La Scuderia Ferrari confirme avoir basculé une grande partie de ses ressources sur le développement de sa monoplace 2022.
En 2022, de nouvelles règles entreront en vigueur en Formule 1, ce qui a offert un véritable dilemme aux équipes cette année, pour savoir à partir de quand elles devraient basculer leurs ressources sur le développement de cette nouvelle monoplace radicalement différente.
Bien que la Scuderia Ferrari ait décidé de poursuivre le développement de sa monoplace 2021 au cours de l’hiver pour essayer de récupérer de la performance après une campagne 2020 catastrophique [Ferrari a terminé sixième au championnat constructeurs], l’équipe de Maranello a désormais basculé une grande partie de ses ressources sur 2022.
“C’est très clair pour nous, la grande majorité de nos ressources sont sur 2022.” a déclaré Laurent Mekies, directeur sportif de la Scuderia Ferrari.
“C’est une course à l’efficacité maintenant. Nous devons choisir, nous avons fait notre choix et nous sommes près à pousser pour 2022.”
“Cela ne veut pas dire que vous ne verrez pas des choses [des mises à jour] venir ici et là, mais certainement la grande majorité des efforts a déjà changé.“
“D’un côté, c’est douloureux parce que les écarts sont faibles cette année, mais dans l’ensemble, la stratégie est claire pour nous et nous devons pousser pour la voiture de l’année prochaine.”
“Encore une fois, cela ne signifie pas que nous n’aurons pas un bon combat avec le milieu de peloton lors des 20 prochaines courses, mais nous devrons le faire course par course sans compter sur le flux de pièces à venir.”
Auteur du quatrième temps ce vendredi lors des EL2 du Grand Prix du Portugal, le pilote Ferrari Carlos a insisté sur le fait que les conditions de faible adhérence de la piste portugaise lui convenaient parfaitement.
Le pilote espagnol explique qu’il a toujours aimé rouler dans des conditions de faible adhérence comme il a déjà prouvé à Imola en course il y a quelques semaines lorsqu’il a dû prendre le départ depuis la onzième place sur la grille pour terminer finalement cinquième.
“Ouais, c’était une journée très positive pour moi. Je continue ma courbe d’apprentissage, et les conditions de piste aujourd’hui offraient sans doute la plus basse adhérence de la saison jusqu’à présent.” a expliqué Carlos Sainz.
“Bahreïn et en particulier Imola étaient très adhérents; aujourd’hui c’était vraiment glissant. Et c’est une autre expérience dans le sac juste pour voir comment la Ferrari se comporte dans des conditions de très faible adhérence.”
“J’aime les conditions de faible adhérence. C’est toujours quelque chose qui, je suppose, est dans ma nature et j’aime arriver à trouver de l’adhérence là où il n’y en a pas…”
Mais Sainz a également tenu à souligner que le rythme de la Ferrari ce vendredi en essais libres pourrait ne pas être suffisant ce samedi lors des qualifications face à ses rivaux.
“Mais en même temps, vous savez, nous avons vu à Imola, que le vendredi, nous avons tendance à être un peu plus forts que peut-être le samedi ou le dimanche.Est-ce à cause du carburant ou du moteur?Je ne suis pas sûr.”
“Ensuite, nous voyons d’autres équipes faire de plus grands pas en avant le samedi, donc je vais rester prudent et voir comment cela se passera demain.”
La Ferrari SF21, après un GP d’Émilie-Romagne mouvementé, revient à Maranello avec une quatrième et une cinquième place qui laisse tout de même les experts de l’équipe italienne déçus.
En fait, les performances montrées par la SF21 à Imola ce week-end ont surpris positivement, et les innovations techniques introduites ont confirmé une corrélation correcte entre les données de piste et les données collectées via le simulateur et le tunnel de la soufflerie.
Sur le circuit Enzo et Dino Ferrari, la monoplace de Leclerc et Sainz était équipée avec des solutions techniques différentes par rapport à la version de Sakhir [première course de la saison], avec le lancement de la version modifiée du fond plat, et l’ajout de divers dispositifs aérodynamiques pour adapter la SF21 à la piste d’Imola.
Le circuit d’Imola, après son retour au calendrier l’année dernière, n’est plus une piste que les équipes doivent découvrir. L’amélioration de Ferrari est due à plusieurs variables, dont la piste elle-même qui est plus adaptée aux caractéristiques de la Ferrari de cette année.
Une configuration légèrement différente par rapport à Bahreïn a été testée lors des essais libres vendredi, avec l’apparition de l’aileron arrière en forme de cuillère. L’aileron arrière en forme de cuillère a un profil principal plus neutre, avec une incidence plus faible dans la partie la plus externe.
L’objectif était de réduire légèrement l’appui et la trainée pour prendre un avantage sur la ligne droite principale du circuit d’Imola. Dans la solution aperçue vendredi, le T-Wing et le double profil, généralement placés dans la partie terminale du moteur, avaient également disparu.
Cependant, en raison de la pluie attendue dimanche, Ferrari a mis de côté la solution “cuillère”, pour adopter l’aileron arrière standard pour les EL3 (ainsi que pour les qualifications et la course), comme à Bahreïn.
Ce choix a pris une plus grande importance dans les conditions de piste mouillée, et la SF21 s’est plutôt bien comportée lorsque la piste s’est mise à sécher. Cependant, dans les conditions sèches [en fin de course], du fait de ce choix, il y avait un petit manque de vitesse de pointe sur la ligne droite, ce qui ne permettait pas à Charles Leclerc d’exécuter son dépassement sur Norris pour obtenir la troisième place sur le podium.
D’après les données qui ont émergé après la première course à Bahreïn, il semblait clair que Ferrari n’avait pas encore atteint un équilibre optimal avec sa SF21. À Sakhir, la SF21 était une voiture assez glissante, et avait tendance à survirer en sortie de virage. Elle semblait souffrir particulièrement du vent sur un asphalte sali par le sable en provenance du désert.
Un équilibre plus optimal a été trouvé en Émilie-Romagne ce week-end, après avoir analysé les données collectées à Bahreïn avec un arrêt de trois semaines. Un autre bon signe d’une corrélation correcte entre les données de piste et les données observées en usine à Maranello.
De plus, les conditions climatiques italiennes, avec une température plus fraîche qu’à Bahreïn, ont permis à la SF21 de se démarquer davantage en termes de gestion des pneus.
D’un point de vue aérodynamique, les températures plus douces ont permis à Ferrari d’adopter un capot moteur à l’arrière sur lequel il était possible de voir des bouches d’aération plus serrées.
Les travaux aérodynamiques sur la piste d’Imola ont également concerné la partie avant de la monoplace de Leclerc et Sainz, où les deux pilotes ont testé différentes configurations de l’aileron avant. Le choix final, cependant, s’est porté sur l’aileron utilisé à Bahreïn, avec un appui plus important.
Au départ, Ferrari voulait travailler avec un aileron avant avec moins d’appui qu’à Bahreïn et des modifications sur le museau étaient également prévues, mais elles ont été apparemment reportées pour le GP du Portugal sur la piste de Portimao.
La vraie innovation technique concerne le nouveau fond plat, conservé pour toutes les séances après un vendredi de tests et de comparatifs réalisés par les deux pilotes.
La nouvelle spécification présente une forme en “Z” dans la partie centrale, ce qui fait que la forme n’est plus parfaitement diagonale vers l’arrière. Les trois générateurs de vortex ont également disparu, ce qui laisse dans la nouvelle version de la place pour un seul inverseur de débit placé juste à hauteur de “la marche”. (voir ci-dessous).
Le nouveau fond plat a été confirmé vendredi après-midi, alors qu’un autre nouveau fond plat ainsi que plusieurs éléments étaient arrivés de Maranello, afin qu’ils puisse être utilisés sur les deux monoplaces lors des séances officielles.
Le nouveau fond plat fonctionne à l’unisson avec la carrosserie, qui est conçue pour acheminer l’air vers la partie inférieure de la voiture, à travers les côtés évidés qui exploitent l’effet coanda. L’écoulement vers le bas du flux permet d’augmenter le flux d’air dans la surface du fond plat, augmentant ainsi l’efficacité aérodynamique de celui-ci.
Ferrari a confirmé à Imola être l’équipe qui, compte tenu des nouvelles réglementations en matière de diffuseurs et de planchers, a perdu beaucoup moins qu’en 2020.
Le directeur de l’équipe Ferrari, Mattia Binotto, a expliqué que son pilote Charles Leclerc n’avait plus accès à sa radio ce dimanche à Imola après le drapeau rouge agité en raison du crash de Valtteri Bottas et George Russell.
Ce dimanche à Imola, les deux pilotes Ferrari ont réussi à terminer dans les points avec Charles Leclerc quatrième et son coéquipier Carlos Sainz cinquième.
Bien qu’il soit tout à fait satisfait du résultat final, Binotto estime que sans les problèmes de radio rencontrés par Charles Leclerc après l’interruption de la course, le Monégasque aurait peut-être pu terminer sur le podium ce dimanche.
“Nous sommes un peu déçus, parce que sans le drapeau rouge nous aurions pu obtenir un meilleur résultat.” a déclaré Binotto.
“Le désir de gagner est un signe positif. Nous sommes heureux pour la performance, c’est un bon point de départ surtout compte tenu de l’année dernière.”
“Nous avons bien performé sur le mouillé comme sur le sec, même si nous avons encore des points faibles sur lesquels travailler. Nous avions plus d’appui sur l’arrière de la voiture, ce qui n’a pas aidé. Nous allons donc essayer de nous améliorer sur ce point.”
“Le redémarrage derrière Verstappen [après le drapeau rouge] était aussi compliqué, car Leclerc n’avait plus de radio et il ne pouvait donc plus nous entendre. Il a été un peu distrait par ça au redémarrage, mais c’était normal.”
“Sainz pour sa part a bien roulé même dans les conditions difficiles, il s’intègre bien et je m’attends à ce qu’il soit plus fort lors des prochaines courses.”
Pour le directeur de l’écurie de Maranello, ce résultat prouve les progrès réalisés par Ferrari depuis l’année dernière, ce qui est encourageant pour la suite de la saison.
“Sur un circuit complètement différent et dans des conditions très différentes de la première course de la saison, ce résultat confirme que le travail que nous faisons va dans le bon sens.“
“Le fait que nous ne soyons pas satisfaits de ne pas faire monter au moins un pilote sur le podium en est une preuve supplémentaire.Nous pouvons certainement dire que le résultat de ces deux premières courses est positif.“
“Depuis la seconde moitié de 2019, en particulier les courses au Japon et au Mexique cette année-là, nous n’avons pas eu les deux pilotes dans les points lors de deux courses consécutives. Il faut continuer comme ça et montrer, course par course, que l’on peut s’améliorer. Maintenant, j’ai hâte d’aller à Portimão pour le prochain Grand Prix.”
Avec la Ferrari de Charles Leclerc en quatrième position sur la grille de départ ce dimanche à Imola, la Scuderia Ferrari a confirmé que la SF21 est compétitive sur un type de piste très différent de celle de Bahreïn.
Le Monégasque s’est qualifié quatrième ce samedi, soit la même position que celle obtenue il y a quelques semaines à Bahreïn pour la première course de la saison 2021.
Son coéquipier Carlos Sainz en revanche a raté la Q3 pour quelques millièmes et devra s’élancer depuis la onzième place ce dimanche à Imola.
“Ce fut encore une solide performance après celle de Bahreïn lors de la première manche de la saison. C’est important, car cela confirme que nous sommes compétitifs sur un type de piste très différent et dans des conditions très différentes de celles de Sakhir.” nous explique Laurent Mekies, directeur sportif de la Scuderia Ferrari.
“Naturellement, il y a un peu de déception que Carlos ait raté la Q3 de seulement 61 millièmes dans ce qui était une séance très serrée avec 15 pilotes tous couverts par seulement neuf dixièmes.”
“Nous savions que Carlos aurait besoin de quelques courses pour se sentir totalement à l’aise dans sa nouvelle équipe et prendre confiance dans une voiture très différente de celle à laquelle il était habitué.“
“Il progresse bien, tout à fait en ligne avec nos attentes. Néanmoins, sa position sur la grille signifie que nous pouvons examiner une variété d’options en termes de stratégie afin qu’il y ait toutes les chances qu’il puisse obtenir un bon résultat.“
“Charles pour sa part a obtenu la même position sur la grille qu’à Bahreïn grâce à ce qui était globalement, une autre belle performance, quelque chose qui devient presque la norme pour lui et une nouvelle confirmation de son grand talent.”
“[en course] L‘objectif principal sera de convertir le niveau de performance vu en qualifications en résultat de course. Si nous y parvenons, nous pouvons espérer prendre la tête du groupe du milieu de peloton dans ce Grand Prix, qui est également notre objectif principal pour la saison.”
Le pilote Ferrari Carlos Sainz s’élancera depuis la onzième place ce dimanche sur la grille de départ du Grand Prix d’Émilie-Romagne.
La qualification de Sainz à la 11e place a fait de son samedi un contraste marqué avec celui de son coéquipier Charles Leclerc, qui s’est qualifié à une excellente quatrième place à Imola.
“Ce fut une mauvaise journée au bureau pour moi.” a-t-il déclaré ce samedi soir à Imola.
“Je me suis senti rapide tout le week-end, mais j’ai toujours eu le sentiment que je ne pouvais pas pousser pour faire un tour rapide.La qualification l’a révélé.J’étais juste un peu partout, je n’ai jamais vraiment réussi à prendre correctement un virage pendant tout le tour.”
“Et même si je me sentais rapide dans certains virages, je n’ai tout simplement pas réussi à tout mettre en place. Donc, je suis déçu, parce que je sais que le temps au tour était là si je faisais du bon travail. Je sais que j’aurais pu aller en Q3.”
“En même temps, je pense que cette piste nous fait voir qu’il me manque encore un peu de kilométrage, un peu de compréhension de la voiture pour savoir à quoi s’attendre exactement et pouvoir en extraire la limite absolue.”
“Pour demain, je suis toujours un peu pilote du dimanche. J’aime faire un meilleur travail le dimanche et je suis assez confiant à cet égard et je suis sûr que je peux aller de l’avant demain.”
Malgré un crash survenu en toute fin de journée ce vendredi à Imola, le Monégasque Charles Leclerc insiste sur le fait qu’il s’est senti très à l’aise au volant de sa Ferrari SF21.
Auteur du cinquième meilleur temps ce vendredi après-midi lors des EL2, Charles Leclerc aurait terminer la journée tout en haut de la feuille des temps si son tour le plus rapide n’avait pas été annulé par la direction de course pour avoir franchi les limites de la piste.
“C’était définitivement une bonne journée, malgré le temps perdu lors de la première séance et l’incident juste à la fin de la seconde.” nous explique Leclerc.
“La voiture est rapide, l’équilibre est bon et je me suis tout de suite senti à l’aise.Bien sûr, ce n’est que demain que nous découvrirons l’ordre hiérarchique, car peut-être que quelqu’un n’a pas montré tout son potentiel.”
“Cet après-midi, j’ai fait une erreur en poussant à fond en mode course.Je suis désolé pour les gars, mais au moins il ne restait que deux minutes.”
“J’ai été satisfait de mon tour rapide: le temps qui a été annulé à cause de quelques centimètres aurait été le plus rapide au général et même sur un long relais, je pense que nous avons trouvé un bon équilibre.”
“La piste est vraiment géniale et j’ai hâte de reprendre la voiture demain pour les qualifications, alors que je pense qu’un bon résultat peut être à notre portée.”
Le directeur de l’équipe Ferrari, Mattia Binotto, a confirmé qu’il serait absent lors de plusieurs Grands Prix cette année, tout comme il l’a déjà fait l’an dernier.
Afin d’aider son équipe à basculer vers 2022 (introduction de nouvelles règles), Mattia Binotto va passer plus de temps à l’usine de Maranello cette année, la Scuderia ayant un double défi avec d’un côté le développement d’une nouvelle monoplace et de l’autre le développement d’une toute nouvelle unité de puissance.
“Il y a un certain nombre de défis qui nous attendent cette année.” a déclaré Mattia Binotto ce vendredi à Imola.
“C’est la première saison où le budget est plafonné, lorsque nous devons également développer une toute nouvelle voiture, et avec une unité motrice qui devra durer au moins trois ans [à partir de 2022].”
“Il y a tant à faire et c’est crucial que je gère mon temps de la manière la plus efficace. Je sais que je dirige une équipe très efficace, une machine bien huilée qui fonctionne presque toute seule.”
“Cela dit, je vais toujours assister à de nombreuses courses et pour celles où je ne suis pas sur la piste, je serai dans le garage isolé de Maranello, ce qui est pratiquement comme être sur le mur des stands.”
Lorsque Binotto ne sera pas sur la piste avec ses hommes, c’est le Français Laurent Mekies, directeur sportif de la Scuderia, qui prendra le relais aux commandes de l’écurie.
Le Monégasque Charles Leclerc pense que la troisième place au championnat constructeurs pour Ferrari est un objectif “atteignable” cette saison.
L’an dernier, la Scuderia Ferrari a terminé à la sixième place au championnat constructeurs, soit son pire résultat depuis la saison 1980.
Mais cette année, la SF21 semble bien plus compétitive que la désastreuse SF1000 de 2020, mais peut-être pas autant que Mercedes et Red Bull. Voilà pourquoi Charles Leclerc insiste sur le fait que Ferrari ne pourra pas viser mieux qu’une troisième position au championnat cette année.
“Je pense qu’un objectif réaliste pour cette année sera d’être juste derrière Red Bull et Mercedes.” a déclaré Charles Leclerc ce jeudi à Imola.
“De façon réaliste, je pense qu’il va être très difficile de se battre avec eux; nous sommes trop loin pour l’instant, mais nous sommes dans le combat avec quatre, cinq autres équipes pour la troisième place chez les constructeurs.”
“Donc ça va être un combat serré, mais si nous faisons tout à la perfection, je pense que c’est atteignable.”
“La nouvelle voiture est un pas en avant significatif. Nous avons vu à Bahreïn que nous avons eu une meilleure progression par rapport aux autres équipes entre l’année dernière et cette année.”
“C’est donc positif, mais d’un autre côté, nous ne nous battons toujours pas là où nous voulons combattre, alors nous mettons tous nos efforts pour essayer de revenir là où nous voulons être, se battre pour gagner.Mais si vous comparez l’année dernière à cette année, nous avons fait du bon travail et nous devons continuer à travailler comme ça.”
Bien que Ferrari se concentre cette année sur l’obtention de cette troisième place au championnat constructeurs, Leclerc insiste sur le fait que l’équipe a également les yeux tournés vers 2022 et la bataille pour le championnat cette saison ne devrait pas compromettre le travail sur la monoplace 2022.
“Je pense que la mentalité est bonne. Je ne pense pas qu’on se laisse emporter par le combat qu’il y aura au cours de la saison … pour la troisième place chez les constructeurs.”
“Je pense que tout le monde est bien conscient qu’il y a beaucoup plus à gagner pour préparer 2022 de la bonne manière, car ces nouvelles voitures dureront beaucoup plus longtemps, de nombreuses années après 2022, nous devons donc être prêts pour cela, et je pense que nous nous préparons comme il se doit pour cette transition, donc je ne suis pas inquiet à ce sujet.“
Le pilote Ferrari Carlos Sainz affirme que la course à Imola revêt une importance supplémentaire pour chaque pilote de Formule 1, étant donné que c’est la piste sur laquelle le triple champion Ayrton Senna a perdu la vie il y a près de 27 ans.
Le 1er mai 1994, Ayrton Senna perdait la vie à la suite d’un grave accident à haute vitesse sur le circuit d’Imola, au lendemain de la mort du pilote Roland Ratzenberger lors des qualifications disputées sur le même tracé.
Interrogé ce jeudi en conférence de presse du Grand Prix d’Émilie-Romagne pour savoir ce qu’il savait d’Ayrton Senna, l’Espagnol Carlos Sainz a répondu : “Honnêtement, je sais tout ce que vous pouvez savoir à partir de documentaires, de livres ou d’informations du paddock lorsque vous parlez à des personnes qui ont travaillé avec lui ou qui ont eu une quelconque rencontre, expérience avec lui.”
“Mais évidemment, du côté personnel très peu de choses. Tout ce que je sais provient des vidéos, des interviews sur YouTube ou des documentaires célèbres qui existent.”
“Vous savez, être de retour à cet endroit [Imola] où il a perdu la vie est toujours un peu émouvant, c’est un peu émotionnel pour chaque pilote parce que nous savons que nous avons probablement perdu le talent le plus spécial de l’histoire de la Formule 1.”
Sainz a ajouté que ce n’est pas seulement la communauté de la Formule 1 qui reconnaît l’héritage de Senna, mais la communauté du sport automobile au sens large et bien au-delà.
“Quand vous voyez des pilotes de MotoGP, des gens d’autres disciplines, parler de Formule 1, ils se souviennent tous d’Ayrton et de sa particularité.”
“Je pense que chaque sportif a réalisé à quel point Ayrton était spécial et grâce à ces vidéos et documentaires YouTube, nous réalisons tous à quel point il était différent, à quel point il était charismatique et à quel point il était spécial.”
Ce week-end à Imola, le pilote espagnol participera à sa première course avec Ferrari sur les terres de la Scuderia, et bien que les Tifosi seront absents du circuit en raison de la crise sanitaire, Sainz a déclaré qu’il s’agissait d’un moment important pour lui.
“Un Grand Prix d’Italie pour un pilote Ferrari est toujours spécial, c’est toujours émouvant. Malheureusement, la situation avec la pandémie ne nous permet pas d’avoir les fans ici ce week-end, d’avoir les fameux tifosi, donc ils vont nous manquer à coup sûr et il me manquera ce facteur supplémentaire excitant pour chaque pilote Ferrari.”
“Mais vous pouvez déjà sentir l’atmosphère qui entoure le circuit et tout, vous pouvez déjà sentir que c’est spécial et je l’ai ressenti l’année dernière à Monza, quand je faisais encore partie de McLaren, il y avait cette connexion supplémentaire avec moi parce qu’ils savaient que jedevenait pilote Ferrari l’année prochaine, et je peux déjà le sentir cette année même si nous n’avons pas l’opportunité de les voir dans les tribunes plus près de nous, mais ça devrait être un moment émotionnel.”
Cette saison, Carlos Sainz et Charles Leclerc forment le plus jeune duo de pilotes de Ferrari depuis 1968, avec une moyenne d’âge de 25 ans.
Pour Carlos Sainz, qui a rejoint la Scuderia Ferrari cette année après deux années passées chez McLaren, son âge n’a que très peu d’importance et l’Espagnol aime à rappeler qu’il est en Formule 1 depuis déjà sept saisons après être passé par Toro Rosso, Renault et McLaren.
“Certains pensent que nous sommes trop jeunes pour Ferrari, mais j’ai 26 ans et j’en suis à ma septième saison en F1.” explique le pilote Ferrari en entretien avec le Corriere Della Sera.
“J’ai les compétences nécessaires pour aider cette équipe à retrouver des positions gagnantes. La valeur de Charles est déjà connue, il l’a prouvé. Nous poussons fort à Maranello, nous sommes toujours dans le simulateur, avec des ingénieurs et des mécaniciens.”
“Deux jeunes pilotes apportent beaucoup d’énergie, nous sommes énergiques et nous voulons gagner.”
Lorsqu’on lui demande quelle est la particularité de son coéquipier Charles Leclerc, Sainz explique qu’il est très admiratif de la façon dont le Monégasque a réussi à surmonter d’énormes drames dans sa vie (décès de son ami Jules Bianchi et de son papa).
“Sa propre histoire. Il a perdu son ami, Jules Bianchi, puis son père. Il est devenu encore plus fort en surmontant d’énormes drames. C’est pourquoi je l’admire beaucoup, j’ai suivi toute sa carrière.”
Revenant sur sa première course disputée avec Ferrari à Bahreïn où il a terminé à la huitième place, Sainz explique qu’il ne s’attendait pas à être aussi rapide dès son premier Grand Prix au volant d’une nouvelle monoplace.
“C’était un bon début, plus pour les sensations que pour les résultats. La huitième place n’a rien de spécial, mais je ne m’attendais pas à m’adapter aussi rapidement à l’équipe et à la voiture. J’ai réussi à aller vite tout de suite, mais j’en veux beaucoup plus.”
La Ferrari SF90 pilotée par le Monégasque Charles Leclerc en 2019 pour sa première saison avec l’équipe de Maranello sera désormais visible au musée des voitures de S.A.S le Prince de Monaco.
La Collection de voitures de SAS le Prince de Monaco est actuellement fermée au public pour des raisons sanitaires, mais dès la réouverture du musée, vous pourrez aller voir de plus près cette Ferrari SF90 avec laquelle Charles Leclerc a remporté ses deux premières victoires en Formule 1 en 2019 (Spa et Monza).
La monoplace est arrivée d’Italie la semaine dernière et, ce lundi, le pilote Ferrari était accompagné du souverain pour marquer l’événement.
La SF90 a ainsi rejoint la collection Antoine le Pilote d’Yvon Amiel qui s’expose au musée des voitures du Prince depuis le mois de décembre 2020.
Figurines, tableaux VROOOARTs (dont les dessins sont issus de l’album “Antoine au Grand Prix de Monaco” dont nous vous avions déjà parlé fin 2020 ici) sont à découvrir lors de votre visite dans ce superbe musée que nous ne pouvons que vous conseiller.
La collection de voitures du Prince de Monaco est actuellement fermée, mais vous pouvez vous rendre sur le site officiel du musée (à cette adresse) pour vous tenir informé de la date de réouverture.
La Scuderia Ferrari a offert à Charles Leclerc la monoplace de F1 avec laquelle le pilote monégasque a remporté ses deux premières victoires en Formule 1 en 2019.
C’est Charles Leclerc lui-même qui a annoncé en premier sur les réseaux sociaux la livraison à son domicile de la SF90 avec laquelle il a remporté les Grands Prix de Belgique et d’Italie 2019 lors de sa première saison avec Ferrari, tandis que la Scuderia a ensuite relayé l’information à son tour.
Cette année-là, Leclerc a réussi à décrocher pas moins de sept pôles position au volant de la SF90 et a également signé dix podiums – dont ses deux victoires à Spa et Monza.
La première victoire de sa carrière à Spa-Francorchamps restera très certainement à jamais gravée dans la mémoire du Monégasque, puisque le même week-end, Leclerc perdait son ami Anthoine Hubert, victime d’un terrible accident en F2 sur le tracé belge.
Sa seconde victoire une semaine plus tard à Monza, sera tout aussi spéciale puisque l’équipe Ferrari n’avait plus gagné en Italie sur ses terres depuis la saison 2010.
Aucun détail n’a été divulgué par l’équipe italienne au sujet de cette SF90 livrée chez Charles Leclerc, mais on présume que le moteur Ferrari est toujours présent à l’arrière de la monoplace.
Après la première course de l’année qui s’est disputée à Bahreïn, Ferrari a pu constater la différence de performance entre son moteur 2020 et celui introduit cette saison à l’arrière de la SF21.
Lors des qualifications du Grand Prix de Bahreïn 2020, les deux pilotes Ferrari s’étaient qualifiés à 1,9 seconde de la pole position. Mais lors des qualifications du Grand Prix de Bahreïn 2021, Charles Leclerc a réussi sur le même tracé à se qualifier à seulement 0,681 s du poleman Max Verstappen, ce qui démontre les nets progrès réalisés par les ingénieurs de Maranello au cours de l’hiver.
“Le groupe motopropulseur s’est définitivement amélioré, et je suis heureux de voir qu’Alfa Romeo et Haas ont également progressé.” a déclaré Mattia Binotto, cité par le site du championnat du monde.
“Je pense que notre côté nous avons progressé dans tous les domaines possibles. L’aérodynamique est certainement meilleure en termes de comportement et de corrélation, mais le groupe motopropulseur, et la voiture dans son ensemble, partout où il était possible d’apporter des améliorations, nous avons essayé de le faire.”
“Il s’agit d’un package complet, je ne le diviserais pas vraiment en zones, c’est le package entier qui est désormais meilleur et c’est suffisant.”
Cependant, malgré les progrès réalisés par Ferrari entre 2020 et 2021, Binotto insiste sur le fait qu’il reste encore beaucoup à faire – l’équipe de Maranello s’apprêtant à introduire une nouvelle unité de puissance en 2022 lorsque les nouvelles règles seront introduites en F1.
“Je dirais qu’il nous en manque un peu dans tous les domaines.” a répondu Binotto lorsqu’on lui demande quelles améliorations il aimerait voir arriver en premier pour 2022.
“Je pense que nous manquons encore un peu de moteur, même si c’est moins qu’auparavant certainement et que l’écart s’est resserré et que je pense que nous sommes en train de converger.”
“J’espère que l’année prochaine, lorsque nous aurons une nouvelle unité motrice, nous pourrons rattraper le retard ou être une référence pour les autres. Je pense aussi à l’aéro avec des appuis à moyenne et haute vitesse – je pense que ce sera un nouveau package complet.”
“Mais maintenant, les écart sont très serrés. Plus important encore, je pense que nous travaillons dans la bonne direction avec les bons outils et cela nous rendra plus forts à l’avenir.”
L’Espagnol Carlos Sainz reconnaît qu’il n’a pas pris le meilleur des départs au Grand Prix de Bahreïn lorsque les feux se sont éteints, mais le pilote Ferrari assure qu’il s’agissait d’une approche prudente de sa part pour ce qui était sa toute première course pour Ferrari.
Après deux saisons passées chez McLaren, Carlos Sainz a rejoint la Scuderia Ferrari cette année aux côtés du Monégasque Charles Leclerc.
Pour sa première course avec sa nouvelle équipe au Grand Prix de Bahreïn, Sainz [qui s’élançait depuis la huitième position sur la grille] a souhaité prendre un départ très prudent car il n’avait pas encore eu l’occasion de piloter sa SF21 au milieu du peloton dans de “l’air sale” et avec un réservoir rempli.
“J’ai eu un mauvais départ, fondamentalement à cause de quelques erreurs. Mais je l’ai fait aussi consciemment pour peut-être m’assurer de réussir le premier tour de course avec une voiture dans l’air sale.” a expliqué Sainz.
“C’est une expérience nouvelle pour moi, avec une nouvelle voiture, donc je voulais y aller doucement pour m’assurer de faire toute la course. Ensuite, une fois que je me suis retrouvé dans un air un peu plus propre, honnêtement, j’ai été très rapide.”
“Donc, je ne vais pas me plaindre et le prendre comme un domaine d’apprentissage et continuer à m’améliorer. Cela va certainement venir, surtout parce que c’était une approche consciente.”
“Si j’étais perdu dans le premier tour avec une voiture que je ne sens pas, alors ce serait quelque chose à craindre, mais j’ai toujours été super bon sur les départs avec McLaren et ici j’ai juste besoin d’apprendre à connaître la voiture dans l’air sale avant de commencer à attaquer comme si j’étais dans la McLaren. Donc c’est une sorte d’approche consciente et je vais bientôt m’en occuper.”
Au terme de cette première épreuve de l’année, Carlos Sainz a tout de même réussi à réussi à terminer à la huitième position au drapeau à damier.
Le directeur de l’équipe McLaren, Andreas Seidl, n’a jamais douté du fait que la Scuderia Ferrari reviendrait dans le match tôt ou tard après quelques années difficiles.
Dimanche dernier à Bahreïn pour la première manche de la saison 2021, l’équipe Ferrari a réussi à placer ses deux monoplaces dans les points à l’arrivée de l’épreuve, marquant ainsi 12 points au championnat constructeurs, ce qui lui permet d’occuper la quatrième position à six points de McLaren.
Bien qu’il y avait toujours un point d’interrogation concernant les performances de Ferrari avant le début de la saison 2021 après une année 2020 désastreuse, Seidl a insisté sur le fait qu’il a toujours cru que Ferrari serait capable de rebondir.
“Tout ce que j’ai vu aux tests [hivernaux] et au cours du week-end [à Bahreïn] montre que Ferrari a fait un grand pas en avant, ce qui n’est pas inattendu.” a déclaré Andreas Seidl, directeur de l’équipe McLaren.
“Nous l’avons toujours dit, et nous n’avons jamais sous-estimé la capacité d’une équipe comme Ferrari avec toute son histoire, toutes ses ressources et son expérience à revenir rapidement, donc, ce n’est pas une surprise et ils ont en plus deux excellents pilotes.”
“Nous avons simplement hâte de nous battre à nouveau contre Ferrari cette année. Comment vont-ils se comporter? Il est tout simplement trop tôt pour le dire, mais oui j’ai vraiment hâte de combattre cette grande équipe.”
La Ferrari SF21 a bouclé son premier Grand Prix de la saison 2021, se révélant être la quatrième force du plateau derrière la McLaren-Mercedes.
Après cette première manche de la saison 2021, il est désormais possible de faire une comparaison technique plus directe entre le projet SF21 et la voiture de l’année dernière.
Tout d’abord, il est clair que ce que nous avons vu lors des tests hivernaux s’est confirmé ce week-end à Sakhir, avec une Ferrari SF21 qui s’est améliorée par rapport à la désastreuse SF1000 de 2020 en termes de puissance et d’efficacité aérodynamique.
Ceci est confirmé par les données de vitesse de pointe enregistrées pendant le week-end du Grand Prix de Bahreïn, avec le moteur Ferrari en ligne avec les meilleures performances maximales enregistrées. Avec une vitesse maximale enregistrée en qualifications de 314 km / h, la SF21 était en moyenne 7-8 km / h plus rapide.
Il est vrai que pendant le week-end, le vent était en faveur des pilotes dans la ligne droite principale, et par rapport à l’année dernière, Ferrari est pratiquement à égalité dans les lignes droites les plus rapides, mais la courbe d’accélération ne redescend pas soudainement comme cela s’est produit surtout au début de la dernière saison.
La puissance supplémentaire du moteur 065/6, estimée à environ 30 CV, permet également aux pilotes et ingénieurs d’amener une voiture plus chargée sur la piste en termes d’appui, comme cela s’est produit à Bahreïn.
On a pu voir l’année dernière que les travaux d’équilibrage, lors des différents GP, visaient presque toujours l’introduction d’une aérodynamique plus légère que la concurrence en raison de la faible puissance et de la traînée élevée de la SF1000.
En 2020, les vitesses de pointe de la SF1000 restaient toujours parmi les plus basses. Et même avec peu d’appui sur les ailerons, la voiture de la Scuderia n’était pas très efficace même dans les virages à vitesse moyenne.
Sur la SF21 de cette saison, les aérodynamiciens ont cherché à récupérer l’efficacité aérodynamique, c’est-à-dire avoir une faible traînée sans perdre d’appui. Sur la voiture de Carlos Sainz et Charles Leclerc, les hommes d’Enrico Cardile (chef du département châssis Ferrari) se sont concentrés sur la minimisation de la perte d’appui imposée par les nouvelles réglementations sur le fond plat et le diffuseur, ainsi que sur la réduction significative de la traînée par rapport à la voiture 2020.
En ces termes, Ferrari à Bahreïn a été l’équipe qui a le moins perdu en termes de performances par rapport à l’année dernière, comme le montre la comparaison publiée par la F1 elle-même, entre le moment des qualifications à Bahreïn en 2020 et celles disputées en 2021.
Évidemment, tout n’a pas été facile du tout pour Ferrari au cours de l’hiver, en raison du gel des différents composants, ce qui n’a pas permis un grand bouleversement général des voitures entre 2020 et 2021.
Dépensant les deux jetons pour la modification de la boîte de vitesses, Ferrari est intervenu de son propre chef pour revoir l’arrière de sa monoplace de façon générale, notamment au niveau aérodynamique: la perte d’appui à l’arrière, due à la nouvelle réglementation, s’est traduite par une intervention visant à tenter de resserrer la partie inférieure de la voiture autour de la boîte de vitesses pour une meilleure pénétration aérodynamique.
Le fond plat coupé est assez simple dans la conception aérodynamique, surtout par rapport aux solutions plus extrêmes de Mercedes et Aston Martin. Cependant, Ferrari a considérablement amélioré l’instabilité à l’arrière de l’ancienne SF1000, et il semble que les nouvelles réglementations n’aient pas autant affecté l’équilibre que sur les autres monoplaces (voir par exemple les problèmes de Mercedes).
Le nouveau fond plat présente quelques interventions intéressantes (déjà vues dans les tests) notamment des bandes verticales entre la paroi latérale du diffuseur et l’intérieur de la roue arrière. Le but est d’aider l’air à ne pas générer de turbulences à l’arrière.
La Ferrari SF21, tout en ayant livré des performances suffisantes à Bahreïn, doit cependant encore être améliorée pour récupérer complètement la charge verticale perdue sous la nouvelle réglementation.
Le diffuseur, par exemple, est assez simple, et n’adopte pas de solutions agressives comme Mclaren: Sur la MCL35-M, en effet, le nouveau speaker (absolument légal) est devenu quasiment un “cas médiatique”, qui présente des dérives internes dépassant les limites maximales autorisées par la réglementation (à partir de 2021 à plus de 50 mm du plan de référence ).
Cependant, astucieusement, Mclaren a positionné les ailettes internes dans la plage des 500 mm centraux, à l’intérieur de laquelle il est possible d’aller au-delà des dimensions minimales des dérives imposées par la réglementation. Tout cela est valable, tant que les éléments ne font qu’un avec la paroi interne du diffuseur.
Ci-dessous, vous pourrez constater les différences entre la solution Mercedes et celle de Mclaren.
Au-delà de la nouvelle réglementation aérodynamique, Ferrari a affiné une grande partie de son aérodynamique afin de récupérer quelques km / h, même avec des interventions micro-aérodynamiques.
Ceci est particulièrement visible à partir des déviateurs de débit de flux dans la zone des évents de refroidissement, où depuis la présentation, nous avons remarqué un soufflage à l’intérieur de l’élément en carbone. Tout cela réduit l’effet de délavage de l’inverseur de débit, mais permet une réduction de la résistance à l’avancement.
Ferrari a fait ce qui était possible de faire en termes d’aérodynamisme. Dans la zone avant, par exemple, il n’a pas été possible d’adopter le nez étroit de style Mercedes, très en vogue en F1, et qui permet moins d’impact avec l’air.
Les aérodynamiciens de Maranello, tout en conservant la structure de collision avant approuvée l’année dernière, ont beaucoup travaillé à l’avant de la SF21, où l’aérodynamique autour du cône de nez a été radicalement modifiée. En effet, les piliers sont plus étroits, pour accélérer le flux d’air sous le corps, à l’aide d’une large cape sous le nez. Dans le même temps, la section entre le mât et le becquet d’aileron a augmenté, de manière à augmenter le passage de l’air dans un centre nerveux de la voiture.
Pour Imola [prochaine manche de la saison 2021], la perspective de recevoir des mises à jour aérodynamiques sur la SF21 est tout à fait certaine, compte tenu également de la longue pause précédant le Grand Prix d’Émilie-Romagne. Une fois l’efficacité trouvée et la corrélation entre les données du tunnel et la piste, Ferrari peut continuer en toute sécurité le développement de sa voiture, probablement d’ici juin. Après cela, l’accent pourrait être davantage mis sur la voiture 2022, où tout le monde partira d’une page blanche.
Sixième à l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn, le pilote Ferrari Charles Leclerc se contente du résultat et pense qu’il ne pouvait pas faire mieux aujourd’hui sur cette piste de Sakhir.
“Très honnêtement, on a fait quand même un bon boulot. McLaren était très rapide aujourd’hui, surtout Lando [Norris], il était très rapide.” expliquait Leclerc au micro de Canal+ après l’arrivée de l’épreuve.
“Après, il y avait Red Bull et Mercedes qui étaient devant aussi. Mais bon voilà, sixième, je suis assez satisfait.”
“On va regarder pour voir ce que l’on peut améliorer, mais c’est vrai qu’après ce bon départ, j’avais envie de faire un petit peu mieux, mais bon, sixième c’était le meilleur résultat qu’on pouvait faire aujourd’hui.”
“Honnêtement, c’est une des pistes sur laquelle j’ai pas mal de mal en course. En plus de cela, historiquement, c’est vrai qu’avec Ferrari on a pas été très, très fort sur ce circuit.”
“Donc, pour l’instant, c’est que du positif. C’est vrai que ça serait une super saison si on arrivait à être le troisième team constructeur, même si encore une fois, je sais que ça fait bizarre de dire ça, et c’est clairement pas là où on voudrait être en étant Ferrari, mais considérant l’an passé, je pense que la troisième place au constructeurs devrait être notre objectif.”
La Scuderia Ferrari a réussi à placer ses deux monoplaces en Q3 ce samedi lors des qualifications du Grand Prix de Bahreïn, une première depuis Silverstone 2020.
Après sa saison 2020 très compliquée, la Scuderia Ferrari semble avoir retrouvé de la performance avec sa SF21 et le fait que les deux pilotes aient réussi ce samedi à rentrer en Q3 prouve que les progrès sont bien là.
Charles Leclerc s’élancera ce dimanche depuis la quatrième place sur la grille, tandis que Carlos Sainz – qui a rejoint l’équipe cette année – prendra le départ de la course depuis la huitième place.
“Une bonne séance de qualifications, les deux pilotes atteignant la partie finale: ce que nous n’avons pas vu depuis Silverstone l’an dernier.” nous explique Laurent Mekies, directeur sportif de la Scuderia Ferrari.
“Charles, Carlos et toute l’équipe ont abordé le début de saison en travaillant méthodiquement et avec détermination, en allant dans les moindres détails pour tirer tout le potentiel du package.“
“Aujourd’hui, nous avons vu les premiers fruits de ce travail et nous espérons en voir plus demain, lorsque les points seront distribués.”
“Nous savons qu’il y a encore beaucoup de travail à faire, mais nous ne pouvons pas nier que la première véritable comparaison avec nos adversaires prouve que nos efforts semblent aller dans la bonne direction, même si une image plus claire de la hiérarchie n’apparaîtra qu’après trois ouquatre courses.”
“Nous devons maintenant nous concentrer sur la préparation de ce qui sera une course longue et difficile, courue dans des conditions qui pourraient être très différentes de celles que nous avons connues jusqu’à présent ce week-end.”
Charles Leclerc a peut-être terminé les essais libres 2 du Grand Prix de Bahreïn avec une P12 relativement modeste.Mais le Monégasque a déclaré qu’il avait été encouragé par sa première journée d’essais au volant de la SF21.
Ferrari a réussi à placer au moins un pilote dans le top cinq lors des deux séances d’essais libres ce vendredi: Leclerc a terminé cinquième des essais libres 1, à 0,599 seconde de Max Verstappen – tandis qu’en EL2, son nouveau coéquipier Carlos Sainz a signé la P4, pris en sandwich entre la Mercedes de Lewis Hamilton et Valtteri Bottas.
“Aujourd’hui a été une journée positive pour être honnête.” déclaré Charles Leclerc ce vendredi soir à Bahreïn.
“Nous ne nous attendions peut-être pas à être aussi compétitifs, même s’il est encore très tôt pour le moment.Mais en EL1 c’était positif de mon côté, en El2 un peu moins;J’ai eu un peu de mal avec la voiture ici et là, et je n’ai pas réussi à terminer le tour que je voulais.”
“Mais dans l’ensemble, il y a beaucoup de travail qui a été fait. Je sens qu’il y a beaucoup de motivation dans l’équipe, et je vois aussi, et on sent, les améliorations qui ont été faites depuis l’année dernière, ce qui est bien pour le moment. Alors demain sera le jour où nous saurons exactement où nous en sommes par rapport aux autres.”
“C’est très, très serré et je pense que les qualifications de demain vont être très, très serrées. Mais c’est excitant, c’est ce que nous aimons en tant que pilotes, essayer de faire la dernière différence en piste – même si je crois toujours que Mercedes et Red Bull sont encore bien en tête, le milieu de peloton sera très, très serré.”