Qui est Alan Permane, l’ingénieur ayant bénéficié du limogeage de Christian Horner ?

Dans le paddock de la Formule 1, Alan Permane s’est forgé un nom synonyme de rigueur technique, d’adaptabilité et d’engagement au plus haut niveau du sport automobile. Ingénieur britannique, il débute son parcours dans les années 1980 dans le giron de l’écurie Benetton, à une époque où la F1 se transforme, tant sur le plan technique qu’organisationnel. Très vite, il gravit les échelons : de technicien électronique à des fonctions clé de l’ingénierie de piste, Alan Permane s’impose par son professionnalisme et sa capacité à comprendre la complexité d’une monoplace moderne.

Son implication au sein de l’équipe Benetton, devenue ensuite Renault F1 puis Alpine, l’amène à collaborer avec certains des plus grands pilotes de la discipline. Il travaille ainsi auprès de Michael Schumacher durant les années glorieuses du constructeur italien, participant aux conquêtes mondiales de 1994 et 1995. Plus tard, il joue un rôle moteur lors des titres de Fernando Alonso en 2005 et 2006, alors que Renault domine à nouveau la discipline. Son savoir-faire technique, allié à une approche humaine du management, sont des atouts précieux dans la quête de la performance et de la cohésion d’équipe.

Au fil des décennies, Alan Permane traverse les mutations successives de la F1 : évolutions réglementaires, intégration de l’hybridation, transformations organisationnelles et exigences de la compétition moderne. Il veille à la préparation précise des voitures, à la gestion stratégique des courses et à l’optimisation constante des réglages. Son expérience et son sang-froid le rendent incontournable dans le choix des stratégies de course, même sous la pression extrême des derniers tours.

En 2023, après plus de trente ans chez Enstone – site historique de Benetton, Renault, Lotus et Alpine – Alan Permane quitte Alpine, marquant la fin d’un chapitre exceptionnel. Son héritage demeure cependant fort dans la culture d’Enstone : il y incarne cette génération d’ingénieurs ayant navigué entre tradition et modernité, arpentant les circuits du monde, toujours à la recherche du dixième de seconde décisif.

Alan Permane demeure une figure respectée du paddock, symbole de l’expertise discrète mais essentielle qui façonne l’excellence en Formule 1. Son parcours illustre parfaitement la passion, la détermination et l’innovation qui animent le cœur technologique du sport automobile. Après être passé dans le giron Red Bull en prenant des responsabilités chez Racing Bulls, il a finalement été nommé Directeur d’Equipe en lieu et place de Laurent Mekies, dont la promotion en tant que Directeur des activités course chez Red Bull s’est faite en urgence au moment du limogeage de Christian Horner, qui occupait la tête de l’équipe-mère depuis 20 ans.

Qui est Laurent Mekies, le Français nouveau PDG de Red Bull Racing ?

Ingénieur, stratège et leader : l’empreinte d’un passionné sur la discipline reine du sport automobile

Laurent Mekies s’impose aujourd’hui comme l’une des figures majeures de l’ingénierie et du management en Formule 1. Né en France en 1977, il incarne cette génération d’ingénieur·es passionné·es qui, par la rigueur scientifique, la créativité stratégique et une vision humaine du collectif, ont su transformer l’univers très compétitif des paddocks. Si son nom est désormais associé à la direction d’écuries emblématiques, la trajectoire de Laurent Mekies est avant tout celle d’une expertise technique patiemment bâtie, puis déployée au service de la performance, de l’innovation, mais aussi de la sécurité en sport automobile.

Des débuts ancrés dans la technique

Diplômé de l’école supérieure d’ingénieurs ESTACA en France puis du prestigieux Imperial College de Londres, Laurent Mekies entre dans le monde de la course automobile par la grande porte. Son parcours débute chez Arrows, une écurie britannique réputée pour la qualité de ses ingénieur·es et sa capacité à développer des solutions innovantes malgré des moyens limités. Mekies y occupe des fonctions d’ingénieur performance véhicule, affinant sa compréhension des données de piste et de l’exploitation du potentiel des monoplaces.

Après le retrait d’Arrows de la Formule 1 à la fin de 2002, il rejoint Minardi, une structure italienne modeste mais qui a souvent servi de tremplin aux jeunes talents. Chez Minardi, Laurent Mekies prend rapidement du galon, devenant ingénieur de course principal. Ce poste l’amène à collaborer étroitement avec des pilotes prometteurs et à relever le défi quotidien de maximiser la compétitivité d’une écurie disposant de ressources limitées. Son sens de l’adaptabilité, sa méthodologie et son calme face à la pression lui valent le respect de ses collègues et des concurrents.

L’ascension chez Toro Rosso, puis la FIA

En 2005, Minardi est rachetée par Red Bull et devient Scuderia Toro Rosso, point d’ancrage du programme de formation de la marque autrichienne. Laurent Mekies poursuit l’aventure, occupant des fonctions de plus en plus stratégiques, jusqu’à devenir chef ingénieur de course. Il joue alors un rôle central dans le développement de jeunes pilotes et la mise au point technique des monoplaces de Faenza.

Cette expérience riche l’amène à changer radicalement de perspective en 2014, lorsqu’il rejoint la Fédération internationale de l’automobile (FIA) au sein du département sécurité. Nommé directeur adjoint de la sécurité, puis directeur de la sécurité, il contribue activement à la conception de nouvelles procédures et à l’introduction d’innovations majeures en matière de protection des pilotes, dont le système Halo, qui deviendra obligatoire sur toutes les monoplaces à partir de 2018. Chez la FIA, il étend son domaine d’expertise au-delà des circuits pour toucher à la réglementation et à la sécurité globale en sport automobile, s’appuyant sur une vision à la fois technique et humaine de la compétition.

Le passage chez Ferrari : l’art de la gestion d’équipe

En 2018, Laurent Mekies fait son retour dans le monde des écuries en rejoignant la Scuderia Ferrari en tant que directeur sportif adjoint. À Maranello, il s’illustre par sa capacité à conjuguer exigence technique et management des ressources humaines. Il veille à la fois à l’application rigoureuse du règlement sportif et à l’optimisation de la performance opérationnelle de l’équipe lors des Grands Prix. Progressivement, il devient directeur sportif, puis directeur de course, jouant un rôle clé dans la mise en place des stratégies de course et la coordination entre les différents départements de la mythique écurie italienne.

Son leadership calme, sa maîtrise du stress, sa connaissance fine du règlement et sa capacité à dialoguer avec les instances comme avec les ingénieur·es de terrain font de lui un rouage essentiel de la Scuderia durant une période de forte concurrence et de profondes évolutions technologiques.

Un nouveau défi chez AlphaTauri

En 2023, Laurent Mekies est nommé Team Principal de l’écurie AlphaTauri (ex-Toro Rosso), succédant à Franz Tost. Ce nouveau défi lui permet de mettre à profit l’ensemble de ses compétences : gestion humaine, sens stratégique, expérience réglementaire et goût prononcé pour l’innovation. Sous sa direction, AlphaTauri entend poursuivre sa mission de formation des jeunes pilotes du giron Red Bull tout en s’affirmant comme une équipe compétitive au sein du peloton.

Domaines d’expertise et héritage

Laurent Mekies se distingue par une palette de compétences rare en Formule 1 :

  • Ingénierie de la performance : analyse de données, mise au point des monoplaces, exploitation des technologies de pointe.
  • Sécurité et innovation : contributions majeures à la réglementation et à la sécurité des pilotes.
  • Management : gestion d’équipes pluridisciplinaires, stratégies de course, développement de talents.
  • Relations institutionnelles : dialogue avec la FIA et implication dans l’évolution de la discipline.

À travers son parcours, Laurent Mekies incarne un modèle de leadership fondé sur l’expertise, la rigueur, l’éthique et la capacité à fédérer autour d’une vision. Son influence dépasse la seule sphère technique, et il demeure un acteur majeur du renouveau et de la résilience de la Formule 1 contemporaine.

Red Bull – Laurent Mekies attendu dans la « fosse aux lions » médiatique à Spa

Laurent Mekies s’apprête à vivre son premier véritable test médiatique en tant que nouveau directeur de l’écurie Red Bull, à l’occasion du Grand Prix de Belgique. Successeur de Christian Horner, évincé après le Grand Prix de Grande-Bretagne, Mekies fera ses débuts officiels à la tête de l’équipe dans un contexte particulièrement exposé.

Alors qu’Horner était omniprésent devant les caméras, Mekies devra désormais assumer une visibilité médiatique sans précédent, avec notamment un passage possible en conférence de presse FIA vendredi, des interventions en direct à la télévision et un débriefing d’après-course dimanche.

L’ancien directeur de Racing Bulls, jusque-là relativement épargné par la pression médiatique, est prévenu : selon Jolyon Palmer, ancien pilote devenu consultant, Mekies s’apprête à faire son entrée dans ce qu’il qualifie de « fosse aux lions ».

« J’imagine qu’il va évidemment se retrouver dans la fosse aux lions des médias, et que la semaine va être très intense pour lui », a déclaré Palmer au podcast F1 Nation. « Il rejoint une équipe championne, et son expérience chez Racing Bulls est très différente en termes de fonctionnement et d’attentes, mais Red Bull a toujours les ingrédients pour passer un week-end très solide. Ils ont toujours une excellente équipe de course et ils savent comment mener les courses. Ils ont un pilote capable de se surpasser lorsqu’il est dos au mur, Max Verstappen, qui est toujours bon à Spa, et l’équipe est bonne à Spa. »

« Donc, si vous êtes Laurent à l’aube de votre premier week-end, vous allez vous imprégner de la vie d’une équipe de F1 de haut niveau, ce sera très différent pour lui personnellement avec la pression des médias, l’attention et les questions. C’est un week-end de sprint, donc il y aura immédiatement des points à marquer sur la piste, et on espère juste que Red Bull démarre sur les chapeaux de roue, mais l’équipe sera derrière lui pour le soutenir. Après les événements de ces 18 derniers mois et le départ de plusieurs membres clés de Red Bull, beaucoup de gens dans l’équipe se demandent : ‘Qui sera le prochain à partir ?’ L’équipe était très instable, et c’est l’occasion pour le reste de l’équipe de se ressouder et de soutenir Laurent. »

Laurent Mekies s’exprime après sa nomination à la tête de Red Bull Racing

Laurent Mekies, nouvel homme fort de Red Bull Racing, a pris la parole pour la première fois depuis l’annonce officielle de sa promotion à la tête de l’écurie autrichienne. Ce changement de direction, confirmé quelques jours après le Grand Prix de Grande-Bretagne, marque la fin de l’ère Christian Horner, évincé après deux décennies à la barre de l’équipe basée à Milton Keynes.

Jusqu’alors directeur de l’écurie sœur Racing Bulls, Mekies a dirigé la structure satellite au cours des 18 derniers mois. Désormais propulsé au sommet de l’organigramme de Red Bull Racing, il aura la lourde tâche de relancer une équipe en difficulté, qui traverse un début de saison 2025 en demi-teinte.

Dans un communiqué publié peu après l’officialisation de son nouveau rôle, Mekies a tenu à saluer l’ensemble du personnel de Racing Bulls, exprimant sa gratitude pour le travail accompli et les liens tissés au sein de l’équipe. Il s’apprête désormais à ouvrir un nouveau chapitre dans sa carrière, en prenant les rênes d’une formation au palmarès prestigieux, mais en pleine reconstruction.

« Cette dernière année et demie a été un immense privilège de diriger l’équipe avec Peter [Bayer, PDG de Racing Bulls] », a déclaré Mekies. « Ce fut une aventure extraordinaire de contribuer à la naissance de Racing Bulls avec tous nos collaborateurs talentueux. L’esprit de toute l’équipe est incroyable, et je suis convaincu que ce n’est que le début. »

Racing Bulls a confirmé qu’Alan Permane, un vétéran du paddock de F1, prendra la relève en tant que directeur de l’équipe.

« Alan est l’homme idéal pour prendre la relève et poursuivre notre chemin », a ajouté Mekies. « Il connaît l’équipe sur le bout des doigts et a toujours été un pilier important de nos premiers succès. »

Retour du GP de Formule 1 en France : Domenicali « a tout dit »

2024 aura été l’année de la mise à l’écart des activités de développement moteur Renault de Viry-Châtillon, après la décision commune du directeur de Renault, Luca de Meo, et des exécutants mis en place chez Alpine, dont Flavio Briatore, de devenir clients d’une unité de puissance Mercedes-Benz à l’avenir.

L’aura de la France dans le paysage des sports mécaniques, et de la F1 en particulier, reste très importante : il suffit de regarder le sommet des organigrammes de nombreuses structures F1 pour s’en convaincre. Au hasard, Frédéric Vasseur à la tête de Ferrari, Pierre Waché à la conception générale chez Red Bull dans le sillage d’Adrian Newey, ou encore Laurent Mekiès chez Racing Bulls, pour ne citer qu’eux. Côté pilotes, Pierre Gasly et Esteban Ocon sont bien installés, tandis qu’Isack Hadjar frappe à la porte et que Victor Martins élève sa carrière en F2.

Mais il est vrai que malgré un calendrier à 24 Grands Prix, nous ne sommes pas prêts de revoir la F1 contemporaine rouler en France.

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Le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, n’avait pas écarté l’idée d’un éventuel retour de la France au calendrier dans un avenir plus ou moins proche, lors d’une interview réalisée par Canal + au mois d’avril.

L’Italien insistait alors sur le fait que le gouvernement français doit impérativement des efforts et manifester un niveau de soutien s’approchant de celui vu par d’autres lieux se montrant très agressifs pour accueillir la F1, dans un calendrier déià conséquent et laissant sur la touche d’autres grandes nations comme l’Allemagne ou encore bientôt les Pays-Bas.

Le Grand Prix de France ne fait plus partie du calendrier de la F1 depuis 2022, date à laquelle la dernière édition a eu lieu sur le circuit Paul Ricard. On ne peut désormais plus assister au Castellet qu’au Grand Prix de France Historique, qui demeure un très bel évènement chaque année, fin avril.

Pour le PDG de la catégorie reine, la France reste évidemment un pays important et l’idée d’un éventuel retour dans l’Hexagone n’a jamais été écartée par la discipline. Cependant, Domenicali a insisté sur le fait que le gouvernement français devra se montrer convaincant avec un « investissement important ».

« Dans un mariage, il faut avoir minimum deux personnes qui sont d’accord, » a déclaré Stefano Domenicali. Pour nous, la France est un pays très important avec l’histoire, avec la passion de la F1. On a eu un Grand Prix incroyable au Paul Ricard il y a deux années [en 2022, ndlr], mais on doit trouver la solution juste.

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On a besoin de l’intérêt du côté de la France, que le pays comprenne que, quand, aujourd’hui tu veux organiser un Grand Prix de Formule 1, tu as besoin d’un investissement important, qui, je pense, peut être organisé au niveau central avec le gouvernement.

Quand on travaille au niveau mondial, [on voit qu’] il y a le premier ministre, qu’il y a le roi, qu’il y a toutes les personnes qui sont vraiment dans le projet de la F1, parce que la F1 représente une possibilité pour ce pays de représenter le pays dans le monde entier.

Il y a une opportunité de business, il y a une opportunité d’accueillir les personnes qui viennent… J’ai tout dit. »

La balle est donc désormais dans le camp du gouvernement français qui devra prouver à la Formule 1 son désir d’accueillir de nouveau une course de Formule 1 à l’avenir…

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Laurent Mekies autocritique : “Une équipe ne peut être jugée que face à la concurrence”

En rapportant respectivement 10 points et 4 points du Qatar, le week-end dernier, Alpine et Haas ont sans doute mis à mal les espoirs de VCARB de figurer à une meilleure position que son actuelle huitième place au championnat du monde des constructeurs, à l’issue de la dernière manche de la saison F1 se tenant ce week-end à Abou Dhabi.

L’équipe-sœur de Red Bull enregistre désormais un déficit de huit unités sur la structure américaine et de treize sur le team franco-anglais.

Laurent Mekies, directeur de l’équipe VCARB, assure que le team donnera tout avec Yuki Tsunoda et Liam Lawson pour tenter de décrocher un ultime résultat permettant de se hisser au-dessus de l’un de ses rivaux.

“Nous voulons terminer la saison en beauté et tout le monde dans l’équipe investira jusqu’à la dernière goutte d’énergie pour y parvenir”, assure le Français.

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Dans tous les cas, Mekies mesure le chemin parcouru depuis le début de saison.

“Il y a peu de temps entre le Qatar et Abou Dhabi, mais nous avons parcouru un long chemin dans tous les sens du terme depuis le début de cette saison de 24 courses, à Bahreïn, au début du mois de mars. Je veux dire par là que nous avons considérablement évolué en tant qu’équipe, car il n’y a pas que notre nom qui était nouveau cette année. Inévitablement, il y a eu des hauts et des bas, nous avons atteint certains de nos objectifs et en avons manqué d’autres.”

Lucide et ne se cherchant pas d’excuses, Mekies rappelle “qu’une équipe ne peut être jugée que par rapport à la concurrence et nous nous sommes battus toute l’année contre des adversaires très forts au milieu de peloton.”

Ainsi, il apparait de plus en plus probable que VCARB ne doive se contenter de la huitième place au championnat.

“Il est vrai que depuis dimanche dernier à Losail, nos aspirations au championnat ont pris un coup, mais cela n’affectera pas notre façon d’aborder cette dernière course sur un circuit qui devrait mieux convenir à notre voiture. Avec les trois heures d’Essais Libres habituelles ce week-end, nous utiliserons une partie de ce temps pour évaluer quelques solutions pour 2025, ce qui se poursuivra lors de la séance d’essais ici mardi prochain. Nous allons également permettre à Ayumu Iwasa, pilote junior de Honda et de Red Bull, d’effectuer une nouvelle séance d’Essais Libres au volant de notre voiture, après son passage à Suzuka en début d’année. À Yas Marina, il remplacera son compatriote Yuki.”

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Laurent Mekies s’attend à un début de saison difficile pour VCARB

Le nouveau Team Principal de Visa Cash App RB (VCARB pour les intimes), Laurent Mekies, a tracé la feuille de route de son équipe et fait part de ses attentes concernant cette nouvelle saison 2024 de Formule 1 qui débute le 02 mars avec le Grand Prix de Bahreïn.

Ce jeudi 8 février, VCARB a dévoilé les premières images de sa monoplace, la première de son histoire sous sa nouvelle identité. La VCARB01 (c’est le nom de la monoplace 2024) aura la lourde tâche de faire aussi bien sinon mieux que sa devancière de 2023 qui n’aura pas permis à l’écurie italienne de faire mieux qu’une huitième place au championnat du monde. 

VCARB débute cette campagne 2024 avec une toute nouvelle structure interne avec un nouveau PDG, Peter Bayer, et un nouveau directeur d’équipe, Laurent Mekies. Alan Permane – qui a quitté Alpine l’an dernier – fait également partie du casting, alors que Tim Goss (un ancien de la FIA) assumera chez Visa Cash App RB le nouveau rôle de chef du département technique. En parallèle, Guillaume Cattelani rejoint également l’équipe en tant que directeur technique adjoint, relevant directement du directeur technique Jody Egginton. 

Bien que toujours considérée comme une « petite équipe » dont la base historique est en Italie à Faenza, l’équipe Visa Cash App RB a donc bien grandi depuis ses débuts sous le nom Toro Rosso, à tel point que l’entreprise dispose désormais d’installations plus grandes en Italie, mais aussi au Royaume-Uni où elle est également en train d’étendre sa présence avec un rapprochement physique de sa maison mère Red Bull à Milton Keynes.

Laurent Mekies assure qu’une telle croissance est nécéssaire pour mener à bien le projet et le Français n’est absolument pas inquiet des défis que représente le fonctionnement d’une équipe sur deux sites différents.

« Nous avons depuis longtemps deux sièges sociaux : Faenza et Bicester. Les départements de Bicester (où sont basés l’aérodynamique, ainsi que certaines fonctions de conception) déménageront dans de nouvelles installations à Milton Keynes. » explique Mekies, cité par le site du championnat.

« Historiquement, avoir deux sièges sociaux a toujours été un inconvénient. Mais nous sommes en 2024, le monde a énormément changé. La façon dont les gens interagissent évolue également. Nous voulons que cela fonctionne. Nous voulons faire de notre entreprise une entreprise sans localisation. »

« Si demain un département est partagé entre Faenza et Milton Keynes, nous pensons que ce n’est pas grave. C’est un défi, mais nous pensons que cela comporte de nombreux avantages, nous pouvons embaucher les meilleures personnes au Royaume-Uni et embaucher les meilleures personnes en Europe. »

Le partage de composants

Evidemment, le déménagement de VCARB au même endroit que son équipe sœur Red Bull fait partie d’une démarche visant à réaliser des gains en termes d’efficacité entre les deux entités qui ont le même propriétaire et alors que la réglementation en Formule 1 permet à VCARB d’utiliser des pièces en provenance de la banque d’organes de Red Bull.

Ce sujet est d’ailleurs devenu épineux ces dernières années en F1, puisque certaines équipes ne sont pas satisfaites de cette étroite collaboration. Interrogé sur le sujet, Laurent Mekies estime pour sa part que son équipe ne fait rien de mal et se conforme à la règlementation en vigueur, tout en précisant qu’il y a effectivement certains avantages mais aussi des inconvénients.

« Les règles sont très claires concernant ce que vous devez faire vous-même et ce que vous pouvez acheter. Historiquement, par exemple, il est admis que vous achetiez votre groupe motopropulseur à un tiers. Avec l’Unité de puissance, vous pouvez acheter la boîte de vitesses et la suspension. Ce sont les principaux éléments que vous pouvez avoir si vous décidez de le faire. » explique le Français.

« La règlementation garantit que vous faites le reste de la voiture par vous-même – votre châssis, votre aérodynamique, vos systèmes de refroidissement, tout ce qui a un impact sur les performances – c’est quelque chose qui définit les constructeurs et la règlementation est très claire. »

« Nous examinons les règlements et faisons le partage que nous sommes en mesure de faire. Le côté que nous avons en main – et qui est la plus grande partie de la voiture – nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour nous préparer à nous battre pour de plus gros prix. »

« Cela comporte aussi beaucoup d’inconvénients. Si vous prenez la boîte de vitesses de quelqu’un d’autre – ce qui est le cas de nombreuses équipes – vous devez alors attendre que l’équipe ait conçu la boîte de vitesses pour comprendre où seront vos points d’attache de vos suspensions, ce qui impacte vos décisions aérodynamiques. Il y a donc des compromis. »

Un début de saison 2024 difficile ?

Laurent Mekies se veut réaliste quant aux performances de son équipe pour le début de la saison 2024, notamment parce qu’AlphaTauri (ancien nom de l’équipe) a fait le choix en 2023 de pousser le développement de la voiture de l’année dernière jusqu’à la dernière course de la saison à Abou Dhabi alors qu’ils tentaient en vain d’arracher la septième place à Williams au championnat du monde des constructeurs après avoir passé une grande partie de la saison en dernière place.

Ce choix de poursuivre le développement de la monoplace 2023 jusqu’à la dernière course de l’année, ainsi que les bouleversements liés à la restructuration de l’écurie au cours de l’hiver, auront inévitablement – selon Mekies – un effet négatif sur les performances en début de saison 2024.

« Nous avons développé la voiture [2023] jusqu’à la fin de l’année, donc le point de départ [de la voiture de cette année] n’est pas très différent de ce que vous avez vu à Abou Dhabi l’année dernière. » a-t-il déclaré.

« Parallèlement à tous les changements profonds que nous apportons, nous essaierons de trouver notre nouvelle voie et notre nouveau rythme de développement, qui, espérons le, nous mèneront vers un meilleur endroit. »

« Mais nous sommes conscients que le début de la saison sera probablement assez difficile en raison de l’effort que nous avons déployé à la fin de l’année dernière et de la profondeur des changements que nous avons apportés cet hiver. »

« Il est naturel que cela favorise le développement approprié pour la suite de la saison. C’est un choix conscient que nous avons fait, même si cela peut faire mal à court terme. Nous essayons de construire un nouveau projet et de le construire sur le long terme. »

Laurent Mekies a pris ses fonctions chez AlphaTauri

Laurent Mekies a pris ses fonctions chez AlphaTauri en ce début d’année, le Français ayant quitté son poste de directeur sportif de la Scuderia Ferrari l’an dernier pour occuper le rôle de team principal de l’écurie de Faenza en remplacement de Franz Tost.

Laurent Mekies – qui occupait le poste de directeur sportif au sein de la Scuderia Ferrari – a définitivement quitté l’équipe de Maranello à la veille du Grand Prix de Belgique 2023 pour observer une période de « jardinage » de quelques mois avant de rejoindre sa nouvelle équipe AlphaTauri. 

Chez AlphaTauri, Laurent Mekies retrouve l’équipe avec laquelle il a remporté nombre de ses premiers succès, d’abord en tant qu’ingénieur de course et finalement en tant qu’ingénieur en chef et responsable des performances des véhicules.

S’exprimant publiquement pour la première fois depuis son départ de Ferrari l’an dernier, Mekies a remercié son ancienne écurie pour ces années passées à Maranello et est désormais pleinement tourné vers l’avenir dans son nouveau rôle de patron d’AlphaTauri.

« Alors que mon chapitre en Rouge se termine, c’est le moment de remercier tout le monde à la Scuderia Ferrari pour cinq années inoubliables. » a écrit Laurent Mekies sur ses réseaux sociaux ce 02 janvier.

« Nous avons traversé des hauts et des bas ensemble, nous nous sommes battus tous les jours et nous avons donné tout ce que nous pouvions. Ma tête et mon cœur sont remplis de souvenirs incroyables, que je chérirai toute ma vie. »

« À toutes les personnes fantastiques de la Scuderia [Ferrari] et aux incroyables Tifosi, un immense merci pour tout ce que nous avons vécu ensemble et pour votre soutien passionné et inconditionnel. »

« Une nouvelle aventure commence maintenant, et c’est avec un grand sentiment de gratitude que je passe d’une famille de course très spéciale à une autre famille de course très spéciale. »

« Je m’embarque dans un voyage passionnant, un nouveau chapitre à écrire tous ensemble, et j’ai hâte de travailler aux côtés des personnes talentueuses de Faenza et de Bicester. »

Deux Français en lice pour remplacer Binotto chez Ferrari

Deux Français sont en lice pour remplacer Mattia Binotto chez Ferrari à partir de la saison prochaine en Formule 1. Il s’agit de Frederic Vasseur et Laurent Mekies.

Ce mardi, la Scuderia Ferrari a confirmé qu’elle avait accepté la démission de Mattia Binotto, qui occupe le poste de directeur de l’équipe italienne en Formule 1 depuis la saison 2019. L’ingénieur suisse quittera donc ses fonctions le 31 décembre 2022, mais à l’heure actuelle, aucun remplaçant n’a encore été annoncé du côté de Maranello.

Si plusieurs candidats sont envisagés chez Ferrari, deux Français sortent du lot avec tout d’abord l’actuel directeur de l’équipe Alfa Romeo, Fred Vasseur. En effet, le Français a déjà de l’expérience dans une grande organisation après avoir dirigé l’équipe Renault en F1 avant de devenir team principal de l’écurie Alfa Romeo. Avec plus de 25 ans d’expérience dans le sport automobile, les compétences managériales de Vasseur ne sont donc plus à démontrer, alors que le Français entretient également une excellente relation avec le pilote Ferrari Charles Leclerc après l’avoir fait débuter en F1 chez Sauber il y a quelques années.

Autre point important : après avoir signé un partenariat avec le groupe Sauber, le constructeur allemand Audi a récemment annoncé son arrivée en F1 en tant qu’équipe d’usine à partir de la saison 2026. La firme d’Ingolstadt pourrait alors choisir de faire venir en F1 ses propres employés, ce qui veut dire que l’avenir de Vasseur au sein de l’équipe reste flou.

Sondage : que pensez-vous du départ de Binotto de chez Ferrari ?

Laurent Mekies, un candidat sérieux

L’autre Français en lice pour remplacer Mattia Binotto chez Ferrari n’est autre que Laurent Mekies (sur la photo d’illustration), l’actuel directeur sportif de la Scuderia. Mekies, âgé de 45 ans, a lui aussi une solide expérience dans la Formule 1 puisqu’il a occupé le poste d’ingénieur chez Arrows, Minardi ou encore Toro Rosso avant de rejoindre la FIA pour y occuper le poste de responsable de la sécurité, puis directeur de course adjoint à partir de 2016.

En 2018, Laurent Mekies rejoint l’équipe technique de Ferrari dans un premier temps avant d’être promu directeur sportif de la Scuderia. Dans ce rôle, le Français a plus d’une fois assumé l’intérim sur le muret des stands lorsque Mattia Binotto ne pouvait pas se déplacer sur des Grands Prix, un rôle qu’il a parfaitement tenu et qui fait de lui le candidat le plus sérieux pour remplacer Binotto en 2023.

On sait que des discussions sont actuellement en cours, mais Mattia Binotto restera en place jusqu’à la fin du mois de décembre. Une annonce de la part de Ferrari concernant le remplaçant de Binotto n’est donc pas attendue avant le début de l’année prochaine au minimum…