Le projet Audi F1 a “décollé” ces derniers mois

Dans le cadre d’une présentation de son projet F1 au marché chinois, le constructeur Audi a donné un aperçu de l’avancement actuel du projet lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Shanghai.

À partir de 2026, Audi participera au championnat du monde de Formule 1 avec sa propre équipe d’usine et un moteur développé en Allemagne et visiblement le projet avance bien avec les bases du futur groupe propulseur déjà posées.

“Le projet Audi Formule 1 a vraiment décollé ces derniers mois.” a déclaré Oliver Hoffmann, membre du conseil d’administration pour le développement technique d’Audi AG, lors d’une présentation en Chine.

“Dans la phase de conception en cours du groupe motopropulseur, les bases de notre groupe motopropulseur pour 2026 sont posées aujourd’hui.”

“Nous accordons une grande importance au travail de détail, par exemple sur les matériaux ou les technologies de fabrication, et nous nous concentrons également sur des sujets tels que la gestion de l’énergie de la transmission hybride.”

“Après tout, l’efficacité est un facteur clé de succès pour la Formule 1 et la mobilité du futur, ces approches feront progresser les deux mondes.” a ajouté Hoffmann.

Pendant ce temps, la constitution de l’équipe sur le site de Neuburg, sous l’égide de la société Audi Formula Racing GmbH spécialement fondée, bat son plein avec déjà plus de 260 employés à pied d’oeuvre. Le noyau de l’équipe de développement est composé d’employés expérimentés d’Audi Sport et d’Audi possédant de nombreuses années d’expertise diversifiée dans le sport automobile électrique.

Ils sont rejoints par des spécialistes ayant une expertise en Formule 1 qui ont été recrutés à l’extérieur et viendront renforcer l’équipe de manière ciblée. D’ici la fin de l’année, l’embauche du personnel devrait être terminée, et l’équipe sera composée de plus de 300 employés.

Dans le même temps, le Competence Center Motorsport de Neuburg sera agrandi pour le projet de Formule 1. À partir du second semestre, des bancs d’essai supplémentaires pour le développement des groupes motopropulseurs seront installés dans un nouveau bâtiment d’une surface au sol d’environ 3 000 mètres carrés.

Une conception modulaire permettra de mettre en service les bancs d’essai ultramodernes avant même l’achèvement complet du bâtiment au début de 2024. L’approvisionnement en électricité et en chaleur à Neuburg est déjà neutre en CO₂ : l’installation est alimentée en chauffage à partir de la chaleur résiduelle industrielle et de l’électricité verte des centrales hydroélectriques.

La FIA a d’ailleurs déjà décerné à l’installation son label environnemental trois étoiles, la plus haute distinction pour la préservation et la durabilité de l’environnement. L’objectif d’Audi est de continuer à fournir une énergie neutre en CO2 pour le projet de Formule 1 à Neuburg et d’établir une alimentation en énergie régénérative sur le site.

L’accent mis sur la durabilité et la rentabilité sous la forme d’un plafond budgétaire a été un facteur important pour l’entrée d’Audi en Formule 1, qui a été officiellement annoncée fin août 2022, alors que le constructeur allemand a sélectionné l’équipe Sauber en tant que partenaire stratégique.

Les petites superstitions de Christian Horner

Le directeur de Red Bull Racing, Christian Horner, a révélé que par superstition, il assistait au départ des Grands Prix de F1 uniquement depuis le garage de son équipe depuis quelques années maintenant.

Durant quelques saisons, les directeurs d’équipe ne pouvaient pas se rendre sur le muret des stands lors du départ d’un Grand Prix par mesure de sécurité, mais cette règle a été modifiée et ils sont autorisés depuis quelques années maintenant à regarder le départ depuis la passerelle de commandement.

Cependant, le directeur de Red Bull a expliqué pourquoi il a choisi de continuer à vivre les départs des courses depuis le garage aux côtés de ses mécaniciens, plutôt que de prendre place sur le muret des stands comme le font la plupart de ses homologues.

“Je suis toujours resté dans le garage pour le départ d’un Grand Prix, et c’était même réglementaire, car vous deviez être dans le garage, puis cette règle a été modifiée il y a quelques années.” nous explique Christian Horner dans une vidéo publiée par son équipe.

“Mais depuis, nous avons gagné 95 courses avec moi faisant cela. Donc, je me suis demandé pourquoi je devrais changer mes habitudes d’une vie maintenant.”

“Je pense qu’il y a certaines petites choses superstitieuses qui s’immiscent dans votre préparation et qui vous aident à vous mettre mentalement dans le bon état d’esprit que vous devez avoir pour un Grand Prix et cela en fait partie.”

Immédiatement après le départ, Christian Horner reprend à chaque fois sa place sur le muret des stands aux côtés de ses ingénieurs. Lors de la dernière course disputée à Melbourne, le Britannique a vécu le départ depuis le garage et son pilote Max Verstappen a remporté l’épreuve.

Comment se déroulent les week-ends en F1 Academy ?

Alors que les quinze fille de la F1 Academy – série de monoplaces 100% féminine – s’apprêtent à participer à la première manche de la saison 2023 fin avril sur le tracé de Spielberg en Autriche, nous vous expliquons comment les week-ends de course vont se dérouler tout au long de l’année.

La saison inaugurale de la F1 Academy (voir toutes les pilotes ici) débutera en Autriche le 28 avril. La campagne comprend sept manches de 3 courses chacune, soit un total de 21 courses, dont une finale en tant qu’événement de soutien au Grand Prix des États-Unis de Formule 1 du 20 au 22 octobre sur le tracé d’Austin au Texas. Les circuits visités cette saison sont ceux de Spielberg, Valence, Barcelone, Zandvoort, Monza, Paul Ricard et Austin.

Le format des week-ends de course pour cette première saison de la F1 Academy est programmé sur trois jours (vendredi/samedi/dimanche) sauf pour la manche d’ouverture en Autriche où les pilotes ne rouleront que le vendredi et le samedi.

Deux séances d’essais libres 

Lors de chaque week-end de course, les quinze filles de la F1 Academy disposeront de deux séances d’essais libres de 40 minutes chacune. Ces séances sont toutes programmées le vendredi sur les sept manches de la saison 2023 et les horaires seront publiés par la F1 Academy avant chaque événement.

Deux séances de qualifications

Lors de chaque week-end de course, les pilotes devront participer à deux séances de qualifications de 15 minutes chacune programmées le vendredi après les essais libres. 

La première séance de qualifications détermine la grille de départ de la première course longue de 30 minutes + 1 tour. Le résultat de cette première séance qualificative détermine également la grille de départ de la course 2, mais le top 8 sera en grille inversée. Cette deuxième course durera 20 minutes + 1 tour.

Enfin, la deuxième séance de qualifications détermine la grille de départ de la course 3 qui durera 30 minutes + 1 tour. Pas de grille inversée en revanche pour cette dernière course du week-end.

Il est bon de noter que deux points seront attribués à la pilote ayant signé la pole position à chaque séance de qualifications, ce qui veut dire qu’une pilote peut marquer jusqu’à 4 points uniquement en signant le meilleur temps lors des deux séances de qualifications du week-end.

Barème des points F1 Academy 

En ce qui concerne le barème des points en F1 Academy, ce dernier est basé sur celui de la Formule 1 (25,18,15,12,10,8,6,4,2,1), tandis que le meilleur tour en course peut également rapporter un point comme en F1.

Il est bon de noter que pour la course 2 dont la grille de départ sera inversée, seules huit pilotes marqueront des points à l’arrivée de l’épreuve avec un maximum de 10 points (+ 1 point pour le tour le plus rapide) pour celle qui remporte cette course 2.

Ci dessous, vous pouvez retrouver le barème des points détaillé pour les trois courses programmées durant un week-end ainsi que le détail du format des week-ends :

Vers un retour de la F1 en Allemagne grâce à Audi ?

Jorn Teske, le directeur général du Hockenheimring, se dit complétement ouvert à l’idée d’organiser une rotation avec le tracé du Nürburgring si cela peut permettre à la Formule 1 de revenir en Allemagne sur du long terme.

La Formule 1 ne se rend plus en Allemagne depuis la saison 2020 lorsque le Grand Prix de l’Eifel s’est disputé à huis clos sur le tracé du Nürburgring en pleine crise sanitaire du Covid-19. Mais depuis l’annonce officielle de l’arrivée du constructeur allemand Audi en F1 à partir de 2026, certaines rumeurs suggèrent qu’une rotation entre les deux circuits du Nürburgring et d’Hockenheim pourrait devenir une réalité.

Interrogé sur ces rumeurs, le PDG du tracé d’Hocknheim se dit très heureux de constater que l’arrivée d’Audi en Formule 1 puisse éventuellement faire revenir la catégorie reine dans le pays.

“Nous attendons avec impatience de nouvelles discussions pour un retour de la Formule 1 en Allemagne, et nous sommes heureux que l’arrivée d’Audi ait apporté une nouvelle dynamique.” a déclaré Jorn Teske à Sport 1.

“Bien sûr, le contact avec la Formule 1 n’a jamais été rompu, mais cela ne signifie pas pour autant qu’il y a quelque chose de nouveau à annoncer.”

“Nous savons que la Formule 1 et nous avons un grand intérêt à trouver des moyens à moyen terme qui garantiraient que la Formule 1 revienne régulièrement en Allemagne. Mais nous savons aussi que ce n’est pas facile.”

“Donc, lorsqu’un acteur mondial comme Audi ouvre de nouvelles voies, nous nous en félicitons et sommes très intéressés à échanger des idées avec toutes les personnes impliquées.”

“Nous voulons vraiment que la Formule 1 revienne en Allemagne. Nous savons à quel point le summum du sport automobile est important pour un circuit automobile d’une part, mais aussi pour toute la région d’autre part.”

“Nous savons que nous devons notre réputation à la Formule 1, et nous faisons tout notre possible pour qu’elle soit de retour. Mais nous restons aussi convaincus qu’une course de Formule 1 ne doit pas nous ruiner. A cet égard, il faut chercher les moyens de concilier les différents intérêts.”

“Nous avons déjà dit par le passé qu’il ne s’agissait pas du tout de gagner beaucoup d’argent avec la Formule 1. Nous ne voulons tout simplement pas afficher des pertes. Si nous trouvons le moyen d’y parvenir, ou si quelqu’un peut nous enlever ce risque, alors rien ne nous empêchera de travailler sur les détails.”

“Mais si comme par le passé vous payez un droit d’entrée plus élevé qui peut difficilement être refinancé par la vente de billets et des ventes parallèles, nous ne pensons pas que ce soit réaliste.”

A propos d’une éventuelle rotation avec le Nürburgring, Jorn Teske insiste sur le fait qu’il n’y voit aucune objection et qu’il s’agit même d’une très bonne idée.

“Je pense que c’est une très bonne idée d’avoir une solution alternative. Je peux comprendre que la Formule 1 veuille de la variété dans le calendrier des courses. D’un autre côté, nous ne ferions que mobiliser les énormes ressources nécessaires pour organiser une course de Formule 1 tous les deux ans.”

“Cependant, nous continuerions à conserver l’image et le statut d’un circuit de Formule 1. A cet égard, c’est absolument l’idéal.”

“S’il y avait alors une rotation des deux circuits allemands, c’est à dire avec les collègues du Nürburgring, cela conviendrait parfaitement aux fans allemands et à moi-même.”

Pierre Gasly dresse un bilan après trois courses avec Alpine

Après les trois premières courses de l’année, Pierre Gasly a connu les montagnes russes en termes d’émotions avec des hauts comme au GP de Bahreïn où il a terminé dans les points après avoir pris le départ depuis le fond de la grille et des bas comme en Australie où il a dû abandonner en raison d’un crash avec son coéquipier.

Classé douzième au championnat du monde des pilotes avec quatre points inscrits jusqu’à présent, Pierre Gasly est bien conscient qu’il reste encore un long chemin pour lui et son équipe Alpine avant de pouvoir penser à des podiums et des victoires.

“Je dois dire que j’ai apprécié l’année jusqu’à présent, même si elle a été loin d’être parfaite. À l’heure actuelle, le top 10 est l’endroit où nous sommes en termes de performances absolues.” confie Pierre Gasly dans une chronique pour le site de la F1.

“J’étais content d’être en Q3 à Djeddah mais encore une fois je ne suis pas satisfait de la façon dont tout s’est déroulé. J’ai des normes élevées pour moi-même et il y avait plus sur la table là-bas.”

“Je suis également réaliste, et je sais qu’il faudra toujours un certain temps pour être complètement connecté avec l’équipe et la voiture et nous n’en sommes pas encore là, mais pas très loin.”

“Avec des tests limités, de courtes séances d’essais, je trouve un pour cent à chaque fois que je monte dans la voiture, et je sais que les performances ne feront que s’améliorer.”

Le Français est ensuite revenu sur le Grand Prix d’Australie qui s’est soldé par un double abandon pour Alpine après que les deux pilotes se soient percutés au premier virage en fin de course.

“Australie… par où commencer ? Je pense, tout d’abord, en regardant les aspects positifs, que c’était un pas satisfaisant dans la bonne direction. En fait, c’était un très grand pas pour l’équipe d’ailleurs.” a jouté Gasly, qui se battait pour les points avant son abandon à Melbourne.

“Je ne veux pas en dire trop sur la course, à part à quel point j’étais satisfait de la façon dont 98% de celle-ci s’est déroulée pour nous.”

“Malheureusement, les circonstances ont changé et nous sommes repartis les mains vides. Ce n’est jamais agréable d’être aussi frustré. Réaliser une bonne performance et se faire arracher le résultat à la fin a été douloureux.”

“Je n’ai pas voulu trop y réfléchir après la course – juste pour exprimer ma déception – et essayer de m’en remettre le plus vite possible. En équipe, nous avons évidemment débriefé en interne, dont nous garderons le résultat pour nous.”

“Mais à terme, il faut tirer parti de la remontée des performances et comprendre comment tirer le maximum de la voiture à Bakou [prochaine course de la saison] où je suis déterminé à repartir avec une grosse performance.”

Tourné vers Bakou…

“Je suis une personne très positive et j’aime toujours regarder vers l’avant et non vers le passé. Comme je l’ai dit, l’Australie est derrière nous et déjà l’équipe et moi travaillons très dur et visons une bonne performance pour Bakou et au-delà, avec un meilleur résultat.”

A Bakou, les équipes participeront au premier week-end de course Sprint de la saison sur un tracé urbain très rapide et sur lequel la moindre erreur va se payer cash. Pierre Gasly – bien conscient des risques – se veut toutefois confiant car le Normand a toujours bien performé sur ce circuit par le passé.

“Ce sera un format un peu différent là-bas, qui sera sans doute intéressant. Mais il faudra bien débuter car il n’y aura pas beaucoup de temps à perdre lors des essais.”

“Bakou est un méga, méga circuit. J’adore courir là-bas – cinquième la saison dernière, podium l’année précédente – alors voyons ce que cette année nous réserve.”

“C’est un endroit où vous devez rester éveillé, être patient et y aller juste pour gagner car tout peut arriver sur ce genre de piste. C’est le premier Sprint de l’année, et le tout premier à Bakou, donc ça va certainement être très excitant.”

Le Grand Prix d’Azerbaïdjan est programmé du 28 au 30 avril. La F1 devrait également tester un nouveau format de week-end à Bakou avec l’introduction d’une deuxième séance qualificative…

Haas estime avoir la sixième meilleure F1 de la grille

Après les trois premières manches de la saison 2023, l’équipe Haas a réussi à terminer dans les points à deux reprises en Arabie Saoudite et en Australie et occupe donc la septième place au championnat du monde des constructeurs avec un point de moins que Alpine et un de plus que Alfa Romeo.

Le directeur de l’écurie, Guenther Steiner, pense que ce début de saison 2023 a montré à quel point son équipe a progressé cette année et estime que Haas a désormais la capacité de se battre à la régulière avec des équipes telles que Alpine ou encore McLaren au sein d’un peloton incroyablement resserré cette année.

S’exprimant après le Grand Prix d’Australie où Nico Hülkenberg a été classé septième d’une course chaotique, Steiner a insisté sur le fait que ce résultat n’était pas seulement dû à la chance : “C’est une bonne sensation lorsque vous pouvez attaquer et que vous n’avez pas seulement à défendre.” a déclaré Steiner à Racer.

“Vous savez que vous pouvez sortir, attaquer et obtenir quelque chose et que vous n’avez pas à espérer que quelque chose n’aille pas pour quelqu’un d’autre. Vous savez que vous pouvez le faire avec vos propres moyens.”

“Nous devons insister sur le fait que nous n’avons pas eu de chance dans une situation [en Australie], comme par exemple pour l’une des McLaren [celle de Piastri] qui a terminé huitième et qui a eu un peu plus de chance que nous [suite au carnage du premier virage lors de la dernière relance de la course à Melbourne].”

“Nous avons aussi montré lors de ces trois courses que nous sommes entrés deux fois en Q3 au mérite, sans coup de chance.”

“Tout le monde pense que nous avons besoin d’un peu de chance, mais moi je pense que nous avons au moins la sixième meilleure voiture. Nous avons marqué des points dans deux des trois courses et sommes passés deux fois en Q3.”

Sur les sept points inscrits au championnat du monde des constructeurs, six ont été marqués par le nouveau pilote de l’équipe Nico Hülkenberg. Steiner se dit très impressionné par la rapidité à laquelle l’Allemand a réussi à s’adapter pour sa première saison de titulaire après quelques années en dehors de la Formule 1.

“Je suis impressionné par Nico, la rapidité avec laquelle il s’est adapté à la voiture et à l’équipe.” a ajouté Guenther Steiner.

“Il essaie toujours d’en tirer le meilleur parti [de la voiture], mais ce n’est pas toujours facile parce qu’il n’y a plus de milieu de peloton.”

“Il y a les quatre leaders [Red Bull, Aston Martin, Mercedes et Ferrari, ndlr] et le reste du peloton. Il n’y a plus personne de faible. C’est là où nous nous battons pour le moment, et nous nous battons en tête de ce peloton.” conclut Steiner.

La F1 pleinement tournée vers la génération Alpha

Avec la popularité croissante de la Formule 1 dans le monde – notamment grâce à Netflix et sa série Drive to Survive – et l’avènement des réseaux sociaux, les dirigeants de la catégorie reine doivent redoubler d’efforts pour satisfaire un nouveau public issu en grande partie de la génération Alpha (personnes nées à partir de 2010).

Pour ce nouveau public, l’aspect “historique” des Grands Prix de Formule 1 tels que celui de Belgique, d’Italie ou encore de Grande-Bretagne, a beaucoup moins d’impact que pour les “millénariaux’ et c’est principalement pour cette raison que la catégorie reine souhaite faire évoluer son offre en choisissant de nouvelles destinations et en mettant en place de nouveaux formats de week-ends comme l’introduction des courses Sprint par exemple.

Dans ce contexte, l’arrivée de nouvelles destinations au calendrier de la F1 pour séduire cette nouvelle génération de fans est donc inévitable, comme le confirme une nouvelle fois le PDG de la catégorie reine.

“Aujourd’hui, l’aspect financier est énorme, mais nous devons protéger la qualité des événements et du sport.” a déclaré le PDG de la F1 à Sky Sports.

“Lorsque l’aspect “historique” n’est lié qu’au fait de regarder en arrière, cela est un problème. Mais si vous vous concentrez sur le développement du sport, alors l’aspect “historique” peut avoir une grande valeur.”

“Il est de notre devoir de nous assurer qu’ils – par exemple Monza, qui est un endroit formidable – investissent dans les infrastructures pour le futur, dans les services pour les fans.”

Contrairement à ce que beaucoup pensent, la Formule 1 est un sport mondial et ne peut plus désormais se cantonner à rester en Europe. A ce titre, de nouvelles destinations sont toujours à l’étude et l’Afrique est évidemment au cœur des discussions.

Lorsqu’on lui demande si des discussions sérieuses sont en cours au sujet d’une éventuelle course sur le continent africain, Domenicali a répondu : “A 100%. L’Afrique est toujours un continent sur lequel nous travaillons très dur.”

“Comme je l’ai toujours dit, nous devons trouver les bons partenaires, le bon plan à moyen terme. Ce que je veux éviter, c’est qu’on y aille une année et qu’on l’oublie ensuite.”

“Nous travaillons pour essayer de trouver une solution pour le meilleur du sport, pour le meilleur du pays.” a ajouté l’Italien, alors que le candidat le plus probable en Afrique reste le tracé de Kyalami en Afrique du Sud.

Cette saison, la Formule 1 se rend aux Etats-Unis pour y disputer trois Grands Prix à Miami, Austin et Las Vegas, mais bien que Domenicali a laissé entendre qu’il a déjà été approché par des promoteurs asiatiques et américains, il a insisté sur le fait que la Formule 1 ne prévoit pas d’ajouter d’autres courses dans ces régions du monde “dans les prochaines années”.

“Il y a beaucoup d’intérêt de la part de l’extrême-orient, et encore plus d’intérêt pour les Etats-Unis. Mais en ce moment nous en avons déjà trois ce qui, je pense, est le bon nombre pour les deux prochaines années.”

“Le plus important est que chaque Grand Prix doit être différent en termes de personnalité. Nous voulons que la ville [hôte] vive l’événement, c’est la magie de la Formule 1.”

Aucune discussion avec Londres

Il y a quelques semaines, l’idée d’organiser un Grand Prix de F1 dans les rues de Londres a refait surface dans la presse britannique, mais le PDG de la catégorie reine a révélé qu’il n’y avait eu “aucune discussion” jusqu’à présent avec les promoteurs.

“Pourquoi pas ? Ce serait formidable, mais je pense que Londres a peut-être d’autres priorités à aborder. Mais, bien sûr ce serait un excellent projet.”

“Nous sommes prêts à en discuter parce que Londres est l’endroit où nous avons nos bureaux. Donc, ce ne serait pas mal, les déplacements seraient faciles.” a ajouté Domenicali.

Moins d’essais libres à l’avenir…

Alors que les passionnés de F1 de longue date attendent avec impatience les premiers essais libres du week-end chaque semaine et sont même prêts à se lever à 02h00 du matin pour les suivre [en Australie par exemple], les nouveaux fans eux sont moins intéressés de suivre des séances durant lesquelles il ne se passe pas grand chose.

La Formule 1 a donc bien compris que ces séances d’essais libres doivent être plus “funs” et va donc tester un nouveau format lors d’un week-end de course Sprint avec le remplacement de la deuxième séance d’essais libres par une seconde séance qualificative.

Ce sera le cas notamment à Bakou lors de la quatrième manche de l’année, et si ce nouveau format séduit, il pourrait être généralisé à l’avenir avec, pourquoi pas, des courses Sprint lors de chaque week-end de Grand Prix.

Suppression des EL2 : “un bon concept” selon James Vowles

Le directeur de l’équipe Williams, James Vowles, a indiqué que les règles concernant le nouveau format de week-end Sprint sont toujours en cours de finalisation, mais que l’idée de supprimer les EL2 pour les remplacer par une deuxième séance de qualifications est bonne pour le sport.

Bien que ce ne soit pas encore officiel [nous attendons le vote du 25 avril], les directeurs des différentes équipes de la grille se sont tous mis d’accord sur le fait que la deuxième séance d’essais libres lors d’un week-end Sprint [c’est à dire lorsqu’une course Sprint est au programme le samedi] devait être supprimée pour la remplacer par une deuxième séance de qualifications afin d’offrir aux fans encore plus de spectacle.

Déroulé du week-end sans les EL2 

Habituellement lors d’un week-end de course Sprint, les pilotes participent à une première séance d’essais libres le vendredi, puis à la séance de qualifications le vendredi après-midi dont le résultat détermine la grille de départ de la course course Sprint programmée le samedi après-midi après une deuxième et dernière séance d’essais libres normalement programmée le samedi matin.

Dans le cadre du week-end remanié qui sera testé à Bakou fin avril, les pilotes participeront toujours à la première séance d’essais libres du vendredi, avant de participer à une séance de qualifications le vendredi après-midi dont le résultat déterminera la grille de départ du Grand Prix d’Azerbaïdjan de dimanche.

Le samedi, la deuxième séance d’essais libres sera supprimée et remplacée par une seconde séance de qualifications qui déterminera la grille de départ de la course Sprint programmée le même jour dans l’après-midi.

“Concernant ce nouveau format, il y a d’abord et avant tout eu une très bonne réunion où moi-même et d’autres directeurs d’équipes nous sommes assis et avons discuté sur ce qui serait bon pour le sport.” a expliqué James Vowles lors d’un entretien avec SiriusXM.

“Cette discussion – je pense – n’aurait jamais pu avoir lieu il y a cinq ans, car tout était question d’individu et de ce qui était le mieux pour votre équipe à l’époque.”

“Nous avons donc convenu qu’actuellement les EL2 [durant un week-end Sprint] ne sont pas bons…c’est une session d’essais libres, une heure durant laquelle nous ne faisons pas grand chose. Nous tournons en rond, mais nous n’apprenons pas grand chose.”

“Donc, la question a été de savoir si nous devions changer cela en une séance de qualifications, et il y a eu des discussions très positives autour de la table, et c’est une bonne direction pour le sport. Mais, il faut le faire de la bonne manière.”

“Je pense que globalement le concept est bon. Le sport sera beaucoup plus intéressant si nous avons une deuxième séance de qualifications. Nous avons juste besoin de définir les règles.”

“Ensuite, il y aura un vote pour s’assurer que nous sommes tous satisfaits et que nous avons le bon ensemble de règles qui font avancer les choses. Donc, ce nouveau format est actuellement au stade de la proposition et, espérons-le, passera à une étape complète plus tard.”

Récemment, le directeur de Ferrari, Fred Vasseur, a indiqué que tous les chefs d’équipes étaient “alignés” sur la question du changement de format de week-end à Bakou, ce qui veut dire que le vote du 25 avril ne sera qu’une simple formalité et que le nouveau format entrera en vigueur lors du week-end du Grand Prix d’Azerbaïdjan.

Le milliardaire Calvin Lo discute avec des équipes de F1 potentielles

Le milliardaire basé à Hong Kong Calvin Lo – dont nous vous avions déjà parlé il y a quelques mois – a de nouveau confirmé son intention de voir une plus grande présence asiatique en F1 et indique qu’il est en pourparler avec de nouvelles équipes potentielles.

Le directeur général du courtier d’assurance RE Lee International a déclaré cette semaine à l’agence Reuters qu’il envisageait de soutenir une équipe pour une éventuelle entrée en F1 en 2026 et que l’argent n’était pas le principal obstacle.

“La partie financière, croyez-le ou non, pour moi n’est en fait pas le plus gros problème.” a déclaré Lo à Reuters.

“Il s’agit en fait d’arriver à rassembler toute l’expertise… les mécaniciens, toute l’équipe en une seule unité. En ce moment, il y a quelques opportunités qui se présentent, qui se sont présentées, et nous discutons assez sérieusement avec quelques équipes.”

L’instance dirigeante de la Formule 1 peut recevoir des offres de nouvelles équipes potentielles avec une date limite provisoirement fixée au 30 avril, bien que Lo ait indiqué que cette date avait été repoussée à mai. Calvin Lo a également déclaré qu’une équipe potentielle à qui il parlait avait déjà postulé et qu’une autre était également sur le point de se lancer.

Autre point important, Calvin Lo est lié financièrement à l’équipe Williams déjà présente sur la grille, mais a précisé qu’un accord de non-divulgation l’empêchait de donner des détails sur son implication avec l’écurie de Grove.

“Je pourrais juste dire qu’il y a des implications par le biais de sociétés d’investissement pour co-investir dans cette équipe.” a ajouté Lo.

“Je pense que c’est tout ce que je pourrais dire, surtout maintenant que nous sommes… peut-être en train de faire une offre pour une nouvelle équipe pour 2026.”

Lo a également déclaré que la Formule 1, propriété de Liberty Media, “s’était trop concentrée sur les États-Unis” et devait accorder plus d’attention à l’Asie et à son potentiel.

“Je pense qu’il y a beaucoup plus de pilotes asiatiques, d’investisseurs, qui veulent se lancer dans ce sport – plus que nous ne pourrions jamais l’imaginer.”

“J’ai la chance de pouvoir en connaître beaucoup et ils ont sondé et exprimé leur intérêt à s’impliquer. J’aimerais voir la F1 impliquer davantage l’Asie, avec plus de talents asiatiques, pas seulement les pilotes mais aussi dans les coulisses.”

Bien qu’il ne souhaite pas nommer les équipes potentielles avec lesquelles il est en discussion, Calvin Lo a toutefois exclu toute implication dans une écurie entièrement américaine comme celle d’Andretti-Cadillac ou encore celle de Grand Prix Hitech.

Horner heureux de voir plus de femmes arriver dans le sport

Le patron de Red Bull, Christian Horner, a apporté son soutien à la F1 Academy – une nouvelle série de monoplace réservée aux femmes – dont la saison inaugurale débute fin avril en Autriche sur le tracé de Spielberg.

La F1 a engagé 2,25 millions d’euros dans le projet de la F1 Academy qui vise à aider à développer et à préparer les jeunes pilotes féminines à progresser vers des niveaux de compétition plus élevés, dont la Formule 1.

Au total, quinze jeunes filles seront présentes sur la grille cette année (voir toutes les pilotes ici), alors que cinq équipes composent le plateau pour cette toute première saison de la F1 Academy, chacune engageant trois monoplaces pour constituer une grille de quinze voitures.

La saison 2023 comportera sept événements – dont certains durant les week-ends de F1 – comprenant trois courses chacun pour un total de 21 courses, plus 15 jours d’essais officiels.

Interrogé sur cette nouvelle série, le directeur de Red Bull, Christian Horner, a déclaré : “Je pense que c’est une bonne chose pour la F1 de s’impliquer.”

“C’est formidable de voir de plus en plus de femmes entrer dans le sport et à tous les niveaux, en tant que pilote, designer… nous voyons plus de femmes dans le paddock maintenant, dans des fonctions techniques, des rôles opérationnels.”

“Je pense que tout est une question d’inclusivité, et je pense que c’est génial. Je pense qu’il y a aussi un tel intérêt de la part des jeunes, avec un public composé de jeunes femmes qui suivent la Formule 1 maintenant.”

“Cela permettra de voir de plus en plus de filles vouloir s’impliquer au niveau local en karting, donc il y a un plus grand nombre de pilotes qui arriveront, il y aura plus d’ingénieurs aussi. C’est très excitant de voir la F1 ouverte à l’inclusion et à la diversité.”

Jusqu’à présent, l’épouse de Toto Wolff, Susie Wolff, reste la dernière femme à avoir participé à un week-end de course de F1 en pilotant pour Williams lors de la séance d’essais libres 1 du Grand Prix de Grande-Bretagne 2014 à Silverstone.

Les filles de la F1 Academy quant à elles ont déjà débuté les tests de pré-saison sur le tracé de Barcelone cette semaine, elles seront de nouveau en piste sur le tracé Paul Ricard en France les 18 et 19 avril prochains pour les deux dernières journées d’essais, avant de débuter la saison en Autriche le dernier week-end d’avril.

L’appel de Ferrari concernant la pénalité de Sainz étudié le 18 avril

L’appel de la Scuderia Ferrari concernant la pénalité reçue par son pilote Carlos Sainz au Grand Prix d’Australie 2023 sera étudiée le mardi 18 avril par les commissaires sportifs du Grand Prix d’Australie lors d’une audience virtuelle à laquelle sont convoqués le pilote et un représentant de l’écurie de Maranello.

Au Grand Prix d’Australie, Carlos Sainz a percuté l’Aston Martin de Fernando Alonso au premier virage lors du restart de la course après une période sous drapeau rouge. Pour cet accrochage involontaire, Sainz a écopé d’une pénalité de cinq secondes sur son temps final, ce qui l’a fait chuter de la quatrième place à la P12 en dehors des points.

Presque une semaine après l’arrivée du Grand Prix d’Australie, Ferrari a soumis à la FIA une demande de révision de cette pénalité le jeudi 06 avril, car l’équipe de Maranello regrette que les commissaires de course ont pris la décision de pénaliser l’Espagnol en un temps record, Fred Vasseur estimant qu’ils auraient pu attendre la fin de la course pour au moins discuter avec les pilotes.

Ce vendredi 14 avril, la FIA a confirmé avoir reçu cette demande de révision de la part de Ferrari et a indiqué qu’une audience virtuelle aura lieu le mardi 18 avril en présence du pilote [Carlos Sainz] et d’un représentant de l’équipe.

Le processus consistera à voir quel “élément nouveau significatif et pertinent” existe pour une éventuelle révision de la sanction. La demande de révision de l’équipe Ferrari concernant cette pénalité a toutefois très peu de chance d’aboutir à une annulation de la pénalité.

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Schumacher “choqué” par la quantité d’échanges dans le garage Mercedes

Après ses trois premiers mois passés en tant que pilote de réserve de l’écurie Mercedes, le jeune Mick Schumacher a livré un premier aperçu de son travail au quotidien au sein de l’une des équipes les plus performantes de la grille.

Débarqué à la fin de l’année dernière par la petite équipe Haas en raison d’un manque de résultat, Mick Schumacher s’est finalement retrouvé chez Mercedes où il occupe le poste de pilote de réserve et de développement de l’écurie du constructeur allemand.

Son objectif principal est de travailler dans le simulateur à l’usine de Brackley au Royaume-Uni dans les installations à la pointe de la technologie, ce qui a été véritablement impressionnant pour l’Allemand après deux saisons passées dans une structure plus modeste avec Haas.

“J’y ai passé beaucoup de temps ces premiers mois. C’est une installation très impressionnante.” explique Schumacher à propos de l’usine Mercedes à Brackley.

“Je l’ai visité en 2014 en tant que jeune pilote et je me suis même faufilé dans le simulateur à l’époque, mais tout est beaucoup plus grand maintenant qu’il ne l’était alors !”

“C’est une installation à la pointe de la technologie, très impressionnante dans la façon dont les choses sont structurées et dont chaque détail est soigneusement pris en charge. Je m’habitue encore au niveau de préparation que vous voyez ici, et j’essaie d’absorber autant d’informations que possible.”

“De plus, il y a encore beaucoup de gens que je n’ai pas rencontrés, mais c’était amusant de connaître autant de collègues que possible [au cours de ses trois premiers mois de travail chez Mercedes, ndlr].”

“Mon objectif principal jusqu’à présent a été de travailler dans le simulateur. Parce que j’ai piloté une voiture sous ce nouveau règlement [la Haas de l’an dernier, ndlr], j’ai une bonne compréhension de la façon de les conduire.”

“Cela m’a aidé dans mon rôle jusqu’à présent et, espérons-le, a ajouté de la valeur à l’équipe. Je chercherai à être une paire d’yeux et une ressource supplémentaires pour aider le programme de développement tout au long de l’année.”

“L’équipe du simulateur a été super gentille avec moi et c’est un plaisir de travailler avec eux. C’est impressionnant de piloter dans le simulateur parce qu’il est tellement à la pointe, et j’ai poussé pour en faire plus.”

“Il ne me suffit pas de m’asseoir sur la touche, je veux être utile partout où je peux. Bien sûr, ce n’est pas la vraie voiture et j’adorerais piloter la W14 !”

En tant que pilote de développement, Schumacher Jr se rend également sur les circuits avec son équipe, et ce qui a le plus choqué le jeune allemand jusqu’à présent c’est la quantité d’informations partagées entre tous les ingénieurs présents dans le garage sur la piste.

“En tant que pilote, vous n’entendez généralement pas ce qui se passe entre tous les ingénieurs lorsque vous êtes sur la piste, donc les écouter pendant les sessions a été extrêmement intéressant.”

“J’ai été assez choqué par la première manche à Bahreïn, je ne m’attendais pas à une telle quantité d’échanges.” a ajouté Schumacher.

“Vous ne savez pas ce que vous manquez tant que vous n’en faites pas partie. Ce que j’apprécie vraiment en travaillant avec ces ingénieurs, c’est qu’ils vous écoutent sincèrement et que votre opinion compte, et ce qui est spécial d’un point de vue émotionnel, c’est que beaucoup de gens qui travaillent pour l’équipe maintenant travaillaient ici quand mon père pilotait.”

Âgé de 41 ans, Alonso se voit encore quelques années en F1

Désormais âgé de 41 ans, le pilote Aston Martin Fernando Alonso est le doyen de la grille en Formule 1 et a débuté en 2023 sa 20e saison dans le sport.

Lors d’un entretien avec le sponsor de son équipe, Bang & Olufsen, Alonso a été interrogé à propos de sa longue carrière en F1 et sur ce que l’avenir pourrait lui réserver et combien de temps il est susceptible de concourir au plus haut niveau au-delà de son contrat “pluriannuel” actuel.

“J’aimerais connaître la réponse. Je pense que lorsque j’ai débuté en Formule 1, mon idée était d’être ici sept ou huit ans.” a expliqué le double champion du monde.

“Ensuite, j’ai remporté les deux championnats, et j’ai pensé que j’allais courir encore une ou deux années, puis que j’arrêterais. Mais maintenant, je me retrouve avec la plus longue carrière de tous les temps en Formule 1.”

“Je suis encore frais, je suis encore motivé.” a poursuivi l’Espagnol. “Je profite toujours de chaque jour. Je me réveille le matin et je suis content de ce que je fais. Il reste encore quelques années, je pense pour moi. Vous savez, j’espère être un prétendant au tire à l’avenir.”

Interrogé justement sur l’éventualité de décrocher le titre en Formule 1 avec son actuelle équipe Aston Martin, Alonso a répondu : “C’est l’objectif bien sûr.”

“Mais je pense que pour le moment nous devons garder les pieds sur terre. L’objectif pour l’équipe est simplement de faire une bonne saison. Ils ont eu beaucoup de mal en 2022, donc je pense que nous devons, disons, marcher avant de courir.”

“Je pense que cette saison 2023 consiste simplement à s’améliorer, à mieux connaître la voiture, à démarrer un nouveau projet, et c’est là où nous en sommes pour le moment.”

“J’espère que nous obtiendrons plus de podiums, j’espère que nous nous battrons pour des victoires en course, mais je pense que pour nous battre pour le championnat, nous devons préparer un peu l’équipe avant de faire cela.”

“Je crois toujours que c’est possible, c’est pourquoi je continue à courir.” a ajouté Alonso lorsqu’on lui demande s’il croit toujours à un troisième titre dans sa carrière.

“Evidemment, le défi est grand. Vous savez que vous devez surmonter certaines difficultés, certaines équipes de haut niveau qui sont maintenant au top de ce sport. Mais je cours tous les jours et je m’entraîne tous les jours en pensant que le troisième titre est possible.” 

Le pilote Aston Martin a ajouté que bien que ses ambitions s’étendent au-delà d’un troisième titre mondial, il sait qu’il est peu probable compte tenu de son âge qu’il se rapproche du record de sept titres mondiaux codétenu par Lewis Hamilton et Michael Schumacher.

“Lorsque vous courez depuis de nombreuses années, vous commencez évidemment à battre des records, mais je pense que la seule chose qui compte est de gagner et de battre le record de championnats.”

“Pour le moment, c’est probablement inaccessible, car les sept titres de Michael et de Lewis sont hors de portée, même si c’est évidemment un objectif en soi.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan programmé fin avril à Bakou, Fernando Alonso est troisième du championnat du monde des pilotes avec neuf points de retard sur le pilote Red Bull Sergio Perez.

Le départ de Dan Fallows n’a eu aucun impact chez Red Bull

Le patron de Red Bull, Christian Horner, assure que le départ de Dan Fallows – qui travaillait chez Red Bull depuis 2006 en tant qu’ingénieur en chef aérodynamique – n’a pas eu d’impact sur son équipe, bien au contraire.

Aston Martin a annoncé l’été dernier l’arrivée de Dan Fallows au sein de son équipe en tant que directeur technique, mais Red Bull n’a pas souhaité voir partir l’un de ses meilleurs ingénieurs à la concurrence et le départ de Fallows s’est donc soldé par un procès. 

L’affaire a donc été entendue par la Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles et l’audience initiale a été en faveur de Red Bull. Cependant, les deux parties ont trouvé un accord amiable, ce qui veut dire que Dan Fallows a pu rejoindre l’équipe Aston Martin dès 2022 pour y occuper le poste de directeur technique.

Après avoir terminé à la septième place au championnat du monde des constructeurs en 2022, Aston Martin a connu une progression impressionnante au cours de l’hiver et peut se targuer d’être après les trois premières manches de la saison 2023 la deuxième force de la grille derrière Red Bull.

Certains estiment que l’arrivée de Dan Fallows au sein de l’écurie du constructeur britannique n’est pas étrangère à ce regain de performance, notamment parce que l’AMR23 a de sérieuses ressemblances avec la Red Bull RB18 de la saison dernière.

Interrogé sur le départ de Fallows de l’écurie Red Bull, Christian Horner assure que son équipe de conception est désormais encore plus forte qu’il y a deux ans et que le départ de Dan Fallows n’a donc eu aucun impact en interne à Milton Keynes.

“Au Royaume-Uni, nous avons sept équipes dans un rayon de 50 miles, donc inévitablement, il y aura de la concurrence.” estime Horner interrogé par Sky Sports.

“Nous avons eu une très faible rotation du personnel dans notre histoire chez Red Bull. C’est donc formidable que nous ayons donné aux talents une chance de se développer et de réaliser de grandes choses.”

“Quand ils vont dans d’autres équipes…je suis content pour Dan [Fallows] qu’il fasse du bon travail. Mais son départ a donné une opportunité à d’autres ingénieurs et tout est une question d’évolution.”

“L’équipe [de conception] que nous avons maintenant est encore plus forte que celle que nous avions il y a de cela deux années.” conclut le Britannique.

Depuis le début de la saison 2023, Red Bull domine la catégorie avec pas moins de trois victoires en autant de courses, ce qui lui permet d’être leader du championnat du monde avec 123 points marqués, soit 58 de plus qu’Aston Martin.

Zhou convaincu que le GP de Chine reviendra au calendrier de la F1

Le seul pilote chinois de la grille de la F1, Guanyu Zhou, reste convaincu que le Grand Prix de Chine – annulé en 2023 pour la quatrième année consécutive – fera son retour au calendrier de la catégorie reine en 2024.

La Formule 1 ne s’est plus rendue à Shanghai pour y disputer le Grand Prix de Chine depuis 2019 lorsque les restrictions sanitaires avec une tolérance zéro ont été appliquées par le gouvernement en pleine pandémie de Covid-19.

Initialement programmé au calendrier 2023, le Grand Prix de Chine a été une nouvelle fois annulé par la Formule 1, alors que la Chine a finalement décidé d’abandonner sa politique zéro Covid et a rouvert ses frontières aux touristes.

Cependant, cette décision est arrivée bien trop tard pour que la F1 puisse faire machine arrière et réintégrer le Grand Prix de Chine au calendrier cette saison, ce qui permet à toutes les équipes d’être en pause durant trois semaines entre le GP d’Australie et celui d’Azerbaïdjan.

Le pilote Alfa Romeo, Guanyu Zhou, est évidemment déçu de ne pas pouvoir courir à domicile, mais le Chinois se veut confiant quant au retour de la Chine au calendrier l’an prochain.

“Je suis déçu, mais j’ai en quelque sorte vu venir cela à cause des restrictions. Nous n’avons pas ouvert les frontières assez tôt.” regrette Zhou auprès de Sky Sports.

“Lorsque j’ai vu que la course était prévue en avril, je savais que tout était un peu trop serré. Je l’ai vu venir, mais je ne le vis pas trop mal, car je sais que ma course à domicile va finir par arriver, c’est une question de temps.”

Depuis la dernière visite de la Formule 1 en Chine en 2019, la popularité du sport n’a cessé de croître, notamment grâce à des scénarios improbables comme à Abou Dhabi en 2021 ou plus récemment au Grand Prix d’Australie en 2023.

Zhou reste donc persuadé que la fréquentation du Grand Prix de Chine sera énorme lorsque la F1 reviendra à Shanghai : “Je n’ai aucun doute que tous les billets seront vendus très rapidement, et qu’il y aura beaucoup de monde sur tout le circuit.”

“J’ai senti la popularité s’améliorer en grandissant, en particulier ces dernières années, depuis que je suis devenu pilote de Formule 1.”

“Il y a beaucoup de gens qui veulent juste passer une journée sur la piste, conduire eux-mêmes, mais qui sont également intéressés à regarder les courses.”

“Je pense donc que la partie la plus importante, la prochaine grande étape, sera d’avoir la course à domicile afin que les personnes nouvellement intéressées par la Formule 1 puissent en faire l’expérience d’elles-mêmes et puissent vraiment ressentir l’impact et l’énergie de ce sport.”

Malgré les annulations à répétition depuis 2019, le Grand Prix de Chine a signé un renouvellement de contrat avec la Formule jusqu’en 2025.

Red Bull répond à Ferrari sur sa pénalité “trop légère”

Le directeur de Red Bull, Christian Horner, a répondu aux critiques faites par son homologue de chez Ferrari, Fred Vasseur, qui a déclaré il y a quelques jours que la pénalité infligée à Red Bull pour son dépassement du plafond des coûts en 2021 était peut-être un peu trop légère.

Depuis le début de l’année, l’équipe Red Bull – qui a reçu une amende de 7 millions de dollars et une réduction de 10 % du temps passé en soufflerie pour une période de 12 mois après avoir été jugée coupable d’un dépassement de budget en 2021 – domine outrageusement la saison 2023 avec déjà trois victoires en autant de courses disputées.

Face à une telle domination, le directeur de Ferrari n’a pas hésité à crier haut et fort que la pénalité infligée à Red Bull est trop légère : “Je suis toujours convaincu que la pénalité était très légère.” a déclaré le Français à Sky Sports.

En considérant que nous allons améliorer [les performances de la voiture] d’un peu moins d’une seconde au cours de la saison en termes d’aéro, et que vous obtenez une pénalité de 10% de cela, cela fait un dixième, c’est 0,1s.”

Comme ce n’est pas une progression linéaire, c’est probablement moins, et comme vous avez le droit de dépenser cet argent ailleurs, en gain de poids et ainsi de suite, pour moi la pénalité est trop marginale.” a t-il insisté.

Interrogé sur les commentaires de Fred Vasseur, Christian Horner déclare que les affirmations du patron de la Scuderia Ferrari sont peut-être un peu prématurées, notamment parce que – selon lui – l’impact de cette pénalité sera visible un peu plus tard dans la saison et l’année prochaine.

“Tout le monde a une opinion, et je pense que tout le monde est libre d’avoir sa propre opinion.” a déclaré Christian Horner au micro de Sky Sports à propos des commentaires de son homologue de chez Ferrari.

“L’équipe a fait un excellent travail cet hiver sur le temps passé en soufflerie que nous avons eu pour développer cette voiture. Mais bien sûr, cela aura un impact plus tard dans l’année et l’année prochaine.”

“Donc, sur un instantané de trois courses, je pense que c’est encore extrêmement prématuré, parce qu’il reste encore énormément de courses à disputer.”

Horner s’attend d’ailleurs à ce que la hiérarchie évolue au fil des prochaines courses de la saison, notamment parce que toutes les écuries vont commencer à introduire des mises à jour sur les monoplaces à partir du Grand Prix d’Azerbaïdjan programmé fin avril.

“Il y a beaucoup de choses qui peuvent changer. Nous entendons parler de grandes mises à jour pour Ferrari et Mercedes dès notre retour en Europe.” a ajouté le Britannique.

“Donc, nous ne tenons certainement rien pour acquis. Nous nous concentrons simplement sur nous-mêmes, en faisant du mieux que nous pouvons dans les limites que nous avons.”

“Nous faisons de notre mieux et nous savons que c’est une pénalité difficile, c’est une pénalité que nous prenons sous le menton et nous nous appliquons de la meilleure façon possible.”

Avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan, Red Bull est leader du championnat du monde des constructeurs avec 123 points inscrits en trois courses, soit 97 points de plus que la Scuderia Ferrari actuellement quatrième derrière Mercedes et Aston Martin.

Le sport auto en deuil après la mort du pilote de rallye Craig Breen

C’est par le biais d’un court communiqué publié par Hyundai Motorsport que la communauté du sport automobile a appris ce jeudi 13 avril le décès de Craig Breen à la suite d’un accident survenu lors des essais pré-événement du Rallye de Croatie. Aucun détail de l’accident n’a cependant été révélé par Hyundai Motorsport.

“Hyundai Motorsport est profondément attristé de confirmer que le pilote Craig Breen a perdu la vie aujourd’hui à la suite d’un accident lors des essais pré-événement du Rallye de Croatie.” peut-on lire dans le communiqué de presse.

“Son copilote James Fulton est sorti indemne de l’incident qui s’est produit juste après midi, heure locale. Hyundai Motorsport adresse ses plus sincères condoléances à la famille, aux amis et aux nombreux fans de Craig. Hyundai Motorsport ne fera aucun autre commentaire pour le moment.”

Très rapidement, le monde du sport automobile et quelques équipes de F1 ont réagi au décès de Craig Breen. Ainsi, l’équipe Red Bull a publié ce court message : “Nous nous joignons à la communauté du sport automobile pour envoyer nos sincères condoléances à la famille de Craig, à ses amis et à tous ceux qui sont impliqués dans le WRC en ce moment.”

L’écurie Haas a elle aussi rapidement réagi et a déclaré : “Nous nous joignons à la communauté du sport automobile pour pleurer le décès du pilote de rallye WRC Hyundai Motorsport Craig Breen. Nos pensées vont à sa famille, ses amis et son équipe en ce moment.”

“Nous nous joignons à la communauté du sport automobile pour pleurer la perte de Craig Breen et adressons nos plus sincères condoléances à sa famille, ses amis, ses coéquipiers et ses fans à travers le monde.” a déclaré l’équipe Mercedes.

Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a lui aussi réagi en publiant un court communiqué : “Au nom de la FIA, j’adresse mes sincères condoléances à la famille et aux amis de Craig Breen suite à son décès lors d’un accident lors d’essais privés. Nos pensées et nos prières accompagnent ses proches et la communauté du rallye en cette période difficile. “

“C’est une nouvelle dévastatrice. Repose en paix, Craig Breen. Nos pensées vont à ses amis, sa famille et son équipe en cette période difficile.” a sobrement déclaré McLaren.

Né à Waterford en Irlande en 1990, Craig Breen a décidé de se consacrer pleinement au rallye à partir de 2009. Il intègre la WRC Academy en 2011 après un passage dans les championnats britanniques et irlandais.

Breen évolue ensuite trois saisons chez Citroën entre 2016 et 2018, avant de rejoindre une première fois Hyundai entre 2019 et 2021. En 2022, l’Irlandais rejoint M-Sport Ford, mais décide de retourner chez Hyundai en 2023. En Croatie, il se préparait pour sa deuxième apparition de la saison au volant de la Hyundai i20 N Rally1 avec laquelle il s’est tué ce jeudi 13 avril.

Au fil des prochaines heures, les hommages à Craig Breen vont très certainement se succéder. Toute la rédaction de F1only.fr se joint à la communauté du sport automobile et nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille, sa amis et ses fans.

Horner ne voit pas Verstappen en F1 après ses 40 ans

Le directeur de Red Bull, Christian Horner, ne pense pas que son pilote vedette, Max Verstappen, ait le désir de continuer à piloter en Formule 1 après 40 ans comme c’est actuellement le cas du double champion du monde Fernando Alonso.

En 2023, Fernando Alonso – qui a rejoint Aston Martin cette année – est le doyen de la grille en Formule 1, l’Espagnol étant âgé de 41 ans (il fêtera ses 42 ans en juillet).

Max Verstappen pour sa part a déjà laissé entendre qu’il était peu probable qu’il continue à courir en Formule 1 au-delà de la conclusion de son contrat actuel avec Red Bull, qui expire à la fin de la saison 2028, alors que le Néerlandais a aussi récemment suggéré que d’éventuels changements des formats de week-ends en F1 pourraient l’inciter à quitter le sport encore plus tôt.

S’exprimant sur l’avenir de son pilote, Horner a indiqué qu’il ne voyait pas Verstappen imiter Fernando Alonso en restant en catégorie reine après ses 40 ans.

“Max est un homme indépendant, il est très, très fort dans ses opinions et dans sa vision sur ce qu’il veut faire dans sa vie.” explique Horner à Sky Sports.

“Mais je ne le vois pas être comme Fernando Alonso et courir à 41 ans ou 42 ans, du moins pas en F1. Mais ce qu’il aime et qui le passionne, c’est la course.”

“S’il ne court pas sur une piste, il court dans le monde virtuel, il pilote des voitures GT pour le plaisir, et sa passion est juste le pilotage et la course. Et tant que ça brûle en lui, il continuera.”

“Mais quant à savoir combien de temps cela va durer, c’est le propre cheminement de chaque individu, ils doivent le découvrir par eux-mêmes.”

Lorsque son actuel contrat arrivera à son terme avec Red Bull en 2028, le double champion du monde Max Verstappen sera alors âgé de 30 ans.

Les 15 pilotes de la F1 Academy 2023

Alors que la saison 2023 de la F1 Academy – série de monoplaces réservée aux femmes – s’apprête à débuter avec la première manche programmée fin avril (28-29 avril) à Spielberg en Autriche, voici une présentation des quinze pilotes présentes sur la grille de cette catégorie nouvellement créée.

La grille de la F1 Academy est composée de cinq équipes qui ont déjà une certaine expérience en F3 ou F2, chacune engageant 3 voitures pour constituer une grille de 15 monoplaces. La saison inaugurale comprendra sept épreuves de 3 courses chacune, soit un total de 21 courses, plus quinze jours de roulage d’essai officiels.

La voiture utilisée pour la série est un châssis Tatuus T421. Le moteur turbocompressé, délivrant 165 ch, est fourni par Autotecnica, et le partenaire mondial de la Formule 1, Pirelli, fournit les pneus, comme ils le font déjà en F3, F2 et F1. La série est dirigée par Bruno Michel (CEO de Formula Motorsport Limited), qui a les connaissances et l’expérience nécessaires pour diriger avec succès des catégories juniors avec un budget raisonnable et aider les pilotes à se développer.

Au total donc, quinze jeunes filles participent à cette première saison de la F1 Academy, et toutes ont l’espoir de pouvoir un jour arriver jusqu’en Formule 1, tel est l’objectif principal de cette nouvelle série.

Qui sont les pilotes de la F1 Academy ? 

NEREA MARTI

Nerea Martí – Campos Racing : Débutant sa carrière de karting à 9 ans, Martí est passée à la F4 espagnole en 2019, décrochant un podium lors de sa première course avec une P2. Elle est ensuite passée à la série W en 2021, terminant la saison quatrième au classement des pilotes en tant que débutante la mieux placée et avec des points à chaque course cette année-là. La deuxième saison de l’Espagnole comprenait une première pole position à Miami, et elle a finalement terminé la campagne septième.

LOLA LOVINFOSSE

Lola Lovinfosse – Campos Racing : la Française Lola Lovinfosse a débuté en karting en 2018 lors de la IAME Winter Cup X30 Juniors. Elle a participé au Trofeo delle Industrie en 2019, obtenant un top 10. Elle a également réalisé un top 15 lors de la WSK Champions Cup 2020 – OK. La jeune fille de 17 ans est ensuite passée aux monoplaces en 2021. Elle a fait ses débuts dans le championnat espagnol de F4, accumulant une expérience vitale dans la catégorie junior.

MAITE CACERES

Maite Cáceres – Campos Racing : Après avoir fait ses débuts en monoplace dans le championnat uruguayen de Formule 4 en 2021, la jeune fille de 19 ans est passée aux États-Unis pour participer à la saison USF Juniors 2022. Là-bas, Cáceres a obtenu comme meilleur résultat une 11e place, avant d’être signée par Campos Racing en F1 Academy.

HAMDA AL QUBAISI

Hamda Al Qubaisi – MP Motorsport : Hamda, 20 ans, a commencé sa carrière en monoplace en 2019, au volant d’une F4 italienne, et en 2021, elle est entrée dans l’histoire en devenant la première femme à monter sur le podium du championnat. Cette même année, elle a terminé quatrième en F4 UAE, puis a participé aux championnats régionaux d’Asie et d’Europe de Formule Régionale.

EMELY DE HEUS

Emely De Heus – MP Motorsport : De Heus, 20 ans, est déjà un visage bien connu de l’équipe néerlandaise, ayant fait ses débuts en monoplace avec eux en 2021. Courant en Formule 4 espagnole, elle a remporté le Trophée Féminin la même année. Elle a ensuite rejoint la série W en 2022 et a obtenu comme meilleur résultat une 10e place à Miami. Avant ses débuts à la F1 Academy, elle a renoué avec MP au cours de l’hiver, pilotant pour eux dans le championnat des Émirats arabes unis.

AMNA AL QUBAISI

Amna Al Qubaisi – MP Motorsport : Amma est la sœur de Hamda présentée plus haut. Amna, 22 ans, a fait ses débuts en monoplace en 2018, en compétition en F4 italienne, avant de devenir la première coureuse émiratie et féminine à participer au championnat de Formule 4 des Émirats arabes unis l’année suivante. Elle a également participé au Championnat d’Asie de F3, au Championnat d’Asie de Formule Régionale et a fait une apparition lors de deux manches dans le Championnat d’Europe de Formule Régionale par Alpine.

LENA BUHLER

Léna Bühler – ART Grand Prix : La coureuse suisse de 25 ans a commencé à concourir en BMX au niveau international, avant de passer au karting en 2016. Quatre ans plus tard, Bühler a fait ses débuts en monoplace, remportant six top 10 du Championnat d’Espagne de Formule 4. Elle est ensuite devenue la première femme pilote à courir dans le Championnat d’Europe de Formule Régionale par Alpine en 2021, obtenant comme meilleur résultat une 20e place, mais a été contrainte de mettre fin à sa deuxième campagne au début de l’année dernière.

CARRIE SCHREINER

Carrie Schreiner – ART Grand Prix :  Après avoir couru en karts de 2011 à 2014 et remporté le championnat junior X30 2012, Carrie Schreiner est passée aux monoplaces et à la Formule 4 ADAC en 2015. Sa carrière de pilote est ensuite passée aux courses de voitures de sport, participant à plusieurs campagnes du Lamborghini Super Trofeo, et la plupart récemment en Nürburgring Endurance Series. Elle a remporté les 24 Heures du Nürburgring dans sa catégorie en 2021.

CHLOE GRANT

Chloe Grant – ART Grand Prix : Grant a commencé sa carrière de karting à l’âge de sept ans, en participant au East of Scotland Kart Club. Après avoir terminé troisième et deuxième durant deux années consécutives dans le championnat cadet, elle a remporté le titre de champion junior ESKC 2017 dans la catégorie Minimax. En 2020, elle est devenue la plus jeune pilote à obtenir une licence de pilote de course junior Motorsport UK en Écosse, avant de remporter les titres CKRC et BWRDC Kart Sport Championship. Cela a été suivi d’un passage à la course automobile en 2021, où elle a participé au championnat Junior Saloon Car. Passant au championnat britannique GB4 l’année suivante, Grant a terminé neuvième du classement, réalisant 10 top 10 lors des 12 dernières courses de la saison.

ABBI PULLING

Abbi Pulling – Rodin Carlin : Membre de l’Alpine Academy en 2023, Abbi Pulling est montée sur le podium dans tous les championnats auxquels elle a participé jusqu’à présent. Sept podiums en F4 britannique entre 2020 et 2021 ont été suivis de campagnes en W Series, où elle a terminé la saison 2022 4e du classement.

JESSICA EDGAR

Jessica Edgar – Rodin Carlin : Faisant partie d’une famille de coureurs et ayant couru en karts depuis 2010, Jessica Edgar est passée au GB4 en 2022 pour sa première saison complète de course monoplace. Elle a terminé la saison septième au classement général, marquant des points à chaque manche.

MEGAN GILKES

Megan Gilkes – Rodin Carlin : Gilkes est passée aux monoplaces en 2017, participant au Championnat canadien de Formule 1200, terminant troisième et deuxième au classement général au cours de deux saisons consécutives. En 2019, elle a été sélectionnée pour la saison inaugurale de la série W et a remporté la course hors championnat à Assen. Avec cette victoire, Gilkes est devenue la plus jeune vainqueure de la  W Series.

CHLOE CHONG

 Chloe Chong – Prema Racing : Après avoir commencé à concourir en karts au Royaume-Uni en 2013, elle a fait sa première incursion sur la scène internationale du karting en 2021, participant au Rotax Max Euro Trophy et à la IAME Ladies Cup en France. L’année dernière, Chong a couru dans la classe junior X30 des championnats britanniques de kart et a obtenu l’une des quatre places de finaliste du programme FIA Girls on Track Rising Stars.

MARTA GARCIA

Marta García – Prema Racing : La pilote espagnole a connu une carrière de karting réussie, remportant le Trophée Académie de Karting CIK-FIA 2015 et le prestigieux Trofeo delle Industrie. Passant à la monoplace en 2016, elle entreprend une campagne espagnole partielle en F4, avant de revenir pour une saison complète l’année suivante. Là, elle a remporté 14 points en 20 courses pour se classer neuvième au classement. Garcia est ensuite passée à la série W en 2019, terminant quatrième de sa saison de débutante avec une victoire et deux podiums. De retour pour les campagnes 2021 et 2022, la jeune fille de 22 ans a ensuite décroché deux autres podiums et une première pole position à Singapour l’année dernière.

BIANCA BUSTAMANTE

Bianca Bustamante – Prema Racing : Ayant participé à des compétitions de karting depuis l’âge de 5 ans, Bianca Bustamante a fait le pas vers la course en monoplace en 2022. La jeune fille de 18 ans a mené sa première campagne en W Series en 2022. Plus récemment, elle a participé à la Formule UAE 4 en 2023 avec Prema Racing, réalisant jusqu’à présent deux top 10 dans la série.

La grille complète de la F1 Academy

Equipe Pilote 1Pilote 2Pilote 3
Campos Racing Nerea MartiLola LovinfosseMaite Cáceres
MP MotorsportHamda Al QubaisiEmely De HeusAmna Al Qubaisi
ART Grand PrixLéna BühlerCarrie SchreinerChloe Grant
Rodin CarlinAbbi PullingJessica EdgarMegan Gilkes
Prema RacingChloe ChongMarta GarcíaBianca Bustamante

Newey en F1 avec Red Bull encore pour de “nombreuses années”

Christian Horner, le directeur de Red Bull, a insisté sur le fait que le directeur technique de l’écurie, Adrian Newey, sera avec l’équipe encore pour de “nombreuses années”, mettant ainsi un terme aux spéculations entourant l’avenir de l’ingénieur britannique.

Adrian Newey est largement considéré comme l’un des meilleurs ingénieurs de la Formule 1 et a joué un rôle crucial dans la conception des monoplaces Red Bull – dont celles qui ont permis à Max Verstappen de remporter deux titres de champion du monde successifs en 2021 et 2022.

Mais en début d’année, certaines rumeurs ont suggéré que Newey était sur le départ et qu’il ne resterait pas avec Red Bull après cette saison, mais Christian Horner a rejeté en bloc ces fausses informations.

“Son cœur est toujours très attaché à la Formule 1, et son engagement envers l’équipe est…nous ne parlons pas de contrat ou de longévité des contrats, mais il sera ici pendant de nombreuses années à venir.” a déclaré Horner au micro de Sky Sports.

“Il y aura toujours des rumeurs dans le paddock, c’est ça la Formule 1. Il est une partie si importante de notre équipe, c’est formidable de l’avoir avec nous sur du long terme, mais aussi de le voir impliqué dans certaines choses dans lesquelles nous nous impliquons maintenant.”

Adrian Newey – âgé de 64 ans – travaille pour l’équipe Red Bull Racing depuis 2006, mais a également travaillé dans le passé pour les équipes Williams et McLaren.