Oliver Bearman après son crash ; “J’ai juste voulu en faire un peu trop, trop vite”

Oliver Bearman est revenu sur son accident intervenu lors de la première séance d’essais libres du Grand Prix d’Australie. Ayant perdu le contrôle de sa Haas dans le virage 12, le coéquipier d’Esteban Ocon a violemment percuté le mur, causant des dommages suffisamment importants pour nécessiter un changement du groupe motopropulseur avant la deuxième séance.

Malgré les efforts des mécaniciens, sa monoplace n’a pas pu être réparée à temps, l’empêchant de participer à la FP2. Face aux médias, Bearman a assumé pleinement sa responsabilité dans cet incident.

J’ai juste braqué un peu trop fort dans la compression au sommet du virage 10. C’est une zone assez bosselée, et j’ai perdu le contrôle”, a-t-il expliqué. “Une fois dans le gravier, il n’y avait plus rien à faire, entre l’asphalte, l’herbe et les bosses.

Ce début de week-end difficile marque une entrée en matière compliquée pour sa première saison complète en Formule 1. Bearman reconnaît avoir abordé la séance avec une approche inadaptée, et bien trop agressive.

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“Honnêtement, je me sentais bien. [J’ai] juste voulu en faire un peu trop, trop vite, c’est juste mon approche, qui n’est pas vraiment la bonne pour la F1.”

En F2, on passe directement aux qualifications après la première séance d’essais. En F1, il y en a deux de plus. Il n’est donc pas nécessaire d’être tout de suite à la limite.”

“Bien sûr, à ce stade de ma carrière, je ne peux pas vraiment manquer de tours, donc c’est de ma faute et c’est ennuyeux.”

“C’est la vie – mais dimanche, avec la possibilité de pluie, je suis donc un peu moins inquiet.”

“J’ai une heure entière [le samedi], ce qui est largement suffisant pour retrouver le rythme et rebondir.”

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Vidéo – Le crash à 50 G de Colapinto lors des Qualifications du GP de Las Vegas

Franco Colapinto va bien. Le pilote de l’écurie Williams était parvenu à hisser sa monoplace en Q2 et tentait le tout pour le tout afin de rentrer dans le top 10 et donc en Q3. Malheureusement pour lui, il est allé dans un premier temps toucher le mur à l’intérieur d’un virage, ce qui l’a propulsé avec force vers un autre mur, placé à la sortie du virage.

Le choc a été violent, à tel point que le mur en béton a reculé de plusieurs dizaines de centimètres au moment de l’impact. Des données ont relevé un choc à plus de 50 G, un impact colossal.

Le pilote argentin sera réexaminé demain avant la course afin de savoir s’il est en mesure de piloter. Toutefois, il faudrait déjà que Williams dispose d’assez de pièces de rechange pour reconstruire sa monoplace, ce qui n’est pas certain.

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Günther Steiner revient en détail sur le terrible accident de Romain Grosjean

Günther Steiner, ancien directeur de l’écurie Haas en F1, est revenu sur l’accident de Romain Grosjean lors du Grand Prix de Bahreïn 2020.

Romain Grosjean, aujourd’hui pilote en IndyCar, a été victime d’un terrible accident en novembre 2020. Au départ du Grand Prix de Bahreïn, le pilote français était entré en collision avec la Toro Rosso de Daniil Kvyat, ce qui l’avait propulsé dans un rail de sécurité. Le poids de la voiture étant au maximum, car le réservoir de la Haas était plein, combiné à une vitesse de 241 km/h, a eu pour conséquence de voir la voiture de couper en deux au moment de l’impact, provoquant une boule de feu.

Après quelques secondes d’horreur, Romain Grosjean était parvenu à sauter hors de la voiture accidentée.

La plus grande réflexion est que nous avons eu de la chance”, a déclaré Günther Steiner, au podcast de Sky F1. “C’était les 30 secondes les plus courtes – et les plus longues – de ma vie. Vous savez que s’il ne sort pas maintenant, alors il ne sortira pas… J’ai fait de la course automobile pendant longtemps et, lorsque vous voyez cette boule de feu, vous savez qu’il ne survivra pas s’il ne sort pas. La seule façon de survivre est de sauter de la voiture. Pendant que vous essayez de prendre le contrôle de la situation, il saute. Et c’est fini, tout va bien.”

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“Le plus important, c’est qu’il soit en vie. Et nous nous occuperons du reste. Maintenant, je ne regarde pas en arrière de manière négative parce qu’il s’en est sorti. Pensez plutôt aux aspects positifs. La sécurité de ces voitures de course. Sans le Halo, il n’aurait eu aucune chance de s’en sortir.”

“Il a eu de la chance, mais la F1 a créé sa propre chance en étant stricte. Après cet accident, des changements ont été apportés à la voiture pour que cela ne puisse pas se produire. Il n’y avait aucun problème avec la voiture. Nous n’avions jamais rien vécu de tel. Nous ne pouvions pas le simuler.”

“Je retiens les points positifs. Je donne beaucoup de crédit à Jean Todt, le président de la FIA, qui a fait passer le système Halo parce que beaucoup de gens étaient contre. Les gens prennent des décisions qui permettent à ces choses de se produire”, a conclu l’ancien directeur d’écurie.

Lance Stroll a tenté d’expliquer pourquoi il s’est retrouvé coincé dans le bac

Lance Stroll s’est fait remarquer bien avant le départ du Grand Prix du Brésil en allant échouer son Aston Martin dans un bac a gravier, lors du tour de formation.

Le week-end dernier, la pluie s’est abattue avec force sur la piste d’Interlagos au Brésil. Après une séance de qualification marquée par de nombreux crashs, et notamment celui de Lance Stroll, les spectateurs s’attendaient à voir du spectacle lors de la course. Toutefois, ces derniers ont été servis, dès le tour de formation.

En effet, Lance Stroll a perdu le contrôle de sa monoplace au freinage du virage 4. Fort heureusement pour lui, il n’avait alors jusqu’ici que légèrement endommagé son aileron avant. Mais c’est au moment de reprendre la piste que les choses se sont gâtées pour le pilote canadien. Ce dernier a en effet décidé, contre toute attente, de traverser un bac à gravier. Ce qui devait arriver arriva, l’Aston Martin s’est ensablée, et n’a plus voulu avancer.

« Oui, je suis coincé”, a-t-il alors déclaré nonchalamment à son ingénieur après cette erreur digne d’un débutant en karting.

De plus, après la course, Stroll n’a pu que justifier son tête-à-queue initial et n’a donné aucune raison pour expliquer pourquoi il s’est retrouvé dans les graviers humides.
“C’était vraiment étrange”, a déclaré Stroll. “J’ai eu l’impression d’une défaillance des freins, car dès que j’ai touché les freins, l’essieu arrière s’est bloqué et je suis devenu un passager. J’étais coincé dans les graviers et ma course était terminée.”

Un abandon bien douloureux pour les mécaniciens de Lance Stroll qui avaient travaillé d’arrache-pied pour remettre en état sa monoplace après son crash lors des qualifications.

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De son côté, Mike Krack, directeur de l’écurie, est revenu sur l’accident de son pilote et qualifie d’inattendu ce problème au moment de sauter sur les freins.

“Lors du tour de formation, il semblait y avoir un problème avec la voiture de Lance au freinage, il a réussi à repartir, mais l’AMR24 s’est échouée dans les gros graviers, ce qui a mis fin prématurément à sa journée”, a déclaré Krack.

“Nous allons devoir enquêter sur ce qui s’est passé, mais c’était inattendu.”

Le même problème a touché Fernando Alonso qui a déclaré avoir eu l’impression, à plusieurs reprises, que quelqu’un avait tiré le frein à main.

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Vidéo – Les cinq crashs de la séance qualificative du Grand Prix du Brésil

Lando Norris a signé la pole position du Grand Prix du Brésil. Mais cette séance a surtout été marquée par les multiples accidents qui ont interrompu la séance. Franco Colapinto, Carlos Sainz, Fernando Alonso et Alexander Albon on tout les cinq perdus le controle de leur monoplace sur la piste détrempée d’Interlagos. Des accidents lourds de conséquences puisque que certains ne pourront probablement pas prendre le départ de la course. En effet, la Williams d’Alex Albon est complètement détruite et il reste moins de deux heures avant le départ de la course. Fort heureusement les cinq pilotes s’en sont sorti sans blessures. 

L’accident de Franco Colapinto en début de séance 

La désillusion pour Carlos Sainz 

Lance Stroll fait tomber les Red Bull 

Fernando Alonso dans le mur 

L’énorme choc pour Alex Albon

Vidéo – L’impressionnant crash à haute vitesse de Russell en EL2

Auteur du meilleur temps lors des Essais Libres 1, George Russell a terminé la seconde séance d’essais dans le mur. Le pilote Mercedes a perdu le contrôle de sa W15 en escaladant un peu trop un vibreur.

Un décrochage à haute vitesse lourd de conséquences pour George Russell qui, en l’espace de deux semaines, aura crashé à deux reprises sa monoplace. Une fois à Austin, et une nouvelle fois à Mexico. Le choc a été violent pour le pilote britannique qui a été contraint de passer au “Medical Center” de l’autódromo Hermanos Rodríguez. Si le pilote s’en sort heureusement sans blessure, le choc a tout de même été enregistré à plus de 30 g.

 

Vidéo – Le crash entre Alex Albon et Oliver Bearman en EL1

Oliver Bearman n’aura pas pu profiter longtemps de cette séance pour reprendre ses marques au volant d’une Ferrari. En effet, le pilote britannique a été impliqué dans un accrochage avec la Williams d’Alex Albon. Alors qu’il était sur un tour dit de “relâche”, Oliver Bearman n’a pas vu venir Alex Albon dans ses rétroviseurs. Le pilote thaïlandais était de son côté sur un tour d’attaque et a perdu le contrôle de sa FW46 dans un enchainement de virages rapides.

Cet accrochage a mis fin à la séance des deux hommes. Si le peu de dégâts sur la Ferrari ont permis à Charles Leclerc de prendre part à la séance d’Essais Libres 2, Alex Albon a dû prendre son mal en patience et ne retrouvera sa monoplace qu’en EL3.