La Ferrari 849 Testarossa est-elle digne de son nom emblématique, même sans moteur V12 ? La Testarossa ne s’est jamais cantonnée à une formule particulière, mais on constate une similitude entre les différents modèles commercialisés au cours des 70 dernières années.
C’est ainsi que la dernière 849 Testarossa est une version modernisée du modèle qu’elle remplace, tout comme la TR originale était une version révisée de la 500 Mondial. Le style de la 849 partage l’approche accrocheuse de la Testarossa des années 1980.
L’année dernière, Ferrari a dévoilé la 849 Testarossa, qui a immédiatement divisé les opinions. Certains ont déclaré qu’il s’agissait simplement d’une SF90 relookée avec quelques légères mises à jour sous le capot, d’autres ont critiqué son style, et d’autres encore se sont plaints que son nom ne convenait pas à une voiture de moins de 12 cylindres. Mais cette voiture est bien plus qu’une simple SF90 mise à jour, et tant son esprit que son style correspondent parfaitement à son nom.
Certains estimaient que la nouvelle Testarossa devait être dotée d’entrées d’air latérales à lamelles, de rétroviseurs montés en hauteur ou d’autres éléments rappelant clairement le style rétro de la dernière voiture du Cheval Cabré à porter le nom de Testarossa, mais elle a en fait le même impact visuel avec ses épaules larges et la même impression de taille intimidante que la Testarossa des années 1980. En effet, la 849 Testarossa est une voiture qui attire beaucoup plus l’attention que la SF90 qu’elle remplace, et tout comme la voiture qui a joué dans Miami Vice était polarisante mais indéniable dans son apparence, celle-ci l’est aussi.
Les grands ailerons et les appendices disgracieux gâchent les lignes épurées, mais Ferrari a peut-être trouvé une solution. Les phares du nouveau modèle ne pouvaient pas être escamotables en raison des lois sur la sécurité des piétons, mais Ferrari a fait un travail remarquable en rendant hommage à leur silhouette et aux ailettes situées en dessous. Même la bande en forme de masque sur le devant n’est pas sans rappeler les formes créées par les lignes de fermeture des voitures des années 80. Les ailettes arrière constituent un autre clin d’œil au passé. Jethro Bovingdon, de Top Gear, reconnaît dans son film qu’elles s’inspirent de celles des Ferrari 512 S et 512 M qui ont participé au Mans en 1970. Le nom de cette dernière voiture de course a finalement été donné à la dernière version de la Testarossa précédente en 1994, la F512 M, renforçant encore davantage le lien entre un style ostentatoire et une nomenclature emblématique.
TR signifie évidemment Testa Rossa, qui signifie « tête rouge » en italien, et le nom vient des couvercles de came rouges du moteur. Tout comme la 849 contemporaine est une version révisée de la SF90 Stradale, la 500 TR était une mise à jour de la voiture qui l’avait précédée, la 500 Mondial. De plus, la 500 TR n’était pas équipée d’un moteur 12 cylindres comme le modèle des années 1980, mais d’un moteur 4 cylindres d’une cylindrée de seulement 1 984 cm3.
Comme ce pack axé sur les performances est particulièrement adapté à ceux qui utilisent leur voiture sur circuit, une 500 TR modifiée pour se conformer à l’annexe C du règlement de course de la FIA, est particulièrement pertinent. À titre d’information, le « 849 » dans 849 Testarossa fait référence à ses huit cylindres, chacun d’une cylindrée de 499 cm3, pour un total de 3 992 cm3, soit 4,0 litres.