La Scuderia Ferrari déterminée à battre Mercedes au championnat

Le directeur de la Scuderia Ferrari, Frederic Vasseur, assure que tout le monde à Maranello est très motivé pour terminer cette saison 2023 à la deuxième place devant Mercedes au championnat du monde des constructeurs.

Avant le Grand Prix du Brésil programmé ce week-end du 03 au 05 novembre, la Scuderia Ferrari est la seule équipe autre que Red Bull a avoir remporté une course (Carlos Sainz à Singapour) et vise donc la place de vice champion du monde cette saison. Mais avant cette vingtième manche de l’année au Brésil, Ferrari est troisième et accuse un retard de 22 points sur Mercedes alors qu’il ne reste plus que trois courses.

Mais si les performances de la SF-23 sont remarquables le samedi lors des qualifications avec deux pole positions consécutives pour Charles Leclerc à Austin et à Mexico, le rythme de course reste toujours le point faible de la monoplace de Maranello cette année et Frederic Vasseur sait que ce ne sera pas facile pour son équipe de battre des Mercedes de plus en plus compétitives en cette fin d’année.

“Lors des deux dernières manches à Austin et à Mexico, nous avons été exceptionnels en qualifications, en prenant la pole à chaque fois avec Charles et en obtenant une première ligne 100 % Ferrari dimanche dernier.” a déclaré Vasseur à la veille du Grand Prix du Brésil.

“Mais lors des courses, il est clair que nous restons vulnérables aux attaques. Néanmoins, nous sommes repartis avec deux podiums et avons marqué plus de points que les autres [Mercedes] qui se battent pour la deuxième place du championnat.”

“Mais pour le moment, nous sommes encore à 22 points [de Mercedes] au classement, donc ce n’est pas une tâche facile qui nous attend. Ce que nous pouvons garantir, c’est que nous nous engageons pleinement à faire de notre mieux au Brésil.”

“Mercedes sera certainement très compétitive, mais nous devons continuer à nous concentrer sur nos propres performances, pour avancer et faire mieux dans tous les domaines, notamment en matière de gestion des pneus et de stratégie de course.”

“Carlos et Charles sont très motivés, tout comme l’équipe sur la piste et à Maranello. Nous continuerons à nous battre jusqu’au drapeau à damier à Abou Dhabi.”

Lewis Hamilton veut renouer avec la victoire ce week-end au Brésil

Le septuple champion du monde de Formule 1, Lewis Hamilton, vise tout simplement la victoire ce week-end au Grand Prix du Brésil sur un tracé qu’il affectionne particulièrement.

Lors des deux dernières courses disputées à Austin et au Mexique, Lewis Hamilton a terminé sur la deuxième marche du podium – bien que le Britannique a été disqualifié des résultats du Grand Prix des Etats-Unis pour une infraction technique sur sa monoplace. 

Mais en arrivant à Interlagos, Hamilton – qui a terminé deuxième l’an dernier derrière son coéquipier George Russell – a déclaré qu’il visait mieux qu’une deuxième place ce week-end : “Nous avons fait un doublé ici [en 2022] mais j’ai l’intention de faire mieux ce week-end.” a déclaré Lewis Hamilton à Reuters à la veille du Grand Prix du Brésil.

“J’adore ce circuit. C’est vraiment un circuit cool ! Il y a quelque chose de très spécial au Brésil, il y a de l’énergie ici, ce sont les gens, la culture, la langue que j’ai besoin d’apprendre.”

“Tout cela rend cet endroit si spécial. Pour moi, cela me dynamise.” a insisté Hamilton qui a débarqué ce jeudi dans le paddock d’Interlagos avec une tenue aux couleurs du Brésil dont il est citoyen d’honneur.

Désormais âgé de 38 ans, Lewis Hamilton – septuple champion du monde – n’a plus remporté de course en Formule 1 depuis le Grand Prix d’Arabie Saoudite 2021. Le Britannique totalise 103 victoires dans sa carrière.

Russell espère répéter son exploit de 2022 au Brésil

Le Britannique George Russell espère pouvoir réitérer son exploit d’il y a un an ce week-end au Grand Prix du Brésil où il a décroché son unique victoire en Formule 1 lors de l’édition 2022, alors que Mercedes se trouve cette saison dans une situation similaire à celle de l’an dernier.

L’an dernier en Formule 1, George Russell a remporté le Grand Prix du Brésil 2022 devant son coéquipier Lewis Hamilton et la Ferrari de Carlos Sainz. Il s’agissait à l’époque de la troisième équipe à remporter une course après Red Bull et Ferrari et du premier succès de Mercedes au cours d’une saison difficile.

Ce week-end, la Formule 1 débarque à Interlagos et l’équipe Mercedes se trouve dans une situation similaire à celle de l’an dernier puisqu’elle n’a toujours pas remporté la moindre course depuis le début de la saison. Tout comme en 2022, seules Red Bull et Ferrari ont décroché au moins une victoire en 2023 (dix-huit pour Red Bull et une pour Ferrari) et George Russell espère donc pouvoir réitérer son exploit de l’an dernier ce week-end et offrir à Mercedes sa première victoire de l’année.

“Je m’en souviens comme si c’était hier. Je me souviens avoir franchi la ligne d’arrivée, les émotions qui traversent votre corps car c’est le rêve de toute une vie.” a déclaré Russell ce jeudi à Interlagos à l’agence de presse Reuters.

“J’étais en larmes après cette course parce que cela avait été une très longue saison de travail acharné, de sang, de sueur et de larmes, et nous y sommes parvenus contre toute attente.”

“Et nous nous retrouvons ici douze mois plus tard dans une situation similaire. Donc, j’espère que nous pourrons répéter ce succès.” a ajouté le pilote Mercedes.

Le retour de Mercedes en 2024 ? 

Revenant sur la saison 2023 de Mercedes, Russell admet que son équipe a commis “quelques erreurs” et que Mercedes reviendra plus forte la saison prochaine, notamment parce que la réglementation technique sera stable.

“Ça été une année vraiment difficile. Nous avons fait quelques erreurs avec le développement de la voiture au cours de l’hiver dernier.” a admis Russell.

“Je suis convaincu qu’en 2024 nous serons dans une position beaucoup plus forte. Mais il nous reste trois courses et le Brésil est une course importante car c’est un week-end de course Sprint. Il y a plus de points à gagner et nous sommes tellement motivés pour essayer d’obtenir un résultat fantastique.”

“Nous espérons pouvoir aborder 2024 sur de bonnes bases.” a-t-il insisté. “Les deux dernières saisons, nous avons eu des problèmes imprévus avec la voiture et maintenant le règlement est stable, la voiture de l’année prochaine ne sera pas trop différente, donc il ne devrait pas y avoir de problèmes inattendus.”

“Je pense que les limites que nous avons rencontrées au cours des deux dernières années et les problèmes auxquels nous avons été confrontés nous ont rendus plus forts en tant qu’équipe et en tant qu’individus.”

Avant le Grand Prix du Brésil, l’équipe Mercedes est toujours deuxième au championnat du monde des constructeurs avec 22 points d’avance sur la Scuderia Ferrari.

Fernando Alonso n’a pas du tout apprécié les rumeurs sur son avenir

Le double champion du monde de F1, Fernando Alonso, ne cachait pas son agacement ce jeudi au Brésil à propos de la rumeur qui a enflammé les réseaux sociaux ces derniers jours et selon laquelle l’Espagnol était sur le point de quitter Aston Martin pour rejoindre Red Bull Racing en 2024. 

Après le Grand Prix du Mexique, le journaliste espagnol Albert Fabrega a publié sur X (anciennement Twitter) un post énigmatique dans lequel il faisait allusion à une grande nouvelle en développement dans le paddock de la Formule 1 sans toutefois jamais préciser sur quel sujet portait la rumeur. A la suite de ce post, certains internautes ont alors propagé sur les réseaux sociaux une fausse information selon laquelle Fernando Alonso allait très certainement quitter Aston Martin pour rejoindre Red Bull en remplacement de Sergio Perez.

Interrogé ce jeudi à Interlagos concernant toutes ces rumeurs, Fernando Alonso ne cachait pas son mécontentement, l’Espagnol voyant d’un mauvais œil ce genre de comportement sur internet.

“Ce ne sont que des rumeurs venant de gens qui essaient juste de s’amuser et de gagner des folowers.” a déclaré le pilote Aston Martin aux médias.

“Mais je ne suis pas dans ce jeu-là. Je n’apprécie pas cela. Dans cette salle, j’apprécie le fait que vous soyez tous des journalistes, des professionnels, qui êtes en F1 depuis tant d’années.”

“Vous gagnez votre respect et c’est comme ça que ça devrait être. Donc, toutes les rumeurs viennent des gens qui ne sont pas dans cette salle, qui sont juste là pour s’amuser et je pense que ce n’est pas très drôle.”

Le double champion du monde estime que ce genre de rumeur infondée peut inciter certains à remettre en question son engagement envers son équipe Aston Martin et l’Espagnol veillera donc à ce qu’il y ait “des conséquences” : “Bien sûr, c’est ce que cela fait. Mais je veillerai à ce qu’il y ait des conséquences.”

Sur un plan purement sportif, Aston Martin connaît une deuxième partie de saison particulièrement difficile avec un double abandon lors de la dernière manche disputée à Mexico. Avant le Grand Prix du Brésil de ce week-end, l’écurie britannique occupe la cinquième place au championnat du monde et accuse un retard de 20 points sur McLaren.

Malgré le manque évident de compétitivité depuis quelques courses, Alonso a insisté sur le fait qu’il fallait garder à l’esprit la saison 2023 dans son ensemble avec une première partie d’année très forte de la part d’Aston Martin avec pas moins de sept podiums.

“Nous ne sommes évidemment pas aussi compétitifs que nous le souhaiterions et nous essayons tous d’atteindre notre meilleur niveau, qui n’est évidemment pas celui que nous montrons actuellement.” a ajouté l’Espagnol.

“Mais nous sommes encore en train d’analyser certaines des améliorations que nous avons apportées récemment et ici au Brésil, nous avons un format Sprint [avec une seule séance d’essais]. Evidemment, nous ne sommes pas contents, Mike [Krack, directeur d’équipe] n’est pas content, personne n’est content de la forme actuelle.”

“En même temps, je l’ai déjà dit il y a quelques courses, cette équipe comptait 250 personnes il y a deux ans, nous sommes maintenant dans une période de transition avec pour être, espérons-le, un prétendant pour l’avenir avec 800 personnes et une nouvelle usine.”

“Avec sept podiums cette année, 200 points de plus que l’an dernier…nous ne devrions pas nous réjouir, mais nous ne pouvons pas non plus être trop dramatiques face à la situation alors que cette campagne 2023 a été une super saison pour nous.”

Pour rappel, Aston Martin a terminé à la septième place en 2022 avec seulement 55 points inscrits, alors que l’écurie en a déjà inscrit 236 cette année avant le Grand Prix du Brésil de ce week-end.

Felipe Drugovich reste pilote de réserve pour Aston Martin en 2024

Aston Martin a confirmé à la veille du Grand Prix du Brésil que le Brésilien Felipe Drugovich continuera d’exercer son rôle de pilote d’essai et de réserve pour l’équipe en 2024. Le champion de Formule 2 2022 participera également aux EL1 du Grand Prix d’Abou Dhabi plus tard ce mois-ci en remplacement de Fernando Alonso.

Tout au long de l’année 2023, Felipe Drugovich a combiné son rôle au bord des pistes avec un programme de développement complet au volant de l’AMR21 de la saison 2021 sur des circuits à travers l’Europe. Depuis qu’il a rejoint l’équipe Aston Martin, le Brésilien a parcouru plus de 6 000 km au volant des AMR21, AMR22 et AMR23.

Pour 2024, il continuera à assister aux Grands Prix dans son rôle officiel et mènera également des travaux de développement dans le simulateur sur le campus technologique Aston Martin de Silverstone, aidant l’équipe d’ingénierie à évaluer les nouveaux développements et mises à niveau techniques. En 2023, il a déjà réalisé 20 jours de travail sur simulateur.

“Je suis vraiment fier de continuer à travailler avec Aston Martin pour une deuxième saison. Cette année, j’ai énormément appris – pas seulement sur le circuit, mais aussi en travaillant avec les ingénieurs du simulateur et grâce au programme de développement qui a été conçu pour moi.” a déclaré le Brésilien.

“Je suis fier de la contribution que j’ai pu apporter et heureux d’avoir pu contribuer au développement de l’AMR23 [monoplace de la saison 2023].”

“Je me concentre désormais sur la préparation de la prochaine séance d’EL1 à Abou Dhabi – j’ai déjà hâte de piloter à nouveau l’AMR23 – et sur le travail que je ferai avec les ingénieurs au cours de l’hiver pour préparer 2024.”

“Je tiens à remercier toute l’équipe pour son incroyable soutien au cours des 12 derniers mois ; et un grand merci à mes partenaires brésiliens, XP, Porto et Banco Master, qui m’ont soutenu à chaque étape. J’ai le sentiment qu’il y a tellement de choses que nous pouvons accomplir en tant qu’équipe à l’avenir.”

Red Bull F1 a encore deux objectifs à atteindre en 2023

Bien que Max Verstappen a déjà remporté le titre mondial cette année [depuis le GP du Qatar] et que Red Bull a verrouillé le championnat constructeurs, Christian Horner, directeur de Red Bull, a insisté sur le fait qu’il reste encore deux objectifs à atteindre cette saison pour son équipe.

Sur les dix-neuf courses déjà disputées avant le Grand Prix du Brésil programmé ce week-end, l’équipe Red Bull a remporté dix-huit Grands Prix cette saison, seize avec Max Verstappen et deux avec Sergio Perez. La seule course ayant été remportée par une équipe autre que Red Bull jusqu’à présent est le Grand Prix de Singapour où le pilote Ferrari Carlos Sainz a réussi à convertir sa pole position en victoire.

Red Bull – malgré sa nette domination cette année – ne pourra donc pas remporter toutes les courses de la campagne 2023, mais l’écurie de Milton Keynes souhaite tout de même terminer l’année en beauté en remportant toutes les courses restantes et en assurant un doublé au championnat des pilotes, ce qui serait une grande première depuis son arrivée en F1 en 2005. 

“Il reste encore deux objectifs cette saison. Le premier est de continuer à gagner et le deuxième est d’assurer cette deuxième place [celle de Perez au championnat] car c’est une chose que nous n’avons encore jamais fait en tant qu’équipe [terminer avec un doublé au championnat pilotes].” a déclaré Christian Horner le week-end dernier à Mexico.

“Nous n’y sommes jamais parvenu avec Sebastian [Vettel] et Mark [Webber]. Nous nous en sommes rapprochés l’année dernière avec Max et Sergio.”

“Ce serait donc un grand exploit dans une saison…avec le niveau de domination que nous avons eu avec une voiture incroyable.”

“Sergio a travaillé dur avec ses ingénieurs, il a travaillé dur dans les coulisses, je pense, pour s’assurer d’être aux avant-postes pour ces courses restantes.”

Alors qu’il ne reste plus que trois courses à disputer cette saison à partir du Brésil, Sergio Perez occupe la deuxième place au championnat du monde des pilotes avec 20 points d’avance sur Lewis Hamilton.

Alpine satisfait de la performance de Schumacher au volant de l’A424

Le directeur par intérim de l’équipe Alpine en F1, Bruno Famin, a confirmé la possibilité de voir l’Allemand Mick Schumacher au volant de l’Alpine A424 en Endurance la saison prochaine après que l’actuel pilote de réserve de Mercedes en Formule 1 a réalisé un test pour Alpine à Jerez.

Depuis qu’il a quitté Haas à la fin de l’année dernière, Mick Schumacher est pilote de réserve chez Mercedes pour la saison 2023, et comme Williams est la seule équipe à devoir confirmer encore son effectif pour 2024, on ne sait toujours pas si l’Allemand sera sur la grille de la Formule 1 l’année prochaine. 

Dans ce contexte d’incertitude concernant son avenir en F1, Schumacher Jr se doit de regarder ailleurs et le jeune Allemand pourrait bien se retrouver en Endurance l’an prochain après avoir réalisé un test avec Alpine à Jerez où l’équipe du constructeur français a poursuivi le développement de son Hypercar A424 avant les futures échéances d’homologation et le premier vrai test d’endurance mi-novembre.

Au total, plus de 1200 kms ont été parcourus pendant les trois jours de tests à Jerez par un trio de pilotes bien connus de la famille Alpine : Charles Milesi, André Negrao et Nicolas Lapierre, après que Mick Schumacher ait fait un roulage de découverte de la discipline.

S’exprimant à Mexico, Famin a confirmé que l’équipe avait été impressionnée par Schumacher après sa participation à ce test privé, mais a déclaré que rien n’avait encore été signé.

“Oui, Mick a testé la voiture à Jerez. Nous étions très satisfaits de sa performance globale et je pense qu’il était heureux aussi.” a déclaré Famin à Mexico le week-end dernier.

“Cela signifie que nous pouvons encore discuter de la possibilité de faire quelque chose ensemble l’année prochaine.”

Le développement de l’A424 se poursuit

Concernant la poursuite du développement de l’A424, ces tests à Jerez ont permis d’améliorer la maîtrise des systèmes embarqués, notamment l’hybridation et le différentiel et de poursuivre le travail sur le fonctionnement des pneumatiques Michelin. Les conditions météorologiques ont par ailleurs permis de défricher les réglages par temps de pluie.

Les premiers roulages de nuit ont eu lieu, ce qui a permis de régler avant le test d’endurance les phares, mais aussi l’éclairage intérieur ; des éléments clés pour de tels prototypes. Les équipes ont aussi continué de travailler sur l’aérodynamique avec l’évaluation de différents appendices, en vue des prochains tests de soufflerie et de l’homologation de l’A424.

Cette séance est une nouvelle étape dans le développement de la voiture et du projet.” a déclaré Famin.

“Nous progressons à chaque sortie, il n’y a pas de mauvaise surprise ce qui est une bonne nouvelle, mais le travail restant à faire est énorme.”

“Tout le monde travaille dur en vue des prochaines échéances : La première sera l’homologation qui arrive à grands pas. Viendra ensuite très vite la première course au Qatar où débutera notre apprentissage de la course qui durera tout le long de la saison 2024.”

L’A424 retournera à Aragon (Motorland) en Espagne mi-novembre pour réaliser des tests sous le  format endurance, de jour comme de nuit, puis terminera l’année à Portimao au Portugal – du 11 au 13 décembre.

Bulletin météo GP F1 du Brésil : de l’instabilité au programme de ce week-end

Ce week-end, la F1 a rendez-vous à São Paulo pour y disputer le GP du Brésil qui sera aussi la dernière course au format Sprint de la saison. Niché à 780 m d’altitude, le circuit d’Interlagos se situe à 80 km à l’ouest de la zone côtière et bénéficie d’un climat tropical. Dans ce bulletin météo complet, nous allons décortiquer les conditions atmosphériques qui sont attendues pour ces trois jours du Grand Prix.

Le Grand Prix de F1 du Brésil a fait ses débuts en 1973, sur le circuit d’Interlagos, également connu sous le nom d’Autódromo José Carlos Pace en hommage à un pilote brésilien de F1, décédé tragiquement en 1977. Le circuit d’Interlagos offre un défi unique en raison de son tracé sinueux, de ses montées et descentes, ainsi que de ses conditions météorologiques changeantes.

Le petit circuit de 4,309 kilomètres est ponctué par des virages rapides et de courtes lignes droites. La célèbre section des “S” de Senna est un point névralgique du circuit, où les pilotes doivent faire preuve de courage et de précision pour aborder les virages en aveugle. L’altitude de São Paulo ajoute un défi supplémentaire en réduisant la puissance des moteurs en raison de la raréfaction de l’air.

Situation générale 

Une petite dépression située au-dessus de l’Uruguay s’intensifie vendredi et se décale vers l’Est au courant de la journée de samedi, générant dans son sillage un temps instable pour la région de São Paulo entre vendredi après-midi et samedi matin. Les chances d’averses orageuses augmentent singulièrement pour la deuxième moitié de l’après-midi de vendredi avant une amélioration pour samedi et dimanche mais en contrepartie des températures à la baisse.

Vendredi – EL1 et qualifications

Après une nuit douce, la journée de vendredi débute avec des nuages d’altitude annonciateurs d’une détérioration. De l’instabilité se développe au cours de l’après-midi en marge du front froid qui est prévu de traverser la région de São Paulo entre vendredi soir et samedi.

Tout au long des deux séances de roulage de la journée (Libres 1 prévus à 11:30 et qualifications à 15:00 heure locale – 15:30 et 19:00 heures de Paris), le vent du Nord-Ouest est soutenu (entre 20 et 30 km/h) avec des rafales au-dessus de 45 km/h. Le mercure évolue entre 30°C pour la séance d’essais libres et 27°C lors de la qualification. Alors que la première séance d’essais libres devrait se dérouler sur une piste sèche, le risque de précipitation est nettement plus élevé en fin d’après-midi avec 40%. 

Samedi – Qualification Shootout, Sprint

Samedi matin, le front s’évacue lentement vers l’Est laissant place à un temps plus stable, plus sec mais aussi plus frais. Pour samedi, le ciel majoritairement couvert en début de journée laisse place à des percées de soleil de plus en plus généreuses. Le vent de secteur Ouest est présent et souffle de 10 à 20 km/h avec des rafales à 30 km/h et le taux d’hygrométrie avoisine 50%. La température évolue entre 25°C pour le Sprint Shootout et 24°C pour la course Sprint de 100 km. Ces deux événements devraient se dérouler sur piste sèche.

Dimanche – La course

Pour la course de dimanche, dont le départ sera donné à 14h heure locale (18h heure de Paris), les conditions seront agréables, tout au long des 71 tours que comporte la manche brésilienne, avec un ciel peu nuageux et un mercure à 22°C. Le vent sera encore présent (entre 15 et 25 km/h) mais de secteur Sud-Est cette fois-ci et avec des rafales pouvant atteindre 35 km/h. Le risque de précipitation est faible mais l’indice UV proche de 11 ce qui ne manquera pas de chauffer le bitume du circuit.

Comme pour tous les Grands Prix, nous invitons nos fidèles lecteurs à consulter les prévisions disponibles pour ce week-end sur le site de notre partenaire météo Celinium. Vous y trouverez, heure par heure, les prévisions météo affinées incluant la couverture nuageuse, la température ainsi que la direction et la force du vent.

Mode d’emploi du “Sprint Shootout” avant le GP F1 du Brésil

Ce week-end au Grand Prix du Brésil, les pilotes devront de nouveau s’adapter au format Sprint (le dernier de la saison sur les six programmés cette année). Ci-dessous, voici le mode d’emploi de ce format atypique.

Initialement, la course Sprint a fait ses débuts en 2021 en Formule 1, le format de week-end original voyant les qualifications décalées au vendredi afin d’établir la grille de départ pour une course Sprint de 100 kilomètres le samedi, qui à son tour déterminait l’ordre de départ de la course principale du dimanche.

Cependant, des ajustements ont été votés pour cette année ce qui signifie que la course Sprint est devenue un événement totalement autonome des week-ends de course lorsque le format est utilisé – le résultat n’ayant désormais aucun impact sur la grille pour le Grand Prix du dimanche.

Mode d’emploi de la qualification Shootout

Ainsi, le nouveau format des week-ends Sprint a été établi comme suit : 

  • Les vendredis comprennent désormais une session d’essais libres 1 et une session de qualifications standard pour établir la grille du Grand Prix de dimanche, tandis que le samedi comprend la course Sprint de 100 km avec une session de qualifications supplémentaire appelée le  “Sprint Shootout”.
  • La séance de qualifications “Shootout” qui détermine donc la grille de départ de la course Sprint est une session plus courte que les qualifications traditionnelles, avec une SQ1 prévue pour durer 12 minutes, une SQ2 pendant 10 minutes et une SQ3 pendant huit minutes.
  • Cette séance de qualifications “Shootout” remplace les essais libres 2 précédemment programmés le samedi matin lors des week-ends de Sprint.
  • De nouveaux pneus sont obligatoires pour chaque phase, avec des Médiums pour les SQ1 et SQ2, et des Tendres pour les SQ3.

Étant donné que la course Sprint est désormais contenue dans le week-end de course et que tout incident ne compromet pas les positions de départ du Grand Prix le dimanche, les pilotes sont plus incités à attaquer durant la course de 100 km, qui dure généralement environ une demi-heure.

Un barème de points identique

Les points pour la course Sprint restent les mêmes, avec huit points attribués au vainqueur, sept à la deuxième place, six à la troisième et ainsi de suite jusqu’à un point pour le huitième – les pilotes et les équipes enregistreront des points dans leurs championnats respectifs.

Outre le circuit urbain de Bakou en Azerbaïdjan où a eu lieu la première qualifications Shootout de l’année, les autres sites où sont organisés des week-ends Sprint pour 2023 sont l’Autriche (Red Bull Ring), la Belgique (Spa-Francorchamps), le Qatar (Circuit de Losail), les États-Unis (Circuit des Amériques) et Sao Paulo (Interlagos). 

Et les pénalités ?

Avec un tel chamboulement dans le format des week-ends, on peut se demander comment son appliquées les différentes pénalités pour les pilotes. Le processus d’application des pénalités lors des événements Sprint a été défini comme suit : 

  • Toute pénalité de grille encourue lors des premiers essais ou des qualifications s’appliquera à la course ; toute pénalité de grille encourue lors de la qualification Shootout s’appliquera à la course Sprint ; tandis que toutes les pénalités de grille encourues lors du Sprint s’appliqueront à la course.
  • Une infraction au Parc Fermé entraînera un départ depuis la voie des stands pour le Sprint et la course du dimanche, tandis que les pénalités liées au groupe motopropulseur ne s’appliqueront qu’à la course du dimanche, à moins qu’elles ne soient également une infraction au Parc Fermé.

Programme et horaires du Grand Prix F1 du Brésil 2023

Vingtième manche du championnat du monde 2023 de Formule 1, le Grand Prix du Brésil se dispute ce week-end du 03 au 05 novembre sur le tracé d’Interlagos à Sao Paulo. 

Attention ! Pour ce vingtième rendez-vous de l’année, le format Sprint Shootout est de retour en Formule 1, ce qui signifie que le programme du week-end à Interlagos est légèrement différent d’un week-end “classique” avec une seule séance d’essais libres le vendredi et une séance de qualifications programmée le même jour (cliquez ici pour lire le mode d’emploi de ce week-end un peu particulier).

Ce vendredi 03 novembre, la seule séance d’essais libres du week-end à Interlagos [EL1] est programmée à 15h30 (heure de Paris), alors que la séance de qualifications qui détermine la grille de départ du Grand Prix du Brésil 2023 est programmée plus tard dans la journée à 19h00 (heure de Paris).

Le samedi 04 novembre, les pilotes participeront à la qualification Shootout à 15h00 (heure de Paris) dont le résultat déterminera la grille de départ de la course Sprint de 100 kilomètres disputée plus tard dans la journée à 19h30 (heure de Paris) et dont le résultat n’aura absolument aucun impact sur la grille de départ de la course de dimanche.

Enfin le dimanche 05 novembre, le départ du Grand Prix du Brésil 2023 sera donné à 18h00 (heure de Paris). Les pilotes s’élanceront pour 71 tours de course à Interlagos. 

Nous vous rappelons que toutes les séances de roulage de chaque week-end de la saison 2023 sont à suivre en direct sur F1only.fr (essais libres 1,2 et 3, qualifications, course Sprint et Grand Prix). Rendez-vous donc dès ce vendredi 03 novembre pour les essais libres du GP du Brésil 2023 sur notre Live Center accessible ici.

Programme du Grand Prix du Brésil 2023 

Vendredi 03 novembre : EL1 à 15h30 / Qualifications à 19h00

Samedi 04 novembre : Qualification Shootout à 15h00 / Sprint à 19h30

Dimanche 05 novembre : Départ du Grand Prix du Brésil à 18h00

En confiance après le Mexique, Daniel Ricciardo vise la Q3 au Brésil

Après sa très belle prestation au Grand Prix du Mexique le week-end dernier où il a franchi la ligne d’arrivée à la septième place après s’être classé quatrième lors des qualifications la veille, le pilote AlphaTauri Daniel Ricciardo vise un autre top dix au Brésil où la Formule 1 pose ses valises cette semaine pour la vingtième manche de l’année. 

Pour sa deuxième course depuis son retour de blessure, Daniel Ricciardo a frappé fort au Mexique en se classant quatrième sur la grille de départ – devant le pilote Red Bull Sergio Perez – et en terminant la course de dimanche à la septième position au drapeau à damier. Grâce à ce résultat, l’Australien a inscrit ses premiers points de la saison et a permis à son équipe de gagner une position au championnat du monde des constructeurs (AlphaTauri est neuvième à égalité de points avec Alfa Romeo avant le GP du Brésil).

Reboosté par son excellent résultat à Mexico, Daniel Ricciardo espère pouvoir confirmer ce week-end au Brésil, bien que le pilote AlphaTauri a admis qu’il n’a pas disputé suffisamment de courses au volant de sa monoplace cette année pour savoir dans quelle mesure le tracé d’Interlagos conviendra à l’AT04.

“Le Mexique a été un excellent week-end du début à la fin et j’étais vraiment content. Nous avions une bonne voiture et nous en avons profité au maximum. J’y suis resté quelques jours après la course avant de descendre à Sao Paulo.” confie Ricciardo à la veille du Grand Prix du Brésil.

“Interlagos est une piste très courte et vous devez vous assurer que tous les virages sont assez propres parce que si vous faites une erreur, il n’y a nulle part où rattraper le temps perdu.”

“Physiquement, c’est une piste difficile, notamment sur le cou, parce qu’il est dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et vous avez l’impression de toujours tourner à gauche sur cette piste. De plus, le fait que l’asphalte a une faible adhérence signifie que c’est une course délicate.”

“C’est un autre week-end de sprint aussi après celui d’Austin, et j’en suis excité car je sens que nous avons beaucoup plus confiance dans la voiture et dans la façon de la régler.”

“Évidemment, j’ai couru deux week-ends de suite depuis que je suis “revenu”, et j’ai hâte d’aborder le format Sprint à Interlagos. Cela dit, il est difficile de savoir dans quelle mesure cette piste conviendra à notre voiture.”

“Je suppose que je n’ai pas fait assez de courses avec elle pour savoir quels types de circuits sont les meilleurs pour nous. Au Mexique, nous avons fait mieux que prévu, ce qui nous donne confiance pour le Brésil. J’espère que nous pourrons avoir de nouveau la voiture dans le top 10 en Q3.”

Avant le Grand Prix du Brésil, Daniel Ricciardo occupe la dix-septième place au championnat du monde des pilotes à égalité de points avec le pilote Alfa Romeo Guanyu Zhou. 

Pirelli dévoile ses choix de pneus pour Las Vegas et Abou Dhabi

Pirelli – le manufacturier unique de la Formule 1 – a dévoilé ses choix de pneus pour les deux derniers Grands Prix de la saison 2023 de F1 respectivement celui de Las Vegas (du 16 au 18 novembre) et celui d’Abou Dhabi (du 24 au 26 novembre).

Les deux dernières courses de la saison verront la sélection en piste la plus tendre parmi les six composés définis par Pirelli pour le championnat du monde de F1 2023. A Las Vegas et Abou Dhabi, les équipes disposeront des pneus C3, C4 et C5.

Concernant le Grand Prix de Las Vegas, la Formule 1 reviendra à Las Vegas après 41 ans sur une toute nouvelle piste, qui s’étendra sur 6 201 kilomètres et passera devant certains des points les plus emblématiques du célèbre Strip – la partie de Las Vegas devenue le symbole de la ville du Nevada – comme le Bellagio, le Venetian et le Caesars Palace.

Les environs de ce dernier casino ont d’ailleurs été le théâtre des deux seules courses déjà organisées dans cette ville dans le passé, comme dernier événement des saisons 1981 et 1982.

Il s’agira du troisième Grand Prix de l’année qui aura lieu aux USA et qui sera une véritable inconnue. Les équipes n’ont pas de réelle référence et devront s’appuyer sur des simulations pour définir un set-up de base, à développer durant le week-end.

Une autre inconnue sera les températures, étant donné que toutes les séances auront lieu après le coucher du soleil. Les deux premières séances d’essais libres sont programmées le jeudi soir (20h30) et dans la nuit de jeudi à vendredi (00h00-01h00). Mêmes horaires pour le vendredi pour les EL3 et les qualifications alors que la course débutera samedi soir à 22h (dimanche matin en France).

Après Las Vegas, retour au Moyen-Orient pour ce qui est désormais devenu l’épreuve finale classique de la saison. Le circuit de Yas Marina à Abou Dhabi accueille un Grand Prix en continu depuis 2009 et a été douze fois la dernière course du calendrier.

L’asphalte est peu abrasif et le tracé n’est pas particulièrement exigeant pour les pneumatiques, soumis à des efforts longitudinaux et latéraux assez équilibrés entre les deux essieux. Le Grand Prix d’Abou Dhabi sera suivi d’une journée d’essais Pirelli à laquelle toutes les équipes participeront, le mardi suivant la course.

Zak O’Sullivan au volant de la Williams en EL1 à Abou Dhabi

Le pilote de la Williams Racing Academy, Zak O’Sullivan, participera à la première séance d’essais libres du Grand Prix d’Abou Dhabi 2023, au volant de la FW45 d’Alex Albon a confirmé l’équipe de Grove. 

La séance de roulage de Zak O’Sullivan, sa première au volant de la Williams FW45, sera la dernière des deux séances obligatoires réservées aux jeunes pilotes cette année pour l’équipe Williams. Le vice-champion de Formule 3 2023 participera également au test de fin de saison pour les jeunes pilotes sur le circuit de Yas Marina, partageant les tâches de pilotage tout au long de la journée avec son collègue pilote de l’Académie Franco Colapinto.

“Je suis vraiment excité de participer aux EL1 à Abou Dhabi. J’ai hâte de prendre le volant de la FW45 pour la première fois et d’accumuler un bon kilométrage à mon actif.” a déclaré O’Sullivan.

“En plus de cela, je retournerai dans la voiture pour les tests des débutants d’après-saison afin de poursuivre mon développement avec l’équipe.”

“Je dois juste remercier Williams Racing pour cette opportunité et pour m’avoir fait confiance pour piloter la voiture 2023.”

Le pilote britannique a rejoint la Williams Racing Driver Academy en 2022 et a notamment remporté le prestigieux prix Autosport BRDC Young Driver of the Year. En 2024, O’Sullivan roulera en Formule 2 pour l’équipe ART Grand Prix. 

Poleman au Brésil en 2022, Magnussen reste lucide pour 2023

Auteur de la pole position pour la course Sprint du Grand Prix du Brésil en 2022, le pilote Haas Kevin Magnussen est bien conscient que son équipe se trouve cette année dans une situation bien différente et ne s’attend pas à pouvoir répéter son exploit de l’an dernier ce week-end à Sao Paulo.

En 2022, Kevin Magnussen a signé le meilleur temps de la Q3 lors des qualifications de la course Sprint sur une piste encore sèche avant qu’un drapeau rouge déclenché par la sortie de piste du pilote Mercedes George Russell ne vienne sceller le destin du Danois. En effet, durant cette courte interruption de séance, la pluie s’est mise à tomber sur le circuit ce qui a empêché tous les pilotes de battre le chrono signé par Magnussen un peu plus tôt.

Le pilote Haas a donc décroché la première pole position de sa carrière en Formule 1 ce jour-là et la première de l’équipe américaine depuis son arrivée en catégorie reine en 2016. 

Lorsqu’on lui demande un an après s’il pense encore à ce moment avant de débuter le week-end du Grand Prix du Brésil, Kevin Magnussen a répondu : “C’était un moment fantastique pour moi et l’équipe l’année dernière.”

“Mais en Formule 1, on passe rapidement à autre chose et on se concentre sur la prochaine chose que l’on veut accomplir. Pour le moment, nous sommes dans une situation très différente, mais ce sera sympa de revenir à Sao Paulo, c’est un classique du calendrier et le souvenir de l’année dernière en fera un sentiment agréable.”

Ce week-end au Brésil, la Formule 1 disputera sa dernière course Sprint de la saison et Kevin Magnussen apprécie toujours autant ce format avec une seule séance d’essais libres disputée tout au long du week-end.

“Je l’ai déjà dit plusieurs fois, j’aime le format Sprint. Pour moi, personnellement, en tant que pilote, c’est plus excitant. Sur les cinq séances de roulage, quatre comptent vraiment et c’est ça qui est excitant.” estime le Danois.

Avant le Grand Prix du Brésil, Kevin Magnussen occupe la dix-neuvième place au championnat du monde des pilotes avec trois points inscrits depuis le début de la saison 2023.

Pierre Gasly a besoin d’un peu de repos avant le Grand Prix du Brésil

Pierre Gasly admet que le triple rendez-vous Austin-Mexique-Brésil programmé en cette fin d’année en Formule 1 est assez difficile à encaisser pour tout le paddock, alors que la saison 2023 touche à sa fin avec encore trois Grands Prix à disputer à partir de ce week-end.

Avec trois week-ends de Grands Prix consécutifs en cette fin de saison, les équipes commencent à ressentir la fatigue après une campagne 2023 qui a débuté au mois de mars avec les essais hivernaux suivis de la première manche de l’année à Bahreïn. En plus des week-ends de course “classiques”, la F1 a introduit cette saison six courses Sprint au calendrier à Bakou, en Autriche, en Belgique, au Qatar, aux Etats-Unis et au Brésil, ce qui ajoute à chaque fois un peu plus de stress au personnel des écuries.

Afin de gérer l’intensité du calendrier en cette deuxième partie de saison, le pilote Alpine Pierre Gasly admet qu’il va profiter de quelques jours de repos avant de disputer le Grand Prix du Brésil afin de se détendre.

Ce triple rendez-vous Austin-Mexico-Sao Paulo est très difficile pour nous tous en Formule 1. Cest vraiment intense, et deux de ces week-ends ont le format Sprint.” nous confie Pierre Gasly.

Pour gérer cette intensité, j’essaie de me détendre dès que je le peux. Par exemple, j’ai beaucoup joué au golf, et pas seulement en préparation de la Netflix Cup !”

Jai organisé un match de football avec lécurie et Haas la semaine dernière et cela nous aide tous à être revigorés tout en nous rassemblant tous.”

“C’était aussi très agréable ! Je vais assurément me reposer cette semaine, puis m’entraîner un peu pour être prêt à prendre le volant vendredi [au Brésil].”

“Il faudra être immédiatement dans le coup, car il n’y a qu’une séance d’essais avant les qualifications. Cela a bien fonctionné pour nous au Qatar et à Austin, donc je me sens paré au défi.”

“J’ai hâte d’y être et mon objectif sera d’y terminer cette triplette intense en beauté, et donc en retrouvant les points.”

Après le Grand Prix du Brésil, il ne restera plus que deux Grands Prix à disputer avec celui de Las Vegas et celui d’Abou Dhabi. Avant le Grand Prix du Brésil, l’équipe Alpine occupe la sixième place au championnat du monde des constructeurs avec 135 points de retard sur Aston Martin. 

Lawrence Stroll admet être jaloux du succès de Red Bull en F1

Le patron d’Aston Martin, Lawrence Stroll, admet sans complexe être jaloux du succès de l’équipe Red Bull en Formule 1, mais le milliardaire ne pense pas qu’il faille tenter de ralentir les champions du monde en titre et estime plutôt que c’est aux autres équipes de la grille de faire un meilleur travail.

Malgré les difficultés récentes, l’équipe Aston Martin – actuellement cinquième – est en bonne voie pour obtenir son meilleur résultat en F1 à ce jour au championnat du monde des constructeurs, après avoir terminé septième lors des saisons 2021 et 2022 et lorsqu’on demande à Lawrence Stroll quels sont ses sentiments de voir son équipe aussi loin de Red Bull alors qu’Aston Martin a occupé la deuxième place du championnat en début d’année, le Canadien a répondu : “Je suis jaloux, très jaloux.”

“Mais de toute évidence, ils ont fait un excellent travail et nous devons apprécier ce qu’ils ont fait. Donc, chapeau à eux.” a déclaré Lawrence Stroll.

“Les règles du jeu sont uniformisées grâce au plafond budgétaire, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années. Je pense donc que nous devons tous faire un meilleur travail pour les battre.”

Lawrence Stroll rappelle également que la monoplace de la saison 2023 a été développée dans les anciennes installations de l’équipe à Silverstone, et que malgré cela, son équipe a tout de même réussi à décrocher sept podiums cette saison, avant une baisse de régime au cours de la seconde partie de la campagne.

“Nous avons eu sept podiums [en 2023], nous sommes donc des prétendants au podium.” a insisté Lawrence Stroll.

“La voiture de l’année dernière a été développée dans notre ancienne usine de 33 ans, la voiture de l’année prochaine sera développée sur notre nouveau campus et c’est un changement assez radical par rapport à ce que nous avions déjà. Il s’agit vraiment d’avoir une installation de pointe pour une entreprise de pointe.”

Avant le Grand Prix du Brésil, l’équipe Aston Martin occupe la cinquième place au championnat du monde des constructeurs avec 20 points de retard sur McLaren et 135 points d’avance sur Alpine sixième.

Lawson estime que seul Red Bull peut le faire revenir en F1

Bien qu’il n’ait pas obtenu de baquet en Formule 1 chez AlphaTauri pour la saison 2024, Liam Lawson insiste sur le fait que Red Bull représente toujours sa meilleure chance de revenir sur la grille de la F1.

Liam Lawson a été appelé à la rescousse par Red Bull cette saison à partir du Grand Prix des Pays-Bas pour remplacer le titulaire Daniel Ricciardo au volant de l’AlphaTauri, l’Australien s’étant blessé lors de la deuxième séance d’essais libres à Zandvoort.

Au total, Lawson aura participé à cinq Grands Prix avec AlphaTauri cette année et le jeune homme – âgé de seulement 21 ans – a impressionné une grande partie du paddock par sa maturité et son talent au volant d’une Formule 1, le Néo-zélandais ayant réussi à inscrire ses premiers points en catégorie reine sur le tracé le plus difficile du calendrier à Singapour en terminant neuvième.

Malgré ses belles performances, Alphatauri a choisi de conserver son duo de pilotes pour la saison 2024 avec le Japonais Yuki Tsunoda et l’Australien Daniel Ricciardo, l’annonce ayant été faite en marge du Grand Prix du Japon 2023.

S’exprimant dans le podcast de la Formule 1 Beyond the Grid, Liam Lawson estime que son manque de compétitivité en 2022 lors de sa deuxième campagne en F2 lui a certainement coûté un baquet en Formule 1 en 2023, au moment où un certain Nyck de Vries venait d’épater tout le paddock en inscrivant ses premiers points en F1 au volant d’une Williams à Monza en remplacement d’Alex Albon, hospitalisé pour une appendicite.

“Cela remonte à De Vries [Nyck]. A ce moment-là, j’ai eu une saison de F2 difficile, mais j’ai réussi à inverser la tendance à la fin, mais il était trop tard.” estime Liam Lawson dans le podcast de la F1 Beyond the Grid.

“J’ai eu une très bonne fin de saison, j’ai connu de bons tests en F1, mais à ce moment-là, la décision avait déjà été prise, donc c’était frustrant.” [AlphaTauri venait d’annoncer Nyck de Vries pour la saison 2023].”

“Mais au moment où la décision a été prise, je pense que j’ai pu comprendre pourquoi. C’était juste à cause de la façon dont s’est déroulée ma saison.”

“Je pense que cette année aussi, même si je fais une bien meilleure saison [en Super Formula]. J’ai eu cette opportunité au milieu de saison d’être appelé dans une équipe en difficulté [Alphatauri], et ils ont eu ensuite le choix entre quelqu’un qui n’a jamais été en Formule 1 et quelqu’un qui a gagné des courses [Daniel Ricciardo].”

“Encore une fois, c’était frustrant, mais je peux donner du sens à cette décision et je peux la comprendre.” a ajouté Lawson.

Malgré sa frustration, Liam Lawson estime que sa seule chance de pouvoir un jour revenir en Formule 1 en tant que titulaire reste Red Bull pour qui il est encore pilote de réserve.

“C’est frustrant de ne pas piloter l’année prochaine, mais je vais continuer à profiter au moins de mon implication en Formule 1.” a t-il insisté.

“Je suis pilote Red Bull. Si jamais j’ai une chance en F1, ce sera via Red Bull Racing. Je pense que ce serait Red Bull qui me donnerait ma chance.”

Le week-end dernier, Liam Lawson a participé à la finale de la Super Formula au Japon. Le Néo-Zélandais a terminé deuxième du championnat derrière Ritomo Miyata.

Chef technique de Mercedes F1, Mike Elliott quitte l’écurie

Mercedes a annoncé à la veille du Grand Prix du Brésil le départ de son chef technique, Mike Elliott, qui occupait ce poste depuis le début de la saison 2023, se concentrant notamment sur le développement d’une stratégie technique visant à renouveler la capacité technique de l’équipe pour les années à venir.

Depuis qu’il a rejoint McLaren en tant qu’aérodynamicien en 2000, Mike Elliott a occupé des postes de première ligne dans le sport pendant 23 saisons. En tant que responsable de l’aérodynamique, puis directeur de la technologie et enfin chef technique, Mike Elliott a apporté une contribution substantielle au succès de l’équipe Mercedes en course et en championnat de 2012 à 2023.

“Mike a été l’un des piliers des réalisations de l’équipe au cours de la dernière décennie et c’est avec des sentiments vraiment mitigés que nous lui disons au revoir aujourd’hui.” a déclaré le directeur de Mercedes, Toto Wolff.

“Mike est un technicien extrêmement intelligent et un excellent joueur d’équipe ; il a fortement contribué à rendre nos voitures de course gagnantes, mais aussi à construire la culture de notre équipe.”

“Mais d’un autre côté, il est clair qu’il est prêt pour de nouvelles aventures au-delà de Mercedes – donc je sais que c’est la bonne étape pour lui aussi.”

“Il quitte l’équipe aujourd’hui avec nos remerciements pour les efforts, l’engagement et l’expertise qu’il a apportés à l’équipe au cours des 11 dernières années – et nos meilleurs vœux pour l’avenir.”

Un voyage vers Alpine ?

Mike Elliott a décidé de faire une pause dans le sport dans les mois à venir, avant de décider de son prochain défi qui pourrait bien être avec l’équipe Alpine qui n’a toujours pas annoncé le nom de son nouveau directeur d’équipe après le départ d’Otmar Szafnauer en juillet dernier.

“Cela a été l’un des grands privilèges de ma carrière de faire partie de cette équipe Mercedes.” a déclaré Elliott.

“Au cours de mon mandat, j’ai vu grandir un groupe de personnes se réunissant pour gagner des courses, puis un premier championnat, jusqu’à remporter un nombre record de huit championnats constructeurs consécutifs. – et je suis fier d’avoir apporté ma contribution à ce voyage.”

“Même si les deux dernières saisons ne nous ont pas vu gagner des courses de la manière à laquelle nous aspirons, elles nous ont mis à l’épreuve de bien d’autres manières – et nous ont obligés à remettre en question nos hypothèses fondamentales sur la façon dont nous réalisons des performances.”

“Au cours des six derniers mois, j’ai apprécié développer la stratégie technique qui, nous l’espérons, pourra jeter les bases du prochain cycle de succès de l’équipe.”

“J’ai décidé que c’était le bon moment pour franchir une nouvelle étape au-delà de Mercedes – d’abord pour faire une pause et faire le point, après 23 ans de travail acharné dans ce sport, puis pour trouver mon prochain défi.”

“Je tiens à remercier mes coéquipiers pour ces 12 fantastiques saisons ensemble et leur souhaite plein succès pour les années à venir.”

Sondage : la F1 doit-elle modifier les week-ends Sprint ?

Ce week-end au Grand Prix du Brésil, la Formule 1 disputera sa dernière course Sprint de l’année sur les six programmées en 2023 après l’Azerbaïdjan, l’Autriche, la Belgique, le Qatar et les Etats-Unis.

Aimé ou détesté, le Grand Prix du Brésil se disputera sous un format Sprint ce week-end avec donc une seule séance d’essais libres le vendredi suivie de la séance de qualifications qui détermine la grille de départ de la course principale du dimanche. Le samedi, les pilotes participeront à une autre séance de qualifications dite “Shootout” dont le résultat déterminera la grille de départ de la course Sprint programmée le même jour à Sao Paulo.

Sur le papier, le format a l’air relativement simple à comprendre mais certains fans – notamment ceux qui suivent la Formule 1 depuis peu de temps – ont encore un peu de mal à comprendre le pourquoi du comment durant un week-end Sprint avec deux séances qualificatives et donc deux grilles de départ, ainsi que deux courses.

Interrogé pour connaître son avis sur les week-ends Sprint, le directeur de l’équipe Haas, Guenther Steiner, n’a pas d’avis tranché sur la question mais estime que la Formule 1 devrait faire en sorte de rendre ce format un peu plus clair pour les spectateurs : “Peut-être que les qualifications du vendredi pour la course de dimanche sont un peu trop lointaines et peuvent dérouter les gens.” nous confie l’Italien.

“Nous devons réfléchir un peu à la façon dont nous pouvons rendre les choses plus claires pour les spectateurs.”

“Dans l’ensemble, je suis d’accord avec les week-ends Sprint si c’est bon pour les fans et les téléspectateurs, et la FOM doit en décider car elle dispose de toutes les données.”

Christian Horner, directeur de l’équipe Red Bull, pense pour sa part que la Formule 1 doit envisager des modifications du format Sprint afin de les rendre un peu plus spectaculaires, le Britannique ayant même relancé l’idée d’une grille de départ inversée pour pimenter le tout.

En début d’année, F1only.fr avait lancé un sondage (visible ici) pour vous demander si vous étiez pour ou contre le nouveau format de Sprint introduit cette saison en Formule 1 et vous avez été une grande majorité (64,27%) à voter contre. 

Votre avis sur le format Sprint a t-il évolué depuis le début de la saison ? La Formule 1 doit-elle simplifier certaines choses ? Vous pouvez voter via le module ci-dessous et argumenter votre choix dans la section des commentaires un peu plus bas. A vous de voter ! 

Haas en attendait un peu plus du concept Red Bull introduit sur sa F1

Le directeur de Haas, Guenther Steiner, a admis que son équipe s’attendait à des résultats un peu plus encourageants avec la grosse mise à jour introduite sur la VF-23 à partir du Grand Prix des Etats-Unis sur le tracé d’Austin.

En arrivant à Austin, l’écurie Haas a apporté dans ses bagages sa plus grosse mise à jour de la saison pour la VF-23, le package introduit étant entièrement axé sur l’aérodynamique et ouvertement copié sur le concept utilisé par Red Bull cette saison. La quasi-totalité de la carrosserie de la VF-23 a été révisée, y compris le plancher, le capot moteur, l’entrée des pontons, les pontons eux-mêmes et les ouïes de refroidissement. 

L’objectif de cette mise à niveau était d’améliorer de façon significative les caractéristiques aérodynamiques de la voiture dans son ensemble – l’équipe recherchant une meilleure cohérence ainsi qu’une meilleure performance aérodynamique.

Mais après deux courses disputées avec ce nouveau package, force est de constater que les résultats ne sont tout simplement pas au rendez-vous avec les deux pilotes Haas hors des points à Austin et au Mexique où Kevin Magnussen a même terminé sa course dans les barrières de Tecpro dimanche dernier en raison d’une rupture de la suspension arrière gauche sur sa monoplace.

Lorsqu’on demande au directeur de Haas, Guenther Steiner, quels enseignements lui et son équipe peuvent tirer des deux dernières courses disputées avec le nouveau package, l’Italien a répondu : “Les principaux enseignements sont que nous attendions peut-être un peu plus de la mise à niveau.”

“Mais il y a encore un peu de hauts et de bas parce que Austin était un week-end Sprint avec peu d’essais, alors que le Mexique avait une altitude très élevée.”

“Nous n’avions pas assez d’appui le week-end dernier. Donc, je ne suis toujours pas parvenu à une conclusion complète, mais les attentes étaient un peu plus élevées, même si cela nous donne une bonne direction pour l’année prochaine.”

Après le Grand Prix du Mexique, l’équipe Haas occupe la dernière place au championnat du monde des constructeurs avec douze points inscrits, soit quatre de moins que AlphaTauri.