Leclerc : “Nous avons une voiture pour gagner”

Charles Leclerc, le nouveau pilote Ferrari, estime qu’il aura une monoplace capable d’aller chercher des victoires cette année en F1.

L’équipe Ferrari a terminé les essais hivernaux tout en haut de la feuille des temps à Barcelone et la SF90, bien qu’elle ait été victime de quelques problèmes de fiabilité, a laissé une très, très bonne impression après ces huit jours de tests.

Pour Charles Leclerc, qui a rejoint l’écurie italienne cette année, la SF90 sera capable de gagner des courses en 2019, mais le jeune monégasque sait que ce sera avant tout à lui de faire le job derrière le volant.

“C’est un rêve pour moi [de faire partie de l’équipe Ferrari], après, comme n’importe quel pilote, ce qu’on veut c’est faire le meilleur résultat.” explique Charles Leclerc.

“Je pense que cette année nous aurons une voiture pour gagner.  Rien n’est démesuré avec Ferrari, et je pense que cela dépendra juste de moi, ce sera à moi de faire le job derrière le volant, ça c’est une certitude.”

“Mais bon, pour l’instant moi je ne veux pas y penser, je préfère me concentrer sur moi-même, faire le boulot que j’ai à faire dans la voiture, et après, les résultats arriveront si je le fais bien.”

Charles Leclerc travaillera tout au long de la saison aux côtés du quadruple champion du monde de F1, Sebastian Vettel.

Abiteboul : “Cette saison doit être celle où nous rejoignons les meilleurs”

L’équipe Renault s’apprête à aborder la nouvelle saison 2019 avec optimisme et compte bien se rapprocher des meilleurs cette année.

Quatrième au championnat du monde 2018, l’équipe Renault s’est armée cette année d’un duo de pilotes solide avec Nico Hulkenberg et Daniel Ricciardo, qui arrive tout droit de chez Red Bull Racing, après une décennie passé dans le giron de la marque de boissons énergisantes.

Pour 2019, Renault souhaite passer à la vitesse supérieur en comblant son retard sur les plus grandes équipes, et l’écurie basée à Enstone compte s’y prendre en ayant un moteur bien plus puissant que les années précédentes.

Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport Racing, estime qu’il est grand temps pour Renault de passer la vitesse supérieur cette saison concernant le développement de l’unité de puissance, tandis que le manager français ne cache pas que l’équipe s’appuiera également sur les connaissances techniques de Daniel Ricciardo en provenance de chez Red Bull.

“Oui, la RS19 est bien née, et en plus il [Ricciardo] vient avec un référentiel qui est quand même assez exceptionnel. On est tous d’accord pour dire que Red Bull est un Benchmark.” a déclaré Cyril Abitetboul au micro de TF1.

“Nous avons un handicap moteur depuis un peu trop de saisons maintenant, donc, cette saison, ce doit être la saison où nous rejoignons les meilleurs, et je pense que nous avons les moyens d’avoir cette ambition-là”.

Plus ou moins 50 chevaux de plus

Selon Cyril Abiteboul, l’unité de puissance Renault 2019 affiche une puissance nettement supérieur à celle de l’unité de puissance 2018, soit environ 50 chevaux de plus.

Notre handicap côté moteur devrait être comblé. Nous avons fixé des objectifs élevés pour cette année, que nous avons atteints.” expliquait Cyril Abiteboul à L’Equipe à Barcelone pendant les essais hivernaux.

“Cela fait un peu trop longtemps que nous le traînons [le handicap], les chiffres du banc d’essais cet hiver étaient bons, et ceux sur la piste sont en corrélation.”

Nous avons désormais la confirmation des progrès réalisés qui étaient dans le plan de restructuration. Mais ce gain moteur devra être comparé à celui de la concurrence à Melbourne.”

“Je ne veux donner aucun chiffre précis, mais je dirais que nous sommes désormais entre 20 et 50 chevaux de plus que la spécification 2018 de notre moteur.”

Un point pour le meilleur tour en course dés 2019 ? Ça se précise…

A seulement une semaine du début de la saison 2019 en Australie, un point important est en passe d’être modifié dans le règlement 2019.

La FIA envisage de donner un point supplémentaire au pilote ayant effectué le meilleur tour en course en 2019, alors que seul un vote à l’unanimité ce lundi lors du groupe stratégique F1 et de la commission F1 pourra valider officiellement cette décision.

Avec cette nouveauté, l’objectif de la F1 est de maintenir un certain enjeu pendant les courses le dimanche, en obligeant les pilotes à attaquer davantage pour essayer d’obtenir un point supplémentaire, ce qui pourrait coûter cher en fin de saison en cas d’écart serré entre les  pilotes qui jouent le titre.

En revanche, seuls les pilotes classés dans le top dix pendant la course pourront bénéficier de cette règle, ce qui signifie que si l’auteur du meilleur tour en course termine au delà de la dixième position, il n’obtiendra pas ce point supplémentaire.

Lors du conseil mondial qui s’est tenu à Genève ce jeudi, il a également été évoqué la possibilité de donner des points supplémentaires à l’auteur de la pole position le samedi, mais cette idée a très vite été abandonnée par peur de voir se jouer le championnat le samedi avant la course pendant les qualifications.

Ferrari devra faire un geste pour une meilleure répartition des revenus en F1

Ross Brawn demande à la Scuderia Ferrari de faire un geste fort pour retrouver en F1 un certain équilibre dans la répartition des revenus.

Parce que la Scuderia Ferrari fait partie du championnat du monde de F1 depuis ses débuts, l’équipe italienne bénéficie d’un statut d’équipe historique, ce qui lui donne le droit à un bonus financier chaque année estimé à 70 millions de dollars, en plus des revenus distribués par la FOM.

Ce traitement de faveur accordé à Ferrari déplaît de plus en plus dans le paddock, alors que la plupart des écuries sont obligées de réduire drastiquement les coûts d’année en année.

Le fait que Ferrari puisse bénéficier d’autant de bonus créé inévitablement une disparité au sein de la grille, ce qui pourrait empêcher finalement les équipes les plus pauvres de grimper dans la hiérarchie, tandis que les mastodontes que sont Mercedes, Red Bull ou Ferrari, ne cesseront de s’améliorer grâce à des moyens démesurés.

“Il y a trop de disparité entre les deux ou trois premières équipes et le reste de la grille.” explique Ross Brawn, manager sportif de la F1, dans un entretien accordé à The Guardian.

“Vous avez un groupe d’équipes qui pourraient finir en dernière position et gagner encore plus que l’équipe qui a remporté le championnat du monde.”

“Nous devons reconnaître l’importance et l’histoire de Ferrari et la place unique qu’elle occupe dans le sport, mais nous devons également trouver un équilibre entre cette reconnaissance et une position équitable pour les autres.”

“Nous savons que ceux qui ont tout ça veulent le garder et ceux qui ne l’ont pas veulent en avoir plus. Il s’agit de trouver un juste équilibre dans la répartition des revenus.”

“Nous savons que si nous obtenons une répartition plus équitable des revenus, nous aurons une meilleure F1.”

“Vous n’allez jamais attirer de nouvelles équipes lorsque la redistribution des revenus est aussi injuste. Ferrari le reconnaît. Ils vont se battre corps et âme du mieux qu’ils peuvent, mais la logique aura un rôle juste à jouer dans la recherche d’une solution.”

Selon Brawn, Ferrari a retrouvé la sérénité dont elle avait besoin cette année

Le manager sportif de la Formule 1, Ross Brawn, estime que la Scuderia Ferrari est dans une bien meilleure position que l’an dernier pour remporter le championnat du monde en 2019.

L’an dernier, Ferrari a perdu son président Sergio Marchionne pu avant la trêve estivale, alors qu’une certaine rivalité entre le directeur technique de l’équipe, Mattia Binotto, et le directeur sportif, Maurizio Arrivabene, a éclaté en interne.

Selon Ross Brawn, l’environnement de travail n’était pas assez serein l’an dernier chez Ferrari pour permettre à Sebastian Vettel de remporter le championnat du monde.

Mais pour cette nouvelle saison, le Britannique estime que Ferrari a mis toutes les chances de son côté avec une nouvelle monoplace bien née et un calme retrouvé au sein du management de l’écurie italienne.

“Sebastian [Vettel] est plus que capable de remporter le championnat du monde.” a déclaré Ross Brawn.

“Avec la sérénité que l’équipe a maintenant, la voiture est belle. ils ont toutes les chances cette année.”

“L’équipe était  un peu dans le désarroi l’année dernière avec la mort de Sergio [Marchionne, l’ancien président de Ferrari], et il y avait clairement des frictions dans l’équipe entre Maurizio [Arrivabene] et Mattia [Binotto].”

“Ce n’était pas un environnement serein. Si vous voulez battre Lewis Hamilton et Mercedes, vous devez tout maîtriser. Je pense que cette année sera plus forte pour eux.”

Marko : “Gasly n’est pas au niveau de Verstappen”

Après les essais hivernaux 2019 qui se sont déroulés à Barcelone au mois de février, les dirigeants de l’équipe Red Bull ont pu se faire une première idée du niveau de compétitivité de Pierre Gasly par rapport à Max Verstappen.

Selon Helmut Marko, le consultant Motorsport pour Red Bull, le constat est simple : Pierre Gasly n’est pas encore au niveau de Max Verstappen.

Le pilote français, qui a rejoint l’équipe Red Bull Racing cette saison, n’a pas connu des essais hivernaux faciles avec sa nouvelle écurie, puisqu’il a crashé sa Red Bull RB15 à deux reprises pendant les tests.

Si le premier crash n’aura fait perdre que quelques heures à l’équipe, le second en revanche aura coûté cher à Red Bull, puisque à court de pièces de rechange, la RB15 qui devait être pilotée par Max Verstappen le dernier jour des essais n’aura finalement bouclé que 29 petits tours de piste.

La situation n’est pas dramatique pour l’écurie de Milton Keynes, qui a pu tout de même parcourir plus de 3800 kilomètres après huit journées de tests à Barcelone.

Interrogé pour savoir ce qu’il pensait de Pierre Gasly en ce début de saison, Helmut Marko, qui ne pratique pas souvent la langue de bois, a été très direct.

“Après le deuxième accident, nous étions à court de pièces de rechange, et Max n’a presque pas roulé le dernier jour.” explique Marko à l’agence de presse APA.

“Rien ne va changer, mais nous avons pu constater lors des essais que Pierre Gasly n’est pas au niveau de Verstappen, même si nous ne nous attendions pas à cela non plus.”

“A part ces deux accidents c’était parfait, mais le second accident en particulier nous a fait mal, donc, je pense qu’il ne doit plus s’autoriser ce genre de choses à l’avenir.”

Raikkonen a constaté la différence de performances par rapport à la Sauber 2017

Kimi Raikkonen entamera un nouveau chapitre dans sa carrière cette année avec Alfa Romeo, et le Finlandais espère être aussi fort avec sa nouvelle équipe que lorsqu’il est revenu chez Lotus en 2012.

Pour la seconde fois de sa carrière, Kimi Raikkonen laisse derrière lui la Scuderia Ferrari et travaillera en 2019 avec Alfa Romeo, l’ex équipe Sauber.

Il y a dix ans, Kimi Raikkonen avait déjà quitté Ferrari une première fois pour prendre une pause dans sa carrière, alors que le pilote finlandais en avait profité pour débuter une carrière de pilote de Rallye.

Mais après deux ans loin des paddocks, Raikkonen est revenu en 2012 au sein de l’écurie Lotus, avec laquelle il a terminé la saison 2012 au troisième rang du championnat du monde.

Pour 2019, Kimi Raikkonen aimerait pouvoir signer une belle saison avec sa nouvelle équipe, alors que son contrat de deux années avec Alfa Romeo sera très certainement le dernier de sa longue carrière en F1.

“Nous ne connaissons pas notre niveau de compétitivité, et le milieu de peloton a l’air plutôt compact.” explique le pilote Alfa Romeo au site italien AutoMoto.

“Nous verrons comment cela se passera dans un peu plus d’une semaine en Australie. Cela dépendra également du fait d’arriver à rendre la voiture plus rapide au cours de l’année avec des mises à jour, ainsi que l’aérodynamique.”

“Nous allons essayer de bien faire les choses dés le début, et ensuite nous avancerons à partir de là.”

Marquer un maximum de points en 2019

Kimi Raikkonen, qui a déjà piloté la Sauber il y a deux ans, a pu s’apercevoir combien le châssis de la monoplace a évolué depuis son test avec l’écurie suisse, qui est devenue entre-temps Alfa Romeo.

“Il y a une différence non seulement en tant que couleurs, mais aussi en tant que performance. En 2017, Sauber n’avait pas une voiture très compétitive.”

“L’année dernière, ils ont signé une saison fantastique, ils ont débuté la saison en se battant pour les dernières positions, alors qu’en fin d’année, ils étaient toujours dans le top dix.”

“Nous devons juste débuter la saison comme ils ont terminé la saison dernière, et ensuite, nous améliorer pendant la saison en rapportant un maximum de points.”

Ecclestone : “Red Bull n’a pas besoin de la F1”

Alors que la F1 n’a toujours pas voté les règles qui seront introduites en 2021, beaucoup estiment que le temps presse et qu’il va falloir s’activer désormais afin de ne pas risquer de perdre du monde en chemin.

La Formule 1 prépare déjà depuis quelques années un profond changement dans la réglementation à partir de 2021, d’une part pour réduire les coûts avec l’introduction d’un plafond budgétaire, et d’autre part pour essayer d’améliorer le spectacle, afin d’attirer toujours plus de fans.

Une série de mesures doit encore être prise par les dirigeants du sport, mais selon Bernie Ecclestone, l’ancien grand argentier de la Formule 1, le temps presse, et la discipline pourrait perdre son attrait si elle n’arrive pas à mettre en place des solutions concrètes.

“Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent de moi, je veux que tout se passe bien pour la Formule 1, je ne veux pas qu’elle disparaisse.” explique Ecclestone dans un entretien accordé à SpeedWeek.

“Un jour, lorsque je serai sur mon lit de mort, je voudrais me rappeler que j’ai créé un sacré bon produit, et qui n’a cessé de se perfectionner.”

“Je ne voudrais pas m’imaginer que tout part aux égouts, c’est le travail de ma vie ! J’espère juste que toutes les personnes qui sont impliquées se rassemblent et commencent à penser de façon plus claire.”

“Plus vous attendez, plus le risque de voir certaines équipes arrêter est grand. Peut-être que Mercedes rejoint la Formule E [en saison 6] parce que le groupe pense que cette catégorie de course correspond davantage à l’évolution de l’industrie automobile.”

Red Bull n’a pas besoin de la F1

Ecclestone rappelle que l’équipe Red Bull n’a finalement pas besoin de la Formule 1 pour exister en tant que marque, ce qui devrait pousser les dirigeants de la discipline à réfléchir plus vite s’ils ne veulent pas que Red Bull quitte ce sport.

“Red Bull n’a pas besoin de la Formule 1, ils attirent beaucoup l’attention à travers leurs nombreuses autres performances. S’ils disaient au revoir à ce sport, cela n’aurait aucun effet préjudiciable sur la marque.”

“Les gens disent aussi que Ferrari ne s’arrêtera jamais, mais Ferrari est une marque tellement forte et pratiquement incassable, qu’ils pourraient facilement faire quelque chose de complétement différent dans le sport.”

La F1 veut une plus grande implication de Mercedes et Ferrari pour le prochain documentaire Netflix

Alors que la première saison de la série consacrée à la saison 2018 de F1 est disponible dés aujourd’hui (8 mars) sur Netflix, la Formule 1 aimerait que Mercedes et Ferrari soient un peu plus impliquées pour la seconde saison.

Le documentaire Drive to Survive racontera un certain nombre d’histoires sur les équipes de F1 et les pilotes qui ont participé à la saison 2018, le tout programmé sur une série de dix épisodes.

Mais lors du tournage de la première saison, les producteurs ont souligné l’absence de contribution de la part de Mercedes et Ferrari, qui jouaient à ce moment-là le titre mondial.

Bien que ces deux grandes équipes aient refusé de participer au tournage en début d’année, la Scuderia Ferrari a lâché du mou en fin de saison et est finalement présente à la fin du documentaire.

Pour la seconde saison, qui sera tournée cette année, les producteurs, ainsi que la F1, souhaitent que ces deux poids lourds de la discipline s’impliquent davantage, alors que le tournage a déjà débuté à Barcelone lors des essais hivernaux 2019.

“Ce sport peut se développer, et il se développera plus rapidement si toutes les équipes participent à ce processus.” explique Ross Brawn, manager sportif de la F1.

“Cela ne fait aucun doute, je pense que les équipes commencent à reconnaître qu’elles ne doivent pas seulement s’impliquer sur la piste, mais aussi dans tout ce qui nous permettra d’améliorer le sport.”

“Peut-être que toutes les équipes ne parviennent pas à cette conclusion au même moment, mais elles y arrivent. Je pense que nous allons voir un autre pas en avant en 2019.”

Trailer de Drive To Survive, disponible dés le 8 mars sur Netflix

Une FW42 légèrement différente à Melbourne

L’équipe Williams va devoir se présenter à Melbourne avec une monoplace quelque peu différente de celle aperçue à Barcelone pendant les essais hivernaux.

En effet, Williams est arrivée à Barcelone avec une FW42 disposant de rétroviseurs et d’une suspension avant qui pourraient être jugés illégaux pour la première course de la saison à Melbourne la semaine prochaine.

Jusque là, Williams n’est pas dans l’illégalité, puisque pendant les essais hivernaux, les équipes peuvent monter absolument toutes les pièces qu’elles désirent sur leur monoplace sans jamais être inquiétées par la FIA.

En revanche, à partir de la première course de la saison, toutes les pièces qui pourraient être jugées illégales, comme les rétroviseurs et la suspension avant dans le cas de Williams, devront être démontées.

On ne sait pas si Williams a reçu une note technique de la FIA, ou bien si un avertissement oral a été fait à l’équipe de la part des inspecteurs techniques de la fédération, mais une chose est certaine, la suspension avant de la FW42 n’est pas conforme à la réglementation de la FIA.

La FIA impose aux équipes d’utiliser une suspension avant avec seulement six éléments, hors, le système de suspension de la FW42 en utilise sept.

Williams va donc devoir revoir sa copie avant la première course de l’année programmée la semaine prochaine, même s’il semble évident que l’écurie y a déjà pensé bien avant et devrait donc disposer d’une suspension avant et de rétroviseurs différents à Melbourne.

Racing Point travaille déjà sur sa monoplace 2020

Depuis l’arrivée des nouveaux propriétaires à la fin de la saison dernière, l’équipe Racing Point a senti une nette différence en matière de ressources.

Depuis le rachat de l’équipe à l’été 2018, Racing Point a connu de grands changements en interne, à commencer par l’arrivée du fils du patron, le Canadien Lance Stroll, qui a pris la place du Français Esteban Ocon.

Mais c’est surtout sur le plan logistique que la différence se fait le plus sentir, puisque selon Andy Green, directeur technique de l’équipe, les moyens financiers dont bénéficie désormais l’équipe lui ont permis de débuter bien en avance le développement de la monoplace 2020, alors que la saison 2019 n’a pas encore débuté.

“Nous avons enfin des ordinateurs qui n’ont pas une version de Windows vieille de huit ans.” indique Andy Green, directeur technique de Racing Point à AMUS.

“Avant, nous devions attendre longtemps pour la production, jusqu’à un package aéro en vaille vraiment la peine. Mais désormais, si nous trouvons quelques dixièmes en soufflerie, les changements seront mis en place directement.”

“Nous avons soudainement toutes nos pièces à la date voulue, c’est une nouvelle façon de travailler pour nous, presque un choc. Nous nous sommes transformés en une équipe de course normale.”

“Les choix basiques sur la voiture ont été faits avant l’arrivée du nouveau propriétaire, mais avec du recul, nous aurions fait les choses différemment, mais nous ne pouvions pas imaginer que de l’argent allait arriver.”

“Cela prendra un peu de temps pour que l’argent se transforme en une voiture rapide, mais pour 2020, nous voulons réaliser un pas en avant important. C’est pour cela que nous avons déjà commencé à travailler sur notre monoplace de l’année prochaine.”

Norris s’attend à un “grand moment” pour sa première course en F1

Âgé de seulement 19 ans, le Britannique Lando Norris s’apprête à participer à sa toute première saison de Formule 1 avec l’équipe McLaren.

Lando Norris a rejoint McLaren l’an dernier en tant que troisième pilote, ce qui lui a permis de s’entraîner au volant de la MCL33 sur différentes pistes du calendrier dans le cadre de séances d’essais libres du vendredi matin.

Désormais pilote titulaire aux côtés de Carlos Sainz, le jeune britannique a pu dans un premier temps se familiariser avec la MCL34 lors des essais hivernaux en Espagne, mais le jeune homme ne cache plus que sa seule motivation désormais est de prendre la piste pour la première fois dans le cadre du championnat du monde de Formule 1.

“Si je dois comparer la façon dont j’étais préparé avant d’arriver aux essais par rapport à ce que je ressens maintenant, je dirais que je me sens beaucoup mieux placé pour savoir ce que je dois faire pour réussir à signer un résultat si j’en ai l’opportunité à Melbourne.” explique Norris.

“De ce côté-là, je me sens beaucoup plus confiant et je sens que je peux faire le travail que je dois faire lorsque je serai à ma première course.”

“Ce sera un grand moment pour ma première course, donc je ne sais pas ce que j’en penserai après, cela dépendra bien-sûr si j’ai un bon résultat ou un résultat moins bon.”

“J’espère juste que ce sera un bon résultat, je veux juste effectuer ma première sortie en piste, et je suis certain que je gagnerai en confiance pour débuter ma saison.”

Abiteboul pense que Renault est plus proche du haut de la grille qu’avant

Le directeur général de Renault Sport Racing, Cyril Abiteboul, estime que son équipe aborde la saison 2019 dans une bien meilleure position qu’elle ne l’était l’an dernier à pareille époque.

Selon Abiteboul, l’écart s’est encore plus resserré cette année dans le milieu de peloton, le manager français estimant que le combat sera très dur entre McLaren, Haas, Alfa Romeo et Renault.

“Nous étions troisièmes au nombre de kilomètres parcourus lors des essais, et il n’y a pas eu de problème fondamental sur la voiture.” affirme Cyril Abiteboul à AMUS.

“Nous sommes plus proches du sommet qu’avant, et selon nos estimations, il n’y a pratiquement rien entre nous, Haas, Toro Rosso, Alfa Romeo et McLaren. Pour Red Bull en revanche, cela reste un mystère pour nous.”

Au moins un podium en 2019 ?

Cyril Abiteboul n’est pas le seul membre du personnel de Renault à aborder la nouvelle campagne avec confiance, puisque Nick Chester, le directeur technique de l’équipe, pense lui aussi que la RS19 sera compétitive cette année.

“Je pense que nous verrons une Renault très compétitive cette année.” a déclaré Chester. “Il y a un écart par rapport aux trois équipes qui nous attendent, mais nous voulons le réduire et au moins signer un podium.”

“En même temps, nous voulons nous tourner vers l’avenir et notre objectif est d’être champions en 2021.”

Marko annonce une bataille à trois entre Vettel, Verstappen et Hamilton

Helmut Marko pense que le championnat 2019 sera disputé par trois pilotes, alors que l’Autrichien voit naturellement son poulain Max Verstappen dans ce trio de tête.

Marko l’a déjà annoncé dés les essais hivernaux de Barcelone : La Red Bull RB15 à moteur Honda aura la possibilité de se battre parmi les trois meilleures équipes de la grille cette année.

L’ancien pilote de F1 voit Ferrari devant tout le monde en 2019, tandis qu’il place Red Bull juste devant Mercedes.

De ce que j’ai vu, Ferrari a clairement la meilleure voiture actuellement, derrière, on retrouve Red Bull et Mercedes.” affirmait Marko il y a deux semaines à Barcelone.

Nous allons voir ce que l’on peut faire jusqu’à Melbourne, mais nous sommes assez confiants de pouvoir gagner des courses grâce à nos points forts et non plus sur des circuits spécifiques comme Monaco ou Singapour.”

Interrogé à nouveau pour savoir si son avis avait changé entre-temps, Helmut Marko garde le cap et annonce une bataille à trois cette année.

“Ce sera probablement une bataille à trois entre Vettel, Verstappen et Hamilton.” indique Helmut Marko à AMUS.

Rappelons qu’après les essais hivernaux de Barcelone, et même si ces chronos ne veulent absolument rien dire, c’est Ferrari qui s’est montrée la plus rapide au terme des huit jours d’essais.

Mercedes pour sa part s’est contentée de se rapprocher à seulement trois millièmes du meilleur temps signé par Sebastian Vettel, tandis que Red Bull a terminé en milieu de grille, après avoir rencontré des problèmes de boîte de vitesses le dernier jour des tests.

Pirelli dévoile ses choix pour l’Espagne, le Canada, mais pas Monaco

Le manufacturier unique de la Formule 1, Pirelli, a révélé les trois composés qui seront disponibles pour les pilotes pour les Grands Prix d’Espagne et du Canada 2019.

Pour la première course en Europe de la saison 2019, Pirelli met à disposition des pilotes ses trois composés les plus durs de sa gamme : les C1, C2 et C3.

En revanche, pour le Grand Prix du Canada, Pirelli a décidé de mettre à disposition des équipes ses gommes les plus tendres de sa gamme avec les C3, C4 et C5.

Pirelli n’a cependant pas encore communiqué ses choix de pneus pour le Grand Prix de Monaco, qui se disputera juste après le Grand Prix d’Espagne et avant le Grand Prix du Canada.

La particularité de la piste non permanente de Monaco doit être un facteur déterminant pour Pirelli, qui devrait tout d’abord regarder comment se comportent ses pneus sur des pistes similaires [Bakou ou Melbourne] avant de révéler ses choix.

Les pneus à disposition des pilotes pour le GP d’Espagne

Les pneus à disposition pour le GP du Canada

 

Max Verstappen : “Je n’ai jamais été Mad Max”

Du haut de ses 21 ans, Max Verstappen entamera en 2019 déjà sa cinquième saison en Formule 1, et le pilote Red Bull estime qu’il ne peut plus désormais utiliser son âge comme excuse.

En 2015, Max Verstappen est devenu le plus jeune pilote de l’histoire à prendre le volant d’une Formule 1 dans le championnat du monde, le jeune hollandais n’avait alors que 16 ans et ne possédait pas encore son permis de conduire.

Max Verstappen pense que désormais son expérience pèse un peu plus lourd que son jeune âge, alors qu’il franchira cette année le cap symbolique des 100 courses disputées en F1.

Considéré parfois comme un pilote agressif ou impulsif, Max Verstappen se défend d’être lui-même que cela plaise ou non.

“Je ne me vois plus comme un jeune pilote, parce que j’ai fais quatre saisons.” explique Verstappen.

“Ce sera ma cinquième saison, donc, il n’y a plus d’excuse, et il faut être mûr. Je n’ai jamais été Mad Max, j’étais juste Max, qui essayait d’obtenir le meilleur résultat pour l’équipe.”

“Je serais toujours le même homme, je suis un gagnant et je veux juste gagner des courses. J’essaie toujours d’obtenir le meilleur résultat possible, je ne suis pas là pour rester en deuxième position.”

“Si vous vous battez pour le championnat, une seconde est suffisante, c’est certain. Mais je n’ai jamais été dans cette position en Formule 1, donc, à chaque fois que j’aurais une chance de gagner une course, je le ferai toujours.”

“Mon objectif est d’être ici pendant au moins 15 ans, il en reste 11 autres et j’aurai alors 32 ans. Peut-être que je pourrai piloter jusqu’à mes 36 ou 37 ans, cela dépend juste de combien de temps vous aimez piloter, peut-être 42 ans même.”

The Chemical Brothers dévoilent la nouvelle identité sonore de la F1

La Formule 1 s’est associée à The Chemical Brothers en 2019 pour créer un remix d’à peine trois secondes à quelques jours de l’ouverture de la saison en Australie.

Le remix, intitulé «WGTT15000BPM F1 NEEEUM MIX», a été créé par le duo de musiciens s’inspirant du son de la génération actuelle des moteurs V6 hybrides.

La piste a été accélérée jusqu’à 15 000 battements par minute pour intégrer les 15 000 tours par minute produits par les moteurs F1.

En conséquence, la chanson dure trois secondes et, selon le communiqué de presse de la F1, “elle deviendra la nouvelle identité sonore globale de la F1.”

Le morceau complet “We’ve Got To Try” paraîtra demain vendredi (8 mars), accompagné d’un clip vidéo qui intégrera également la Formule 1.

“Le défi technique de la création du remix le plus rapide nous a intrigués en tant que fans de F1 et musiciens.” a déclaré Tom Rowlands de The Chemical Brothers.

“C’est excitant d’entendre notre musique dans le contexte de la F1. La vitesse et l’intensité de la F1 reflètent bien notre musique et nos spectacles.”

Kvyat n’a pas réfléchi à deux fois pour revenir chez Toro Rosso

Daniil Kvyat signe son grand retour en F1 cette année chez Toro Rosso, après avoir été remercié par son ancienne écurie fin 2017.

D’abord rétrogradé en 2016 de l’équipe Red Bull Racing à Toro Rosso, Daniil Kvyat a ensuite été remercié par son employeur et n’a pas participé au championnat du monde 2018 faute de volant.

Le Russe a trouvé refuge chez Ferrari l’an dernier, où il occupait un poste de pilote de développement dans le simulateur de la Scuderia.

Mais pour cette saison 2019, coup de théâtre, puisque Toro Rosso a décidé de donner une ultime chance à Daniil Kvyat en le titularisant aux côtés du jeune rookie, Alexander Albon.

Désormais, Daniil Kvyat assure qu’il a bénéficié de cette année sabbatique loin des paddocks et se sent définitivement prêt pour démontrer tout son potentiel.

“Pour être honnête, j’étais légèrement inquiet avant les essais hivernaux.” déclare Daniil Kvyat dans un entretien accordé à GPFans.

“J’étais éloigné d’une monoplace de F1, de la F1, et de la course sur piste, disons-le ainsi. Ce n’étaient pas des journées faciles qui ont précédé les tests, mais d’une autre manière, ce fut aussi des jours heureux.”

“En outre, il y avait un gros point d’interrogation sur la façon dont les choses iraient après si longtemps loin de la F1, notamment en termes de pilotage.”

“Mais au bout de seulement cinq tours, tout est revenu à la normale, et comme le disait Franz [Tost, le directeur de l’équipe Toro Rosso], je n’avais pas l’impression d’avoir été absent.”

Un congé sabbatique bénéfique

Daniil Kvyat pense que son congé sabbatique lui a été bénéfique et lui aura permis d’avoir une toute nouvelle approche de la course.

“Je pense que la situation est désormais différente par rapport à mon dernier passage en F1. Je pense que c’était une bonne chose d’avoir cette année pour réfléchir, et essayer de devenir meilleur en tant que pilote.”

“Espérons que les choses que j’ai changées dans mon approche de la course et du travail en général se refléteront sur la piste.”

Pas hésité une seule seconde pour revenir

Lorsqu’on lui a demandé s’il avait réfléchi à deux fois avant de rejoindre son ancien employeur, qui l’avait pourtant laissé tomber quelques mois plus tôt, Kvyat assure qu’il n’a pas hésité une seule seconde.

“Je n’ai pas réfléchi à deux fois non. Je voulais revenir, j’avais beaucoup de choses à faire [avec Toro Rosso], et j’ai dit que je voulais revenir pour faire de mon mieux.”

“Désormais, je suis revenu à la normale, je me sens dans le coup, et je profite vraiment de chaque moment dés que je monte dans la voiture.”

Sainz répond à Helmut Marko, qui voit McLaren en fond de grille

Carlos Sainz a tenu à répondre à Helmut Marko, qui a fait quelques prédictions à la fin des essais hivernaux et qui pense que McLaren se retrouvera en fond de grille en 2019.

Le Dr Marko, consultant Motorsport pour l’équipe Red Bull, n’a pas hésité à dire la semaine dernière que Williams se battrait en fond de grille cette année avec l’équipe McLaren.

Interrogé sur les prédictions de Marko, Carlos Sainz a tenu à lui répondre et souligne que McLaren a fait de grands progrès cet hiver, alors que l’équipe se concentrera davantage sur la position qu’elle occupera à la fin de l’année.

“Je respecte ses prédictions, mais je sais où nous en sommes, c’est à dire à peu près là où nous étions l’année dernière.” explique Carlos Sainz.

“Je suis certain que ce sont ses chiffres qui l’ont emmené à dire cela, donc il n’y pas de raison de discuter. Tout ce que je peux dire, c’est que nous avons fait plus de tours [à Barcelone] que lors des précédentes années.”

“Mais il est juste impossible de dire si nous serons sixième ou neuvième, mais nous allons en Australie bien mieux préparés que les années précédentes.”

McLaren se concentre sur sa position finale

En fin de compte, Carlos Sainz insiste sur le fait que McLaren va se concentrer cette année sur la position dans laquelle l’équipe terminera la saison, et non pas celle où elle débutera l’année.

“Il y a eu beaucoup de progrès de la première semaine à la seconde [lors des essais hivernaux]. Nous n’avons rien apporté de nouveau, nous avons simplement optimisé ce que nous avions.”

“L’objectif est de terminer l’année dans une meilleure position par rapport à notre position de départ en début d’année, contrairement à l’année dernière où l’équipe devait se concentrer tôt sur la voiture de cette année.”

Renault ne veut plus faire partie d’une Formule 1 avec des équipes B

Cyril Abiteboul, le directeur général de Renault Sport Racing, se dit très inquiet du modèle économique introduit par Haas en Formule 1 en 2016.

L’écurie américaine est arrivée en F1 en 2016 en devenant une équipe cliente de Ferrari, qui lui fournit le moteur, la boîte de vitesses, les suspensions, la soufflerie et bien d’autres éléments et composants tout au long de l’année.

L’équipe Haas est en quelques sortes devenue l’équipe B de Ferrari, tout comme Racing Point avec Mercedes ou encore Toro Rosso avec Red Bull.

Mais selon le patron de Renault, cette situation ne peut plus durer en Formule 1 et est devenue invivable pour Renault, qui doit contrer une course à l’armement avec ses propres ressources, bien plus limitée finalement qu’une équipe d’usine associée à une équipe cliente.

Pour Cyril Abiteboul, ce système d’équipes satellites doit impérativement être revu par la FIA, alors que les prochaines règles sur le plafonnement des budgets devraient ne faire qu’empirer les choses.

“Haas a créé un précédent très difficile à faire oublier à tout le monde. Pour moi, il y a une époque avant et après Haas.” explique Cyril Abiteboul à AMUS.

“Cela a changé la Formule 1, peut-être pour toujours. Dix équipes sont en réalité devenues quatre ou cinq, et c’est quelque chose que nous n’avons pas pris en compte dans nos stratégies.”

“Vous ne pouvez pas gagner rapidement si vous n’avez pas d’équipe B, nous prenons cette situation très au sérieux, et je ne sais pas comment arrêter cette course à l’armement. Ces équipes satellites sont un élément de cette course à l’armement, cela doit être reconnu par la FIA.”

“Nous ne voulons pas faire partie d’une telle Formule 1, l’équipe nationale française est sous pression, alors que la nouvelle direction a hérité de ce projet de Formule 1 et souhaite maintenant voir les résultats. Si les objectifs ne sont pas atteints, vous devez en comprendre les raisons.”

“Ce système d’équipes satellites aide Ferrari et Haas, et avant de pouvoir battre Ferrari, je dois d’abord battre Haas. C’est de plus en plus difficile d’obtenir des sponsors et ce n’est pas un problème propre à Renault, mais pour tous ceux qui n’ont pas les moyens de se payer ce modèle.”

Le plafond budgétaire ne fera qu’empirer la situation

Selon Cyril Abiteboul, la limite budgétaire qui devrait être introduite en F1 en 2021 ne fera qu’empirer la situation.

“Si vous avez moins d’argent et de ressources, une telle situation vous aidera encore plus. Une équipe peut se concentrer sur le développement de l’aérodynamisme, l’autre sur le châssis. Cela crée une alliance fantastique. Si vous restez isolé comme nous, vous n’avez aucune chance.”

Pourquoi ne pas faire alliance avec McLaren ?

“Parce que nous sommes des équipes égales. Qui est le roi et qui est l’esclave? Peut-être que nous devrons parler à McLaren à un moment donné, mais cette alliance ne pourrait jamais être au même niveau que Ferrari et Haas, Mercedes et Racing Point, Red Bull et Toro Rosso.” insiste Abiteboul.