Leclerc : “Ils ont toute ma confiance pour prendre la bonne décision”

Charles Leclerc a expliqué que les responsables de Ferrari avait toute sa confiance dans le choix du nouveau Team principal de l’équipe italienne, afin que cette dernière puisse atteindre ses objectifs dés 2023. 

Ferrari a annoncé il y a deux semaines qu’elle acceptait la démission du directeur de l’équipe, Mattia Binotto, après quatre années passées à la tête de l’équipe et 25 ans de bons et loyaux services pour la Scuderia.

S’exprimant lors du Gala de la FIA, Charles Leclerc a fait l’éloge de Mattia Binotto  : “Il a cru en moi dès le début et m’a donné un très long contrat. Il est au sein de la Scuderia depuis de nombreuses années, contribuant au succès de l’équipe ces dernières années.”

“De toute évidence, les dernières semaines ont été un peu difficiles pour l’équipe et nous sommes actuellement dans une période de transition”, a-t-il déclaré. “Nous essayons de concentrer notre travail sur le simulateur pour avoir la meilleure voiture de course pour l’année prochaine”

Charles Leclerc a souligné que le choix d’un successeur pour Binotto n’était “évidemment pas sa décision” et que celle-ci incombait au Directeur général de Ferrari Benedetto Vigna et au président John Elkann.

“A ce sujet, j’ai toute confiance en Benedetto et John pour prendre la bonne décision, mais je suis sûr que 2023 sera un autre pas en avant et, espérons-le, se rapprochera de l’objectif que nous voulons tous dans l’équipe qui est d’être champion du monde.”

L’actuel patron d’Alfa Romeo, Fred Vasseur, est l’un des grands favoris pour décrocher le rôle au sein de la Scuderia. Le Monégasque connait très bien Vasseur puisqu’ils ont travaillé ensemble dés 2016, lorsqu’il a concouru pour l’équipe française ART Grand Prix en GP3, puis évidemment en 2018, lorsque Leclerc a été titularisé pour la première fois en F1 chez Sauber.

“Ferrari est une équipe très différente de toute autre équipe”, a déclaré Leclerc. “Je ne peux que commenter mon expérience avec Fred, qui a évidemment été bonne.”

“J’ai travaillé avec lui dans des catégories juniors où il a cru en moi et nous avons toujours eu une bonne relation mais à part ça évidemment cela ne devrait pas influencer les décisions. Il a toujours été franc et honnête, c’est quelque chose que j’aime chez Fred, mais je ne sais pas si ce sera lui ou non.” a conclu le pilote Ferrari.

Toto Wolff exclut l’idée de voir Mattia Binotto chez Mercedes

Le patron de Mercedes, Toto Wolff, a exclu complétement l’idée de voir Mattia Binotto rejoindre l’équipe du constructeur allemand une fois que le Suisse aura quitté définitivement Ferrari.

La semaine dernière, la Scuderia Ferrari a indiqué qu’elle avait accepté la démission de son directeur d’écurie, Mattia Binotto, qui quittera donc Maranello à la fin du mois de décembre après avoir passé quatre années à la tête de la gestion sportive. Le nom du remplaçant de Mattia Binotto ne sera pas connu avant le début de l’année 2023 cependant.

Interrogé sur le départ de Binotto, le patron de l’équipe Mercedes, Toto Wolff, admet qu’il a été impressionné de voir à quel point le Suisse a réussi à rester longtemps chez Ferrari malgré la pression énorme exercée sur ses épaules tout au long de ces quatre années.

“Il a toujours été clair qu’il subissait une énorme pression. En tant que directeur d’équipe chez Ferrari, il vaut mieux pour vous que vous ayez un bon contrat pour votre départ. Désormais, l’inévitable s’est produit. Mais il est resté bien plus longtemps que je ne le pensais.” a déclaré Wolff dans le podcast Beyond the Grid.

Depuis quelques jours, des rumeurs suggèrent l’arrivée de Binotto chez Mercedes dans un rôle de manager au sein de l’organisation, mais Toto Wolff a démenti cette information : “Non, je pense qu’il y a eu trop de porcelaine brisée entre nous deux ces deux dernières années pour que cela soit possible.”

“Avec les autres équipes, je ne peux pas dire. Mais une chose est certaine, Mattia comprend la Formule 1 à fond, et oui, peut-être qu’il trouvera un rôle dans une autre équipe.”

Le retour de Mattia Binotto dans une autre écurie de la grille dans un avenir proche nous semble cependant peu probable car le directeur de la Scuderia Ferrari ne quittera ses fonctions qu’à la fin du mois de décembre et devra ensuite respecter une période de jardinage (période durant laquelle un employé quittant son poste en F1 ne peut aller travailler pour la concurrence immédiatement pour des raisons évidentes de secret professionnel).

Horner n’est “pas surpris” de voir Binotto quitter Ferrari

Le patron de Red Bull, Christian Horner, assure qu’il n’a pas été surpris de voir son homologue de chez Ferrari, Mattia Binotto, quitter l’écurie de Maranello après l’avoir dirigée durant quatre années.

La semaine dernière, la Scuderia Ferrari a indiqué qu’elle avait “accepté” la démission de son directeur d’écurie, le Suisse Mattia Binotto, qui quittera donc ses fonctions le 31 décembre de cette année après quatre saisons passées à la tête de la gestion sportive à Maranello.

Lorsqu’on lui a demandé s’il était surpris par la décision de Ferrari de se séparer de Binotto, Christian Horner a répondu à Sky Sports : “Pas vraiment.”

“Evidemment, c’est le choix de Ferrari, et je pense que ce sera le sixième directeur d’équipe en face duquel je serai depuis que je suis chez Red Bull. C’est difficile pour lui [pour Binotto], parce qu’ils avaient une super voiture cette année et ils étaient très compétitifs.”

Christian Horner estime pour sa part que la stabilité au sein d’une équipe de Formule 1 est primordiale pour obtenir de bons résultats, lui qui est à la tête de Red Bull Racing depuis la saison…2005.

“Je ne connais pas le fonctionnement interne chez Ferrari, mais il m’a semblé que Mattia a fait du bon travail. Ils étaient très compétitifs cette année.  De mon point de vue, la stabilité et le fait de faire travailler une équipe sur du long terme donnent de meilleurs résultats.”

Alors que Ferrari n’a pas encore dévoilé le nom du remplaçant de Mattia Binotto (elle le fera en début d’année), le nom de Christian Horner a été évoqué par certains médias transalpins pour succéder au Suisse à Maranello, mais le principal intéressé assure qu’il ne compte pas quitter Red Bull.

“Mon engagement est avec l’équipe Red Bull. Je suis là depuis le début et nous avons évidemment un attachement très proche.” a insisté le Britannique, mettant ainsi un terme définitif aux rumeurs.

Leclerc : “Il faudra compter sur Mercedes en 2023”

Le pilote Ferrari Charles Leclerc s’est exprimé au sujet de la saison prochaine :  il espère que sa monoplace sera aussi rapide que la Red Bull en ligne droite et s’attend à ce que l’équipe Mercedes revienne à son meilleur niveau.

La saison 2022 avait démarré sur les chapeaux de roue pour Charles Leclerc, ce qui nous promettait une bataille serrée entre Ferrari et Red Bull au championnat. Mais certaines erreurs stratégiques ou de pilotage n’ont pas permis au Monégasque de maintenir son avance, laissant ainsi Max Verstappen prendre le large au classement pilotes dés cet été.

Quand nos confrères de AMUS lui ont demandé quelle serait la clé pour 2023 maintenant que les pilotes connaissaient la voiture et que l’équipe avait pu s’habituer aux nouvelles règles, Charles Leclerc a simplement répondu : “Nous devons juste nous améliorer. Il faut éliminer les points faibles. Nous avons quelques idées pour cela.”

“La maniabilité n’a jamais été un problème depuis que je pilote pour Ferrari. C’était toujours bien. Je n’ai jamais été limité là-dessus. Nous avons fait un grand pas en avant avec les performances du moteur. Bien sûr, cela aide.”

“[S’il y avait un seul point faible à éliminer], ce serait de trouver un moyen d’être aussi rapide que Red Bull dans les lignes droites.”

Concernant Red Bull, on peut dire que les duels entre Verstappen et Leclerc sont restés propres en 2022 : “Nous nous connaissons très bien. Mais je ne pense pas que ce soit la raison pour laquelle les choses étaient plus calmes entre nous. Je pense que la différence avec Max VS Lewis l’an dernier est que nous étions à des moments différents de la saison. Nos duels étaient au début de l’année. Après ça, soit j’avais une grosse avance au championnat, soit Max était loin devant. Vous prenez moins de risques dans ces cas-là. C’était donc plus dans la nature du championnat. Si on se bat jusqu’au bout en 2023, je pense que ce sera plus dur.”

Au sujet de Mercedes, le pilote de 25 ans considère qu’il faudra compter sur eux en 2023 contrairement à la saison dernière où les résultats de l’équipe de Brackley étaient plus incertains.

“Je compte sur eux. Cette saison, vous ne saviez jamais à quoi vous attendre de leur part. Vous ne saviez jamais s’ils seraient lents ou rapides. Surtout en qualifications. Ils étaient généralement en meilleure posture durant la course. Je suis sûr qu’ils conserveront les bons côtés de la voiture et qu’ils seront rapides la saison prochaine.”

Les hommages se multiplient en F1 après la mort de Patrick Tambay

Le monde de la F1 a rendu hommage à Patrick Tambay après l’annonce ce dimanche du décès à l’âge de 73 ans de l’ancien pilote de Formule 1 français.

Vainqueur de deux Grands Prix (Hockenheim en 1982 et Imola en 1983) au cours de sa carrière en F1, Patrick Tambay est décédé à l’âge de 73 ans. Le Français avait pris part à 114 Grands Prix en Formule 1 et avait roulé notamment pour de grandes écuries telles que Ferrari, Renault ou encore McLaren. Au cours de sa carrière en catégorie reine, Tambay a décroché onze podiums, cinq pôles position et deux victoires (les deux avec la Scuderia Ferrari).

Passé également par l’Endurance, Tambay a participé aux prestigieuses 24H du Mans à quatre reprises, il obtiendra comme meilleur résultat dans la Sarthe une quatrième place en 1989 avec l’équipe Silk Cut Jaguar.

Tout au long de la journée, les hommages se sont multipliés , à commencer par la Scuderia Ferrari : “Nous sommes tous attristés par la nouvelle du décès de Patrick Tambay.” a indiqué l’écurie de Maranello dans un court communiqué.

“Il fut l’une des véritables stars des années 80 remportant deux courses avec la Scuderia et contribuant à remporter les titres Constructeurs en 1982 et 1983.”

Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, s’est dit “profondément attristé” par la nouvelle : “Je suis profondément attristé par le décès de Patrick Tambay, double vainqueur du Grand Prix de Formule 1 et pilote des 24 Heures du Mans.”

“Toute la communauté FIA rend hommage à sa vie remarquable. Nos pensées vont à sa famille et ses proches.”

L’écurie McLaren pour laquelle Tambay a roulé entre 1978 et 1979 a également publié un court communiqué : “Chez McLaren, nous sommes tous attristés par la nouvelle du décès de Patrick Tambay.”

“C’était un pilote talentueux, qui a couru pour McLaren de 1978 à 1979. Nos pensées vont à sa famille et à ses amis.”

Sobrement, l’équipe Alpine (anciennement Renault) a déclaré : “Repose en paix, Patrick Tambay. Toujours dans la famille Alpine – Renault.”

Le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, a souligné pour sa part “le grand talent” de Patrick Tambay tout au long de sa carrière : “Je suis attristé par la nouvelle du décès de Patrick Tambay.” a déclaré l’Italien.

“Il a été un grand talent et un ambassadeur de la Formule 1 tout au long de sa vie. Il nous manquera profondément à tous et nos pensées et nos prières accompagnent sa famille et ses amis en ce moment triste.”

Après avoir pris sa retraite de la course, Patrick Tambay a travaillé comme commentateur pour la télévision française et a également été adjoint au maire de la ville du Cannet dans le sud de la France. Il a également été le parrain du champion du monde 1997 Jacques Villeneuve.

Le maire de Cannes dans les Alpes Maritimes, David Lisnard, a lui aussi rendu hommage à cet ancien Cannois : “Il a été au départ de 114 grands prix de F1 dont au sein des écuries McLaren, Ferrari ou Renault. Ancien Cannois où il avait scolarisé certains de ses enfants, engagé politiquement pour sa ville du Cannet et son département, Patrick Tambay vient de succomber à une longue maladie.” a déclaré David Lisnard sur ses réseaux sociaux.

“Je l’avais admiré comme sportif de haut niveau, notamment pilote talentueux de formule 1, et connu comme élu local au Cannet. Toujours digne et positif, y compris dans la maladie, Patrick Tambay était une belle personne.”

Carlos Sainz a vécu la saison la plus difficile de sa carrière en 2022

Le pilote Ferrari Carlos Sainz estime avoir beaucoup plus appris au cours de la saison 2022 que durant n’importe quelle autre saison depuis son arrivée en F1 en 2015.

Carlos Sainz a rejoint la grille de la Formule 1 en 2015 au sein de l’écurie Toro Rosso, mais très rapidement, l’Espagnol a été contraint de chercher une place ailleurs que dans le giron Red Bull afin de faire évoluer sa carrière après que son coéquipier de l’époque, un certain Max Verstappen, a été promu chez Red Bull en plein milieu de la campagne 2016.

Après être passé chez Renault puis McLaren, Carlos Sainz a finalement trouvé refuge chez Ferrari aux côtés de Charles Leclerc en 2021 et a réussi à le surpasser dès sa première saison avec l’écurie de Maranello.

Cependant, la campagne 2022 de Sainz avec Ferrari a été plus difficile car le pilote madrilène a eu plus de mal que son coéquipier à s’adapter à la F1-75, alors que le début de l’année a été marqué par plusieurs abandons en course le dimanche, lui faisant perdre peu à peu du terrain sur Charles Leclerc au championnat.

Mais grâce à une progression lente mais régulière, Carlos Sainz a pu réduire progressivement l’écart avec son coéquipier, l’Espagnol décrochant au Grand Prix de Grande-Bretagne sa première pole position et sa première victoire en course. Lors de la deuxième partie de saison, le pilote Ferrari a poursuivi sur sa lancée en marquant régulièrement de gros points et terminera finalement l’année à la cinquième place du championnat avec 62 points de retard sur Leclerc.

Interrogé pour savoir s’il avait appris certaines choses lors de cette saison 2022 faite de hauts et de bas, Carlos Sainz a répondu : “Oui, beaucoup pour être honnête.”

“Ce fut un début de saison très difficile, et je me suis dirigé vers des défis que je ne m’attendais probablement pas à avoir.” a expliqué l’Espagnol, cité par le site du championnat.

“Mais honnêtement, je suis très fier de la façon dont j’ai réussi à récupérer durant la saison, de la façon dont j’ai réussi à rester motivé, même avec tous les hauts et les bas que j’ai pu avoir, avec tous les revers que nous avons eus.”

“En tant qu’équipe, en tant qu’individu, avec autant d’abandons, j’ai quand même réussi à inverser la tendance pour finalement rouler au niveau auquel je suis capable de piloter. Donc, je veux prendre les points positifs et garder ce côté-là.”

“Je pense qu’en ce sens c’est l’année où j’ai le plus appris depuis 2015 – c’était ma première année en Formule 1. Ensuite, j’ai eu des années plus difficiles et plus faciles, mais jamais une année aussi difficile que 2022.”

“Je me suis retrouvé dans une position où j’étais constamment en retard dans les cinq, six premières courses, et j’ai dû me battre pour changer certaines choses dans mon pilotage, certaines choses sur la voiture, essayer d’adapter la voiture à mon goût.”

“De plus, j’ai dû réinitialiser un peu la façon dont je pilote, et cela a pris beaucoup de temps. Mais ensuite, dès que c’est arrivé, j’ai senti que j’avais fait un grand pas en avant en termes de pilotage et de compétences dans mon développement et j’ai aussi beaucoup appris.”

En 2023, Carlos Sainz entamera sa troisième saison au sein de la Scuderia Ferrari aux côtés du Monégasque Charles Leclerc.

Hakkinen doute que Leclerc soit responsable du départ de Binotto chez Ferrari

Le double champion du monde de F1, Mika Hakkinen, doute des rumeurs selon lesquelles le pilote Ferrari Charles Leclerc serait en partie responsable du limogeage du directeur de la Scuderia Ferrari, Mattia Binotto.

Cette semaine, Ferrari a annoncé qu’elle avait accepté la démission de son directeur Mattia Binotto, qui quittera l’écurie italienne le 31 décembre prochain après quatre années passées à la tête de la gestion sportive à Maranello.

Mais bien avant l’annonce officielle, des rumeurs suggéraient que Charles Leclerc serait en partie responsable du départ de Binotto, notamment parce que les deux hommes ne s’adressaient quasiment plus la parole depuis le Grand Prix de Grande-Bretagne 2022.

Interrogé sur cette rumeur dont il n’a jamais entendu parler, Mika Hakkinen doute que Leclerc soit responsable du départ de Mattia Binotto : “Je ne sais pas. Quand je courais, j’ai toujours pensé  qu’en Formule 1 il ne s’agit pas de savoir si vous aimez quelqu’un, il s’agit plutôt de savoir à quel point il est bon, dévoué et intelligent. C’est ce qui compte.” a déclaré Mika Hakkinen au micro de Sky Sports.

“Peu importe que vous l’aimiez ou non, cela n’empêchera pas votre succès. Il faut travailler en équipe. Vous devez respecter le talent, les connaissances et le dévouement de quelqu’un. Donc, je doute qu’il y ait la moindre vérité dans cette histoire.”

A propos du départ de Mattia Binotto, Mika Hakkinen a ajouté : “C’est une grande personnalité, un gars formidable. La Formule 1 est un sport compliqué.”

“Vous avez besoin de trois à quatre personnes extrêmement talentueuses pour diriger une équipe, pour réussir. Il ne s’agit pas d’un seul homme ou d’une femme qui peut diriger l’équipe, il faut plusieurs individus, des personnalités et des talents différents pour contribuer au succès de l’équipe.”

Charles Leclerc se sentait mieux préparé en 2022

Le pilote Ferrari Charles Leclerc a révélé qu’il avait fait preuve d’une plus grande rigueur dans la préparation de sa saison 2022 comparé à 2021, ce qui l’a aidé à débuter la campagne sur un niveau bien plus élevé que l’an dernier.

En 2022, Charles Leclerc a débuté la campagne de la meilleure des manières avec une pole position et une victoire dès la première course à Bahreïn, le Monégasque ayant franchi la ligne d’arrivée devant son coéquipier Carlos Sainz. Tout au long de la saison, le Monégasque a systématiquement devancé son voisin de garage au championnat du monde et a terminé à la deuxième place au classement des pilotes avec 62 points d’avance sur l’Espagnol (Sainz a terminé cinquième).

Lorsqu’on demande à Charles Leclerc si cette avance sur son coéquipier était due aux nouvelles monoplaces ou bien à un changement de son côté, le Monégasque a répondu : “J’ai changé quelques trucs, ma façon de travailler, ma discipline à la maison.”

“C’était un peu le freestyle l’année dernière, chaque fois que j’étais à la maison, je faisais mille choses.” a expliqué Charles Leclerc à AMUS.

“Pour être honnête, j’étais très fatigué en 2021 de la mi-saison à la fin. Cela m’a influencé et a affecté la performance. Après, il est aussi possible que cette voiture [la F1-75 de 2022] me convienne mieux.”

“Nous avons fait d’excellents tests hivernaux, nous avons essayé beaucoup de choses, nous avons mis beaucoup l’accent sur la façon dont je peux piloter la voiture. Cela m’a aidé à commencer la saison sur un niveau élevé et je pouvais me concentrer sur les détails.”

Quand on lui demande justement dans quels domaines précis il pense devoir s’améliorer encore personnellement, Charles Leclerc a répondu : “Je dois aider et guider l’équipe pour travailler dans la bonne direction.”

“Tout est question de petits détails. A chaque course vous en apprenez un peu plus et vous pouvez devenir un meilleur pilote. C’est différent de mes premières années en Formule 1, quand il y avait encore beaucoup de place à l’amélioration.”

“Il s’agit désormais de devenir un pilote plus complet et de grandir avec l’équipe afin de performer les dimanches de course.”

Stefano Domenicali : “Deuxième avec Ferrari, ce n’est pas suffisant”

Le PDG de la F1, Stefano Domenicali, a commenté le départ du directeur de la Scuderia Ferrari, Mattia Binotto, qui quittera ses fonctions à la fin du mois de décembre après quatre années passées à la tête de la gestion sportive de l’équipe italienne.

Cette semaine, Ferrari a indiqué qu’elle avait “accepté” la démission de son directeur d’écurie en F1, le Suisse Mattia Binotto (sur la photo d’illustration). Ce dernier – après avoir tenu ce rôle durant quatre années – quittera ses fonctions le 31 décembre 2022, mais à l’heure actuelle, aucun remplaçant n’a encore été nommé par l’écurie de Maranello.

Ferrari a indiqué que le processus pour choisir le remplaçant de Mattia Binotto était en cours et qu’une annonce serait faite en début d’année prochaine. Parmi les candidats potentiels à la succession de Binotto, deux Français sont en tête de liste : Fred Vasseur (actuel directeur de l’équipe Alfa Romeo) et Laurent Mekies (actuel directeur sportif de Ferrari).

S’exprimant pour la première fois depuis l’annonce du départ de Mattia Binotto, le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali – qui a occupé le même rôle que Binotto chez Ferrari entre 2008 et 2014 – a tenu à apporter tout son soutien au Suisse mais ne se montre pas surpris du sort réservé au directeur de la Scuderia, car terminer une campagne à la deuxième place comme ce fut le cas en 2022 n’est pas un résultat “suffisant” pour une équipe comme Ferrari qui est toujours à la recherche d’un titre mondial depuis le dernier obtenu en 2007.

“Quand vous êtes deuxième avec Ferrari, c’est un résultat qui n’est pas suffisant.” a déclaré Stefano Domenicali à Sky Sports.

“Je ne veux pas entrer dans la dynamique de l’équipe, mais c’est sûr que je veux lui souhaiter le meilleur pour son avenir.”

“J’étais dans la même situation ou position il y a de nombreuses années et je lui souhaite de rester concentré et de croire en lui. Bien-sûr, d’un autre côté, j’espère que Ferrari trouvera la bonne solution pour rester sur la bonne voie car ils ont fait de grands progrès par rapport à là où ils étaient il y a deux ans.”

“Nous avons besoin d’une Ferrari compétitive et nous avons besoin d’avoir une bonne équipe, une équipe forte, des pilotes forts, pour se battre comme les autres. C’est vraiment ce que je leur souhaite.”

Le PDG de la Formule 1 espère que la Scuderia Ferrari sera en mesure en 2023 de se battre pour le titre mondial et offrir aux fans une bataille serrée à trois avec Red Bull et Mercedes.

“Et bien c’est le rêve ! En fait, ce n’est pas un rêve, c’est bien plus qu’un rêve et je crois que cela va arriver. Je suis sûr qu’il y aura plus d’équipes pour se battre pour la première place et aussi pour d’autres positions.”

“Le but et l’espoir, c’est d’avoir une dernière course avec un bon combat, un bon combat sportif, et je pense que toutes les conditions sont réunies. Je suis presque sûr que tout le monde attend [avec impatience] la première course à Bahreïn.”

Deux Français en lice pour remplacer Binotto chez Ferrari

Deux Français sont en lice pour remplacer Mattia Binotto chez Ferrari à partir de la saison prochaine en Formule 1. Il s’agit de Frederic Vasseur et Laurent Mekies.

Ce mardi, la Scuderia Ferrari a confirmé qu’elle avait accepté la démission de Mattia Binotto, qui occupe le poste de directeur de l’équipe italienne en Formule 1 depuis la saison 2019. L’ingénieur suisse quittera donc ses fonctions le 31 décembre 2022, mais à l’heure actuelle, aucun remplaçant n’a encore été annoncé du côté de Maranello.

Si plusieurs candidats sont envisagés chez Ferrari, deux Français sortent du lot avec tout d’abord l’actuel directeur de l’équipe Alfa Romeo, Fred Vasseur. En effet, le Français a déjà de l’expérience dans une grande organisation après avoir dirigé l’équipe Renault en F1 avant de devenir team principal de l’écurie Alfa Romeo. Avec plus de 25 ans d’expérience dans le sport automobile, les compétences managériales de Vasseur ne sont donc plus à démontrer, alors que le Français entretient également une excellente relation avec le pilote Ferrari Charles Leclerc après l’avoir fait débuter en F1 chez Sauber il y a quelques années.

Autre point important : après avoir signé un partenariat avec le groupe Sauber, le constructeur allemand Audi a récemment annoncé son arrivée en F1 en tant qu’équipe d’usine à partir de la saison 2026. La firme d’Ingolstadt pourrait alors choisir de faire venir en F1 ses propres employés, ce qui veut dire que l’avenir de Vasseur au sein de l’équipe reste flou.

Sondage : que pensez-vous du départ de Binotto de chez Ferrari ?

Laurent Mekies, un candidat sérieux

L’autre Français en lice pour remplacer Mattia Binotto chez Ferrari n’est autre que Laurent Mekies (sur la photo d’illustration), l’actuel directeur sportif de la Scuderia. Mekies, âgé de 45 ans, a lui aussi une solide expérience dans la Formule 1 puisqu’il a occupé le poste d’ingénieur chez Arrows, Minardi ou encore Toro Rosso avant de rejoindre la FIA pour y occuper le poste de responsable de la sécurité, puis directeur de course adjoint à partir de 2016.

En 2018, Laurent Mekies rejoint l’équipe technique de Ferrari dans un premier temps avant d’être promu directeur sportif de la Scuderia. Dans ce rôle, le Français a plus d’une fois assumé l’intérim sur le muret des stands lorsque Mattia Binotto ne pouvait pas se déplacer sur des Grands Prix, un rôle qu’il a parfaitement tenu et qui fait de lui le candidat le plus sérieux pour remplacer Binotto en 2023.

On sait que des discussions sont actuellement en cours, mais Mattia Binotto restera en place jusqu’à la fin du mois de décembre. Une annonce de la part de Ferrari concernant le remplaçant de Binotto n’est donc pas attendue avant le début de l’année prochaine au minimum…

Sondage : que pensez-vous du départ de Binotto de chez Ferrari ?

Ce mardi 29 novembre, la Scuderia Ferrari a indiqué qu’elle avait accepté la démission de Mattia Binotto, qui quittera donc l’entreprise le 31 décembre 2022 après avoir occupé le poste de directeur de la gestion sportive pendant quatre années.

Si le grand public ne connaît Mattia Binotto que depuis 2019 – date à laquelle il a été nommé directeur de la Scuderia Ferrari – les fans plus expérimentés connaissent cet ingénieur suisse depuis de nombreuses années déjà puisqu’il a débuté sa carrière chez Ferrari en 1995 en tant que stagiaire au département des moteurs, puis est devenu directeur technique en 2016 avant d’accepter le rôle de team principal.

Depuis sa prise de fonction en 2019, Binotto a eu la lourde tâche de redresser l’équipe de Formule 1 du constructeur italien après des années sans titre mondial [le dernier remonte à 2007], mais c’est dans un contexte bien particulier que le Suisse a débuté à ce poste, puisque l’équipe de Maranello était pointée du doigt par ses principaux rivaux pour avoir “triché” avec un débit de carburant permettant d’obtenir plus de puissance moteur.

Après une longue enquête lancée par la FIA, Ferrari et l’instance dirigeante ont convenu d’un “accord secret” à la veille de la saison 2020, année durant laquelle Ferrari connaîtra – coïncidence ou pas – sa pire campagne depuis 1980 en terminant sixième du championnat du monde des constructeurs.

En 2021, Ferrari retrouvera des couleurs en terminant à la troisième place du championnat du monde, mais toujours assez loin de Red Bull et Mercedes.

Pour cette saison 2022, l’écurie italienne a clairement gagné en compétitivité, mais de multiples erreurs de stratégies, combiné à des erreurs de pilotage, ne permettront pas à Ferrari de se battre pour le titre mondial face à une équipe Red Bull intraitable. La Scuderia termine donc cette saison à la deuxième place au classement des constructeurs.

En quatre ans donc, Mattia Binotto n’aura jamais réussi à ramener Ferrari au sommet, principalement pour les raisons évoquées ci-dessus, et le Suisse quittera donc l’équipe fin décembre après avoir remis sa démission. Concernant son remplaçant, Ferrari a indiqué que le processus pour identifier un nouveau team principal est en cours et devrait être finalisé au cours de la nouvelle année.

Et vous, que pensez-vous du départ de Mattia Binotto ? Vous pouvez voter via le module ci-dessous et également argumenter votre avis plus bas dans la section des commentaires.


Officiel : Mattia Binotto quitte la Scuderia Ferrari

La Scuderia Ferrari a annoncé ce mardi avoir accepté la démission de son directeur Mattia Binotto, qui quittera ses fonctions le 31 décembre 2022.

Depuis quelques semaines maintenant, les rumeurs suggéraient un départ imminent de Mattia Binotto et il s’agit désormais d’une information officielle publiée par l’équipe italienne, qui indique qu’un processus est en cours pour identifier le nouveau directeur de Ferrari à la veille de la saison 2023 de Formule 1 qui débutera en mars prochain.

“Avec le regret que cela entraîne, j’ai décidé de conclure ma collaboration avec Ferrari.” a indiqué Mattia Binotto dans un communiqué officiel.

“Je quitte une entreprise que j’aime, dont je fais partie depuis 28 ans, avec la sérénité qui vient de la conviction que j’ai tout mis en œuvre pour atteindre les objectifs fixés.”

“Je laisse une équipe soudée et grandissante. Une équipe solide, prête, j’en suis sûr, à atteindre les objectifs les plus élevés, à qui je souhaite le meilleur pour l’avenir.”

“Je pense qu’il est juste de franchir cette étape en ce moment aussi difficile que cette décision l’a été pour moi. Je tiens à remercier toutes les personnes de la Gestione Sportiva qui ont partagé avec moi ce parcours, fait de difficultés mais aussi de grande satisfaction.”

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Le patron de Ferrari, Benedetto Vigna, a ajouté :  “Je tiens à remercier Mattia pour ses nombreuses et formidables contributions au cours des 28 années passées chez Ferrari et en particulier pour avoir ramené l’équipe à une position compétitive au cours de l’année écoulée.”

“En conséquence, nous sommes en position de force pour renouveler notre défi, surtout pour nos incroyables fans du monde entier, pour remporter le prix ultime du sport automobile. Tout le monde ici à la Scuderia et dans la communauté Ferrari au sens large souhaite bonne chance à Mattia pour l’avenir.”

Mattia Binotto quitte une Scuderia Ferrari qui a terminé deuxième du championnat du monde des constructeurs en 2022. Le nom du remplaçant de Binotto sera connu “au cours de la nouvelle année” indique Ferrari.

Binotto pense que Mercedes aurait pu remporter plus de victoires en 2022

Le directeur de la Scuderia Ferrari, Mattia Binotto, pense que Mercedes aurait pu remporter plus de victoires en 2022 car l’équipe du constructeur allemand avait selon lui en fin de saison la voiture la plus rapide de la grille.

Après un début d’année très compliqué pour Mercedes, l’équipe du constructeur allemand a réussi à remonter le pente au cours de la saison et a fait un très grand pas en avant en termes de performances en introduisant sur la W13 un package de mises à jour important au Grand Prix de Grande-Bretagne en juillet.

Depuis-lors, la W13 s’est montrée bien plus compétitive sur la piste et les deux pilotes Lewis Hamilton et George Russell ont pu marquer des points de façon régulière, alors que Russell a pu décrocher sa première pole position à Budapest en Hongrie peu avant la pause estivale.

Après la trêve, Mercedes a poursuivi le développement de sa monoplace et a apporté une autre grande mise à jour sur la W13 au Grand Prix des Etats-Unis en octobre. A partir de ce moment-là, la W13 a clairement gagné en performance, ce qui mènera finalement Mercedes au succès deux courses plus tard lorsque George Russell et Lewis Hamilton signeront le premier doublé de l’équipe en 2022 au Grand Prix du Brésil.

Pour le directeur de Ferrari, ce résultat n’était pas surprenant car selon lui Mercedes aurait même pu remporter d’autres Grands Prix en fin de saison s’ils avaient fait les bons choix en termes de stratégies.

“Ce n’est pas surprenant, parce que si je regarde les dernières courses [avant Abou Dhabi], peut-être qu’avec un choix de pneus différent, ils auraient déjà gagné des courses. Je pense qu’ils n’ont tout simplement pas gagné parce qu’ils n’ont pas fait le bon choix de pneus.” a estimé Binotto, interrogé juste avant la dernière course de l’année.

“Leurs voitures étaient les plus rapides, du moins lors des dernières courses, donc ce n’était pas surprenant d’y arriver au Brésil. Ils ont apporté un nouveau package à Austin qui, je pense, a bien fonctionné, et ils ont pu capitaliser là-dessus.”

En 2022, la Scuderia Ferrari a stoppé le développement de sa monoplace bien avant Mercedes et n’a plus apporté de mises à jour en piste lors des dernières courses quand Mercedes a poursuivi le développement de la W13 jusque très tard dans la saison.

Lorsqu’on demande à Binotto si ce n’était pas un risque pris par son équipe de ne plus développer la F1-75, le Suisse a répondu : “Ce n’était pas un choix, nous étions simplement à la limite du plafond budgétaire.”

“Nous étions au plafond, il n’y avait plus aucune opportunité de développer la voiture, donc, nous sommes simplement resté là où nous étions.”

“Mais nous n’avons pas compromis le développement de la voiture de l’année prochaine. Nous avons décidé d’arrêter [le développement] de l’actuelle, car en plus du développement normal, vous devez aussi produire des pièces pour les mettre sur la piste et c’était des coûts supplémentaires que nous ne pouvions pas nous permettre.”

A la fin de cette campagne 2022, la Scuderia Ferrari a réussi à conserver sa deuxième place au championnat du monde des constructeurs devant Mercedes, tandis que le Monégasque Charles Leclerc termine vice champion du monde 2022.

Le film “Ferrari” de Michael Mann est entré en production

Le nouveau projet de Michael Mann, “Ferrari”, vient d’entrer en production en Italie même. Le film du réalisateur de “Heat” racontera l’histoire d’Enzo Ferrari, pilote de course et fondateur de la célèbre marque au cheval cabré.

Dans le rôle d’Enzo Ferrari, nous retrouverons Adam Driver, l’acteur américain révélé dans la dernière trilogie Star Wars. Il n’en n’est pas à son coup d’essai dans le rôle d’un entrepreneur Italien puisqu’il avait en effet joué le rôle de Maurizio Gucci dans “House of Gucci” de Ridley Scott en 2021.

A ses cotés, Penélope Cruz jouera le rôle de Laura Ferrari l’épouse du protagoniste. Le film sera basé sur le livre de Brock Yates, biographie intitulée “Enzo Ferrari – The Man and the Machine”. Nous suivrons le couple Ferrari en 1957, alors que ce dernier traverse une crise tant financière que personnelle : faillite, mariage compromis notamment à cause de la perte de leur fils Dino un an plus tôt. Enzo Ferrari se lancera ensuite dans une course épique de 1000 miles, la Mille Miglia.

Nous retrouverons au casting également Shailene Woodley dans le rôle de Lina Lardi, Patrick Dempsey (lui même pilote amateur) dans celui du pilote de course Piero Taruffi, Jack O’Connell dans celui du pilote de course Peter Collins, Sarah Gadon dans celui de Linda Christian et Gabriel Leone dans le rôle de Fon De Portago.

La sortie du film “Ferrari” est prévue pour 2023.

Ferrari : Binotto refuse de s’emballer

Le directeur de l’équipe Ferrari, Mattia Binotto, a minimisé le bon début de pré-saison de son équipe, insistant sur le fait qu’ils sont “des outsiders et non des favoris“.

Ce mercredi, lors de la première journée des essais hivernaux sur le tracé catalan, Charles Leclerc et Carlos Sainz se sont relayés pour donner à Ferrari le nombre de tours le plus élevé – 153 – et signer, respectivement, les deuxième et troisième temps du jour. 

Pour la journée de jeudi, l’Espagnol Carlos Sainz a débuté la journée au volant de la F1-75 en bouclant 71 tours avant la pause déjeuner. Dans l’après-midi, le Monégasque Charles Leclerc a pris le relais et a signé le meilleur temps du jour en fin de journée peu avant d’attaquer la dernière heure de roulage. Aucun problème n’a été signalé chez Ferrari lors de cette deuxième journée d’essais.

Il est difficile d’établir une hiérarchie à l’heure actuelle avec cette nouvelle génération de monoplaces mais la Ferrari F1-75 semble faire l’unanimité auprès des observateurs, cependant, Mattia Binotto refuse cependant de s’emballer. “Je pense que c’est très tôt“, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse ce jeudi à Barcelone. “C’est toujours super d’avoir une bonne régularité car c’est le moment d’apprendre de ces nouvelles voitures.”

Lorsque vous faites beaucoup de tours, vous collectez certainement des données. Jusqu’à présent, je suis satisfait du fait que nous avons fait beaucoup de tours hier, et ce matin aussi, ce qui est important. Concernant le rythme, il est très tôt pour juger. Ce que je vois, c’est que nous sommes tous très proches, ce qui était l’un des objectifs de la nouvelle réglementation.

En effet, la Scuderia Ferrari avait très tôt tourné son attention et ses ressources vers sa monoplace 2022 l’an dernier, sachant que ces nouvelles règles offraient une opportunité de combler l’écart avec les leaders.

Globalement, il était important de nous concentrer et de donner la priorité à 2022“, a-t-il ajouté. “Nous avons toujours dit que c’était une opportunité. Maintenant, nous sommes sur la bonne voie, nous essayons d’apprendre à connaître la voiture.”

Comment nous pourrons en tirer profit, je pense que seuls les prochains mois – pas les prochains jours – nous le diront. Pour voir le plein potentiel des voitures, il faudra au moins quatre à cinq courses car il y a encore tant à apprendre, à adapter, à régler. Attendons de voir.

“Honnêtement, nous ne sommes pas l’équipe la plus forte. Nous sommes toujours l’outsider et non les favoris.

L’esprit d’équipe a joué un grand rôle chez Ferrari en 2021

Après avoir connu une saison 2020 très compliquée avec une sixième place au championnat du monde, soit sa pire performance depuis 40 ans en F1, la Scuderia Ferrari a retrouvé des couleurs cette année et se bat actuellement contre McLaren pour la troisième place au classement constructeurs.

Force est de constater que les résultats sont au rendez-vous pour Ferrari cette saison 2021, bien que l’équipe italienne ne peut pas encore se targuer d’aller jouer des victoire à la régulière. Une remontée que l’on doit avant tout à l’esprit d’équipe si l’on en croit les propos de Laurent Mekies, le directeur sportif de la Scuderia.

“Eh bien vous savez, je pense que le plus grand signe de la reconstruction est que même dans les moments les plus sombres de l’année dernière, l’équipe est restée très unie, nous savons que nous étions face à une tâche énorme pour changer les choses et sortir de la situation dans laquelle nous nous trouvions – mais même dans ces moments, l’équipe était très, très forte pour rester ensemble.” a déclaré le Français le week-end dernier à Mexico où Ferrari a marqué 18 points en course et occupe désormais la troisième place du championnat  avec 13,5 points d’avance sur McLaren.

“Cette année, malgré le fait que la réglementation était très restrictive quant à la quantité de développement que vous pouviez faire sur la voiture, nous avons vu des progrès, cela a donné confiance, nous avons apporté quelques développements supplémentaires à la voiture [nouveau système hybride en fin d’année], ce qui a mis la voiture dans la bonne direction.”

Lorsqu’on lui demande à quel point l’ambiance chez Ferrari a permi à l’équipe d’obtenir de meilleurs résultats qu’en 2020 avec un nouveau duo de pilotes composé de Charles Leclerc et Carlos Sainz, le directeur sportif de Maranello a répondu : “Cela a redonné un peu plus de confiance, je pense que c’est une phase de reconstruction.”

“L’ambiance, pour répondre à votre question, est fantastique. D’une certaine manière, il y a cet esprit d’équipe très, très fort qui vient de traverser l’énorme difficulté de l’année dernière. Il y a cet incroyable dynamisme de Carlos [Sainz] et Charles [Leclerc], et donc c’est un moment très, très positif en ce moment d’être dans la lutte pour la troisième place.”

“Le plus important est l’amélioration que nous pouvons apporter et le nombre de week-ends propres que nous pouvons offrir, l’un après l’autre. Nous venons de deux courses solides [propos tenus avant le GP du Mexique] et nous espérons continuer à performer à ce niveau.”

Classement constructeurs 2021

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Ferrari a dû faire un compromis pour lutter contre l’usure des pneus

Ferrari a soufflé le chaud et le froid lors de cette première partie de saison. Si la Scuderia s’est faite remarquée en signant une pole position à Monaco et à Bakou, certaines performances sont en deçà des attentes notamment au Grand Prix de France ou les hommes en rouge ont manqué de rythme avec une onzième place pour Carlos Sainz et une seizième place pour Charles Leclerc à l’arrivée de l’épreuve.

L’origine du problème a vite été détectée et Ferrari a pointé du doigt une usure excessive des pneus, notamment à l’avant de la monoplace. La solution la plus simple pour palier à cela : modifier l’équilibre de la voiture.

Mattia Binotto, directeur de l’écurie italienne, s’est confié sur le site de la F1 et se dit satisfait des ces modifications même si ce nouvel équilibre est pénalisant en qualifications. Un compromis nécessaire selon le patron de Ferrari.

“Ce qui s’est passé en France, c’est que nous avons eu une très forte usure des pneus à l’avant gauche, du graining et ensuite beaucoup d’usure.” a expliqué Binotto.

“Nous avons essayé de comprendre lors de notre retour à Maranello où nous avions un problème sur notre voiture en termes de conception, ce qui a eu pour conséquence de nous ramener à l’usure des pneus.”

“Parce que si nous regardons non seulement la France, mais toutes les courses passées juste avant la France, en moyenne, par rapport à l’ensemble de la grille, nous étions ceux qui usaient le plus à l’avant. Donc ce n’était pas un problème unique en France, mais dans la plupart des courses, nous avons beaucoup usé à l’avant.”

Pour Ferrari, deux options étaient sur la table à ce moment-là; soit un problème de conception de la monoplace, soit un problème de réglages. Heureusement pour la Scuderia, il n’aura fallu finalement revoir que certains réglages afin de corriger en partie les soucis d’usure, réglages qui ne sont pas sans conséquence sur la performance pure de la voiture comme nous l’explique Binotto.

“Je pense que ce que nous avons découvert est au final  très simple… Si vous avez une forte dégradation, c’est parce que vous glissez, c’est aussi simple que cela. Et si vous glissez, c’est qu’il y a des raisons à cela, et ces raisons peuvent provenir d’un simple réglage. Vous pouvez perfectionner l’arrière de la voiture au freinage, avoir une bonne stabilité arrière.”

“Nous avons modifié nos réglages lors des courses suivantes, nous avons essayé d’avoir plus d’équilibre en termes de, disons, sous-virage et survirage, nous avons essayé de moins glisser sur l’avant et de gérer les pneus à cet égard, et je pense que toutes les mesures que nous avons prises dans cette direction se sont avérées être la bonne direction pour faire face à l’usure des pneus.”

“Et en fait, en Autriche et certainement au Royaume-Uni [où Charles Leclerc a fini deuxième], et en suivant également la situation en Hongrie, nous avons montré que nous avons été en mesure, dans les dernières courses, d’avoir une amélioration en termes d’usure des pneus avant, et aujourd’hui, cela ne semble pas être aussi critique que cela l’était en France.”

“Je pense que nous avons peut-être dû faire un léger compromis [sur un tour], mais pas beaucoup.”

“Mais c’est une courbe d’apprentissage, et c’est évidemment un élément clé lorsque vous avez une usure des pneus avant. Cela ne signifie pas pour autant que sur tous les circuits, vous devez revoir la façon dont vous abordez vos réglages.” Conclut Binotto.

Ferrari est actuellement 3ème du championnat avec 163 points à égalité de points avec l’écurie McLaren. Il reste encore douze manches à disputer avant la fin de la saison.

Classement constructeurs F1 2021

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Sainz : “Je serai encore plus fort pour la deuxième moitié de la saison”

Carlos Sainz s’est dit “assez fier” de ses résultats obtenus au sein la Scuderia Ferrari durant la première partie de la saison de F1 2021 mais insiste sur le fait qu’il y aura plus à venir dans la seconde moitié de la saison indiquant qu’il recherche plus de régularité pour mieux correspondre à son rythme.

Pour rappel, Sainz a quitté McLaren pour rejoindre Ferrari en 2021 et, après 11 manches, il a marqué 83 points contre 80 pour son coéquipier Charles Leclerc, avec un record personnel de deux podiums cette saison.

J’ai l’impression que pour les premières courses, ça a été très difficile d’être régulier tout au long du weekend”, a déclaré Sainz, cité par le site du championnat.

“Il y avait beaucoup de vitesse, mais j’ai très rarement pu tout aligner : les qualifications, la stratégie de course, la gestion des pneus, les départs, et obtenir un très bon résultat grâce à tout cela.

Mais j’ai senti que récemment, ça s’est beaucoup mieux passé et dès que je commencerai à mieux coordonner les weekends, je pourrai être beaucoup plus régulier et pas uniquement rapide”, a-t-il ajouté.

L’Espagnol a également ajouté qu’il avait relevé un défi de taille en rejoignant Ferrari “en confiance” et avait trouvé le rythme dans la SF21 dès le début.

« Je suis assez content, positif sur cette première partie de saison. Évidemment, c’était un gros défi de commencer dans une nouvelle équipe, et surtout une grande équipe comme Ferrari,» a-t-il déclaré.

« J’étais confiant mais vous ne savez pas vraiment comment ça va se passer, donc je dois dire que je suis assez fier, assez heureux. La vitesse est là depuis la première course, ce qui m’a immédiatement détendu, je savais que j’étais très rapide tout de suite avec cette voiture et je pouvais juste améliorer tout le reste, la régularité tout au long du weekend,» a indiqué Sainz.

Parti quinzième sur la grille en Hongrie, Carlos Sainz a terminé à la troisième place; il est actuellement sixième du championnat, trois points devant son coéquipier Leclerc à l’aube de la seconde moitié de la saison.

Mattia Binotto : “Un Grand Prix positif pour Ferrari”

Bien que Charles Leclerc n’a pas réussi à conserver la tête de la course jusqu’au drapeau à damier ce dimanche à Silverstone, le directeur de la Scuderia Ferrari Mattia Binotto estime qu’il s’agit tout de même d’un Grand Prix positif pour toute l’écurie italienne.

Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Charles Leclerc a terminé à la deuxième place, décrochant ainsi son 13° podium en carrière et le premier de cette saison, tandis que son coéquipier Carlos Sainz a terminé à la sixième place.

Ce fut un Grand Prix positif pour nous, non seulement à cause du résultat, mais surtout à cause des progrès réalisés par l’équipe. a déclaré Mattia Binotto.

Après la course en France, tout le groupe a bien réagi. Nous savons que nous ne sommes pas encore sur le point de nous battre régulièrement pour les premières places, car il y a deux voitures plus rapides que la nôtre.

Mais il est important que nous travaillions dans la bonne direction. Charles a réalisé une course fantastique, après d’excellentes performances vendredi et samedi.”

Je peux comprendre sa déception car ça fait mal de perdre une victoire dans les derniers instants d’une course, mais il devrait être satisfait de ce qu’il a accompli au cours de ces trois jours.

Carlos a fait une course solide. C’était dommage qu’un problème technique avec un pistolet de roue au ravitaillement lui ait coûté au moins une place.”

Maintenant, nous nous tournons vers la prochaine course en Hongrie. C’est un type de piste très différent de celui-ci et nous chercherons à confirmer les progrès observés au cours des dernières courses.”

Après le Grand Prix de Grande-Bretagne, Ferrari occupe toujours la quatrième place au classement des constructeurs avec 148 points, soit quinze de moins que l’équipe McLaren.

Classement constructeurs F1 2021

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Le nouveau simulateur Ferrari désormais installé à Maranello

L’aménagement de l’installation et la mise en place du nouveau simulateur Ferrari simulateur ont été achevés cette semaine dans un nouveau bâtiment situé entre le siège de la Gestione Sportiva et la piste de Fiorano.

Dans les semaines à venir, les travaux de calibrage seront effectués puis, à un moment donné en septembre, après la pause estivale imposée par la réglementation sportive, le vrai travail commencera pour l’équipe italienne, soutenant la phase de conception de la voiture 2022.

Dans le même temps, le simulateur actuel sera toujours utilisé pour les travaux de développement de la SF21 et pour préparer les week-ends de course, ainsi que pour soutenir les jeunes de la Ferrari Driver Academy.

Ce nouveau simulateur est à la pointe dans ce domaine et reproduit dans un environnement à 360°, la latence la plus faible et la bande passante la plus large de tout ce qui existe actuellement sur le marché selon Ferrari.

Il est basé sur un tout nouveau concept issu d’une collaboration entre la Scuderia Ferrari et Dynisma, une entreprise britannique dirigée par l’ancien ingénieur Ferrari Ashley Warne. Il a été produit exclusivement pour l’équipe de Maranello.

La simulation et le numérique vont jouer un rôle de plus en plus important dans le développement d’une voiture de Formule 1 et nous pensons avoir fait le meilleur choix possible, en nous concentrant sur la création d’un outil qui nous permettra de faire un saut générationnel dans ce secteur.” nous explique Gianmaria Fulgenzi Responsable de la chaîne d’approvisionnement.

“Pour le produire, nous avons choisi Dynasma, une entreprise jeune et dynamique. Il a fallu deux ans pour terminer ce projet et nous sommes maintenant prêts à commencer à l’utiliser sur le projet 674, qui est le nom donné à la voiture qui sera produite sur la base du nouveau règlement technique qui entrera en vigueur en 2022.”