La troisième place sur le podium décrochée par Fernando Alonso dimanche dernier au Qatar au volant de son Alpine a prouvé selon Ross Brawn, manager sportif de la F1, que l’Espagnol est toujours aussi passionné et « amoureux » de la Formule 1.
Dimanche dernier sur le tracé de Losail, le double champion du monde a choisi avec son équipe une audacieuse stratégie à un seul arrêt, ce qui lui a permis de rallier l’arrivée de l’épreuve à la troisième place, décrochant ainsi son premier podium depuis le Grand Prix de Hongrie 2014 avec Ferrari.
Nombreux sont ceux – dont Ross Brawn – qui ont salué la performance du quadragénaire espagnol – qui a signé son grand retour en Formule 1 cette saison après deux années en dehors de la catégorie reine du sport automobile.
« Je suis un grand fan de Fernando et je me suis toujours senti frustré qu’il n’ait remporté que deux championnats du monde pour quelqu’un de son talent. Il est facilement mon « pilote du jour » [au GP du Qatar]. C’est un homme qui est toujours amoureux de la F1 et ça se voit. » a déclaré Brawn dans sa chronique d’après course sur le site du championnat.
« Il a énormément de talent. Peut-être que la perspective qu’il a maintenant, après un certain temps loin du sport, pourrait l’aider. C’est génial de le voir sur le podium et génial de voir Alpine faire si bien ici ce week-end. Cette Alpine avait l’air bien tout le week-end. Il s’amuse tellement. Il est dans son élément. »
« Cela l’incitera-t-il à rester un peu plus longtemps? Qui sait? Je pense que nous voulons tous que Fernando soit là pendant un moment. Il pilote très bien. Il mérite d’être là, cela ne fait aucun doute. C’est super pour le sport, super pour les fans, super pour tout le monde. »
Pour son grand retour en F1, Fernando Alonso n’a pas à rougir de sa performance cette année puisque l’Espagnol occupe la dixième place au classement des pilotes à deux courses de la fin de saison.
L’équipe Mercedes a dominé deux courses sur trois lors de cette triplette de courses au mois de novembre, au cours de laquelle Lewis Hamilton a réduit son écart sur Max Verstappen au championnat du monde après un douloureux GP du Mexique pour Mercedes. L’équipe de Brackley semble avoir retrouvé de la vitesse après la course sur le circuit Hermanos Rodriguez, montrant au Qatar, et surtout au Brésil, une suprématie sur son rival Red Bull.
Sur le plan technique, au cours des dernières courses, il n’y a pas eu de mises à jour majeures sur la W12, ni sur les autres voitures de la grille d’ailleurs (hormis Ferrari qui a introduit un nouveau système hybride). Dans cette phase finale de ce très long championnat 2021, toutes les équipes sont désormais concentrées sur la conception et le développement de la monoplace 2022, saison au cours de laquelle les équipes repartiront d’une feuille blanche. Au-delà du Mexique, où les pronostics privilégiaient clairement la RB16B de Red Bull pour le tracé, au Brésil et au Qatar Mercedes a dominé les qualifications et la course avec Lewis Hamilton. Mais comment expliquer ce bon en avant en termes de performances de la part de l’écurie de Brackley au cours de ces dernières courses ?
Cette année, le duel Mercedes et Red Bull a toujours été très équilibré. Il a toujours été difficile cette saison de pouvoir deviner qui pourrait mieux performer entre Mercedes et Red Bull, précisément à cause de l’équilibre des forces entre la W12 et la RB16B. Cependant, au Brésil, la W12 semble a fait un bond en avant important, qui ne semble pas imputable uniquement à des circuits plus favorables à Mercedes.
Des améliorations aéro dès Silverstone
Tout d’abord, il faut considérer que la progression de cette W12 part de loin, c’est-à-dire du GP de Grande-Bretagne à Silverstone, puisque Mercedes a forcé le développement de sa monoplace au début de l’été, après avoir compris les problèmes qui ont « ralenti » la W12 dans la première phase de la saison. Les aérodynamiciens de Brackley pour leur GP à domicile ont apporté des innovations aérodynamiques très importantes dans toute la zone centrale de la monoplace, modifiant considérablement la disposition des barges-board et du fond plat.
La Mercedes W12 a plus souffert que la Red Bull du rétrécissement imposé à l’arrière du fond plat par la règlementation cette année, en raison de la configuration de Rake [hauteur de caisse à l’arrière] à angle faible. L’équilibre a donc été touché, avec une W12 très instable à l’arrière, ce qui s’est vu dès les premiers roulages aux essais hivernaux de Bahreïn en début d’année. Le bord latéral du fond plat ondulé qui caractérisait la Mercedes début 2021 a en effet disparu depuis Silverstone au profit d’un nouveau fond plat avec une forme plus rectiligne et une série de générateurs de vortex conçus pour mieux gérer le flux d’air à l’arrière.
Le vrai progrès en termes d’équilibre aérodynamique concernant la W12 est donc à attribuer aux innovations introduites au Grand Prix de Grande-Bretagne, et dès lors, Mercedes est toujours restée au niveau de la Red Bull de Max Verstappen.
Après le Grand Prix du Mexique remporté par Verstappen, sur une piste « limitée à l’arrière » sur laquelle Mercedes a plus souffert par rapport à Red Bull – en plus de difficultés à pouvoir avoir de la vitesse dans les virages lents et à gérer les pneus – l’équipe de Toto Wolff a décidé de mettre en œuvre une stratégie plus agressive pour la manche suivante au Brésil, en montant le cinquième moteur à combustion interne sur la voiture numéro 44 de Lewis Hamilton.
Des cartographies moteur plus agressives
Côté moteur à partir du Brésil, il a été décidé chez Mercedes d’être plus agressif dans la cartographie à utiliser en qualifications et en course, même au détriment d’une « plage de sécurité » ce qui peut engendrer des problèmes de fiabilité. Avec la suppression du « Party Mode » à partir de Monza 2020, la cartographie endothermique à utiliser en qualifications et en course doit être unique, sans possibilité d’aller plus bas ou plus haut avec la puissance. Les équipes optent donc pour des stratégies moteurs qui sont un compromis entre fiabilité et puissance en fonction de la piste. Lors des dernières courses, Mercedes a décidé d’implémenter des cartographies moteur plus puissantes, et on a vu comment le kilométrage des moteurs thermiques a diminué, Valtteri Bottas détenant même le record de la grille avec déjà six moteurs neufs utilisés depuis le début de la saison. Le Finlandais a d’ailleurs dû abandonner précisément au Qatar le week-end dernier en raison de problèmes liés à la surchauffe de son moteur.
Le groupe motopropulseur Mercedes se caractérise par l’utilisation d’une unité turbine-compresseur très miniaturisée [downsizing] qui était supposée être fortement sollicitée avec une densité d’air plus faible au Mexique sur un circuit situé à plus de 2000 mètres d’altitude. En revanche, à Sao Paulo, le Grand Prix se déroulait à une altitude de 800 m au-dessus du niveau de la mer (mais bien loin des plus de 2000 m de Mexico). Dans ces conditions, un effort accru est également demandé au générateur de moteur électrique MGU-H, qui est calé directement sur l’arbre interposé entre le compresseur et la turbine.
L’utilisation d’un moteur neuf pour Lewis Hamilton à Interlagos était un choix judicieux de l’équipe de Brackley, car la puissance supplémentaire était clairement visible contre Red Bull-Honda. Mercedes, sur le moteur de Lewis Hamilton au Brésil, a décidé d’aller encore plus haut avec les cartographies, atteignant près de 20 CV supplémentaires par rapport à l’ancienne unité de puissance utilisée. Les différences de performances avec son coéquipier Bottas, qui a couru avec une unité de puissance plus ancienne au Brésil, étaient évidentes en qualifications et en course. Par rapport à la Red Bull de Verstappen, l’écart ouvert par Hamilton au Brésil était vraiment impressionnant (plus de 4 dixièmes de secondes), notamment en qualifications sur une piste très courte où l’on fait un tour en un peu plus d’une minute.
Mercedes a fait la différence non pas en vitesse de pointe, mais en accélération. Le choix d’un nouveau moteur est très valorisant sur les circuits où vous courez avec une incidence élevée dans les ailerons, où plus de résistance à l’air est générée. Le Mexique, le Brésil et le Qatar ont été courus avec l’incidence la plus élevée [c’est à dire beaucoup d’appuis], à l’exception de Red Bull à Interlagos.
Les performances vues à Losail au Qatar étaient plus nivelées qu’une semaine auparavant, et l’écart avec Red Bull n’était certainement pas celui du Brésil. La puissance excessive dans les lignes droites de la Mercedes n’était plus visible, mais dans les virages, la W12 a réussi à donner des maux de tête à Red Bull. Lewis Hamilton courait au Qatar avec le moteur qu’il utilisait avant le Brésil [le moteur 4] et les vitesses enregistrées par la W12 au cours du week-end n’étaient pas sensationnelles sur le tracé de Losail.
La vraie différence au Qatar est que la W12 a bien performé dans les virages à moyenne et haute vitesse qui conviennent parfaitement à la voiture de Hamilton et Bottas, notamment grâce à son empattement plus long que la Red Bull. La piste du Qatar est classique et est plutôt limitée à l’avant, ce qui fait que les pneumatiques avant sont les plus sollicités. Mercedes a fait la différence dans le secteur central, dans les virages rapides 6-7-8, tandis que Red Bull n’a pas pu utiliser la configuration optimale en raison de problèmes avec le système de DRS sur la monoplace de Verstappen tout au long du week-end.
Red Bull proteste sur l’aileron de Mercedes
Au brésil, les vitesses enregistrées par Mercedes dans les lignes droites ont déclenché les protestations de l’équipe rivale Red Bull, avec Christian Horner qui a ouvertement déclaré avoir des soupçons sur la légalité de l’aileron arrière de la W12. L’équipe de Milton Keynes mène une guerre psychologique et technique avec l’équipe de Toto Wolff, et la controverse n’a pas manqué après l’exclusion de Hamilton de la séance de qualifications de la course Sprint au Brésil en raison d’une infraction à la règlementation technique avec le DRS de sa monoplace.
Pour rappel, les protestations de Red Bull se sont initialement concentrées sur la suspension arrière de la W12 après le GP de Turquie, tandis que plus tard, l’accent s’est entièrement tourné vers la flexibilité de l’aileron arrière. Red Bull prétend garder un œil sur l’aileron arrière de la Mercedes depuis la Hongrie, contestant le fait que le profil principal va se replier vers l’arrière à grande vitesse. Adrian Newey, directeur technique de Red Bull, a d’ailleurs montré à la FIA quelques photos encadrant la partie arrière du profil principal, dans laquelle il y a quelques traces de frottement avec le support des flasques, ce qui témoignerait du mouvement vers l’arrière. Cette prétendue flexion rendrait l’aileron arrière de la Mercedes non conforme à l’article 3.6.3 du règlement technique qui impose un écart maximum entre les profils avec un DRS fermé de 15 mm.
Le recul du profil principal écarterait les profils au-delà des 15mm maximum autorisés par la réglementation lorsque la voiture roule à des vitesses supérieures à 200km/h. Cela produirait des avantages en termes de réduction de la traînée et expliquerait, selon Red Bull, les anomalies de vitesse détectées par l’équipe de Milton Keynes.
Cependant, l’aileron arrière de la W12 semble en ordre lorsque la voiture est à l’arrêt lors des vérifications techniques, hormis ce petit accroc au Brésil [voir tous les détails ici]. Dans ce cas, cependant, le problème concernait le dépassement de l’écart maximum de 85 mm avec le DRS ouvert, en raison d’un jeu excessif dans les fixations du volet mobile.
Pour satisfaire Red Bull, nous avons appris que la FIA a réalisé un nouveau « stress test » sur le plan principal de la W12, en appliquant une paire de poids de 35kg de part et d’autre. Déjà au GP de France, la FIA avait resserré les contrôles de flexion des ailerons arrière, obligeant de nombreuses équipes à renforcer les structures porteuses de l’aileron. L’aileron de la Mercedes était cependant conforme au règlement au Qatar le week-end dernier, mais cela n’a pas levé les doutes et les incertitudes de Christian Horner et Adrian Newey. Nous verrons donc si pour les deux dernières courses de la saison (Arabie Saoudite et Abou Dhabi) la FIA mettra en place de nouveaux tests de flexion aux vérifications techniques ou si tout sera reporté à 2022.
Avant le Grand Prix d’Arabie Saoudite (du 3 au 5 décembre), Max Verstappen est toujours leader du championnat du monde des pilotes avec huit points d’avance sur Lewis Hamilton, tandis que Mercedes a cinq points d’avance sur Red Bull Racing au championnat des constructeurs.
Dimanche dernier au Grand Prix du Qatar, le Français Esteban Ocon a voulu rendre la pareille à son coéquipier Fernando Alonso en défendant « comme un lion » sa position pour empêcher le pilote Red Bull Sergio Perez de remonter sur l’Alpine de l’Espagnol en fin de course.
Alors qu’il se battait pour décrocher le premier podium avec Alpine, Fernando Alonso a demandé à son équipe de dire à Esteban Ocon de « défendre comme un lion » derrière afin de retenir la Red Bull de Perez qui remontait doucement mais sûrement vers l’Espagnol alors qu’il avait des gommes neuves sur sa RB16B.
Le Français s’est immédiatement exécuté et a défendu comme il a pu avec des pneus en fin de vie sur un Sergio Perez très rapide au volant de sa Red Bull. Ocon – qui a finalement franchi la ligne d’arrivée cinquième derrière Perez – a expliqué après la course qu’il a tout fait pour rendre la pareille à Fernando Alonso après que le double champion du monde ait lui aussi défendu comme un lion sa position sur Lewis Hamilton au Grand Prix de Hongrie un peu plus tôt cette année afin de permettre à son coéquipier de décrocher sa première victoire en F1.
« C’était une belle course de notre côté et je suis très heureux de finir cinquième en étant parti neuvième. J’ai réussi à dépasser Carlos [Sainz] et Yuki [Tsunoda] après un bon départ. » nous expliquait Esteban Ocon ce dimanche au Qatar.
« J’ai essayé de rendre la pareille à Fernando pour Budapest. J’ai demandé à l’équipe s’ils avaient besoin de moi pour défendre face à Perez. Il était en pneus neufs et ce n’était pas facile, mais j’ai fait mon maximum. »
« Ce résultat est un peu comme une victoire pour nous. C’était un effort fantastique, le mérite en revient à chaque membre de l’écurie et ces vingt-cinq points gagnés sur Alpha Tauri nous mettent dans une très bonne position avant les deux dernières courses de l’année ! »
Après le Grand Prix du Qatar, le PDG d’Alpine Laurent Rossi a tenu à souligner le formidable esprit d’équipe qui règne chez Alpine cette année et qui a rendu ce résultat possible dimanche sur le tracé de Losail.
« Nous savions qu’une grande opportunité se présenterait avec les pénalités touchant des voitures autour de nous sur la grille et nous mettant dans une excellente position. Dès lors, c’était à lui [Alonso] au volant de se placer dans le match, à l’équipe d’exécuter la bonne stratégie avec les bonnes décisions aux bons moments et à l’équipe des stands d’effectuer un arrêt parfait. » a déclaré Rossi.
« Toutes les pièces du puzzle se sont assemblées et le résultat final est mérité avec notre deuxième podium de la saison. Il ne faut pas oublier la prestation tout aussi brillante d’Esteban pour terminer cinquième. Il a également réalisé un superbe départ le plaçant en excellente position pour marquer des points. Il a tiré profit de la stratégie à deux arrêts d’autres concurrents, mais il a conservé son sang-froid malgré le retour tardif de certains pour prendre dix points extrêmement précieux. »
Après le Qatar, Alpine est cinquième du championnat du monde des constructeurs avec désormais 25 points d’avance sur AlphaTauri, alors qu’il ne rest que deux courses à disputer cette saison (l’Arabie Saoudite et Abou Dhabi).
La Formule 1 a confirmé avoir réalisé plus de 4000 tests Covid-19 à Doha entre le lundi 15 et le dimanche 21 novembre dans le cadre du Grand Prix du Qatar 2021, vingtième manche du championnat du monde.
Ces tests ont été effectués sur les pilotes, membres du personnel des équipes et tous les membres présents dans le paddock de Losail (sous traitants, journalistes…). Parmi toutes ces personnes testées, trois personnes ont été testées positives et ont donc immédiatement été placées à l’isolement.
« La FIA et la Formule 1 peuvent aujourd’hui confirmer qu’au Grand Prix de Formule 1 du Qatar 2021, entre le lundi 15 et le dimanche 21 novembre, 4 055 tests de dépistage du Covid-19 ont été effectués sur les pilotes, les équipes et le personnel.Parmi eux, trois personnes ont été testées positives. » peut-on lire dans le rapport publié par la F1 cette semaine.
Pour rappel, jusqu’à présent depuis le début de la crise sanitaire en 2020, sept pilotes de F1 ont été testés positif au Covid-19: Sergio Perez, Lance Stroll, Lewis Hamilton, Lando Norris, Charles Leclerc, Pierre Gasly et plus récemment Kimi Raikkonen, tandis que l’équipage de la voiture médicale a également été testé positif à la veille du Grand Prix de Turquie. La prochaine manche du championnat du monde 2021 se disputera en Arabie Saoudite du 3 au 5 décembre sur le tout nouveau tracé urbain de Djeddah.
La saison 2021 composée de 22 Grands Prix arrive presque à son terme et s’est écoulée à un rythme soutenu avec notamment deux « back-to-back » (deux week-ends à la suite) et trois « triple-header » (enchainement de trois week-ends). Des enchainements qui mettent le staff des écuries à l’épreuve psychologiquement et physiquement.
L’année prochaine, 23 Grands Prix (un record pour la discipline reine) sont programmés au calendrier (que vous retrouverez en bas de cet article). Même si certains Grands Prix restent à confirmer dans le cadre d’homologations ou en fonction de la situation sanitaire, nous retrouverons encore plusieurs enchainements de week-ends l’année prochaine.
Forte de son succès, la F1 envisagerait dans un futur proche, des saisons à 25 Grands Prix. Un argument et une force pour la discipline et son audience ? Rien n’est si sûr si l’on en croit les propos de Franz Tost, directeur d’AlphaTauri, et Frederic Vasseur, directeur d’Alfa Roméo.
« Tout d’abord, c’est une bonne chose que nous ayons 23 courses l’année prochaine. La Formule 1 a fait un travail fantastique, avec Stefano [Domenicali] , et nous devrions être heureux de cela. » a déclaré Franz Tost au Qatar le week-end dernier.
« Cette année, tout a bien fonctionné. Nous sommes ici à Doha et les gars sont frais, les gars sont motivés. Du moins, ils le sont à la Scuderia AlphaTauri, je ne sais pas comment c’est dans les autres équipes. Les gens devraient être heureux de pouvoir travailler en Formule 1 et de relever ce défi »
« Si le calendrier passe à 25 courses, c’est une autre histoire. Parce qu’il faut alors penser à la rotation [des équipes] ou autre chose, mais cela rend les choses compliquées. D’une manière générale, je ne suis pas un grand fan de ce nombre élevé de courses parce que je pense que la Formule 1 perdra un peu le marché premium, si il y a une course chaque week-end, les gens perdront l’intérêt et c’est ce qui m’inquiète le plus, mais pas à cause de la charge de travail, c’est juste parce que les gens seront saturés de courses. »
Pour sa part, Frederic Vasseur est entièrement d’accord avec son homologue de chez AlphaTauri, le Français estimant lui aussi qu’il pourrait s’installer une certaine lassitude auprès des fans avec trop de Grands Prix.
« Je suis entièrement d’accord avec Franz. Je pense que nous devons d’abord considérer cela comme positif, car cela signifie que la F1 se porte bien et que la perception de la F1 s’améliore. » a déclaré Vasseur.
« Je suis impliqué dans la course automobile depuis 30 ans maintenant et j’ai toujours pensé – Je veux être là, je veux progresser en Formule 1 – . Vous savez, je pense qu’il y a des millions de personnes qui aimeraient faire de la Formule 1 et c’est une chance et nous devons la considérer comme telle. »
« Maintenant, je suis d’accord avec Franz sur le fait que nous devons faire attention à ce que les fans ne perdent pas leur motivation, c’est important. Mais au niveau de l’équipe, je ne pense pas que ce sera un gros problème. » Conclut le français.
Mattia Binotto, le patron de l’équipe Ferrari, avait souligné il y a quelques temps déjà le rythme soutenu de cette saison 2021 qui aurait pu justifier quelques erreurs de la part de son équipe et qu’il mettait sur le compte de la fatigue (plus de détails dans cet article). Plus de courses au nom du spectacle ? Moins pour privilégier l’aspect « exceptionnel et éphémère » d’un Grand Prix ? Un jeu d’équilibriste auquel devront se prêter les instances ces prochaines années, avec le risque – peut-être – de lasser les fans.
Mercedes a indiqué qu’elle déploiera à Djeddah la semaine prochaine le nouveau moteur qui a propulsé Lewis Hamilton vers la victoire au Brésil pour tirer pleinement parti des caractéristiques du tracé à grande vitesse de Djeddah en Arabie Saoudite pour l’avant dernière manche de l’année.
Au Brésil, Lewis Hamilton a reçu un cinquième moteur neuf à l’arrière de sa monoplace, ce qui lui a valu des pénalités sur la grille de départ. Mais grâce à cette unité de puissance neuve, le Britannique a réussi à remonter toute la grille le samedi lors de la course Sprint, alors qu’il est remonté depuis la dixième place le dimanche lors de la course principale pour décrocher la victoire. Ce week-end au Qatar, Hamilton n’avait pas ce moteur neuf à l’arrière de sa monoplace, mais le septuple champion du monde a tout de même été impressionnant sur le tracé de Losail avec une pole position le samedi et une victoire « facile » le dimanche.
Pour la prochaine course de la saison qui se disputera sur le circuit de Djeddah en Arabie Saoudite, l’équipe Mercedes a prévu de remonter le moteur utilisé seulement au Brésil sur la voiture d’Hamilton, comme l’a confirmé Toto Wolff, le directeur de Mercedes.
« En Arabie saoudite, cela devrait être une bonne piste pour nous, mais nous savons que cette année, quand nous pensons que c’est une bonne piste, cela peut tourner dans l’autre sens. » a déclaré Wolff.
« Mais ce sont de longues lignes droites et nous allons sortir notre grosse artillerie, le moteur, pour l’Arabie saoudite. J’espère juste que Valtteri [Bottas] pourra être à l’avant parce que nous aurons besoin de lui, mais en tout cas s’ils [Hamilton et Verstappen] terminent tous les deux la course, je pense que ça se jouera à Abou Dhabi [la finale de la saison]. »
Avant le Grand Prix d’Arabie Saoudite, Mercedes est leader du championnat constructeurs avec cinq points d’avance sur Red Bull, tandis que Max Verstappen est en tête du championnat pilotes avec huit points d’avance sur Lewis Hamilton.
Ce dimanche au Qatar, l’équipe Williams a joué avec le feu (comme d’autres équipes) en ne suivant pas les recommandations de Pirelli, qui avait pourtant insisté sur le fait qu’une stratégie à un seul arrêt sur le tracé de Losail était fortement déconseillée.
En fin de course, plusieurs crevaisons ont eu lieu, notamment chez Mercedes , McLaren ou encore Williams où les deux pilotes de l’équipe britannique ont eu une crevaison soudaine presque au même moment. Après réflexion, George Russell a admis que la stratégie de son équipe était un peu audacieuse, mais le Britannique ne regrette pas d’avoir au moins essayé.
« Évidemment, vous ne voulez jamais terminer une course sur trois roues, mais nous avons opté pour une stratégie assez audacieuse en essayant de repousser cet arrêt de manière assez agressive et en nous arrêtant tôt. » a expliqué Russell.
« Nous savions dès le début que Alfa visait les deux arrêts, et si nous avions fait aussi deux arrêts, nous aurions concédé la position, donc cela n’avait aucun sens. Nous devions faire un arrêt unique, mais nous n’avions tout simplement pas assez de vitesse. »
Le coéquipier de Russell, le Canadien Nicholas Latifi, a pour sa part abandonné sa monoplace en bord de piste en fin de course, incapable de la ramener jusqu’au stand après sa crevaison. Le pilote Williams a également indiqué qu’aucun signe annonçant une crevaison ne s’est manifesté avant.
« Je ne m’y attendais pas, tout semblait sous contrôle. Si nous comparons aux problèmes de pneus que nous avions à Silverstone [en 2020], on avait des vibrations et cela empirait de plus en plus, alors que là tout allait bien. » a déclaré Latifi.
« Même après la crevaison de George, je n’était pas certain de ce que c’était, on ne savait pas si cette crevaison était arrivée parce que nous avions tiré les pneus à la limite. Alors moi j’ai dit à la radio que mon pneu avant gauche allait bien et que c’était plus l’arrière gauche qui semblait souffrir. Donc, c’était surprenant [lorsque c’est arrivé]. Mais je pense que nous n’avions rien à perdre à essayer de faire un seul arrêt. Le résultat est évidemment mauvais, mais nous avons fait notre part en essayant de contrer les Alfa. »
Après le Grand Prix du Qatar, Pirelli a avancé une première explication concernant ces crevaisons soudaines. le manufacturier italien a expliqué qu’un relais très long associé à une vitesse élevée dans les virages rapides du tracé de Losail et des vibreurs agressifs pourraient être en partie la cause du problème.
« Comme Losail est une piste nouvelle et peu connue qui présente des virages très difficiles, les équipes sont arrivées dans la course sans toutes les informations qu’elles obtiennent habituellement car elles n’avaient qu’une seule séance d’essais libres représentative de la course. » a expliqué Mario Isola, directeur de Pirelli, ce dimanche soir au Qatar.
« Pendant la course, c’est devenu clair qu’une stratégie à un seul arrêt serait très difficile à mettre en œuvre en raison de l’usure, qui nécessitait un degré élevé de maniement des pneus. Certains pilotes ont rencontré des problèmes de pneus dans la dernière partie de la course, probablement dus à une combinaison d’usure très élevée, comme résultat de longs relais et d’impacts à grande vitesse contre certains vibreurs agressifs. »
« Mais bien sûr, nous découvrirons précisément ce qui s’est passé avec les analyses qui seront menées dans nos laboratoires de Milan. Au contraire, Hamilton et Verstappen ont pu pousser à la limite avec la stratégie qu’ils avaient choisie, franchissant la ligne d’arrivée avec plus d’une demi-minute d’avance sur Alonso, troisième, qui a réussi à mener à bien une stratégie à un seul arrêt. »
Le pilote Red Bull Sergio Perez a insisté sur le fait qu’il n’a absolument aucun problème à aider son coéquipier Max Verstappen à décrocher le titre mondial cette année chez Red Bull, notamment parce que toute l’équipe veut voir gagner le Néerlandais.
Perez a rejoint l’équipe Red Bull au début de la saison 2021 après plusieurs années chez Racing Point – désormais devenue Aston Martin – et depuis le début de l’année, le pilote Mexicain n’a qu’une seule victoire à son actif contre neuf pour Max Verstappen.
Actuellement quatrième au classement des pilotes à deux courses de la fin de saison, Sergio Perez n’est mathématiquement plus dans la bagarre pour le titre depuis quelques Grands Prix déjà et va donc tout faire pour aider son coéquipier et son équipe lors des dernières manches pour décrocher les deux titres mondiaux pilotes et constructeurs.
Lorsqu’on lui demande s’il s’agit de la saison la plus stressante de sa carrière, Perez répond : « Oui, bien-sûr, on arrive à la fin de la saison, mais tout reste à faire. Les années précédentes à ce même stade, je n’avais plus rien à jouer. Mais cette saison, on se bat pour les deux titres et c’est énorme. » a déclaré Sergio Perez au micro de Canal+ ce week-end au Qatar dans l’émission La Grille.
Lorsqu’on lui demande s’il aurait voulu avoir plus de victoires dans sa poche dès sa première saison avec Red Bull [il n’a gagné qu’à Bakou], le Mexicain explique qu’il a dû s’adapter à la Red Bull avant de pouvoir commencer à performer : « J’aurais aimé gagner plus de courses, mais il a fallu m’adapter à Red Bull. C’est un vrai processus avec une voiture si compétitive. La prise en main a été un peu plus longue que prévu. »
« Quand tu arrives dans ce sport, tu te rends compte à quel point c’est difficile de réussir. Surtout, le succès n’est pas garanti. Il y a tellement de bons pilotes et de bonnes écuries, que tu n’as aucune assurance de gagner ne serait-ce qu’un seul Grand Prix. » poursuit-il lorsqu’on lui rappelle qu’il a mis 190 Grands Prix avant de décrocher sa première victoire en F1 [en 2020 à Sakhir avec Racing Point].
Lorsqu’on lui demande si son coéquipier Max Verstappen est plus difficile à battre qu’il ne le pensait en arrivant chez Red Bull, Perez a répondu : « Max est le pilote du moment, il est très fort. Ce n’est pas facile d’être son coéquipier, mais je m’en sors. »
Enfin, lorsqu’on lui demande s’il accepte volontiers de servir de lieutenant à Verstappen cette année, le Mexicain répond : « Ça fait partie du jeu. Max est celui qui se bat pour le championnat. Je n’ai pas de problème à aider mon coéquipier, c’est dans l’intérêt de tous. Tout le monde [dans l’équipe] veut que Max Gagne car cela nous aidera à remporter le championnat des constructeurs. Ça ne me gêne pas, j’ai l’esprit d’équipe. » conclut Perez.
Avant le Grand Prix d’Arabie Saoudite – avant dernière manche de la saison 2021 qui se déroulera à Djeddah du 3 au 5 décembre – l’équipe Red Bull accuse un retard de cinq points sur Mercedes au classement des constructeurs. Du côté du classement des pilotes, Max Verstappen est toujours leader avec huit points d’avance sur Lewis Hamilton.
Lance Stroll a qualifié le Grand Prix du Qatar de « grande journée » pour l’équipe Aston Martin, qui a vu ses deux pilotes terminer dans le top à l’arrivée de l’épreuve.
Les pilotes Aston Martin faisaient partie de ceux qui ont choisi de n’effectuer qu’un seul arrêt ce dimanche au Grand Prix du Qatar, ce qui leur a permis de franchir la ligne d’arrivée à la sixième place pour Lance Stroll, tandis que son coéquipier Sebastian Vettel a marqué le dernier point disponible de la dixième place.
« Ce fut un excellent résultat et une excellente course. La monoplace était vraiment bonne. » a déclaré Lance Stroll ce dimanche soir au Qatar.
« J’ai pris un bon départ, j’ai réussi à dépasser Yuki [Tsunoda] dans le premier relais, puis j’ai commencé à rattraper le groupe devant [formé par Ocon et Sainz]. J’ai battu Sainz pour la sixième place, nous avions donc vraiment un bon rythme et j’ai pu attaquer à chaque tour et la voiture se comportait super bien. »
Malgré ce bon résultat pour Aston Martin, Lance Stroll est bien conscient que cela ne suffira pas pour réduire suffisamment l’écart avec AlphaTauri au championnat des constructeurs.
« C’est une grande journée pour l’équipe, mais je ne pense que cela change notre position au championnat des constructeurs. Je pense que nous sommes encore assez loin des équipes devant nous [35 points de retard sur AlphaTauri]. Mais au final, c’était quand même une journée positive parce que la voiture se comportait bien. »
Après le Grand Prix du Qatar, Aston Martin est toujours septième au classement constructeurs, alors qu’il ne reste que deux courses à disputer avant la fin de la saison.
Les plus observateurs d’entre-vous l’auront peut-être déjà remarqué, tandis que les autres n’y auront certainement jamais prêté attention, mais depuis quelques courses, Peter Bonnington, l’ingénieur piste de Lewis Hamilton, tient un œuf dans sa main (au centre sur la photo) lorsqu’il pose pour la photo de groupe de l’équipe en cas de victoire lors d’un week-end de course.
Il y a évidemment une anecdote derrière ce fait insolite que le directeur technique de l’équipe Mercedes, Mike Elliott, a bien voulu expliquer juste après le Grand Prix de Sao Paulo remporté la semaine dernière par le septuple champion du monde Lewis Hamilton. L’ingénieur britannique a expliqué que Peter Bonnington [Bono pour les intimes] tient cet œuf dans sa main en référence à un film que Lewis Hamilton apprécie particulièrement : Rasta Rockett. Sorti en 1993, ce film raconte comment une équipe de la Jamaïque va participer à l’épreuve de bobsleigh à quatre aux Jeux Olympiques d’hiver de Calgary.
« C’est une référence à ce film, c’est une équipe de bobsleigh qui fait la compétition contre des équipes qui sont dans le circuit depuis plusieurs années, notamment la meilleure équipe qui représente la Suisse. » explique Mike Elliot directeur technique de Mercedes.
« D’abord l’équipe jamaïcaine décide que la bonne chose à faire c’est de copier l’équipe suisse, parce qu’ils pensent que cela va les rendre plus rapides. Ensuite ils comprennent que cela ne fonctionne pas pour eux, qu’ils doivent revenir à leurs racines, à leur culture, et faire à leur manière. Dans le film, il y a un personnage qui tient un œuf et toute l’équipe doit l’embrasser avant de faire leur descente en bobsleigh. »
« Un peu avant la fin du film, alors qu’ils se crashent en bobsleigh et qu’il sont parterre en train de souffrir, la seule chose qui les inquiètent c’est l’œuf. C’est un film que j’aime beaucoup à propos de la culture et des valeurs, je pense que c’est très important. »
« D’une certaine manière, cela représente ce que nous avons traversé ce week-end [au Brésil]. Cela montre à quel point nos valeurs et notre culture sont fortes. Particulièrement sur la manière dont Lewis a abordé ce week-end [au Brésil]. »
Pour rappel, au Brésil Lewis Hamilton a été disqualifié de la séance de qualifications de la course Sprint le vendredi et a dû prendre le départ de la course depuis le fond de la grille. Le Britannique a tout de même réussi à remonter jusqu’à la cinquième place en seulement 24 tours, mais a dû une nouvelle fois reculer de cinq positions sur la grille de départ de la course principale le dimanche après avoir reçu une pénalité moteur. Dixième sur la grille de départ, Hamilton a finalement franchi la ligne d’arrivée en vainqueur ce dimanche-là.
Après l’arrivée de l’épreuve au Brésil, toute son équipe a pris la pose pour la photo officielle devant le garage et Peter Bonnington montrait fièrement l’œuf à l’objectif de l’appareil photo (voir ci-dessous), alors que ce week-end au Qatar, Bonnington tenait de nouveau un œuf sur la photo de célébration dimanche soir après le victoire de Lewis Hamilton.
Auteur d’une troisième place ce dimanche au Grand Prix du Qatar, Fernando Alonso a enfin pu remonter sur un podium après sept ans d’attente et son dernier podium en 2014 en Hongrie avec Ferrari. L’espagnol aura également reçu les honneurs du public en étant élu « pilote du jour ». A l’arrivée c’est un Fernando Alonso tout sourire qui a tenu à souligner avant tout la performance de toute l’équipe Alpine.
« Ça semble si loin, une longue attente! Mais ça fait du bien. Je pense que le week-end a été génial pour nous, l’équipe a été phénoménale sur la préparation de la voiture et sur la stratégie aujourd’hui. Nous avons exécuté un seul arrêt, je pense que nous le méritons vraiment. Nous en étions très proche à Sotchi… la pluie nous a empêché de monter sur le podium, mais aujourd’hui tout a été parfait. » a déclaré le double champion du monde ce dimanche soir à Doha.
Pendant la course, nous avons pu entendre le pilote Alpine demander à son équipe de dire à son coéquipier Esteban Ocon [cinquième à l’arrivée] « de défendre comme un lion » à l’arrière afin de protéger sa troisième place jusqu’au drapeau à damier.
« Il a défendu comme un lion! Et… nous sommes très unis, vous savez l’esprit d’équipe est incroyable entre nous, et je suis content pour l’équipe parce-que ce sont beaucoup points marqués contre AlphaTauri, c’est notre force d’être unis et aujourd’hui est un bon exemple de cela. » a conclu un Fernando Alonso visiblement très heureux.
Pour rappel, Fernando Alonso a eu l’opportunité de prendre le départ de la course ce dimanche à la troisième place après les pénalités infligées à Max Verstappen (5p) et Valteri Bottas (3p). Auteur d’un excellent départ, l’Espagnol a pu se défaire rapidement de Pierre Gasly. Au final, la stratégie d’Alpine qui a choisi de n’arrêter Alonso et Ocon qu’une seule fois, a permis de marquer 25 points et prendre une avance d’autant de points sur AlphaTauri au championnat constructeurs à deux courses de la fin de la saison.
Max Verstappen a admis qu’il ne pouvait pas faire grand chose ce dimanche au Qatar pour empêcher son rival Lewis Hamilton de remporter l’épreuve au volant d’une Mercedes clairement plus rapide que la Red Bull du Néerlandais.
Ce dimanche à Doha, le leader du championnat du monde a écopé d’une pénalité de cinq positions sur la grille de départ du Grand Prix du Qatar pour ne pas avoir respecté un double drapeaux jaunes lors de la séance de qualifications disputée samedi. Le pilote Red Bull a donc pris le départ de la course depuis la septième place mais a rapidement récupéré sa position dès les premiers tours de course.
Cependant une fois le rythme de course installé, Verstappen n’a jamais réussi à aller inquiéter Lewis Hamilton qui avait clairement la monoplace la plus rapide de tout le week-end au Qatar : « Une fois que j’ai su que je partais septième, j’étais juste très motivé pour remonter. » a expliqué Verstappen après l’arrivée de l’épreuve.
« C’est exactement ce que nous avons fait, j’ai eu un bon premier tour, puis après cinq tours, j’étais déjà deuxième. Après, j’ai juste essayé de garder l’écart [avec Hamilton] afin qu’il ne puisse pas faire un arrêt supplémentaire et cela m’a permis d’obtenir le tour le plus rapide à la fin, donc j’étais content. »
« Nous n’avions tout simplement pas le rythme ce week-end pour les égaler [Mercedes]. J’ai eu le tour le plus rapide au final, donc c’est encore un point de plus et tout compte à ce stade. Mais il est clair que cela n’a pas été le meilleur week-end pour nous. »
Avant le début du week-end au Qatar, la guerre entre Red Bull et Mercedes s’est poursuivie en dehors de la piste avec une demande de révision de la part de Mercedes concernant l’incident Verstappen/Hamilton au Brésil [qui a été rejetée par la FIA]. Max Verstappen pour sa part assure qu’il se concentre sur son pilotage : « Courir n’est pas compliqué, vous avez une pédale de frein, une pédale d’accélérateur et un volant. Il y a beaucoup de spectacle [en dehors de la piste], mais je pense qu’en tant que pilote, nous savons quoi faire et éviter tout ce qui n’est pas pertinent pour nous. Je dois juste me concentrer sur mon travail. »
« Nous devons juste essayer de rester concentrés, il reste encore deux courses à disputer [Arabie Saoudite et Abou Dhabi] et comme vous pouvez le voir, beaucoup de choses peuvent arriver. Personnellement, je me sens bien, je sais que ça va être une bataille serrée jusqu’au bout, ça va être difficile jusqu’à la fin, mais je pense que c’est bien parce que c’est excitant. »
Après le Grand Prix du Qatar, Max Verstappen est toujours leader du championnat du monde des pilotes avec 8 points d’avance sur Lewis Hamilton. Le Néerlandais aura donc une première balle de match lors de la prochaine course en Arabie Saoudite.
Le directeur de l’équipe Red Bull, Christian Horner, a présenté de façon officielle ses excuses auprès des commissaires de course du Grand Prix du Qatar après avoir tenu des propos injurieux avant le départ de la course lorsque son pilote Max Verstappen a écopé d’une pénalité de cinq places sur la grille de départ.
Ce dimanche à Doha, Horner a été convoqué chez les commissaires de course après l’arrivée de l’épreuve pour une prétendue violation des articles 12.2.1 f et 12.2.1 k du code sportif international qui protègent les membres de la FIA contre : « Tout propos, acte ou écrit ayant causé un préjudice moral ou une perte à la FIA… ou à ses dirigeants exécutifs, et plus généralement sur l’intérêt du sport automobile. »Le deuxième motif de convocation, celui de l’article 12.2.1 (k) de l’ISC, couvre celui de : « Faute envers le personnel impliqué dans l’organisation et le déroulement d’un Grand Prix. »
Plus précisément, il était reproché à Horner d’avoir tenu des propos au sujet d’un commissaire « voyou » un peu plus tôt ce week-end après que son pilote Max Verstappen a écopé d’une pénalité de grille pour ne pas avoir respecté un double drapeaux jaunes en qualifications [lorsque Pierre Gasly a subi une crevaison].
La FIA a donc décidé de réprimander le directeur de l’équipe Red Bull pour ses propos tenus, alors que le Britannique a également accepté de participer au programme international des commissaires sportifs de la FIA 2022 en février prochain.
S’exprimant sur le sujet en fin de soirée à Doha ce dimanche, Horner a déclaré que sa réaction avait été « faite sous la pression de la concurrence » lorsque la nouvelle de la pénalité de son pilote est arrivée peu de temps avant le départ de la course : « Certains commentaires ont été faits, je pense, dans une interview plus tôt dans la journée où vous m’avez posé des questions sur les commissaires et je veux juste préciser que les commissaires font un travail remarquable et que nous avons besoin d’eux. » a déclaré le Britannique au micro de Sky Sports.
« Ce sont des bénévoles, ils font un excellent travail. Et ma frustration dans ce que j’ai dit plus tôt n’était pas envers les commissaires, c’était dans une circonstance particulière. Donc, si une personne a été offensée, je m’en excuse évidemment. Ma frustration n’était pas envers un commissaire en particulier. C’était juste que la situation était incohérente parce qu’il y avait un voiture qui avait un drapeau jaune et une autre a obtenu un double drapeaux jaune [celle de Verstappen]. »
« Je pense que nous pouvons tous apprendre de cela en tant que sport. En ce qui concerne les commissaires, je dois juste leur dire que nous avons besoin d’eux, ils font un travail formidable et je tiens encore à m’excuser si cela a été interprété comme une injure. »
Sur le plan sportif, après le Grand Prix du Qatar l’équipe Red Bull Racing a légèrement réduit l’écart avec Mercedes au championnat du monde des constructeurs et accuse désormais seulement cinq points de retard sur l’écurie du constructeurs allemand, alors qu’il ne reste que deux courses à disputer avant la fin de la saison.
Pirelli a annoncé ce dimanche soir qu’une analyse approfondie sera menée concernant les crevaisons en cascade qui ont lieu en fin de course ce dimanche au Grand Prix du Qatar.
En fin de Grand Prix, quatre crevaisons ont eu lieu sur quatre monoplaces ce dimanche au Qatar, la première est survenue sur la Mercedes de Valtteri Bottas, puis la McLaren de Lando Norris, tandis que les deux autres ont touché les deux Williams de George Russell et Nicholas Latifi. Après une première enquête rapide, Pirelli explique que ces crevaisons sont « probablement dues à une combinaison d’usure très élevée, comme résultat de longs relais et d’impacts à grande vitesse contre certains vibreurs agressifs ».
Le manufacturier unique de la Formule 1 précise cependant que des analyses plus poussées seront menées à son usine de Milan en Italie dans les prochains jours pour connaître les vraies raisons de ces crevaisons.
« Comme Losail est une piste nouvelle et peu connue qui présente des virages très difficiles, les équipes sont arrivées dans la course sans toutes les informations qu’elles obtiennent habituellement car elles n’avaient qu’une seule séance d’essais libres représentative de la course. » nous explique Mario Isola, directeur de Pirelli.
« Pendant la course, c’est devenu clair qu’une stratégie à un seul arrêt serait très difficile à mettre en œuvre en raison de l’usure, qui nécessitait un degré élevé de maniement des pneus. Certains pilotes ont rencontré des problèmes de pneus dans la dernière partie de la course, probablement dus à une combinaison d’usure très élevée, comme résultat de longs relais et d’impacts à grande vitesse contre certains vibreurs agressifs. »
« Mais bien sûr, nous découvrirons précisément ce qui s’est passé avec les analyses qui seront menées dans nos laboratoires de Milan. Au contraire, Hamilton et Verstappen ont pu pousser à la limite avec la stratégie qu’ils avaient choisie, franchissant la ligne d’arrivée avec plus d’une demi-minute d’avance sur Alonso, troisième, qui a réussi à mener à bien une stratégie à un seul arrêt. »
Voici les résultats officiels et définitifs du Grand Prix du Qatar 2021 disputé ce dimanche 21 novembre sur le tracé de Losail à Doha.
C’est le pilote Mercedes Lewis Hamilton qui a remporté le Grand Prix du Qatar ce dimanche, le septuple champion du monde devance la Red Bull de Max Verstappen et l’Alpine de Fernando Alonso. Derrière, Sergio Perez, Esteban Ocon, Lance Stroll, Carlos Sainz, Charles Leclerc, Lando Norris et Sebastian Vettel complètent le top dix à l’arrivée de l’épreuve.
Les abandons : Deux pilotes ont abandonné ce dimanche au Qatar. Le pilote Mercedes Valtteri Bottas a abandonné au 48e tour de course en raison de dégâts causés sur sa monoplace par une crevaison quelques tours plus tôt. Le pilote Williams Nicholas Latifi a lui aussi abandonné à la suite d’une crevaison survenue au 50e tour de course. Le Canadien n’a pas pu ramener sa monoplace jusqu’au stand.
Pilote du jour : C’est le double champion du monde Fernando Alonso qui a été élu « pilote du jour » ce dimanche au Grand Prix du Qatar. L’espagnol a franchi la ligne d’arrivée en troisième position et a décroché son premier podium depuis le Grand Prix de Hongrie…2014.
Les pénalités : Fait suffisamment rare pour qu’il soit souligné, il n’y a eu aucune pénalité ce dimanche au Grand Prix du Qatar en course. Il est bon toutefois de rappeler que le directeur de l’équipe Red Bull Racing, Christian Horner, a reçu une réprimande après la course pour avoir injurié un commissaire de course avant le départ de l’épreuve (à lire ici).
Meilleur tour en course : C’est le leader du championnat du monde Max Verstappen (deuxième à l’arrivée) qui a signé le meilleur tour en course ce dimanche. Le Néerlandais a signé un 1,23.196 au 57e tour de course. Il empoche donc le point bonus du meilleur tour en course et marque 19 points au total.
Voici les classements F1 2021 pilotes et constructeurs après le Grand Prix du Qatar, vingtième manche du championnat du monde de F1 2021, disputé ce dimanche 21 novembre sur le circuit de Losail à Doha.
C’est le pilote Mercedes Lewis Hamilton qui a remporté le Grand Prix du Qatar ce dimanche, le septuple champion du monde devance la Red Bull de Max Verstappen et l’Alpine de Fernando Alonso.
Derrière, Sergio Perez, Esteban Ocon, Lance Stroll, Carlos Sainz, Charles Leclerc, Lando Norris et Sebastian Vettel complètent le top dix à l’arrivée de l’épreuve ce dimanche à Doha.
Les classements présentés ci-dessous sont évolutifs en temps réel et sont donc mis à jour en cas de pénalité infligée à un ou plusieurs pilotes après le classement officiel de la course et qui aurait une conséquence directe sur les positions aux championnats.
Alpine F1 Team s’est offert un podium lors du premier Grand Prix du Qatar grâce à la performance de Fernando Alonso. Le double Champion du Monde a fini troisième pour signer son premier podium depuis le Grand Prix de Hongrie 2014. Esteban Ocon a apporté davantage de joie et de points à Alpine en bataillant pour terminer cinquième.
Fernando Alonso s’élançait en troisième position après les pénalités infligées à Max Verstappen et Valtteri Bottas. Son superbe départ et son dépassement sur Pierre Gasly hissaient toutefois l’Espagnol à la deuxième place et il conservait ce rang jusqu’au retour de Max Verstappen. Fernando concédait la troisième place à Sergio Perez avant que le deuxième arrêt du Mexicain ne le replace dans la bataille pour le podium. Une voiture de sécurité virtuelle en fin de course lui offrait la marge nécessaire pour sceller son premier podium avec Alpine F1 Team, le deuxième de l’écurie anglo-française cette saison et le 98e de sa carrière.
Esteban Ocon pour sa part gagnait quatre positions pour terminer cinquième après de belles luttes en course. Comme Alonso, le Français réalisait un bon envol pour passer sixième. S’il s’inclinait face au retour de Sergio Perez, il retrouvait le top cinq après son arrêt et les soucis rencontrés par d’autres pilotes, avant de jouer collectif en retenant ses poursuivants pour protéger Fernando Alonso.
Cette double entrée dans les points offre à Alpine vingt-cinq unités d’avance pour la cinquième position du championnat constructeurs face à AlphaTauri avant les deux dernières manches du calendrier.
« Quel fantastique résultat d’équipe ! Tout d’abord, un immense bravo à Fernando pour son podium. C’est son premier depuis son retour dans l’écurie et je dois dire qu’il le mérite vraiment au vu de sa saison. » a déclaré Laurent Rossi, PDG d’Alpine.
« Nous savions qu’une grande opportunité se présenterait aujourd’hui avec les pénalités touchant des voitures autour de nous sur la grille et nous mettant dans une excellente position. Dès lors, c’était à lui au volant de se placer dans le match, à l’équipe d’exécuter la bonne stratégie avec les bonnes décisions aux bons moments et à l’équipe des stands d’effectuer un arrêt parfait. »
« Toutes les pièces du puzzle se sont assemblées et le résultat final est mérité avec notre deuxième podium de la saison. Il ne faut pas oublier la prestation tout aussi brillante d’Esteban pour terminer cinquième. Il a également réalisé un superbe départ le plaçant en excellente position pour marquer des points. Il a tiré profit de la stratégie à deux arrêts d’autres concurrents, mais il a conservé son sang-froid malgré le retour tardif de certains pour prendre dix points extrêmement précieux. »
« Avec les points inscrits aujourd’hui, nous portons notre avance sur Alpha Tauri pour la cinquième place à vingt-cinq points à deux manches du dénouement. Même s’il s’agit d’un bel avantage, nous n’allons pas nous reposer sur nos lauriers. Nous avons encore deux épreuves à disputer et, comme nous l’avons vu, tout peut arriver en Formule 1. Nous chercherons à nous appuyer sur notre régularité affichée cette saison – avec des points sur dix-huit des vingt courses — pour sceller notre cinquième position d’ici la fin de l’année. »
La Scuderia Ferrari a augmenté encore un peu plus son avance sur McLaren au championnat constructeurs ce dimanche au Grand Prix du Qatar et occupe toujours la troisième place du classement avec désormais 39,5 points d’avance sur l’équipe britannique.
Mattia Binotto nous a expliqué après la course qu’il avait demandé à ses deux pilotes d’avoir une approche très prudente ce dimanche en course afin de n’exécuter qu’un seul arrêt, ce qui s’est avéré payant avec les deux monoplaces dans les points aujourd’hui [Sainz septième et Leclerc huitième], alors des crevaisons ont eu lieu sur les monoplaces de certains concurrents [Mercedes et Williams].
« C’est un résultat qui nous a permis de franchir une nouvelle étape vers l’objectif que nous nous étions fixé pour cette dernière partie de saison.Nous savions que nous risquions d’avoir des difficultés sur cette piste en termes d’usure des pneus, comme ce fut le cas au Paul Ricard par exemple. » a déclaré Mattia Binotto, le directeur de la Scuderia Ferrari.
« Nous avons donc demandé à nos pilotes d’adopter une approche prudente à tout moment, sans prendre de risques tout en essayant de faire fonctionner une stratégie à un seul arrêt.C’était une approche conservatrice, mais compte tenu de ce que nous avons vu dans les phases finales, cela a porté ses fruits. »
« L’équipe a bien travaillé, devant faire face à la tension de cette troisième course en autant de week-ends.Les mécaniciens ont fait un excellent travail en changeant le châssis de Charles dans le temps imparti afin qu’il n’y ait pas de pénalités sur la grille, puis ont à nouveau bien fonctionné lorsque les pilotes sont venus pour un double arrêt au stand.Maintenant, nous allons brièvement faire une pause pour reprendre notre souffle avant de viser à terminer la saison sur une bonne note. »
Le directeur de l’équipe Mercedes, Toto Wolff, , n’a pas manqué de saluer la victoire de son pilote Lewis Hamilton ce dimanche au Grand Prix du Qatar, l’Autrichien n’hésitant pas à dire que « le lion » Hamilton s’est réveillé depuis le Grand Prix de Sao Paulo.
Ce dimanche au Qatar, le septuple champion du monde a décroché une deuxième victoire consécutive après avoir remporté la course au Brésil sur le tracé d’Interlagos la semaine dernière.
« C’était une victoire imposante pour Lewis. Il contrôlait le rythme à l’avant et faisait tout ce qu’il fallait, complètement dans sa zone [de confort]. Le lion s’est réveillé à Interlagos et nous l’avons vu aujourd’hui au Qatar ! » a déclaré Toto Wolff.
De l’autre côté du garage en revanche, la journée a été bien plus compliquée avec un Valtteri Bottas malchanceux. Pour commencer, le Finlandais a écopé d’une pénalité de trois places sur la grille pour ne pas avoir respecté un drapeau jaune en qualifications ce samedi. Ensuite, le pilote Mercedes a subi une crevaison au pire endroit du circuit [juste après l’entrée de la voie des stands], ce qui l’a obligé à faire un tour complet de circuit sur trois roues. Il finira par abandonner afin d’économiser du kilométrage pour les deux dernières courses de la saison.
« Nous avons eu cette crevaison, qui s’est produite sans avertissement et au pire endroit de la piste, juste dans le dernier virage, il a donc dû faire tout le tour sur trois roues. » nous a expliqué Andrew Shovlin, le directeur de la performance chez Mercedes.
« Nous n’avons pas pu progresser une fois de retour en piste car la voiture avait été très endommagée, nous avons donc finalement décidé d’abandonner. »
Au final, Mercedes conserve une toute petite avance de cinq points au championnat constructeurs après le Qatar, tandis que Lewis Hamilton a réduit l’écart avec Max Verstappen et accuse désormais un retard de 11 points.
Deuxième sur la grille de départ du Grand Prix du Qatar ce dimanche après avoir profité des pénalités infligées à Valtteri Bottas et Max Verstappen, le Français Pierre Gasly a finalement franchi la ligne d’arrivée à la onzième place en dehors des points.
Le pilote AlphaTauri n’explique pas le manque de rythme de sa monoplace en course ce dimanche, mais le Normand suspecte que des changements de pièces entre samedi et dimanche en raison de dégâts subis hier en qualifications ont pu modifier le comportement de sa monoplace aujourd’hui.
« C’est une journée vraiment frustrante.Yuki [Tsunoda] et moi-même avons commencé dans le top 10, mais avons reculé massivement pendant la course.J’ai donné tout ce que j’avais à l’intérieur de la voiture aujourd’hui, mais nous étions tout simplement trop lents. » a déclaré Pierre Gasly.
« Même au début, je n’ai pas pu rester avec Alonso [pilote Alpine], alors nous avons essayé d’opter pour une stratégie agressive à deux arrêts, mais le rythme n’était tout simplement pas au rendez-vous. »
« Cela n’a pas fonctionné aujourd’hui, ce qui est vraiment décevant.Après l’incident d’hier [une crevaison en qualifications], nous avons changé certaines pièces de la voiture, je ne sais pas si cela aurait pu avoir un impact sur notre rythme de course aujourd’hui, mais nous devrons partir et tout revoir, car je ne peux tout simplement pas l’expliquer pour le moment. »
Ce dimanche, l’équipe AlphaTauri n’a marqué aucun point au Qatar, alors que sa rivale Alpine a marqué 25 points grâce à la cinquième place d’Esteban Ocon et la troisième place de Fernando Alonso à l’arrivée de l’épreuve. Au championnat constructeurs donc, AlphaTauri reste sixième et voit Alpine s’éloigner, alors qu’il ne reste plus que deux courses à disputer cette saison.