Lewis Hamilton : “Nous devons nous serrer les coudes”

Malgré les difficultés rencontrées par Mercedes à Bahreïn lors de la première manche de la saison 2023, Lewis Hamilton pousse son équipe à aller de l’avant, bien que le britannique ait reconnu que Mercedes n’a pas écouté ses recommandations l’an dernier lorsqu’il s’agissait de commencer à développer la W14 de 2023.

Mercedes a décidé de conserver son concept “zéro sidepod” introduit en 2022 sur sa monoplace 2023, mais après la première course de la saison disputée à Bahreïn, l’écurie du constructeur allemand n’a pu que constater le manque d’efficacité de ce package par rapport à la concurrence.

Dans ce contexte, le directeur de l’équipe, Toto Wolff, ainsi que le directeur technique, Mike Elliott, ont confirmé que le concept zéro pod de la Mercedes W14 hérité de la W13 de 2022 serait très prochainement remplacé par une carrosserie “très différente”.

En attendant que cette mise à jour soit introduite sur la Mercedes, le septuple champion du monde Lewis Hamilton et son coéquipier George Russell vont devoir faire preuve de patience et continuer à rouler avec une W14 en manque d’appui.

Bien qu’il ait reconnu que Mercedes n’a pas voulu l’écouter l’an dernier concernant le développement de cette monoplace 2023, Lewis Hamilton estime que son équipe pourra revenir à l’avant de la grille à un moment donné.

“L’année dernière, il y a eu des choses que je leur ai dites. J’ai ciblé des problèmes sur la voiture.” explique Hamilton au micro de la BBC.

“J’ai piloté tellement de voitures dans ma vie, je sais ce dont une voiture a besoin et je sais ce dont une voiture n’a pas besoin.”

“Je pense que c’est une question de responsabilité. Il s’agit de l’admettre et de dire : ‘oui, tu sais quoi, nous ne t’avons pas écouté. Ce n’est pas là où nous devons être et nous allons travailler’.”

“Nous devons trouver plus d’équilibre dans les virages, examiner tous les points faibles et nous serrer les coudes en tant qu’équipe. C’est ce que nous faisons.” a ajouté Lewis Hamilton.

“Nous sommes toujours multiples champions du monde vous savez ? C’est juste que nous n’avons pas réussi cette fois, nous n’avons pas réussi l’année dernière, mais cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas faire les choses correctement pour aller de l’avant.

Après la première course de la saison 2023, Lewis Hamilton occupe la cinquième place au championnat du monde des pilotes et court toujours derrière un huitième titre mondial en Formule 1. 

Vowles face à une tâche plus difficile que prévu chez Williams F1

James Vowles – qui a quitté l’équipe Mercedes où il occupait le poste de chef de la stratégie pendant de nombreuses années – a pris les commandes de Williams le 20 février dernier juste avant le début des essais hivernaux de la Formule 1 qui se sont déroulés à Bahreïn.

En arrivant chez Williams, Vowles s’attendait à une tâche ardue pour faire en sorte de ramener l’écurie de Grove à l’avant de la grille, mais le Britannique a admis qu’il a peut-être un peu sous-estimé la situation dans laquelle se trouve Williams et s’attend donc à mettre plus de temps que prévu pour réussir son pari.

“La situation est à peu près ce à quoi je m’attendais, mais c’est peut-être légèrement pire. Le chemin [pour revenir à l’avant] ne se compte pas en mois, mais plutôt en années.” a déclaré James Vowles, cité par la BBC.

“Toute organisation – qu’il s’agisse d’une équipe de Formule 1 ou autre – ne peut pas être une équipe performante si vous lui enlevez de l’argent, et fondamentalement, une telle perturbation sur un certain nombre d’année vous fait vous retrouver dans une mauvaise situation.”

“C’est là que se situe Williams. Ce n’est pas par manque de bonnes personnes, mais c’est simplement un manque de stabilité.”

Au cours de l’hiver, plusieurs personnages clés de Williams ont quitté l’équipe – dont l’ancien directeur Jost Capito que Vowles remplace, ainsi que François-Xavier Demaison qui occupait le poste de directeur technique à Grove.

Dans ce contexte, la priorité numéro une de James Vowles est de créer une nouvelle équipe technique chez Williams, alors que la saison 2023 a déjà débuté le week-end dernier avec le Grand Prix de Bahreïn.

“L’équipe est définitivement mise à rude épreuve en ce moment pour nous assurer que nous puissions combler ces vides du mieux que nous pouvons.” a ajouté Vowles.

La première chose est de mettre en place un ensemble de structures appropriées, notamment un directeur technique et un responsable de l’aéro. Il est clair qu’une organisation en a besoin pour aller de l’avant.”

Une fois les bonnes personnes en place, Vowles s’occupera ensuite de la vision à long terme de Williams et sa stratégie est claire : “Si vous avez le choix entre prendre une décision qui nous améliore la semaine prochaine, ou bien une décision qui peut nous améliorer considérablement plus dans six mois, douze mois ou 24 mois, alors vous optez pour la dernière de ces deux décisions.”

“Une étape réaliste pour cette équipe est, d’abord et avant tout, de s’assurer que chaque année nous avançons légèrement et que nous ne restons pas stationnaires. Cela doit être l’objectif numéro un.”

“Deuxièmement, nous devons fixer une période de temps raisonnable dans le futur – et ce sont des années – où nous commencerons à être réellement sixième, cinquième, quatrième.”

“A partir de là, le sport devra probablement observer un certain niveau de changement de politique pour permettre aux équipes de se classer parmi les trois premiers.”

Après la première course de la saison 2023, l’équipe Williams occupe la septième place au championnat du monde des constructeurs avec un point inscrit par Alex Albon au Grand Prix de Bahreïn. 

Pour Krack, Stroll a fait preuve d’héroïsme à Bahreïn

Le directeur de l’équipe Aston Martin, Mike Krack, a tenu à souligner la performance de Lance Stroll le week-end dernier au Grand Prix de Bahreïn où le Canadien a franchi la ligne d’arrivée à la sixième place.

A Bahreïn, toute l’attention était focalisée sur le podium de Fernando Alonso dimanche dernier, l’Espagnol ayant réussi à terminer à la troisième place juste derrière les deux Red Bull lors de sa première course avec sa nouvelle équipe.

Néanmoins, Mike Krack estime que le podium de Fernando Alonso ne doit pas éclipser la performance de son coéquipier Lance Stroll qui a réussi à franchir la ligne d’arrivée à la sixième place alors que le Canadien a souffert le martyre au volant de sa monoplace en raison de ses blessures subies quelques jours plus tôt lors d’une chute à vélo.

Outre la douleur due à ses blessures aux poignets et à l’orteil, Stroll a participé à cette première course de la saison avec une préparation minimale puisqu’il n’a pas pu rouler lors des essais hivernaux, tandis qu’un problème technique le vendredi matin lors de la première séance d’essais libres du GP de Bahreïn l’a contraint à rester un long moment au garage.

“Il ne faut pas oublier qu’il n’a pas eu de tests [hivernaux].” a déclaré Mike Krack au sujet de Lance Stroll après ce premier Grand Prix.

“Il a eu un problème technique le vendredi [lors des EL1], puis il a eu un énorme stress durant les qualifications [il a été obligé d’aller à la pesée lors de la Q1 et l’un de ses temps au tour a été annulé], et il n’a pas du tout roulé avec les pneus Durs.”

“Il n’avait aucune référence sur la gestion, donc, je pense qu’au travers de tout le battage médiatique que nous avons eu concernant le podium [décroché par Alonso], nous devons également tirer notre chapeau à Lance pour ce qu’il a fait.”

“Le simple fait de courir a été un effort héroïque de sa part, et le voir terminer sixième, après un beau dépassement sur Russell, est un superbe effort. C’est une performance extrêmement impressionnante après avoir raté les essais hivernaux.”

Après le Grand Prix de Bahreïn, Lance Stroll a mis en ligne une courte vidéo dans laquelle le Canadien revient sur les deux dernières semaines de sa vie entre le moment où il a été victime d’une chute en vélo en Espagne et sa participation à la première manche de la saison 2023 de Formule 1 le week-end dernier à Bahreïn. Pour voir la vidéo, c’est ici.

Les progrès d’Aston Martin F1 à relativiser ?

James Vowles, le nouveau directeur de l’équipe Williams, estime que les progrès apparents d’Aston Martin cette saison sont mis en exergue par le fait que certaines autres équipes comme Mercedes ou encore Ferrari n’ont peut-être pas autant progressé que prévu.

Lors de la première course de la saison disputée à Bahreïn le week-end dernier, l’équipe Aston Martin a décroché un podium grâce à la troisième place de Fernando Alonso, l’Espagnol ayant devancé la Ferrari de Carlos Sainz et les deux Mercedes de Lewis Hamilton et George Russell, eux-mêmes séparés par la deuxième Aston Martin pilotée par Lance Stroll.

Les progrès de l’écurie du constructeur britannique sont évidents en ce début de saison, notamment en course le dimanche où l’AMR23 a fait preuve d’une bonne fiabilité et d’une dégradation contenue de ses pneumatiques.

A l’inverse, Ferrari a souffert d’une dégradation élevée des pneus sur ses deux monoplaces à Bahreïn, ainsi que d’un problème de fiabilité qui a obligé le Monégasque Charles Leclerc à abandonner à 17 tours de l’arrivée.

Du côté de chez Mercedes, Lewis Hamilton et George Russell n’avaient tout simplement pas de rythme au volant de leur W14 qui souffre d’un manque évident d’appui et dont le concept “zéro sidepod” sera très vite abandonné par l’écurie du constructeur allemand comme l’a confirmé le patron de l’équipe Toto Wolff.

Lorsqu’on interroge James Vowles – qui était jusqu’à la fin 2022 le chef de la stratégie chez Mercedes – sur les progrès d’Aston Martin cette saison, le Britannique estime pour sa part qu’il ne faut pas ignorer le fait que Mercedes et Ferrari se sont peut-être “égarées” et qu’elles pourraient très vite revenir.

“Ils [Aston Martin] ont un pilote extraordinaire qui est dans la voiture [Alonso,ndlr] et l’équipe a fait de grands pas en avant par rapport à l’année dernière.” reconnaît James Vowles auprès de la BBC.

“Ils investissent clairement pour aller de l’avant. La soufflerie est partagée avec Mercedes et tout l’arrière de la voiture est partagé avec Mercedes. Donc, ce qu’ils ont bien fait également, c’est le développement aérodynamique.”

“Mais je peux vous retourner la question. C’est peut-être aussi que certaines des autres équipes se sont un peu égarées et qu’elles reviendront au premier plan car je pense toujours qu’il est très difficile de percer le top trois de façon régulière.”

Après le Grand Prix de Bahreïn, l’équipe Aston Martin occupe la deuxième place au championnat du monde des constructeurs et devra confirmer ses progrès lors de la deuxième course de l’année en Arabie Saoudite sur un tracé bien différent de celui de Sakhir.

Alpine : Rossi maintient son plan de 100 courses amorcé en 2021

L’écurie Alpine espère pouvoir se rapprocher encore un peu plus des trois équipes de tête en Formule 1 cette saison tout en ayant pour objectif principal de consolider en 2023 sa quatrième place au championnat constructeurs.

Alpine est arrivée en F1 il y a deux ans après que la société mère Renault a opté pour un changement de marque, obtenant la cinquième position lors de sa première saison en 2021 – y compris une victoire au Grand Prix de Hongrie avec Esteban Ocon – et passant à la quatrième place en 2022 après une bataille serrée avec McLaren tout au long de l’année.

En 2021, le PDG d’Alpine, Laurent Rossi, a laissé à son équipe “100 courses” pour être en mesure de se battre pour le titre mondial en Formule 1 et le Français insiste sur le fait que ce plan est toujours d’actualité, même s’il reconnait que l’écart avec les trois premiers est toujours aussi grand.

“Il y a deux ans, j’ai dit – et tout le monde a dit ‘ah, ils essaient de gagner du temps’ – que nous sommes sur un voyage de 100 courses. Je maintiens cela.” a déclaré Laurent Rossi dans le podcast Beyond The Grid de la Formule 1.

“Il faut du temps pour faire demi-tour avec un navire comme celui-ci, pour arriver là où Mercedes est – était en fait- et où Red Bull est. Toutes ces écuries ont mis bien trois, quatre, cinq ans pour certaines – Ferrari encore plus – pour remonter sur les podiums.”

“Nous sommes sur cette voie, espérons-le. Les deux premières années de ce plan de quatre ou cinq ans se sont bien déroulées et ont répondu aux attentes.”

“Nous avons terminé cinquième en 2021 et quatrième en 2022, il est donc naturel que nous regardions maintenant vers les autres places là-haut sur le “podium”.”

“Je dois dire que nous sommes également très conscients que l’écart avec le troisième est grand. Donc, je pense que cette année – qui est critique – nous devons montrer que nous sommes capables de nous rapprocher de ces gars-là [des trois premiers].”

“Bien sûr, les battre serait l’idéal ; tout le monde a cela comme objectif extensible, et le minimum est de terminer quatrième et de commencer à combler cet écart jusqu’à la troisième place.”

Après la première course de la saison 2023 disputée à Bahreïn, l’équipe Alpine a vu une seule de ses monoplaces rallier l’arrivée (celle de Pierre Gasly). Le pilote français a empoché deux points lors de sa première course avec l’écurie du constructeur français qui occupe la sixième place au championnat, deux points derrière Alfa Romeo.

Aston Martin : Wolff n’a jamais vu un tel bond en avant en F1

Après le Grand Prix de Bahreïn remporté par Max Verstappen, Toto Wolff n’a pas hésité à dire que Red Bull en ce début de saison est “sur une autre planète”, mais l’Autrichien était tout aussi inquiet par le bon en avant spectaculaire de l’équipe Aston Martin qui a décroché son premier podium grâce à la troisième place de Fernando Alonso.

Du côté de chez Mercedes, les deux pilotes Lewis Hamilton et George Russell ont terminé respectivement à la cinquième et septième place dimanche dernier à Bahreïn, les deux hommes étant séparés par l’Aston Martin de Lance Stroll.

Lorsque OE24 lui demande comment selon lui l’écurie cliente de Mercedes a pu faire un aussi grand pas en avant entre 2022 et cette saison, l’Autrichien a répondu : “Ils ont embauché un homme de Red Bull [Dan Fallows, ndlr] qui a réussi à rendre la voiture plus rapide de deux secondes.”

“Il y a un an, ils étaient 17e et 19e en qualifications [à Bahreïn]. Nous savions qu’Alonso était fort et motivé, mais même Lance Stroll est passé devant avec deux poignets cassés et un orteil cassé. Cela prouve à quel point la voiture est bonne, je n’ai jamais vu un tel bond en Formule 1.” a t-il ajouté.

Pour rappel, Aston Martin a annoncé en 2021 l’arrivée de Fallows au sein de son équipe en tant que directeur technique, mais Red Bull – chez qui Fallows occupait le poste d’ingénieur en chef aérodynamique – n’a pas souhaité voir partir l’un de ses ingénieurs à la concurrence et le départ de Fallows s’est donc soldé par un procès. 

L’affaire a donc été entendue par la Haute Cour d’Angleterre et du Pays de Galles et l’audience initiale tenue le 17 décembre 2021 a été en faveur de Red Bull.

Cependant, les deux parties ont trouvé un accord amiable, ce qui veut dire que Dan Fallows a pu rejoindre l’équipe Aston Martin en 2022, mais avec un peu de retard par rapport à la date initialement prévue.

Après le Grand Prix de Bahreïn, première manche du calendrier 2023, l’équipe Mercedes occupe la troisième place au championnat du monde des constructeurs avec 7 points de retard sur Aston Martin. 

Après un contact avec Ocon, Hülkenberg était en mode “survie” à Bahreïn

L’Allemand Nico Hülkenberg a expliqué à quel point sa première course avec sa nouvelle équipe Haas a été “frustrante” dimanche dernier au Grand Prix de Bahreïn.

Nico Hülkenberg – qui fait son grand retour en Formule 1 cette saison en tant que titulaire – avait pourtant bien débuté le week-end à Bahreïn avec une entrée en Q3 lors des qualifications le samedi, ce qui lui a permis de prendre le départ de la course depuis la dixième position sur la grille le dimanche.

Cependant, un léger contact avec l’Alpine d’Esteban Ocon au virage 4 est venu ruiner ses chances de se battre pour une place dans le top dix au volant d’une monoplace endommagée au niveau de l’aileron avant et donc très difficile à piloter.

“C’était une course délicate, surtout sur le premier relais. Apparemment, j’ai eu un contact avec quelqu’un au premier tour, mais je ne l’ai même pas remarqué.” a expliqué Hülkenberg après l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn.

“C’était frustrant, je pense qu’il me manquait des morceaux sur l’aileron avant parce que j’ai perdu beaucoup d’appui à cause de ça, et aussi de l’adhérence, ce qui a rendu la première moitié de la course très, très difficile.”

“J’ai essayé de m’accrocher, mais mes pneus fondaient comme si on mettait un couteau brûlant dans du beurre. Au milieu de la course, nous avons pensé qu’il était inutile de continuer comme ça et nous avons changé l’aileron avant.”

“Après, c’était comme un cercle vicieux parce que j’avais beaucoup de drapeaux bleus et je n’ai fait que reculer à partir de là. Le point positif est que nous avons au moins fait une distance de course et nous avons récolté de bonnes infos.”

“La première moitié de course était tellement floue pour moi que j’étais pour ainsi dire en mode survie. Donc, j’étais très soulagé lorsque nous nous sommes arrêtés pour changer l’aileron avant et que la voiture est soudainement redevenue “normale”. Mais après, j’avais tellement perdu de terrain qu’il était difficile de remonter.”

Comme pour enfoncer le clou, Nico Hülkenberg – qui a franchi la ligne d’arrivée à la quinzième position – a reçu une pénalité de quinze secondes après la course pour avoir franchi les limites de piste.

Un nouveau format de qualifications bientôt testé en F1

Il a été confirmé par la FIA que la Formule 1 expérimentera un nouveau format de qualifications cette saison lors de deux week-ends de Grand Prix qui n’ont pas encore été confirmés, bien que l’on pense que la première course concernée pourrait être le Grand Prix d’Emilie-Romagne à Imola en mai.

Le plan est de restreindre le choix de pneus pour les pilotes durant la séance de qualifications en leur imposant d’utiliser les gommes Dures durant la Q1, les pneus Mediums pour la Q2 et les pneus Tendres pour le top dix en Q3, alors qu’ils sont actuellement libres de choisir les pneus qu’ils souhaitent tout au long des qualifications.

Le but de ce changement est de réduire l’allocation de pneus à 11 pour un week-end de Grand Prix contre 13 actuellement, ce qui permettrait à Pirelli de réduire le nombre de pneus fabriqués et aurait également un impact significatif sur le transport.

On ne sait pas encore sur quels week-ends de Grand Prix cette expérimentation sera mise en place cette année, mais on suppose que le tracé d’Imola pourrait être la première course concernée puisqu’il s’agit du premier Grand Prix européen de la saison.

Interrogé à Bahreïn sur le sujet, le champion du monde en titre Max Verstappen dit qu’il ne voit pas l’avantage de tester un tel format : “J’espère qu’il ne fera pas froid à Imola, sinon ce sera délicat.” a déclaré le pilote Red Bull.

“Ce sera la même chose pour tout le monde, mais je ne pense pas que nous ayons besoin de faire ce genre de choses en qualifications. Je n’en vois pas vraiment l’avantage.”

“C’est mieux si nous nous assurons que toutes les voitures sont plus proches les unes des autres et plus compétitives au lieu de pimenter les choses de cette façon, ce qui, je pense, est probablement pour le spectacle.”

Présent à ses côtés en conférence de presse, le coéquipier de Max Verstappen, Sergio Perez, estime lui aussi qu’il n’est pas nécéssaire de modifier le format des qualifications.

“Ouais, je pense que c’est juste pour le spectacle. Je pense que nous n’avons pas besoin de ça quand on voit les qualifications que nous avons eues aujourd’hui [samedi à Bahreïn], à quel point c’était serré.” a déclaré Perez.

“Nous n’avons pas vraiment besoin de changer quoi que ce soit. Mais nous verrons, nous verrons une fois que nous l’aurons essayé, mais je ne pense pas qu’il soit nécéssaire de changer quelque chose qui fonctionne bien.”

Egalement présent en conférence de presse, le pilote Ferrari Charles Leclerc a lui aussi réservé un accueil mitigé à ce nouveau format de qualifications : “Oui, je ne pense pas qu’il y a ait besoin d’un changement sur ça, mais nous devons essayer et voir.”

Vidéo : Lance Stroll dévoile l’étendue de ses blessures

Lance Stroll est revenu en détails sur les deux dernières semaines de sa vie entre le moment où il a été victime d’une chute en vélo en Espagne et sa participation à la première manche de la saison 2023 de Formule 1 le week-end dernier à Bahreïn.

Jusqu’à présent, l’équipe Aston Martin est restée très discrète sur les circonstances et l’état de santé de Lance Stroll après son accident de vélo lors d’un entrainement et qui a obligé le Canadien à faire l’impasse sur les essais hivernaux.

Mais dans une courte vidéo (voir au bas de cet article) postée sur ses réseaux sociaux, Stroll a tenu à partager avec ses fans l’ampleur de ses blessures et tout le processus de guérison qu’il a dû débuter afin d’être présent à Bahreïn pour la première course de la saison 2023.

Ainsi, on apprend que le pilote Aston Martin ne souffrait pas que d’un poignet droit et d’un orteil, mais qu’il s’était également fracturé la main gauche et le poignet gauche lors de sa chute à vélo.

Après une intervention chirurgicale, le médecin qui a opéré Stroll lui a indiqué qu’i faudrait certainement faire l’impasse sur la première course de l’année à Bahreïn, mais le pilote canadien a décidé de tout faire pour pouvoir être au volant de sa monoplace avec son équipe le week-end dernier à Bahreïn et force est de constater qu’il y est arrivé.

“Je veux prendre un moment aujourd’hui pour réfléchir aux dernières semaines et partager mon histoire avec vous.” a écrit Stroll sur son compte Instagram.

“Le samedi 18 février, j’ai chuté sur mon vélo alors que je m’entraînais en Espagne. Les radios ont montré que j’avais une fracture et un déplacement du poignet droit, une fracture du poignet gauche, une fracture partielle de la main gauche et enfin une autre fracture du gros orteil du pied droit.”

“Avec le début de la saison qui approche à grands pas, le timing n’aurait pas pu être pire. Mon équipe médicale, au début, pensait que j’allais non seulement manquer les tests, mais de manière réaliste les premières courses.”

“48 heures après mon accident/12 jours avant la première course, le Dr Javier Mir a opéré avec succès mon poignet droit. Après l’opération, le Dr Mir m’a dit que je serais de retour pour DJeddah [la deuxième course du calendrier] si je travaillais dur et avec un peu de chance, il était optimiste que je pourrais courir à Bahreïn – mais c’était une faible possibilité. À ce jour, je suis convaincu que la rapidité avec laquelle le Dr Mir m’a traité m’a permis de me rendre à Bahreïn.”

“Malheureusement, le Dr Mir a expliqué que les fractures de ma main/poignet et orteil gauches ne se prêtaient pas à la guérison et que je devais recourir à une approche plus conservatrice pour soigner mes autres blessures.”

“Mon équipe médicale s’est assurée que nous ne faisions pas n’importe quoi mais tout montrait des preuves de guérison osseuse. C’est devenu mon travail à plein temps, essayant de combiner tout ce qui pouvait m’aider, même si c’était de 0,5 %.”

“Au départ, les progrès étaient lents – j’avais besoin de beaucoup d’aide, même pour les tâches quotidiennes à la maison.”

“Mais chaque jour ça s’est amélioré et une fois que le plâtre a été enlevé le 4eme jour, il est devenu possible d’avoir une chance de courir à Bahreïn. Mon équipe médicale a alors conçu un programme qui m’aiderait à restaurer la mobilité et la force de mes poignets.”

“La rééducation a nécessité un travail acharné et de la persévérance – mais avec une équipe médicale incroyable et mes amis et ma famille qui me soutenaient – j’ai pu surmonter la douleur et reprendre la piste à Bahreïn avec mon équipe et mes collègues pilotes.”

“Et nous l’avons fait ! Je suis reconnaissant à tous ceux qui m’ont soutenu, envoyé des messages aimables et des encouragements.”

Après le Grand Prix de Bahreïn, Lance Stroll occupe la sixième place au championnat du monde des pilotes, deux points derrière le septuple champion du monde Lewis Hamilton. Respect Lance…

Mike krack sur Alonso : “Il est extrêmement positif et constructif”

Mike Krack, le directeur de l’équipe Aston Martin, ne trouve pas ses mots pour décrire à quel point Fernando Alonso – qui a rejoint l’écurie du constructeur britannique en 2023 – a apporté avec lui une énergie positive.

Dimanche dernier à Bahreïn, l’équipe Aston Martin a pu célébrer comme il se doit sa 50e course en Formule 1 avec un podium décroché par son nouveau pilote Fernando Alonso qui a terminé à la troisième place sous le drapeau à damier.

Les progrès réalisés par Aston Martin sont impressionnants cette saison et sont en grande partie dus au travail entrepris par l’écurie l’an dernier avec l’aide du quadruple champion du monde Sebastian Vettel, ainsi que son coéquipier Lance Stroll.

Mais cette année, Aston Martin a également reçu le soutien du double champion du monde Fernando Alonso qui, à l’âge de 41 ans, déborde toujours autant d’énergie et a apporté avec lui chez Aston Martin une attitude “positive et constructive” selon Mike Krack.

“On ne peut pas décrire l’énergie qu’il [Alonso] apporte. Il est extrêmement positif, constructif, il nous aide à développer la voiture, il nous aide au point de vue de l’équipe, et surtout il nous pousse au maximum.” a expliqué Krack au micro de Canal+.

“Nous avons toujours pensé que nous avions besoin de ça pour franchir la prochaine étape. Avoir des pilotes qui sont demandeurs comme ça, donc c’est fantastique de l’avoir. C’est un très bon choix.”

Lorsqu’on lui demande quel est le secret d’Aston Martin cette saison pour avoir fait un aussi grand pas en avant en termes de performance par rapport à l’année dernière, le Luxembourgeois a répondu : “Parce que nous sommes une très, très bonne équipe.”

“Nous travaillons tous très bien ensemble, il n’y a pas rivalités historiques [en interne]. Le matin, on aime aller au boulot et je pense que cet esprit d’équipe que nous avons maintenant, aucune autre équipe ne l’a.”

Après le Grand Prix de Bahreïn, l’équipe Aston Martin occupe la deuxième place au championnat du monde des constructeurs avec 20 points de retard sur Red Bull.

Le douloureux constat de Leclerc après Bahreïn

Le Monégasque Charles Leclerc semblait très inquiet dimanche soir à Bahreïn après avoir constaté le véritable gouffre qui sépare Red Bull de Ferrari en termes de rythme de course.

Le week-end dernier à Bahreïn, Charles Leclerc s’élançait depuis la troisième place sur la grille de départ de la première manche du championnat du monde 2023 et, après avoir pris un excellent envol en grillant la politesse à Sergio Perez avant le premier virage, le Monégasque s’est retrouvé en deuxième position à la chasse de l’autre Red Bull pilotée par Max Verstappen.

Cependant, malgré ses efforts, le pilote Ferrari a très vite constaté que Max Verstappen prenait de plus en plus d’avance et que l’écart entre lui et la Red Bull du champion du monde en titre grandissait d’une seconde par tour, tandis que Sergio Perez revenait tout aussi rapidement sur lui et finira par récupérer sa deuxième place.

Accroché à sa troisième place et à un potentiel podium comme seul lot de consolation, Leclerc a finalement abandonné ce dimanche au Grand Prix de Bahreïn lorsqu’au 42e tour un problème d’ordre électrique est venu sonner le glas de cette première manche de l’année pour lui.

Interrogé par nos confrères de Sky Sports “à chaud”, Charles Leclerc ne cachait pas son inquiétude quant aux rythme de course affiché par les deux pilotes Red Bull ce dimanche à Bahreïn.

“Nous savions que nous étions plus lents en rythme de course, et nous parlons de Red Bull car notre objectif est de les battre.” a déclaré le Monégasque dimanche soir à Bahreïn après son abandon.

“En termes de performances cette semaine, nous n’étions pas là avec le rythme de course. Il faut progresser, nous sommes trop loin.”

“Nous n’avons jamais vu une telle chose. Une voiture qui est avec nous en essais [deux dixièmes d’écart entre Red Bull et Ferrari aux qualifications samedi], et puis en course elle nous met une seconde par tour.”

“C’est une voiture d’une autre catégorie ! Nous devons travailler et trouver quelque chose, sinon nous allons avoir du mal.” a ajouté le pilote Ferrari.

Après le Grand Prix de Bahreïn, Ferrari occupe la quatrième place au championnat du monde des constructeurs avec 31 points de retard sur Red Bull, actuel leader du championnat.

AlphaTauri admet une erreur stratégique avec Nyck De vries à Bahreïn

Une erreur stratégique de la part de l’équipe AlphaTauri dimanche au Grand Prix de Bahreïn a obligé Nyck de Vries à rallier l’arrivée de l’épreuve avec les gommes dures sur sa monoplace, ce qui a eu un impact sur sa position finale.

Dix-neuvième sur la grille de départ du Grand Prix de Bahreïn après des qualifications compliquées, le Néerlandais Nyck de Vries a réussi à remonter jusqu’à la onzième place en course et se trouvait donc à la porte des points avant que le pilote Ferrari Charles Leclerc n’abandonne sur problème mécanique au 42e tour.

A ce moment précis, une voiture de sécurité virtuelle a été déclenchée par la direction de course, ce qui a permis à plusieurs équipes de faire rentrer au stand leurs pilotes pour changer de pneumatiques pour la dernière partie du Grand Prix. 

Du côté de chez AlphaTauri, on a décidé de faire rentrer immédiatement le Japonais Yuki Tsunoda au stand pour profiter de cette VSC, mais l’écurie italienne n’a pas appelé Nyck de Vries qui a dû rester en piste jusqu’au drapeau à damier avec des pneus Durs usés.

“Appeler Yuki [Tsunoda] au stand sous VSC a été une évidence, cependant, nous nous sommes complétement ratés en n’arrêtant pas Nyck en même temps.” a reconnu Jody Egginton, le directeur technique d’AlphaTauri, après la course.

“Le groupe stratégique doit parcourir les chiffres pour voir pourquoi nous avons pris cette décision à ce moment précis.”

Nyck de Vries pour sa part n’en veut pas à son équipe car le Néerlandais – qui a finalement franchi la ligne d’arrivée à la quatorzième place et son coéquipier à la onzième – estime que les points étaient impossibles ce dimanche à Bahreïn.

“Ne pas s’arrêter sous le VSC signifiait que je devais continuer avec les gommes Dures pour le reste de la course, mais finalement, le kilométrage et l’expérience nous aideront pour le reste de la saison.” estime De Vries.

“Les points n’étaient pas possibles et nous allons nous tourner vers l’Arabie Saoudite [prochaine manche du championnat], qui est un tracé un peu plus rapide, ce qui signifie que le milieu de peloton sera à nouveau différent.”.

Un départ sans faute pour Logan Sargeant en F1

L’Américain Logan Sargeant a connu des débuts parfaits avec son équipe Williams au Grand Prix de Bahreïn après avoir franchi la ligne d’arrivée en douzième position dimanche dernier.

Seizième sur la grille de départ de sa première course en F1, Logan Sargeant a réussi à éviter tous les pièges du premier tour après avoir pris un très bel envol sur la grille et n’a commis aucune erreur lors des 57 tours du Grand Prix de Bahreïn.

Au final, le pilote Williams a franchi la ligne d’arrivée à la douzième place, deux positions derrière son coéquipier Alex Albon, et bien qu’il n’ait pas marqué de points ce dimanche, Sargeant a beaucoup appris pour sa première course en Formule 1 et essaiera d’utiliser cet apprentissage pour progresser davantage lors des prochaines manches du calendrier.

“J’ai adoré chaque seconde de ma première course.” a déclaré Logan Sargeant dimanche soir après l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn.

“C’était très spécial de quitter la grille pour la première fois. Je suis très fier de l’équipe, je pense que nous avons surpassé tout ce que nous attendions après les tests [hivernaux].”

“De mon côté, tout s’est bien passé du départ de la course aux arrêts au stand et jusqu’à la voiture de sécurité virtuelle [déclenchée après l’abandon de Leclerc].”

“Je vais maintenant essayer d’utiliser cela comme une bonne base afin de continuer à progresser tout au long de l’année.”

Du coté de chez Williams, Dave Robson, le directeur de la performance, estime que Sargeant a été parfait pour sa première course en Formule 1 : “Logan a connu une première course fantastique, qui lui a beaucoup appris sur la course en Formule 1.”

“Il n’a pas fait une seule erreur, il a été très mesuré en termes d’attaque et il a parfaitement géré la dégradation des pneumatiques. Lui et son équipe ont travaillé très dur pour en arriver là et ils ont bien saison l’opportunité.”

Après le Grand Prix de Bahreïn, l’équipe Williams occupe la septième place au championnat du monde des constructeurs, un point derrière Alpine.

Gasly “optimiste” pour Alpine après sa remontée à Bahreïn

Pierre Gasly a marqué ses premiers points avec Alpine dimanche dernier à Bahreïn en franchissant la ligne d’arrivée à la neuvième place après avoir pris le départ de la course depuis le fond de grille à la suite d’une qualification ratée la veille.

Bon dernier sur la grille de départ à Bahreïn, Gasly a finalement sauvé les meubles pour Alpine lors de cette première manche de l’année puisqu’il est le seul à avoir marqué des points (son coéquipier Esteban Ocon a abandonné). 

Après cette belle remontée au volant de son A523, le Français estime qu’Alpine a “une bonne base” pour débuter la saison et se dit “optimiste” pour les courses à venir.

“J’ai dit [avant le départ] que j’allais viser les points, même si nous savions que ce serait un tâche difficile.” a déclaré Pierre Gasly après l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn dimanche soir.

“Je dois dire que je suis extrêmement heureux de terminer cette première course pour Alpine dans les points, surtout en partant de là où nous étions hier [en qualifications]. C’était un peu une journée sans et les choses ne se sont pas mises en place [lors des qualifications le samedi].”

“Mais j’avais confiance en notre rythme de course avec la voiture et ce fut une course vraiment positive. En partant de là où j’étais, il n’y avait pas plus à en tirer.”

“J’ai perdu beaucoup de temps dans le trafic en course, donc partir depuis une meilleure position devrait nous donner définitivement plus de chances. Je suis définitivement optimiste pour les courses à venir.”

“Nous devons continuer à travailler, nous avons une bonne base et il est important de s’appuyer là-dessus. Il y en a davantage à venir de notre part.” conclut Gasly.

Au championnat du monde des constructeurs, Alpine occupe après la première manche de l’année la sixième place deux points derrière Alfa Romeo.

Le joli coup d’Alfa Romeo sur Alpine à Bahreïn

Ce dimanche à Bahreïn, l’équipe Alfa Romeo a privé l’équipe Alpine d’un précieux point en fin de Grand Prix lorsqu’elle a fait rentrer au stand son pilote Guanyu Zhou pour chausser des pneus Tendres sur sa monoplace afin de lui permettre d’aller signer le meilleur tour en course.

En fin de Grand Prix, le pilote Alpine Pierre Gasly a signé le meilleur temps en course alors qu’il occupait la neuvième place, ce qui lui aurait valu le fameux point bonus s’il avait franchi la ligne d’arrivée dans le top dix en étant toujours détenteur du meilleur tour en course.

Cependant, l’équipe Alfa Romeo a demandé à son pilote Guanyu Zhou d’entrer dans la voie des stands en toute fin d’épreuve pour chausser sur sa monoplace des pneus Tendres afin qu’il aille tenter de décrocher ce fameux meilleur tour en course. Le Chinois s’est rapidement exécuté et a signé le meilleur tour en une 1,33.996 à l’avant dernier tour.

Zhou a franchi la ligne d’arrivée en dernière position ce dimanche et n’a donc pas empoché le point bonus du meilleur tour, mais l’objectif de l’équipe Alfa Romeo n’était pas de lui offrir un point, mais plutôt de retirer un point à Alpine contre qui l’écurie de Hinwil se bat actuellement au championnat.

Au drapeau à damier, Valtteri Bottas a terminé huitième et a donc marqué quatre points, tandis que Pierre Gasly a franchi la ligne d’arrivée en neuvième position et a donc marqué deux points au lieu de trois potentiels.

Après le Grand Prix de Bahreïn, Alfa Romeo est cinquième au championnat du monde des constructeurs avec deux points d’avance sur Alpine et quand on sait qu’un championnat peut se jouer pour un seul point en fin d’année, on peut considérer que l’équipe Alfa Romeo a fait un joli coup ce dimanche…

Après son podium, Alonso veut croire à une 33e victoire en F1

Après avoir décroché son premier podium avec l’équipe Aston Martin ce dimanche à Bahreïn, l’Espagnol Fernando Alonso vise désormais sa 33e victoire en Formule 1.

Avant le début du week-end à Bahreïn, lorsqu’on a demandé à Fernando Alonso s’il pensait pouvoir décrocher une 33e victoire en F1 cette année avec sa nouvelle équipe, le double champion du monde s’est montré très prudent et a répondu : “Je ne sais pas. C’est difficile de dire cela maintenant.”

Je ne sais pas où nous en sommes en termes de position. Avec cette voiture, le but était de faire un pas en avant, et je pense que nous avons réussi.” a déclaré Alonso en conférence de presse le jeudi avant les premiers essais libres du week-end à Sakhir.

Mais depuis cette conférence de presse d’avant Grand Prix, Fernando Alonso a décroché un podium ce dimanche en terminant troisième du Grand Prix de Bahreïn derrière les deux pilotes Red Bull et a prouvé que l’Aston Martin avait un rythme de course impressionnant par rapport aux Ferrari et aux Mercedes.

Lorsqu’on lui a reposé la même question ce dimanche soir après l’arrivée de l’épreuve concernant sa potentielle 33e victoire en F1, l’Espagnol s’est montré un peu plus confiant que le jeudi et a répondu : “Ouais, je dirais oui, car quand on est P3 à la première course, il y a 22 opportunités cette saison.”

“Même l’année dernière, je me souviens qu’au Canada, lors des qualifications sur piste mouillée, nous étions en première ligne de la grille [avec son Alpine]. Donc vous savez, tout peut arriver dans 22 courses avec des conditions différentes.”

“Peut-être aurons-nous besoin d’aide, parce que l’année dernière nous avions besoin de l’aide des meilleures équipes pour monter sur le podium.”

“Donc, peut-être que cette année s’il y a une aide, s’il y a des abandons devant nous ou des problèmes, nous aurons peut-être plus qu’un podium. Espérons cela.”

La dernière victoire en Formule 1 pour Fernando Alonso remonte à 2013 au Grand Prix d’Espagne. L’Espagnol roulait alors pour Ferrari à cette époque.

Sainz inquiet du rythme de course d’Aston Martin

Quatrième à l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn ce dimanche, Carlos Sainz estime qu’il ne pouvait pas faire mieux au volant de sa Ferrari face à des Red Bull et une Aston Martin trop rapides.

Alors qu’il se battait pour la troisième marche du podium en course ce dimanche, Sainz a vu l’Aston Martin de Fernando Alonso se rapprocher de sa Ferrari à vitesse grand V. L’espagnol a bien essayé de repousser les attaques de son compatriote durant quelques virages, mais l’Aston Martin du double champion du monde était bien plus rapide que la Ferrari de Sainz.

Lorsqu’on lui a demandé après la course s’il n’était pas trop frustré de son résultat et surtout d’avoir vu un potentiel podium s’envoler, Sainz a répondu : “Pas trop. En fait, j’ai été surpris de voir combien de temps nous avons tenu dans cette position.”

“Après les tests [hivernaux], nous savions que les Red Bull et les Aston Martin avaient une meilleure dégradation que nous et un bien meilleur rythme de course que nous.”

“Au final, nous avons dû nous contenter de la quatrième place, ce qui, pour être honnête, est le mieux que nous pouvions faire aujourd’hui. Nous sommes confrontés à la réalité, c’est là où nous sommes. Nous avons juste trop usé les pneus.”

“A partir du moment où j’ai poussé pour défendre sur Fernando, j’ai cuit les pneus et ensuite j’ai dû surveiller Lewis [Hamilton]. Au final, j’ai réussi à retenir Lewis, mais cela nous laisse peu de marge en course.”

Le coéquipier de Carlos Sainz, le Monégasque Charles Leclerc, a dû abandonner à 17 tours de la fin en raison d’une panne électrique sur le groupe motopropulseur (c’est la version officielle de Ferrari) – et bien que l’Espagnol admette que les problèmes de fiabilité sont une préoccupation au sein de l’équipe en ce début d’année – il reste cependant beaucoup plus préoccupé par le rythme de Red Bull et Aston Martin.

“Ce n’est pas l’idéal en termes de fiabilité, mais ce qui m’inquiète le plus, c’est l’écart avec Red Bull et le rythme de course d’Aston Martin, qui pour le moment est plus rapide.” a ajouté Sainz.

“Je ne pense pas que ce sera comme ça à chaque course, mais cela démontre que sur ce genre de piste où vous avez besoin de l’arrière [de la traction], cela nous coûte beaucoup en rythme de course.”

“Il nous reste encore beaucoup de travail à faire, mais nous devons baisser la tête et faire nos devoirs parce que ce n’est que la première course et que nous avons encore une marge d’amélioration.”

Après le Grand Prix de Bahreïn, Carlos Sainz occupe la quatrième place au championnat du monde des pilotes. 

Bottas : “Nous avons montré que nous avons une bonne voiture”

Huitième à l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn, Valtteri Bottas s’est dit très heureux d’empocher ses quatre premiers points de l’année au volant de son Alfa Romeo performante pour cette première course de la saison.

Le Finlandais – qui s’élançait depuis la douzième place sur la grille de départ ce dimanche à Bahreïn – a franchi la ligne d’arrivée à la huitième place devant l’Alpine de Pierre Gasly. Ce résultat permet à Alfa Romeo d’occuper la cinquième place au championnat du monde des constructeurs après cette première manche de la saison 2023.

“Je suis vraiment content de notre course. Quatre points, je pense que c’est une belle récompense et cela montre que tout le travail effectué durant l’hiver par l’équipe à l’usine porte ses fruits.” a déclaré Bottas ce dimanche soir à Bahreïn.

“Nous avons montré que nous avons une bonne voiture et que nous pouvons nous battre avec toutes les équipes autour de nous.”

“C’est un bon début de saison, mais le travail n’est pas terminé ; bien sûr : nous devons continuer à nous améliorer et continuer à pousser, mais je sais que tout le monde à Hinwil travaille pour apporter des améliorations à notre voiture.”

“Ma course a été bonne, bien qu’un peu calme à certains moments. Mais j’ai pris un bon départ, et il était important de gagner ces places dans le premier tour parce que les monoplaces autour de nous étaient rapides et les dépassements n’étaient pas faciles.”

“Nous avons été agressifs, à la fois sur la piste et avec notre stratégie, ce qui est la bonne chose à faire. J’ai dû aussi faire preuve d’intelligence et choisir mes batailles afin de préserver mes pneus pour quand j’en aurais besoin et cela s’est avéré important sur la fin de course quand Gasly s’est rapproché.”

“Il était également important pour Zhou [son coéquipier] d’obtenir le tour le plus rapide à la fin pour voler le point à nos concurrents [c’est Gasly qui détenait le meilleur tour en course jusque là]. Il a fait du bon travail et cela montre à quel point nous travaillons bien en équipe.”

“La huitième place était le maximum que nous puissions obtenir ce soir et nous n’aurions rien pu faire de plus.” conclut Bottas.

Les quatre points remportés ce dimanche par Bottas permettent à l’équipe de Hinwil d’entrer dans le club exclusif des équipes avec plus de mille points dans leur histoire – une belle façon de commencer la saison.

Verstappen espère voir Alonso se battre pour le titre en 2023

Le double champion du monde Max Verstappen espère que Fernando Alonso sera en mesure de se battre pour le championnat du monde tout au long de l’année après que l’Espagnol ait décroché ce dimanche à Bahreïn son premier podium avec sa nouvelle équipe Aston Martin.

Fernando Alonso – qui a rejoint Aston martin cette saison après avoir quitté Alpine fin 2022 – a terminé sur la troisième marche du podium au Grand Prix de Bahreïn, juste derrière les deux pilotes Red Bull, Max Verstappen et Sergio Perez.

L’équipe Aston Martin a visiblement fait un énorme pas en avant cette année par rapport à 2022, ce qui pourrait signifier que Fernando Alonso pourra éventuellement se battre pour le titre cette saison si son Aston Martin continue de performer sur les autres tracés du calendrier.

De son côté, le champion du monde en titre, Max Verstappen, dit qu’il espère voir Alonso dans la bataille pour le championnat cette saison après plusieurs années en retrait dans les différentes équipes pour lesquelles l’Espagnol a piloté.

“J’espère pour Fernando parce qu’il a eu quelques années où il n’a pas vraiment eu la possibilité de se battre à l’avant.” a déclaré Verstappen ce dimanche soir à Bahreïn après sa première victoire de l’année.

“Je suis vraiment heureux de le voir ici assis lors de la première course [en conférence de presse]. Je pense aussi, et je l’ai déjà mentionné, que chez Aston Martin ils ont le bon état d’esprit et la bonne dynamique.”

“Ils veulent gagner et ils ont embauché beaucoup de personnes et je suppose que ça ne peut que s’améliorer pour eux.”

“Je pense que cette année il sera difficile de dire s’ils peuvent se battre pour le championnat, mais les victoires en course sont définitivement sur la table.”

“J’ai déjà été dans cette position où certaines courses je terminais 20 à 40 secondes derrière les vainqueurs. Mais vous gagnez toujours deux ou trois courses par an parce que parfois il y a des pistes qui conviennent vraiment à votre voiture et tout se met en place.”

“Parfois, vous pouvez gagner une course avec un peu d’aide ou un peu de chance. Mais en tout cas, c’est sûr qu’ils ont un package vraiment solide, et maintenant, il s’agit de le développer davantage.”

Après le Grand Prix de Bahreïn, Max Verstappen est leader du championnat du monde, le Néerlandais devance son coéquipier Sergio Perez de 7 points et Fernando Alonso de dix points.

Albon salue les “progrès incroyables” de Williams F1

Dixième à l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn ce dimanche, Alex Albon a empoché pour Williams le dernier point disponible pour les pilotes présents dans le top dix, un résultat qui selon lui témoigne du travail acharné de l’équipe de Grove au cours de l’hiver.

Quinzième sur la grille de départ juste devant son coéquipier Logan Sargeant ce dimanche à Bahreïn, Alex Albon a opté pour la bonne stratégie en course en effectuant ses deux premiers relais en pneus Tendres avant de chausser des gommes Dures pour rallier l’arrivée à la dixième position.

Après l’arrivée de l’épreuve, le pilote Williams était évidemment ravi du résultat et a admis qu’il ne s’attendait pas à être aussi compétitif : “C’est un peu un choc!” a déclaré Albon dimanche soir.

“J’ai pris un bon départ et j’ai gagné quelques positions, mais nous avons eu une très bonne stratégie et nous étions assez flexibles également [en termes de stratégie].”

“Honnêtement, si vous m’aviez dit que l’on terminerait dans les points avant le début du week-end…c’est assez spécial. Mais ce n’est pas seulement moi, parce que Logan [Sargeant] a également été assez rapide, nous étions tous les deux rapides, et nous nous sommes battus [Sargeant a terminé P12].

Bien que son coéquipier a terminé en dehors des points pour sa première course en Formule 1, Albon a expliqué que lui et l’Américain avaient deux packages différents sur leur monoplace ce dimanche et que ces deux packages ont visiblement fonctionné.

“Nous étions en fait sur des packages différents ce week-end et ils ont tous les deux fonctionné. Donc, je pense que nous avons définitivement du potentiel à venir. Je sais qu’il peut y avoir encore plus de rythme dans la voiture et j’espère que nous pourrons le montrer au cours des prochaines courses.”

“Mais je suis évidemment très heureux de ce résultat aujourd’hui et je dois également cela à l’équipe pour tout son travail acharné.”

“Je l’ai déjà dit auparavant, mais tout le monde regarde Aston Martin, mais nous avons également fait des progrès incroyables. C’est plus difficile à voir parce que nous ne sommes pas sur le podium, mais nous avons fait de bons progrès.” ajoute Albon.

Après la première manche de l’année, l’équipe Williams se retrouve septième au championnat du monde des constructeurs avec un point marqué. Pour comparaison, Williams a marqué huit points sur toute la saison 2022.