George Russell rassure sur les nouvelles F1 malgré les différences sur le rétrogradage

George Russell a partagé ses premières impressions sur les voitures 2026 de F1, confirmant qu’un aspect technique qui avait suscité l’attention ne posait pas de problème en conditions réelles.

À l’approche de la fin de la saison 2025, les équipes ont commencé à tester sur simulateur les nouvelles monoplaces, construites selon le nouveau règlement technique. Il est rapidement apparu que les pilotes pourraient devoir rétrograder sur certaines longues lignes droites pour récupérer du régime moteur lorsque l’énergie serait limitée, ce qui avait inquiété certains pilotes.

Lors du shakedown de Barcelone la semaine dernière, Russell a bouclé 365 tours, le plus grand nombre de tous les pilotes présents, et a souligné que la voiture ne lui avait réservé aucune surprise négative. « Pour être honnête, c’est enfin agréable de ne plus avoir de porpoising », a-t-il déclaré. « Mon dos est moins sollicité. Jusqu’à présent, rien ne nous a surpris de manière négative. »

Russell a confirmé qu’il devait parfois rétrograder sur les lignes droites, mais a insisté sur le fait que cela lui semblait normal. « C’est un peu comme conduire dans une côte : vous continuez à fond, mais vous perdez un peu de vitesse. Vous pouvez rétrograder pour récupérer du régime, c’est intuitif », a-t-il expliqué.

Le Britannique a précisé qu’il avait discuté de cette particularité avec d’autres pilotes, qui partageaient son point de vue. « Cela semblait plus étrange dans le simulateur que dans la réalité. Après en avoir parlé avec quelques autres pilotes, ils ont fait le même commentaire. C’était donc assez intuitif », a-t-il ajouté, rassurant ainsi sur l’adaptabilité de la nouvelle génération de monoplaces.

F1 : combien gagnent les pilotes en 2026

Le salaire des pilotes de Formule 1 reste un sujet fascinant qui revient chaque saison. Les fans s’interrogent notamment sur ce que touchent des stars comme Max Verstappen, Lewis Hamilton, Lando Norris ou Charles Leclerc.

Selon RacingNews365 qui s’est entretenu avec plusieurs sources du paddock voici les revenus annuels estimés de l’ensemble des pilotes de F1. Il convient de préciser que ces chiffres correspondent uniquement aux salaires de base, hors primes d’équipe ou de performance, et sans tenir compte des contrats personnels avec les sponsors.

Au sommet de l’échelle, Lewis Hamilton, septuple champion du monde, toucherait 60 millions de dollars par an depuis son arrivée chez Ferrari au début de l’année dernière. Avec les primes et les revenus liés aux sponsors, son salaire annuel totalise environ 100 millions de dollars.

À l’autre extrémité, le rookie Arvid Lindblad, seul nouveau venu de la saison avec Racing Bulls, devrait percevoir entre 500 000 et 1 million de dollars cette année. Malgré sa progression dans le programme Red Bull Junior, ce montant illustre le salaire typique d’un pilote débutant en F1.

Salaire des pilotes de F1 en 2026

 
Pilote Écurie Salaire en $  Contrat
Max Verstappen Red Bull 70 2028
Lewis Hamilton Ferrari 60 2026*
Charles Leclerc Ferrari 34 2028
George Russell Mercedes 34 2026*
Lando Norris McLaren 30 2027*
Fernando Alonso Aston Martin 20 2026*
Carlos Sainz Williams 13 2027
Oscar Piastri McLaren 13 2028*
Pierre Gasly Alpine 12 2028
Alex Albon Williams 12 2027
Lance Stroll Aston Martin 12 Open
Sergio Pérez Cadillac 8 2027
Nico Hülkenberg Audi 7 2027
Esteban Ocon Haas 7 2027
Isack Hadjar Red Bull 5 2027*
Valtteri Bottas Cadillac 5 2027
Gabriel Bortoleto Audi 2 2027
Kimi Antonelli Mercedes 2 2027*
Oliver Bearman Haas 1 2027
Liam Lawson Racing Bulls 1 2026
Franco Colapinto Alpine 0.5-1 2026
Arvid Lindblad Racing Bulls 0.5-1 2026

Karun Chandhok voit George Russell comme le favori pour le titre mondial 2026

L’ancien pilote de Formule 1 Karun Chandhok a clairement affiché son soutien à George Russell dans la course au titre mondial 2026, estimant que le Britannique est désormais « prêt à devenir champion du monde ». À ses yeux, la prochaine saison, marquée par l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation sur les moteurs, représente la meilleure opportunité de la carrière de Russell depuis son arrivée chez Mercedes en 2022.

Les signaux sont en effet positifs pour l’écurie allemande. Après des essais très convaincants à Barcelone la semaine dernière, Mercedes est largement considérée comme l’une des grandes favorites du début de la nouvelle ère technique. Cette situation rappelle le précédent changement majeur de réglementation moteur en F1, en 2014, lorsque les Flèches d’argent avaient écrasé la concurrence avec l’introduction du turbo-hybride. Entre 2014 et 2021, Mercedes avait alors remporté huit titres constructeurs consécutifs, une domination historique qui nourrit aujourd’hui les attentes autour de la saison 2026.

Les chiffres issus des essais renforcent cette impression : en cinq jours à Barcelone, l’équipe basée à Brackley a accumulé 502 tours, un total particulièrement élevé qui témoigne de la fiabilité et de l’efficacité du programme de développement. Dans ce contexte, Chandhok n’hésite pas à placer Mercedes et Russell tout en haut de la hiérarchie potentielle pour la saison à venir.

Invité sur talkSPORT à donner son avis sur le favori pour le championnat, l’Indien s’est montré très clair :

« Oui, je pense qu’il est le favori, en tout cas selon moi, pour le championnat du monde. »

Selon lui, le succès dans cette nouvelle ère réglementaire reposera avant tout sur l’intégration parfaite entre le châssis et le groupe motopropulseur, un facteur clé dans les premières phases d’un cycle technique.

« Étant donné l’ampleur des changements de règlement, il sera essentiel de disposer d’une équipe où le moteur et le châssis fonctionnent en parfaite harmonie », a-t-il expliqué.

Chandhok estime que seules certaines structures disposent aujourd’hui de cet avantage organisationnel et technique.

« À l’heure actuelle, Ferrari et Mercedes sont les deux équipes qui possèdent cette intégration, avec Red Bull et Audi. Mais Red Bull et Audi sont de nouveaux constructeurs de groupes motopropulseurs, donc il faut leur laisser du temps. »

Selon lui, cette différence pourrait être déterminante dès les premières courses du nouveau cycle réglementaire, offrant un avantage initial à Mercedes et Ferrari face à des projets moteurs encore récents comme ceux de Red Bull Powertrains et d’Audi.

Sur le plan purement sportif, Chandhok ne tarit pas d’éloges sur Russell, qu’il considère comme l’un des pilotes les plus performants de la grille actuelle.

« Pour moi, George Russell était le deuxième meilleur pilote de F1 l’année dernière, juste derrière Max Verstappen. Il a réalisé une saison exceptionnelle. »

Et de conclure sans ambiguïté :

« Je pense qu’il est prêt à se battre pour le titre si la voiture le permet. Je pense qu’il est prêt à devenir champion du monde. »

Un soutien fort et symbolique pour Russell, qui aborde 2026 dans un contexte technique inédit, avec l’opportunité, peut-être unique, de transformer son potentiel en premier sacre mondial.

Antonelli : « Les nouvelles F1 peuvent avantager les jeunes pilotes »

Kimi Antonelli estime que l’entrée de la Formule 1 dans une nouvelle ère réglementaire pourrait faciliter l’adaptation des jeunes pilotes, en rendant le sport plus proche d’un véritable « jeu d’échecs rapide ».

L’Italien aborde la saison 2026, sa deuxième en Grand Prix, dans un contexte de profonde transformation technique. Les nouvelles monoplaces sont désormais dotées de groupes propulseurs inédits, de châssis plus compacts et plus étroits, ainsi que de systèmes aérodynamiques actifs, bouleversant les repères établis ces dernières années.

Auteur d’une première saison solide conclue à la septième place en 2025, Antonelli considère que cette transition pourrait paradoxalement favoriser les rookies arrivés récemment en F1. Habitués, dans les catégories juniors, à changer de voiture presque chaque année, ils auraient selon lui une capacité naturelle à s’adapter plus rapidement à des environnements techniques nouveaux.

« Pour tous les débutants qui ont rejoint la F1 l’année dernière, c’est probablement une bonne chose d’aborder cette saison avec une nouvelle voiture », a-t-il expliqué. « Dans les formules juniors, on conduit une voiture différente chaque année, donc on est habitué à s’adapter très vite. »

Pour autant, le pilote italien reste lucide sur le niveau de la concurrence et sur la capacité des pilotes plus expérimentés à assimiler rapidement les nouvelles données techniques. Mais il souligne que la complexité accrue de la gestion de l’énergie et des stratégies de course change profondément l’approche du pilotage.

« La gestion de l’énergie et la manière de courir représentent un énorme pas en avant. Il faut être très ouvert d’esprit et très créatif, car on peut beaucoup jouer avec l’énergie, surtout dans les combats en piste », explique-t-il.

Antonelli compare cette nouvelle F1 à une partie d’échecs, mais dans une version accélérée :

« C’est comme jouer aux échecs, mais à grande vitesse. On n’a pas le temps de réfléchir longtemps à chaque coup. Il faut toujours essayer d’avoir un ou deux coups d’avance sur les autres, surtout quand on se bat pour une position. »

Selon lui, dépassements et défenses nécessiteront désormais une anticipation permanente et une lecture stratégique fine des situations :

« Quand on prépare un dépassement ou une défense, il faut toujours penser à l’avance, essayer de forcer l’autre à faire quelque chose. Il y a beaucoup de possibilités, ce qui oblige à rester très créatif et à garder l’esprit ouvert. »

Pour Antonelli, la nouvelle génération de voitures ne transforme pas seulement la technique, mais aussi la philosophie même de la course, où l’intelligence de course et la capacité d’anticipation pourraient devenir aussi décisives que la performance pure.

Russell veut un vrai combat pour le titre : « Je veux me mesurer à Verstappen »

George Russell a clairement affiché ses ambitions pour la saison de Formule 1 à venir, exprimant son souhait de se battre directement avec Max Verstappen pour le titre mondial. Impressionnante lors des essais pré-saison à Barcelone la semaine dernière, Mercedes a marqué les esprits en enchaînant les tours sans rencontrer de problème majeur, terminant comme l’écurie la plus assidue en piste.

Dans le paddock, nombreux sont ceux qui voient déjà l’équipe de Brackley comme une référence pour cette nouvelle ère réglementaire, avec l’introduction de règles techniques profondément remaniées. Même s’il est encore prématuré d’établir une hiérarchie claire, Red Bull a également montré des signes très encourageants en Espagne, notamment grâce à son tout nouveau moteur.

Désormais perçu comme l’un des grands favoris au titre, Russell refuse toutefois de parler de pression supplémentaire et préfère se projeter vers un duel de haut niveau.

« J’aimerais vraiment que cela se passe comme ça et je veux me mesurer à Max », a-t-il confié aux médias.

« Lando a fait une saison incroyable l’an dernier, mais honnêtement, ça ne m’ajoute pas plus de pression.

Les fans s’attendaient sans doute à un duel Mercedes-McLaren, car beaucoup pensaient que Mercedes aurait clairement le meilleur moteur. Mais on voit que les autres motoristes ont fait du très bon travail, et on sait que Red Bull a presque toujours eu une voiture exceptionnelle.

Même durant les années de domination de Mercedes, ce n’était pas la voiture qui posait problème, mais le moteur. On connaît le niveau de Max : il va se battre cette année, et c’est ce qui rend la saison excitante. »

Le Britannique rappelle que lors du dernier grand bouleversement réglementaire, en 2014, Mercedes avait immédiatement pris l’ascendant, ouvrant une période de domination qui a duré plusieurs saisons. Cette fois, Russell ne souhaite pas un scénario à sens unique et assume son envie d’un vrai combat sportif.

« Bien sûr, on aimerait que ce soit plus simple, mais ça ne devrait jamais l’être.

Si on veut gagner, on doit se battre pour ça, se battre sur la piste, et gagner de manière juste », a-t-il conclu.

Pour Russell, le titre mondial ne doit pas être un long fleuve tranquille, mais le résultat d’une lutte directe face aux meilleurs — à commencer par Max Verstappen.

Mercedes affine sa stratégie avant Bahreïn : Shovlin détaille les priorités après un shakedown réussi

Andrew Shovlin, directeur technique de Mercedes, a exposé la ligne directrice de l’écurie en vue des prochains essais pré-saison à Bahreïn, après un shakedown très concluant à Barcelone. Basée à Brackley, l’équipe a signé une première semaine de travail particulièrement productive, avec George Russell et Kimi Antonelli qui ont cumulé 502 tours en seulement trois jours sur le circuit de Catalogne.

La qualité du programme mené en Espagne a été telle que Shovlin avait déjà indiqué que Mercedes avait atteint l’essentiel de ses objectifs dès les premières journées de roulage. Avant Barcelone, la W17 avait effectué ses premiers tours de roues lors d’un shakedown à Silverstone, une étape également jugée positive par l’ingénieur britannique. Selon lui, ces deux sorties successives ont permis de valider le bon fonctionnement global de la nouvelle monoplace.

« Pour chaque événement, qu’il s’agisse du shakedown à Silverstone ou du premier test, nous avons une idée des objectifs que nous voulons atteindre », a expliqué Shovlin. « Nous avons pratiquement coché toutes ces cases pour ces deux événements. »

La suite du programme se poursuivra à Bahreïn, qui accueillera deux sessions d’essais le mois prochain, du 11 au 13 février, puis du 18 au 20 février, pour la dernière sortie officielle de pré-saison. Mercedes abordera ces rendez-vous dans une dynamique positive, avec une approche plus orientée vers la performance pure. Shovlin a en effet précisé que l’accent serait désormais mis sur l’optimisation de la vitesse et le travail de réglages.

« À Bahreïn, nous allons nous concentrer davantage sur l’exploration des réglages, en essayant de déterminer comment obtenir les bonnes performances de la voiture », a-t-il indiqué.

Le directeur technique souligne également les limites des essais menés à Barcelone, fortement conditionnés par des températures très basses, peu représentatives des conditions de course. « Même si vous pouvez effectuer des réglages ici, il fait tellement froid que cela n’est pas vraiment représentatif des conditions sur un circuit », a-t-il ajouté. « Bahreïn sera un bien meilleur endroit pour vérifier que la voiture fonctionne bien à température, tant en termes de performances du châssis que d’efficacité des systèmes. »

L’objectif de Mercedes sera donc d’utiliser les essais bahreïnis comme une véritable phase de préparation opérationnelle pour la saison. « J’espère que ce dernier [essai] à Bahreïn sera davantage axé sur la préparation de la course. Il s’agira donc de se préparer pour les qualifications, pour la course et pour toutes les situations qui peuvent se présenter », a conclu Shovlin.

Russell relativise l’importance des chronos de Mercedes à Barcelone

Malgré la domination de Mercedes au classement des temps, George Russell a tenu à minimiser la portée des performances réalisées par son équipe lors des essais privés de Barcelone, estimant que les chronos ne représentaient « pas grand-chose » à ce stade de la préparation.

L’écurie de Brackley a en revanche poursuivi un programme de roulage particulièrement intense. Après avoir couvert 151 tours lors de la première journée d’essais sur le circuit de Catalogne, Mercedes a encore augmenté son kilométrage mercredi avec 183 tours supplémentaires, répartis presque équitablement entre ses deux pilotes : 92 tours pour Russell et 91 pour Kimi Antonelli. En seulement deux journées, l’équipe totalise ainsi 334 tours, soit 1 555 kilomètres parcourus, l’équivalent d’environ cinq Grands Prix d’Espagne.

Sur le plan chronométrique, Mercedes a également marqué les esprits. Antonelli a signé la référence en 1:17.362 avec les pneus tendres, devançant Russell de deux dixièmes. Des performances flatteuses, mais que le Britannique préfère relativiser.

« Tout s’est relativement bien passé du point de vue de la fiabilité, ce qui est très positif pour notre programme global », a expliqué Russell après sa deuxième journée au volant de la W17.

« L’objectif principal de ce test est d’accumuler des kilomètres et de s’assurer que tout fonctionne correctement. C’était le cas aujourd’hui, puisque Kimi et moi avons encore pu enchaîner un grand nombre de tours. »

Le pilote Mercedes a toutefois insisté sur les conditions particulières dans lesquelles se sont déroulés les essais, appelant à la prudence dans l’interprétation des performances.

« La température de la piste était inférieure à 10 °C ce matin. C’est l’un des circuits les plus froids sur lesquels j’ai jamais roulé, donc les temps ne sont pas vraiment significatifs », a-t-il souligné.

Russell rappelle que les véritables repères ne pourront être établis qu’au moment des premières confrontations en course.

« Ce qui sera vraiment intéressant, ce sera de voir où nous nous situons par rapport à nos concurrents une fois arrivés à Melbourne. Pour l’instant, nous travaillons dur et nous profitons du processus de préparation pour la saison à venir. »

Mercedes dispose encore d’une journée d’essais potentielle cette semaine, mais sa participation dépendra des conditions météorologiques.

« Il nous reste encore du travail à faire. Nous sommes bien placés pour rouler jeudi, mais seulement si nous sommes certains que la piste sera sèche », a conclu Russell, confirmant que l’équipe privilégiera la qualité du programme plutôt que la simple accumulation de kilomètres.

Essais de Barcelone – J3 – Mercedes impose son rythme lors de la troisième journée

Mercedes a frappé fort lors de la troisième journée des essais pré-saison sur le circuit de Barcelone-Catalogne, en signant les meilleurs chronos du jour et en s’installant clairement en tête de la hiérarchie provisoire.

Kimi Antonelli, qui a pris le relais de George Russell dans l’après-midi, a établi la référence de la journée avec un temps de 1:17.362, le meilleur chrono enregistré depuis le début de la semaine. Son coéquipier britannique n’était pas loin derrière, à seulement deux dixièmes, confirmant la solide performance d’ensemble de l’écurie allemande. Mercedes a d’ailleurs été la seule équipe à passer sous la barre des 1:17, soulignant l’efficacité de sa nouvelle monoplace dans ces conditions de test.

La journée a également marqué la première apparition en piste du champion du monde en titre Lando Norris, qui a effectué ses débuts de la semaine au volant de la nouvelle McLaren MCL40. Le Britannique a accumulé un roulage conséquent, avec 76 tours couverts au cours de la journée, permettant à l’équipe de Woking de récolter de premières données importantes.

Du côté d’Audi, la journée a été plus compliquée. Nico Hülkenberg a signé le temps le plus lent du jour, l’écurie allemande ayant rencontré plusieurs problèmes techniques en début de séance. Malgré ces difficultés, Audi est tout de même parvenue à boucler 68 tours, poursuivant son programme de développement et de collecte d’informations.

Cette troisième journée d’essais confirme en tout cas la très bonne forme de Mercedes à Barcelone, tandis que les autres équipes poursuivent leur montée en puissance progressive dans ce début de préparation pour la saison à venir.

TESTS DE PRÉ-SAISON DE F1 À BARCELONE – RÉSULTATS DU JOUR 3

POS. PILOTE ÉCURIE TEMPS Tours
1. Kimi Antonelli Mercedes 1.17.362 91
2. George Russell Mercedes +0.218 92
3. Lando Norris McLaren +0.945 76
4. Franco Colapinto Alpine +1.788 58
5. Pierre Gasly Alpine +1.935 67
6. Oliver Bearman Haas +1.952 42
7. Arvid Lindblad Racing Bulls +2.058 120
8. Nico Hulkenberg Audi +3.648 68

Mercedes : « le plus grand projet jamais mené par l’équipe », selon Andrew Shovlin

Andrew Shovlin, ingénieur piste chez Mercedes, a qualifié la révolution réglementaire de la Formule 1 pour 2026 de « plus grand projet » jamais entrepris par l’écurie allemande, soulignant l’ampleur exceptionnelle du travail engagé par l’équipe de Brackley.

La nouvelle W17 a effectué ses premiers tours de roues lors d’un shakedown à Silverstone, avant de prendre la piste à Barcelone lundi dans le cadre du lancement officiel des essais de pré-saison. À cette occasion, Mercedes a dévoilé une monoplace entièrement nouvelle, construite autour d’un groupe motopropulseur inédit et d’un châssis répondant à des règles aérodynamiques profondément remaniées.

L’écurie a en effet développé un moteur totalement nouveau, fruit de plusieurs années de travail, tout en concevant un châssis répondant à un cadre réglementaire radicalement différent. À cela s’ajoutent de nouveaux systèmes électroniques et un développement spécifique du carburant en partenariat avec Petronas, illustrant la complexité globale du projet.

« Ce fut un projet absolument monumental », a expliqué Shovlin.

« Du côté du groupe motopropulseur à Brixworth, ils y travaillent depuis des années. C’est un programme extrêmement difficile et ambitieux. À cela s’ajoute toute la complexité du développement du carburant avec Petronas.

Et du côté du châssis, nous faisons face à un ensemble de réglementations totalement nouvelles. En plus de cela, il y a de tout nouveaux systèmes électroniques.

C’est tout simplement le plus grand projet que nous ayons jamais réalisé en tant qu’équipe. »

Sur la piste, George Russell et Kimi Antonelli ont tous deux pris le volant de la W17 lundi, totalisant à eux deux 151 tours, un volume de roulage jugé très encourageant pour une première journée d’essais. Un début solide pour Mercedes, qui espère s’installer d’emblée parmi les principaux candidats au titre dans cette nouvelle ère technique.

« Nous ne savons pas encore où nous en sommes en termes de performances, mais nous sommes capables de garder la voiture sur la piste, et c’est déjà très positif », a ajouté Shovlin.

« Cela nous permet d’apprendre à un bon rythme. Dans certains domaines, ces premiers jours sont le résultat de plusieurs années de préparation. »

La dynamique positive de Mercedes s’est poursuivie mercredi, avec George Russell qui a de nouveau pris la piste lors de la séance matinale, bouclant 92 tours supplémentaires, confirmant la fiabilité initiale et la capacité de l’équipe à accumuler des données précieuses dès les premiers jours de roulage.

Essais hivernaux – Quelles sont les écuries présentes en piste ?

Premiers essais pré-saison 2026 : un shakedown à Barcelone sous haute surveillance

La première phase des essais pré-saison de Formule 1 2026 se tient du 26 au 30 janvier sur le circuit de Barcelone-Catalogne, en Espagne. Organisée à huis clos, cette session permet aux équipes et aux pilotes de se familiariser avec leurs nouvelles monoplaces tout en gardant les détails techniques à l’abri des regards des médias et des fans internationaux. Chaque équipe dispose de trois jours d’essais sur les cinq prévus, qu’elle peut répartir selon ses besoins et son programme.

Lundi : sept équipes sur la piste

La première journée a été particulièrement chargée, avec sept des onze écuries présentes. Mercedes, Red Bull, Racing Bulls, Haas, Audi, Alpine et Cadillac ont profité de cette ouverture pour parcourir les premiers kilomètres avec leurs nouvelles voitures et commencer à collecter des données cruciales avant le début de la saison.

Mardi : Ferrari rejoint l’action

Le deuxième jour a été marqué par l’arrivée de Ferrari sur la piste. Red Bull a également roulé, tandis que Mercedes, Haas, Alpine, Audi et Cadillac ont choisi de ne pas participer, la météo étant annoncée humide pour l’après-midi. McLaren, championne en titre des constructeurs, pourrait effectuer ses premiers tours soit mardi, soit mercredi, mais l’équipe n’a pas encore confirmé ses plans.

Aston Martin : un départ différé

Aston Martin ne participera pas aux trois premiers jours de shakedown. « L’AMR26 sera à Barcelone plus tard cette semaine pour son shakedown. Nous avons l’intention de rouler jeudi et vendredi », a indiqué un porte-parole. Cette décision semble viser à maximiser le temps de développement et à permettre à l’équipe de peaufiner sa voiture avant les premières sorties officielles.

Williams : absent de Barcelone

Williams ne participera pas à la semaine d’essais à Barcelone, la faute à des retards dans le développement de la FW48. Alex Albon et Carlos Sainz ne piloteront donc pas leur nouvelle voiture avant les essais officiels à Bahreïn, programmés du 11 au 13 février. L’équipe a précisé qu’elle se concentrerait sur des tests virtuels et un programme VTT (Virtual Test Track) pour préparer ses monoplaces.

Cette situation rappelle les difficultés rencontrées par Williams lors des essais pré-saison 2019, bien que la situation financière soit aujourd’hui stabilisée depuis l’acquisition de l’équipe par Dorilton Capital. La semaine de Barcelone servira donc à la plupart des équipes à affiner leurs réglages, à collecter des données et à préparer la saison 2026, tout en gérant les contraintes techniques et météorologiques propres à un shakedown de début d’année.

George Russell séduit par les débuts de Mercedes à Barcelone

George Russell a qualifié la première journée d’essais pré-saison à Barcelone de « assez impressionnante », alors que la Formule 1 entre dans une nouvelle ère technique. Les équipes disposent cette semaine de cinq jours d’essais, mais ne peuvent utiliser leurs voitures que trois jours, à leur convenance.

Mercedes faisait partie des sept écuries à prendre la piste lundi. Kimi Antonelli a ouvert la journée en effectuant les premières rotations le matin, avant de passer le volant à Russell pour l’après-midi. Le Britannique a accumulé 95 tours, contribuant à ce que l’équipe basée à Brackley totalise plus de 700 km parcourus lors de cette première journée d’essais.

Les pilotes et ingénieurs étaient particulièrement attentifs aux nouvelles unités motrices, qui ont subi des modifications majeures pour 2026. Russell s’est dit impressionné par les performances initiales des moteurs et par la fiabilité de la W17 sur cette première sortie.

« C’est incroyable de pouvoir reprendre le volant », a déclaré Russell, soulignant l’excitation ressentie à l’idée de tester les limites d’une voiture entièrement nouvelle dans le cadre de la réglementation révisée. L’accent était mis sur la collecte de données essentielles et le réglage des systèmes, une étape cruciale pour préparer Mercedes à la saison à venir.

« Je pense qu’à la fin de l’année, tout le monde a hâte de faire une pause, mais après une semaine ou deux, on a envie de recommencer. Il y avait évidemment beaucoup d’attente autour de ces nouveaux moteurs, et jusqu’à présent, dans l’ensemble, leur puissance est assez impressionnante. Je pense que parmi toutes les voitures que j’ai observées aujourd’hui, avec tous les différents moteurs, ce sont probablement les F1 les plus rapides que j’ai jamais vues passer ici à Barcelone, ce qui était assez excitant à voir. Et les voitures semblent plus petites, on sent qu’elles sont plus légères que les années précédentes, donc je pense que de ce point de vue aussi, les choses ont évolué dans le bon sens. »

Outre Mercedes, Cadillac et Audi faisaient également leurs débuts sur la piste, tout comme le tout nouveau moteur construit en interne par Red Bull. À l’approche de cette nouvelle ère, certains pensaient que le sport pourrait connaître des pannes similaires à celles de 2014, qui avaient limité considérablement les essais lors de l’introduction des moteurs turbo-hybrides. Mais Russell a admis avoir été impressionné par l’efficacité des autres équipes à un stade aussi précoce de la saison.

« Nous sommes bien sûr très satisfaits de cette journée, mais j’ai été assez impressionné par plusieurs autres équipes, pour être honnête », a-t-il déclaré. « Vous voyez le tout nouveau groupe motopropulseur des équipes motorisées par Red Bull, elles sont comme une toute nouvelle équipe du point de vue du groupe motopropulseur, et elles ont passé une journée très tranquille avec deux voitures. Audi a également réalisé de bons tours, et je pense que Haas a effectué le plus grand nombre de tours parmi toutes les équipes équipées d’un moteur Ferrari. On est loin de l’ambiance de 2014, où la moitié de la grille de départ tombait en panne et rencontrait de nombreux problèmes. Je pense que la Formule 1 a beaucoup évolué depuis et que le niveau est tout simplement très élevé. À tous les égards, il était assez impressionnant de voir toutes les équipes avoir parcouru autant de tours lors de la première journée. »

Mercedes lance la W17 2026 avec un shakedown à Silverstone

Mercedes a confirmé que sa toute nouvelle monoplace de Formule 1, la W17 version 2026, effectuera un shakedown jeudi sur le circuit de Silverstone. Les premiers rendus numériques de la voiture ont été dévoilés dans la matinée, marquant le coup d’envoi d’un projet très attendu à Brackley.

L’écurie allemande espère que cette W17 mettra un terme à une longue période sans titre, qui remonte au championnat des constructeurs remporté en 2021. Depuis l’introduction de l’ère des effets de sol, Mercedes a connu de sérieuses difficultés à retrouver son niveau de domination passé.

Sur les quatre saisons disputées sous l’ancien règlement technique, l’équipe n’a remporté que sept Grands Prix, sans aucune victoire en 2023. Les ingénieurs de Brackley n’ont jamais pleinement réussi à exploiter ce cadre réglementaire, laissant Red Bull puis, plus récemment, l’écurie cliente McLaren prendre l’ascendant.

Néanmoins, à l’aube du plus vaste changement réglementaire de l’histoire de la F1, Mercedes aborde cette nouvelle ère avec un certain optimisme. Le succès de Mercedes High Performance Powertrains lors de l’introduction des moteurs turbo-hybrides en 2014 place l’équipe parmi les grandes favorites, notamment sur le plan du groupe motopropulseur.

La W17 prendra la piste de Silverstone plus tard dans la journée de jeudi. Elle ne sera toutefois pas la première monoplace 2026 équipée d’un moteur Mercedes à rouler sur le tracé britannique, puisque Alpine, nouveau client du motoriste allemand, y a déjà réalisé un shakedown mercredi.

La Mercedes deviendra ainsi la cinquième voiture 2026 à apparaître en piste, après Audi à Barcelone, Racing Bulls à Imola, ainsi que Cadillac et Alpine à Silverstone.

Côté pilotes, l’équipe s’appuiera une nouvelle fois sur George Russell, désormais chef de file de l’écurie, et sur l’Italien Kimi Antonelli, qui entame sa deuxième saison complète en Formule 1. En revanche, un changement important intervient au niveau technique, le concepteur en chef John Owen devant se retirer avant de débuter une période de congé sabbatique, en vue d’un futur transfert.

Malgré les difficultés rencontrées sous l’ère des effets de sol, Mercedes est parvenue à terminer à deux reprises vice-championne du monde des constructeurs, en 2023 et en 2025, preuve d’une certaine solidité en attendant le grand bouleversement réglementaire de 2026.

F1 – Découvrez la livrée Mercedes de 2026

L’écurie Mercedes F1 a rejoint Red Bull, Racing Bulls, Haas et Audi en dévoilant sa livrée pour la saison 2026.

Mercedes a présenté jeudi matin le nouveau design de sa W17, avant les essais officiels qui se dérouleront à Barcelone la semaine prochaine.

Elle entame la saison avec George Russell et Kimi Antonelli, le même duo qui lui a permis de terminer deuxième du championnat des constructeurs la saison dernière.

Les Flèches d’argent sont considérées par beaucoup comme les favorites, en raison de leurs succès passés en matière de nouvelles réglementations sur les moteurs.

Des images de l’Alpines ont fuité lors d’un shakedown à Silverstone

La F1 2026 d’Alpine, l’A526, a été aperçue lors d’un shakedown à Silverstone, lieux du Grand Prix britannique.

Dans des conditions météorologiques typiquement britanniques, l’équipe basée à Enstone a effectué ses essais dans des conditions extrêmement humides, et des images divulguées semblent montrer Pierre Gasly au volant.

L’écurie française est devenue cliente de Mercedes dans le cadre de la nouvelle réglementation sur les moteurs et dévoilera officiellement sa livrée vendredi.

Cependant, des images divulguées de l’essai d’Alpine semblent déjà montrer son nouveau design, composé une fois de plus de bleu et de rose.

Les images montrent Gasly en train de rouler dans les virages Maggots, Becketts et Chapel, avec le son du nouveau moteur Mercedes F1 bien audible.

La FIA alerte sur un risque de bouleversement majeur en ouverture de saison

Les équipes de Formule 1 pourraient faire face à une « véritable catastrophe » dès le Grand Prix d’Australie, manche inaugurale de la saison, selon Nicolas Tombazis, directeur des monoplaces à la FIA. Le dirigeant grec prévient que l’ampleur des changements techniques pourrait provoquer des écarts inattendus, reléguant certaines écuries en fond de grille.

La F1 s’apprête en effet à entrer dans une nouvelle ère marquée par l’introduction simultanée de réglementations profondément remaniées sur les plans de la motorisation et de l’aérodynamique. Un virage technique d’envergure, considéré comme l’un des plus importants de l’histoire récente du championnat.

Fort de son expérience passée à des postes clés chez McLaren et Ferrari, Tombazis a insisté sur la difficulté de l’exercice auquel sont confrontées les équipes. Il a rappelé combien ces périodes de transition peuvent être délicates à gérer, tant les conséquences des choix techniques se révèlent parfois imprévisibles.

« Je me souviens très bien avoir été de l’autre côté de la barrière lorsque de nouvelles réglementations ont été mises en place », a-t-il confié aux médias, soulignant les défis majeurs que ces bouleversements représentent pour l’ensemble du plateau.

« L’un des grands défis est d’opérer dans le noir. Vous ne savez pas où en sont les autres. Vous ne savez pas si vous devez rattraper une seconde d’une saison à l’autre ou si vous êtes en tête et allez commencer le championnat en position de gagner ou dans une situation désastreuse. Je pense que cette angoisse de l’inconnu est très éprouvante psychologiquement pour les équipes.»

Tombazis a joué un rôle clé dans l’élaboration du règlement, qui est en cours de préparation depuis plusieurs années. L’homme de 57 ans a indiqué que la FIA continuerait à travailler avec les équipes jusqu’à la fin de 2025 afin de régler les derniers détails du règlement.

« De notre côté, bien sûr, en tant que FIA, le défi consiste à nous assurer que nous réglons tous les détails du règlement », a-t-il déclaré. « C’est un grand changement dans la structure, car nous essayons d’aborder de nombreux sujets, et nous avons travaillé avec les équipes pour tenter de résoudre tous les petits problèmes, jusqu’à présent. »

Alpine met en route son moteur Mercedes pour la saison 2026 de F1

Alpine a lancé pour la première fois le moteur de sa monoplace de 2026, marquant le début concret de sa préparation pour la nouvelle saison.

Depuis plus d’un an, l’équipe basée à Enstone a réorienté sa stratégie après l’annonce de Renault de mettre fin à son projet de moteurs à l’issue de la saison 2025. Dans le cadre de la refonte technique de 2026, Alpine s’appuie désormais sur Mercedes, qui continuera à fournir quatre équipes, dont l’écurie d’usine.

Après une saison 2025 difficile, terminée en bas du classement des constructeurs, Alpine a choisi de concentrer ses efforts de développement sur la voiture 2026 afin d’aborder la nouvelle campagne avec des ambitions renouvelées. L’équipe organisera son lancement officiel, incluant la présentation de la livrée, le 15 janvier, tandis que la voiture effectuera ses premiers tours de piste à la fin du mois. Un enregistrement audio du moteur en action a déjà été partagé, offrant un premier aperçu sonore du nouveau bloc.

 

 
 
 
 
 
Voir cette publication sur Instagram
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Une publication partagée par BWT Alpine Formula One Team (@alpinef1team)

Pierre Gasly “confiant” dans le virage stratégique d’Alpine avant 2026

Pierre Gasly s’est montré optimiste quant à la direction prise par Alpine en vue de la saison 2026 de Formule 1, alors que l’écurie d’Enstone s’apprête à entamer une nouvelle ère avec des moteurs Mercedes.

Le pilote français estime que « tout semble bien se présenter » depuis la décision majeure prise par Alpine d’abandonner son statut de constructeur officiel pour devenir une équipe cliente, un choix inédit dans l’histoire récente de la marque. Ce changement marque une rupture stratégique importante, motivée par la volonté de repartir sur des bases plus compétitives.

Face aux coûts élevés et aux progrès jugés insuffisants de son programme moteur Renault, le groupe a décidé de mettre un terme aux activités de développement menées à Viry-Châtillon. Alpine a ainsi choisi de concentrer l’ensemble de ses ressources sur la conception du châssis, dans un contexte de refonte complète du règlement technique.

La saison 2026 inaugurera en effet une nouvelle ère en F1, avec des changements profonds touchant à la fois l’aérodynamique et les groupes motopropulseurs, la première révision majeure des moteurs depuis 2014. En s’adossant à Mercedes comme motoriste, Alpine espère franchir un cap significatif en matière de performances.

Triple championne du monde des constructeurs sous ses anciennes appellations, l’écurie sort d’une saison 2025 très compliquée, conclue à la dernière place du championnat avec seulement 22 points, tous inscrits par Gasly. L’objectif affiché est désormais de retrouver, a minima, le cœur du peloton, une position qu’Alpine occupait de manière régulière au cours de la dernière décennie.

Conscient de l’ampleur du défi, Gasly a toutefois souligné l’importance du travail à accomplir durant l’intersaison : « Il y aura beaucoup de travail à faire pendant l’hiver… », a-t-il confié aux médias, tout en affichant sa confiance dans le projet mis en place pour l’avenir.

« Je dois dire que, de mon côté, je suis très optimiste quant à la voiture que nous sommes en train de mettre au point. »

L’ancien vainqueur d’un Grand Prix a indiqué que tous les objectifs étaient atteints, Mercedes étant largement pressentie pour être le meilleur motoriste lorsque la saison débutera à Melbourne. Toutefois, il est important de souligner qu’à ce stade, tous les objectifs et toutes les attentes sont relatifs, car les équipes et les motoristes n’ont aucune idée de ce que leurs rivaux considèrent comme la référence. Néanmoins, Gasly apprécie ce qu’il voit venir d’Enstone, où il restera au moins jusqu’à la fin de la saison 2028.

« Côté châssis et moteur, je pense que tout semble bien se présenter. Nous atteignons tous nos objectifs », a expliqué le pilote de 29 ans. Il ajoute : « Donc oui, je suis très enthousiaste pour 2026. »

Mercedes aborde la nouvelle ère de la F1 avec modestie

Andrew Shovlin, directeur technique de Mercedes, a indiqué que son équipe n’entrait pas dans la saison 2026 avec l’objectif de dominer la grille malgré la refonte technique majeure des voitures.

Les nouvelles réglementations modifient profondément les voitures, avec notamment une refonte du groupe motopropulseur, où la puissance électrique est désormais équivalente à celle du moteur à combustion. Ces changements pourraient redistribuer le classement de manière significative.

Shovlin a toutefois précisé que, contrairement à 2014 lorsqu’un changement similaire avait permis à Mercedes de s’imposer rapidement, l’équipe ne se fixe pas l’objectif de tirer parti immédiatement de la situation. « Nous sommes impatients de relever ce nouveau défi », a-t-il déclaré aux médias.

« Nous avons commencé ces règles en position défensive, et nous avons beaucoup appris pendant cette période. Mais il est juste de dire qu’elles ne nous convenaient pas autant que les précédentes. Notre équipe ne s’attend pas du tout à ce que les nouvelles réglementations nous conviennent miraculeusement mieux qu’aux autres, car elles sont un peu plus similaires à celles que nous avions en 2020 et 2021. Nous considérons plutôt cela comme un tout nouveau défi. »

Shovlin a ajouté que l’ampleur du changement entraînera différentes stratégies d’attaque sur la grille de départ, ce qui rendra le défi encore plus difficile.

« Il y a beaucoup de domaines dans lesquels les équipes vont se faire concurrence en termes de performances, peut-être plus que jamais », a-t-il déclaré. « Nous devons nous assurer que nous sommes meilleurs que tous les autres dans ce défi. L’équipe ne se fait aucune illusion sur le fait que ces règles marqueront un retour à la normale pour Mercedes. Nous allons devoir travailler dur si nous voulons gagner. »

Fernando Alonso enrichit sa collection avec une sublime Mercedes CLK GTR

Fernando Alonso semble s’est fait un beau cadeau de noël. Ces derniers mois, le double champion du monde de F1 a régulièrement dévoilé sur les réseaux sociaux plusieurs modèles prestigieux de sa collection automobile personnelle.

Récemment, l’Espagnol a pris livraison d’une Aston Martin DBX S, affichée à environ 242 000 euros. Un prix élevé pour beaucoup, mais relativement discret dans son garage face à d’autres modèles d’exception. Parmi eux, l’Aston Martin Valiant, estimée à 2,1 millions d’euros, pourrait elle aussi être éclipsée par une acquisition encore plus prestigieuse : une Mercedes CLK GTR.

La CLK GTR n’est pas une supercar ordinaire. Développée à la fin des années 1990 comme modèle d’homologation, elle dérive directement de la voiture d’endurance Mercedes victorieuse aux 24 Heures du Mans. Sa rareté est extrême, avec seulement quelques exemplaires construits, ce qui en fait l’une des voitures de route les plus prisées au monde. Aujourd’hui, ces modèles se négocient régulièrement pour plus de 10 millions d’euros.

La propriété de la voiture par Alonso semble confirmée par sa plaque d’immatriculation « 1414 », un clin d’œil évident à son numéro de course emblématique, le 14, visible dans un court clip diffusé en ligne où l’on aperçoit le pilote Aston Martin au volant de son nouveau bijou.

F1 2026 : toutes les dates de présentation des écuries

La saison 2026 de F1 marque l’un des plus grands bouleversements de l’histoire des Grands Prix, avec une refonte complète des règles affectant moteurs et châssis. Les nouvelles motorisations verront la suppression du MGU-H et un renforcement des systèmes électriques, désormais capables de fournir près de trois fois plus de puissance, passant de 120 kW à 350 kW. Les carburants seront entièrement synthétiques, tandis que l’aérodynamique active des châssis modifiera radicalement la manière dont les pilotes géreront leurs courses.

Cette année verra également l’arrivée de nouvelles équipes sur la grille. Cadillac fera ses débuts, devenant la 11e écurie de la discipline, tandis qu’Audi prendra la relève de Sauber, qui quitte officiellement la F1.

Avant le coup d’envoi de la saison en Australie, les constructeurs présenteront leurs nouvelles voitures lors du retour de la « saison de lancement », absente en 2025 à cause de l’événement spécial « F1 75 » à Londres. Pour des raisons de confidentialité, il est probable que les équipes dévoilent davantage leurs nouvelles livrées que les véritables voitures 2026.

Le calendrier des lancements a été récemment ajusté, Haas ayant choisi de modifier sa date initiale pour éviter une « surcharge » le 23 janvier face à ses rivaux.

F1 2026 : TOUTES LES DATES DE PRÉSENTATION

Écurie Date Lieux
Red Bull

15 janvier

Detroit, USA
Racing Bulls

15 janvier

Detroit, USA
Haas 19 janvier En ligne
Audi 20 janvier Berlin, Allemagne
Mercedes 22 janvier En ligne
Ferrari 23 janvier Fiorano
Alpine 23 janvier Barcelone
Williams 3 février En Ligne
Cadillac 8 février Mi-temps du Super Bowl
Aston Martin 9 février Arabie Saoudite
McLaren

À déterminer

À déterminer