation, et ces choses là arrivent et cela fait partie de notre vie en tant que directeur d’équipe.”

Récemment, Otmar Szafnauer a laissé entendre qu’il pourrait revenir dans le paddock de la Formule 1 plus vite que prévu malgré une période de jardinage obligatoire après avoir quitté Alpine.

Douze mois signifie pas de travail pour une équipe en Formule 1, mais il y a d’autres choses en Formule 1 que je peux faire.” a déclaré l’Américain.

Je pourrais donc aller travailler pour un motoriste, par exemple, les aider, ou je pourrais aller travailler pour F1 Expériences [le programme de la F1 pour les VIP lors des week-ends de GP] et les aider, ou encore la Formule 1 ou la FIA. Donc, peut-être que je serai là dans moins de douze mois.”

Si une situation se présente où je pourrais être utile à une équipe, sur le mur des stands en tant que directeur d’équipe, je saisirais certainement cette opportunité. C’est ce que je fais depuis 15 ans. C’est ce que je sais faire [de mieux].” 

Sainz reconnaît qu’être un pilote Ferrari est exigeant mentalement

L’espagnol Carlos Sainz admet qu’être un pilote Ferrari n’est pas de tout repos en raison de la pression constante exercée sur les pilotes de la part des Tifosi ou encore des sponsors, qui obligent l’équipe à organiser tout un tas d’événements au cours de la saison.

Carlos Sainz a débuté sa carrière en Formule 1 avec l’équipe Toro Rosso en 2015, avant de passer chez Renault – désormais Alpine – puis McLaren et enfin Ferrari pour qui il pilote depuis la saison 2021. Avec 174 départs en Grand Prix au moment où nous écrivons ces quelques lignes, Carlos Sainz est considéré comme un pilote expérimenté malgré son âge (28 ans), et le natif de Madrid pense que cette expérience lui sert au quotidien chez Ferrari où la pression est constante.

“Ferrari est un endroit formidable. Chaque circuit où vous allez, vous avez les Tifosi [supporters de Ferrari, ndlr], et vous avez plus de soutien que n’importe quel pilote.” reconnaît Carlos Sainz lors d’un entretien pour le site de la F1.

“Chaque course ressemble presque à une course à domicile en raison du soutien que vous recevez de la part de tous les fans de Ferrari du monde entier.”

“C’est vrai que c’est aussi exigeant.” ajoute l’Espagnol. “C’est une équipe très exigeante d’un point de vue mental parce qu’il y a plus de pression autour.”

“Nous avons beaucoup de sponsors et beaucoup d’événements auxquels nous devons assister. Vous devez être au sommet de votre carrière pour, je pense, vous engager pleinement à être un pilote Ferrari.”

“Je pense que je suis à ce stade. Je suis encore très jeune, mais en même temps expérimenté, et je maximise cela autant que je peux.”

Malgré la pression, Sainz dit qu’il “vit son rêve” en roulant pour la Scuderia Ferrari et l’Espagnol espère évidemment pouvoir décrocher un premier titre mondial avec l’écurie de Maranello.

“La façon dont le temps a passé, le fait que je sois chez Ferrari, que je vis mon rêve, tout s’est avéré très bon [jusqu’à maintenant] et je ne peux pas me plaindre.” a ajouté Sainz.

“Mais je pense que c’est aussi parce que j’ai été bien entouré, il y a aussi mes propres efforts, mon propre talent, ma propre façon de faire, mais j’espère que le meilleur reste encore à venir.”

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé à Zadnvoort lors du dernier week-end d’août, Carlos Sainz occupe la septième place au championnat du monde des pilotes avec 92 points inscrits depuis le début de l’année.

Nyck de Vries va étudier à Harvard

Le Néerlandais Nyck de Vries a révélé qu’il allait débuter des études dans la prestigieuse université de Harvard à partir du mois de septembre, après avoir perdu son baquet en Formule 1 peu avant le Grand Prix de Hongrie 2023.

Nyck de Vries a débuté sa carrière en tant que titulaire en Formule 1 cette saison avec l’équipe AlphaTauri, mais ses performances au cours des dix premières courses de la saison n’ont pas convaincu et le Néerlandais a donc été remercié et remplacé avec effet immédiat par l’Australien Daniel Ricciardo à partir du Grand Prix de Hongrie.

Après son licenciement, Nyck de Vries a mis un certain temps avant de s’exprimer publiquement dans un message posté sur ses réseaux sociaux dans lequel le Néerlandais a tenu à remercier Red Bull et AlphaTauri pour lui avoir permis d’accomplir son rêve d’être pilote de Formule 1 durant une courte période.

Je voudrais remercier Red Bull et la Scuderia AlphaTauri pour l’opportunité de vivre mon rêve. Bien sûr, ça fait mal que la chance d’être en F1, dont je rêvais depuis si longtemps se termine prématurément. Mais la vie n’est pas une destination, c’est un voyage, et parfois vous devez prendre une route difficile pour arriver là où vous voulez être.” a déclaré De Vries.

Je suis reconnaissant pour nos vies privilégiées, fier de notre parcours et de ma famille. Ce n’est qu’une autre expérience, nous passons à autre chose et nous attendons avec impatience le prochain chapitre.”

Interrogé cette semaine par nos confrères de RacingNews365 pour savoir si son licenciement d’AlphaTauri était difficile à accepter, De Vries a répondu : “En fait, non. J’ai eu beaucoup de soutien et cela s’est fait très naturellement. J’ai beaucoup joué au golf depuis.”

Concernant son avenir maintenant qu’il est libre, Nyck de Vries a révélé qu’il allait désormais pouvoir débuter des études à Harvard à partir du mois de septembre prochain.

“Je n’ai jamais étudié auparavant dans ma vie, et en fait, je n’ai même pas terminé le lycée.” a précisé Nyck de Vries.

“Mais en septembre, je vais suivre des cours à Harvard en négociations et leadership. Je vais faire un peu d’études…mais c’est plus parce que j’aime ça maintenant que j’ai du temps et j’ai aussi l’intérêt d’apprendre d’autres choses.”

Lors de ses dix Grands Prix disputés avec AlphaTauri en 2023, Nyck de Vries n’a marqué aucun point au championnat du monde des pilotes.

Andretti-Cadillac attend une réponse de la FIA en septembre

Mario Andretti admet qu’il n’y a rien d’autre à faire que d’attendre une potentielle réponse positive de la part de la FIA concernant la candidature d’Andretti-Cadillac pour devenir la onzième équipe de la grille en Formule 1.

Andretti Global et General Motors via la marque Cadillac ont annoncé en début d’année leur intention de saisir l’opportunité de participer au championnat du Monde de Formule 1 en unissant leurs forces. L’équipe Andretti-Cadillac serait basée aux États-Unis avec une installation de soutien au Royaume-Uni. 

L’équipe d’Andretti-Cadillac a soumis à la FIA une déclaration d’intérêt via un processus formel mis en place par l’instance dirigeante, et si la candidature d’Andretti-Cadillac était retenue par la FIA, cela porterait le nombre de voitures à 22 sur la grille en 2025, ce qui n’est plus arrivé depuis 2016 en Formule 1.

Pour Mario Andretti – le père de Michael Andretti à la tête du projet – il n’y a plus rien d’autre à faire que d’attendre une réponse définitive de la part de la FIA qui devrait arriver début septembre selon lui.

“De notre côté, nous suivons simplement le processus, et essayons de remplir toutes les cases.” a déclaré Andretti à RacingNews365.

“Nous avons tout fait, mais maintenant c’est entre leurs mains [de la FIA et de la F1] et nous n’avons plus qu’à attendre désormais. Mais nous devrions en savoir plus d’ici peu. Il n’y a pas de calendrier précis, mais on nous a dit début septembre [pour une réponse].”

Concernant une potentielle arrivée en 2025 et non en 2024 comme voulu initialement, Andretti estime que ce report d’une année est un facteur clé dans la décision d’accepter ou pas la candidature de son équipe : “Ce n’est pas seulement bénéfique [l’arrivée en 2025], mais c’est un facteur clé.”

“C’est un point qui a été mis en avant assez fortement et je pense que c’est logique. Au début, [nous ciblions] 2024, mais au fur et à mesure que le processus s’éternisait, 2025 est devenu plus faisable, et c’est donc vers cela que nous travaillons.”

Récemment, le Dr Helmut Marko, conseiller motorsport de Red Bull, a suggéré que Andretti pourrait racheter l’équipe Alpine déjà présente sur la grille afin de faciliter son arrivée en Formule 1, mais Andretti a insisté sur le fait que cette option [de racheter une équipe déjà existante] a été écartée depuis un certain temps.

“Nous sommes évidemment ouverts à toutes les opportunités, mais en ce qui concerne l’achat d’une autre équipe, tout a déjà été épuisé de ce côté-ci.” a expliqué Andretti en réponse aux propos de Helmut Marko.

Attendu en septembre chez Alfa Romeo, Key aura du pain sur la planche

Alors que l’ancien directeur technique de McLaren, James Key, assumera le même rôle chez Alfa Romeo à partir du mois de septembre, le représentant de l’écurie suisse, Alessandro Alunni Bravi, a révélé quelles seraient les priorités de Key dès son arrivée.

James Key a quitté McLaren en mai dernier, avant d’être annoncé comme futur directeur technique par l’équipe Alfa Romeo en remplacement direct de Jan Monchaux.

Le Britannique devrait en toute logique débuter avec Alfa Romeo le 1er septembre prochain et aura pour principale mission d’améliorer les performances de la monoplace actuelle d’Alfa Romeo, alors que l’équipe basée à Hinwill occupe l’avant dernière place au championnat constructeurs avec seulement neuf points marqués depuis le début de l’année.

“La priorité sur la checklist pour James sera d’améliorer les performances de la voiture et d’aider Andreas Seidl à façonner le département technique.” a déclaré Alunni Bravi à propos de l’arrivée de James Key.

“Comme vous le savez en tant qu’équipe, nous sommes dans un processus de transformation, et l’arrivée de James Key apporte beaucoup de valeur à notre équipe, car James n’a pas seulement été directeur technique.”

“Il a occupé différents rôles au niveau technique dans les équipes avec lesquelles il travaillait auparavant.”

“Donc, je m’attends à ce qu’il apporte sa contribution comme tout le monde dans l’équipe, parce que nous devons faire un pas en tant qu’équipe et aller de l’avant.”

James Key retrouvera chez Alfa Romeo l’ancien directeur de McLaren, l’Allemand Andreas Seidl – actuel PDG de Sauber – avec qui il travaillera de concert pour tenter d’améliorer les performances de l’équipe, avant l’arrivée de Audi à partir de 2026.

Horner constate “beaucoup d’intérêt” pour le baquet Red Bull en 2025

Le directeur de Red Bull, Christian Horner, assure que les candidats sont nombreux pour éventuellement remplacer Sergio Perez à partir de la saison 2025, dont certains qui ne font pas partie du giron Red Bull.

Le contrat de Sergio Perez avec Red Bull expire à la fin de la saison 2024 et les spéculations concernant l’avenir du Mexicain au sein de l’équipe sont déjà nombreuses depuis quelques temps, notamment parce que le coéquipier de Max Verstappen accuse un retard de 125 points sur le Néerlandais au championnat du monde des pilotes après les douze premières courses de l’année.

Récemment, l’ancien pilote Red Bull Daniel Ricciardo a fait son retour sur la grille en tant que titulaire et l’Australien a déjà annoncé la couleur en confirmant son intérêt pour le baquet Red Bull actuellement occupé par Sergio Perez. Mais Perez et Ricciardo ne sont pas les seules options disponibles pour Red Bull pour 2025 selon Horner.

“C’est la position dans laquelle nous nous trouvons, et c’est formidable de susciter beaucoup d’intérêt.” a déclaré Christian Horner à Sky Sports.

“Mais il ne s’agit pas seulement de ces pilotes [Perez et Ricciardo], mais aussi de pilotes en dehors de notre spectre en ce qui concerne 2025.”

Cependant, malgré l’intérêt de plusieurs pilotes, Christian Horner a une nouvelle fois tenu à rappeler que Sergio Perez est sous contrat jusqu’à la fin de la campagne 2024 et que jusqu’à présent le Mexicain reste un élément précieux pour l’équipe.

“Checo est extrêmement populaire dans l’équipe. N’oublions pas ce qu’il a fait en 2021 [il a aidé Verstappen au championnat, ndlr].” a ajouté Horner.

“Il y a aussi sa contribution au championnat constructeurs l’année dernière, et il est deuxième du championnat du monde cette année. Il est le seul autre pilote [que Verstappen] à avoir remporté une course cette année avec les deux Grands Prix qu’il a remportés.”

“Notre objectif absolu est de faire en sorte que Checo tire sur tous les cylindres le samedi [les qualifications étant son point faible, ndlr], et je suis sûr que c’est ce qu’il va faire. Donc, personne n’a radié Checo.”

Alors qu’il reste encore dix courses à disputer cette saison, Sergio Perez accuse un retard de 125 points sur Max Verstappen avant le Grand Prix des Pays-Bas.

Mercedes voit “la lumière au fond du tunnel”

Le directeur de Mercedes, Toto Wolff, dresse un bilan plutôt positif pour son équipe après les douze premières courses de la saison 2023, l’Autrichien estimant que Mercedes voit désormais de la lumière au bout du tunnel après avoir lutté avec la performance depuis le début de la saison.

Mercedes a débuté la saison 2023 avec une monoplace en manque de compétitivité et a très vite compris qu’elle devrait abandonner son concept “zéro ponton” hérité de la monoplace de la saison 2022 s’il elle souhaitait faire un pas en avant en termes de performance.

Après des premières courses difficiles, Mercedes a finalement introduit une grande mise à jour sur sa monoplace, permettant ainsi à l’équipe du constructeur allemand de faire de grands progrès et de marquer de façon régulière de gros points. Dressant un bilan de la première moitié de saison de son équipe, Toto Wolff estime que tout le monde peut désormais entrevoir de la lumière au bout du tunnel.

“Je pense qu’au cours des dernières courses nous avons pu comprendre un peu mieux la voiture et la course pour la deuxième place au championnat est vraiment serrée maintenant entre Aston Martin, Ferrari, McLaren et nous-mêmes.” a déclaré Toto Wolff.

“Désormais, nous nous concentrons vraiment sur ce dont nous avons besoin pour avoir de nouveau une voiture capable de gagner des championnats.”

“Le côté positif est que nous voyons sur cette voiture des racines de développement qui fonctionnent et nous comprenons dans quels domaines nous devons ajouter de la performance.”

“C’est un processus frustrant, parce qu’il faut du temps pour changer fondamentalement une voiture et le concept aérodynamique, mais il y a définitivement de la lumière au fond du tunnel”.

Lorsqu’on lui demande quels sont les principaux domaines dans lesquels Mercedes va devoir améliorer sa voiture en vue du développement à venir de la monoplace de la saison 2024, Wolff a répondu qu’il faudra veiller à donner aux pilotes une voiture fiable et stable.

“Je pense que les principaux domaines d’amélioration consistent simplement à donner aux pilotes une voiture plus fiable, il ne s’agit pas de pannes en premier lieu, mais il s’agit juste pour les pilotes de savoir que la voiture va être stable lorsqu’ils entreront dans un virage, ce qui n’est pas le cas pour le moment.”

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé lors du dernier week-end d’août à Zandvoort, Mercedes occupe la deuxième place au championnat du monde des constructeurs avec 51 points d’avance sur Aston Martin, alors qu’il reste encore dix courses à disputer cette saison.

Helmut Marko dénonce les fausses informations sur le contrat de Perez

Le Dr Helmut Marko, conseiller motorsport pour Red Bull, a dénoncé les fausses informations parues dans les médias ces derniers jours suggérant que le salaire de Sergio Perez pourrait être revu à la baisse en raison de ses mauvais résultats par rapport à son coéquipier Max Verstappen.

Il y a quelques jours, le média néerlandais De Telegraaf a rapporté une information reprise par plusieurs médias selon laquelle le déficit de points au championnat entre Sergio Perez et Max Verstappen [125 points] permettrait à Red Bull d’activer une clause de performances dans le contrat de Perez qui signifierait alors une baisse de salaire pour le Mexicain.

Interrogé sur le sujet, le Dr Helmut Marko a totalement démenti l’existence même de cette clause, l’Autrichien insistant sur le fait que le contrat de Sergio Perez est protégé par une réglementation spécifique.

“Je ne sais pas d’où cela provient, c’est complétement inventé à partir de rien. Les contrats sont réglementés et il n’y aura donc pas de baisse de salaire.” a déclaré Helmut Marko à nos confrères de F1 Insider.

“Je ne peux que le dire encore et encore, nous sommes en tête du classement des pilotes avec les deux pilotes et sommes clairement devant au classement par équipe.”

“Quant à Perez, il a été un peu en retrait mais s’est remis sur les rails lors des deux dernières courses. Verstappen est juste imbattable en ce moment, ni par Perez, ni par un autre pilote.”

Les contrats sont confidentiels !

Nous ne cesserons de vous répéter que les contrats de chaque pilote sont des documents confidentiels. Ces derniers sont validés par le Comité de reconnaissance des contrats de la FIA [CRB] qui est un organe créé par l’instance dirigeante du sport automobile, la FIA, pour déterminer la légalité des contrats des pilotes et régler les différends entre les équipes de Formule 1 concernant ces contrats.

A ce titre, aucun média ne peut détenir des informations concernant les montants des contrats des pilotes en Formule 1…

Shovlin n’a “aucun doute” que Russell peut devenir champion

Le directeur de l’ingénierie de l’équipe Mercedes, Andrew Shovlin, dit qu’il n’a “aucun doute” que le Britannique George Russell peut devenir champion du monde en Formule 1 un jour, bien qu’il admette que cela ne sera possible que si Mercedes lui fournit une monoplace compétitive.

George Russell a rejoint le programme de pilotes Mercedes en 2017, avant de passer à la Formule 1 en tant que titulaire l’équipe avec Williams où il a passé les trois premières saisons de sa carrière en F1 de 2019 à 2021. 

Le Britannique a ensuite rejoint Mercedes en tant que pilote titulaire au début de la saison 2022, remportant son premier Grand Prix de Formule 1 au Brésil plus tard cette année-là, avant de terminer quatrième du championnat – devant son coéquipier, le septuple champion du monde Lewis Hamilton.

Cette saison, après les douze premières courses de l’année, George Russell occupe la sixième place au championnat du monde des pilotes avec 49 points de retard sur son coéquipier Lewis Hamilton et, bien que le titre mondial en 2023 semble dores et déjà acquis par le pilote Red Bull Max Verstappen, Shovlin reste persuadé que Russell pourra tôt ou tard prétendre au titre mondial lui aussi, notamment grâce à son éthique de travail.

“C’est un pilote extrêmement professionnel qui travaille très, très dur. Il fait partie de ceux qui peuvent sans aucun doute remporter un championnat du monde à un moment donné, à condition que nous puissions lui donner une voiture adaptée pour le faire. Nous travaillons évidemment très dur pour faire en sorte d’y parvenir.” a déclaré Andrew Shovlin à propos de George Russell.

“Il est très technique. Il s’adapte bien aux différentes conditions. Tous les bons pilotes s’améliorent avec le temps, parce qu’ils sont concentrés sur la recherche de chaque opportunité pour s’améliorer.”

“Quand il a décroché sa pole l’an dernier ici [en Hongrie, ndlr], ce fut une surprise pour nous, car nous n’avions pas passé un bon vendredi.”

“Nous avons apporté quelques modifications à la voiture, mais il a fait un travail fantastique en qualifications pour y parvenir [à décrocher la pôle].”

“Il est toujours super concentré et il ne fait aucun doute qu’il fera partie de beaucoup de succès pour l’équipe à l’avenir.”

Sixième au championnat du monde des pilotes avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé le dernier week-end d’août à Zandvoort, George Russell accuse un petit point de retard sur le pilote Ferrari Charles Leclerc, actuellement cinquième.

La domination de Verstappen doit forcer les autres à s’améliorer selon Vasseur

Le directeur de la Scuderia Ferrari, Frederic Vaseur, ne pense pas que la domination de Max Verstappen depuis le début de la saison 2023 ait un impact négatif sur la Formule 1, le Français estimant que Red Bull fait juste un meilleur travail que les autres équipes.

Depuis le début de la saison 2023, Red Bull a décroché douze victoires sur les douze manches déjà disputées, dont dix rien que pour Max Verstappen et deux pour son coéquipier Sergio Perez. Grâce à cette performance, le pilote néerlandais est leader du championnat du monde avec une très confortable avance de 125 points sur Sergio Perez.

Certains estiment que la domination de Verstappen signifie qu’il n’y a plus aucun suspense quant à savoir quel pilote décrochera le titre mondial cette année et que cette nette domination du Néerlandais fait beaucoup de tort à la catégorie reine. 

Interrogé justement pour savoir si – selon lui – la domination de Verstappen causait du tort à la Formule 1, Frederic Vasseur a répondu à nos confrères italiens d’Autosprint : “Je ne suis pas d’accord.”

“Je pense que les autres doivent collectivement faire un meilleur travail. Verstappen ne fait rien de mal, il fait juste un travail fantastique, mieux que quiconque, avec son équipe.”

“Nous avons juste besoin de nous en inspirer pour faire un meilleur travail. Nous ne pouvons pas nous plaindre de la domination du Néerlandais.”

Depuis le début de l’année, Ferrari souffre d’une certaine incohérence en termes de rythme entre les qualifications le samedi et la course le dimanche, et c’est justement sur ce point que Ferrari va devoir s’améliorer selon Vasseur pour essayer de défier Red Bull.

“Je pense que les autres équipes sont dans le même cas, nous souffrons tous d’un peu d’incohérence.” a ajouté le Français.

“En fait, il en faut très peu avec autant de monoplaces séparées par deux dixièmes, pour passer de la seconde à la cinquième force. C’est un peu trop tôt pour tirer des conclusions, mais je pense que ce sera comme ça jusqu’à la fin de la saison.”

“Nous devons juste comprendre pourquoi dans certaines situations nous sommes plus faibles et nous devons remedier à cela.”

Helmut Marko suggère le rachat d’Alpine par Andretti

Le conseiller motorsport de Red Bull, le Dr Helmut Marko, a suggèré au clan Andretti – qui souhaite former une onzième écurie en catégorie reine – de racheter l’équipe Alpine afin de s’assurer une place sur la grille de la Formule 1.

Michael Andretti – qui a signé un partenariat avec le constructeur Cadillac – a déjà envoyé sa candidature officielle auprès la FIA pour devenir la onzième équipe de la grille en Formule 1 et a également obtenu l’assurance d’être motorisé par Renault dans le cas où sa candidature était acceptée.

Alors que la FIA ne prendra aucune décision avant septembre concernant les potentiels nouveaux arrivants en Formule 1, Helmut Marko pour sa part a suggéré au clan Andretti de racheter purement et simplement l’équipe Alpine appartenant au constructeur français Renault, ce qui arrangerait selon l’Autrichien toutes les parties.

“Andretti devrait acheter l’équipe Alpine. Ce serait mieux pour tout le monde.” a déclaré Helmut Marko à Sport 1.

“Ainsi, la Formule 1 conserverait ses dix équipes, Andretti pourrait enfin entrer [en F1] et Renault pourrait toujours être impliqué.”

La recommandation d’Helmut Marko n’est pas anodine et intervient au milieu d’une énorme période d’incertitude dans les rangs de l’équipe d’Enstone qui a annoncé au Grand Prix de Belgique les départs simultanés d’Otmar Szafnauer [ex team principal], Pat Fry [ex directeur technique] et Alan Permane [ex directeur sportif].

Cette annonce à été précédée une semaine plus tôt par la confirmation du départ du désormais ancien PDG d’Alpine, le Français Laurent Rossi, qui a été remplacé par Philippe Krief.

Il est également bon de préciser que Andretti s’est heurté à une vive opposition de la part de la Formule 1 et de ses dix équipes déjà présentes sur la grille, qui s’inquiètent de la dilution des revenus reversés chaque année avec l’arrivée d’une onzième écurie.

Chez Ferrari, Frederic Vasseur appelle à rester calme

Le directeur de la Scuderia Ferrari, Fred Vasseur, a insisté sur le fait que son équipe doit rester calme et se concentrer sur son travail malgré le fait que l’écurie italienne accuse un retard colossal sur le leader du championnat Red Bull après les douze premières courses de l’année.

Au cours de la première partie de saison, Ferrari a vu peu à peu Red Bull s’envoler au championnat du monde des constructeurs et l’équipe de Maranello accuse déjà après les douze premières manches un retard de plus 300 points sur l’écurie de Milton Keynes qui a décroché toutes les victoires jusqu’à présent.

Malgré cet écart en termes de performance, Ferrari a tout de même fait d’importants progrès au cours des dernières courses et a décroché trois podiums depuis le début de la saison [Bakou, Autriche et Belgique] et occupe après le GP de Belgique la quatrième place avec seulement un point de retard sur Aston Martin au championnat.

En même temps, l’écurie McLaren a elle aussi fait d’importants progrès en l’espace de quelques courses et s’est rapprochée de Ferrari qu’elle talonne de 88 points. 

Interrogé sur les performances de son équipe lors de cette première partie de saison, Frederic Vasseur a insisté sur le fait que tout le monde doit impérativement garder son calme en interne car la campagne 2023 est encore loin d’être terminée et qu’un rien suffit à renverser la vapeur tant les écarts sont faibles derrière Red Bull.

“Nous devons rester calmes, sans nous exciter aujourd’hui ni être déprimés lorsque les choses n’iront pas aussi bien.” a déclaré Frederic Vasseur en entretien avec Autosprint.

“Nous devons être équilibrés dans le jugement et les émotions. Lors de la réunion d’après-course à Budapest, il a semblé à beaucoup que c’était la fin du monde, que McLaren volait et que nous ne savions pas comment faire notre travail.”

“Sept jours plus tard, tout a changé. McLaren a eu du mal en course [en Belgique] et nous sommes devant. Nous devons rester calmes et affronter notre travail, Grand Prix après Grand Prix, avec le bon esprit et en travaillant sur nos faiblesses.”

“La concurrence est serrée, et un rien suffit pour perdre deux dixièmes qui vont vous faire descendre de la deuxième à la onzième position.”

“Nous ne sommes pas en fin de saison.” rappelle le Français. “Il reste encore beaucoup à faire, mais je suis content de débuter la trêve après la bonne course à Spa-Francorchamps : après les deux semaines de trêve, nous aurons un état d’esprit positif.”

Pour la reprise des hostilités programmée fin août aux Pays-Bas, Ferrari a lancé un plan de développement jusqu’au GP des Etats-Unis en octobre. Un certain nombre d’évolutions sont attendues à Zandvoort sur la SF-23, alors qu’un package plus important devrait faire ses débuts à Monza une semaine plus tard.

Chez Williams, Albon impressionne par son calme et son leadership

Le directeur de la performance chez Williams, Dave Robson, ne tarit pas d’éloges sur Alexander Albon qui impressionne par son calme et son éthique de travail, faisant de lui un véritable leader au sein de l’équipe.

Après une année en tant que pilote de réserve pour Red Bull, Alex Albon a eu une deuxième chance en Formule 1 en rejoignant Williams à la veille de la saison 2022 et les performances du Thaïlandais cette saison ne sont pas passées inaperçues, bien au contraire.

Depuis le début de l’année, Alex Albon a marqué l’intégralité des points inscrits par Williams [onze] et a clairement gagné en maturité comme le souligne Dave Robson qui n’a pas tari d’éloges sur son pilote : “Il a débuté très fort. Je pense que c’est un pilote très habile, cela ne fait aucun doute.” a déclaré Dave Robson.

“Je pense que nous avons pu voir au cours de la dernière année qu’il est vraiment devenu un véritable leader de l’équipe. Nous pouvons voir beaucoup de contrôle et de calme de sa part et vous pouvez sentir cela se répandre dans le garage et c’est vraiment important.”

Précisant ses propos, Dave Robson a pris pour exemple un moment donné cette saison où Albon a prouvé selon lui toutes ses compétences en leadership lorsqu’il s’est retrouvé dernier à Silverstone lors des qualifications au moment où un drapeau rouge a été agité dans les dernières minutes en Q1 : “Le travail est très bon de la part des deux pilotes, mais il faut souligner celui d’Alex en particulier en Q1 à Silverstone.”

“Quand nous étions en difficulté, son attitude dans le garage lorsqu’un drapeau rouge a été agité alors qu’il était dernier à ce moment là,  montre qu’il a vraiment été bon et c’est ce que vous attendez d’un pilote professionnel, confiant mais censé.”

“Je pense que s’il s’était vraiment inquiété, cela se serait propagé assez rapidement dans le garage et cela aurait été difficile. Mais il était complétement calme. Il savait qu’il avait tout son contrôle.” a ajouté Robson, alors que Albon ce jour-là s’est qualifié en Q3 et a signé le septième meilleur temps des qualifications.

“Il est sorti et a fait la queue [au bout de la voie des stands] pendant six ou sept minutes et il a ensuite fait son tour et c’est finalement ce qui a conduit au résultat de dimanche [Albon a terminé P8 au GP de Grande-Bretagne, ndlr].”

“C’est dans ces moments là qu’on le voit vraiment évoluer, c’est pour ça que c’est un vrai leader d’équipe maintenant. Il sait ce qu’il veut et il sait comment l’obtenir.”

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé le dernier week-end d’août à Zandvoort, Alex Albon occupe la treizième place au championnat du monde des pilotes.

Magnussen détendu face à sa situation contractuelle

Le pilote Haas Kevin Magnussen assure qu’il n’a pas encore eu de nouvelles de la part de son équipe concernant une éventuelle prolongation de contrat pour la saison prochaine, mais le Danois a insisté sur le fait qu’il n’est pas plus inquiet que ça face à l’incertitude.

Kevin Magnussen a fait son retour au sein de l’écurie Haas en Formule 1 à la veille de la saison 2022 lorsque l’écurie américaine a remercié le Russe Nikita Mazepin à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Appelé à la rescousse à la dernière minute, Magnussen n’a pas hésité une seule seconde à revenir au sein de son ancienne équipe qu’il avait pourtant quitté fin 2020.

Sous contrat avec Haas jusqu’à la fin de la saison 2023, Magnussen a indiqué lors du Grand Prix de Belgique qu’il n’avait pas encore de nouvelles concernant son avenir au sein de l’équipe américaine, mais qu’il était relativement détendu face à l’incertitude concernant son avenir.

“Nous verrons bien quand cela se produira et comment cela se déroulera.” a déclaré Kevin Magnussen à propos des négociations contractuelles avec son équipe.

“Il n’y a pas grand chose à dire pour le moment, mais nous finirons bien par arriver à quelque chose. Je ne sais pas vraiment ce qui se passe, mais on ne sait jamais avec ce genre de choses, et je vais donc prendre ça au jour le jour.”

Il y a quelques semaines, le patron de Haas, Guenther Steiner, avait indiqué qu’il aurait aimé annoncer les noms des deux pilotes pour la saison prochaine avant la trêve estivale qui a débuté cette semaine, mais force est de constater qu’aucune annonce officielle n’a encore été faite. Faut-il y voir une certaine hésitation à renouveler le contrat de Kevin Magnussen ? 

Actuellement chez Haas, l’Allemand Nico Hülkenberg dispose d’un contrat pluriannuel avec l’écurie américaine qu’il a rejoint cette année et ses bonnes performances au cours de la première moitié de saison le place dans une position très confortable par rapport à son coéquipier Kevin Magnussen, qui n’a marqué que deux points en douze courses (contre 9 pour Hülkenberg).

Une aide de 5 millions votée pour combler une partie de la dette du GP de France

Le “fiasco financier” du Grand Prix de France de F1 n’a pas fini de faire couler beaucoup d’encre, puisque la député LR, Christelle d’Intorni, également conseillère métropolitaine, a déposé un recours devant le tribunal administratif de Nice pour faire annuler l’aide de cinq millions d’euros votée par la Métropole Nice Côte d’Azur pour combler une partie de la dette du Grand Prix de France qui s’élève à au moins 27 millions d’euros.

Alors que le Groupement d’intérêt public – le GIP – qui gérait le Grand Prix de France de Formule 1 disputé au Castellet dans le var de 2018 à 2022 affiche une dette d’au moins 27 millions d’euros, la métropole Nice Côte d’Azur a voté en juillet dernier le principe de débloquer une aide de cinq millions d’euros, ce qui a fait bondir l’opposition écologiste, mais également les Républicains qui ont demandé des comptes sur ce qu’ils estiment être un fiasco financier.

Dans ce contexte, la député LR Christelle d’Intorni a déposé un recours devant le tribunal administratif de Nice, notamment parce que les élus n’ont pas reçu de synthèse explicative sur l’engagement de ces cinq millions d’euros.

Citée par le quotidien régional Nice Matin, Christelle d’Intorni dénonce “des conséquences financières très lourdes pour le contribuable métropolitain” et dénonce également des retombées économiques liées au Grand Prix de France purement “fictives” et en veut pour preuve que l’office métropolitain du Tourisme “ne mentionne même pas le Grand Prix de France dans ses rapports annuels de synthèse”.

En conséquence, la députée LR demande à la justice administrative d’annuler la délibération qui a décidé de l’octroi des cinq millions d’euros pour éponger une partie de l’ardoise du Grand Prix de France de Formule 1.

Le projet du Grand Prix des Caraïbes tombé à l’eau ?

L’ancien pilote de F1, Juan Pablo Montoya, a révélé que le projet d’organiser un Grand Prix de Formule 1 en Colombie était sur le point d’être conclu, avant que la candidature de Madrid ne vienne contrecarrer tous les plans.

En octobre 2022, le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, s’est rendu en Colombie dans la ville de Baranquilla, dont le maire assurait que la Formule 1 serait prête à s’engager sur dix ans pour venir dans sa ville y disputer un Grand Prix des Caraïbes à partir de 2024 ou 2025 sur un circuit semi-urbain.

La ville de Barranquilla est située au nord de la Colombie sur la rive occidentale du Rio Magdalena, le fleuve le plus important de Colombie, à 7,5 km de son embouchure sur la mer des Caraïbes. Ainsi, l’éventuel futur Grand Prix de F1 s’appellerait le “Grand Prix des Caraïbes”.

Alors que les discussions entre les deux parties se déroulaient sereinement, Juan Pablo Montoya a déclaré que les plans pour organiser un Grand Prix des Caraïbes ont finalement été écartés à cause de la candidature de la ville de Madrid en Espagne, qui souhaite elle aussi avoir son propre Grand Prix au calendrier de la Formule 1.

“Il y a environ huit mois, c’était fait à 95%, mais quelqu’un a foiré quelque chose et je ne sais pas quoi.” a déclaré Montoya à Semana TV.

“Il se peut qu’à l’avenir les gens pensent que ce n’était qu’une coquille vide, c’est ridicule. Je suis allé avec les gens de la Formule 1 à Baranquilla, nous avons regardé le tracé, tout était fait.”

“Il ne manquait que la signature et ils étaient prêts à signer. Peut-être en 2028, mais ils finiront par donner la course à Madrid.” estime Montoya.

Selon certaines rumeurs, la ville de Madrid serait en pole position pour succéder au Circuit de Barcelona-Catalunya en tant qu’hôte du GP d’Espagne, après l’expiration du contrat de ce dernier en 2026. Comme celle de Baranquilla, la proposition madrilène serait un tracé urbain.

En juin 2022, la ville de Madrid a officiellement déclaré son intérêt auprès du PDG de la Formule 1 pour accueillir un Grand Prix dans un avenir plus ou moins proche. Dans une lettre envoyée à Stefano Domenicali, le gouvernement de la communauté régional a exprimé son désir de faire partie du calendrier de la Formule 1 et souligné les caractéristiques qui – selon lui – font de la région une option idéale.

“C’est un plaisir de vous écrire au nom du gouvernement de la Communauté de Madrid pour exprimer notre intérêt pour le développement d’un Grand Prix de Formule 1 à Madrid.” pouvait-on lire dans cette lettre.

Comme vous le savez peut-être, la communauté de Madrid connaît un développement économique et social exceptionnel dans le contexte espagnol et européen.”

“Nous recevons de plus en plus de visiteurs du monde entier et les compétitions sportives dans la Communauté de Madrid sont de plus en plus prestigieuses et appréciées.”

Selon toute vraisemblance, si jamais la F1 devait venir à Madrid dans le futur, le tracé permanent de Jarama – situé au nord de la ville – ne serait pas retenu. La F1 pourrait plutôt choisir de disputer une course urbaine autour du salon des congrès de l’IFEMA qui accueille la toute première exposition de la Formule 1 depuis mars 2023.

Les nets progrès de McLaren rendent Norris optimiste pour 2024

Le Britannique Lando Norris estime que la nette amélioration en termes de performance de McLaren ces dernières semaines grâce à l’arrivée d’une grande mise à jour sur la MCL60 est de bon augure pour la suite de la saison 2023, mais aussi et surtout pour la campagne 2024.

Après un début de saison très difficile, McLaren a introduit sur sa monoplace à partir du Grand Prix d’Autriche une grande mise à jour qui a immédiatement permis d’améliorer les performances de la MCL60, Lando Norris ayant terminé quatrième en Autriche, puis deuxième à Silverstone et en Hongrie.

Cette franche amélioration en termes de performance rend donc Lando Norris très optimiste quant à la monoplace qu’il pilotera la saison prochaine, notamment parce que McLaren semble désormais avoir une bien meilleure compréhension de ses points faibles.

“Nous l’avons déjà dit plusieurs fois auparavant, nous avons l’impression d’être dans une meilleure position en termes de compréhension par rapport à avant.” a déclaré Lando Norris.

“La mise à niveau que nous avons apporté en Autriche a été la plus grande mise à niveau que McLaren ait pu apporter au cours des cinq dernières années.”

“C’est la plus grande amélioration que nous ayons eue au cours de mes cinq années chez McLaren, c’est un fait. Et même avant, jusqu’à ce qu’il y ait eu une voiture B en 2012 quand ils avaient aussi des problèmes.”

“Donc, c’est la première fois que nous avons pu apporter une mise à niveau qui nous a fait faire un grand pas en avant, et j’ai donc plus d’espoir que j’en ai eu au cours des dernières années.”

“De plus, avec ce que je sais ce que nous faisons, avec la soufflerie qui arrive, le simulateur qui arrive, les gens que nous avons, la structure que nous avons maintenant, je pense vraiment que nous sommes au point le plus fort pour au moins commencer la saison [2024] du bon pied.”

“Imaginez si nous avions débuté [la saison 2023] comme en Autriche et qu’ensuite nous aurions pu avancer. Ce serait une situation différente pour nous, donc j’ai bon espoir pour 2024.”

Malgré une nette amélioration des performances avec l’arrivée de cette grande mise à niveau, Norris souligne à quel point la MCL60 reste une monoplace encore difficile à piloter et espère que ce domaine sera amélioré sur la monoplace de la saison prochaine : “Elle est difficile à piloter, c’est difficile d’exécuter des tours de qualifications avec.”

“Donc, pour moi un pas plus important serait la façon dont nous pilotons la voiture, à quel point elle serait facile à piloter en ajoutant simplement de l’appui à basse vitesse, cela nous ferait grimper dans la hiérarchie.”

Avant le Grand Prix des Pays-Bas programmé le dernier week-end du mois d’août à Zandvoort, McLaren occupe la cinquième place au championnat du monde des constructeurs avec 46 points d’avance sur Alpine.