Russell dénonce la défense agressive de Leclerc en Hongrie : « À 330 km/h, on est à la limite »

George Russell n’a pas mâché ses mots après son affrontement tendu avec Charles Leclerc en fin de Grand Prix de Hongrie. Le pilote Mercedes, qui visait le podium, a exprimé sa frustration suite à la défense jugée excessive du Monégasque alors en difficulté.

Dans les derniers tours de la course au Hungaroring, Leclerc, en perte de rythme, tentait de conserver sa place face à un Russell pressant. Au 61e tour, alors que les deux pilotes se disputaient la troisième position, Leclerc a freiné tard dans le premier virage, modifiant sa trajectoire en pleine décélération. À la radio, la réaction de Russell a été immédiate : « Il a bougé au freinage, c’est clairement interdit. »

L’incident n’a pas échappé aux commissaires. Au tour suivant, Russell a pris l’avantage sur la Ferrari et a terminé sur la troisième marche du podium. De son côté, Leclerc a écopé de cinq secondes de pénalité ainsi que d’un point sur son permis pour conduite dangereuse.

Interrogé après l’arrivée, le pilote britannique a détaillé les raisons de son agacement. « Quand vous arrivez dans la ligne droite à 330 km/h et que vous plongez dans le virage, vous êtes à la limite de l’adhérence de votre voiture », a-t-il expliqué. « Il n’y a pratiquement aucun temps pour réagir. »

Ce sixième podium de la saison pour Russell n’a donc pas été acquis sans tension, dans une fin de course marquée par une intensité stratégique et des duels musclés.

« Vous ne pouvez pas simplement freiner et tourner pour éviter quelqu’un, car vous êtes déjà à la limite de l’adhérence.  J’ai donc clairement montré mes intentions en plongeant à l’intérieur, et il a bougé après s’être engagé dans le freinage, ce qui n’est pas autorisé par le règlement pour cette raison. Il l’a fait une fois. Je n’étais pas content. La deuxième fois, je me suis dit : ‘Bon, je vais juste passer à l’intérieur ‘, et il l’a refait, et nous sommes entrés en contact. »

« J’étais content d’avoir pu passer. Mais je pense que quand on regarde ça à la télévision, on se dit : « Oh, pourquoi tu ne tournes pas pour l’éviter ? » Mais comme je l’ai dit, on est à la limite du potentiel de la voiture. »

F1 – Accord trouvé entre Ferrari et Aston Martin pour le transfert d’Enrico Cardile

Le transfert d’Enrico Cardile chez Aston Martin a enfin été officialisé après plusieurs semaines de négociations tendues entre les deux écuries. L’ingénieur italien rejoindra l’équipe de Silverstone en tant que directeur technique, mettant un terme à une situation restée longtemps bloquée.

Initialement, Ferrari aurait refusé de libérer Cardile avant l’expiration d’une période de congé de douze mois, freinant ainsi son arrivée chez le concurrent britannique. Une position qui aurait suscité des tensions, notamment du côté de Lawrence Stroll, propriétaire d’Aston Martin, selon les informations relayées par Corriere dello Sport.

Andy Cowell, directeur général de l’écurie, avait déjà indiqué que Cardile jouerait un rôle central dans le développement des futures monoplaces, en supervisant la conception et la structure techniques en collaboration avec Adrian Newey, récemment annoncé comme renfort stratégique de l’équipe.

Un processus de médiation aurait été tenté pour accélérer la transition, mais celui-ci aurait échoué, poussant les services juridiques des deux équipes à intervenir pour parvenir à un compromis.

L’accord désormais conclu permet à Cardile de prendre ses fonctions dans le cadre de la préparation de la prochaine ère technique en Formule 1, notamment avec l’arrivée de la nouvelle réglementation sur les unités de puissance prévue pour 2026. Un renfort de poids pour Aston Martin dans sa volonté de se rapprocher durablement des cadors de la grille.

Un porte-parole d’Aston Martin a déclaré : « Nous sommes ravis qu’une solution ait été trouvée et qu’Enrico puisse rejoindre l’équipe en tant que directeur technique pour nous accompagner vers 2026 et au-delà, à la tête des fonctions techniques et de conception du campus technologique AMR. »

Charles Leclerc fait marche arrière après ses critiques envers Ferrari en Hongrie

Après un Grand Prix de Hongrie frustrant, Charles Leclerc est revenu sur ses déclarations critiques à l’égard de son équipe, admettant avoir « eu tort » concernant les causes de sa contre-performance.

Parti en pole position sur le Hungaroring, le pilote Ferrari avait parfaitement lancé sa course, menant les premiers tours avec autorité. Cependant, les choses se sont rapidement détériorées après la première salve d’arrêts aux stands, entraînant une chute progressive au classement. Ce nouvel échec porte à une seule sa conversion de pole position en victoire sur ses 16 dernières tentatives.

Agacé par le déroulement de la course et les décisions stratégiques du mur des stands, Leclerc n’avait pas caché son mécontentement en course. Mais au terme des 70 tours, le Monégasque de 27 ans a reconnu auprès de ViaPlay que ses reproches n’étaient pas fondés, après avoir appris qu’un problème technique sur le châssis de sa SF-25 — et non un souci moteur comme il le pensait initialement — avait compromis sa performance.

Ce dysfonctionnement, identifié après l’arrivée, explique la perte de rythme qu’il avait ressentie tout au long de l’épreuve et son recul progressif au classement, malgré un début de Grand Prix prometteur.

S’il avait semblé pointer du doigt la stratégie de son équipe dans un premier temps, Leclerc a ainsi modéré ses propos après coup, réaffirmant sa confiance envers Ferrari.

« Tout d’abord, je dois revenir sur les propos que j’ai tenus à la radio, car je pensais que cela venait d’une seule chose », a déclaré Leclerc aux médias. « Mais j’ai obtenu beaucoup plus de détails depuis que je suis sorti de la voiture, et il s’agissait en fait d’un problème lié au châssis, et nous n’aurions rien pu faire différemment. J’ai commencé à ressentir le problème au 40e tour, ou quelque chose comme ça, puis cela a empiré tour après tour. Vers la fin, nous avions deux secondes de retard et la voiture était tout simplement impossible à piloter. »

Lewis Hamilton confirme son avenir en F1 après avoir évoqué la possibilité de quitter Ferrari

À l’issue d’un week-end particulièrement compliqué sur le Hungaroring, Lewis Hamilton a confirmé sa participation au Grand Prix des Pays-Bas, prévu après la pause estivale.

Le pilote britannique a connu une qualification décevante à Budapest, échouant en Q2 et ne signant que le 12e temps, loin derrière son coéquipier Charles Leclerc, auteur d’une pole position surprise. Frustré par sa performance, Hamilton s’était qualifié lui-même d’« inutile », estimant que Ferrari devait « changer de pilote » pour espérer de meilleurs résultats.

Dimanche en course, Hamilton a tenté une approche stratégique différente en prenant le départ en pneus durs, espérant tirer profit d’un long relais initial avant de chausser des gommes plus fraîches en fin de Grand Prix. Mais cette stratégie n’a pas porté ses fruits.

Reparti 16e après son arrêt, le septuple champion du monde est remonté jusqu’à la 12e place, échouant aux portes des points. Il n’a pas réussi à dépasser Isack Hadjar ni Kimi Antonelli, ce dernier conservant la 10e position. À noter que Lando Norris, futur vainqueur de la course, a même pris un tour à Hamilton, une première depuis Imola 2022.

Ce résultat marque l’un des pires week-ends d’Hamilton depuis son arrivée chez Ferrari, avec une 12e place finale qui illustre les difficultés actuelles du Britannique à s’adapter à sa nouvelle monture.

Malgré cette contre-performance, Hamilton a assuré aux médias qu’il serait bien au départ du prochain Grand Prix à Zandvoort, à la reprise du championnat.

« J’ai hâte de revenir, je serai de retour, oui », a-t-il déclaré. « Nous avons clairement apporté des améliorations, et c’est dommage que nous ne soyons pas aussi compétitifs que les gars devant. Mais nous avons vu Charles réaliser deux très bonnes courses, et la voiture progresse clairement, donc nous devons continuer à essayer d’en tirer le maximum. »

Pressé par Sky Sports F1 sur l’origine de ses commentaires après les qualifications, Hamilton a fait allusion à des problèmes en coulisses.

« Pas particulièrement, quand on a un sentiment, on a un sentiment », a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé s’il pouvait clarifier ses propos. « Il se passe beaucoup de choses en coulisses qui ne sont pas géniales, mais j’aime toujours la course. »

Oscar Piastri admet une erreur stratégique après sa lutte face à Lando Norris

Oscar Piastri a reconnu, à l’issue du Grand Prix de Hongrie, que sa tentative de dépassement sur Charles Leclerc n’était « peut-être pas la meilleure décision », après avoir vu la victoire lui échapper au profit de son coéquipier chez McLaren, Lando Norris.

Sur le Hungaroring, l’Australien a mené une course intense, conclue en deuxième position à seulement six dixièmes du vainqueur. Ce résultat permet tout de même à Piastri de conserver la tête du championnat, mais avec une avance réduite à neuf points avant la trêve estivale.

Face à deux choix tactiques possibles – une stratégie à un seul arrêt ou un plan classique à deux arrêts – Piastri a opté pour cette dernière, alors que Norris choisissait l’approche plus conservatrice. Après la course, le pilote McLaren a qualifié ces options de « pari risqué dans les deux cas », soulignant la complexité des choix stratégiques sur un circuit où les dépassements restent difficiles.

S’il est parvenu à prendre l’avantage sur la Ferrari de Leclerc en fin de course, Piastri estime aujourd’hui que cette manœuvre a pu compromettre sa capacité à aller chercher Norris, qui avait géré ses pneus avec brio après son arrêt unique au 31e tour.

Résumant son après-midi sur le tracé sinueux de la périphérie de Budapest, l’Australien, déjà vainqueur à huit reprises en F1, a reconnu avoir été « du mauvais côté » d’un affrontement serré avec son coéquipier. Un duel McLaren qui a captivé jusqu’au dernier tour, mais qui a laissé à Piastri un goût amer, malgré un résultat solide.

« J’ai poussé aussi fort que possible », a-t-il déclaré. « Après avoir vu Lando opter pour une stratégie à un arrêt, je savais que j’allais devoir le dépasser sur la piste, ce qui est beaucoup plus facile à dire qu’à faire ici. Donc, oui, j’ai essayé plusieurs choses. C’était un pari risqué dans tous les cas. Aujourd’hui, malheureusement, nous étions du mauvais côté. L’équipe a fait un excellent travail. La voiture s’est vraiment réveillée dans la deuxième moitié de la course. Et oui, les voitures ont été excellentes tout au long du week-end. Je remercie donc l’équipe et j’ai hâte de profiter de quelques semaines de repos. »

Lorsqu’on lui a demandé s’il était surpris de voir Norris tenter le tout pour le tout avec une stratégie à un seul arrêt, alors qu’il était tombé à la cinquième place au départ et qu’il se débattait en quatrième position à ce stade de la course, Piastri a souligné que le Britannique n’avait pas grand-chose à perdre.

« Oui et non. Je veux dire, à ce moment-là, il n’avait pas grand-chose à perdre, donc ce n’était pas une grande surprise », a-t-il répondu. « Oui, je ne sais pas si essayer de prendre l’avantage sur Leclerc était la bonne décision au final, mais bon, on verra bien après. »

Dans les derniers instants, Piastri a envoyé sa MCL39 à l’intérieur de celle de Norris. Il a bloqué ses roues, évitant de justesse le contact.

« Je pense que j’aurais dû être au moins deux dixièmes plus près, ce qui aurait nécessité une erreur de Lando », a-t-il déclaré en réfléchissant à l’incident. « J’ai senti que c’était ma meilleure chance. On ne veut jamais essayer de garder ça pour le tour suivant, car ça ne se reproduit jamais, alors j’ai pensé que je devais au moins essayer. »

Classement du championnat de F1 2025 après le Grand Prix de Belgique

Comment le Grand Prix de Hongrie de F1 2025 a-t-il influencé le classement du championnat des pilotes et des constructeurs ?

PPilote Equipe Points
1L. NorrisMcLaren423
2M. VerstappenRed Bull421
3O. PiastriMcLaren410
4G. RussellMercedes319
5C. LeclercFerrari242
6L. HamiltonFerrari156
7K. AntonelliMercedes150
8A. AlbonWilliams73
9C. SainzWilliams64
10F. AlonsoAston Martin56
11N. HülkenbergSauber51
12I. HadjarVCARB51
13O. Bearman Haas41
14L. LawsonVCARB38
15E. OconHaas38
16L.StrollAston Martin33
17Y. TsunodaRed Bull33
18P. GaslyAlpine22
19G. BortoletoSauber19
20F. ColapintoAlpine0
21J. DoohanAlpine0

PEquipe Points
1McLaren 833
2Mercedes469
3Red Bull 451
4Ferrari398
5Williams137
6Racing Bulls92
7Aston Martin89
9Haas79
8Sauber70
10Alpine22

F1 – GP de Hongrie : Norris s’impose avec la manière, Ferrari s’écroule

Lando Norris a remporté le Grand Prix de Hongrie au terme d’un duel tactique serré avec son coéquipier Oscar Piastri, offrant à McLaren un 200e succès historique en Formule 1. Cinquième sur la grille, le Britannique a su tirer profit d’une stratégie à un seul arrêt pour devancer son rival australien, qui en a effectué deux.

Le départ a été animé avec Charles Leclerc conçervant les commandes de la course devant Piastri, George Russell et Fernando Alonso. Norris, un temps rétrogradé à la cinquième place, a rapidement repris l’avantage sur Alonso dès le troisième tour grâce au DRS. Mais il est resté bloqué derrière Russell, incapable de progresser davantage pendant la première partie de course.

Piastri a été le premier à bouger stratégiquement, en tentant un undercut sur Leclerc au 19e tour. Ferrari a réagi immédiatement, maintenant la position de son pilote. De son côté, Norris a allongé son relais avant de s’arrêter au 31e tour, passant aux pneus durs avec pour objectif d’aller au bout sans repasser par les stands.

McLaren a réalisé le second arrêt de Piastri au 46e tour. Reparti avec des pneus frais, ce dernier devait rattraper Norris et dépasser Leclerc, qui a rapidement perdu pied et qualifié sa voiture d’« ingérable ».

En fin de course, Piastri est revenu à moins d’une seconde de Norris et a tenté une attaque au 68e tour dans le premier virage, sans succès. Il a franchi la ligne avec seulement 0,698 seconde de retard. Cette victoire permet à Norris de revenir à neuf points de Piastri au classement pilotes avant la trêve estivale.

George Russell complète le podium après avoir dépassé Leclerc, sanctionné pour une défense excessive. Le Monégasque termine quatrième, devant Alonso. Gabriel Bortoleto signe une belle performance en finissant sixième, son meilleur résultat en carrière, suivi de Lance Stroll, Liam Lawson, Max Verstappen (neuvième) et Kimi Antonelli.

Le résultat de Verstappen reste toutefois sous enquête après un contact avec Lewis Hamilton dans le virage 4. Le Néerlandais, en difficulté, a percuté la Ferrari alors que les deux pilotes suivaient des stratégies opposées. Hamilton a terminé 12e, derrière Isack Hadjar, tandis que Nico Hülkenberg, Carlos Sainz, Alex Albon, Esteban Ocon, Yuki Tsunoda, Franco Colapinto et Pierre Gasly ferment la marche.

Seul Ollie Bearman a abandonné, victime de dommages importants au plancher de sa monoplace au 48e tour.

F1 – Classement du Grand Prix de Hongrie 2025

Découvrez tous les résultats du Grand Prix de Hongrie de Formule 1 2025, qui s’est déroulé sur le circuit du Hungaroring !

Classement du Grand Prix de Hongrie 

# Pilote Écurie Écart
1
 
Lando NORRIS
McLaren LAP 70
2
 
Oscar PIASTRI
McLaren +0.698
3
 
George RUSSELL

 
Mercedes +21.916
4
 
Charles LECLERC
Ferrari +42.560
5
 
Fernando ALONSO
Aston Martin +59.040
6
 
Gabriel BORTOLETO
Stake +66.169
7
 
Lance STROLL
Aston Martin +68.174
8
 
Liam LAWSON
Racing Bulls +69.451
9
 
Max VERSTAPPEN
Red Bull +72.645
10
 
Kimi ANTONELLI
Mercedes 1T
11
 
Isack HADJAR
Racing Bulls 1T
12
 
Lewis HAMILTON
Ferrari 1T
13
 
Nico HULKENBERG
Stake 1T
14
 
Carlos SAINZ
Williams 1T
15
 
Alexander ALBON
Williams 1T
16
 
Esteban OCON
Haas 1T
17
 
Yuki TSUNODA
Red Bull 1T
18
 
Franco COLAPINTO
Alpine 1T
19
 
Pierre GASLY
Alpine 1T
20
 
Oliver BEARMAN
Haas DNF

Sondage – Ferrari doit elle se séparer de Lewis Hamilton ?

Lewis Hamilton a vivement critiqué sa performance après son élimination en Q2 lors des qualifications du Grand Prix de Hongrie, où il partira 12e. Il a qualifié sa séance d’« absolument inutile » et n’a pas caché sa frustration, exprimée à la radio puis en conférence de presse. Pour la première fois à Budapest, il n’accède pas à la Q3 sans souci mécanique. L’écart avec son coéquipier Charles Leclerc, auteur de la pole position, a accentué la déception. Hamilton a évoqué un manque de performance récurrent et, avec une pointe d’ironie, a déclaré que « Ferrari devra changer de pilote s’ils veulent des résultats ». À 40 ans, le Britannique traverse une passe difficile chez Ferrari, et ce nouvel échec relance les doutes sur son avenir au plus haut niveau.

 

La grille de départ du Grand Prix de Hongrie 2025 de Formule 1

Découvrez la grille de départ du Grand Prix de Hongrie 2025 de Formule 1 !

La grille de départ du Grand Prix de Hongrie

# Pilote Écurie
1
 
Charles LECLERC
Ferrari
2
 
Oscar PIASTRI
McLaren
3
 
Lando NORRIS
McLaren
4
 
George RUSSELL
Mercedes
5
 
Fernando ALONSO
Aston Martin
6
 
Lance STROLL
Aston Martin
7
 
Gabriel BORTOLETO
Stake
8
 
Max VERSTAPPEN
Red Bull
9
 
Liam LAWSON
Racing Bulls
10
 
Isack HADJAR
Racing Bulls
11
 
Oliver BEARMAN
Haas
12
 
Lewis HAMILTON
Ferrari
13
 
Carlos SAINZ
Williams
14
 
Franco COLAPINTO
Alpine
15
 
Kimi ANTONELLI
Mercedes
16
 
Yuki TSUNODA
Red Bull
17
 
Pierre GASLY
Alpine
18
 
Esteban OCON
Haas
19
 
Nico HULKENBERG
Stake
20
 
Alexander ALBON
Williams

GP de Hongrie – Hamilton se dit “inutile” et invite Ferrari a “changer de pilote”

Lewis Hamilton n’a pas mâché ses mots après son élimination en Q2 lors des qualifications du Grand Prix de Hongrie. Relégué à la 12e place sur la grille, le pilote Ferrari a qualifié sa propre performance d’« absolument inutile », livrant une autocritique cinglante au micro des journalistes.

Il s’agit de sa plus mauvaise séance de qualifications sur le Hungaroring depuis le début de sa carrière, hors incident mécanique. Pour la première fois, il ne figurera pas en Q3 sur la base du rythme pur sur le circuit de Budapest. L’humiliation a été renforcée par la performance de son coéquipier Charles Leclerc, auteur d’une pole position inattendue face aux redoutables McLaren de Piastri et Norris.

Frustré, Hamilton a exprimé son désarroi à la radio en répétant plusieurs fois « chaque fois, chaque fois » à son ingénieur Riccardo Adami, immédiatement après l’élimination. Interrogé plus tard en conférence de presse, le septuple champion du monde a expliqué que ce message traduisait son propre désappointement face à un manque de performance récurrent depuis plusieurs séances. « Ferrari devra changer de pilote s’ils veulent des résultats », a-t-il lâché, non sans une pointe d’ironie amère.

À 40 ans, Hamilton traverse une période délicate au sein de la Scuderia, et cette nouvelle contre-performance ne manquera pas d’alimenter les interrogations sur sa capacité à rebondir dans une monoplace compétitive.

« Oh, c’est moi à chaque fois », a déclaré Hamilton à Sky Sports F1. Le vainqueur de 105 Grands Prix a du mal avec la génération actuelle de voitures de F1 à effet de sol, en particulier sur un tour. Lorsqu’on lui a fait remarquer qu’il avait été contrarié et frustré par son manque de rythme dans cette nouvelle ère de la F1, il a répondu :

«Oui, je suis inutile. Absolument inutile. » Cependant, Hamilton n’a pas tardé à assumer l’entière responsabilité, affirmant que ce n’était pas la faute de Ferrari lorsqu’on lui a suggéré que l’écurie de Maranello essayait d’améliorer la SF-25. « L’équipe n’a aucun problème, vous voyez bien que la voiture est en pole position, donc c’est le pilote qu’il faut changer », a-t-il répondu sans détour.

F1 – GP de Hongrie : Leclerc signe une pole de haute volée devant Piastri et Norris

Charles Leclerc a décroché la pole position au Grand Prix de Hongrie au terme d’une séance intense, devançant Oscar Piastri pour seulement 26 millièmes de seconde. Le pilote Ferrari a signé un chrono de 1:15.372 sur le Hungaroring, espérant briser la malédiction du poleman, jamais vainqueur à Budapest depuis 2020.

Derrière lui, la deuxième ligne sera occupée par Lando Norris et George Russell, tandis qu’Aston Martin s’est offert la surprise du jour en verrouillant la troisième ligne, avec Fernando Alonso devant Lance Stroll.

Côté déceptions, Yuki Tsunoda a vécu une nouvelle séance difficile, éliminé dès la Q1 pour la quatrième fois en huit courses. Il sera rejoint en fond de grille par Pierre Gasly, battu par son coéquipier Franco Colapinto, également en difficulté.

Mais le coup de théâtre est venu de Lewis Hamilton, qui a été éliminé dès la Q2. Le septuple champion du monde, qui n’avait jamais manqué la Q3 à Budapest sur le plan du rythme pur, a signé sa pire qualification sur ce circuit.

Q1 : Ocon, Gasly et Tsunoda à la trappe

La première partie des qualifications a démarré sous un ciel menaçant avec un léger risque de pluie. Alors que Carlos Sainz et Alex Albon lançaient les hostilités, les McLaren ont rapidement pris le dessus, Piastri dominant Norris avec près de quatre dixièmes d’avance.

Les Red Bull, munies d’ailerons à forte déportance en prévision d’un possible changement météo, ont eu du mal à s’adapter. Verstappen s’est qualifié de justesse en 13e position, tandis que Tsunoda, en retrait, a été éliminé. Esteban Ocon, victime d’un souci avec un pneu a lui aussi été sorti dès la Q1.

Q2 : Hamilton en dehors du top 10

La Q2 a été brièvement retardée en raison de graviers dispersés sur la piste après la sortie du virage 12. La menace de pluie a précipité les tentatives rapides, bien que les conditions soient restées stables.

Norris a pris la tête avec un solide 1:14.890, devant Piastri et les Aston Martin. Leclerc a sécurisé sa place dans le top 10, mais Kimi Antonelli et Hamilton n’ont pas passé le cap. Le Britannique a échoué en 11e position, une première pour lui à Budapest en carrière, hors incident ou pénalité.

Q3 : Leclerc fait parler la poudre

Dans l’ultime segment, McLaren a d’abord semblé en mesure de verrouiller la première ligne. Piastri s’est installé provisoirement en tête, devant Norris. Mais Leclerc a profité de l’ultime tour pour claquer un chrono décisif, offrant à Ferrari sa première pole à Budapest depuis 2017.

Verstappen, cinquième derrière Alonso, n’a pu faire mieux avec des pneus tendres déjà usés. Le duo McLaren, lui, a manqué l’occasion de convertir sa domination des essais libres, incapable d’améliorer dans les dernières minutes.

Aston Martin complète une solide performance avec ses deux voitures en troisième ligne. Plus loin, la contre-performance de Verstappen et les difficultés d’Hamilton laissent entrevoir une course stratégique et ouverte ce dimanche.

Résultats des qualifications du Grand Prix de Hongrie de Formule 1 2025

Découvrez les résultats complets des qualifications pour le Grand Prix de Hongrie 2025 de Formule !

Résultat des qualifications du Grand Prix de Hongrie

# Pilote Écurie Chrono Pneus
1
 
Charles LECLERC
Ferrari 1:15.372 S
2
 
Oscar PIASTRI
McLaren 1:15.398 S
3
 
Lando NORRIS
McLaren 1:15.413 S
4
 
George RUSSELL
Mercedes 1:15.425 S
5
 
Fernando ALONSO
Aston Martin 1:15.481 S
6
 
Lance STROLL
Aston Martin 1:15.498 S
7
 
Gabriel BORTOLETO
Stake 1:15.725 S
8
 
Max VERSTAPPEN
Red Bull 1:15.728 S
9
 
Liam LAWSON
Racing Bulls 1:15.821 S
10
 
Isack HADJAR
Racing Bulls 1:15.915 S
11
 
Oliver BEARMAN
Haas 1:15.694 S
12
 
Lewis HAMILTON
Ferrari 1:15.702 S
13
 
Carlos SAINZ
Williams 1:15.781 S
14
 
Franco COLAPINTO
Alpine 1:16.159 S
15
 
Kimi ANTONELLI
Mercedes 1:16.386 S
16
 
Yuki TSUNODA
Red Bull 1:15.899 S
17
 
Pierre GASLY
Alpine 1:15.966 S
18
 
Esteban OCON
Haas 1:16.023 S
19
 
Nico HULKENBERG
Stake 1:16.081 S
20
 
Alexander ALBON
Williams 1:16.223 S

GP de Hongrie : Piastri survole les EL3, Norris à ses trousses, Verstappen en retrait

À l’issue des derniers essais libres du Grand Prix de Hongrie, Oscar Piastri a pris l’ascendant sur son coéquipier chez McLaren, Lando Norris, confirmant la suprématie du duo en cette première moitié de saison. Avec un chrono de 1:14.916, l’Australien a devancé le Britannique de seulement 32 millièmes, dans une séance où les deux prétendants au titre se sont détachés du reste du peloton.

Le tour de Piastri, nettement plus rapide que la pole de Norris en 2024, souligne la performance exceptionnelle du natif de Melbourne. Derrière les McLaren, Charles Leclerc s’est intercalé à quatre dixièmes, suivi de Lewis Hamilton, légèrement plus en retrait.

Max Verstappen, de son côté, semblait avoir trouvé un peu plus de stabilité après un vendredi difficile, mais une erreur dans le virage 12 a ruiné son effort. Résultat : une modeste 12e place pour le Néerlandais, loin des standards qu’il s’impose. Son coéquipier Yuki Tsunoda a terminé 19e, après une séance sans rythme.

La session, disputée dans des conditions optimales (27 °C dans l’air, plus de 47 °C sur la piste), a démarré lentement. Il a fallu attendre dix minutes pour voir un premier temps signé par Franco Colapinto. À mesure que les tours s’enchaînaient, les McLaren ont rapidement pris le contrôle, malgré une première tentative contrariée pour Norris, gêné par le trafic et auteur d’une erreur.

Dans une fin de séance marquée par un accrochage évité et une sortie large d’Isack Hadjar (Racing Bulls), Piastri a signé son meilleur tour, alors que Norris se rapprochait à quelques millièmes. Leclerc, Hamilton et Kimi Antonelli ont suivi, ce dernier retrouvant de la compétitivité avec une suspension arrière révisée. Derrière, Alonso, Stroll, Russell et les pilotes Stake complétaient le top 10.

F1 – Le classement des Essais Libres 1 du Grand Prix de Hongrie

Découvrez les résultats de la première séance d’essais libres avant le Grand Prix de Hongrie de Formule 1 2025 !

Classement des Essais Libres 1 du Grand Prix de Hongrie

# Pilote Écurie Chrono Pneus
1
 
Lando Norris
McLaren 1:16.052 S
2
 
Oscar Piastri
McLaren 1:16.071 S
3
 
Charles Leclerc
Ferrari 1:16.269 S
4
 
Isack Hadjar
Racing Bulls 1:16.681 S
5
 
Lewis Hamilton
Ferrari 1:16.734 S
6
 
Oliver Bearman
Haas 1:16.878 S
7
 
Kimi Antonelli
Mercedes 1:16.880 S
8
 
George Russell
Mercedes 1:16.925 S
9
 
Max Verstappen
Red Bull 1:16.940 S
10
 
Lance Stroll
Aston Martin 1:16.958 S
11
 
Alexander Albon
Williams 1:16.984 S
12
 
Esteban Ocon
Haas 1:17.004 S
13
 
Pierre Gasly
Alpine 1:17.123 S
14
 
Liam Lawson
Racing Bulls 1:17.184 S
15
 
Carlos Sainz
Williams 1:17.195 S
16
 
Felipe Drugovich
Aston Martin 1:17.269 S
17
 
Yuki Tsunoda
Red Bull 1:17.393 S
18
 
Franco Colapinto
Alpine 1:17.464 S
19
 
Gabriel Bortoleto
Stake 1:17.652 S
20
Paul Aron
Stake 1:19.788 H

Charles Leclerc “vraiment heureux” de la prolongation de contrat de Vasseur chez Ferrari

Charles Leclerc a salué le rôle joué par Frédéric Vasseur au sein de la Scuderia Ferrari, après l’annonce officielle de la prolongation de contrat du directeur d’équipe, jeudi matin, à la veille du Grand Prix de Hongrie.

Aux commandes de l’écurie italienne depuis le début de la saison 2023, Vasseur a vu son engagement renouvelé pour plusieurs années, malgré une campagne 2025 décevante marquée par l’absence de victoire et une place de dauphin loin derrière McLaren au classement.

Ferrari, pourtant portée par l’arrivée très médiatisée de Lewis Hamilton, n’a pas réussi à concrétiser les espoirs nés en début de saison. En 2024, l’équipe était passée à 14 points du titre constructeurs.

Alors que les rumeurs sur l’avenir de Vasseur s’étaient intensifiées ces dernières semaines, les deux pilotes titulaires, Charles Leclerc et Lewis Hamilton, ont affiché leur soutien à l’ancien patron d’Alfa Romeo. Présent en conférence de presse ce jeudi, Leclerc a salué « l’impact positif » de Vasseur et la continuité que représente sa reconduction à la tête de l’équipe.

« Je suis vraiment, vraiment heureux », a déclaré Leclerc. « Ce n’est pas une surprise, mais je suis vraiment heureux, surtout qu’il y a eu pas mal de rumeurs au cours du mois dernier, comme c’est toujours le cas autour de l’équipe, donc c’est important d’avoir enfin la nouvelle officielle. Je suis vraiment heureux. »

« Sans vouloir comparer les différentes époques, je pense que Fred a une vision incroyable et ce qui est très difficile chez Ferrari, c’est que l’émotion fait partie intégrante du travail quotidien, car les Italiens en général, et c’est ce qui rend Ferrari si spécial, sont extrêmement passionnés par Ferrari, mais Fred sait vraiment mettre ses émotions de côté et avoir une vision claire de la situation, quel que soit le bruit qui entoure l’équipe, ce qui est très important. En dehors de cela, il a beaucoup d’autres qualités.

« L’une d’entre elles est également de tirer le maximum de chaque personne dans l’usine. Quand tout cela est réuni, cela fait une grande différence. »

La moto de Michael Schumacher vendue aux enchères pour plus de 64 000 euros

Une Honda CBR1000RR sur mesure, ayant appartenu à Michael Schumacher, a été vendue aux enchères pour 64 800 euros, soit près du double de son estimation initiale. Ce modèle rare, conçu en 2010 par Holzhauer Racing Performance pour les sorties sur circuit du septuple champion du monde de Formule 1, faisait partie de la vente « The Champions – Schumacher and F1 Legends » organisée par RM Sotheby’s.

Après sa première retraite de la F1 en 2006, Schumacher s’était tourné vers la course moto, participant notamment au championnat IDM Superbike et montant sur le podium en Hongrie en 2008. La moto, qui totalisait 3 752 kilomètres au compteur au moment de la vente, était accompagnée d’un casque et de gants dédicacés.

D’autres objets liés à Schumacher ont également attiré les collectionneurs : un casque de kart signé, vendu pour 8 700 euros, et une combinaison de course de 1996, adjugée 21 600 euros. La vente comprenait également des pièces emblématiques d’autres légendes de la F1, comme une combinaison de Lewis Hamilton de 2007 (19 800 €), un casque de Jo Siffert (7 200 €) et une paire de bottes d’Ayrton Senna de 1987, vendue 28 800 euros.

Ferrari prolonge Fred Vasseur à la tête de la Scuderia

La Scuderia Ferrari a officialisé la reconduction de Fred Vasseur à son poste de directeur général dans le cadre d’un accord à long terme. Arrivé en 2023 avec pour objectif de redonner à l’écurie italienne sa suprématie d’antan, le Français poursuivra donc son travail au sein de l’équipe malgré une période sans victoire.

Malgré une lutte acharnée pour le titre constructeurs la saison dernière, Ferrari reste en quête de sa première victoire en 2025 après 13 Grands Prix disputés. L’arrivée de Lewis Hamilton cette année avait nourri les espoirs de retrouver les sommets, inatteints depuis 2008.

En reconduisant Vasseur, Ferrari mise sur la continuité et la stabilité pour construire une base solide en vue des prochaines saisons.

« Je suis reconnaissant de la confiance que Ferrari continue de m’accorder », a déclaré Vasseur. « Ce renouvellement n’est pas seulement une confirmation, c’est un défi pour continuer à progresser, rester concentré et tenir nos engagements. Au cours des 30 derniers mois, nous avons posé des bases solides, et nous devons maintenant les consolider avec cohérence et détermination. Nous savons ce que l’on attend de nous et nous sommes tous pleinement engagés à répondre à ces attentes et à franchir ensemble la prochaine étape. »

Alors que l’équipe cherche à renouer avec le titre, Ferrari a souligné sa confiance en Vasseur pour la ramener à un niveau compétitif.

« Aujourd’hui, nous voulons reconnaître ce qui a été construit et nous engager à atteindre les objectifs qui restent à réaliser », a déclaré Benedetto Vigna, PDG de Ferrari. « Cela reflète notre confiance dans le leadership de Fred, une confiance qui repose sur une ambition commune, des attentes mutuelles et des responsabilités claires. Nous allons de l’avant avec détermination et concentration, unis dans la poursuite du niveau de performance que Ferrari doit viser. »

Antonio Giovinazzi, un cadre désormais bien établi chez Ferrari

Ferrari a renouvelé son contrat pluriannuel avec Antonio Giovinazzi, qui continuera à représenter le Cheval Cabré en tant que pilote officiel dans le WEC et pilote de réserve pour l’équipe de F1.

La collaboration dure entre l’Italien et l’écurie de Maranello, qui l’a vu se distinguer dans des courses et des victoires particulièrement significatives, notamment la victoire au Centenaire des 24 Heures du Mans en juin 2023, lorsque Ferrari, de retour dans la catégorie reine de l’endurance après un demi-siècle d’absence, a remporté l’épreuve avec la 499P numéro 51 qui lui avait été confiée aux côtés d’Alessandro Pier Guidi et de James Calado.

Giovinazzi participe actuellement à la WEC pour la troisième saison consécutive, avec l’équipage mentionné, partageant l’une des deux 499P engagées par l’équipe officielle Ferrari – AF Corse.

À ce jour, le pilote originaire des Pouilles a pris part à une vingtaine de courses du Championnat du monde d’endurance avec Ferrari, remportant trois victoires : au Mans en 2023 et aux 6 Heures d’Imola et de Spa en 2025. Son palmarès comprend également 3 Hyperpoles (au COTA en 2024, au Qatar et en Italie lors de la saison actuelle) et 7 podiums. Le pilote de 31 ans a fait ses débuts au Mans en 2018 au volant d’une Ferrari 488 GTE.

« Il y a huit ans, j’ai commencé mon aventure avec Ferrari, qui est pour moi bien plus qu’une équipe : c’est une famille », a déclaré Giovinazzi au moment de la confirmation de la poursuite de sa collaboration avec le Cheval Cabré. « Renouveler aujourd’hui signifie poursuivre un défi qui me motive chaque jour, dans un environnement où les personnes, le travail d’équipe et l’ambition comptent.

Être pilote officiel du WEC et troisième pilote de Formule 1 est un engagement que je suis honoré et ravi de prendre », a-t-il ajouté.

Voici le CV F1 du pilote italien.

Débuts en Formule 1 : pilote de réserve et premières courses

En 2017, alors que la saison débute, Sauber fait appel à Giovinazzi pour remplacer au pied levé Pascal Wehrlein, blessé, lors des deux premiers Grands Prix (Australie et Chine). Malgré un manque de préparation, Giovinazzi impressionne par sa capacité d’adaptation, mais commet aussi des erreurs, notamment un accident en qualifications en Chine et en course le dimanche. Néanmoins, ces débuts précipités révèlent son potentiel.

Par la suite, il poursuit son apprentissage en tant que pilote de réserve et de développement pour Ferrari et Sauber, multipliant les séances d’essais libres et travaillant sur le simulateur pour améliorer la performance des monoplaces.

Alfa Romeo Racing : titulaire à plein temps (2019-2021)

L’arrivée d’Alfa Romeo comme partenaire titre de l’équipe Sauber permet à Giovinazzi d’obtenir un baquet de titulaire en 2019, aux côtés du champion du monde 2007 Kimi Räikkönen.

Saison 2019

La première saison complète de Giovinazzi est marquée par l’apprentissage et la confrontation avec la réalité exigeante du plateau F1. Il inscrit ses premiers points lors du Grand Prix d’Autriche et décroche son meilleur résultat de l’année (5e place) au Brésil, après une course folle. Face à Räikkönen, Giovinazzi montre une belle capacité de progression tout au long de la saison.

Saison 2020

La saison 2020, bouleversée par la pandémie de COVID-19, s’avère difficile pour Alfa Romeo, mais Giovinazzi se démarque par ses départs incisifs et sa constance. Il inscrit des points dès la première course en Autriche et parvient à tirer le meilleur d’une monoplace rarement compétitive. Malgré des résultats modestes (4 points au total), il confirme sa solidité face à Räikkönen, notamment lors des qualifications où il réduit systématiquement l’écart.

Saison 2021

Pour la troisième année consécutive, Giovinazzi est reconduit au sein d’Alfa Romeo, affirmant son statut de pilote fiable et appliqué. Si les résultats ne sont pas à la hauteur de ses ambitions, il réalise plusieurs performances solides en qualifications, accédant à la Q3 à plusieurs reprises avec une voiture en difficulté. Sa science de la course, sa gestion des pneus et son implication technique sont régulièrement saluées.

Style de pilotage et points forts

Giovinazzi s’est forgé la réputation d’un pilote véloce sur un tour, capable de maximiser les performances de sa monoplace en qualifications. Il est également reconnu pour ses départs agressifs, souvent gagnants de plusieurs places après le premier virage. Son sens du collectif, son retour technique auprès des ingénieurs et son implication dans le développement de la voiture ont fait de lui un membre précieux de l’écurie Alfa Romeo.

Relations avec Ferrari et rôle de pilote de réserve

Tout au long de sa carrière F1, Giovinazzi entretient des liens étroits avec la Scuderia Ferrari. Il occupe plusieurs fois le rôle de troisième pilote et de pilote de simulateur, contribuant en coulisses à l’amélioration de la performance de la SF90 puis de la SF1000 ou de la SF21. Il dispute également quelques séances d’essais libres pour Ferrari lors de certains week-ends de Grand Prix.

Fin de l’aventure F1 à temps plein et perspectives

À la fin de la saison 2021, Alfa Romeo choisit de renouveler son effectif en recrutant Valtteri Bottas et Guanyu Zhou, mettant temporairement un terme au parcours F1 de Giovinazzi comme titulaire. L’Italien ne quitte toutefois pas l’univers des Grands Prix : il reste pilote de réserve chez Ferrari, effectue de nombreux roulages en simulateur et s’engage dans d’autres disciplines telles que le Championnat du monde d’endurance FIA (WEC), où il remporte notamment les 24 Heures du Mans en 2023 avec Ferrari.

En résumé :

  • Débuts en Grand Prix : 2017 (Sauber)
  • Titulaire chez Alfa Romeo Racing : 2019-2021
  • Meilleur résultat en Grand Prix : 5e au Brésil 2019
  • Points marqués : 21 au total en carrière F1
  • Pilote de réserve Ferrari à plusieurs reprises
  • Carrière parallèle en endurance après la F1

La trajectoire d’Antonio Giovinazzi en Formule 1 illustre le parcours d’un pilote travailleur et passionné, ayant représenté dignement son pays dans la catégorie reine. S’il n’a pas encore eu l’opportunité de se battre pour les podiums ou le titre, il a su se montrer à la hauteur des attentes et a contribué au développement de ses équipes, tissant des liens solides avec les ingénieurs et démontrant sa polyvalence. Sa carrière demeure un exemple d’adaptabilité et d’engagement, à l’image des talents qui font la richesse du paddock mondial.

Cette statistique fait de Charles Leclerc un des pilotes les plus réguliers de la saison de F1

Charles Leclerc a offert à Ferrari son cinquième podium de la saison 2025 en décrochant la troisième place du Grand Prix de Belgique, sur le circuit de Spa-Francorchamps. Le Monégasque a maximisé le potentiel de sa SF-25 pour devancer Max Verstappen, quatrième à l’arrivée.

Ce résultat marque un net rebond pour Leclerc, après un week-end compliqué à Silverstone où Ferrari avait vécu l’une de ses prestations les plus décevantes de l’année. Déjà solide lors de la course sprint — qu’il avait terminée en quatrième position — Leclerc a confirmé sa forme en course principale.

Avec ce nouveau podium, il rejoint George Russell et Verstappen au classement des pilotes ayant cumulé cinq podiums cette saison. Seuls les deux pilotes McLaren, Oscar Piastri et Lando Norris, affichent un meilleur bilan, avec 11 apparitions chacun dans le top 3.

Malgré un début de saison en retrait, Ferrari a progressé ces dernières semaines, comblant peu à peu l’écart avec ses rivales. Leclerc s’est montré plus performant que son nouveau coéquipier Lewis Hamilton, qui n’a pas encore fait mieux qu’une quatrième place en Grand Prix. Avant la manche hongroise, seulement 30 points séparent les deux hommes, Hamilton n’ayant battu Leclerc qu’une seule fois cette saison, à domicile, à Silverstone.

Après la course à Spa, Leclerc a déclaré : « C’est sympa. Je ne pense pas que nous nous y attendions, surtout après les qualifications sprint, quand j’ai vu l’écart avec les trois premiers. Je me suis dit : ‘Bon, ce sera probablement le mieux que nous puissions faire ce week-end.’ Hier, nous avons fait un très bon tour. Nous avons pris un petit risque en réduisant l’appui aérodynamique par rapport à nos concurrents, puis la pluie d’aujourd’hui a rendu les choses difficiles. La première partie de la course a été très difficile et Max était clairement plus rapide que moi. Je devais le garder derrière moi, ce que nous avons fait. Une fois que nous sommes passés aux pneus slicks, les choses se sont un peu mieux présentées pour moi. Je savais que je devais faire le travail et que la troisième place pouvait être à nous, ce qui est finalement le cas, et j’en suis très heureux. »