Ocon : “Le moindre dixième sera essentiel cette année”

Après une première course à oublier à Bahreïn (il a dû abandonner après avoir écopé de trois pénalités), Esteban Ocon s’est rattrapé la course suivante à Djeddah en franchissant la ligne d’arrivée à la huitième place.

Revenant sur son week-end en Arabie Saoudite, le Normand se félicite d’avoir atteint son objectif de finir dans les points mais estime que Alpine se doit de faire mieux encore car les écarts sont très réduits cette année dans le peloton où quelques dixièmes peuvent coûter plusieurs positions.

Cétait important de connaître un week-end fluide [à Djeddah] et de repartir avec les deux voitures dans les points dimanche [son coéquipier Gasly a terminé P9].” nous confie Esteban Ocon à la veille du Grand Prix d’Australie.

“Nous avons atteint ces deux objectifs et notre résultat final était probablement le meilleur que nous puissions obtenir. Nous avançons dans la bonne direction, mais il est également clair que nous ne sommes pas là où nous le voulons actuellement.”

“Je sais que toute l’équipe, tant en piste qu’aux usines [à Enstone et Viry], travaille sans relâche pour défier nos concurrents plus haut sur la grille. Nous continuerons à œuvrer darrache-pied collectivement pour voir où nous pouvons progresser, car le moindre dixième sera essentiel cette année.”

Nous savons ce que nous devons faire pour combler lécart devant.” poursuit le pilote Alpine qui occupe actuellement la onzième place au championnat des pilotes à égalité de points avec Pierre Gasly.

Esteban Ocon Alpine
Esteban Ocon – Alpine

“Il y a encore des leçons à retirer, mais nous avons débriefé ensemble après les essais [hivernaux] et les deux premières courses et nous avons clairement identifié les domaines dans lesquels nous devons nous améliorer.”

“Jétais au simulateur d’Enstone la semaine dernière et jai rendu visite à plusieurs départements. Je suis satisfait de notre plan de développement et des prochaines évolutions.”

“Actuellement, nous nous concentrons sur ce week-end à Melbourne,l’objectif sera un nouveau double top dix.”

Une double entrée dans les points sera donc l’objectif de l’équipe Alpine à Melbourne ce week-end où Esteban Ocon s’était classé septième l’an dernier.

Avant le Grand Prix d’Australie, l’écurie Alpine occupe la cinquième place au championnat du monde des constructeurs avec quatre points d’avance sur Alfa Romeo.

Une grande première pour Nyck de Vries à Melbourne

Le pilote AlphaTauri, Nyck de Vries, s’apprête à découvrir le tracé de l’Albert Park de Melbourne ce week-end dans le cadre du Grand Prix d’Australie, troisième manche du championnat du monde.

Le Néerlandais – qui débute sa carrière en F1 cette saison à l’âge de 27 ans – n’a jamais roulé sur le circuit urbain de l’Albert Park et ne s’est même jamais rendu en Australie. Ce week-end donc, il s’agira d’une grande première pour Nyck de Vries.

Afin de préparer au mieux son week-end, le pilote néerlandais a passé deux jours dans le simulateur et pense que cela pourra lui servir lorsqu’il posera les roues de sa monoplace pour la première fois sur la piste ce vendredi à Melbourne.

“Après l’Arabie saoudite, j’ai passé deux jours dans le simulateur à me préparer pour l’Australie.” nous confie De Vries.

“J’y vois de la valeur dans le cadre de notre préparation et j’espère donc trouver de la performance en piste, je le fais avec joie car finalement, je crois que cela peut nous aider en piste et c’est aussi bien de continuer à tester vos techniques et compétences de pilotage.”

“Je ne suis jamais allé à Melbourne, je n’ai jamais été en Australie, donc ça va être une expérience complètement nouvelle pour moi.”

“Quand j’étais enfant, je me souviens d’avoir toujours regardé Melbourne parce que c’était la première course de la saison. Je me réveillais très tôt pour regarder les qualifications et la course.”

“C’est juste agréable après toutes ces années, de voyager moi-même à Melbourne et de courir là-bas. Tout le monde me dit que c’est un endroit formidable, alors j’ai hâte d’en faire l’expérience par moi-même.”

Le Grand Prix d’Australie est programmé ce week-end du 31 mars au 02 avril et vous pourrez suivre toutes les séances de roulage en direct sur notre site à cette adresse.

Les horaires du GP F1 d’Australie 2023

Voici les horaires du Grand Prix d’Australie 2023, troisième manche du championnat du monde de Formule 1 qui se dispute ce week-end du 31 mars au 02 avril sur le circuit de l’Albert Park de Melbourne.

Ce vendredi 31 mars, il faudra vous lever très tôt si vous êtes en Europe puisque la première séance d’essais libres [EL1] du Grand Prix d’Australie est programmée à 03h30 (heure de Paris), tandis que la deuxième séance d’essais libres [EL2] est programmée à 07h00 (heure de Paris).

Le samedi 1er avril, la troisième et dernière séance d’essais libres du week-end [EL3] est programmée à 03h30 (heure de Paris), alors que la très attendue séance de qualifications qui détermine la grille de départ du Grand Prix d’Australie est programmée à 07h00 (heure de Paris).

Enfin, le départ du Grand Prix d’Australie 2023 sera donné ce dimanche 02 avril à 07h00 (heure de Paris). Les pilotes s’élanceront pour 58 tours sur le tracé de Melbourne pour cette troisième manche de l’année.

Nous vous rappelons que toutes les séances de roulage de chaque week-end de la saison 2023 sont à suivre en direct sur F1only.fr (essais libres 1,2 et 3, qualifications, course Sprint et Grand Prix). Rendez-vous donc dès ce vendredi 31 mars pour les  premiers essais libres en direct sur notre Live Center accessible ici.

Horaires GP d’Australie 2023 (heure française)

Vendredi 31 mars : EL1 à 03h30 / EL2 à 07h00

Samedi 1er avril : EL3 à 03h30 / Qualifications à 07h00

Dimanche 02 avril : Départ de la course à 07h00

Seidl veut rendre l’équipe Audi-Sauber “désirable”

Le nouveau PDG du groupe Sauber, Andreas Seidl, a défini une série d’objectifs clés dans son nouveau rôle, l’Allemand expliquant qu’il souhaite rendre l’équipe “désirable” pour les fans, les pilotes et les employés. 

Andreas Seidl a rejoint Sauber début 2023 après avoir dirigé durant quelques années l’équipe McLaren. Désormais à la tête du groupe Sauber qui gère l’équipe Alfa Romeo jusqu’à la fin de la saison 2023 [Alfa Romeo quittera la F1 à cette date], Seidl a fait part de ses réflexions sur sa vision pour les années à venir.

“Tous les domaines du groupe sont en croissance et nous voulons poursuivre sur cette trajectoire à court, moyen et long terme.” a expliqué Andreas Seidl.

“L’équipe a montré ses capacités à travers une croissance continue et des succès sportifs au fil des ans, à la fois sur piste et hors piste.”

“Notre vision [à l’usine] de Hinwil pour l’avenir est claire : nous voulons continuer à avancer et finalement devenir une équipe capable de se battre pour les podiums et les victoires en course.”

“Nous voulons devenir une équipe désirable, là où les gens veulent être – les employés, les pilotes et les partenaires. Nous voulons devenir une équipe que les fans veulent suivre.”

“Mon objectif, avec l’équipe, est d’élaborer, de mettre en œuvre et d’exécuter un plan clair sur la manière d’y parvenir.”

A partir de 2026, le constructeur Audi entrera en Formule 1 en tant qu’équipe d’usine et Sauber devrait directement bénéficier de son partenariat stratégique avec le constructeur allemand : “C’est très important car cela offre à chacun chez Sauber une stabilité et une direction claire.” a ajouté Seidl.

“En tant que groupe, nous savons que nous avons un grand avenir devant nous, en même temps, nous nous concentrons sur l’instant présent, sur la performance à court terme dans la saison à venir avec Alfa Romeo et sur la poursuite du succès de notre partenariat avec Ferrari pour les trois prochaines années.”

Après les deux premières manches de la saison 2023, l’équipe Alfa Romeo occupe la sixième place au championnat du monde des constructeurs.

En début d’année, Sauber a annoncé que Audi a pris une participation minoritaire dans son organisation. Avec environ 30 ans d’expérience en compétition, Sauber est l’une des équipes les plus renommées dans le sport automobile et a qualifié cette étape de “jalon important” sur le chemin d’Audi vers la Formule 1.

Formula Equal : bientôt une équipe de F1 mixte ?

L’homme d’affaires britannique Craig Pollock a pour projet de créer une équipe de Formule 1 pas comme les autres composée de 50% d’hommes et de 50% de femmes, son projet étant connu sous le nom de Formula Equal.

Fondateur et PDG de British American Racing (BAR), qui appartient maintenant à Mercedes, Craig Pollock n’est pas un novice en Formule 1 et son dernier projet s’il se concrétise deviendrait la première équipe de sport composée d’hommes et de femmes à répartition égale s’appliquant à toute l’organisation – du cockpit aux ingénieurs.

“Notre ambition est d’offrir et de créer des opportunités et des voies pour que les femmes atteignent le plus haut niveau dans le sport automobile.” a expliqué Pollock à CNN.

“Le concept et l’idée étaient d’essayer de construire une équipe de Formule 1, composée de 50 % d’hommes et de 50 % de femmes, ce qui est extrêmement difficile à faire si vous avez déjà une équipe de Formule 1 ; mais c’est beaucoup plus facile en partant d’une feuille de papier vierge.”

Si la candidature de Pollock pour cette nouvelle équipe est acceptée, Formula Equal fera potentiellement ses débuts en 2026 sur la grille de la F1. Ce serait alors un développement notable dans un sport et une industrie souvent mis en lumière pour son manque de diversité des sexes.

Mais pour Pollock, Formula Equal ne consiste pas seulement à amener des femmes pilotes dans le cockpit de voitures de F1, mais aussi à avoir une représentation égale au sein de l’équipe.

“Nous savons que nous allons devoir construire tout ça car il n’y a pas assez de femmes en ce moment qui sont formées jusqu’au niveau de la Formule 1 et elles doivent gagner leur place.” ajoute Pollock.

Si le projet de Pollock semble séduisant sur le papier, il n’en demeure pas moins qu’il devra passer par un processus de sélection de la FIA. L’instance dirigeante évaluera, entre autres, un plan d’affaires détaillé, l’expérience, les capacités techniques et les ressources de l’équipe, ainsi que la possibilité de lever et de maintenir un financement suffisant.

Mais en plus d’être le PDG de BAR, Pollock était également le manager de l’ancien champion de F1 Jacques Villeneuve, le Britannique est donc bien conscient des énormes sommes d’argent nécessaires pour faire décoller une équipe.

Lorsqu’on lui pose justement des questions sur le financement de ce projet, Craig Pollock se montre un peu moins bavard, mais assure qu’il est en contact avec “un pays” de la région du Golfe : “Nous sommes en discussions intenses avec, je dirais simplement, un pays de la région du Golfe.”

“Je ne suis pas vraiment en mesure d’en parler et d’être pleinement ouvert à ce sujet pour le moment – cela sortira dans un avenir très proche. Et j’espère juste que ça va marcher parce que… cela demande beaucoup d’argent.”

On suppose que Pollock est en contact avec le Royaume d’Arabie Saoudite pour pouvoir financer son projet d’équipe mixte. Si cela est avéré, il s’agirait d’un message fort étant donné que le pays a interdit aux femmes saoudiennes de conduire jusqu’en 2018.

Pollock a jouté que son projet, en cas de succès, verrait le lancement de la “première équipe de Formule 1 véritablement en dehors de l’Europe”, ce qui laisse penser une nouvelle fois que l’Arabie Saoudite serait un acteur majeur du projet car le Royaume a déjà déclaré vouloir monter une équipe de Formule 1 dans un avenir plus ou moins proche…

Pourquoi Aston Martin n’a pas appelé Vettel pour remplacer Stroll

Le directeur d’Aston Martin, Mick Krack, a révélé que son équipe avait un moment pensé à appeler Sebastian Vettel pour remplacer Lance Stroll blessé au début de la saison 2023, mais a finalement choisi de ne pas le faire par respect pour la décision prise par l’Allemand de quitter définitivement la F1.

Juste avant la pause estivale l’an dernier, le quadruple champion du monde Sebastian Vettel a annoncé qu’il prendrait sa retraite du sport à la fin de la campagne 2022, alors que l’équipe Aston Martin a annoncé que Fernando Alonso remplacerait Vettel à partir de 2023.

Mais alors que la saison 2023 s’apprêtait à débuter, le Canadien Lance Stroll a été victime d’un accident de vélo peu de temps avant le début des essais hivernaux, ce qui a obligé son équipe à remplacer Stroll par son pilote de réserve Felipe Drugovich lors des trois journées de tests de pré-saison. 

Finalement, Lance Stroll a pu revenir juste à temps pour participer à la première course de l’année à Bahreïn, bien que le pilote Aston Martin souffrait toujours de douleurs aux poignets et aux pieds.

Interrogé dans le dernier podcast F1 Nation sur la perspective qu’Aston Martin approche Sebastian Vettel pour remplacer Lance Stroll, le directeur de l’équipe, Mike Krack, a révélé qu’il ne l’avait pas fait par respect pour le quadruple champion du monde.

“Tenté? Oui, à 100 %. Mais nous ne l’avons pas fait, car nous avons un si grand respect pour Sebastian et sa décision qu’il a prise à l’époque.” a déclaré le Luxembourgeois.

“Je pense qu’il n’aurait même pas été correct de demander. Nous voulions respecter sa décision et nous ne voulions pas le mettre dans une position difficile.”

Krack a ajouté qu’il avait reçu un message de Sebastian Vettel après qu’Aston Martin ait décroché un premier podium cette saison avec Fernando Alonso lors de la manche d’ouverture à Bahreïn.

“Nous avons été en contact. Sebastian a fait du Sebastian, nous félicitant, très gentleman, après notre premier podium à Bahreïn.” a ajouté Krack.

“Je lui ai toujours dit que c’était aussi son mérite, car il nous a vraiment fait progresser d’un pas par rapport aux deux années précédentes. Il nous a élevé dans de nombreux domaines, où nous avons beaucoup appris et beaucoup progressé.”

“Il a certainement joué son rôle pour là où nous en sommes maintenant. Mais il est à l’aise avec ça; il n’avait aucune sorte de regret ou quoi que ce soit, parce qu’il était très conscient de sa décision quand il l’a prise.”

“Je pense que le respect entre lui et l’équipe, ou le respect entre lui et moi, a été vraiment visible par ce grand moment lorsqu’il nous a félicités. C’était vraiment, vraiment appréciable et je l’ai aussi transmis à toute l’équipe.”

Lewis Hamilton revient sur ses dix années passées chez Mercedes

En 2013, Lewis Hamilton a rejoint l’équipe Mercedes en provenance de McLaren avec qui le Britannique a décroché son premier titre mondial en Formule 1.

Dix années plus tard, le pilote Mercedes est septuple champion du monde et est devenu le pilote le plus victorieux de tous les temps avec 103 victoires à son actif depuis le début de sa carrière en 2007. Le Britannique revient sur son arrivée et son parcours chez Mercedes au cours de cette dernière décennie.

“Est-ce que cela ressemblait à un risque? Bien sûr! Lorsque vous prenez des décisions, vous passez par des changements et c’est toujours un risque.” explique Hamilton à propos de son passage de McLaren à Mercedes.

“Mais j’aurais l’impression de ne pas vivre si je ne prends pas de risques, si je ne me défie pas constamment moi-même et ceux qui m’entourent. C’était la direction inévitable dans laquelle je devais aller, et c’était juste.”

“C’était un sentiment que j’avais; je voulais quelque chose de nouveau. J’étais excité de travailler avec de nouvelles personnes et d’entrer dans une équipe qui avait lutté. Prendre tout ce que j’avais appris et voir si je pouvais l’appliquer ailleurs.”

“J’étais excité par les plans que j’avais entendus et qui devaient être mis en place pour développer l’équipe et faire tout pour devenir des champions. Je suis allé avec ce que je ressentais dans mes tripes et dans mon cœur. Cela m’a conduit à cette incroyable équipe et à cet incroyable voyage que nous faisons.”

La décision d’Hamilton de quitter l’équipe McLaren pour rejoindre l’écurie Mercedes a été vivement critiquée dans le paddock, mais le Britannique savait à l’époque que s’il ne franchissait pas cette étape, il le regretterait un jour.

“Tant de gens m’ont dit que c’était mal. Je savais que si je n’avais pas fait le pas, je l’aurais regretté. Je n’ai pas eu d’hésitation… même si je me souviens qu’aux alentours de Noël, j’étais assis dehors dans le froid regardant les montagnes enneigées en pensant: “J’espère que j’ai pris la bonne décision.”

“J’ai eu un moment de réflexion et j’ai pensé: “Je l’ai fait, je vais donc tout donner.” Je me suis concentré à m’entraîner du mieux que je pouvais et à apporter le meilleur de moi-même à l’équipe. J’ai aussi pensé à quel point ce serait formidable d’obtenir une victoire lors de cette première saison – une chose que nous avons réussi à réaliser.”

De nombreux membres de l’équipe qui étaient là le premier jour sont toujours avec Mercedes maintenant en 2023. Cependant, la F1 est un sport qui n’arrête jamais de se développer, et Lewis Hamilton considère le développement constant de l’équipe comme l’une de ses principales forces.

“Si je n’ai pas l’impression d’être mis au défi, que je ne progresse pas ou que je n’évolue pas, c’est là que vous commencez à penser à votre prochain mouvement [transfert].” ajoute Hamilton.

“Et je n’ai tout simplement pas ressenti cela au cours de ces 10 années. J’ai l’impression que toute l’équipe a évolué, avec de nouvelles personnes, de nouvelles structures mises en place, de nouveaux objectifs fixés.”

“J’ai le sentiment d’avoir eu la bonne équipe pour grandir. Pas seulement en tant que pilote mais en tant qu’homme. J’ai eu la possibilité d’être moi-même et d’avoir été accepté par Mercedes.”

“Nous savons que nous ne sommes pas parfaits et que nous pouvons toujours être meilleurs – c’est ce que nous essayons toujours de faire. Nous n’avons pas une super voiture en ce moment mais nous mettons un pied devant l’autre.”

“Nous savons que nous pouvons revenir à l’avant. Ce sera la tâche la plus difficile que nous ayons eu ensemble pour revenir là où nous voulons être et rattraper Red Bull. Mais quel accomplissement ce sera !”

Red Bull n’a plus gagné le GP d’Australie depuis 2011

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Red Bull n’a plus remporté le Grand Prix d’Australie depuis la saison 2011 lorsqu’un certain Sebastian Vettel pilotait encore pour l’écurie de Milton Keynes à cette époque.

L’an dernier, l’équipe Red Bull a largement dominé la saison 2022 avec pas moins de 17 victoires, mais le Grand Prix d’Australie n’avait pas du tout souri à Max Verstappen qui avait dû abandonner en course le dimanche sur problème mécanique, alors que son coéquipier Sergio Perez avait tout de même réussi à terminer deuxième derrière la Ferrari de Charles Leclerc.

Pour cette édition 2023 du Grand Prix d’Australie, Max Verstappen espère bien pouvoir mettre un terme à une période de disette de douze années pour Red Bull sur le tracé de l’Albert Park de Melbourne avec peut-être la première victoire de l’équipe depuis la saison 2011.

“Nous avons juste besoin que tout soit simple et cohérent.” estime le champion du monde en titre à la veille de la troisième manche de l’année.

“Nous n’y avons pas gagné depuis 2011, donc nous verrons ce que nous pourrons faire. J’aime piloter sur cette piste qui est géniale avec quelques virages à grande vitesse. Donc, j’espère que nous pourrons faire une bonne course ce week-end.”

“C’est toujours agréable d’être ici et de profiter un peu de Melbourne, même si d’un point de vue de la course, ça n’a pas été la plus gentille avec nous depuis quelques années.”

Avant le Grand Prix d’Australie, Max Verstappen est leader du championnat du monde des pilotes avec un point d’avance sur son coéquipier Sergio Perez, alors que Red Bull est en tête du championnat constructeurs avec 49 points d’avance sur Aston Martin et Mercedes.

Piastri impatient de rouler chez lui à Melbourne

Natif de Melbourne, l’Australien Oscar Piastri s’apprête à disputer sa course à domicile ce week-end avec le Grand Prix d’Australie programmé du 31 mars au 2 avril sur le tracé urbain de l’Albert Park.

Le jeune pilote McLaren n’a jamais roulé sur le tracé de l’Albert Park et il s’agira donc d’une grande première pour lui ce week-end, alors qu’il a grandi non loin du circuit dans la banlieue de Melbourne au début des années 2000.

“C’est super d’aller à Melbourne pour mon Grand Prix à domicile. J’ai grandi dans la banlieue de la ville et c’est un sentiment spécial de revenir en tant que pilote de F1.” nous confie Piastri à la veille de la troisième manche de l’année.

“L’atmosphère est fantastique et j’ai hâte d’y arriver et d’en faire partie. J’ai vraiment hâte de voir toute la foule locale et tous les fans de “papaye” [la couleur des McLaren].”

“Ce sera la première fois que je cours à l’Albert Park et je suis sûr que ce sera une expérience dont je me souviendrai.”

Tout comme son coéquipier, Oscar Piastri n’a toujours pas marqué le moindre point après deux courses disputées depuis le début de la saison.

Le jeune australien – âgé de 21 ans – a dû abandonner lors de la première course à Bahreïn en raison d’un problème électrique sur sa monoplace, alors qu’à Djeddah il y a quinze jours, Piastri a eu un contact dans le premier tour de course et a dû repasser par les stands pour changer d’aileron.

Williams avec de “petites améliorations” sur la FW45 à Melbourne

L’équipe Williams a prévu d’introduire quelques améliorations mineures sur la FW45 ce week-end en Australie sur le tracé de l’Albert Park de Melbourne où se dispute la troisième manche de la saison 2023.

Williams – qui a ouvert son compteur de points lors de la dernière manche disputée en Arabie Saoudite grâce à la dixième place d’Alex Albon – souhaite conserver cette bonne dynamique à Melbourne et a donc prévu l’introduction de petites améliorations sur sa monoplace, avant qu’une mise à jour plus importante ne soit disponible lorsque la Formule 1 sera de retour en Europe.

“La FW45 s’est montrée prometteuse lors des événements d’ouverture et nous tenons à continuer à la pousser à fond à Melbourne.” nous explique Dave Robson, directeur de la performance.

“Nous avons quelques améliorations mineures à essayer ce week-end et nous effectuerons également d’autres tests de configuration le vendredi [en essais libres].”

Après un début de saison au Moyen-Orient dans des conditions chaudes, les équipes s’attendent à retrouver un temps plus frais ce week-end à Melbourne où l’automne se termine au mois de mai sur cette partie du globe. 

“Après deux courses nocturnes au Moyen-Orient, l’épreuve de Melbourne marque un retour aux sessions diurnes.” a ajouté Robson.

“Le temps peut être variable alors que l’état de Victoria se dirige vers l’automne; la pluie est possible, et il est très probable qu’il fasse plus frais que lors des courses d’ouverture.”

Le Grand Prix d’Australie est programmé ce week-end du 31 mars au 2 avril et toutes les séances de roulage seront évidemment à suivre en direct et gratuitement sur notre site à cette adresse.

Pour Schumacher, le problème reste politique chez Ferrari

L’ancien pilote de F1, Ralf Schumacher, estime que le plus gros problème de Ferrari reste politique et que l’écurie de Maranello souffre encore de l’annonce faite par l’ancien PDG de la marque, Sergio Marchionne, qui souhaitait voir une Scuderia Ferrari entièrement italienne.

L’ancien grand patron de Ferrari, décédé à l’âge de 66 ans, voulait ramener les grandes marques italiennes en Formule 1 et, après Alfa Romeo en 2018, il prévoyait de ramener Maserati en 2019.

Plus que tout, Sergio Marchionne souhaitait également voir plus de pilotes italiens en catégorie reine et avait d’ailleurs misé sur Antonio Giovinazzi devenu pilote titulaire pour l’équipe Alfa Romeo et qui roule actuellement en Hypercar dans le championnat d’Endurance pour la marque au cheval cabré.

Mais pour Ralf Schumacher, le fait de vouloir absolument “italianiser” à tout prix Ferrari a porté préjudice à l’écurie de Maranello au cours des dernières années.

“En ce qui concerne le châssis et le moteur, ils ont fait du bon travail [en 2022]. Il s’agissait surtout d’abandons sur pannes et d’erreurs stratégiques aux stands.” estime Ralf Schumacher en entretien pour AutoBild.

“Les pilotes ont fait trop d’erreurs aussi. Vasseur [Fred] doit maintenant surmonter tout cela et cela prendra du temps. Mais le problème reste politique.”

“Je pense qu’ils souffrent encore de l’annonce faite par Sergio Marchionne en 2018 [l’ancien président de Ferrari, décédé en 2018], qui avait proclamé une équipe entièrement italienne. Un credo chez Ferrari.”

“Un exemple : le prédécesseur de Vasseur, Mattia Binotto, celui qui avait travaillé chez Ferrari dès son plus jeune âge, même avec mon frère [Michael Schumacher, ndlr], ne manquait certes pas de compétence technique, mais plutôt d’assurance.”

“Je pense qu’il était trop lié à Ferrari pour pouvoir prendre les bonnes décisions, ce qui peut parfois être inconfortable. Ce n’est pas la nationalité qui compte [Binotto n’est pas Italien mais Suisse, ndlr], mais la qualité.”

“La grande force de l’époque réussie avec mon frère, c’est qu’il y avait une compétence incroyable. Il y avait mon frère, Jean Todt, Ross Brawn ou encore le designer Rory Byrne, qui a également participé à la voiture de l’année dernière. Il était important qu’ils aient toute la liberté dont ils avaient besoin.”

Le remplaçant de Mattia Binotto, Fred Vasseur, étant Français et non Italien, Schumacher pense qu’il bénéficie d’un certain avantage par rapport à son prédécesseur.

“Oui, c’est comme ça que je le vois. Il a appris le sport automobile en partant de zéro. Il semble avoir de grandes compétences sociales, trouvant toujours la meilleure approche pour tirer le meilleur parti de chaque employé.”

“Cependant, je ne pense toujours pas qu’ils seront candidats au championnat du monde, même si j’aimerais à cause de la tension.”

Avant le Grand Prix d’Australie – troisième manche du championnat du monde 2023 – la Scuderia Ferrari occupe la quatrième place au classement des constructeurs.

Vidéo : Daniel Ricciardo dans l’outback australien avec une F1

Daniel Ricciardo a participé à un road trip à travers l’Australie pour le compte de son équipe Red Bull à la veille du Grand Prix d’Australie qui se dispute ce week-end du 31 mars au 2 avril sur le tracé de l’Albert Park à Melbourne.

Désormais pilote de réserve de l’équipe Red Bull après avoir quitté McLaren à la fin de l’année dernière, Daniel Ricciardo endosse également le rôle de pilote de démonstration et participe à ce titre à plusieurs événements organisés par Red Bull au cours de la saison.

Après avoir déjà participé à un road trip aux Etats-Unis, l’Australien s’est fait plaisir au volant d’une Red Bull RB7 d’ancienne génération sur les routes de son pays natal et à travers les lieux les plus emblématiques du pays, de Broken Hill à Sea Cliff Bridge, jusqu’à la maison des Supercars australiennes à Bathurst.

L’équipe a d’ailleurs invité pour ce road trip des experts locaux de la course, le champion Supercars Shane Van Gisbergen, les légendes du sport automobile d’enduro Toby Price et Daniel Sanders, et le pilote de voltige Matt Hall.

“Il n’y a rien qui se compare aux conditions australiennes ; nous nous sommes beaucoup amusés à traverser l’outback et à traverser le pont Sea Cliff.” a déclaré Ricciardo.

“Après mon premier road trip avec Red Bull à San Francisco, j’ai toujours voulu avoir l’opportunité de le faire en Australie.”

“Revenir à la maison, piloter la RB7 à travers l’outback australien et partager le meilleur de l’Australie avec le monde ; quelle meilleure façon de célébrer mon premier événement de F1 à la maison depuis mon retour chez Red Bull.”

Ce week-end, Daniel Ricciardo fera sa première apparition officielle dans le garage Red Bull sur le tracé de l’Albert Park de Melbourne. L’Australien sera en effet aux côtés de son équipe pour cette troisième manche de la saison 2023.

Sondage : pour ou contre la suppression des essais libres en F1 ?

Le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, a une nouvelle fois relancé l’idée d’une suppression des essais libres en F1 le week-end dernier lors d’un entretien accordé à une chaîne de télévision portugaise en marge du Grand Prix MotoGP du Portugal.

Je suis un partisan de l’annulation des essais libres, qui sont d’une grande utilité pour les ingénieurs, mais que le public n’aime pas.” a déclaré Domenicali.

Cette petite phrase du PDG de la Formule 1 a évidemment déjà fait couler beaucoup d’encre, notamment sur les réseaux sociaux ces dernières heures, alors que les essais libres restent à l’heure actuelle une partie essentielle pour les pilotes et les équipes afin de se préparer à une course en peaufinant les réglages des monoplaces.

Bien que la suppression pure et simple des essais libres en Formule 1 nous semble chimérique, d’autres idées comme marquer des points lors des essais libres pourraient en revanche devenir réalité à plus ou moins court terme si l’on en croit les propos tenus par Domenicali à la fin de l’année dernière (à lire ici).

En effet en 2022, l’Italien insistait déjà sur le fait qu’il était devenu presque obligatoire de modifier le format des week-ends en supprimant pourquoi pas la dernière séance d’essais libres programmée le samedi.

Mais vous en tant que fans de la discipline qu’en pensez-vous ? Etes-vous pour ou contre la suppression des essais libres ? Auriez-vous des idées à partager pour pimenter ces séances d’essais ? Vous pouvez voter via le module ci-dessous et évidemment argumenter dans la section des commentaires juste en dessous….

Les ingénieurs Mercedes à l’oeuvre pour tenter d’améliorer la W14

Ce n’est un secret pour personne, Mercedes a pris une mauvaise direction dans le développement de sa monoplace 2023 en conservant le concept “zéropod” de la W13 de la saison 2022. 

L’équipe du constructeur allemand se retrouve donc en difficulté en ce début de saison et souhaite changer radicalement de concept en introduisant plusieurs mises à jour sur la W14 afin de retrouver une certaine performance qui lui permettra de revenir aux avant-postes rapidement.

Lorsqu’on demande à Mike Elliott d’expliquer ce que signifie réellement un changement de concept, le Britannique a répondu : “Je pense qu’après Bahreïn [première course de la saison], nous avons dû accepter que nous n’étions pas là où nous voulions être.” a expliqué Mike Elliott.

“Nous avons dû examiner toutes les choses qui composent notre voiture et déterminer ce que nous pourrions faire différemment. Comment pourrions-nous obtenir plus de performance ? Car nous avons un écart important à rattraper par rapport à l’avant.”

“Donc, les ingénieurs sont occupés à regarder l’aérodynamique. Ils regardent la forme de la voiture, des choses comme la géométrie des pontons, la géométrie du plancher. Avons-nous raté une astuce ?”

“Nous cherchons également grâce à la simulation. Ciblons-nous les bonnes choses ? Poussons-nous l’aérodynamique dans la bonne direction ? Nous regardons la configuration mécanique de la voiture. Y-a-t-il des choses qui nous manquent ? Que pouvons-nous apporter d’autre à la voiture et qui ajoutera de la performance ?”

“Nous essayons de le faire aussi vite que possible, parce que nous voulons revenir à l’avant. Nous voulons être en compétition à l’avant, et la seule façon d’y arriver est d’accepter que nous ne sommes pas dans la position dans laquelle nous voulons être et que nous voulons nous battre et travailler dur pour revenir.”

Elliott a ajouté qu’il n’avait aucun doute sur la motivation du personnel de l’équipe Mercedes à l’usine de Brackley : “Bahreïn a été une véritable confrontation avec la réalité, et nous retrouver dans la situation dans laquelle nous nous trouvons –  à savoir ne pas être compétitifs – a été une vraie déception, une déception pour toute l’équipe.”

“Vous devez vous en sortir, mais vous vous demandez comment allons-nous nous remettre dans le combat ? Et en fait, lorsque vous vous promenez à l’usine, il y a une telle quantité d’énergie, une telle quantité de travail en cours, que nous commençons déjà à voir une partie du développement se concrétiser qui va nous ramener dans ce combat au championnat.”

Avant le Grand Prix d’Australie – troisième manche de la saison 2023 – l’écurie Mercedes occupe la troisième place au championnat du monde des constructeurs à égalité de points avec Aston Martin. 

Le Grand Prix d’Australie du point de vue des pneus

Pour le Grand Prix d’Australie 2023, le composé C2 fera office de gomme la plus dure du spectre ce week-end, alors que les C3 seront les pneus Mediums et les C4 les pneus Tendres. Ce choix devrait offrir aux pilotes plus d’options stratégiques que lors de l’édition 2022.

La FIA a confirmé qu’il y aura quatre zones DRS cette année à Melbourne. Il pourrait donc s’agir de l’édition du Grand Prix d’Australie avec la vitesse de pointe la plus élevée, étant donné qu’elle pourrait théoriquement atteindre 340 km/h.

Le nouveau tracé, inauguré l’an dernier, favorise les dépassements notamment dans le deuxième secteur. Avec une configuration de la voiture qui se concentre sur la traction, les sorties de virages peuvent être aidées afin d’avoir une meilleure chance de dépasser sur les courtes lignes droites de la piste.

En termes d’abrasivité, le tracé de Melbourne est classé 2 sur une échelle allant de 1 à 5, alors que les forces exercées sur les pneus se trouvent dans la fourchette “moyenne” par rapport aux autres circuits du calendrier.

Les pressions Pirelli pour le GP d’Australie

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“Pour le Grand Prix d’Australie, nous avons choisi le même trio de composés qu’en 2019.” nous explique Mario Isola, directeur de Pirelli en Formule 1.

“Après quelques années d’absence du calendrier de la Formule 1 en raison de la pandémie, l’année dernière, nous avons opté pour un saut de gommes en partant du plus Tendres avec le C5 et avec le C2 et le C3.”

“La course de 2022, remportée par Charles Leclerc, n’était qu’à un seul arrêt et les équipes ont toutes choisi de rouler en Durs et Mediums, reléguant les Tendres aux seules qualifications.”

“Dans le week-end à venir, les équipes auront les C2, C3 et C4 disponibles, leur permettant ainsi d’avoir, au moins sur le papier, plus d’options disponibles en termes de stratégie.”

“Nous nous attendons à une évolution élevée de la piste au cours du week-end, comme cela s’est traditionnellement produit à Melbourne, alors que les forces affectant les pneus sont moyennes.”

“La piste est très fluide et même les virages sont maintenant plus rapides après les changements introduits l’an dernier, facilitant ainsi les dépassements et le spectacle.”

L’infographie Pirelli pour le GP d’Australie

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De la Rosa : “Les gens ne savent pas qui est le vrai Fernando”

Qui mieux que Pedro De la Rosa pour vous parler de Fernando Alonso ? Les deux hommes se connaissent depuis les années 90 : de leurs premières batailles sur piste en karting avant de s’affronter en Formule 1 quelques années plus tard. Ils sont désormais de nouveau réunis chez Aston Martin où Pedro De la Rosa occupe le poste d’ambassadeur du constructeur britannique.

Dans un entretien publié par l’équipe Aston Martin à la veille de la troisième manche de l’année qui se dispute en Australie et après le 100e podium décroché par Fernando Alonso en carrière au GP d’Arabie Saoudite, Pedro De la Rosa ne tarit pas d’éloges sur son ami de longue date.

“Les gens ne savent pas qui est le vrai Fernando. Ils voient qu’il est extrêmement engagé et concentré, mais ce qu’ils ne voient pas, ce qu’ils ne réalisent pas, c’est à quel point il est facile à vivre.” explique Pedro De la Rosa.

“Il a un énorme sens de l’humour et ne se prend pas trop au sérieux, c’est une de ses forces, il ne ressent pas de pression.”

“Quand les autres pilotes sont nerveux à propos de ce qui va arriver, Fernando ne l’est pas. Vous êtes avec lui quelques instants avant qu’il ne soit sur le point de courir et il sourit, rit et plaisante.”

“C’est comme un enfant sur le point d’aller au parc avec ses potes pour jouer au foot, on ne croirait pas qu’il est sur le point de piloter une F1, il reste détendu et c’est en partie pour cela qu’après toutes ces années, il est encore capable de concourir à un si haut niveau.”

L’Espagnol se souvient avoir été très impressionné par Fernando Alonso en 2001 – année à laquelle le double champion du monde a débuté sa carrière avec Minardi – alors que De la Rosa pilotait à l’époque pour Jaguar.

“Barcelone, 2001, le Grand Prix d’Espagne, c’est là que j’ai réalisé qu’il était différent des autres pilotes.” ajoute De la Rosa.

“J’étais chez Jaguar, il était chez Minardi. J’ai eu un problème en qualifications donc je suis parti du fond de la grille. Fernando, dans une voiture beaucoup moins compétitive, avait quelques positions d’avance et nous nous sommes battus dans les premiers tours.”

“Sa voiture n’avait aucune adhérence – elle était inconduisible – mais d’une manière ou d’une autre, il se battait tout en conduisant sur le fil du rasoir absolu. La façon dont il équilibrait la voiture, je me souviens avoir pensé : “Wow, ce mec est vraiment bon”.”

“J’ai su qu’il allait être rapide dès qu’il a fait des essais avec Jaguar un an plus tard. Il était si rapide sur une piste séchante – il est toujours rapide sur une piste qui sèche – c’est ce qui m’a marqué ce jour-là.”

“Il est revenu aux stands à un moment donné et les pneus étaient détruits, ils avaient du graining, mais il était toujours extrêmement rapide. Il m’a même fallu un certain temps pour égaler ses temps – et ce n’était que sa première fois dans la voiture.”

“Ses commentaires étaient également parfaits. Il a réussi à identifier tout ce que nous devions améliorer sur la voiture.”

“Son talent naturel est insensé. Il s’accompagne d’une détermination et d’un engagement féroces et d’une concentration intense. Mais c’est sa capacité d’adaptation qui le distingue. Quoi que vous lui donniez, l’état des pneus, le type de voiture, la nature de la piste, il sera vite à la limite.”

Fernando Alonso
Fernando Alonso à Bahreïn en 2023

Malgré toutes ces années passées en Formule 1, Fernando Alonso n’a jamais perdu son niveau de compétitivité ni sa détermination selon Pedro De la Rosa, qui aimerait voir son ami terminer sa carrière avec un troisième titre mondial.

“De nombreux champions du monde perdent leur avantage lorsqu’ils n’ont plus de voiture compétitive. Fernando n’est pas comme ça. Il a maintenu son niveau et sa motivation.”

“Avoir obtenu autant de podiums en F1 [100 à ce jour, ndlr] que lui et avoir toujours la même faim qu’à ses débuts, bien qu’il n’ait pas eu de voiture compétitive depuis tant d’années, est quelque chose que j’admire vraiment chez lui.”

“Ce serait un rêve devenu réalité de voir Fernando couronné champion du monde à nouveau. Il le mérite. Tout ce que vous faites dans la vie, si vous faites de votre mieux, tôt ou tard vous serez récompensé – et Fernando a donné le meilleur de lui-même pendant des décennies.”

“Quand vous considérez le parcours qu’il a eu, tout ce qu’il a fait et tout ce qu’il a traversé, gagner à nouveau le championnat du monde serait la finale appropriée d’une remarquable carrière en F1.”

Le PDG de la F1 lance un pavé dans la mare

Le PDG de la F1, Stefano Domenicali, a une nouvelle fois lancé un pavé dans la mare en affichant sa volonté de voir disparaître les séances d’essais libres lors d’un week-end de Grand Prix.

On le sait, la Formule 1 cherche en permanence des idées pour rendre un week-end de Grand Prix un peu plus excitant et, après avoir introduit la course Sprint sur plusieurs événements du calendrier (six cette saison), la catégorie reine continue d’explorer différentes options.

Le week-end dernier, le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, a été interviewé par la chaîne portugaise SportTV et a offert ses réflexions sur divers sujets dont une concernant le format actuel des week-ends de course, l’Italien ayant déclaré qu’il était favorable à la suppression pure et simple des essais libres en F1.

“Je suis un partisan de l’annulation des essais libres, qui sont d’une grande utilité pour les ingénieurs, mais que le public n’aime pas.” a ainsi lâché Domenicali.

Cette petite phrase de Stefano Domenicali a évidemment déjà fait couler beaucoup d’encre, notamment sur les réseaux sociaux ces dernières heures, alors que les essais libres restent à l’heure actuelle une partie essentielle pour les pilotes et les équipes afin de se préparer à une course en peaufinant les réglages des monoplaces.

Bien que la suppression pure et simple des essais libres en Formule 1 nous semble chimérique, d’autres idées comme marquer des points lors des essais libres pourraient en revanche devenir réalité à plus ou moins court terme si l’on en croit les propos tenus par Domenicali à la fin de l’année dernière.

En effet en 2022, l’Italien insistait déjà sur le fait qu’il était devenu presque obligatoire de modifier le format des week-ends en supprimant pourquoi pas la dernière séance d’essais libres programmée le samedi.

Dans un week-end normal, celui consistant à avoir des essais libres 1 et 2 le vendredi, chaque séance devrait donner soit des points, ou alors avoir des tours de qualification uniques.”

“Ou alors, une qualification sous forme d’une course différente et plus courte le samedi au lieu de la troisième séance d’essais libre, peut-être aussi un mécanisme de grille inversée.”

Nous mettons beaucoup de choses sur la table, beaucoup nous disent non, mais nous avons vu à quelques occasions la beauté d’avoir des remaniements en course avec plus de dépassements. Nous avons l’obligation d’essayer.” insistait Domenicali en 2022 dans les colonnes du Corriere della Sera.

Vous l’avez compris, la suppression des traditionnelles séances d’essais libres est encore loin d’être actée, mais la Formule 1 pourrait bien en surprendre plus d’un en testant différents formats de week-end dans les mois à venir comme ce fut déjà le cas en 2022 lorsque la journée des médias du jeudi a été annulée puis finalement rétablie.

Votre avis en tant que fans de Formule 1 nous intéresse. Vous pouvez participer au sondage que nous avons mis en place à cette adresse.

Wolff accepte la domination de Red Bull : “C’est une méritocratie”

Depuis le début de la saison 2023, l’équipe Red Bull a dominé les deux premières courses déjà disputées à Bahreïn et en Arabie Saoudite en décrochant deux doublés consécutifs, ce qui permet à l’écurie de Milton Keynes de mener les deux championnats pilotes et constructeurs avec une marge confortable.

Certains craignent que la supériorité de Red Bull en ce début d’année ne décourage les fans de Formule 1, annulant ainsi la montée en flèche de la popularité du sport ces dernières années.

Mais pour le directeur de Mercedes Toto Wolff – dont l’écurie a connu une ère de domination entre 2014 et 2020 – la Formule 1 est une méritocratie et Red Bull a juste fait un meilleur travail que ses concurrents pour en arriver à un tel niveau de compétitivité. 

“Nous avons aussi connu ces années où nous étions très forts, mais c’est une méritocratie.” a déclaré Toto Wolff après le Grand Prix d’Arabie Saoudite.

“Nous ne devrions même pas en parler, parce que je me souviens avoir entendu le même discours entre 2014 et 2020. Mais ce qui rend ce sport si spécial, c’est que vous devez travailler dur pour gagner, et vous devez mériter cela, c’est un fait.”

“Même si ce n’est pas génial pour le spectacle que ce soit toujours les mêmes gars qui gagnent tout le temps, c’est juste parce qu’ils ont fait du bon travail et pas nous.”

“Nous espérons tous avoir un bon divertissement et il est de notre devoir de rattraper et de combattre ces gars-là. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour riposter et nous allons examiner les points faibles qu’ils pourraient avoir.”

“Le divertissement fait partie du sport et cela [la domination de Red Bull] n’est peut-être pas une bonne chose pour le côté commercial, mais c’est ce qui rend la Formule 1 si spéciale.”

Avant le Grand Prix d’Australie – troisième manche de la saison 2023 – l’équipe Red Bull mène le championnat constructeurs avec 49 points d’avance sur Mercedes troisième à égalité de points avec Aston Martin.

Steiner : “Les erreurs au milieu de peloton coûteront cher”

En 2022, l’équipe Haas a terminé à la huitième place au championnat du monde des constructeurs avec 37 points marqués, soit deux de plus que l’écurie AlphaTauri. Pour cette saison 2023, l’objectif de la petite écurie américaine est de faire aussi bien sinon mieux que l’an dernier, mais le milieu de peloton s’est incroyablement resserré par rapport à 2022 comme le constate Steiner.

“Cette année, nous avons commencé avec un objectif clair en tête qui est d’améliorer notre position au championnat des constructeurs par rapport à l’année dernière.” nous explique Guenther Steiner.

“Evidemment, nous n’avons pas marqué de point à Bahreïn, mais comme nous l’avons tous découvert, il y a maintenant quatre équipes très fortes en Formule 1 et les points à gagner ne sont pas nombreux.”

“A Bahreïn, nous n’avons pas marqué de point, mais nous l’avons fait en Arabie Saoudite, et plutôt d’une belle manière [P10 pour Magnussen, ndlr]. En disant cela, je veux dire par là que nous n’avons pas marqué grâce à la chance, nous nous sommes bien battus pour cela.”

“Obtenir des points est la plus grande motivation pour l’équipe, parce que si vous obtenez des points, l’équipe est heureuse et motivée d’aller à la prochaine course.”

“Mais en même temps, il n’y a que quelques points disponibles pour les équipes du milieu de peloton et tout le monde est dans ce milieu de peloton, à partir de la P6 c’est le milieu de peloton et il n’y a personne derrière.”

“Nous devons donc saisir toutes les occasions. Je pense que nous sommes à l’extrémité supérieure de ce milieu de peloton, mais il pourrait y avoir un changement à chaque course. La seule chose à faire est de travailler dur et de ne pas faire d’erreurs car elles coûteront cher.”

Avant le Grand Prix d’Australie – troisième manche du championnat du monde – l’équipe Haas occupe la septième place au classement constructeurs à égalité de points avec Williams [1 point, ndlr].

Ralf Schumacher : “Si Michael avait été là, Steiner se serait comporté autrement”

L’ancien pilote de F1, Ralf Schumacher, admet qu’il a encore beaucoup de mal à digérer la façon dont a été traité son neveu Mick Schumacher chez Haas l’an dernier, notamment par le directeur de l’écurie Guenther Steiner qui n’a pas hésité à être très critique envers son pilote tout au long de la saison 2022.

L’an dernier, les erreurs à répétition de Mick Schumacher chez Haas ont finalement eu raison de son avenir au sein de l’écurie américaine et, bien qu’il reconnaisse volontiers que son neveu a eu trop d’accidents, Ralf Schumacher estime que la série Drive to Survive de Netflix – qui a mis en avant les crashs de Schumacher et les excès de colère du directeur Guenther Steiner – n’a certainement pas aidé le jeune Allemand à se sentir à l’aise et à progresser.

“Il faut bien admettre qu’il était trop lent en première partie de saison et qu’il a eu trop d’accidents. Que ce soit discuté en interne ensuite ne me pose aucun problème.” a déclaré Ralf Schumacher en entretien avec AutoBild.

“Je pense que c’est dommage d’en être arrivé là [aux critiques publiques de Steiner envers Mick Schumacher dans la série Drive to Survive]. Je pense – en tant qu’homme et aussi en tant que père – qu’on ne traite pas un jeune comme ça.”

“Tout le monde peut et doit supporter la pression en Formule 1. Mais c’était tout simplement trop. Et je crois aussi – et c’est ce qui me dérange le plus – que si mon frère avait été là [Michael Schumacher, ndlr], Guenther Steiner se serait souvent comporté autrement. Je pense juste que la présence de Michael aurait été suffisante.”

“Mais encore une fois, chacun fait ce qu’il veut. Mais Mick fait partie de la famille et vous devez me comprendre, si vous traitez ma famille de la sorte, ça ne me plait pas.”

“Je dois aussi dire une chose : bien que Mick n’ait pas eu une chance équitable dans la deuxième moitié de saison, et en sachant qu’il avait un chef d’équipe qui ne voulait plus de lui, il a fait un super boulot et cela m’a beaucoup impressionné.”

Concernant un éventuel retour de Mick Schumacher – désormais pilotes d’essais chez Mercedes – sur la grille de la F1 en tant que pilote titulaire, Ralf Schumacher admet que son neveu aura certainement besoin “d’un peu de chance” pour espérer revenir un jour : “Il a juste besoin de patience et d’un peu de chance pour retrouver un baquet.”