Pirelli devrait répondre à l’appel d’offres de la FIA

Pirelli, l’actuel fournisseur officiel de pneumatiques de la Formule 1, a récemment confirmé son intérêt à l’appel d’offres lancé par la FIA ces dernières semaines concernant la fourniture de pneus en catégorie reine pour une période allant de 2025 à 2027.

Interrogé le week-end dernier à Melbourne où se disputait le Grand Prix d’Australie pour savoir où en était Pirelli dans sa prise de décision concernant un éventuelle candidature à sa propre succession, le directeur de la firme italienne, Mario Isola, a confirmé que l’appel d’offres est toujours à l’étude mais que le sentiment général est de vouloir poursuivre l’aventure en F1.

“Ce n’est jamais une décision facile parce que nous investissons beaucoup de ressources et d’argent dans la Formule 1, mais nous sommes satisfaits des résultats jusqu’à présent.” a expliqué Mario Isola, le directeur de Pirelli, à Melbourne.

“Treize ans, c’est une longue période et continuer encore trois, quatre ans, c’est aussi un engagement plus important, mais le sport est en très bonne santé, nous sommes satisfaits de la situation actuelle.”

“Nous sommes heureux de jouer notre rôle dans le sport, comme je l’ai dit, et de suivre les demandes qui viennent des pilotes, des équipes, de la FIA et de la F1, pour avoir un sport encore meilleur, si c’est possible.”

“Alors maintenant, nous sommes en train d’analyser le document qui est assez long. C’est différent du passé avec beaucoup plus de pages à analyser mais, comme je l’ai dit, le sentiment général est qu’on a envie de postuler et de continuer. C’est un processus et nous attendrons la fin du processus.”

Au grand dam des fans donc, il n’y aura toujours pas de guerre des manufacturiers en F1 dans les années à venir puisque la catégorie reine a une nouvelle fois choisi de faire confiance à un seul fabricant pour les saisons 2025, 2026, 2027 et sûrement 2028.

Mercedes a plus progressé en trois semaines qu’au cours de l’hiver

George Russell estime que Mercedes a plus progressé depuis le Grand Prix de Bahreïn – première manche de la saison – que durant tout l’hiver avec sa monoplace 2023.

Lors de la manche d’ouverture de la saison à Bahreïn en mars, Mercedes accusait un retard de plus de 50 secondes sur les Red Bull à l’arrivée de l’épreuve, ce qui a été une véritable douche froide pour toute l’équipe du constructeur allemand qui a décidé de conserver sur la W14 le même concept “sidepod zéro” hérité de la W13 de la saison 2022.

Immédiatement, l’équipe Mercedes a compris qu’elle avait pris une mauvaise direction en termes de développement et a donc décidé d’abandonner peu à peu ce concept grâce à quelques mises à jour qui n’arriveront pas avant le retour de la F1 en Europe au mois de mai.

Cependant, depuis le Grand Prix de Bahreïn, le rythme de la W14 s’est nettement amélioré grâce à plusieurs changements et les deux pilotes Mercedes ont étonné par leur compétitivité en Australie en décrochant les deuxième et troisième places sur la grille de départ après les qualifications.

En course le dimanche, le rythme de la W14 était tout aussi bon puisque George Russell a durant un moment mené le Grand Prix d’Australie avant d’abandonner sur casse moteur, tandis que son coéquipier Lewis Hamilton a franchi la ligne d’arrivée à la deuxième place devant l’Aston Martin de Fernando Alonso.

S’exprimant sur les performances de son équipe depuis le début de la saison, Russell ne peut que constater les énormes progrès réalisés en l’espace de quelques semaines.

“Nous travaillons très dur avec beaucoup de changements. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais nous devons nous assurer qu’ils fonctionnent comme prévu.” a déclaré Russell en Australie.

“Mais comme nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises, nous avons constaté probablement plus de gains au cours des deux ou trois dernières semaines que nous n’en avons trouvé au cours de tout l’hiver. Donc, nous allons définitivement dans la bonne direction.”

Mercedes devrait normalement introduire un gros package de mises à jour sur la W14 au mois de mai – probablement à Imola pour la sixième manche de l’année – mais George Russell prévient qu’il faudra gérer les attentes pour ne pas se retrouver dans la même situation qu’après les tests hivernaux où tout le monde a été surpris du retard de Mercedes.

“Je pense qu’il s’agit surtout de gérer les attentes et de se concentrer sur soi-même et sur le développement.” a ajouté le Britannique.

“Nous avons tous cru au cours de l’hiver que ce que nous faisions était correct, parce qu’il s’agissait d’une évolution de ce que nous avions fait l’année dernière.”

“Nous avons aussi tous vu que toutes les améliorations apportées tout au long de l’année nous ont permis de gagner une course en fin d’année et nous battre à l’avant.”

“Donc oui, cela nous a un peu surpris de voir le manque de performance lorsque nous avons pris la piste à Bahreïn [à la première course de 2023] et c’est pourquoi nous avons rapidement changé notre approche.”

“Déjà le samedi soir du Grand Prix de Bahreïn nous essayions différentes choses en allant dans une direction différente avec le développement, parce que nous nous sommes aperçus que nous n’étions pas allés assez loin.”

“Je ne vais pas vous dire que nous sommes incroyablement optimistes, mais tout ce que je dirais, c’est que nous apportons des améliorations et cela devrait se traduire par du temps au tour. Nous constatons cependant que Red Bull est à plus d’une seconde en ce moment.”

Après le Grand Prix d’Australie, l’équipe Mercedes occupe la troisième place au championnat du monde des constructeurs avec neuf points de retard sur Aston Martin, alors qu’il reste encore 20 Grands Prix à disputer cette saison.

Jean Alesi défend Wittich : “Il a appliqué le règlement”

L’ancien pilote de Formule 1, Jean Alesi, a pris la défense du directeur de course de la FIA, Niels Wittich, après le chaotique Grand Prix d’Australie interrompus à plusieurs reprises par des drapeaux rouges et dont l’arrivée s’est faite derrière une voiture de sécurité.

Dimanche dernier à Melbourne, la troisième manche de la saison 2023 a été interrompue plusieurs fois et les pilotes ont pris trois départs. L’avant dernier départ a été un vrai carnage car plusieurs pilotes sont partis à la faute au premier virage – dont les deux pilotes Alpine qui se sont percutés et qui ont dû abandonner.

Les différents drapeaux rouges agités par la direction de course dimanche à Melbourne ont suscité de vives réactions de la part des fans, mais aussi des équipes et des pilotes, certains n’hésitant pas à dire tout haut ce que tout le monde a pensé tout bas : la Formule 1 a voulu créer du spectacle en interrompant la course à plusieurs reprises.

Mais d’un autre coté, il y a aussi des voix qui s’élèvent pour prendre la défense du directeur de course Niels Wittich dont les décisions ont été très critiquées. C’est le cas du Français Jean Alesi, qui estime que Wittich n’a fait qu’appliquer le règlement dimanche dernier à Melbourne.

“Je ne partage pas les reproches faits à la direction de course [lors du GP d’Australie] et de Niels Wittich. Il a parfaitement appliqué le règlement.” a déclaré Alesi dans sa chronique pour le Corriere della Sera en Italie.

“Le GP d’Australie a suscité de nombreuses polémiques sur le comportement de la direction de course. Je comprends l’impression d’avoir vu une course chaotique mais je ne partage pas les objections. A mon avis, le directeur de course a parfaitement appliqué le règlement.”

“Sur une piste comme Melbourne, lorsque du gravier et d’autres débris envahissent la piste, il est indispensable d’utiliser le drapeau rouge.”

“Comme cela s’est produit après les accidents d’Albon et Magnussen, et après les collisions dans les derniers tours. Il n’y a pas d’alternative et les risques pour ceux qui courent sont élevés.”

Lors de l’avant dernier départ qui a coûté cher à beaucoup de pilotes, l’Espagnol Carlos Sainz a percuté involontairement l’Aston Martin de Fernando Alonso (photo d’illustration) et a donc écopé d’une pénalité de cinq secondes qui l’a fait chuter au classement jusqu’à la P12.

Certains ont estimé que la sanction infligée à Sainz était trop sévère, mais là encore, Jean Alesi a tenu à défendre le directeur de course.

“Je pense que la sanction infligée à Sainz est également compréhensible. Comme cela se produit dans le football ou d’autres sports, une pénalité peut également intervenir en fin de match face à une irrégularité.”

“Et, honnêtement, c’est Sainz qui a commis une erreur peu après la troisième relance. Le fait est qu’après cette course-non-course à Spa [en 2021] et après la finale d’Abou Dhabi 2021, la foule — immense — est devenue le juge, le protagoniste absolu. Cela élargit et multiplie le débat.”

“C’est certainement bien, mais je ne pense pas qu’il soit opportun de remettre en cause celui qui gère les courses, surtout lorsqu’il y a des raisons concrètes pour décréter une neutralisation.”

Un nouveau format de qualifications confirmé à Imola

Cette saison, la Formule 1 expérimentera un nouveau format de qualifications lors de deux week-ends de Grand Prix à commencer par le Grand Prix d’Emilie-Romagne à Imola où les équipes testeront l’allocation alternative de pneus.

L’objectif de ce nouveau format est de restreindre le choix de pneus pour les pilotes durant la séance de qualifications en leur imposant d’utiliser les gommes Dures durant la Q1, les pneus Mediums pour la Q2 et les pneus Tendres pour le top dix en Q3, alors qu’ils sont actuellement libres de choisir les pneus qu’ils souhaitent tout au long des qualifications.

La soi-disant “allocation alternative de pneus”, qui sera également testée lors d’un autre week-end de course en plus de celui en Emilie-Romagne, réduira ainsi les jeux de pneus disponibles pour les équipes de 13 à 11.

Pour ce week-end de course à Imola, Pirelli a choisi de mettre à disposition des équipes des pneumatiques un cran plus tendre que la saison passée sur le même circuit avec les C3, C4 et C5 qui seront disponibles tout au long du week-end.

Un accueil mitigé 

La plupart des pilotes interrogés réservent un accueil mitigé à ce nouveau format de qualifications : “J’espère qu’il ne fera pas froid, sinon ce sera délicat.” a déclaré le champion du monde en titre Max Verstappen à propos de ce nouveau format.

Ce sera la même chose pour tout le monde, mais je ne pense pas que nous ayons besoin de faire ce genre de choses en qualifications. Je n’en vois pas vraiment l’avantage.”

C’est mieux si nous nous assurons que toutes les voitures sont plus proches les unes des autres et plus compétitives au lieu de pimenter les choses de cette façon, ce qui, je pense, est probablement pour le spectacle.”

Ouais, je pense que c’est juste pour le spectacle.” a déclaré le coéquipier de Verstappen, Sergio Perez.

Nous n’avons pas vraiment besoin de changer quoi que ce soit. Mais nous verrons, nous verrons une fois que nous l’aurons essayé, mais je ne pense pas qu’il soit nécéssaire de changer quelque chose qui fonctionne bien.”

Lors du week-end de course à Imola, le nouveau Cinturato Blue Full Wet sera également présenté, il s’agira des premiers pneus pluie Pirelli pouvant être utilisés sans chauffe-pneus.

Suppression des essais libres : le PDG de la F1 revient sur ses propos

Le président de la Formule 1, Stefano Domenicali, a déclaré peu avant le Grand Prix d’Australie qu’il était favorable à l’annulation pure et simple des séances d’essais libres lors d’un week-end de Grand Prix, tout en faisant allusion à une augmentation des week-ends de Sprint à l’avenir.

Les propos de Domenicali ont fait couler beaucoup d’encre et fait réagir bon nombre d’acteurs de la discipline, à commencer par le champion du monde en titre, Max Verstappen, qui n’a pas hésité à dire qu’il ne resterait pas en Formule 1 trop longtemps si les essais libres étaient supprimés pour ajouter plus de courses Sprint lors d’un week-end.

“Même si vous changez le format, je ne trouve pas que ce soit dans l’ADN de la Formule 1 de faire ces courses Sprint.” a ainsi déclaré le pilote Red Bull.

“J’espère juste qu’il n’y aura pas trop de changements, sinon je ne serai pas là trop longtemps. Je ne suis pas fan du tout [des courses Sprint]. Quand on fait ce genre de chose, le week-end devient très intense alors que nous faisons déjà beaucoup de courses.”

Après ses propos polémiques, le patron de la catégorie reine s’est expliqué et a déclaré qu’il ne chercherait pas à supprimer totalement les séances d’essais libres du vendredi, mais qu’il serait “erroné” de ne pas envisager une modification du format actuel des week-ends.

“Evidemment, il faut du temps pour pouvoir s’entraîner, mais les gens viennent voir des performances, et plus vous donnez aux équipes et aux pilotes la chance de voir ce qu’ils valent, mieux c’est pour le spectacle.” a déclaré Domenicali à Sky Sports.

“Ce n’est pas que nous ne respectons pas les traditions, nous respectons l’ancienne façon de penser de notre week-end. Mais ce serait une erreur de ne pas y penser. Nous avons également une nouvelle génération qui arrive et qui demande quelque chose de différent.”

Vous avez voté !

Il y a quelques jours, nous avions lancé un sondage sur notre site en vous posant la question :  Etes-vous pour ou contre la suppression des essais libres ?

Sondage réalisé sur F1only.fr le 27 mars 2023

Vous avez été une majorité (82,5%) à voter contre la suppression des essais libres, tandis que 17,15% des votants se sont prononcés pour la suppression des essais libres en Formule 1. Vous pouvez évidemment continuer de débattre sur ce sujet juste au dessous de cet article dans la section des commentaires.

Alpine ne blâme pas ses pilotes après le fiasco de Melbourne

Alors que les deux pilotes Alpine étaient dans les points dimanche à Melbourne, Esteban Ocon et Pierre Gasly se sont percutés au premier virage après une relance de course suite à un drapeau rouge déclenché après le crash de Kevin Magnussen en peu plus tôt.

En arrivant au premier virage, Pierre Gasly a tiré tout droit dans le bac à gravier en tentant d’éviter le chaos avec plusieurs monoplace au tapis, mais en revenant sur la piste, le Français a coupé la route à son coéquipier Esteban Ocon et les deux hommes ont terminé le Grand Prix d’Australie avec leurs monoplaces endommagées et garées sagement contre le mur à droite de la piste.

Les pilotes ont eu une discussion juste après ce double abandon et Pierre Gasly a présenté ses excuses à son coéquipier Esteban Ocon. L’affaire est donc classée en interne et le directeur de l’écurie du constructeur français a lui aussi estimé qu’aucun des deux pilotes n’était à blâmer pour ce qui n’était qu’un simple fait de course.

“C’est évidemment dommage qu’ils se soient percutés, mais pour ce qui est d’essayer de blâmer l’un ou l’autre, je ne pense pas que ce soit la bonne chose à faire.” a déclaré Szafnauer.

“La bonne chose à faire est de tirer des leçons. C’était tellement le chaos [au premier virage] qu’il fallait prendre des décisions rapides.”

“Si vous regardez le replay, Tsunoda [Yuki, pilote AlphaTauri, ndlr] passe, Esteban [Ocon] essaie de le suivre. Mais il ne pouvait pas savoir ce que Pierre [Gasly] allait faire et Pierre a juste essayé de revenir dans la ligne de course.”

“Mais ce n’est pas comme s’il avait regardé dans ses rétros et avait vu quelqu’un et dit : “Oh, je vais le bloquer”. Il a juste voulu reprendre la ligne de course en pensant que personne n’était là.”

“C’était vraiment un incident de course. Qui est à blâmer pour quelque chose comme ça ? Il y a des moments où vous ne pouvez pas éviter cela parce que des choses se passent devant vous et vous devez choisir entre rencontrer ceci ou rencontrer cela, tout simplement parce que vous ne pouvez pas l’éviter.”

Après le Grand Prix d’Australie, Alpine a chuté à la sixième place au championnat du monde des constructeurs et se retrouve désormais sous la menace de l’équipe Haas, à peine un point derrière.

Luca di Montezemolo : “C’est douloureux de voir Ferrari comme ça”

L’ancien président de Ferrari, Luca di Montezemolo, a bien du mal à cacher sa déception de voir une Scuderia Ferrari à la peine et qui ne gagne plus de titre mondial depuis quelques années maintenant, le dernier titre constructeur remontant à 2008.

Depuis le début de cette saison 2023, la Scuderia Ferrari accuse un certain retard sur Red Bull, Aston Martin et Mercedes et occupe après la troisième manche de l’année la quatrième place au championnat du monde des constructeurs avec seulement 26 points inscrits. L’écurie de Maranello est même plus proche de la cinquième place occupée par McLaren (14 points d’écart) que de la troisième occupée par Mercedes qui devance Ferrari de 30 points déjà.

Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de l’équipe Ferrari en 2023, l’italien a répondu : “Vous remuez le couteau dans la plaie, Ferrari est ma famille.” a déclaré di Montezemolo dans l’émission Piazza Pulita sur La7 en Italie.

“Ça été la chose la plus importante dans ma vie, parce que j’étais chez Ferrari 25 ans à deux moments différents. Dans les années 70, quand j’étais directeur sportif et que nous avons gagné le mondial avec Niki Lauda, et après dans les années 90 [il était président].”

“Il y a beaucoup à dire et c’est un peu douloureux pour moi, parce que cela ne me plait pas de voir Ferrari comma ça et je ne pense pas qu’il s’agit d’une crise passagère, parce qu’ils ont besoin de reconstruire, de trouver sur le marché les meilleurs techniciens.”

L’italien prend pour exemple ce qu’il continue d’appeler “la dream team” de l’époque lorsque la Scuderia Ferrari était managée par Jean Todt et que Michael Schumacher a battu tous les records.

“J’ai pensé à cinq personnes, j’ai pris Todt [Jean], Domenicali [actuel PDG de la F1], Ross Brawn [ancien manager sportif de la F1 et désormais à la retraite] qui était un grand directeur technique et Rory Byrne.”

“Puis ensuite est arrivé Schumacher [Michael] deux années plus tard, mais ce n’est pas que le pilote qui a fait la différence, même Superman n’y serait pas arrivé.”

“A partir de là, nous avons construit une équipe. Nous avons même récupéré sur le marché quelques techniciens de toutes nationalités, parce que pour gagner, vous avez besoin de compétences et d’apporter un peu de culture [différente] dans la société dans les secteurs qui en ont besoin.”

“Je suis très désolé, je dois dire la vérité. Cette année je m’attendais – au delà des discours triomphalistes qui ont été fait lors de la présentation de la voiture [en début d’année] – à une voiture plus compétitive que celle de l’an dernier.”

Qui est le meilleur entre Schumacher, Leclerc et Lauda ? 

Enfin, lorsqu’on lui demande qui est le meilleur entre Schumacher, Lauda et Leclerc, di Montezemolo a répondu : “Pour moi, Lauda est l’un des amis les plus importants de toute ma vie.”

“Nous avons commencé à travailler ensemble, moi j’étais directeur sportif 25 ans, et lui il était un jeune pilote. Nous avons passé tant d’années ensemble, et même quand il était chez Mercedes [dans les dernières années de sa vie] nous sommes restés de très grands amis.”

“Schumacher était le pilote qui a le plus gagné avec Ferrari. Mais je dois dire une chose, quand il gagnait, nous gagnions tous ensemble et quand il perdait, nous perdions tous ensemble. Il y a des pilotes qui, quand ils gagnent, disent que c’est eux et que quand ils perdent, ils disent que c’est de la faute de l’équipe ou de la voiture.”

“Leclerc est très bon. C’est un pilote rapide, surtout sur un tour. C’est un pilote qui est arrivé [chez Ferrari] à un moment délicat, parce qu’il est jeune, les années passent, mais pour gagner il a besoin d’une voiture compétitive.” a conclu Di Montezemolo.

Wolff ne peut que constater le rythme “époustouflant” de Red Bull

Depuis le début de la saison, la vitesse de pointe de la Red Bull avec le DRS ouvert fait couler beaucoup d’encre et les performances de Max Verstappen en course dimanche dernier à Melbourne n’ont fait que confirmer l’avantage de la RB19 en ligne droite.

Au Grand Prix d’Australie, Max Verstappen était à la poursuite de la Mercedes du leader Lewis Hamilton en course et a réussi à doubler le Britannique grâce à l’utilisation du DRS. Au tour suivant, Verstappen avait déjà deux secondes d’avance sur Hamilton.

Lorsqu’on demande au directeur de Mercedes, Toto Wolff, s’il était préoccupé par la différence de vitesse entre la Red Bull et la Mercedes dans les lignes droites, l’Autrichien a répondu : “Red Bull a un avantage de vitesse en ligne droite avec le DRS ouvert qui est tout simplement époustouflant.”

“Mais c’est de la méritocratie, c’est du sport. Si vous avez une voiture aussi rapide en ligne droite, c’est à nous de régler ça et de trouver les outils pour avoir les mêmes performances en ligne droite.” a ajouté Wolff, cité par le site du championnat.

Malgré ce déficit de vitesse en ligne droite, la W14 a fait un grand pas en avant en termes de performance depuis la première course de l’année disputée à Bahreïn, mais Toto Wolff préfère rester prudent car les performances de la Mercedes à Melbourne pourraient être en grande partie due à la piste.

“Je pense que ce style de piste était vraiment un avantage pour nous. Notre voiture manque un peu de performance sur le train arrière et cette piste nous a définitivement aidés.”

“Donc, cela nous fait paraître un peu mieux que nous devrions l’être normalement. Mais nous savons où sont nos faiblesses et nous devons juste les régler.”

“Est-ce que notre ligne de base doit être là ? Je ne suis pas sûr. Mais je pense que nous avons maximisé ce que nous avons et je pense que c’était bien de voir que nous pouvons courir contre Ferrari et Aston Martin.”

“Nous avons juste besoin de consolider tout ça. Plus nous en apprenons sur la voiture, plus nous apporterons des packages de mises à niveau, plus nous pourrons défier les leaders.”

Après le Grand Prix d’Australie, Mercedes occupe la troisième place au championnat du monde des constructeurs avec neuf points de retard sur Aston Martin.

Claquettes, coupe mulet, débardeur : le look improbable de Bottas

Cela ne vous aura certainement pas échappé, le Finlandais Valtteri Bottas s’est complétement métamorphosé durant la pause hivernale et a adopté un look vintage avec une coupe mulet et une moustache du plus bel effet (voir les photos dans la galerie ci-dessus en cliquant sur l’image).

Depuis son départ de l’équipe Mercedes pour rejoindre Alfa Romeo, Valtteri Bottas semble complétement libéré et n’hésite plus désormais à s’affirmer en commençant par son look qui a fait couler beaucoup d’encre lors du week-end du Grand Prix d’Australie à Melbourne.

En effet, le pilote finlandais a fait sensation dès son arrivée dans le paddock de Melbourne vêtu d’un short, d’une paire de claquettes, d’un débardeur laissant apparaître un superbe bronzage “camionneur” et bien sûr de sa fameuse coupe mulet et de sa moustache type “magnum”.

Du côté de chez Alfa Romeo, on joue le jeu de Bottas à 110% avec la vente sur le site marchand de l’équipe de produits dérivés allant du Sweat à capuche “homme mulet” au débardeur “homme mulet” (disponible aussi pour les femmes) ou encore de la casquette spéciale coupe mulet.

Alors oui, certains reprocheront à Valtteri Bottas sa légèreté depuis quelques mois, mais force est de constater que le pilote finlandais semble bien plus heureux actuellement en étant finalement lui-même, bien loin de l’image du pilote parfait modelée par les équipes en Formule 1 depuis quelques années. 

Un peu de fun dans ce milieu de la F1 devenu un peu trop aseptisé depuis quelques années et où il n’y a pas de place pour découvrir la vraie personnalité des pilotes. En tout cas chez F1only on apprécie beaucoup de voir un pilote s’exprimer librement…

Tsunoda a perdu gros avec le dernier drapeau rouge

Yuki Tsunoda ne cachait pas frustration dimanche soir à Melbourne après avoir marqué son premier point de la saison en terminant dixième d’un Grand Prix d’Australie chaotique.

Alors qu’il a passé la plupart de son temps en dehors du top dix durant la course, Tsunoda a su profiter du chaos au premier virage lors de la relance du Grand Prix après une période sous drapeau rouge en dépassant bon nombre de ses adversaires partis à la faute.

Une fois passé ce premier virage, Yuki Tsunoda s’est retrouvé cinquième avant que les deux pilotes Alpine ne se percutent, obligeant la direction de course à agiter un autre drapeau rouge. 

Pour le dernier restart, la direction de course a décidé de relancer le Grand Prix pour un seul tour derrière la voiture de sécurité et en prenant le classement avant l’incident du premier virage, ce qui a fait chuter Tsunoda à la onzième place.

Onzième au drapeau à damier, le pilote AlphaTauri a finalement eu un peu de chance dans son malheur en remontant d’un cran grâce à une pénalité appliquée au pilote Ferrari Carlos Sainz qui a vu sa P4 se transformer en P12.

“Sans ce drapeau rouge, je marquais les points de la cinquième place. Tout ça s’est passé derrière moi après avoir dépassé Gasly, donc même sans l’incident [des deux Alpine], j’avais une cinquième place.” a déclaré un Yuki Tsunoda frustré dimanche soir à Melbourne.

“C’est vraiment nul ce qu’il y a eu après ce drapeau rouge, c’est vraiment dommage. Je suis vraiment frustré de terminer dixième.”

“Malgré cela, c’est ma première entrée dans les points cette saison, donc on le prend, compte tenu de ma position de départ [P12 sur la grille].”

“Compte tenu de tout ce qui s’est passé avec les drapeaux rouges, nos difficultés à faire monter les pneus en températures durant la course, on doit se satisfaire de cette dixième place, parce que nous avons maximisé nos performances.”

Après le Grand Prix d’Australie, l’équipe AlphaTauri occupe la dernière place à égalité de points avec Williams au championnat du monde des constructeurs avec un seul point marqué depuis le début de la saison. 

Alonso s’attend à une évolution de la hiérarchie

Après trois podiums consécutifs en autant de courses disputées, Fernando Alonso s’attend à ce que la situation évolue au cours des prochains Grands Prix, notamment parce que la plupart des écuries de la grille vont désormais introduire de nombreuses évolutions sur leur monoplace avec le retour de la F1 en Europe.

Le double champion du monde a décroché trois troisième place lors des trois premières épreuves de la saison au volant d’une Aston Martin compétitive, mais lors de la dernière courses disputée à Melbourne, les Mercedes ont affiché un rythme impressionnant tant en qualifications le samedi que le dimanche en course.

Durant une grande partie de la course, Fernando Alonso s’est battu contre la Mercedes de Lewis Hamilton et n’a finalement jamais réussi à rattraper le septuple champion du monde qui a terminé deuxième du Grand Prix d’Australie, permettant à son équipe de décrocher son premier podium de la saison 2023.

Alonso pour sa part estime que les écarts vont très certainement se resserrer à partir du Grand Prix d’Azerbaïdjan avec l’arrivée de nouveautés sur les monoplaces, alors que pendant les trois premières courses, les équipes n’ont introduit que très peu d’évolutions.

“Il semble que les qualifications vont être très importantes maintenant, car le rythme de course est très similaire, et je pense que nous entrons dans une partie de la saison très intéressante : quelle équipe développera la voiture le plus rapidement ?” a insisté Alonso.

“Je pense que pour les trois premières courses, en étant loin de l’Europe, il était difficile d’apporter des améliorations ou des choses comme ça. Mais à partir de maintenant, on verra peut-être le niveau des équipes changer un peu, course par course, en fonction de qui apportera une amélioration suffisamment bonne.”

Lorsqu’on lui demande s’il pense que Aston Martin pourra de nouveau décrocher des podiums au cours des prochaines manches, l’Espagnol a ajouté : “Je ne sais pas, mais pour nous, ce sont des jours heureux en ce moment.”

“Nous ne nous attendions pas à être sur le podium, peut-être même tout au long de la saison, et en trois courses nous en avons trois.”

“Donc, tout ce qui viendra maintenant sera en plus, et comme je l’ai déjà dit, troisième ou quatrième c’est beaucoup de points, donc nous saisissons chaque opportunité et nous devons apprendre et grandir en équipe, même en dehors de la piste, parce que nous courrons contre Red Bull, Mercedes, Ferrari, des équipes habituées à ce genre de rythme de développement.”

“Nous sommes dans un processus d’apprentissage et nous prenons 2023 de manière très humble et nous verrons ce qui se passe.”

A partir de la prochaine course programmée à Bakou fin avril, l’équipe Aston Martin apportera elle aussi des nouveautés sur l’AMR23, comme l’a expliqué le directeur de l’équipe ici.

Vasseur voit rouge avec la pénalité de Sainz à Melbourne

Dimanche dernier à Melbourne, Carlos Sainz a écopé d’une pénalité de cinq secondes sur son temps final après avoir été jugé coupable d’un accrochage au premier virage avec la monoplace de Fernando Alonso lors du restart de la course après une période sous drapeau rouge.

Quatrième à l’arrivée de l’épreuve, le pilote Ferrari a immédiatement été déclassé avec l’application de sa pénalité et a donc terminé cette troisième manche de l’année à la douzième place en dehors des points. 

Si Frederic Vasseur ne conteste pas le fait que son pilote a fait une erreur en piste, le Français dénonce en revanche le manque de cohérence entre les différentes décisions des commissaires de la FIA et compare l’imbroglio entourant la pénalité de Fernando Alonso lors de la manche précédente à celle de son pilote dimanche dernier en Australie qui a vu sa pénalité infligée en un temps record.

“Ma principale frustration vient du fait qu’ils ont pris la décision tellement rapidement, alors que nous savons tous que cela n’aurait eu aucun impact sur le podium et nous n’avons même eu la possibilité d’entre les pilotes, ce qui est vraiment dommage.” a déclaré Vasseur à Channel 4 après le Grand Prix d’Australie.

“Il a fait un super travail, mais maintenant je pense que l’on peut discuter pendant des heures de la pénalité, qu’elle ait été sévère ou non.”

“C’est sûr qu’en fonction de votre équipe l’analyse sera différente, mais je pense que ce qui est le plus dommage pour moi, étant donné que cela n’impactait pas le podium, c’est qu’au moins les commissaires auraient pu écouter les pilotes et jeter un œil aux données.”

“Je pense que c’est dommage, parce que la semaine dernière [au GP d’Arabie Saoudite, ndlr], nous avons modifié le règlement deux fois en dix minutes lors de l’arrêt au stand d’Alonso (à lire ici pour comprendre). Nous aurions pu avoir la même chose aujourd’hui, au moins pour en discuter.”

Le directeur de la Scuderia a ajouté : “Ils ont mis trente tours pour décider si Alonso était dans la Grid Box ou non, et là ils ont mis cinq secondes [pour pénaliser Sainz].”

Malgré son mécontentement, le Français a insisté sur le fait que Ferrari ne fera pas appel de la décision des commissaires : “Non, non. Je ne suis pas un grand fan de tout ça, c’est un incident de course.”

“Mais dans un incident de course, vous avez toujours deux voitures impliquées dans l’incident et vous avez toujours deux façons de voir l’incident. Aujourd’hui, je parle en tant que team principal de Ferrari, donc ma position n’est pas la même que les autres gars du paddock.”

Après le Grand Prix d’Australie où l’équipe n’a marqué aucun point, Ferrari occupe la quatrième place au championnat du monde des constructeurs avec 26 points inscrits depuis le début de l’année.

Mike Krack impressionné par la régularité d’Alonso

Le directeur de l’équipe Aston Martin, Mike Krack, est particulièrement impressionné par la régularité de son pilote vedette, Fernando Alonso, depuis le début de la saison.

Après les trois premières courses de l’année, Fernando Alonso a décroché trois podiums consécutifs au volant de son AMR23, l’Espagnol étant monté à chaque fois sur la troisième marche du podium.

“Trois podiums en trois courses ! Si quelqu’un m’avait dit que nous allions décrocher trois podiums en trois courses, je ne l’aurais pas cru.” a déclaré Mike Krack en entretien avec AS juste après le Grand Prix d’Australie.

“Cela nous montre quel champion nous avons. Sa régularité est juste incroyable ! Si vous regardez toutes les séances jusqu’à présent, y compris les essais libres, il a toujours été à l’avant.”

En route désormais vers la quatrième manche de l’année à Bakou fin avril où la plupart des équipes de la grille apporteront des mises à jour sur leur monoplace, le patron d’Aston Martin veut rester prudent car les prochaines destinations offriront des défis bien différents des trois circuits déjà visités depuis le début de l’année.

“A Bahreïn, nous étions compétitifs, à Djeddah c’était bien, et en Australie nous avons eu un vrai combat. Si nous regardons toutes les données, nous devons regarder où nous sommes vraiment et nous parlons de marges infimes.”

“Un petit coup de vent ou un léger survirage peut décider d’une position. Mais cela se produit lorsque les marges sont si minces, c’est la situation dans laquelle nous nous trouvons, et nous devons nous donner à 100% à tout moment.”

“Etre compétitifs sur les trois circuits [les trois premiers, ndlr], nous donne une certaine confiance, mais la suite sera très différente. Nous avons Bakou, avec une immense ligne droite; et Monaco, sans aucune ligne droite. Nous devons donc être prudents avant de tirer trop de conclusions.”

Après le Grand Prix d’Australie, Aston Martin occupe la deuxième place au championnat du monde des constructeurs avec neuf points d’avance sur Mercedes.

Ricciardo heureux dans son nouveau rôle avec Red Bull

Daniel Ricciardo pense avoir pris les bonnes décisions en s’offrant une année sabbatique en Formule 1 et en rejoignant son ancienne équipe Red Bull en tant que troisième pilote.

Ricciardo a quitté McLaren à la fin de la saison 2022 après deux années compliquées pour lui au sein de l’écurie de Woking avec laquelle il n’a obtenu qu’une victoire au Grand Prix d’Italie 2021. Désormais troisième pilote pour Red Bull, l’Australien a fait son retour sur un circuit le week-end dernier dans le cadre du Grand Prix d’Australie et a déclaré qu’il se sentait bien dans son nouveau rôle.

“Franchement, ça se passe bien. J’ai regardé les deux premières courses dans mon canapé, mais je suis toujours très investi, je regardais le Live Timing et tout.” a expliqué Ricciardo au micro de F1 TV.

“Mais franchement, c’est bien d’être ici ce week-end, de revenir un peu, même dans le garage. L’adrénaline a commencé à monter un peu, ça m’a manqué, mais je suis aussi content d’être là où je suis actuellement.”

Concernant son travail lorsqu’il est sur le circuit avec son équipe, l’Australien a expliqué qu’il passait son temps à écouter les pilotes titulaires tout au long du week-end afin d’être le plus efficace possible lorsqu’il sera de retour dans le simulateur.

“En fait, je dois faire comme si j’allais courir ce week-end, mais sans la partie pilotage. Je dois écouter les pilotes durant les réunions pour avoir une idée de ce que fait la voiture et dans quels domaines ils envisagent de la développer.”

“Cela va m’aider lorsque je serai de retour dans le simulateur à mieux comprendre ce que l’équipe cherche. C’est amusant d’être de retour dans cette équipe et cette famille, je suis très heureux.”

Concernant un éventuel retour sur la grille en tant que titulaire en 2024, Daniel Ricciardo dit qu’il veut profiter de son statut d’observateur privilégié pour prendre les bonnes décisions au moment où il faudra les prendre.

“C’est pour cela que je voulais cela [être loin de la F1], je sais que beaucoup de choses vont changer au cours des prochains mois, et nous ne sommes qu’au quatrième mois de l’année. C’est un luxe de pouvoir prendre du recul et tout regarder.”

“Je viens de voir certaines choses qui me font penser que si je devais revenir sur la grille je ferais les choses un peu différemment. Franchement, je suis dans une position rafraîchissante.”

“Je sais que beaucoup de personnes étaient inquiètes lorsque j’ai dit que je voulais prendre une année sabbatique, mais je pense que c’était la bonne chose à faire.” a conclu Ricciardo.

Nico Hülkenberg : “Un scénario effrayant”

Le pilote Haas Nico s’est fait une très grosse frayeur dimanche dernier lorsqu’il a failli percuter la Williams d’Alexander Albon qui venait juste de se crasher devant lui au septième tour de course.

Au Grand Prix d’Australie, Alex Albon se battait pour les gros points en début de course lorsqu’il a soudainement perdu l’arrière de sa monoplace au virage 7. La Williams du Thaïlandais a alors frappé la barrière de sécurité et est revenue en marche arrière dans la trajectoire.

Derrière, Pierre Gasly arrivait à toute vitesse et a réussi à éviter la carcasse de la Williams, tandis que Nico Hülkenberg – qui était derrière Gasly – est passé très proche de la monoplace d’Albon.

“C’était vraiment effrayant à l’intérieur du cockpit.” a déclaré l’Allemand après l’arrivée de la course ce dimanche soir à Melbourne.

“C’est le parfait exemple d’un pilote qui perd sa voiture, se crashe et revient sur la piste. Et comme il y a un bac à gravier, il y avait beaucoup de poussière et on ne pouvait pas voir grand chose.”

“Pierre [Gasly] était devant moi, j’étais la deuxième voiture, et aucun commissaire ne peut réagir aussi rapidement [pour mettre un drapeau jaune]. Il n’y avait pas de drapeau jaune, j’ai juste vu le nuage de poussière, du gravier voler, donc je n’ai pas pris la trajectoire, je suis allé un peu plus loin.”

“Je pense que c’était très proche [le contact avec la Williams] et j’ai immédiatement crié à la radio qu’il fallait une voiture de sécurité, parce que c’était vraiment une situation dangereuse.”

“Dieu merci, il n’est rien arrivé, mais c’était un scénario effrayant. C’était un virage en aveugle sur un tracé urbain, et tout ce que j’ai vu, c’est un nuage de fumée et de gravier, puis au dernier moment j’ai vu sa voiture revenir sur la piste et je l’ai évité de peu. Cela aurait pu être un très mauvais scénario.”

Nico Hülkenberg a ensuite terminé le Grand Prix d’Australie à la septième place, marquant ses premiers points de la saison 2023.

Esteban Ocon : “Il n’y a aucune rancune”

Esteban Ocon assure qu’il n’y a aucune rancune entre lui et son coéquipier Pierre Gasly après leur accrochage survenu dans les derniers tours du Grand Prix d’Australie dimanche dernier à Melbourne et qui a obligé les deux pilotes Alpine à abandonner.

Lors du troisième départ arrêté dimanche dernier en Australie, les deux pilotes Alpine ont eu un accrochage au premier virage lorsque Pierre Gasly – qui venait de passer par le bac à gravier en tirant tout droit – est revenu sur la piste dans la trajectoire de son coéquipier Esteban Ocon qui n’a pas pu éviter le contact.

Les deux monoplaces se sont alors écrasées contre le mur de béton situé à droite de la piste, signifiant l’abandon pour les deux pilotes en raison des dégâts trop importants.

Après leur abandon, Gasly et Ocon ont eu une brève discussion et Pierre Gasly a présenté ses excuses à son compatriote qui assure qu’il n’y aucune rancune entre eux deux après ce fiasco qui a coûté de gros points à l’équipe du constructeur français.

“C’est vraiment dommage de n’avoir aucune voiture à l’arrivée, surtout après avoir affiché un bon rythme tout au long du week-end.” regrettait Ocon ce dimanche soir à Melbourne.

“Nous avions la performance pour nous battre avec les Ferrari et les Aston Martin, donc c’est dur pour nous tous de repartir bredouilles.”

“La dernière relance a été très chaotique et tout est allé si vite. La touchette avec Pierre est regrettable, mais je suis content que nous allions bien.”

“Nous en avons discuté, tout va bien et il n’y a aucune rancune. Nous avons tous les deux déjà hâte d’être à la prochaine course [Bakou,ndlr] et je sais que toute l’équipe voudra vite tourner la page de ce week-end.”

Après ce Grand Prix d’Australie chaotique, l’équipe Alpine a vu McLaren lui passer devant au championnat du monde des constructeurs. L’écurie de Woking a vu ses deux monoplaces terminer dans les points dimanche dernier et occupe donc désormais la cinquième place au classement avec quatre points d’avance sur Alpine.

Alonso récompensé pour son dépassement sur Hamilton à Bahreïn

Le pilote Aston Martin, Fernando Alonso, a reçu le prix du “meilleur dépassement du mois” pour sa manœuvre spectaculaire sur Lewis Hamilton lors du Grand Prix de Bahreïn, première manche du championnat du monde 2023 de F1.

En association avec son partenaire Crypto, la Formule 1 récompense à partir de cette saison le meilleur dépassement de chaque mois et c’est donc l’Espagnol Fernando Alonso qui a l’honneur de recevoir cette récompense pour la première fois grâce à son dépassement sur la Mercedes de Lewis Hamilton à l’intérieur du virage numéro 10.

La passe d’armes entre les deux champions a été l’un des moments forts du Grand Prix de Bahreïn 2023, et le pilote Aston Martin – plus rapide que Hamilton – a dû s’y prendre à deux reprises pour doubler la Mercedes de son adversaire en difficultés avec ses pneumatiques usés.

C’est au 38e tour de course que Fernando Alonso trouvera finalement la faille pour dépasser Hamilton à l’intérieur du virage 10 “à l’ancienne” au freinage.

Dépassement de Fernando Alonso sur Lewis Hamilton à Bahreïn

Hamilton n’a rien pu faire pour éviter de voir passer l’Aston Martin devant lui à ce moment-là et Fernando Alonso terminera sur la troisième marche du podium ce dimanche, décrochant son premier podium avec sa nouvelle équipe.

Fernando Alonso a reçu son prix le week-end dernier à Melbourne dans le cadre du Grand Prix d’Australie et l’Espagnol a quelque peu minimisé sa performance en déclarant : “J’ai préparé mon dépassement quelques virages plus tôt.”

“Mais j’avais probablement une voiture plus rapide et de meilleurs pneus, donc je dirais que ce n’était pas si difficile.” a déclaré le double champion du monde.

Lance Stroll : “On a eu beaucoup de chance”

Lance Stroll a admis que son équipe a eu “beaucoup de chance” ce dimanche au Grand Prix d’Australie avec un podium et une quatrième place au drapeau à damier, alors qu’un dernier accident dans les derniers instants de la course a bien failli coûter très cher à Aston Martin.

Stroll a occupé la sixième place pendant une grande partie de la course ce dimanche à l’Albert Park de Melbourne – trois places derrière son coéquipier Fernando Alonso – avant que le Grand Prix ne soit une nouvelle fois interrompu sous drapeau rouge après le crash du pilote Haas Kevin Magnussen.

Au moment du restart de la course, les deux pilotes Aston Martin se sont retrouvés piégés dans le chaos du premier virage et les deux monoplaces étaient à ce moment-là en dehors des points.

Après un dernier drapeau rouge, la direction de course a pris la décision de relancer le Grand Prix pour un dernier tour sous voiture de sécurité jusqu’au drapeau à damier tout en utilisant l’ordre du départ précédant le chaos du premier virage – moins les voitures qui avaient été éliminées.

Dans ce contexte, Fernando Alonso a donc récupéré sa troisième place, tandis que son coéquipier Lance Stroll a terminé cinquième sous le drapeau à damier, mais a ensuite gagné une position suite à la pénalité infligée à Carlos Sainz pour avoir percuté Alonso plus tôt.

Revenant sur cet après-midi chaotique à l’Albert Park, Stroll admet que son équipe a eu énormément de chance de repartir de l’Australie avec autant de points dans sa besace.

“C’était une course amusante, mais je pense que nous nous en sommes bien sortis au final avec tout ce qui s’est passé à la fin.” a déclaré Stroll ce dimanche soir à Melbourne.

“J’ai eu un gros blocage de roues [lors du dernier départ arrêté], j’avais les pneus super froids et je suis sorti de la piste, tandis que Fernando [Alonso] a été percuté [par Sainz] et a fait un tête-à-queue.”

“Donc, on a eu beaucoup de chance avec ce drapeau rouge [le dernier suite au carnage du premier virage] et nous avons pu marquer quelques bons points.”

Ce dimanche à Melbourne, Aston Martin a décroché son meilleur résultat combiné depuis le début de la saison et occupe toujours la deuxième place au championnat du monde des constructeurs avec neuf points d’avance sur Mercedes. 

Norris : “Notre meilleur week-end jusqu’à présent”

Lando Norris a salué la performance de l’équipe McLaren qui a connu son meilleur week-end depuis le début de la saison 2023 en Australie avec une double entrée dans les points ce dimanche à Melbourne au terme d’une course chaotique.

Ce dimanche au Grand Prix d’Australie, huit monoplaces n’ont pas réussi à rallier l’arrivée sur l’Albert Park de Melbourne à la suite d’incidents en cascade et de trois drapeaux rouges. Mais du côté de chez McLaren, les deux pilotes Lando Norris et Oscar Piastri ont pu passer au travers des embûches pour marquer les premiers points de l’équipe depuis le début de la saison.

“C’est sûr, c’est notre meilleur week-end jusqu’à présent.” a déclaré Lando Norris, sixième ce dimanche soir à l’arrivée de la troisième manche de l’année.

“Après les qualifications, je n’avais pas trop d’espoir pour la course, mais en fait dès le premier tour nous étions assez proches des voitures autour de nous comme les AlphaTauri ou la Haas en termes de rythme.”

“Je me sentais même un peu plus rapide, donc j’ai pu courir contre eux. Je me suis amusé, j’ai attaqué et il y avait un peu d’action en course, donc ce fut une bonne journée. Au final, j’ai fini P6, j’ai pris quelques points tout comme Oscar [son coéquipier qui a terminé P8].”

“Nous avons juste réussi à rester à l’écart des ennuis, ce qui était le plus grand défi. On a réussi à éviter le chaos, donc je suis heureux pour l’équipe, parce que nous avons fait du bon travail et nous le méritons.”

Une mise à jour à Bakou 

Lors de la prochaine course à Bakou, McLaren introduira un gros package de mises à jours sa la MCL60, ce qui devrait permettre à l’équipe de Woking de faire un pas en avant en termes de performance espère Norris.

“Nous aurons des mises à niveau, certaines choses. En même temps, je ne veux pas être trop excité parce que je ne dirais pas que Bakou est l’endroit où cela va le plus nous aider avec tous les virages à basse vitesse. Mais j’espère que ce sera un pas en avant.”

“L’équipe a travaillé dur à l’usine et sur le circuit pour que tout soit prêt pour Bakou. Donc, je dois juste les remercier, ils ont fait du très bon travail, ils travaillent dur, et une journée comme celle-ci prouve que cela porte ses fruits.” conclut le Britannique.

Après le Grand Prix d’Australie, l’équipe McLaren occupe la quatrième place au championnat du monde des constructeurs avec douze points inscrits en une seule course.

Aston Martin dévoile son plan de développement de l’AMR23

Le directeur d’Aston Martin, Mike Krack, a révélé que son équipe introduirait plusieurs mises à jour sur l’AMR23 au cours des prochaines course de la saison, plutôt qu’une grande et unique mise à jour.

Depuis le début de la saison 2023, Aston Martin se montre très compétitive et a déjà décroché trois podiums en trois courses grâce à Fernando Alonso. Mais la course au développement dans laquelle sont lancées les équipes en F1 oblige Aston Martin à introduire de façon régulière des nouveautés sur l’AMR23 sous peine de voir les concurrents lui passer devant.

Dans ce contexte, Aston Martin a déjà prévu d’introduire plusieurs nouveautés sur sa monoplace lors des prochains Grands Prix et conservera cette approche tout au long de la saison afin de faire évoluer l’AMR23 en continu.

“Nous avons quelques petites choses à tester ici [à Melbourne, ndlr], alors que nous continuons à en apprendre davantage sur l’AMR23.” a déclaré Mike Krack avant le début du week-end en Australie.

“Nous essayons toujours d’identifier les forces et les faiblesses, ainsi que les points sur lesquels nous devons nous améliorer et nous concentrer.”

“Les plus grandes améliorations viendront plus tard dans l’année. Nous aurons de nouvelles pièces à Bakou, Imola, Montréal et certainement Silverstone, mais nous apporterons chaque petit incrément dès qu’il sera prêt, plutôt que d’attendre pour tout regrouper en un gros package.”

“C’est une approche qui a bien fonctionné l’année dernière pour nous avec l’AMR22. Nos concurrents sont forts et nous devrons toujours être à 100% pour maintenir la position dans laquelle nous nous trouvons.”

“Nous avons pris un bon départ, mais c’est peut-être parce que nous avons compris notre package un peu plus tôt que nos concurrents.”

“Les choses pourraient changer un peu au cours des prochaines courses alors que tout le monde commence à extraire le maximum de ce qu’il a. Nous devons en être conscients – et si nous reculons d’une position ou deux, cela ne signifie pas que nous avons fait un mauvais travail.”

“Nous avons un bon élan mais cela ne débouchera pas toujours sur un podium, et je ne veux voir personne déçu si nous rentrons quatrième, cinquième, sixième.” a ajouté le Luxembourgeois.

“L’important – l’essentiel – est de rester proche de notre meilleur niveau absolu et de ramener les deux voitures à la maison dans les points.”

“Nous sommes compétitifs en ce moment, et nous devons faire en sorte que cela compte : nous devons marquer beaucoup de points et partout, tout le temps.”

Après le Grand Prix d’Australie où Aston Martin a décroché son troisième podium en autant de courses, l’équipe du constructeur britannique occupe la deuxième place au championnat du monde avec neuf points d’avance sur Mercedes.