Essais hivernaux – Quelles sont les écuries présentes en piste ?

Premiers essais pré-saison 2026 : un shakedown à Barcelone sous haute surveillance

La première phase des essais pré-saison de Formule 1 2026 se tient du 26 au 30 janvier sur le circuit de Barcelone-Catalogne, en Espagne. Organisée à huis clos, cette session permet aux équipes et aux pilotes de se familiariser avec leurs nouvelles monoplaces tout en gardant les détails techniques à l’abri des regards des médias et des fans internationaux. Chaque équipe dispose de trois jours d’essais sur les cinq prévus, qu’elle peut répartir selon ses besoins et son programme.

Lundi : sept équipes sur la piste

La première journée a été particulièrement chargée, avec sept des onze écuries présentes. Mercedes, Red Bull, Racing Bulls, Haas, Audi, Alpine et Cadillac ont profité de cette ouverture pour parcourir les premiers kilomètres avec leurs nouvelles voitures et commencer à collecter des données cruciales avant le début de la saison.

Mardi : Ferrari rejoint l’action

Le deuxième jour a été marqué par l’arrivée de Ferrari sur la piste. Red Bull a également roulé, tandis que Mercedes, Haas, Alpine, Audi et Cadillac ont choisi de ne pas participer, la météo étant annoncée humide pour l’après-midi. McLaren, championne en titre des constructeurs, pourrait effectuer ses premiers tours soit mardi, soit mercredi, mais l’équipe n’a pas encore confirmé ses plans.

Aston Martin : un départ différé

Aston Martin ne participera pas aux trois premiers jours de shakedown. « L’AMR26 sera à Barcelone plus tard cette semaine pour son shakedown. Nous avons l’intention de rouler jeudi et vendredi », a indiqué un porte-parole. Cette décision semble viser à maximiser le temps de développement et à permettre à l’équipe de peaufiner sa voiture avant les premières sorties officielles.

Williams : absent de Barcelone

Williams ne participera pas à la semaine d’essais à Barcelone, la faute à des retards dans le développement de la FW48. Alex Albon et Carlos Sainz ne piloteront donc pas leur nouvelle voiture avant les essais officiels à Bahreïn, programmés du 11 au 13 février. L’équipe a précisé qu’elle se concentrerait sur des tests virtuels et un programme VTT (Virtual Test Track) pour préparer ses monoplaces.

Cette situation rappelle les difficultés rencontrées par Williams lors des essais pré-saison 2019, bien que la situation financière soit aujourd’hui stabilisée depuis l’acquisition de l’équipe par Dorilton Capital. La semaine de Barcelone servira donc à la plupart des équipes à affiner leurs réglages, à collecter des données et à préparer la saison 2026, tout en gérant les contraintes techniques et météorologiques propres à un shakedown de début d’année.

George Russell séduit par les débuts de Mercedes à Barcelone

George Russell a qualifié la première journée d’essais pré-saison à Barcelone de « assez impressionnante », alors que la Formule 1 entre dans une nouvelle ère technique. Les équipes disposent cette semaine de cinq jours d’essais, mais ne peuvent utiliser leurs voitures que trois jours, à leur convenance.

Mercedes faisait partie des sept écuries à prendre la piste lundi. Kimi Antonelli a ouvert la journée en effectuant les premières rotations le matin, avant de passer le volant à Russell pour l’après-midi. Le Britannique a accumulé 95 tours, contribuant à ce que l’équipe basée à Brackley totalise plus de 700 km parcourus lors de cette première journée d’essais.

Les pilotes et ingénieurs étaient particulièrement attentifs aux nouvelles unités motrices, qui ont subi des modifications majeures pour 2026. Russell s’est dit impressionné par les performances initiales des moteurs et par la fiabilité de la W17 sur cette première sortie.

« C’est incroyable de pouvoir reprendre le volant », a déclaré Russell, soulignant l’excitation ressentie à l’idée de tester les limites d’une voiture entièrement nouvelle dans le cadre de la réglementation révisée. L’accent était mis sur la collecte de données essentielles et le réglage des systèmes, une étape cruciale pour préparer Mercedes à la saison à venir.

« Je pense qu’à la fin de l’année, tout le monde a hâte de faire une pause, mais après une semaine ou deux, on a envie de recommencer. Il y avait évidemment beaucoup d’attente autour de ces nouveaux moteurs, et jusqu’à présent, dans l’ensemble, leur puissance est assez impressionnante. Je pense que parmi toutes les voitures que j’ai observées aujourd’hui, avec tous les différents moteurs, ce sont probablement les F1 les plus rapides que j’ai jamais vues passer ici à Barcelone, ce qui était assez excitant à voir. Et les voitures semblent plus petites, on sent qu’elles sont plus légères que les années précédentes, donc je pense que de ce point de vue aussi, les choses ont évolué dans le bon sens. »

Outre Mercedes, Cadillac et Audi faisaient également leurs débuts sur la piste, tout comme le tout nouveau moteur construit en interne par Red Bull. À l’approche de cette nouvelle ère, certains pensaient que le sport pourrait connaître des pannes similaires à celles de 2014, qui avaient limité considérablement les essais lors de l’introduction des moteurs turbo-hybrides. Mais Russell a admis avoir été impressionné par l’efficacité des autres équipes à un stade aussi précoce de la saison.

« Nous sommes bien sûr très satisfaits de cette journée, mais j’ai été assez impressionné par plusieurs autres équipes, pour être honnête », a-t-il déclaré. « Vous voyez le tout nouveau groupe motopropulseur des équipes motorisées par Red Bull, elles sont comme une toute nouvelle équipe du point de vue du groupe motopropulseur, et elles ont passé une journée très tranquille avec deux voitures. Audi a également réalisé de bons tours, et je pense que Haas a effectué le plus grand nombre de tours parmi toutes les équipes équipées d’un moteur Ferrari. On est loin de l’ambiance de 2014, où la moitié de la grille de départ tombait en panne et rencontrait de nombreux problèmes. Je pense que la Formule 1 a beaucoup évolué depuis et que le niveau est tout simplement très élevé. À tous les égards, il était assez impressionnant de voir toutes les équipes avoir parcouru autant de tours lors de la première journée. »

Essais Hivernaux – Jour 2 – Seuls Verstappen et Leclerc ont roulé

La deuxième journée des essais pré-saison de Formule 1 à Barcelone a été largement perturbée par la météo, avec seulement deux pilotes à avoir pu boucler des tours avant l’arrivée de la pluie : Max Verstappen pour Red Bull et Charles Leclerc pour Ferrari.

Le quadruple champion du monde Verstappen n’a pas commencé sous les meilleurs auspices, en effectuant un tête-à-queue et terminant sa course dans le gravier lors de son premier tour. La situation a provoqué un bref drapeau rouge, mais le Néerlandais a rapidement pu regagner les stands et poursuivre son programme.

La pluie a contraint de nombreuses équipes à rester au garage. Mercedes a annoncé 20 minutes avant le départ qu’elle ne participerait pas à la session, tandis que Haas a confirmé 14 minutes plus tard qu’elle resterait elle aussi hors piste, précisant que l’équipe se concentrait sur l’analyse des données recueillies la veille. Audi, Racing Bulls, Alpine et Cadillac n’ont pas pris la piste, et Aston Martin ainsi que Williams avaient déjà prévu de ne pas rouler aujourd’hui, la première visant une sortie jeudi.

Le principal point d’interrogation concerne McLaren, championne en titre des constructeurs. L’équipe avait prévu de faire ses débuts lors de cette deuxième journée, mais les conditions météorologiques devraient l’en empêcher jusqu’à demain.

Malgré ces conditions difficiles, Verstappen et Leclerc ont réalisé des temps dans les 1:20, des performances situant leurs voitures dans le milieu du peloton lors de cette première moitié de semaine d’essais. Cette journée souligne à quel point la météo reste un facteur clé lors des tests pré-saison et comment les équipes doivent adapter leur programme en conséquence.

Essais 2026 : Ocon salue le travail colossal de Haas dès la première journée à Barcelone

Esteban Ocon n’a pas caché son admiration pour le travail accompli par Haas en amont des essais de pré-saison 2026 à Barcelone, estimant que l’écurie américaine avait réalisé des « efforts incroyables » pour être prête dès le premier jour, allant jusqu’à affirmer que l’équipe avait « gravi des montagnes ».

Haas a fait le choix de rouler dès la première journée des cinq jours d’essais autorisés sur le circuit de Barcelone-Catalogne. Le Français était au volant de la nouvelle VF-26, entamant ainsi son programme de préparation dans des conditions jugées très positives par le pilote.

Lors de la séance matinale, Ocon a parcouru 66 tours et signé un meilleur temps de 1m 24,520, permettant à l’équipe de collecter de précieuses données. L’après-midi, le pilote Haas a encore haussé le rythme, améliorant nettement son chrono avec un temps de 1m 21,301, tout en accumulant près de 150 tours au total sur l’ensemble de la journée.

Cette première journée s’est également distinguée par la présentation de la nouvelle livrée de Haas, inspirée de Toyota, symbole du renforcement des liens techniques et stratégiques entre les deux structures. Un signal fort alors que l’écurie américaine entame une nouvelle phase de son développement.

Ocon a particulièrement tenu à souligner le travail logistique et technique réalisé en un temps très réduit. La VF-26 se trouvait encore à Fiorano samedi dernier pour un premier shakedown confié à Oliver Bearman, avant d’être prête à prendre la piste en Catalogne dès lundi matin.

« Je pense tout d’abord que l’équipe a fourni un effort incroyable pour que la voiture soit prête à 9h20 ce matin », a expliqué Ocon au micro de F1TV à l’issue de la séance matinale. « La voiture était prête à 9 heures, mais nous attendions de meilleures conditions de piste et quelques détails que nous voulions perfectionner avant de sortir. »

Le pilote français a insisté sur l’engagement collectif au sein de l’écurie : « Depuis les essais à Fiorano avec Oliver jusqu’ici, tout le monde a vraiment déplacé des montagnes pour que cette voiture fonctionne. Et ça s’est très bien passé. Nous suivons le plan et apprenons au fur et à mesure. »

Conscient de la charge de travail importante sur une seule journée, Ocon a toutefois estimé que ce premier roulage était extrêmement encourageant. « Le programme est chargé, il sera difficile de tout faire, mais pour une première journée de conduite, je pense que tout se passe très bien jusqu’à présent », a-t-il conclu, avant de rappeler que le format étendu des essais cette année offrait une opportunité précieuse pour affiner chaque détail.

Vasseur reconnaît avoir sous-estimé les conséquences de l’abandon anticipé du projet Ferrari 2025

Fred Vasseur a reconnu avoir « sous-estimé » l’impact de la décision prise par Ferrari de mettre un terme prématuré au développement de sa monoplace 2025. À l’issue d’une saison particulièrement compliquée pour la Scuderia, le directeur de l’écurie est revenu sur ce choix stratégique.

Alors que l’exercice 2025 touchait à sa fin, Vasseur a confirmé que le développement aérodynamique de la voiture avait été stoppé dès le mois d’avril. L’objectif était clair : permettre à l’équipe de concentrer l’ensemble de ses ressources sur la saison 2026, marquée par l’introduction de profonds changements réglementaires.

Ce virage stratégique n’a toutefois pas permis à Ferrari de rester dans le rythme. Après avoir terminé la saison 2024 à seulement 14 points de McLaren, l’écurie italienne a vu l’écart se creuser de manière spectaculaire en 2025. Ferrari a conclu l’année à la quatrième place du championnat des constructeurs, à 435 points de McLaren, sans jamais être en mesure de rivaliser avec McLaren, Mercedes ou Red Bull, toutes en progression au fil de la saison.

Interrogé sur cette décision d’abandonner la voiture 2025, Vasseur a admis ne pas en avoir pleinement mesuré les conséquences, tout en maintenant que le choix restait justifié dans le contexte global. « Il manquait quelque chose, probablement oui, car en fin de compte, lorsque nous avons décidé de passer à 2026, cela signifiait que nous n’étions pas sûrs de pouvoir rattraper McLaren avant la fin [de 2025] », a-t-il expliqué aux médias.

« C’était la raison derrière cette décision, et je pense, honnêtement, que c’était une bonne décision. Ce que j’ai sous-estimé, probablement à titre personnel, c’est le fait que lorsque vous savez que vous n’allez pas développer la voiture, il est plus difficile de garder tout le monde, motivé n’est pas le mot juste, mais avec des attentes, et c’est important. En tant qu’équipe, nous devons rester dans notre bulle et gérer ce genre de situation. »

Vidéo – La Ferrari SF-26 prend la piste pour la première fois

Lewis Hamilton s’est rendu sur le circuit de Fiorano pour assurer les premiers tours de roue de la nouvelle Ferrari SF-26, quelques heures seulement après sa présentation officielle. La Scuderia a levé le voile sur sa monoplace de Formule 1 2026 vendredi matin, avant de l’envoyer rapidement en piste pour un shakedown inaugural.

Peu après le dévoilement, le septuple champion du monde a pris le volant de la SF-26 sur la piste d’essais de Ferrari, offrant aux tifosi présents un premier aperçu dynamique de la voiture. De nombreux fans avaient fait le déplacement à Fiorano afin d’assister à cet événement marquant, à la fois pour découvrir la première Ferrari conçue selon les nouvelles réglementations des groupes motopropulseurs et pour voir la monoplace évoluer sur l’asphalte.

Hamilton a ainsi eu l’honneur d’effectuer le tout premier roulage de la SF-26, une étape symbolique pour la Scuderia dans le cadre de cette nouvelle ère technique. Avec cette sortie, Ferrari devient la sixième équipe à avoir déjà fait rouler une voiture conforme à la réglementation 2026.

F1 : Découvrez la nouvelle livrée Ferrari de 2026

Ferrari est la sixième écurie de F1 à dévoiler sa livrée pour la saison 2026 sur son circuit de Fiorano, en Italie.

Le nouveau design, qui sera une nouvelle fois piloté par Lewis Hamilton et Charles Leclerc, fera son apparition sur la piste plus tard dans la journée. La Scuderia espère renverser la tendance après une saison 2025 médiocre et renouer avec la victoire et la lutte pour le titre.

Découvrez la nouvelle livrée Ferrari 2026 F1 ci-dessous en faisant défiler les images à l’aide des flèches, et n’hésitez pas à nous faire part de votre avis dans le sondage ci-dessous !

Vasseur refuse toute autosatisfaction après la saison 2025 difficile de Ferrari

Fred Vasseur a reconnu qu’il serait profondément affecté si Lewis Hamilton et Charles Leclerc affirmaient que Ferrari avait fait du « bon travail » au terme d’une saison 2025 particulièrement compliquée. Le patron de la Scuderia estime qu’un tel constat serait incompatible avec les ambitions et les standards de l’écurie italienne.

À Maranello, les attentes étaient pourtant élevées à l’aube de la saison. Après avoir échoué à seulement 14 points de McLaren en 2024, Ferrari semblait en mesure de viser un premier titre mondial depuis 2008, d’autant plus avec l’arrivée très médiatisée de Lewis Hamilton en provenance de Mercedes.

La réalité s’est toutefois révélée bien différente. Ferrari a bouclé l’exercice 2025 sans la moindre victoire, une première depuis 2021, et a terminé quatrième du championnat des constructeurs, reléguée à 435 points de McLaren. De son côté, Hamilton a vécu une saison extrêmement difficile, concluant l’année sans aucun podium en Grand Prix, malgré une victoire lors du sprint en Chine et une troisième place à Miami.

Interrogé sur ce bilan, Vasseur a tenu à défendre le travail réalisé en interne tout en soulignant l’exigence qui doit rester de mise au sein de la Scuderia. Selon lui, entendre ses pilotes se satisfaire de la situation serait un signal négatif.
« Je serais détruit si les pilotes me disaient que nous faisons du bon travail », a-t-il déclaré aux médias à l’issue de la saison 2025.

« Leur ADN, et mon ADN, c’est d’essayer de pousser l’équipe à faire mieux, et entre eux, ils doivent venir vers nous, Charles et Lewis, pas Lewis ou Charles, tous les deux, ils doivent venir vers nous et pousser l’équipe à se dépasser partout, dans tous les domaines. Bien sûr, nous pouvons nous améliorer partout, mais [en 2024], nous nous sommes battus jusqu’au dernier virage et la réaction a été exactement la même avec Charles : « Nous devons nous améliorer dans tous les domaines, sur le simulateur, sur les réglages. C’est dans leur ADN et je ne suis pas du tout surpris quand ils viennent me voir et me disent : « Fred, nous devons nous améliorer sur ceci, cela, cela et cela », car c’est ce que nous leur demandons de faire.

« J’ai parfois vu dans certains articles que nous recevions des rapports de pilotes demandant des modifications, mais honnêtement, c’est un peu naïf, car nous recevons des rapports des pilotes après chaque course, et il n’y a rien de nouveau quand un pilote envoie un rapport à l’équipe en disant : « Ok, nous devons faire ça. »

Sondage F1 – Ferrari a-t-elle fait le bon choix en changeant l’ingénieur de course de Lewis Hamilton ?

Ferrari a officialisé le départ de Riccardo Adami de son poste d’ingénieur de course auprès de Lewis Hamilton, mettant fin à une collaboration qui n’aura duré qu’une seule saison. L’Italien, passé auparavant par les garages de Sebastian Vettel puis de Carlos Sainz au sein de la Scuderia, a été réaffecté à un rôle centré sur la Ferrari Driver Academy ainsi que sur le programme TPC (Testing of Previous Cars).

Ce changement intervient alors que Hamilton s’apprête à travailler avec un troisième ingénieur de course différent en autant de saisons en 2026, une situation peu courante pour un pilote de son expérience. Si l’association entre Hamilton et Adami avait pourtant débuté de manière prometteuse, avec une pole position suivie d’une victoire en Chine, la dynamique s’est progressivement détériorée au fil de la saison.

Les difficultés sportives rencontrées par le septuple champion du monde ont été accompagnées de tensions de plus en plus visibles dans les échanges radio. L’épisode du Grand Prix d’Abu Dhabi, marqué par des discussions animées autour des limites de la piste, a symbolisé une relation qui ne s’est jamais réellement stabilisée.

À ce stade, Ferrari n’a pas encore communiqué le nom du successeur d’Adami auprès de Hamilton. Cette réorganisation s’inscrit dans une période charnière pour la Scuderia, alors qu’elle prépare l’arrivée des nouvelles réglementations de 2026 et cherche à créer un environnement plus solide autour de son pilote vedette.

Ferrari dévoile le premier démarrage de son moteur F1 2026 à Maranello

Ferrari a diffusé une vidéo montrant le tout premier démarrage de son moteur de Formule 1 pour la saison 2026, en présence de Lewis Hamilton, Charles Leclerc et du directeur de l’écurie, Fred Vasseur.

Ces images captées à Maranello constituent les premières séquences vidéo et le premier extrait sonore que la Scuderia partage publiquement autour de sa future monoplace, la SF-26, à l’approche de la nouvelle ère réglementaire.

Cette publication intervient dans la foulée du shakedown réussi de Cadillac, équipe cliente de Ferrari, effectué récemment à Silverstone. Lors de cette sortie, l’écurie américaine avait également partagé une courte vidéo dans laquelle le son du moteur Ferrari était clairement perceptible.

La mise en ligne de cette première mise en route revêt par ailleurs un contexte particulier, puisqu’elle intervient peu après une annonce marquante faite vendredi soir concernant l’organigramme sportif de Ferrari. Riccardo Adami n’occupera plus le rôle d’ingénieur de course de Lewis Hamilton.

La Scuderia a confirmé qu’Adami avait été redéployé à un nouveau poste, devenant directeur de l’académie des pilotes Ferrari ainsi que du programme TPC (Testing of Previous Cars).

Cadillac F1 franchit une étape clé avec un premier shakedown réussi à Silverstone

L’écurie Cadillac F1 a bouclé avec succès son tout premier shakedown à Silverstone, marquant une étape symbolique et technique majeure dans la préparation de la nouvelle équipe à son entrée en Formule 1.

L’ambiance est à l’enthousiasme du côté du constructeur américain, qui se rapproche de son premier véritable test de pré-saison. Le shakedown s’est déroulé vendredi sur le circuit de Silverstone, théâtre du Grand Prix de Grande-Bretagne, où Cadillac a établi sa base opérationnelle.

Cette séance revêt une importance particulière pour l’équipe, puisque Valtteri Bottas et Sergio Perez ont pu voir la monoplace évoluer en piste pour la première fois. L’identité du pilote au volant lors de cette sortie initiale n’a toutefois pas été précisée.

Dans un contexte de profonds bouleversements réglementaires en F1, cette étape permet avant tout de vérifier le bon fonctionnement de l’ensemble des systèmes avant les essais officiels programmés à Barcelone.

Cadillac a diffusé une courte vidéo montrant la voiture, arborant une livrée noire, circuler sur une piste de Silverstone détrempée. L’occasion également d’entendre pour la première fois un moteur Ferrari dans le cadre des nouvelles règles techniques.

À ce stade, Cadillac fait partie des rares équipes déjà passées par la phase de shakedown. Audi a également effectué une première sortie la semaine dernière à Barcelone, tandis que Red Bull et Racing Bulls ont été les premières structures à lever le voile sur leurs livrées 2026 jeudi soir à Detroit.

 

La FIA alerte sur un risque de bouleversement majeur en ouverture de saison

Les équipes de Formule 1 pourraient faire face à une « véritable catastrophe » dès le Grand Prix d’Australie, manche inaugurale de la saison, selon Nicolas Tombazis, directeur des monoplaces à la FIA. Le dirigeant grec prévient que l’ampleur des changements techniques pourrait provoquer des écarts inattendus, reléguant certaines écuries en fond de grille.

La F1 s’apprête en effet à entrer dans une nouvelle ère marquée par l’introduction simultanée de réglementations profondément remaniées sur les plans de la motorisation et de l’aérodynamique. Un virage technique d’envergure, considéré comme l’un des plus importants de l’histoire récente du championnat.

Fort de son expérience passée à des postes clés chez McLaren et Ferrari, Tombazis a insisté sur la difficulté de l’exercice auquel sont confrontées les équipes. Il a rappelé combien ces périodes de transition peuvent être délicates à gérer, tant les conséquences des choix techniques se révèlent parfois imprévisibles.

« Je me souviens très bien avoir été de l’autre côté de la barrière lorsque de nouvelles réglementations ont été mises en place », a-t-il confié aux médias, soulignant les défis majeurs que ces bouleversements représentent pour l’ensemble du plateau.

« L’un des grands défis est d’opérer dans le noir. Vous ne savez pas où en sont les autres. Vous ne savez pas si vous devez rattraper une seconde d’une saison à l’autre ou si vous êtes en tête et allez commencer le championnat en position de gagner ou dans une situation désastreuse. Je pense que cette angoisse de l’inconnu est très éprouvante psychologiquement pour les équipes.»

Tombazis a joué un rôle clé dans l’élaboration du règlement, qui est en cours de préparation depuis plusieurs années. L’homme de 57 ans a indiqué que la FIA continuerait à travailler avec les équipes jusqu’à la fin de 2025 afin de régler les derniers détails du règlement.

« De notre côté, bien sûr, en tant que FIA, le défi consiste à nous assurer que nous réglons tous les détails du règlement », a-t-il déclaré. « C’est un grand changement dans la structure, car nous essayons d’aborder de nombreux sujets, et nous avons travaillé avec les équipes pour tenter de résoudre tous les petits problèmes, jusqu’à présent. »

Ferrari – Ralf Schumacher préconise à Lewis Hamilton de partir en vacances avec son ingénieur

Lewis Hamilton a été invité à adopter une approche pour le moins inhabituelle afin de surmonter ses débuts difficiles chez Ferrari. L’ancien pilote de F1 Ralf Schumacher a suggéré que le Britannique parte en vacances avec son ingénieur de course, Riccardo Adami.

La première saison d’Hamilton sous les couleurs rouges a été marquée par des tensions audibles à la radio et plusieurs incidents révélant une relation fragile entre pilote et ingénieur, encore en quête de stabilité. Alors que des rumeurs circulent selon lesquelles Ferrari envisagerait de confier un nouvel ingénieur à Hamilton, Schumacher a souligné que ces problèmes sont plus profonds qu’ils n’y paraissent et représentent une faiblesse structurelle qui pourrait continuer à pénaliser les performances du septuple champion du monde.

« Hamilton et son ingénieur Riccardo Adami ne s’entendent tout simplement pas très bien. C’est un énorme désavantage pour Lewis », a déclaré l’ancien pilote de Jordan, Williams et Toyota à Sport1, offrant un diagnostic direct sur la situation.

L’Allemand a même donné un conseil peu orthodoxe, ajoutant : « Je pense que les deux devraient partir en vacances ensemble. »

Les difficultés rencontrées par Hamilton chez Ferrari sont également d’ordre technique. Schumacher a souligné les différences de style de conduite entre Hamilton et son coéquipier Charles Leclerc, d’autant plus que la Formule 1 s’apprête à connaître des changements réglementaires radicaux.

« Les monoplace seront plus nerveuses », a expliqué l’ancien pilote. « Charles Leclerc peut gérer cela, mais Hamilton, en revanche, a besoin d’un arrière plus stable. »

Au-delà des problèmes techniques et relationnels, Schumacher a également critiqué la façon dont Hamilton a réagi publiquement à l’adversité lors de sa première saison chez Ferrari.

« Ce qui me déçoit le plus, c’est la façon dont il gère les problèmes. Il tire dans toutes les directions. Et puis cette résignation… On attend mieux de quelqu’un avec son palmarès », a-t-il déclaré.

Ferrari – Ralf Schumacher pointe du doigt ce qui a manqué à Hamilton en 2025

Selon Ralf Schumacher, ancien pilote de Formule 1, les difficultés rencontrées par Lewis Hamilton depuis son arrivée chez Ferrari s’expliqueraient davantage par des facteurs psychologiques que par l’âge du septuple champion du monde.

Après avoir mis un terme à son long partenariat avec Mercedes à l’issue de la saison 2024, Hamilton a rejoint la Scuderia pour ouvrir un nouveau chapitre de sa carrière. Un transfert majeur, accompagné d’attentes considérables autour de son impact immédiat au sein de l’écurie italienne.

Or, la saison s’est révélée particulièrement éprouvante pour le Britannique. Pour la première fois de sa carrière en F1, Hamilton n’est pas parvenu à décrocher le moindre podium, symbolisant une adaptation plus complexe que prévu à son nouvel environnement.

Ralf Schumacher a rappelé qu’il avait exprimé ses doutes dès le début de l’année, estimant que le changement d’équipe représenterait un défi de taille pour Hamilton. « Les attentes étaient énormes », a-t-il déclaré à F1 Insider, soulignant la pression mentale qui a accompagné ce transfert très médiatisé.

« J’ai été très critiqué lorsque j’ai déclaré qu’il ne se battrait pas pour le championnat du monde et qu’il aurait besoin de temps pour rattraper Leclerc. C’est exactement ce qui s’est passé. Il n’y a plus de tests. Les tests hivernaux auraient été utiles dans le passé. Mais en coulisses, on entend dire qu’il n’aime pas les simulateurs. Et il est toujours à la recherche de ses anciennes sensations de conduite. »

Hamilton entamera la prochaine saison de F1 en tant que deuxième pilote le plus âgé de la grille, à 41 ans, derrière Fernando Alonso. Toutefois, Schumacher ne pense pas que les difficultés de Hamilton soient liées à son âge.

« Cela me dit que ce n’est pas seulement une question d’âge, mais aussi une question mentale », a-t-il déclaré. « Il n’est plus disposé à s’ouvrir. Je connais moi-même ce sentiment, à un autre niveau. Frédéric Vasseur (directeur de l’écurie Ferrari, ndlr) espère maintenant qu’il s’appropriera davantage le package l’année prochaine. Je pense que les chances sont minces. La voiture devient plus nerveuse, Leclerc peut gérer cela, Hamilton a besoin de stabilité à l’arrière. »

Leclerc nuance ses premières réserves sur les F1 de 2026

Charles Leclerc est revenu sur les critiques qu’il avait formulées initialement à propos des monoplaces de Formule 1 prévues pour 2026, après avoir poursuivi son travail avec les ingénieurs de Ferrari en vue de la prochaine révolution réglementaire.

En début d’année, le Monégasque avait découvert pour la première fois les contours de ces futures voitures lors de séances sur le simulateur de l’usine de Maranello. Une expérience qui lui avait donné un aperçu concret de ce qui l’attend lorsque les nouvelles règles techniques entreront en vigueur la saison prochaine.

À l’époque, Leclerc s’était montré réservé, reconnaissant qu’il n’était « pas très fan pour l’instant », estimant que ces monoplaces permettraient d’atteindre la performance d’une manière radicalement différente. Cette impression était notamment liée à l’augmentation significative de la part de puissance électrique, désormais appelée à être équivalente à celle fournie par le moteur thermique.

Depuis, après avoir approfondi le développement et mieux compris la philosophie des nouvelles voitures, le pilote Ferrari a adopté un ton plus nuancé. S’il reconnaît toujours le changement profond que cela implique, Leclerc assure désormais aborder cette nouvelle ère avec enthousiasme.

« J’aime le défi que représente le fait de penser différemment », a-t-il confié aux médias, se projetant avec curiosité vers les exigences inédites que poseront les F1 de 2026.

« Après une première session très étrange sur le simulateur, tout le monde à l’usine s’est posé beaucoup de questions. Le processus consistant à réfléchir en groupe aux moyens intelligents de résoudre certains problèmes que nous rencontrerons avec la voiture de l’année prochaine a été très intéressant. En tant que pilote, cela a également été très intéressant, car cela concerne aussi beaucoup nos sensations et les outils dont nous avons besoin pour gérer différents types de situations. Mais la lutte sera également très importante avec les autres voitures pendant la course, et toutes ces questions ont donné lieu à un processus de réflexion très intéressant. »

« Pour ce qui est du plaisir de conduire en soi, je vais devoir attendre de conduire la vraie voiture avant de me prononcer », a-t-il déclaré. « Sur le simulateur, il est difficile d’avoir réellement ces sensations. Mais il est certain qu’il y aura beaucoup plus de réflexion à avoir lors de la conduite, et en particulier pendant la course, pour gérer l’énergie dont nous disposerons l’année prochaine. »

Zhou Guanyu rejoint Cadillac en tant que pilote de réserve

Cadillac a officialisé la signature de Zhou Guanyu, 26 ans, en tant que pilote de réserve pour sa nouvelle écurie de F1. Ce transfert intervient quelques jours seulement après que Zhou ait confirmé son départ de Ferrari, où il occupait le rôle de pilote de réserve la saison dernière.

Le premier pilote chinois de F1 entretient une relation de longue date avec Graeme Lowdon, directeur de Cadillac et manager de Zhou depuis plusieurs années. L’écurie américaine s’assure ainsi les services d’un pilote de réserve expérimenté, à la différence de Colton Herta, actuellement pilote d’essai.

Zhou a disputé trois saisons en F1 avec Sauber, de 2022 à 2024, avant de perdre son siège avec Valtteri Bottas au profit de Nico Hulkenberg et Gabriel Bortoleto. Il a marqué 16 points en 68 départs, avec pour meilleurs résultats une huitième place au Grand Prix du Canada 2022 et au Grand Prix du Qatar 2024.

« Je suis ravi de rejoindre l’écurie Cadillac Formula 1 Team en tant que pilote de réserve avant ses débuts en Formule 1 », a déclaré Zhou. « C’est l’un des nouveaux projets les plus importants et les plus passionnants que ce sport ait jamais connus. J’ai travaillé avec Graeme [Lowdon] et Valtteri [Bottas] pendant de nombreuses années à divers titres, donc rejoindre l’équipe, c’est comme retrouver ma famille. Grâce à mon expérience récente sur les circuits et dans le développement des voitures en dehors des circuits, je sais que je peux apporter une grande valeur ajoutée à l’équipe Cadillac Formula 1 Team, et je suis impatient de les soutenir du mieux que je peux. »

Ferrari se prépare à affronter de nouveaux défis en 2026, prévient Fred Vasseur

Fred Vasseur, patron de Ferrari, a mis en garde sur les difficultés que pourrait rencontrer l’écurie italienne lors de la saison 2026, après une campagne 2025 marquée par des performances décevantes de la SF-25.

L’an dernier, les attentes étaient élevées pour la Scuderia, qui avait terminé juste derrière McLaren dans la bataille des constructeurs. Mais la voiture n’a pas été à la hauteur et l’équipe basée à Maranello n’a remporté aucune victoire au cours de la saison.

Les problèmes de hauteur de caisse ont également pesé sur les résultats, conduisant notamment à la disqualification de Lewis Hamilton pour usure excessive des planches lors du Grand Prix de Chine, et affectant l’équipe jusqu’à Abu Dhabi, où Ferrari a terminé quatrième du classement constructeurs.

La décision d’avril de mettre fin au développement aérodynamique pour se concentrer sur la saison 2026 a également influé sur la compétitivité de la SF-25. Malgré l’arrivée de nouvelles réglementations concernant le châssis et le groupe motopropulseur, Vasseur estime que l’équipe sera confrontée à de nouveaux défis.

« Je pense que la philosophie de la voiture [en 2026] sera complètement différente », a déclaré le Français aux médias. « Principalement parce que la moitié de la voiture ne sera plus la même. Et le problème que nous avons eu toute la saison dernière ne sera plus là, mais nous aurons d’autres problèmes, c’est certain. »

F1 2026 : toutes les dates de présentation des écuries

La saison 2026 de F1 marque l’un des plus grands bouleversements de l’histoire des Grands Prix, avec une refonte complète des règles affectant moteurs et châssis. Les nouvelles motorisations verront la suppression du MGU-H et un renforcement des systèmes électriques, désormais capables de fournir près de trois fois plus de puissance, passant de 120 kW à 350 kW. Les carburants seront entièrement synthétiques, tandis que l’aérodynamique active des châssis modifiera radicalement la manière dont les pilotes géreront leurs courses.

Cette année verra également l’arrivée de nouvelles équipes sur la grille. Cadillac fera ses débuts, devenant la 11e écurie de la discipline, tandis qu’Audi prendra la relève de Sauber, qui quitte officiellement la F1.

Avant le coup d’envoi de la saison en Australie, les constructeurs présenteront leurs nouvelles voitures lors du retour de la « saison de lancement », absente en 2025 à cause de l’événement spécial « F1 75 » à Londres. Pour des raisons de confidentialité, il est probable que les équipes dévoilent davantage leurs nouvelles livrées que les véritables voitures 2026.

Le calendrier des lancements a été récemment ajusté, Haas ayant choisi de modifier sa date initiale pour éviter une « surcharge » le 23 janvier face à ses rivaux.

F1 2026 : TOUTES LES DATES DE PRÉSENTATION

Écurie Date Lieux
Red Bull

15 janvier

Detroit, USA
Racing Bulls

15 janvier

Detroit, USA
Haas 19 janvier En ligne
Audi 20 janvier Berlin, Allemagne
Mercedes 22 janvier En ligne
Ferrari 23 janvier Fiorano
Alpine 23 janvier Barcelone
Williams 3 février En Ligne
Cadillac 8 février Mi-temps du Super Bowl
Aston Martin 9 février Arabie Saoudite
McLaren

À déterminer

À déterminer

Le Grand Pari Rouge : Attentes et défis de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2026

L’annonce du transfert de Lewis Hamilton chez la Scuderia Ferrari pour la saison 2026 a été un véritable coup de tonnerre dans le paddock, déclenchant l’un des chapitres les plus attendus de l’histoire de la Formule 1. Au-delà du rêve romantique de voir le septuple champion du monde en rouge, ce changement soulève des attentes immenses et des défis complexes.

 

L’Attente N°1 : Conquérir le Huitième Titre Mondial

L’objectif ultime, partagé par Hamilton, Ferrari et les Tifosi du monde entier, est clair : décrocher le huitième titre mondial pour surpasser Michael Schumacher et asseoir son statut de pilote le plus titré de tous les temps. Pour Ferrari, l’attente est de remporter un premier titre des pilotes depuis Kimi Räikkönen en 2007. L’année 2026 marquera l’introduction d’une toute nouvelle réglementation technique , notamment au niveau des unités de puissance et de l’aérodynamisme. Cet “effacement des compteurs” est une opportunité en or : Hamilton et Ferrari espèrent que leur association débutera avec une monoplace compétitive dès la première heure.

 

Les Défis Majeurs

Malgré l’enthousiasme, la route vers la gloire est semée d’embûches :

 

  1. L’Adaptation à la Culture Ferrari (Le Facteur Maranello)

Le défi principal pour Hamilton sera de s’adapter à la culture unique et souvent intense de Maranello. Contrairement à la structure allemande de Mercedes, Ferrari fonctionne avec une passion et une pression médiatique qui peuvent être à double tranchant. La Scuderia est célèbre pour la difficulté qu’elle a à gérer la pression des attentes, ce qui peut entraîner des erreurs stratégiques ou techniques. Hamilton devra utiliser son expérience pour stabiliser l’équipe et la focaliser sur la performance, une tâche souvent tentée, mais rarement réussie par ses prédécesseurs.

 

  1. Le Duel Interne avec Charles Leclerc

Le coéquipier de Lewis Hamilton sera Charles Leclerc, un pilote déjà solidement établi comme le héros local et le favori des Tifosi. Leclerc a prouvé qu’il est l’un des pilotes les plus rapides en qualification. Le duel sera féroce et potentiellement explosif. La cohabitation de deux “mâles alpha” dans l’environnement hautement émotionnel de Ferrari nécessitera une gestion politique fine de la part du Team Principal Fred Vasseur pour éviter les tensions qui pourraient nuire à l’équipe, comme cela a pu être le cas entre Senna et Prost, ou Schumacher et Irvine à certaines époques.

 

  1. La Nouvelle Réglementation Technique

Le succès de 2026 dépendra entièrement de la capacité de Ferrari à interpréter et à dominer les nouvelles règles. Le changement vers une nouvelle génération de moteurs (avec un accent accru sur l’électrique) et des châssis radicalement différents exige une parfaite harmonie entre l’équipe moteur (unité de puissance) et l’équipe châssis. Hamilton devra rapidement maîtriser les nouvelles monoplaces et développer une relation de travail étroite avec les ingénieurs pour orienter le développement dès les premiers essais.

 

En fin de compte, l’arrivée d’Hamilton chez Ferrari est un pari audacieux : soit il renoue avec le sommet en rouge, consolidant sa légende, soit il risque de voir son dernier chapitre dans la F1 être entaché par les difficultés structurelles que Ferrari n’a pas réussi à résoudre depuis près de deux décennies.

Bilan saison : Lewis Hamilton, début et fin de cycle avec Ferrari

La saison 2025 de Lewis Hamilton au sein de Mercedes-AMG F1 restera une période de transition difficile et, par de nombreux aspects, la plus frustrante de sa carrière. C’était sa dernière saison avec Mercedes avant son transfert très médiatisé chez Ferrari en 2026. L’année a été marquée par la lutte constante de l’équipe pour maîtriser la Mercedes W16 et par l’ombre grandissante de son départ imminent.

Une Monoplace Inconstante

Malgré des espoirs initiaux de rivaliser pour des victoires, la Mercedes W16 s’est révélée être une monoplace inconstante et difficile à piloter. Bien qu’elle ait montré des éclairs de vitesse sur certains circuits (notamment en qualifications à Austin et au Brésil), elle manquait cruellement de rythme de course et de stabilité aérodynamique. La performance d’Hamilton a été le reflet de la voiture : parfois brillant, mais trop souvent englué dans le milieu de peloton supérieur.

Lewis Hamilton a terminé la saison à une décevante 5e place au classement des pilotes, son plus mauvais classement depuis 2013 (hors sa 6e place en 2022), avec 245 points au total.

Le Duel Interne et l’Épée de Damoclès

Le duel avec son coéquipier George Russell a été serré, Hamilton le devançant finalement de justesse. Cependant, l’atmosphère dans le garage a été tendue par la nouvelle de son départ. Le point culminant de la saison a été le Grand Prix de Singapour, où Hamilton, profitant d’un chaos en tête de course, a décroché son seul podium de l’année (3e place), un moment de brève rédemption pour une saison difficile.

Statistiques Clés de la Saison 2025 :

Catégorie

Total

Classement final

5e

Points inscrits

245

Victoires

0

Podiums

1 (Singapour)

Pole Positions

0

Une Sortie par la Petite Porte

La saison 2025 s’est achevée sans aucune victoire pour Hamilton, prolongeant sa série sans succès depuis 2021. Son dernier Grand Prix pour l’équipe Mercedes à Abu Dhabi a été émotionnellement chargé, mais le résultat (6e place) a tristement symbolisé les limitations de la monoplace. Après 13 années, 6 titres mondiaux, et des succès légendaires, cette saison 2025 a marqué une fin de cycle amère pour la plus grande collaboration pilote-écurie de l’histoire moderne de la F1. Tous les regards se tournent désormais vers son nouveau chapitre en rouge chez Ferrari.