Le Grand Prix du Brésil sera comme une course à domicile pour Gil De Ferran

Le directeur sportif de l’équipe McLaren, Gil De Ferran, s’apprête à jouer à domicile ce week-end, lui qui est né à Paris en 1967, mais qui a toujours couru sous nationalité brésilienne dans sa carrière de pilote automobile.

Ce Franco-Brésilien a rejoint l’équipe McLaren au poste de directeur sportif en milieu d’année en remplacement d’Eric Boullier, ce Grand Prix du Brésil sera donc une date importante pour lui ce week-end.

“Je suis impatient de retourner dans ma ville d’origine pour la première fois avec McLaren pour le Grand Prix du Brésil.” explique De Ferran.

“C’est une course qui a été une partie importante de l’histoire de la Formule 1 depuis de nombreuses années et a une base de fans incroyable amateurs, les Brésiliens étant passionnés de sport.”

“C’est une piste sur laquelle les légendes du sport ont gagné et perdu des grands prix dans les circonstances les plus dramatiques, et les conditions météorologiques imprévisibles ont joué leur rôle pour influencer le résultat aussi.”

“Tout cela ajoute à la magie d’Interlagos et j’espère que nous pourrons voir un autre week-end avec une grande course cette année.”

“Alors que nous entrons dans l’avant-dernier grand prix de la saison, nous sommes aussi concentrés que jamais pour tirer le meilleur parti des performances de notre voiture dans les deux dernières courses, et ramener à la maison autant de points que possible.”

Faut-il interdire les communications radio en F1 ?

Le pilote Audi en Formule E, Lucas Di Grassi, aimerait voir une interdiction totale des communications entre les pilotes et leur équipe lors des ePrix de Formule E la saison prochaine.

Le champion 2016/17 de la catégorie électrique estime que toutes les communications en dehors de celles liées à la sécurité devraient être totalement supprimées en course afin de renforcer le défi des pilotes et améliorer le spectacle.

L’opinion de Di Grassi arrive alors que la FIA et la Formule E discutent actuellement des moyens de limiter l’utilisation des radios durant les courses.

“Pourquoi pas simplement couper les communications avec le pilote, et peu importe le nombre de stratèges que vous avez, vous ne pourrez pas dire au pilote quoi faire.” déclare le Brésilien à E-Racing 365

“Je pense que c’est la voie à suivre [stopper les communications radio] car cela dépend davantage du pilote. Vous devez décider de votre propre stratégie, vous devez savoir ce qui se passe et vous devez le découvrir vous-même.”

“Il n’y aurait pas non plus de consignes d’équipe, pas de connerie comme celle-là. Vous allez en course, et c’est tout, vous devez résoudre vos problèmes et je suis totalement en faveur de cela.”

Une telle mesure serait-elle applicable en Formule 1 ? Aurions-nous réellement de plus belles courses en privant les pilotes de communications radio avec leur équipe ? Les pilotes seraient-ils livrés à eux-même en piste ?

Il est impossible de savoir concrètement à quel point l’interdiction d’utiliser la radio améliorerait ou pas le spectacle en F1, mais la question a désormais le mérite d’être posée. Et vous, quand pensez-vous ? Laissez nous votre avis au bas de cet article dans la section commentaires.

Raikkonen pense que des sanctions plus sévères arrêteraient “la stupidité” en F1

Kimi Raikkonen estime qu’il faudrait complètement revoir le système de pénalité actuel en Formule 1, afin d’éliminer les comportements irresponsables de certains pilotes durant les Grands Prix.

Le pilote finlandais regrette plus que tout que les sanctions infligées par la FIA au cours de la saison ne soient pas uniformes d’une course à l’autre.

Selon le pilote Ferrari, il faudrait de lourdes sanctions et revoir complètement la réglementation sportive afin de ne plus avoir à infliger des pénalités pour des comportements stupides en course.

“Parfois il me semble que les pénalités sont complètement attribuées au hasard.” déclare Raikkonen à Autosport.

“Pour certains incidents dans une course ils décident d’une façon, et pour d’autres, ils décident d’une autre façon.”

“Si vous êtes assez forts [en termes de pénalité] pour mettre un terme à certaines stupidités, je pense que nous n’aurions pas à nous imposer ces petites pénalités ici et là, sans grande raison.”

“Parfois vous avez une bonne raison, parfois pas, mais c’est vraiment aléatoire. Si vous étiez vraiment stricte sur les règles de base, alors tout changerait, et personne ne commencerait à faire des bêtises.”

Kimi Raikkonen quittera Ferrari à la fin de cette saison, le Finlandais rejoindra l’équipe Sauber en 2019, équipe avec laquelle il a débuté sa carrière en F1 et avec qui il va très certainement la terminer.

Brawn veut que Pirelli améliore son mélange dégradation/durabilité

Selon Ross Brawn, le manager sportif de la Formule 1, Pirelli et la F1 doivent impérativement travailler ensemble pour aider le manufacturier italien à trouver un meilleur compromis pour ses pneumatiques.

En regardant le récent Grand Prix du Mexique, le manager sportif de la F1 a pu noter la différence de performance entre les learders et le reste du peloton, mais Brawn a également souligné l’approche prudente de plusieurs pilotes en matières de gestion des pneus qui, à son avis, a eu un grand impact sur les résultats de la course.

“Outre les différences de performances habituelles, la gestion des pneus a également joué un grand rôle.” souligne Ross Brawn.

“Nico Hulkenberg, Stoffel Vandoorne, Charles Leclerc et Marcus Ericsson n’ont fait qu’un seul arrêt et ces quatre pilotes se sont montrés très prudents pour terminer le Grand Prix avec les mêmes pneus.”

Brawn reconnait que le défi est difficile pour Pirelli, qui doit garantir un niveau de dégradation de ses pneus pour correspondre au cahier des charges de la FIA, tout en garantissant une certaine durabilité.

“D’un côté, ils doivent apporter des pneus qui se dégradent et permettent des courses intéressantes, mais de l’autre, les pilotes veulent exploiter pleinement le potentiel de leurs voitures avec des pneus robustes.”

“Ce n’est pas toujours facile de trouver le bon compromis, il est donc important que nous travaillions ensemble.”

Esteban Ocon : “Leclerc se battra pour le titre en 2019”

Esteban Ocon déclare qu’il ne serait pas surpris de voir Charles Leclerc se battre pour le titre l’an prochain lorsque le jeune monégasque sera au volant d’une Ferrari.

Charles Leclerc remplacera Kimi Raikkonen chez Ferrari en 2019 et aura comme coéquipier le quadruple champion du monde de Formule 1, Sebastian Vettel.

Alors que beaucoup considèrent que le jeune Leclerc a encore besoin d’acquérir de l’expérience avant de prétendre se battre pour le titre, Esteban Ocon lui, estime que le futur pilote Ferrari aura les capacités de rivaliser avec Sebastian Vettel pour le championnat.

“Charles se battra pour le titre la saison prochaine.” déclare Ocon au journal suisse Blick. “Ce ne serait pas une surprise pour moi.”

“J’ai su dés le premier jour où je l’ai connu qu’il avait beaucoup de talent et c’est ce qu’il montrera certainement la saison prochaine.”

Le patron de la Scuderia Ferrari, Maurizio Arrivabene, se veut un peu plus pondéré qu’Esteban Ocon concernant le futur de Charles Leclerc.

“L’année prochaine, Charles devra acquérir de l’expérience et apprendre de Sebastian.” a déclaré l’Italien.

“Il a le luxe de pouvoir se contenter d’une saison où il ne lui sera pas demandé autre chose que de faire arriver la voiture sur la ligne d’arrivée. Il devra faire ses débuts sans pression et absorber les efforts de Vettel comme une éponge.”

Officiel : Rob Smedley va quitter Williams

L’équipe Williams vient de confirmer le départ à la fin de la saison de son responsable de la performance, Rob Smedley, qui a rejoint l’équipe britannique en 2014.

Après quatre saisons passées chez Williams, l’ingénieur britannique quittera définitivement l’équipe à la fin de la saison 2018.

“J’ai vraiment apprécié mon temps passé chez Williams.” commente Smedley. “L’équipe a vécu de grands changements depuis mon arrivée en 2014 et ce fut un très grand plaisir d’avoir joué un rôle à cet égard.”

“Williams est une équipe très spéciale au sein de la communauté F1 et je suis certain que , avec tout le talent que nous avons ici , ils arriveront à mieux faire certaines choses.”

“L’équipe reste au plus près de mon cœur, mais cependant, après 20 ans en Formule 1, je pense que c’est le bon moment pour réfléchir sur certaines choses et d’évaluer mon avenir. Je souhaite surtout passer plus de temps avec ma famille avant de décider pour mon avenir.”

La patronne de l’équipe, Claire Williams, commente le départ de Smedley : “Ce fut un un plaisir d’ avoir Rob dans notre équipe depuis quatre ans et il nous manquera à la fois personnellement et professionnellement.”

“Il a accepté de se joindre à nous à un moment où notre performance était faible, et nous lui sommes reconnaissants d’avoir vu le potentiel pour nous de faire changer les choses à ce moment – là.”

“Il a apporté une grande contribution à l’équipe, mais il est surtout une grande personne,  inspirant beaucoup avec son enthousiasme et sa passion pour la Formule Un. Rob est dans le sport depuis longtemps, nous comprenons totalement et nous respectons sa décision de prendre un certain temps bien mérité à passer avec sa femme et ses garçons.”

Vettel ne sait pas si la mort de Marchionne a eu un impact sur Ferrari

Sebastian Vettel ne sait pas si la mort soudaine du président de Ferrari, Sergio Marchionne, au début de l’été, a eu un impact sur les performances de la Scuderia pour la suite du championnat du monde.

En effet, la Scuderia Ferrari a connu une seconde partie de saison compliquée, et si des raisons techniques ont été analysées par les observateurs, le décès de Sergio Marchionne a également été évoqué pour essayer de comprendre le manque de performance soudain de la part de l’équipe de Maranello.

Interrogé par Motorsport.com pour savoir si le décès de Marchionne avait eu un impact sur l’équipe, Sebastian Vettel répond : “Et bien, c’est possible. Je pense qu’il serait faux de dire que ce n’est pas le cas.”

“Je pense que oui, mais je pense que l’équipe a extrêmement bien réussi à rester soudée. Je pense que les résultats que nous avons obtenus ne sont pas représentatifs, et il n’est pas juste de tirer la conclusion que les résultats sont la conséquence de ce qu’il s’est passé.”

“Évidemment, il était un membre clé de notre équipe et dirigeait notre équipe de bien des façons, et c’est sûr que si vous le perdez du jour au lendemain, ça va toujours être difficile.”

“Mais vous savez, nous formons une grande équipe, nous avons beaucoup de départements, beaucoup de gens en place et…vous savez, ils…je ne veux pas dire qu’ils sont indépendants, mais ils savent ce qu’ils ont à faire.”

“Ce n’est donc pas que c’est…vous ne pouvez pas sentir le changement d’un jour à l’autre. C’est pourquoi je veux dire que l’on ne peut pas affirmer que le résultat a été ainsi du jour au lendemain à cause de cela [la mort de Marchionne].”

Nico Hulkenberg n’a que de précieux souvenirs à Interlagos

Au Mexique, Nico Hülkenberg a vogué vers la sixième place pour la deuxième fois de suite et a commencé à étendre son emprise sur le septième rang du Championnat Pilotes.

L’Allemand se rend désormais à Interlagos, une piste lui évoquant de précieux souvenirs dans sa carrière en Formule 1.

Pourquoi le Grand Prix du Brésil est-il si particulier ?

“Le Grand Prix du Brésil est probablement mon préféré du calendrier. São Paulo possède une ambiance vraiment cool, folle en un certain sens, mais c’est ce que j’aime.”

“Interlagos se situe dans une ville passionnée de sport automobile, dans un pays passionné de sport automobile comptant de fervents supporters. Tous les ingrédients sont réunis pour un week-end de course inoubliable.” 

Que dire du légendaire Interlagos ?

“Interlagos est un circuit chargé d’histoire… De nombreux titres mondiaux s’y sont joués, mais également des moments marquants de la F1. On ressent toutes ces émotions sur un tour et c’est pour cela qu’il est vraiment à part. C’est peut-être pour cela aussi qu’il semble bien me réussir !”

“Le tour est court, mais intense au volant. Il y a beaucoup de défis à surmonter. Il tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, la nuque souffre et c’est un tracé assez physique sur le reste du corps comme la piste est bosselée par endroits.”

“La confiance est la clé, notamment dans le secteur intermédiaire où l’on peut gagner énormément de temps.”

Quels sont vos souvenirs du Grand Prix du Brésil ?

“D’un point de vue personnel, Interlagos regorge de bons souvenirs. Le moment fort reste sans aucun doute ma pole position en 2010 alors que je débutais en F1. C’était génial, l’une de ces séances où tout s’assemble et où l’on réussit le tour parfait dans des conditions changeantes.”

“Je ne l’oublierai jamais. En 2012, j’ai mené le Grand Prix du Brésil pendant trente tours. En y repensant, j’ai vraiment joué de malchance en manquant le podium.”

“J’ai également mené la course un court instant en 2014. C’est un circuit où j’ai tendance à réaliser de belles performances, donc je vais tenter de prolonger la série cette année.”

Que dire du Mexique après cette nouvelle sixième place en poche ?

“Nous essayons toujours de tirer le meilleur de ce que nous avons à notre disposition et nous avons connu deux très bons week-ends de suite. C’était un Grand Prix très positif pour nous. La course était linéaire : gérer les pneus et faire en sorte que la stratégie à un seul arrêt fonctionne.”

“Après l’abandon de Carlos, j’avais une marge confortable et nous n’avions plus qu’à nous assurer que l’équipe marque des points importants.”

“Nous savons que les deux prochaines manches seront difficiles, mais le Brésil est toujours amusant et j’ai hâte d’être en piste pour consolider ma septième position chez les pilotes tout en contribuant à l’objectif de l’équipe, sceller le quatrième rang du côté des constructeurs.” 

Selon Magnussen, Renault a plus de ressources que Haas mais les utilise mal

Alors que l’équipe Haas est actuellement à la lutte contre Renault, Kevin Magnussen estime que Haas ne devrait pas être en mesure de se battre contre une équipe d’usine comme celle du constructeur français.

Au championnat du monde, Renault devance l’équipe Haas de 30 points, mais cet écart aurait pu être encore plus faible si, en raison de la réclamation portée par Renault à l’encontre de la voiture de Romain Grosjean au Grand Prix d’Italie, la FIA n’avait pas disqualifié le Français pour une non-conformité sur sa monoplace [Grosjean était arrivé sixième à Monza].

En dehors de cette décision, désormais validée et entérinée par la FIA, le pilote Haas, qui a roulé pour Renault une saison, souligne le bon travail effectué par son équipe cette année, qui a notamment été capable de construire une monoplace compétitive et qui aura donné du fil à retordre à Renault dans sa lutte pour la quatrième position au championnat.

“Le combat du milieu de peloton est toujours aussi intense, même si l’écart avec Renault a augmenté.” nous explique Kevin Magnussen.

“Nous avons vraiment envie d’essayer de rattraper ce retard, et nous ferons tout pour maximiser nos chances contre eux [Renault].”

“Derrière nous au championnat, nous avons une bouffée d’oxygène, mais nous savons que tout peut tourner aussi très rapidement. Nous voulons donc marquer autant de points que possible.”

“Il s’agit de la place de “meilleur des autres”, donc, il y a beaucoup de fierté. Mais nous ne devrions vraiment pas nous battre avec Renault parce qu’ils ont beaucoup plus de ressources, c’est une grande usine avec beaucoup de personnes impliquées.”

“Avec ce que nous avons, j’estime que nous l’utilisons beaucoup mieux qu’eux. En moyenne, nous avons été plus rapides qu’eux cette année, et c’est donc décevant d’être derrière eux au championnat à ce stade.”

“Nous avons fait un pas en avant cette année, et nous avons prouvé que nous pouvons construire une voiture capable d’être la meilleure des autres. Nous devons juste minimiser les erreurs, marquer des points et obtenir les résultats que nous méritons d’avoir plus régulièrement.”

Arrivabene dément toutes les “Fakes News” sur Binotto

Alors que des rumeurs évoquaient un possible départ de l’équipe Ferrari de son directeur technique, Mattia Binotto, le team principal de la Scuderia, Maurizio Arrivabene, a tenu à démentir catégoriquement une quelconque “guerre interne”.

Présent ce dimanche à Monza pour le traditionel Finali Mondiali organisé par Ferrari chaque année, Maurizio Arrivabene a tenu un point presse en fin de journée pour parler de l’avenir de la Scuderia, mais aussi pour démentir certaines rumeurs.

“Soyons clairs une bonne fois pour toutes, les rumeurs concernant Mattia sont des Fakes News.” a déclaré d’emblée l’Italien.

“Elles ont été propagées pour créer de l’instabilité dans l’équipe, une simple tentative pour essayer de créer des problèmes où il n’y en a pas et je ne veux plus avoir à commenter de fausses rumeurs.”

“Pendant la saison, il y a eu beaucoup de tentatives de déstabilisation, parfois avec des histoires concernant les pilotes, d’autres fois au sujet des techniciens.”

“Personne n’a jamais parlé d’au revoir, nous pouvons éventuellement discuter de renforcements, mais cela prend du temps. Nous allons y réfléchir pour la saison prochaine, aujourd’hui, l’équipe est au niveau, et c’est une équipe qui est bonne et compacte.”

“S’il y a des renforcements, ils arriveront sans aucune hâte, et seulement si nous en avons besoin. Notre ligne est celle de la stabilité, s’il y a des ajouts, ils ne devront pas déstabiliser le groupe présent.”

“Il n’y aura pas de révolution, personnellement, je n’ai jamais cru aux révolutions mais aux évolutions.”

Grosjean va tout donner pour permettre à Haas de rattraper Renault

Alors que cette semaine la cour d’appel internationale de la FIA a validé l’exclusion de Romain Grosjean du Grand Prix d’Italie 2018, le pilote français assure que lui et son équipe se donneront à 100% jusqu’à la dernière course de la saison.

Treizième au classement des pilotes, Romain Grosjean va tout donner pour permettre à son équipe de rattraper Renault au classement des constructeurs, même si l’écart de 30 points entre les deux équipes semble difficile à combler en seulement deux courses.

“Nous avons malheureusement perdu du terrain à domicile [au Grand Prix des Etats-Unis] et au Mexique, mais nous sommes déterminés à refaire notre retard et nous donner à 100%.” déclare Romain Grosjean.

“Notre position au classement des constructeurs relève d’une importance capitale pour nous, et terminer quatrième ou cinquième serait un exploit magnifique pour toute l’équipe dans sa troisième saison en Formule 1.”

La Formule E est dans une véritable course au développement logiciel

Selon Sebastien Buemi, les évolutions logicielles en Formule E seront l’équivalent de la guerre du développement aérodynamique en Formule 1.

Le pilote suisse estime que cette saison la différence se fera sur la capacité des équipes à améliorer les logiciels qui gèrent la performance sur un tour rapide ou encore la gestion de l’énergie, élément crucial en Formule E.

“Niveau Hardware, tout est plus ou moins gelé quand on aborde la nouvelle saison, mais il y a tant de choses que l’on peut faire sur les logiciels, cela contribue à la gestion de l’énergie ou à la performance sur un tour.” explique Buemi à Autosport.

“Il y a tant de choses que nous pouvons tester pour rendre la voiture plus rapide, dans une certaine mesure bien-sûr, cela reste un compromis avec les meilleurs réglages mécaniques possibles sur la voiture.”

“Mais les systèmes et les logiciels sont presque le plus grand outil de performance que l’on ait aujourd’hui.”

“Nous travaillons beaucoup là dessus et continuons à améliorer la voiture en ajoutant de nouveaux systèmes au fil de la saison. Donc, en effet, on peut comparer ça aux évolutions en F1, clairement.”

“A un moment donné, il est très important de s’assurer que tout ce que l’on a fonctionne bien et de ne pas essayer d’apporter de nouvelles évolutions constamment.”

“Il est très facile de faire de petites erreurs dans le monde des logiciels ou dans le monde du code et la voiture peut s’arrêter en piste.” conclut le pilote Nissan eDams.

David Coulthard pense qu’il faut plus de jeunes chez McLaren et Williams

David Coulthard pense que l’arrivée de jeunes pilotes chez McLaren et Williams l’an prochain ne peut être qu’une bonne chose pour essayer de briser la spirale négative dans laquelle ces deux équipes sont ancrées depuis maintenant plusieurs saisons.

Après une nette domination dans les années 80 et 90, McLaren et Williams sont désormais plus habituées du fond des classements que des podiums.

Une situation qui attriste David Coulthard, qui a couru pour ses deux équipes au début de sa carrière.

“C’est très décevant de voir les difficultés rencontrées par deux des équipes qui me tiennent le plus à cœur.” explique Coulthard.

“Mais je pense que ce n’est pas quelque chose d’inattendu, cela concerne les personnes qui y travaillent à une certaine période.”

“Le succès provient des gens eux-mêmes, pas des noms qui sont inscrits sur les portes. Je pense clairement que ces deux équipes doivent se réinventer, trouver une nouvelle energie et s’appuyer sur des jeunes talents.”

“Il faut certainement remettre en cause les structures et les méthodes de fonctionnement, parce que si on utilise les mêmes ingrédients, il n’y a aucune raison que cela change.”

“Je pense qu’en misant sur la jeunesse avec Lando Norris chez McLaren et George Russell chez Williams, une nouvelle dynamique pourra se mettre en place. Mais j’estime qu’il faut absolument recruter de jeunes talents dans le staff technique pour briser la spirale négative.”

 

Franz Tost croit au retour de Daniil Kvyat en 2019

Le team principal de l’équipe Toro Rosso, Franz Tost, pense que l’année sabbatique vécue par Daniil Kvyat en 2018 va très certainement lui servir et lui permettre de montrer ce dont il est capable au volant d’une Formule 1 en 2019.

Le jeune russe sera à nouveau en F1 en 2019 après avoir signé un contrat avec Toro Rosso, alors qu’il a été remercié à la fin de la saison 2017 pour être remplacé par le Français Pierre Gasly.

Avant de revenir chez Toro Rosso, Daniil Kvyat avait été promu chez Red Bull Racing, mais dés le Grand Prix d’Espagne 2016, le Russe a été remplacé par le jeune Max Verstappen, l’obligeant à revenir chez Toro Rosso.

Franz Tost estime que ce retour au sein de la petite équipe italienne a été difficile pour Kvyat, qui a commis quelques erreurs au volant d’une monoplace difficile à piloter.

“Il a été très bien accueilli [lors de son retour dans l’équipe], parce que nous le considérions comme un très bon pilote, mais à la fin il ne performait pas aussi bien que ce que nous attendions de lui.” explique Tost à Motorsport.com.

“Il a eu de nombreux accidents, et la voiture n’était pas aussi compétitive ou facile à piloter [que lors de son premier passage chez Toro Rosso].”

“Je pense que ce fut la meilleure décision [le fait de se séparer], parce que les deux parties avaient perdu confiance l’une en l’autre.”

“Daniil n’était pas très heureux de notre travail, et nous n’étions pas très heureux sur quelques courses. Comme toujours, si le succès ne vient pas comme prévu, alors il y a beaucoup de points d’interrogation des deux côtés.”

“Kvyat a quelque chose d’inachevé avec la F1, il a désormais une autre chance et j’espère vraiment qu’il va la saisir.”

“Il mérite d’être en Formule 1, il est très rapide, et j’espère que ce congés sabbatique d’un an l’aura aidé à obtenir tout ce dont il a besoin pour montrer son vrai talent et ses capacités, ainsi que sa vitesse.”

“Si nous lui fournissons une voiture correcte, je reste convaincu qu’il nous rapportera de bons résultats à la maison.”

Julien Fébreau signerait “sans hésiter” pour commenter la Route du Rhum

Julien Fébreau, le commentateur de la Formule 1 sur Canal +, ne dirait pas non pour commenter le départ et l’arrivée de la prochaine édition de la Route du Rhum en 2022.

Comme à chaque édition, ce Quimpérois vient profiter de l’excitation du départ de la Route du Rhum à St Malo, et lorsqu’on lui demande s’il aimerait commenter le départ et l’arrivée de cette épreuve mythique en 2022, Julien Fébreau assure qu’il signerait “sans hésiter”.

“J’accepte, seulement sur un bateau ! Je me dis qu’un jour, rêveur comme je suis, j’aurais envie d’y participer. Mais bien sûr, pour 2022, je veux bien être commentateur à condition d’être en permanence sur les pontons et d’être sur un bateau au moment du départ.” explique le commentateur de la Formule 1 dans un entretien accordé à Ouest France.

“Et d’être le 1er à monter sur le bateau du vainqueur à l’arrivée, pour avoir sa 1re réaction, le 1er mot qu’il dirait. C’est un moment exceptionnel. Le départ l’est aussi. Dans mon métier, ce que j’aime le plus faire ressentir aux gens, c’est l’émotion des pilotes et des personnalités des paddocks.”

“Si demain, j’ai carte blanche pour être au départ, et près des gens, j’essaierai vraiment d’être, à la fois, le plus discret possible pour les laisser dans leur concentration, mais aussi saisir le bon moment pour avoir un mot, une émotion.”

“Ça me plairait beaucoup, c’est un peu ce que je fais ces jours-ci. Il y a de la tension, clairement, avant ce départ. Car tout le monde parle de la journée de mardi, parce qu’ils savent qu’ils vont se faire “tabasser”.”

“Tout ça est mis dans les regards, qui racontent plein de choses intéressantes à observer. Oui, pour 2022 je signe sans hésiter ! Sans problème, pour commenter le départ et l’arrivée.”

“C’est extraordinaire, ça colle à mes horaires quasi habituels. Pour avoir vu sur le Vendée Globe la vitesse des bateaux, à l’instant où le départ est donné, ils vont vraiment envoyer. J’ai vu les bateaux arriver sur nous à une vitesse incroyable, c’était des monocoques.”

“Là, avec les multis au départ, en plus les conditions dimanche semblent vraiment quasiment optimales, avec du vent sans que ça soit la tempête. Il y aura des bonnes conditions.”

“Au moment où on va les lâcher, ça va aller à une vitesse incroyable. Et les confrères qui ont eu la chance de monter sur ces bateaux te parlent de l’accélération, de la capacité d’accélération de ses bateaux qu’ils ont ressenti. Même de l’extérieur, on va vraiment le voir.”

” A 14h, je vais faire comme d’habitude avec les Grands Prix de F1 (rires). Je vais me taire et attendre le premier visage du Fréhel pour reparler !”

Vettel : “La clé sera de travailler avec Leclerc en 2019”

Sebastian Vettel pense qu’il est essentiel que lui et son nouveau coéquipier chez Ferrari la saison prochaine, Charles Leclerc, aient une relation de travail coopérative en 2019.

La Scuderia Ferrari ayant décidé de ne pas garder Kimi Raikkonen pour 2019, Sebastian Vettel aura un nouveau coéquipier en la personne de Charles Leclerc.

Bien que la vitesse naturelle de Charles Leclerc soit évidente, le jeune pilote de 21 ans manque encore d’expérience en Formule 1 et ne compte que 19 Grands Prix à son actif pour le moment.

C’est justement en raison de ce manque d’expérience que Sebastian Vettel estime que ce serait une grande erreur de vouloir se battre l’an prochain au sein de l’équipe.

“Ce sera certainement différent, car Charles n’est pas Kimi et Kimi n’est pas Charles.” déclare Vettel à Autosport.

“Il est jeune, il aura donc beaucoup à faire et beaucoup à penser. Je pense donc que, pour l’équipe, nous allons devoir travailler ensemble sur la piste.”

“Je suis sûr qu’il veut me battre, et je veux le battre. Les règles sont claires, c’est la même chose avec Kimi.”

“Mais je pense vraiment que la clé sera que nous travaillons ensemble, même si comme je l’ai déjà dit, il aura beaucoup de choses en tête.”

“Je suis son coéquipier, donc, je serai ici pour l’aider. Je serai le dernier à vouloir cacher ou jouer à un jeu ou quelque chose comme ça.”

“C’est pour cette raison je pense que je m’entends très bien avec Kimi, car à cet égard, nous sommes très similaires. Nous verrons.”

Carlos Sainz : “Nous pouvons être à nouveau dans le match au Brésil”

Après un Grand Prix du Mexique prématurément interrompu, Carlos Sainz arrive à Interlagos le couteau entre les dents pour effectuer son retour dans les points et contribuer pleinement à la quatrième place au Championnat Constructeurs pour l’équipe Renault.

Comment décririez-vous le Grand Prix du Brésil ?

“Interlagos est vraiment historique. J’adore piloter sur ces anciens circuits légendaires. Le Grand Prix du Brésil a accueilli tant d’histoires et de pilotes célèbres de la F1, à l’image d’Ayrton Senna bien sûr.” explique le pilote espagnol.

“Cela rend le week-end d’autant plus particulier. Il y a une culture locale effervescente, un peu comme au Mexique même si chacun garde ses spécificités. La gastronomie brésilienne figure également parmi mes préférées.”

“Je suis un grand amateur de plats à base de viande et São Paulo propose d’excellents restaurants pour cela.”

Quel est le secret pour réaliser un tour rapide à Interlagos ?

“La piste est assez difficile avec ses dénivelés et ses virages en dévers. On se croirait sur des montagnes russes ! La section intermédiaire est assez complexe.”

“Elle est sinueuse et présente plusieurs courbes en aveugle où l’on peut facilement bloquer la roue intérieure. Il faut prendre un rythme et ne compromettre aucun virage, sinon on le paie sur le suivant.”

“Les tribunes sont bondées et l’atmosphère s’apparente plus à celle d’un match de football qu’à celle d’une course de Formule 1. C’est toujours extrêmement bruyant !”

Espérez-vous un peu de pluie ce week-end ?

“Interlagos est synonyme de météo imprévisible. D’année en année, il y a quelques surprises. Il peut faire chaud et sec jusqu’à ce que des averses torrentielles arrivent soudainement.”

“Je me souviens que j’étais quinzième sur la grille il y a quelques années. La pluie était au rendez-vous dimanche et nous nous sommes subitement retrouvés dans le coup pour obtenir une belle sixième place.”

“Au Brésil, c’est toujours un atout de savoir s’adapter rapidement aux conditions. Nous verrons bien ce qu’il se passe, mais peut-être que la pluie pourrait être une bonne nouvelle !”

Quel est votre état d’esprit après le Mexique ?

“C’était vraiment dommage. C’est toujours frustrant d’abandonner après vingt-huit tours alors que l’on mène le peloton de chasse et que l’on perd huit points précieux.”

“C’était amusant de gagner quelques positions au départ, et même de dépasser une Ferrari, mais la fin était décevante d’autant que l’équipe aurait pu profiter d’un résultat encore meilleur avec les deux voitures dans les points.”

“Nous rebondirons et nous tournerons vite la page car nous sommes certains que nous pouvons être à nouveau dans le match au Brésil. Il me reste deux courses en noir et jaune et j’aimerais bien évidemment partir sur deux résultats positifs.”

La FIA estime que les nouveaux ailerons vont réduire l’appui de 10% en 2019

Afin de permettre aux pilotes de se suivre de plus près en piste, et donc d’améliorer le nombre de dépassements, la FIA apportera des modifications à la réglementation technique en 2019.

Les principales modifications se situeront au niveau de l’aileron avant [plus large], ainsi que l’aileron arrière sur les monoplaces de F1.

La FIA souhaite avant tout améliorer le spectacle en course dés l’an prochain, alors que des essais ont déjà été effectués cette année en introduisant de nouvelles zones de DRS sur différents circuits, mais le résultat a été plus que mitigé.

Le responsable monoplace à la FIA, Nikolas Tombazis, pense que ces mesures qui seront introduites en F1 en 2019 seront surtout efficaces dans les virages à moyenne vitesse.

“Nous considérons que la position critique est d’environ 15 à 20 mètres entre les voitures.” explique Tombazis dans le dernier numéro de la revue AUTO de la FIA.

“C’est la distance que l’on espère voir entre les voitures qui sont séparées d’une demi-seconde à l’approche d’un virage à moyenne vitesse.”

“Avec la génération actuelle, la voiture perd environ 30% de son appui dans ce scénario, nous espérons donc réduire cela de 10% environ.”

“La tendance actuelle chez les écuries est de développer pour avoir toujours plus d’appui, ce qui n’arrangerait pas le problème.”

“Si nous n’étions pas intervenus, nous estimons que 2019 aurait été pire que 2018 et que 2020 aurait été pire que 2019. Nous pensons désormais que 2019 sera meilleure que 2018, mais personne ne s’attend à ce que les F1 se battent comme les voitures de tourisme.”

Vettel : “Une très bonne voiture, mais pas dominatrice”

Contrairement à ce que beaucoup d’observateurs de la Formule 1 estiment depuis le début de la saison, Sebastian Vettel assure que sa monoplace n’a pas été dominatrice cette année face à la Mercedes.

Malgré six victoires et autant de pôles position en 2018 pour la Ferrari SF71-H, le pilote allemand continue de dire que sa monoplace a été surestimée cette année, alors que le titre constructeurs n’est pas encore joué.

“C’est peut-être là que je n’ai peut-être pas le même avis que les autres gens.” déclare le quadruple champion du monde à Autosport.

“Je pense qu’il est absolument vrai de dire que nous avons une très bonne voiture, mais la perception des gens du fait que nous avions une voiture dominatrice, je ne pense pas que ce soit vrai.”

“Je pense que si l’on regarde les résultats, je ne vois pas où est la domination. A Spa, nous n’avons pas fait la pôle, peu importent les conditions, nous avons gagné en raison de la façon dont le tracé de Spa est dessiné, avec Eau Rouge à fond notamment.”

“Nous avions un avantage dans la montée, l’an dernier, nous manquions de puissance, et c’est pourquoi le dépassement n’a pas marché. Cette année, nous ne l’avions pas [le désavantage], donc, j’ai pu garder l’avantage de l’aspiration et dépasser.”

“Mais à vrai dire, Lewis était toujours une, deux, trois secondes derrière, il avait le même rythme. Nous tournions dans le même dixième, et à un moment, il a renoncé, c’est pour cela que nous avons gagné avec huit secondes d’avance.”

“Pour moi, ça n’a pas été une course dominatrice, c’était une bataille très serrée. S’il avait été premier au premier tour, comme l’an dernier, où je pense que nous avions le même rythme, c’est lui qui aurait gagné et j’aurais fini deuxième.”

“Je pense qu’il y a eu beaucoup de courses où nous étions très proches et avions un très bon rythme en course, mais je ne pense pas qu’il y ait eu une course où nous avons dominé alors que eux oui.”

“Si l’on regarde l’Espagne, la France, la Russie [Mercedes s’est imposée avec panache], je ne pense pas que nous ayons connu de telles courses.”

Red Bull ne mettra pas la pression à Gasly en 2019

Le directeur de l’équipe Red Bull Racing, Christian Horner, assure qu’il ne sera pas demandé l’impossible à Pierre Gasly pour sa première saison chez Red Bull l’an prochain.

Le jeune français a été promu chez Red Bull Racing à partir de la saison prochaine en remplacement de Daniel Ricciardo, mais bien que le talent naturel de Pierre Gasly soit indéniable, Christian Horner sait qu’il serait “injuste” de demander au Français de battre Max Verstappen dés son arrivée dans l’équipe.

“Je pense que ce sera un challenge pour Pierre, mais il est motivé.” déclare Horner pour Autosport. “Il est passé par le même programme que Max, et vous savez, il est là parce que nous pensons qu’il est le meilleur nouveau talent et qu’il mérite cette opportunité dans la voiture.

“Donc, nous attendons de grandes choses de la part de Pierre l’an prochain, [en revanche] il serait injuste d’attendre de lui qu’il donne immédiatement du fil à retordre à Max, je pense qu’il faudra lui laisser le temps de s’intégrer à l’équipe.”

“Je pense que Max a atteint un niveau très élevé et est l’un des talents les plus exceptionnels en Formule 1.”

“Il est clair que Daniel [Ricciardo] a eu des difficultés en qualifications contre Max cette année, mais leur rythme de course a été très comparable.”

“L’an prochain, nous devons donner du temps à Pierre, mais je pense qu’il a un grand talent. Cela ne fait qu’un an qu’il est en F1, mais il a réalisé d’excellentes courses, si l’on regarde Bahreîn, Monaco et la Hongrie en particulier…Il y a un certains nombre de courses où il s’est illustré.”