Essais 2026 : Ocon salue le travail colossal de Haas dès la première journée à Barcelone

Esteban Ocon n’a pas caché son admiration pour le travail accompli par Haas en amont des essais de pré-saison 2026 à Barcelone, estimant que l’écurie américaine avait réalisé des « efforts incroyables » pour être prête dès le premier jour, allant jusqu’à affirmer que l’équipe avait « gravi des montagnes ».

Haas a fait le choix de rouler dès la première journée des cinq jours d’essais autorisés sur le circuit de Barcelone-Catalogne. Le Français était au volant de la nouvelle VF-26, entamant ainsi son programme de préparation dans des conditions jugées très positives par le pilote.

Lors de la séance matinale, Ocon a parcouru 66 tours et signé un meilleur temps de 1m 24,520, permettant à l’équipe de collecter de précieuses données. L’après-midi, le pilote Haas a encore haussé le rythme, améliorant nettement son chrono avec un temps de 1m 21,301, tout en accumulant près de 150 tours au total sur l’ensemble de la journée.

Cette première journée s’est également distinguée par la présentation de la nouvelle livrée de Haas, inspirée de Toyota, symbole du renforcement des liens techniques et stratégiques entre les deux structures. Un signal fort alors que l’écurie américaine entame une nouvelle phase de son développement.

Ocon a particulièrement tenu à souligner le travail logistique et technique réalisé en un temps très réduit. La VF-26 se trouvait encore à Fiorano samedi dernier pour un premier shakedown confié à Oliver Bearman, avant d’être prête à prendre la piste en Catalogne dès lundi matin.

« Je pense tout d’abord que l’équipe a fourni un effort incroyable pour que la voiture soit prête à 9h20 ce matin », a expliqué Ocon au micro de F1TV à l’issue de la séance matinale. « La voiture était prête à 9 heures, mais nous attendions de meilleures conditions de piste et quelques détails que nous voulions perfectionner avant de sortir. »

Le pilote français a insisté sur l’engagement collectif au sein de l’écurie : « Depuis les essais à Fiorano avec Oliver jusqu’ici, tout le monde a vraiment déplacé des montagnes pour que cette voiture fonctionne. Et ça s’est très bien passé. Nous suivons le plan et apprenons au fur et à mesure. »

Conscient de la charge de travail importante sur une seule journée, Ocon a toutefois estimé que ce premier roulage était extrêmement encourageant. « Le programme est chargé, il sera difficile de tout faire, mais pour une première journée de conduite, je pense que tout se passe très bien jusqu’à présent », a-t-il conclu, avant de rappeler que le format étendu des essais cette année offrait une opportunité précieuse pour affiner chaque détail.

Audi lance son programme jeunes pilotes avec la signature de Freddie Slater

Audi a officialisé le recrutement de la première pépite de son nouveau programme de formation de pilotes, une initiative stratégique alors que le constructeur allemand s’apprête à faire ses débuts en Formule 1 cette saison.

Présenté la semaine dernière, ce programme est placé sous la responsabilité d’Allan McNish, triple vainqueur des 24 Heures du Mans et ancien pilote de F1, chargé de structurer et piloter la filière jeunes talents d’Audi. Quelques jours après son lancement, la marque aux anneaux a confirmé l’arrivée de Freddie Slater comme première recrue.

Âgé de 17 ans, le Britannique est décrit par Audi comme une « sensation du karting et de la formule junior » et comme « l’une des étoiles montantes les plus prometteuses du sport automobile ». Slater franchira une nouvelle étape de sa carrière cette saison en disputant le championnat de Formule 3 avec Trident Motorsport, tout en étant encadré et soutenu par le programme de développement des pilotes Audi.

Le jeune pilote s’est forgé une solide réputation dès le karting, avec des titres mondiaux et européens CIK-FIA à son actif. Il a ensuite confirmé son potentiel en monoplace en remportant les championnats de Formule 4 des Émirats arabes unis et d’Italie. Plus récemment, Slater s’est illustré en championnat européen de Formule régionale, où il a décroché plusieurs victoires ainsi que le titre de rookie de l’année, avant de jouer un rôle majeur dans la lutte pour le championnat.

Réagissant à son intégration au programme Audi, Slater a qualifié cette sélection d’« immense honneur ». « Audi est une marque qui possède une histoire légendaire dans le sport automobile, et bénéficier de sa confiance et de son soutien à ce stade crucial de ma carrière est un rêve devenu réalité », a-t-il déclaré. Il a également souligné l’importance de rejoindre Trident Motorsport en F3, évoquant « une opportunité énorme » grâce au soutien de l’équipe Audi Revolut F1, tout en affirmant rester pleinement concentré sur son objectif ultime : accéder à la Formule 1.

Allan McNish, directeur du programme de développement des pilotes d’Audi, n’a pas caché son enthousiasme, estimant que Slater possède « l’immense potentiel d’une future star ». « Son palmarès est remarquable, mais surtout, il fait preuve de concentration, de détermination et d’une véritable volonté d’apprendre, des qualités essentielles pour atteindre le plus haut niveau », a expliqué McNish. Il a conclu en affirmant que cette première signature représente « la première étape dans la construction de l’avenir d’Audi, sur la piste comme en dehors ».

McLaren lève le voile sur une livrée provisoire pour Barcelone

McLaren a présenté la livrée qu’elle utilisera lors des essais hivernaux de Barcelone, organisés cette semaine, première occasion pour les équipes de collecter des données avec leurs monoplaces 2026 conçues selon une réglementation technique entièrement renouvelée.

L’écurie de Woking aborde cette nouvelle saison avec l’ambition claire de défendre les deux titres mondiaux, pilotes et constructeurs, remportés l’an dernier. La livrée définitive pour la saison 2026 ne sera toutefois dévoilée que le 9 février, en amont de la deuxième phase d’essais prévue à Bahreïn.

Pour les roulages catalans, McLaren a opté pour une décoration largement dominée par le noir, un choix qui ne révèle que peu d’éléments sur l’apparence finale de la voiture pour l’année à venir. Il est néanmoins attendu que la couleur papaye, devenue emblématique de l’équipe à l’ère moderne de la F1, fasse son retour sur la livrée définitive.

Lando Norris et Oscar Piastri seront une nouvelle fois alignés par McLaren, le duo entamant sa quatrième saison consécutive ensemble. Cette continuité fait de McLaren, à égalité avec Aston Martin, l’équipe disposant de la paire de pilotes la plus stable de la grille.

La MCL40 effectuera ses premiers tours de roue à Barcelone cette semaine. McLaren n’a cependant pas encore précisé quels jours elle exploitera, chaque équipe devant sélectionner trois journées sur les cinq disponibles pour mener son programme d’essais.

Vidéo – Red Bull dévoile un nouvel aperçu de sa monoplace

Red Bull a dévoilé des images de sa RB22 avant son premier essai sur piste à Barcelone cette semaine.

L’écurie basée à Milton Keynes a été la première à organiser un événement de lancement au début du mois, dévoilant sa nouvelle livrée depuis Détroit. Red Bull entame la saison à venir avec son propre groupe motopropulseur pour la première fois de son histoire, construit en collaboration avec Ford.

La voiture devrait faire ses débuts sur la piste cette semaine, lors des premiers essais pré-saison. Alors que Red Bull se prépare pour cette sortie, elle a dévoilé de nouvelles images de la RB22.

La saison à venir sera la 11e de Max Verstappen avec l’écurie et il visera à remporter un cinquième championnat avec l’équipe. Le Néerlandais sera rejoint par Iscak Hadjar, qui a été promu au sein de l’écurie après une première saison prometteuse en 2025.

Aston Martin officialise son retrait du rôle de voiture de sécurité en Formule 1

Aston Martin a publié un communiqué officiel pour confirmer la fin de son implication en tant que fournisseur de voitures de sécurité et de voitures médicales en Formule 1. Le constructeur britannique a décidé de ne pas prolonger son accord de partage avec Mercedes au-delà de la saison 2025.

Lundi, il a été révélé qu’Aston Martin avait mis un terme à ce partenariat à la fin de l’année dernière, choisissant de ne pas poursuivre l’aventure pour l’ère réglementaire qui débutera en 2026. Cette décision marque le retour de Mercedes en tant que fournisseur unique des voitures de sécurité et médicales du championnat, un rôle qu’elle occupait sans interruption de 1996 à 2020, avant l’arrivée d’Aston Martin en 2021.

Le passage d’Aston Martin dans cette fonction stratégique n’a pas été exempt de critiques. Au cours de ses cinq années de présence, le constructeur a régulièrement été pointé du doigt pour les caractéristiques de ses véhicules, notamment en raison de leur poids et de leurs performances jugées insuffisantes.

La Vantage F1 Edition, première voiture de sécurité engagée par Aston Martin, affichait un déficit notable face à la Mercedes concurrente. Plus lourde et moins puissante, elle a rapidement suscité des remarques acerbes dans le paddock. Max Verstappen s’était notamment illustré en la qualifiant de « tortue verte », en référence à sa livrée et à son manque de vitesse.

Face à ces critiques, Aston Martin a introduit plusieurs évolutions et de nouveaux modèles afin d’améliorer les performances de ses voitures de sécurité. Malgré ces efforts, la décision a finalement été prise de se retirer complètement de ce rôle au sein de la Formule 1.

Dans son communiqué officiel, Aston Martin a précisé : « L’accord entre Aston Martin et la Formule 1 pour la fourniture de la voiture de sécurité et médicale officielle de la FIA prendra fin à l’issue de la saison 2025. Après avoir amplifié le retour de la marque en F1, nous sommes reconnaissants de cette association et du succès remporté en occupant ce rôle essentiel sur la grille de départ au cours des cinq dernières années. »

Vasseur reconnaît avoir sous-estimé les conséquences de l’abandon anticipé du projet Ferrari 2025

Fred Vasseur a reconnu avoir « sous-estimé » l’impact de la décision prise par Ferrari de mettre un terme prématuré au développement de sa monoplace 2025. À l’issue d’une saison particulièrement compliquée pour la Scuderia, le directeur de l’écurie est revenu sur ce choix stratégique.

Alors que l’exercice 2025 touchait à sa fin, Vasseur a confirmé que le développement aérodynamique de la voiture avait été stoppé dès le mois d’avril. L’objectif était clair : permettre à l’équipe de concentrer l’ensemble de ses ressources sur la saison 2026, marquée par l’introduction de profonds changements réglementaires.

Ce virage stratégique n’a toutefois pas permis à Ferrari de rester dans le rythme. Après avoir terminé la saison 2024 à seulement 14 points de McLaren, l’écurie italienne a vu l’écart se creuser de manière spectaculaire en 2025. Ferrari a conclu l’année à la quatrième place du championnat des constructeurs, à 435 points de McLaren, sans jamais être en mesure de rivaliser avec McLaren, Mercedes ou Red Bull, toutes en progression au fil de la saison.

Interrogé sur cette décision d’abandonner la voiture 2025, Vasseur a admis ne pas en avoir pleinement mesuré les conséquences, tout en maintenant que le choix restait justifié dans le contexte global. « Il manquait quelque chose, probablement oui, car en fin de compte, lorsque nous avons décidé de passer à 2026, cela signifiait que nous n’étions pas sûrs de pouvoir rattraper McLaren avant la fin [de 2025] », a-t-il expliqué aux médias.

« C’était la raison derrière cette décision, et je pense, honnêtement, que c’était une bonne décision. Ce que j’ai sous-estimé, probablement à titre personnel, c’est le fait que lorsque vous savez que vous n’allez pas développer la voiture, il est plus difficile de garder tout le monde, motivé n’est pas le mot juste, mais avec des attentes, et c’est important. En tant qu’équipe, nous devons rester dans notre bulle et gérer ce genre de situation. »

Aston Martin ne fournira plus de Safety Car en F1

Le passage d’Aston Martin en tant que co-fournisseur des voitures de sécurité de la Formule 1 touche à sa fin. Le constructeur britannique a choisi de ne pas renouveler son contrat pour la saison à venir, mettant un terme à une collaboration aussi brève que controversée.

Depuis 1996, Mercedes occupait seule cette fonction emblématique au sein du championnat du monde. Cette situation a changé en 2021, lorsque la marque allemande a dû partager le rôle avec Aston Martin. Les deux constructeurs alternaient alors la fourniture de la voiture de sécurité pilotée par Bernd Mayländer, mettant fin à plus de 25 ans de monopole Mercedes.

Dès son introduction, cependant, la présence d’Aston Martin a suscité de nombreuses critiques. La Vantage F1 Edition, utilisée comme voiture de sécurité, accusait un net retard de performances face à la Mercedes concurrente. Plus lourde et sensiblement moins puissante, elle a rapidement été pointée du doigt dans le paddock.

Max Verstappen, quadruple champion du monde, s’est notamment illustré par des propos très sévères, qualifiant la voiture de « tortue verte », en référence à sa livrée et à son manque de vitesse, un surnom qui est resté.

Consciente de ces faiblesses, Aston Martin a tenté de corriger le tir. Une version profondément revue de la Vantage a été introduite pour la saison 2024, avec une puissance en nette hausse, réduisant l’écart avec Mercedes. Le constructeur est même allé plus loin lors du Grand Prix des Pays-Bas, en présentant une Vantage S dotée d’un moteur V8 encore plus performant.

Malgré ces efforts techniques et les investissements consentis, Aston Martin a finalement décidé de se retirer complètement de ce rôle. Les raisons exactes de ce choix devraient être détaillées prochainement dans une communication officielle du constructeur.

À partir de la saison 2026, Mercedes assumera de nouveau seule la fourniture des voitures de sécurité et des voitures médicales. L’AMG GT Black Series, désormais identifiable à sa livrée rouge aux couleurs du sponsor CrowdStrike, et non plus à l’argent traditionnel de Mercedes, restera ainsi un élément familier des week-ends de Grand Prix.

À plus long terme, la Formule 1 pourrait toutefois envisager à nouveau l’arrivée d’un second fournisseur, sans qu’aucune décision n’ait été prise à ce stade.

Vidéo – Découvrez la nouvelle livrée Alpine F1 2026

Alpine a dévoilé la livrée de sa F1 qui, espère-t-elle, lui permettra de revenir dans le peloton de tête après un changement de motoriste crucial.

Au cours de l’hiver, l’équipe est passée d’un moteur Renault d’usine à un moteur Mercedes fourni à ses clients.

Pierre Gasly a fait ses débuts avec la nouvelle Alpine-Mercedes en début de semaine à Silverstone, et la voiture est désormais officiellement lancée !

Découvrez ci-dessous la nouvelle livrée Alpine F1 2026 !

 

Ferrari dément tout souci technique après l’arrêt en piste de la SF-26

La Ferrari SF-26 a semblé s’immobiliser en piste lors de son shakedown sur le circuit de Fiorano, suscitant des interrogations sur un éventuel problème technique. Toutefois, selon les informations rapportées par Sky Italia, aucun incident n’aurait affecté la monoplace de la Scuderia.

D’après la chaîne italienne, cet arrêt apparent ne serait pas lié à une défaillance de la voiture, Ferrari excluant tout souci mécanique lors de cette première sortie en piste de la SF-26.

Vidéo – La Ferrari SF-26 prend la piste pour la première fois

Lewis Hamilton s’est rendu sur le circuit de Fiorano pour assurer les premiers tours de roue de la nouvelle Ferrari SF-26, quelques heures seulement après sa présentation officielle. La Scuderia a levé le voile sur sa monoplace de Formule 1 2026 vendredi matin, avant de l’envoyer rapidement en piste pour un shakedown inaugural.

Peu après le dévoilement, le septuple champion du monde a pris le volant de la SF-26 sur la piste d’essais de Ferrari, offrant aux tifosi présents un premier aperçu dynamique de la voiture. De nombreux fans avaient fait le déplacement à Fiorano afin d’assister à cet événement marquant, à la fois pour découvrir la première Ferrari conçue selon les nouvelles réglementations des groupes motopropulseurs et pour voir la monoplace évoluer sur l’asphalte.

Hamilton a ainsi eu l’honneur d’effectuer le tout premier roulage de la SF-26, une étape symbolique pour la Scuderia dans le cadre de cette nouvelle ère technique. Avec cette sortie, Ferrari devient la sixième équipe à avoir déjà fait rouler une voiture conforme à la réglementation 2026.

F1 : Découvrez la nouvelle livrée Ferrari de 2026

Ferrari est la sixième écurie de F1 à dévoiler sa livrée pour la saison 2026 sur son circuit de Fiorano, en Italie.

Le nouveau design, qui sera une nouvelle fois piloté par Lewis Hamilton et Charles Leclerc, fera son apparition sur la piste plus tard dans la journée. La Scuderia espère renverser la tendance après une saison 2025 médiocre et renouer avec la victoire et la lutte pour le titre.

Découvrez la nouvelle livrée Ferrari 2026 F1 ci-dessous en faisant défiler les images à l’aide des flèches, et n’hésitez pas à nous faire part de votre avis dans le sondage ci-dessous !

Marko réfute toute clause de sortie cachée dans le contrat de Verstappen

Helmut Marko a fermement rejeté les spéculations selon lesquelles le contrat de Max Verstappen comporterait des clauses supplémentaires lui offrant une porte de sortie anticipée chez Red Bull. Ces rumeurs avaient refait surface à l’approche de la pause estivale de la saison 2025.

Selon ces informations, Verstappen aurait pu quitter l’écurie autrichienne dès 2026 s’il ne figurait pas dans le top 3 du championnat des pilotes à la mi-saison, une situation qui aurait pu être provoquée par George Russell en cas de dépassement au classement. Finalement, le Néerlandais a bouclé la première moitié de saison à la troisième place, rendant cette hypothèse caduque.

D’autres scénarios évoquaient toutefois l’existence de clauses supplémentaires, permettant à Verstappen de partir en 2027 s’il n’était pas classé parmi les deux premiers à la pause estivale 2026, puis en 2028 s’il ne menait pas le championnat à mi-saison 2027, année d’expiration de son contrat actuel.

Interrogé sur ces différentes possibilités, Marko a balayé l’ensemble de ces affirmations. « Rien de tout cela n’est vrai », a déclaré l’ancien conseiller sportif de Red Bull au média autrichien OE24. Il a précisé avoir lui-même négocié l’accord, soulignant la relation équilibrée entre les deux parties.

Marko a néanmoins reconnu qu’il serait logique que Verstappen ne soit pas retenu si le futur moteur Red Bull-Ford ne se révélait pas compétitif. « Il est logique que nous ne puissions pas garder Max si le nouveau moteur ne fonctionne pas. C’est le contrat de Formule 1 le plus long jamais négocié », a-t-il ajouté.

Évoquant les ambitions du quadruple champion du monde, Marko a conclu que Verstappen souhaitait conserver toutes ses chances de battre les records historiques de la discipline, tout en admettant que le nouveau moteur représentait un pari. « Nous verrons bientôt comment les choses se présentent », a-t-il conclu.

Mercedes lance la W17 2026 avec un shakedown à Silverstone

Mercedes a confirmé que sa toute nouvelle monoplace de Formule 1, la W17 version 2026, effectuera un shakedown jeudi sur le circuit de Silverstone. Les premiers rendus numériques de la voiture ont été dévoilés dans la matinée, marquant le coup d’envoi d’un projet très attendu à Brackley.

L’écurie allemande espère que cette W17 mettra un terme à une longue période sans titre, qui remonte au championnat des constructeurs remporté en 2021. Depuis l’introduction de l’ère des effets de sol, Mercedes a connu de sérieuses difficultés à retrouver son niveau de domination passé.

Sur les quatre saisons disputées sous l’ancien règlement technique, l’équipe n’a remporté que sept Grands Prix, sans aucune victoire en 2023. Les ingénieurs de Brackley n’ont jamais pleinement réussi à exploiter ce cadre réglementaire, laissant Red Bull puis, plus récemment, l’écurie cliente McLaren prendre l’ascendant.

Néanmoins, à l’aube du plus vaste changement réglementaire de l’histoire de la F1, Mercedes aborde cette nouvelle ère avec un certain optimisme. Le succès de Mercedes High Performance Powertrains lors de l’introduction des moteurs turbo-hybrides en 2014 place l’équipe parmi les grandes favorites, notamment sur le plan du groupe motopropulseur.

La W17 prendra la piste de Silverstone plus tard dans la journée de jeudi. Elle ne sera toutefois pas la première monoplace 2026 équipée d’un moteur Mercedes à rouler sur le tracé britannique, puisque Alpine, nouveau client du motoriste allemand, y a déjà réalisé un shakedown mercredi.

La Mercedes deviendra ainsi la cinquième voiture 2026 à apparaître en piste, après Audi à Barcelone, Racing Bulls à Imola, ainsi que Cadillac et Alpine à Silverstone.

Côté pilotes, l’équipe s’appuiera une nouvelle fois sur George Russell, désormais chef de file de l’écurie, et sur l’Italien Kimi Antonelli, qui entame sa deuxième saison complète en Formule 1. En revanche, un changement important intervient au niveau technique, le concepteur en chef John Owen devant se retirer avant de débuter une période de congé sabbatique, en vue d’un futur transfert.

Malgré les difficultés rencontrées sous l’ère des effets de sol, Mercedes est parvenue à terminer à deux reprises vice-championne du monde des constructeurs, en 2023 et en 2025, preuve d’une certaine solidité en attendant le grand bouleversement réglementaire de 2026.

F1 – Découvrez la livrée Mercedes de 2026

L’écurie Mercedes F1 a rejoint Red Bull, Racing Bulls, Haas et Audi en dévoilant sa livrée pour la saison 2026.

Mercedes a présenté jeudi matin le nouveau design de sa W17, avant les essais officiels qui se dérouleront à Barcelone la semaine prochaine.

Elle entame la saison avec George Russell et Kimi Antonelli, le même duo qui lui a permis de terminer deuxième du championnat des constructeurs la saison dernière.

Les Flèches d’argent sont considérées par beaucoup comme les favorites, en raison de leurs succès passés en matière de nouvelles réglementations sur les moteurs.

F1 – Helmut Marko prédit une domination de Mercedes en 2026

Helmut Marko, ancien conseiller de Red Bull, a adressé un avertissement sévère à l’approche de la saison 2026 de Formule 1, estimant qu’un pilote propulsé par un moteur Mercedes remportera le titre mondial, une perspective peu encourageante pour Max Verstappen, quadruple champion du monde en titre.

Alors que la F1 se prépare à entrer dans une nouvelle ère réglementaire majeure en 2026, Marko s’attend à un profond bouleversement de l’équilibre des forces. Revenant sur la saison écoulée, l’Autrichien a souligné à quel point la concurrence avait atteint un niveau inédit. « L’année dernière, le peloton n’avait jamais été aussi serré », a-t-il déclaré à l’ORF. « Il y a eu des qualifications où 20 voitures étaient séparées par moins de sept centièmes de seconde. »

Selon lui, cette situation ne devrait pas perdurer avec l’introduction des nouvelles règles. La complexité technique accrue pourrait, au contraire, engendrer des écarts significatifs entre les constructeurs, avec Mercedes en position de force sur le plan moteur. « Je pense que cet écart va considérablement se creuser », a expliqué Marko. « La réglementation est ce qu’elle est et il faut lui donner une chance, mais je crains que les différences ne deviennent très importantes. »

Le nouveau règlement repose sur de nombreux paramètres techniques susceptibles de faire la différence. « Il ne faut pas oublier le moteur à combustion interne, la batterie et le logiciel de gestion de l’énergie. Ce sont déjà des éléments clés, auxquels s’ajoute l’utilisation d’un carburant sans carbone », a-t-il poursuivi.

Les inquiétudes de Marko ne se limitent toutefois pas au groupe motopropulseur. L’ensemble du package technique est concerné. « Il y a aussi le châssis, les ailerons flexibles et bien d’autres aspects, mais surtout les performances de la batterie, qui seront cruciales. Il y a tellement de variables que je crains de voir parfois des écarts de plusieurs secondes », a-t-il averti.

Ces propos rappellent inévitablement le précédent de 2014, lorsque Mercedes avait pris une avance décisive grâce à sa maîtrise des moteurs turbo-hybrides, reléguant ses rivaux loin derrière pendant plusieurs saisons. « J’espère que nous ne reverrons pas des écarts aussi importants qu’en 2014, lorsque Mercedes avait distancé tout le monde », a conclu Marko. « Mais d’après ce que l’on entend, Mercedes semble actuellement le constructeur le plus avancé dans le développement des moteurs. »

Des images de l’Alpines ont fuité lors d’un shakedown à Silverstone

La F1 2026 d’Alpine, l’A526, a été aperçue lors d’un shakedown à Silverstone, lieux du Grand Prix britannique.

Dans des conditions météorologiques typiquement britanniques, l’équipe basée à Enstone a effectué ses essais dans des conditions extrêmement humides, et des images divulguées semblent montrer Pierre Gasly au volant.

L’écurie française est devenue cliente de Mercedes dans le cadre de la nouvelle réglementation sur les moteurs et dévoilera officiellement sa livrée vendredi.

Cependant, des images divulguées de l’essai d’Alpine semblent déjà montrer son nouveau design, composé une fois de plus de bleu et de rose.

Les images montrent Gasly en train de rouler dans les virages Maggots, Becketts et Chapel, avec le son du nouveau moteur Mercedes F1 bien audible.

Vidéo – Débuts compliqués pour Arvid Lindblad avec la VCARB03 à Imola

Arvid Lindblad a vécu une entrée en matière délicate en Formule 1 après avoir envoyé la nouvelle VCARB03 de Racing Bulls dans le bac à gravier sur le circuit d’Imola. Cette sortie de piste est intervenue lors d’une journée de démonstration organisée par l’écurie italienne.

Plus tôt dans la journée, Liam Lawson avait eu le privilège de prendre le volant de la nouvelle monoplace propulsée par Red Bull Powertrains pour son tout premier roulage. Malgré des conditions humides sur l’Autodromo Enzo e Dino Ferrari, situé à une quinzaine de kilomètres seulement de l’usine de Faenza, le Néo-Zélandais a bouclé son tour d’installation sans incident notable.

Dans le cadre de cette journée promotionnelle, le règlement limite le roulage à 15 kilomètres, soit l’équivalent de trois tours du circuit d’Imola. Après le passage sans encombre de Lawson, le rookie britannique Lindblad a pris le relais en début d’après-midi. Son run a toutefois été écourté lorsqu’il a perdu le contrôle de la voiture à la Variante Villeneuve, dans les virages 5 et 6, effectuant un tête-à-queue avant de terminer sa course dans le gravier, sur une piste rendue piégeuse par l’humidité.

Des images diffusées sur le réseau social X montrent ensuite la VCARB03 ramenée au garage sur un camion à plateau, signe que la séance était terminée pour le jeune pilote.

Lawson et Lindblad doivent toutefois reprendre la piste dès le lendemain, mercredi, toujours à Imola, pour un shakedown plus conséquent de 200 kilomètres destiné au tournage promotionnel de la voiture.

Mise à jour : Lindblad est finalement retourné en piste par la suite, sans que l’on sache avec certitude si le tête-à-queue initial était dû à un problème technique ou à une erreur de pilotage.

Vasseur refuse toute autosatisfaction après la saison 2025 difficile de Ferrari

Fred Vasseur a reconnu qu’il serait profondément affecté si Lewis Hamilton et Charles Leclerc affirmaient que Ferrari avait fait du « bon travail » au terme d’une saison 2025 particulièrement compliquée. Le patron de la Scuderia estime qu’un tel constat serait incompatible avec les ambitions et les standards de l’écurie italienne.

À Maranello, les attentes étaient pourtant élevées à l’aube de la saison. Après avoir échoué à seulement 14 points de McLaren en 2024, Ferrari semblait en mesure de viser un premier titre mondial depuis 2008, d’autant plus avec l’arrivée très médiatisée de Lewis Hamilton en provenance de Mercedes.

La réalité s’est toutefois révélée bien différente. Ferrari a bouclé l’exercice 2025 sans la moindre victoire, une première depuis 2021, et a terminé quatrième du championnat des constructeurs, reléguée à 435 points de McLaren. De son côté, Hamilton a vécu une saison extrêmement difficile, concluant l’année sans aucun podium en Grand Prix, malgré une victoire lors du sprint en Chine et une troisième place à Miami.

Interrogé sur ce bilan, Vasseur a tenu à défendre le travail réalisé en interne tout en soulignant l’exigence qui doit rester de mise au sein de la Scuderia. Selon lui, entendre ses pilotes se satisfaire de la situation serait un signal négatif.
« Je serais détruit si les pilotes me disaient que nous faisons du bon travail », a-t-il déclaré aux médias à l’issue de la saison 2025.

« Leur ADN, et mon ADN, c’est d’essayer de pousser l’équipe à faire mieux, et entre eux, ils doivent venir vers nous, Charles et Lewis, pas Lewis ou Charles, tous les deux, ils doivent venir vers nous et pousser l’équipe à se dépasser partout, dans tous les domaines. Bien sûr, nous pouvons nous améliorer partout, mais [en 2024], nous nous sommes battus jusqu’au dernier virage et la réaction a été exactement la même avec Charles : « Nous devons nous améliorer dans tous les domaines, sur le simulateur, sur les réglages. C’est dans leur ADN et je ne suis pas du tout surpris quand ils viennent me voir et me disent : « Fred, nous devons nous améliorer sur ceci, cela, cela et cela », car c’est ce que nous leur demandons de faire.

« J’ai parfois vu dans certains articles que nous recevions des rapports de pilotes demandant des modifications, mais honnêtement, c’est un peu naïf, car nous recevons des rapports des pilotes après chaque course, et il n’y a rien de nouveau quand un pilote envoie un rapport à l’équipe en disant : « Ok, nous devons faire ça. »

Luke Browning nommé pilote de réserve Williams pour 2026

Williams a officialisé la nomination de Luke Browning en tant que pilote de réserve pour la saison 2026 de Formule 1, tout en confirmant que le Britannique courra parallèlement en Super Formula japonaise.

Membre de l’académie Williams, Browning a pris part à trois séances d’essais libres FP1 réservées aux débutants en 2025, dans le cadre de l’évaluation continue de ses progrès par l’écurie de Grove. Il a également impressionné en Formule 2, où il a terminé quatrième du championnat FIA.

En 2026, Browning pilotera pour Kondo Racing en Super Formula, un championnat souvent utilisé par les jeunes talents de la F1 pour gagner en expérience sur des monoplaces puissantes et exigeantes. En parallèle, il assumera officiellement le rôle de pilote de réserve de Williams, prêt à remplacer Alex Albon ou Carlos Sainz si nécessaire, tout en contribuant activement au travail sur simulateur et à l’analyse des données dans cette nouvelle ère réglementaire.

« Je suis extrêmement enthousiaste à l’idée de devenir pilote de réserve chez Williams F1 Team », a déclaré Browning.

« L’Académie a joué un rôle clé dans mon développement, en me soutenant en F3 et en F2 et en me permettant de découvrir les voitures de F1 modernes grâce aux essais et aux FP1. Je me réjouis de travailler aux côtés d’Alex et de Carlos pour aider l’équipe à progresser dans cette nouvelle ère. »

Il a également confirmé son engagement en Super Formula :

« Ce sera un tout nouveau défi et une étape importante vers un siège à temps plein en F1. Cela me donnera une nouvelle occasion de montrer mes progrès et de continuer à développer mes compétences dans un nouvel environnement et une nouvelle culture. »

Le directeur de l’équipe, James Vowles, a salué cette nomination :

« C’est un moment de fierté de voir Luke endosser le rôle de pilote de réserve. Depuis son arrivée dans l’Académie en 2023, il a réalisé d’énormes progrès et a déjà apporté une contribution précieuse à l’équipe grâce à son travail sur simulateur et en FP1. Sa campagne en Super Formula lui offrira une expérience supplémentaire sur piste et soutiendra sa progression en tant que pilote. »

Enfin, Williams a également dévoilé la composition de son académie de pilotes pour 2026, qui comptera Alessandro Giusti et Jade Jacquet (France), Kean Nakamura-Berta (Japon/Slovaquie), Oleksandr Bondarev (Ukraine), Dean Hoogendoorn (Pays-Bas), Will Green (Royaume-Uni) et Lucas Palacio (États-Unis).

F1 – Audi affiche ses ambitions en F1 et vise le haut de la grille en 2030

Audi a tenu à dissiper toute ambiguïté sur ses intentions en Formule 1 en adressant un message clair à la concurrence lors du lancement de sa première monoplace. Le constructeur allemand a présenté à Berlin la R26, marquant le début officiel de son engagement en F1, avec une ambition affirmée : ne pas se contenter d’un rôle secondaire et tracer une trajectoire menant au titre mondial d’ici 2030.

Dans un communiqué, l’équipe a détaillé une feuille de route structurée, fondée sur la montée en puissance progressive de son projet. « Nous construisons une nouvelle organisation avec un état d’esprit axé sur la résilience, la précision et une curiosité permanente pour dénicher la performance partout », indique Audi. L’objectif est clair : s’imposer comme une référence à long terme, en passant successivement par les statuts de challenger, de concurrent régulier pour les podiums, puis de véritable prétendant au titre. En parallèle, la marque souhaite devenir une icône sportive capable de marquer durablement l’histoire du sport automobile.

À la tête de l’équipe, Jonathan Wheatley, récemment arrivé après une longue période de succès chez Red Bull, rappelle que la Formule 1 représente « le sport d’équipe le plus complexe au monde ». Conscient de l’ampleur du défi, il insiste sur l’importance du facteur humain. « Ce sont les personnes qui font la différence. Notre plan est clair, mais il sera porté par notre état d’esprit : résilience, précision et curiosité sans faille. Nous sommes ici pour relever des défis, progresser et, à terme, gagner », a-t-il déclaré.

Du côté de la direction du groupe, Gernot Döllner, PDG d’Audi AG et président du conseil d’administration d’Audi Motorsport AG, inscrit l’entrée en F1 dans une stratégie globale. Selon lui, ce projet dépasse largement le cadre de la compétition : il s’agit d’un choix stratégique visant à renforcer l’excellence technologique, à encourager l’apprentissage continu et à façonner l’avenir de la marque à l’échelle mondiale. La Formule 1 est ainsi présentée comme une vitrine idéale pour démontrer le principe du « Vorsprung durch Technik ».

Audi reste toutefois lucide sur les difficultés à court terme. Malgré le rachat de Sauber et de son site de Hinwil, structure expérimentée du paddock, aucun résultat immédiat spectaculaire n’est attendu. Les nouvelles réglementations incitent à la prudence, en particulier dans le développement d’un moteur de F1 entièrement conçu en interne, une première pour la marque dans cette discipline.

Responsable du projet F1, Mattia Binotto estime que le timing est idéal. « La réglementation 2026 a créé la fenêtre parfaite pour entrer en Formule 1. Nous sommes une véritable équipe d’usine dès le premier jour. Le châssis et le groupe motopropulseur sont développés en parfaite synergie : cette intégration est au cœur de notre stratégie compétitive », a-t-il souligné.