Wolff défend Hamilton qui était sur le même rythme que Russell à Monaco

Le directeur de l’écurie Mercedes, Toto Wolff, regrette que Fernando Alonso ait roulé volontairement presque cinq secondes plus lentement au tour dimanche dernier au Grand Prix de Monaco afin de bloquer la Mercedes de Lewis Hamilton sur un tracé où il est quasiment impossible de dépasser si le pilote de devant le décide.

Fernando Alonso était plus de quatre secondes au tour plus lent que les voitures devant, terminant à 34 secondes de Lando Norris malgré l’arrêt au stand supplémentaire du pilote McLaren. Toto Wolff a donc accusé le pilote Alpine d’avoir piloté sur le rythme d’une Formule 2 dimanche dernier uniquement pour entraver la remontée de Lewis Hamilton, l’Autrichien remettant une nouvelle fois en cause le tracé de Monaco sur lequel les dépassements sont très difficiles, voire impossibles dans certaines situations.

« Je pense que ce que nous devons regarder c’est que c’est Monaco. Si une voiture peut ralentir de près de cinq secondes et retenir tout le monde, c’est juste dommage pour la course. Donc, peut-être que nous pouvons regarder le tracé, voir ce que nous pouvons faire pour ne pas avoir de cortège ou de jeu de stratégie en course ou en qualifications. » a déclaré Toto Wolff.

« Nous pouvons voir que la position sur la piste fait tout à Monaco. Je veux dire par là que cinq secondes, c’est un peu comme piloter une monoplace de Formule 2. C’est un lieu tellement fantastique et c’est toujours incroyable d’être ici, mais je pense que nous devons regarder ce que nous pouvons faire avec le tracé de façon à ne pas pouvoir rouler cinq secondes plus lentement et que vous ne puissiez rien faire. »

A Monaco, Lewis Hamilton a été classé huitième, alors que son coéquipier George Russell a franchi la ligne d’arrivée à la cinquième place devant la McLaren de Lando Norris. Mais Toto Wolff a tenu à défendre le rythme de Lewis Hamilton qui était le même que celui de son coéquipier avant que l’Alpine d’Alonso ne fasse tampon dans les rues de la Principauté. Le directeur de Mercedes regrette également le fait que le septuple champion du monde ait été bloqué en qualifications par un drapeau rouge, sans quoi il aurait certainement pu se qualifier plus haut sur la grille et cela lui aurait évité ces ennuis le dimanche.

« Si l’on regarde tous les mauvais moments qu’a pu avoir Lewis avec le drapeau rouge en qualifications, le contact avec Esteban [Ocon, en course] et coincé derrière Fernando, je pense que le pendule va osciller et que cette situation malheureuse va s’arrêter avec Lewis car ils sont à peu près sur le même rythme [avec Russell]. Il aurait pu être là et aurait pu dépasser Lando [Norris] et même se battre avec George parce que c’était son rythme. »

Après le Grand Prix de Monaco, Lewis Hamilton occupe la sixième place au championnat du monde des pilotes avec 50 points inscrits depuis le début de l’année, soit 34 points de moins que son coéquipier George Russell.

Le temps de Ricciardo chez McLaren est terminé selon Villeneuve

Le champion du monde de F1 1997, Jacques Villeneuve, estime que le temps de Daniel Ricciardo chez McLaren est terminé et que le pilote australien est désormais sur un siège éjectable après un début de saison plus que compliqué pour lui. 

Depuis le début de l’année, Daniel Ricciardo n’arrive pas à être 100% à l’aise avec sa monoplace contrairement à son coéquipier Lando Norris, qui a dû développer seul cette MCL36 durant les trois derniers jours d’essais hivernaux disputés à Bahreïn car Ricciardo était positif au Covid-19. Depuis la première course, l’Australien n’a inscrit que onze points au championnat du monde contre 48 pour Lando Norris et souffre donc terriblement de la comparaison avec le jeune britannique, surtout lors des deux dernières courses disputées en Espagne et Monaco, où Lando Norris a réussi à terminer à chaque fois dans les points alors qu’il était souffrant (amygdalite).

Avant le Grand Prix de Monaco, le PDG de McLaren, Zak Brown, a tenu des propos très durs envers Ricciardo en indiquant que le pilote australien n’avait pas répondu aux attentes de l’équipe jusqu’à présent depuis son arrivée dans l’écurie en 2021. Plus qu’un simple coup de pression, c’est bel et bien une façon de préparer les médias au futur départ de Ricciardo selon Jacques Villeneuve, qui n’hésite pas à dire que le temps de l’Australien est désormais terminé chez McLaren.

« Le temps de Daniel Ricciardo chez McLaren est terminé. Le PDG Zak Brown dit déjà qu’il y a des clauses dans le contrat et cela signifie qu’une décision a presque été prise. C’est une façon de mettre la pression sur le pilote et de préparer les médias. » estime Jacques Villeneuve dans sa chronique d’après course pour le site Formule1.nl.

« Au final, c’est un pilote chèrement payé qui coûte très cher à l’équipe. Il ne marque aucun point et il n’a pas la vitesse dont l’équipe a besoin pour développer la voiture. Cela leur coûte donc de l’argent. Ce serait moins cher de continuer à payer le salaire de Ricciardo, de le laisser s’asseoir sur le canapé à la maison et de mettre un autre pilote dans la voiture. C’est la dure réalité, mais c’est la Formule 1. »

Pour rappel, Daniel Ricciardo a affirmé le week-end dernier à Monaco que son contrat avec McLaren courait jusqu’à la fin de la campagne 2023.

Max Verstappen n’a aucune envie d’aller « risquer sa vie » à l’Indy 500

Le champion du monde de F1 2021 Max Verstappen assure qu’il ne ressent pas l’envie ni le besoin d’aller chercher à décrocher la Triple couronne dans sa carrière, le pilote Red Bull insistant sur le fait que l’Indy 500 reste trop dangereux à ses yeux.

Dans le sport automobile, décrocher la Triple couronne signifie pour un pilote de remporter les trois épreuves les plus prestigieuses du calendrier international avec le Grand Prix de Monaco en F1, les 500 miles d’Indianapolis en Indycar et les 24 Heures du Mans en Endurance. L’un des pilotes de F1 encore présent sur la grille cette année, l’Espagnol Fernando Alonso, a tenté de décrocher cette Triple couronne dans sa carrière, mais le pilote Alpine n’a toujours pas réussi à décrocher la victoire à l’Indy 500 (il a cependant remporté les 24H du Mans et le GP de Monaco).

Interrogé sur une potentielle participation aux 500 miles d’Indianapolis à l’avenir pour éventuellement tenter de décrocher la Triple couronne dans sa carrière,  le pilote Red Bull Max Verstappen a déclaré qu’il n’avait aucune envie d’aller « risquer sa vie » à Indianapolis.

« Je n’ai aucune envie de courir après la triple couronne, du moins pas en Indycar. J’apprécie ce qu’ils font, c’est fou, ces pilotes…J’ai beaucoup de respect pour ce qu’ils réalisent là-bas, mais pour moi – surtout que je ne suis pas en F1 depuis si longtemps – je n’ai pas besoin de risquer ma vie et potentiellement me blesser les jambes, peu importe où…ça n’en vaut pas la peine, disons-le comme ça. » a déclaré Max Verstappen.

« Peut-être Le Mans parce que j’aime les courses d’Endurance, donc je vais probablement en faire, bientôt j’espère, mais pour moi ça n’a pas vraiment d’importance [de décrocher la triple couronne]. J’essaie bien-sûr d’être bon en F1, j’essaie d’être bon dans tout ce que je fais, mais ce désir de décrocher la triple couronne ou autre, je ne suis pas intéressé. »

Lors de l’édition 2022 de l’Indy 500 disputée ce dimanche 29 mai, c’est l’ancien pilote de Formule 1 Marcus Ericsson qui a remporté les 500 miles d’Indianapolis.

Button surpris par l’attitude du PDG de McLaren envers Ricciardo

Le champion du monde de F1 2009, Jenson Button, a admis qu’il avait été surpris de voir le PDG de McLaren, l’Américain Zak Brown, critiquer publiquement son pilote Daniel Ricciardo quelques jours avant le Grand Prix de Monaco. 

A la veille de la septième manche de la saison qui s’est disputée à Monaco le week-end dernier, le PDG de McLaren Zak Brown a déclaré dans un entretien accordé à Sky Sports (à lire ici) que Daniel Ricciardo n’avait pas répondu aux attentes de l’équipe jusqu’à présent depuis qu’il avait rejoint l’équipe de Woking en 2021. Jenson Button pour sa part s’est dit très « surpris » par ces critiques publiques, le Britannique estimant qu’un patron d’écurie se doit de protéger son pilote : « Zak est unique et je ne peux pas changer ses pensées et ce qu’il a dit, mais j’ai été surpris qu’il ait dit cela. » a déclaré l’ancien pilote McLaren au micro de Sky Sports.

« Tous les membres de l’équipe doivent protéger les pilotes. La Formule 1 est un vrai jeu mental, ils ont tous des compétences immenses, mais vous ne pouvez pas performer si votre tête n’est pas en ordre. J’ai été surpris que Zak ait dit qu’il ne répondait pas aux attentes – nous le savons tous – mais quand votre directeur dit cela ça fait vraiment mal et d’après la réponse de Daniel ça fait mal [Ricciardo a déclaré : « Ce n’est pas faux, c’est plutôt vrai », à lire ici]. »

« J’espère qu’ils se sont parlé depuis la course et qu’ils pourront se concentrer sur le fait de tirer le meilleur parti de Daniel et de l’équipe qui l’entoure pour le reste de l’année. Ensuite, nous verrons où il se retrouvera dans le futur, mais ce n’est pas une situation facile pour un pilote. »

Alors que Daniel Ricciardo a clairement indiqué qu’il était sous contrat avec McLaren jusqu’à la fin de la saison 2023, Button estime que si l’équipe de Woking décide de ne pas continuer avec l’Australien elle pourra toujours utiliser certaines clauses de son contrat : « Daniel est arrivé dans l’équipe dans une position très forte. Je dirais que le contrat est plus en sa faveur, mais il y aura toujours des clauses. »

« Pour être tout à fait juste, si une équipe ne souhaite plus que vous pilotiez pour elle, vous n’aurez pas envie d’être là – et vice versa. Normalement, il y a un moyen plus simple de s’en sortir que les clauses du contrat. » 

Inflation : les plus grandes équipes de F1 évoquent le cas de force majeure

Alors que l’inflation galopante ne cesse d’augmenter le coût de la vie au quotidien depuis l’invasion de l’Ukraine par la fédération de Russie, la F1 est elle aussi touchée de plein fouet par cette augmentation du coût des énergies ou encore du transport, alors que les équipes de la catégorie reine ont l’obligation depuis l’année dernière d’opérer en dessous d’un plafond budgétaire sous peine de sanctions. Pour cette saison 2022, ce plafond budgétaire a été fixé à 140 millions de dollars, mais n’inclut pas les plus gros salaires de l’équipe ou encore les coûts liés au marketing.

Il y a quelques semaines, le patron de l’équipe Red Bull, Christian Horner, a été le premier à sonner l’alarme face à l’augmentation des prix des matières premières utilisées par les équipes en F1 ou encore du transport de fret dont les tarifs – déjà exorbitants avant le début de la guerre en Ukraine – ont été multipliés par 10 en l’espace de quelques mois. Dans ce contexte, certaines équipes de la grille n’hésitent pas à évoquer le cas de force majeure pour que la FIA rehausse le plafond budgétaire en urgence, mais quelques équipes – dont Alpine ou Alfa Romeo – y sont opposées, notamment parce que ces écuries ont toujours opéré en dessous de ce plafond budgétaire et ont donc cette année une chance de briller face aux mastodontes que sont Mercedes, Red Bull ou encore Ferrari qui ont dépensé durant des années des sommes folles pour pouvoir se battre aux avant-postes.

Lorsqu’on demande au directeur de Ferrari s’il est d’accord avec son homologue de chez Red Bull sur le fait d’augmenter le plafond budgétaire cette année en réponse à la crise financière, le Suisse nous répond : « Oui, je suis complétement d’accord et je pense que beaucoup d’équipes sont d’accord avec lui. C’est quelque chose dont nous avons déjà discuté entre nous. Concernant ce plafond budgétaire, c’est la deuxième année du règlement financier, mais c’est le sujet dont on parle le plus, car il y a une situation de cas de force majeure imprévue avec l’inflation qui est si élevée, et ça personne ne l’avait prévu. » a déclaré Mattia Binotto.

« Il y a 6% d’inflation, c’est vraiment beaucoup de pression sur nos épaules. Donc, nous avons pu nous préparer à une réduction du plafond budgétaire en passant de 145 à 140 [millions de dollars], nous avons réussi à préparer une voiture toute neuve, sans pièce de rechange, ce qui n’était pas le cas l’année dernière, mais nous n’avons pas pu nous préparer à une inflation aussi élevée. Donc, je suis à peu près sûr que nous tous, et pas seulement les trois meilleures équipes, mais aussi les équipes moyennes, atteindront très bientôt le plafond dans la saison et je pense que ce sera vraiment dommage qu’un sport comme la F1 soit dicté par son plafond budgétaire. »

« Je pense que cela doit rester un challenge sportif et technique. Le plafond budgétaire avec le règlement financier est certainement un règlement très vert, ce n’est que la deuxième année et il faudra certainement plusieurs années pour le peaufiner. Et je pense encore une fois à cause de cette faible maturité de la réglementation financière – alors qu’il n’y aura peut-être pas d’équité entre les équipes dans la façon dont nous l’interprétons – je pense qu’il serait complétement faux de dire qu’un budget capé dicte le défi sur la piste. La seule chose que nous pouvons faire en tant que F1 c’est d’avoir le sens des responsabilités et de nous donner un peu de souffle en augmentant le budget capé par rapport à l’inflation, ce qui, comme je l’ai déjà dit, est quelque chose que nous n’avons pas prévu. Je pense que c’est la bonne chose à faire pour éviter des discussions à la fin du championnat où peut-être que l’équipe qui va remporter le championnat sera celle qui aura dépensé le plus, et ce sera faux. »

Mattia Binotto insiste sur le fait qu’il ne sera pas possible pour Ferrari (et certainement pour d’autres équipes) de rester en dessous du plafond budgétaire cette année, ce qui impliquera automatiquement des sanctions de la part de la FIA, mais l’ampleur de ces dernières et leur impact ne sont pas encore connus des équipes puisque personne n’a encore dépassé ce plafond budgétaire jusqu’à présent.

« Je pense qu’il n’y aura pas moyen pour nous de rester en dessous. Donc, je suis à peu près sûr qu’à un moment donné nous allons le dépasser. Dans le règlement, il y a un seuil de 5% au dessus du seuil du plafond budgétaire et cela sera considéré comme une infraction mineure. Qu’est-ce qu’un manquement mineur en cas de force majeur ? Que vont décider les commissaires et la FIA là-dessus, en termes de pénalité ? Aucune idée, mais je ne pense pas qu’il y ait un moyen pour nous – ainsi que pour de nombreuses autres équipes – de simplement rester à l’intérieur [du plafond budgétaire], et même de licencier des gens, bien que je ne pense pas que ce soit un bon choix. Nous sommes déjà en été, et au moment où vous organisez [le budget de l’équipe], l’avantage que vous pouvez avoir n’est pas suffisant pour faire face à l’augmentation des prix et des coûts que nous avons. Alors quelles seront les conséquences ? Pour moi, le plus important c’est que de nombreuses équipes vont le dépasser [le budget capé] et cela sera tout simplement mauvais pour le règlement financier dont nous commencerons à débattre de la valeur. Nous commencerons à débattre pour savoir si un règlement financier en vaut la peine, est-ce que ça marche ? Nous remettrons tout en question. »

« Je pense que, encore une fois, pour éviter cela, parce qu’il est important d’avoir un plafond budgétaire d’une manière ou d’une autre, je pense que le seul moyen est de respirer, de prendre un peu plus de temps et de faire un travail meilleur et approprié pour l’année prochaine et les suivantes. Quelle que soit la situation : les petites équipes ou les meilleures équipes, c’est un sens des responsabilités que nous avons tous vis-à-vis des réglementations et de la F1. A l’époque, en 2020, nous avions accepté de réduire le plafond de 175 à 145 et ce n’était certainement pas dans l’Intérêt de l’équipe de le réduire à 145. Il aurait été tout simplement plus simple pour nous de le bloquer [en opposant un veto] à 175, et aujourd’hui, il n’y a pas de discussion du tout. Je pense que nous avons fait un effort parce que nous en avons compris l’importance, on a compris l’importance d’essayer d’équilibrer un peu plus le plafond et la situation financière au sein des équipes. Désormais nous vivons la réglementation et nous savons où sont les limites et ce qui doit être amélioré. »

« Je pense qu’en tant que communauté toute entière, toutes les équipes devraient comprendre cela et être responsables. Si une équipe regarde simplement son propre intérêt individuel, nous n’irons jamais plus loin. En tant que Ferrari, nous avons accepté en 2020 de geler la réglementation, alors que nous savions que notre voiture était très mauvaise, mais nous avons mis toutes les critiques sur nos épaules durant toute une saison et nous l’avons fait par simple sens des responsabilités. Si quelqu’un ne le fait pas aujourd’hui, alors qu’il y a une telle situation de cas de force majeure – une évidence que tout le monde peut comprendre – alors je ne comprendrais tout simplement pas. »

Au cours du week-end du Grand Prix d’Espagne, le team principal de l’équipe Red Bull, Christian Horner, a laissé entendre qu’à cause de ce plafond budgétaire à respecter certaines équipes pourraient décider de ne pas courir lors de plusieurs courses en fin d’année. Mais le week-end dernier à Monaco, le Britannique est revenu sur ses propos et a tenu à apporter quelques précisions : « Pour clarifier ces commentaires, je pense que ce que j’essayais juste de souligner le week-end dernier [à Barcelone], quand on m’a posé la question, c’est que ce serait l’équivalent de…[et non pas « des équipes manqueront des courses », NDLR]. Nous devrions effectivement manquer de nombreuses courses pour nous rapprocher du plafond des coûts. » précise Horner.

Horner, tout comme le patron de Ferrari, estime lui aussi que de nombreuses équipes vont devoir dépasser le plafond de coûts cette année face à une inflation galopante au cœur d’un calendrier chargé avec pas moins de 22 Grands Prix à disputer en 2022 en plus des essais hivernaux disputés à Barcelone et à Bahreïn en début d’année, ainsi que des différents déplacements pour des tests privés avec Pirelli : « Je pense que toutes les grandes équipes vont certainement enfreindre ce chiffre de 140 millions [de dollars] cette année. Mais maintenant ce que nous ne voulons pas faire, comme l’a souligné Mattia [Binotto, le directeur de Ferrari], c’est qu’il y a un seuil de 5% pour une infraction mineure. Quelle sera la sanction pour une infraction mineure ? Ce que nous ne voulons pas faire c’est commencer à jouer au jeu du poulet en nous demandant s’ils sont à 4,9% au dessus, 4,7% au dessus. Est-ce que ce serait une simple mise à jour [sur la voiture] qui pourrait être un facteur de différenciation ? »

« Je pense que ce dont nous avons besoin c’est de la clarté et rapidement, parce que tout simplement il n’est pas juste d’être rançonné par quelques équipes qui ne sont peut-être pas efficaces – parce que cela n’a jamais été la vocation du plafond budgétaire. Le plafond budgétaire a été mis en place pour limiter les équipes dans une frénésie des dépenses. Aucun d’entre-nous ne pouvait prédire, lorsque nous avons proposé un plafond budgétaire, qui, si vous vous en souvenez, a été réduit de 30 millions par rapport de dollars par rapport à l’endroit où il avait été initialement fixé, pendant la pandémie. Et lorsque nous nous sommes assis et avons convenu de ces chiffres, personne n’aurait même pu envisager les événements mondiaux qui alimentent l’inflation. Nous ne savons même pas quelle sera cette inflation au second semestre. Nous voyons tout le coût de la vie augmenter, nous voyons tous les factures de services publics monter en flèche. Où cela va-t-il aller dans les six prochains mois ? Nous avons donc besoin que la FIA prenne rapidement des mesures à ce sujet, parce que nous arrivons au milieu de l’année et vous savez que vous ne pouvez pas faire grand chose. Je pense que nous avons aussi une responsabilité envers nos employés. Je veux dire par là que nous devons remodeler, nous avons dû dire au revoir à de nombreux employés de longue date par des licenciements l’année dernière pour arriver à un point qui était déjà consommé par le plafond avant même que l’inflation n’arrive. »

« Je ne pense pas que ce soit juste que la pression soit exercée sur les licenciements massifs au sein du sport. Donc, j’espère que le bon sens prévaudra. C’est un cas de force majeure, c’est une situation, qu’aucun d’entre nous n’aurait pu prévoir, et qui a fait grimper les coûts. De façon pragmatique, nous avons juste besoin de trouver une solution de bon sens. »

Du côté de chez Mercedes – l’équipe championne du monde en titre – Andrew Shovlin, directeur de la performance, souligne lui aussi l’imprévisibilité de la situation créée par le début de la guerre en Ukraine avec l’explosion des coûts qui ont également un impact fort sur le budget de l’écurie du constructeur allemand : « Dès le début, nous avions prévu d’atteindre le plafond budgétaire et de le respecter, comme tout le monde l’a fait, j’en suis certain. » insiste Shovlin.

« Et puis le coût du fret a été multiplié, tout comme l’énergie, tout cela est évidemment dû à l’inflation. Nous sommes passés d’une situation où nous cherchions des moyens pour rester à l’intérieur [du plafond budgétaire] à un défi qui devient complétement insurmontable. Nous avons mis en place des leviers avec lesquels vous pouvez pousser et tirer vos dépenses, mais l’impact de ceux-ci n’est pas immédiat et leur effet n’est pas tout puissant. C’est donc la situation dans laquelle nous nous retrouvons désormais, et c’est pourquoi je sais que Toto [Wolff, directeur de l’écurie Mercedes], est très bien aligné avec Christian [Horner, team principal de Red Bull] et Mattia [directeur de la Scuderia Ferrari] à ce sujet. Tout le monde est confronté à une position où, même avec la meilleure volonté du monde, il est pratiquement impossible [de respecter le plafond budgétaire]. »

« Les gens ont aussi parlé [de baisser] le budget du développement, mais le budget du développement sert à fournir les pièces avec lesquelles vous courrez. Donc, ce n’est pas ça, cette énorme réserve d’argent que vous ne dépensez que pour des pièces de soufflerie ou des pièces plus rapides. Nous en tant qu’équipe, et je suis sûr que nous ne sommes pas différents, nous avons des pièces de course qui sont plus usées, nous transportons beaucoup moins de pièces de rechange qu’auparavant. Chaque week-end, nous sommes dans une situation où des incidents graves pourraient faire en sorte que nous sommes dans l’impossibilité d’aligner la voiture. Et si nous ne remplaçons pas constamment des pièces par des pièces plus rapides, nous dépenserions simplement une somme d’argent considérable pour les mêmes pièces. Donc, quand vous regardez le défi auquel notre équipe est confrontée, et nous ne sommes pas les seuls – c’est probablement la majorité – c’est un défi très difficile. J’espère donc que nous trouverons une solution. »

Bien que la majorité des équipes souhaitent une augmentation du plafond budgétaire, certaines équipes s’y opposent toujours, ce qui veut dire qu’il n’y a pas l’unanimité au sein de la grille : « Il y a quelques équipes qui sont contre, et je pense que le processus de vote dans le cadre des changements en cours de saison concernant le plafond budgétaire nécessite évidemment un certain seuil. » nous explique Christian Horner.

« Nous devons regarder la situation dans son ensemble : est-ce un cas de force majeure ? Je dirais qu’un acte de guerre qui a entraîné l’inflation doit être classé comme un cas de force majeure. Je pense que ce qu’on veut vraiment, c’est de la clarté, parce qu’aucun d’entre nous ne veut se retrouver à la fin de la saison devant la cour d’appel ou à Paris en disant : « ils ont dépensé un million de dollars de plus que nous » etc…Je pense donc que nous devons arriver à un seuil raisonnable. Pour les petites équipes, la FIA dispose de leviers, les composants qui sont transférés par exemple, la boîte de vitesses, la suspension, les anciens composants de pièces répertoriées qui entraînent une taxe substantielle : une taxe de plafonnement des coûts, pas une taxe en argent réel, mais une taxe de plafonnement des coûts. C’est peut-être quelque chose que la FIA pourrait envisager en les réévaluant, parce que les équipes qui sont même P7 au championnat envisagent de dépasser le plafond budgétaire en raison d’une partie de cette taxation effective. »

Le salaire des pilotes plafonné ? 

Le plafond budgétaire imposé aux équipes de F1 depuis le début de la saison 2021 a cette particularité d’exclure les salaires de pilotes et des trois employés les mieux payés d’une équipe. Cependant, les patrons d’écurie commencent à réfléchir à une solution pour « plafonner » également les plus gros salaires dans une équipe comme le confirme Mattia Binotto : « C’est un point dont nous avons commencé à discuter il y a maintenant un mois avec toutes les équipes, la F1 et la FIA. Nous comprenons d’une manière ou d’une autre l’importance d’essayer de plafonner les dépenses globales. »

« Mais il n’y a pas que les trois premiers, le personnel clé de l’équipe, il n’y a pas que les pilotes, il y a aussi le moteur et le groupe motopropulseur pour lesquels il y aura un plafond budgétaire à l’avenir [en 2026]. Donc, nous en discutons, mais il n’y a pas de solution simple, notamment pour le plafond des salaires des pilotes. Mais nul doute que nous en discutons et essayons de comprendre quelle peut être la solution. Ce ne sera pas à court terme, la raison à cela est que nous avons déjà des contrats en place et nous ne pouvons tout simplement pas les rompre. Il y a des implications juridiques pour comprendre comment faire cela. C’est une question importante et nous la comprenons et nous reconnaissons que cela prendra du temps, mais nous allons suivre ce processus. »

Arrêter les mises à jour !

Du côté de chez Alfa Romeo, Fred Vasseur, le directeur de l’équipe, est opposé à l’augmentation du plafond budgétaire et le Français a une solution simple pour permettre à toutes les grandes écuries de faire des économies pour rester en dessous du plafond : « Je peux comprendre leur situation, mais si nous avons une augmentation de l’énergie et du fret, la meilleure solution est d’éteindre la soufflerie pour arrêter d’apporter des mises à jour chaque week-end. » a déclaré Vasseur.

« Nous sommes dans cette situation et tôt ou tard nous devrons arrêter le développement de la voiture car nous serons à la limite de notre budget. Et je pense que tout le monde peut faire pareil. »

alpine-f1-news

Du côté de chez Alpine, Otmar Szafnauer assure pour sa part que l’inflation galopante a été prise en compte dès la fin de l’année 2021, ce qui veut dire que Alpine devrait elle aussi pouvoir opérer dans le plafond budgétaire de 140 millions cette saison et ajustera le développement de sa monoplace en conséquence si besoin : « La plupart des équipes font leur budget en novembre, décembre pour l’année suivante, et nous ne sommes pas différents. A cette époque, l’inflation était déjà à 7%. Le RPI au Royaume-Uni était déjà de 7,1 ou 7,2%. Nous avons pris cela en considération lorsque nous avons établi nos budgets et défini tout le travail de développement que nous allions faire. Nous sommes toujours dans les limites, même si le fret est un peu plus cher que ce que nous avions prévu, mais nous sommes toujours sous le plafond. » a expliqué le team principal d’Alpine.

« Nous prévoyons toujours d’y être à la fin de l’année et nous ajusterons le développement en conséquence. Tout comme Fred [Vasseur] l’a dit, je pense que cela peut être fait. Tant qu’il y a de la volonté, il y a la possibilité. Nous fixons un plafond budgétaire et nous devons nous y tenir. »

Plusieurs réunions sont prévues dans les prochaines semaines entre les équipes, la F1 et la FIA pour essayer de trouver la meilleure solution, mais la question n’est pas simple car comme vous l’avez compris certaines écuries refuseront systématiquement une quelconque augmentation de ce plafond…

Après un autre week-end difficile, Ricciardo va prendre un peu de recul

L’Australien Daniel Ricciardo a de nouveau connu un week-end compliqué au Grand Prix de Monaco avec un crash le vendredi lors des essais libres, une élimination dès la Q2 lors des qualifications le samedi et une course à oublier avec une treizième place à l’arrivée de l’épreuve le dimanche. 

Daniel Ricciardo a une nouvelle fois souffert de la comparaison avec son coéquipier Lando Norris qui a réussi à terminer à la sixième place le week-end dernier au Grand Prix de Monaco quand l’Australien n’a pas réussi à faire mieux qu’une P13 le dimanche. Depuis le début de l’année, Norris a déjà inscrit 48 points pour son écurie McLaren, tandis que Daniel Ricciardo – qui n’arrive pas à être en confiance au volant de sa MCL36 – n’a marqué que onze points en sept courses. Interrogé après l’arrivée du Grand Prix de Monaco, Ricciardo a admis qu’il avait connu un autre week-end compliqué et qu’il va désormais prendre un peu de recul avant de se concentrer sur la prochaine manche de la saison.

« De toute évidence, c’était un week-end difficile – mais malheureusement j’en ai l’expérience ces derniers mois – car j’en ai eu quelque-uns au cours des douze derniers mois, donc je sens que je peux un peu mieux gérer cela. » a déclaré le pilote McLaren après l’arrivée de l’épreuve.

« Par conséquent, je vais continuer à sourire, ou du moins essayer de sourire, même si au fond de moi je suis évidemment déçu. Je vais devoir regarder tout ça, je vais débriefer, je vais aussi prendre quelques jours de congés. J’ai quelques amis ici et je vais essayer de profiter de quelques instants loin de la piste avant de me concentrer sur Bakou. »

Lorsqu’on lui demande ce qui n’allait pas durant tout le week-end à Monaco, Ricciardo admet qu’il n’était toujours pas à l’aise au volant de sa McLaren, ce qui n’est pas compatible lorsqu’on pilote sur un tracé comme celui de Monaco où la confiance dans sa machine est primordiale.

« C’est difficile, pour ne pas faire d’erreur à Monaco vous avez besoin de confiance. Vous devez être en harmonie avec la voiture, et si vous n’êtes pas tout à fait là, cela peut se voir sur le chronomètre. Donc, même si j’apprécie cet endroit, à la base, c’est ce dont vous avez besoin [la confiance]. »

« Je dirais qu’il y a encore des choses à faire, et évidemment cela fait un moment maintenant, donc j’aimerais que ce ne soit pas toujours le cas, mais je pense que la réalité est la suivante; je pense qu’il y aura des pistes sur lesquelles ça va cliquer juste dès les premiers essais et où nous serons bons. Je vais continuer à travailler, continuer d’essayer, c’est tout, je ne tomberai pas sans me battre, mais bien-sûr, je ne souhaite pas me battre pour la 13e place, j’essaierai de revenir bientôt dans les points. »

Bien qu’il soit sous contrat jusqu’en 2023 avec son équipe, Daniel Ricciardo est clairement sous pression désormais, et les récents propos de son patron Zak Brown, qui a déclaré à la veille du Grand Prix de Monaco que l’Australien n’avait jusqu’à présent pas encore répondu aux attentes de l’équipe (c’est à lire ici) ne font que confirmer que la relation entre l’écurie de Woking et Ricciardo commence à s’effriter doucement mais sûrement. Dans le paddock de Monaco d’ailleurs, plusieurs noms ont circulé sur un possible remplacement de Daniel Ricciardo, dont celui du Français Pierre Gasly qui sait désormais qu’il ne pourra pas rejoindre Red Bull après la prolongation de contrat de Sergio Perez jusqu’en 2024.

Le jeu F1 22 se dévoile un peu plus dans un nouveau trailer

EA Sports a dévoilé aujourd’hui un nouveau trailer du gameplay du jeu F1 22, le dernier opus de la saga du jeu vidéo officiel de la Formule 1, qui sortira sur toutes les plateformes le 1er juillet prochain. 

En prenant le contrôle des nouvelles monoplaces de Formule 1 de la saison 2022 dont la physique a été améliorée pour s’adapter aux nouvelles règles aérodynamiques, les joueurs pourront désormais vivre une course Sprint et des moments immersifs le jour de la course, tels que les tours de chauffe, les voitures de sécurité et les arrêts aux stands, le tout sur des circuits du calendrier officiel de la Formule 1 mis à jour, notamment ceux d’Abou Dhabi, de Melbourne ou encore le tout nouveau tracé de Miami qui a accueilli le premier Grand Prix de Miami au mois de mai dernier.

Pour aider les nouveaux joueurs, F1 22 dispose d’une IA adaptative, qui ajuste leur expérience à leur niveau actuel et leur permet de participer à des courses compétitives dès qu’ils entrent en piste. Avec l’ajout d’une maniabilité accessible, les joueurs peuvent supprimer les aspects complexes et ont la possibilité d’augmenter la difficulté à la fin de chaque week-end de course. Les programmes d’entraînement améliorés encouragent également les joueurs à apprendre le circuit grâce à des visuels améliorés sur la piste, ce qui permet de perfectionner les chronos avant de se battre pour une place sur le podium. Que les pro-simulation se rassurent toutefois puisqu’ils auront toujours la possibilité de déconnecter toutes les aides.

F1 Life est le nouveau hub communautaire qui permet aux joueurs d’exhiber leur collection de supercars, d’accessoires de mode et de trophées. La personnalisation de votre personnage s’étend au-delà de la piste grâce à des vêtements et accessoires de marque que vous pouvez collectionner en relevant des défis, en passant par le Podium Pass, la boutique de la marque et la boutique du jeu. Lorsqu’ils accèdent au jeu, les joueurs se retrouvent dans leur hub personnel, qui fait office de lobby multijoueur et permet d’accéder aux avatars et aux collections de leurs amis.

Les joueurs de la version Champions Edition de F1 22 recevront également de nouvelles icônes Mon Écurie, Jacques Villeneuve, Mark Webber et Nico Hülkenberg, ainsi que deux voitures de sécurité pilotables : la Mercedes-AMG GT Black Series et l’Aston Martin Vantage à utiliser en contre-la-montre. F1 22 bénéficie aussi d’une interface utilisateur améliorée pour faciliter la navigation et des effets visuels de diffusion mis à jour, dont des séquences de podium et des murs vidéo de pilotes. En plus de toutes ces nouveautés, dont la VR pour les joueurs sur PC, F1 22 élargit ses possibilités pour les joueurs avec le retour de Mon Écurie, qui offre désormais trois situations de départ, son célèbre mode carrière, présent au sein du jeu depuis 10 ans et le multijoueur qui inclut un mode hors-ligne en écran partagé.

F1 22 sortira le 1er juillet 2022, en amont du Grand Prix de Grande-Bretagne 2022 sur PlayStation  5, Xbox Series X|S, PlayStation 4, Xbox One et PC via l’EA App, Origin, Steam et l’Epic Games Store. Les joueurs peuvent pré-commander l’édition Champions de F1 22 pour bénéficier de contenu supplémentaire et de trois jours d’accès anticipé.

Sergio Perez signe un nouveau contrat avec Red Bull

Le Mexicain Sergio Perez continuera de piloter pour l’équipe Red Bull pour quelques années encore puisque le Mexicain a signé une prolongation de contrat avec l’écurie de Milton Keynes qui le verra porter les couleurs Red Bull jusqu’en 2024.

Sergio Perez – qui a débuté avec l’équipe Red Bull en 2021 – pilotera aux côtés de Max Verstappen pour deux saisons supplémentaires jusqu’à la fin de la campagne 2024. Le Mexicain – qui a signé son nouveau contrat avant le départ du Grand Prix de Monaco qu’il a remporté dimanche dernier – a déjà marqué 110 points et signé quatre podiums et une première pole position dans sa carrière en Arabie Saoudite en l’espace de seulement sept courses.

« Depuis qu’il a rejoint Red Bull Racing, Checo a fait un travail fantastique. Maintes et maintes fois, il a prouvé qu’il était non seulement un magnifique joueur d’équipe, mais à mesure que son niveau de confort a augmenté, il est devenu une véritable force avec laquelle il faut compter en bout de grille. » a déclaré Christian Horner, le team principal de l’équipe.

« Cette année, il a franchi une nouvelle étape et l’écart avec le champion du monde Max s’est considérablement réduit, comme en témoignent sa superbe pole position à Djeddah plus tôt cette année et sa magnifique victoire à Monaco le week-end dernier. Pour nous, conserver son rythme, son savoir-faire de course et son expérience était une évidence et nous sommes ravis que Checo continue à courir pour l’équipe jusqu’en 2024. En partenariat avec Max, nous pensons que nous avons un duo de pilotes qui peut nous apporter le plus de victoires en F1. »

Sergio Perez a ajouté après son patron : « Pour moi, cela a été une semaine incroyable, gagner le Grand Prix de Monaco est un rêve pour tout pilote et ensuite annoncer que je continuerai avec l’équipe jusqu’en 2024 me rend extrêmement heureux. » a déclaré le Mexicain.

« Je suis tellement fier d’être membre de cette équipe et je me sens complètement chez moi ici maintenant. Nous travaillons très bien ensemble et ma relation avec Max, sur et en dehors de la piste, nous aide définitivement à avancer encore plus. Nous avons créé un formidable élan en tant qu’équipe et cette saison le montre, je suis ravi de voir où cela peut nous mener tous à l’avenir. »

Jos Verstappen estime que Red Bull n’a pas aidé son fils à Monaco

Jos Verstappen, le père de Max Verstappen, a exprimé son mécontentement de voir Red Bull  aider Sergio Perez dimanche dernier au Grand Prix de Monaco plutôt que son fils, actuel leader du championnat du monde de Formule 1.

A Monaco, Red Bull a déployé une stratégie très agressive face à Ferrari ce qui a permis à Sergio Perez de prendre la tête de la course quand la Scuderia Ferrari s’est enlisée avec une stratégie hasardeuse, faisant perdre la tête du Grand Prix à son pilote Charles Leclerc qui terminera finalement quatrième de sa course à domicile. Le leader du championnat du monde, Max Verstappen, a réussi à terminer sur la troisième marche du podium ce dimanche, mais selon son père, le Néerlandais n’a pas été suffisamment aidé par son équipe : « Red Bull a décroché un bon résultat, mais en même temps a exercé peu d’influence pour aider Max à prendre la tête. » regrette l’ancien pilote de F1 dans une chronique publiée sur le site officiel de Max Verstappen.

« Le fait de terminer troisième, il le doit à l’erreur de Ferrari lors de ce deuxième arrêt de Charles Leclerc. En ce sens, le leader du championnat, Max, n’a pas été aidé par la stratégie choisie. Cela a tourné complétement en faveur de Checo [Perez]. Cela m’a déçu et j’aurais aimé que ce soit différent pour le leader du championnat. »

« Perez a remporté la course à cause de l’arrêt au stand précédent. L’équipe peut peut-être expliquer cela comme étant un pari, mais ils avaient déjà vu, par exemple avec Gasly, que les Intermédiaires étaient la meilleure option à ce moment-là. J’aurais aimé qu’ils fassent de même avec Max, mais bien-sûr, je ne suis pas du tout objectif. Je pense que dix points pour Max ont été jetés, et avec les deux abandons que nous avons eus [Bahreïn et l’Australie], nous avons besoin de chaque point. »

« Il ne faut pas oublier que Ferrari a actuellement une meilleure voiture, surtout en qualifications. Max a également eu de la malchance durant les qualifications, parce que lors de son dernier run, il était nettement plus rapide et en route pour vers la deuxième place jusqu’au crash de Perez. Tout aurait été différent alors. En dehors de tout ça, je suis content pour Checo, gagner à Monaco est bien-sûr quelque chose de spécial et j’espère que ça lui plaira. Désormais c’est plein focus sur les prochaines courses à Bakou et au Canada. »

Après le Grand Prix de Monaco, Max Verstappen est toujours leader du championnat du monde avec désormais neuf points d’avance sur le pilote Ferrari Charles Leclerc.

Depuis son crash en Australie, Alonso pilote avec une douleur

Le double champion du monde Fernando Alonso a admis qu’il pilote depuis quelques semaines avec des douleurs au niveau de la main gauche (du pouce plus précisément), conséquence de son accident survenu lors de la séance de qualifications du Grand Prix d’Australie en avril dernier.

Au Grand Prix d’Australie, Fernando Alonso est allé heurter les barrières de pneumatiques lors de son tour rapide en Q3 durant les qualifications après avoir subi une panne mécanique. L’Espagnol a terminé la séance dans le bac à gravier et sa monoplace a été endommagée lors de cet incident. Mais au moment du choc contre les barrières de pneus, Alonso a laissé ses deux mains sur le volant et s’est blessé à la main gauche. Depuis ce crash, le pilote espagnol porte un bandage sur la main gauche (photo d’illustration) et souffre de douleurs mais aucune opération n’est envisagée et seul du repos pourrait améliorer la situation pour lui. Cependant, le calendrier de la Formule 1 étant ce qu’il est, Alonso met un peu plus de temps que prévu pour récupérer.

« Les os, ligaments et tendons, tout est en désordre en ce moment. J’aurais besoin de deux ou trois mois [de repos], mais il n’y a pas de chirurgie possible, juste du repos. Malheureusement, toutes les deux semaines je dois piloter, donc j’essaie de me reposer à la maison, mais cela peut prendre quelques mois. » a déclaré le pilote Alpine après l’arrivée du Grand Prix de Monaco, cité par The Race.

Lorsqu’on lui a demandé s’il ne pouvait pas laisser sa place au pilote de réserve de l’équipe, l’Australien Ocar Piastri, le temps d’une courte convalescence, le pilote espagnol a répondu : « Oui, mais nous avons besoin de points. »

Mercedes envisage de se débarrasser d’une écurie cliente en F1

Le directeur de Mercedes, Toto Wolff, a déclaré que les nouvelles règles mises en place cette année concernant le plafonnement des coûts risquent d’exposer l’un de ses trois clients en Formule 1, car le constructeur allemand n’a aucun retour sur investissement en produisant des unités de puissance pour ses rivaux.

Le constructeur Mercedes fournit à ses rivaux Aston Martin, Williams et McLaren des moteurs, mais Toto Wolff a déclaré que cette fourniture d’unités de puissance est devenue un fardeau pour son équipe qui est désormais concentrée sur le développement de sa propre monoplace dans un contexte financier tendu entre la mise en place d’un plafond budgétaire et une inflation galopante depuis le début de la guerre en Ukraine. Selon l’Autrichien, l’activité de fourniture moteurs pour d’autres équipes n’est plus « convaincante » et le directeur de Mercedes laisse entendre qu’il serait peut-être plus judicieux de se passer d’au moins une écurie cliente à l’avenir.

« Malheureusement, l’activité de location de moteurs n’est pas convaincante et intéressante car la FIA a fixé une certaine limite que vous pouvez facturer à vos clients afin de protéger les petites équipes. » explique Toto Wolff, cité par le Financial Times.

« Je préférerais avoir six voitures clientes, pousser le développement plus loin et faire deux moteurs de moins, car il faut en produire deux de moins…en plus des deux de rechange pour chaque équipe. Dans un monde idéal, je nous verrais peut-être avec pas plus de deux clients, cela permettrait de réduire les effectifs. »

Les commentaires de Toto Wolff interviennent alors que les constructeurs allemands Porsche et Audi – deux filiales du groupe Volkswagen – sont sur le point d’entrer en Formule 1 à l’horizon 2026 lorsque les nouvelles règles moteurs seront introduites. Si Porsche devrait se tourner vers un partenariat avec Red Bull Racing, on pense que Audi pourrait s’associer avec McLaren, ce qui veut dire que Mercedes perdrait alors une écurie cliente mais aucune annonce officielle n’a encore été faite sur ce sujet et cela ne reste qu’une simple spéculation à l’heure actuelle. Si Audi s’associe à McLaren, Mercedes n’aurait alors plus que deux écuries clientes avec Aston Martin et Williams en plus de sa propre équipe.

Photos : Sergio Perez perpétue la tradition dans la piscine Red Bull

Le Mexicain Sergio Perez, vainqueur du Grand Prix de Monaco ce dimanche, a respecté la tradition en se jetant dans la piscine de l’équipe Red Bull Racing après l’arrivée de l’épreuve.

C’est désormais devenu une véritable tradition depuis quelques années maintenant, si un pilote Red Bull remporte le Grand Prix de Monaco, il doit impérativement se jeter dans la piscine située au premier étage de la Red Bull Energie Station, cette barge flottante installée dans le port de Monaco lors de chaque édition et qui remplace la Red Bull Energie Station « classique » que l’on peut voir dans les paddocks des Grands Prix Européens.

Vainqueur du Grand Prix de Monaco 2022, Sergio Perez a donc respecté cette tradition ce dimanche en célébrant sa victoire avec toute son équipe autour de la fameuse piscine en nous gratifiant d’ailleurs d’une superbe pirouette. (cliquez sur la photo ci-dessous pour ouvrir la galerie)

Perez dans la piscine Red Bull

Max Verstappen félicite la victoire stratégique de Red Bull à Monaco

Le champion du monde en titre Max Verstappen a tenu à féliciter son équipe pour le travail accompli ce dimanche au Grand Prix de Monaco, septième manche du championnat du monde de Formule 1, remporté par le Mexicain Sergio Perez. 

Ce dimanche à Monaco, l’équipe Red Bull a réussi à faire monter ses deux pilotes sur le podium avec une victoire dans les rues de la Principauté pour Sergio Perez et une troisième place pour son coéquipier Max Verstappen. Le Néerlandais s’élançait depuis la quatrième place sur la grille de départ après une séance de qualifications perturbée par un drapeau rouge la veille et a admis après l’arrivée de l’épreuve qu’il ne s’attendait pas à gagner une position en course sur un tracé où les dépassements sont très compliqués.

« J’ai fait de mon mieux en partant depuis la quatrième place à cause du drapeau rouge lors des qualifications. J’ai essayé de faire du mieux que je pouvais et je pense qu’en tant qu’équipe nous avons fait du très bon travail avec la stratégie pour devancer les Ferrari. » a déclaré le champion du monde en titre.

« Il s’agissait vraiment de stratégie et de faire les bons choix, et je dois dire que l’équipe a été très détendue lorsqu’il s’agissait de nous appeler au stand. Tout était très simple, ils ont fait un excellent travail. Je pense qu’en tant qu’équipe nous pouvons être très satisfaits de ce dimanche, parce que c’était très mouvementé avec la pluie et tout, mais je pense que nous avons bien travaillé et j’ai prolongé mon avance de points, ce à quoi je ne m’attendais pas hier [samedi], donc je pense que c’est positif. »

Interrogé sur la victoire de son coéquipier Sergio Perez, le Néerlandais a tenu à féliciter le Mexicain : « C’est un résultat incroyable pour Checo, je suis heureux pour lui. La stratégie a porté ses fruits avec la victoire de Sergio, ce qui a été le plus grand point positif de la journée. Je suis vraiment fier de l’effort de toute l’équipe ce week-end et d’avoir permis aux deux voitures de monter sur le podium. »

Max Verstappen ayant terminé juste devant son rival Charles Leclerc, le pilote Red Bull a pu ainsi augmenter légèrement son avance sur le Monégasque au championnat du monde et a désormais neuf points d’avance sur lui avec 125 points inscrits depuis le début de l’année.

Coincé dans le trafic, Hamilton a vécu une journée typique à Monaco

Huitième à l’arrivée du Grand Prix de Monaco ce dimanche, le septuple champion du monde Lewis Hamilton a vécu une course plate coincé dans le trafic avec l’impossibilité pour lui de dépasser sur le tracé étroit et sinueux de la Principauté.

Globalement, Lewis Hamilton estime avoir connu un week-end « difficile » à Monaco au volant d’une monoplace compliquée à régler sur un circuit très bosselé. Dès le vendredi en essais libres, le Britannique a eu le plus grand mal à trouver de la performance avec sa W13 et les choses sont devenues encore plus compliquées le samedi lorsqu’il s’est fait piéger par un drapeau rouge et un mauvais mode moteur, ce qui ne lui permettra pas de faire mieux que huitième en qualifications. En course ce dimanche, Hamilton est resté bloqué derrière l’Alpine d’Esteban Ocon avec qui il a eu un contact au premier virage lors d’une tentative de dépassement [Ocon a été pénalisé pour ce contact], mais finira par le doubler finalement.

« C’était l’une de ces journées typiques à Monaco – coincé derrière d’autres voitures pendant la majeure partie de la course – et à la fin en mode cruising sans avoir la possibilité de dépasser. » regrettait Lewis Hamilton ce dimanche soir après l’arrivée de l’épreuve.

« J’étais content quand la pluie est arrivée, parce que cela créé généralement des opportunités, malheureusement, ça ne s’est pas passé comme ça et je n’ai pas pu dépasser Ocon [Alpine] quand j’ai chaussé les Intermédiaires. Ça a été un week-end difficile dans l’ensemble et j’ai eu des situations malchanceuses comme le drapeau rouge en qualifications. »

Désormais, Lewis Hamilton se tourne vers Bakou sur une piste très différente avec de longues lignes droites et des virages à 90°, ce qui devrait un peu plus convenir à sa Mercedes : « J’ai juste hâte de me tourner vers Bakou. Ce sera un type de piste différent, même s’il y a certaines similitudes avec des virages lents comme ici à Monaco, mais j’espère que nous pourrons aller de l’avant et montrer un meilleur niveau de performance comme nous l’avons eu à Barcelone. »

A Monaco, Lando Norris a brillé dans des conditions « effrayantes »

Lando Norris a réussi à surmonter les conditions difficiles et les effets persistants d’une amygdalite pour terminer le Grand Prix de Monaco à la sixième position ce dimanche dans ce qu’il a décrit comme l’un des Grands Prix les plus « effrayants ».

Cinquième sur la grille de départ, Norris a perdu une place au profit du pilote Mercedes George Russell, il franchira finalement la ligne d’arrivée à cette même position et le pilote McLaren ne cachait pas sa joie d’en avoir terminé avec une course disputée dans des conditions difficiles en raison d’un orage qui a éclaté juste avant le départ et qui a rendu la piste très glissante : « Dans ces conditions, je ne peux pas décrire à quel point il est difficile de piloter une Formule 1 sur le mouillé sur cette piste. » a déclaré Lando Norris après l’arrivée de l’épreuve ce dimanche soir.

« C’est vraiment l’une des choses les plus effrayantes que j’ai jamais faites dans ma vie. Mais en même temps, c’était amusant et gratifiant, et je suis tellement content de terminer P6. Bien-sûr, je suis un peu frustré [d’avoir perdu une position], mais je pense que dans ces conditions il est difficile d’obtenir un tour d’arrêt [un tour après son arrêt au stand] parfait quand vous venez de passer aux slicks. Donc, on a manqué un peu de chance, mais il y a des jours comme ça où on ne peux pas prendre la décision parfaite. »

A Monaco, Norris devait faire face à un défi supplémentaire alors qu’il continuait à lutter contre les effets persistants d’une amygdalite qui le gêne depuis la course précédente disputée en Espagne une semaine avant. Bien que plus en forme qu’à Barcelone, le Britannique a admis qu’il n’était pas encore remis à 100% : « J’ai encore un peu de récupération à faire et c’est ce que je vais faire au cours des deux prochaines semaines pour m’assurer d’être prêt pour Bakou. Je suis assez confiant, je me sens mieux et je dois m’assurer d’être dans un état parfait pour Bakou. »

En prime, Lando Norris a signé le meilleur tour en course ce dimanche au Grand Prix de Monaco et inscrit donc le point bonus.

L’avenir du GP F1 de Monaco se joue dans les prochains jours

Alors que le contrat liant le Grand Prix de Monaco à Liberty Media, propriétaire des droits commerciaux de la F1, est arrivé à échéance après l’édition 2022 disputée ce dimanche 29 mai, les négociations sont toujours en cours en coulisses pour assurer l’avenir de cette course mythique présente au calendrier de la catégorie reine depuis 1950.

Le joyaux de la couronne, le plus historique, le plus glamour, le plus mythique ! Les qualificatifs pour présenter et décrire le Grand Prix de Monaco ne manquent pas, mais la célèbre manche qui se dispute dans les rues étroites et sinueuses de la Principauté chaque année depuis la création du championnat du monde de Formule 1 en 1950 est menacée de disparaître du calendrier de la catégorie reine, alors que son contrat avec Liberty Media est arrivé à échéance cette année. Contrairement aux autres destinations du calendrier, à Monaco c’est L’ACM (Automobile Club de Monaco) qui gère tout durant un week-end de Grand Prix et c’est justement l’un des points de crispation dans les « difficiles » négociations avec Liberty Media, qui voudrait désormais pouvoir prendre la main sur l’organisation, ce qui n’est pas du gout du Président de l’ACM, Michel Boeri, qui indique que les Américains de Liberty Media demandent à Monaco : « De nous mettre au diapason des autres ! C’est-à-dire les laisser régenter la piste, les publicités, la remise des prix, les commissaires et tout. » explique Michel Boeri lors d’un entretien avec Monaco Info publié quelques jours avant le GP de Monaco disputé le 29 mai.

« Je suis désolé, mais on a quand même fait 79 Grands Prix – malheureusement, j’en ai fait 50 [rires] – en ce qui me concerne, c’est clair que je ne suis pas près de les suivre dans toutes leurs demandes. Lorsqu’ils arrivent à attirer à eux un Grand Prix nouveau, ils gèrent la piste, la renommée, les accréditations presse, absolument tout. Pratiquement 80% des Grands Prix Européens ont tout lâché. Peut-être qu’ils reçoivent une compensation, je ne le sais pas, mais c’est la même chose partout. »

« Pour preuve le Grand Prix dont on attend monts et merveilles, Las Vegas, où Liberty va tout organiser. On peut penser que je ne suis pas assez flexible mais je persiste à penser, en ce qui concerne Monaco, que ce n’est pas un Grand Prix calqué sur les autres mais que contrairement à ce que pense Liberty, la spécificité de chacun est essentielle, et pour nous, en particulier l’image de Monaco ne se caractérise pas par le seul circuit mais par son cadre exceptionnel, sa tradition, son décorum et la qualité de son accueil. »

Bien que les négociations avec Liberty Media sont difficiles en raison des différences de point de vue, Michel Boeri  assure que le dialogue est continu et qu’un accord a été trouvé sur les « sujets essentiels » : « Pour l’instant on a un dialogue suivi, continu, chacun joue son rôle. Ils sont là pour nous prendre nos avantages et nous sommes là pour les garder. Ils ne sont pas tout à fait ahuris et nous non plus, alors je ne sais pas comment sera la robe de la mariée. »

« Une négociation se fait en plusieurs points. Pour être tout à fait honnête, nous sommes tombés d’accord avec Liberty sur les sujets essentiels. Il reste peut-être 10 % à négocier encore. Le prochain rendez-vous interviendra dans les deux semaines après le Grand Prix. »

L’avenir du Grand Prix de Monaco se joue donc dans les deux prochaines semaines au cours desquelles un accord devra être trouvé entre l’ACM et Liberty Media sans quoi la célèbre course monégasque disparaîtrait du calendrier, ce qui semble complétement inconcevable tant la F1 est indissociable de Monaco. D’ailleurs, les pilotes eux-mêmes admettent qu’il serait tout simplement impossible d’imaginer un calendrier sans Monaco, et bien que le tracé n’offre pas toujours les courses les plus spectaculaires de la saison, il y a également cette spécificité qui fait que Monaco reste unique et irremplaçable avec une séance de qualifications bien plus importante que la course en elle-même et durant laquelle les pilotes sont à un niveau de concentration extrême car la moindre erreur se paye cash à Monaco.

Monaco doit-il évoluer ? 

Difficile de répondre à cette question car certains apprécient Monaco parce que justement c’est Monaco avec toutes ses spécificités (dépassements difficiles, proximité des rails, piste en évolution permanente…) quand d’autres estiment effectivement que le Grand Prix de Monaco doit évoluer pour s’aligner sur les nouveaux venus au calendrier et qui offrent plus de spectacle. En réalité, ce n’est pas si simple car à Monaco il est impossible de déplacer les murs, ce qui veut dire que le tracé en lui-même ne pourra pas évoluer ou très peu. Pour faire évoluer la course monégasque il faudrait donc être très créatif avec, pourquoi pas, une course nocturne ou dans le sens inverse…

Ferrari va analyser en détail son erreur stratégique de Monaco

Le directeur de la Scuderia Ferrari, Mattia Binotto, souhaite que son équipe apprenne des erreurs qui ont été commises ce dimanche au Grand Prix de Monaco pour que ce genre de situation ne se reproduise plus à l’avenir. 

Ce dimanche au Grand Prix de Monaco, Ferrari a commis une grossière erreur stratégique qui a très certainement coûté la victoire à son pilote Charles Leclerc – qui s’élançait depuis la pole position sur la grille – lorsqu’elle lui a demandé de s’arrêter au stand pour chausser des pneus Intermédiaires un tour trop tard après que son rival Sergio Perez ait eu le temps de chausser les Intermédiaires avant lui et de cravacher sur la piste pour doubler le Monégasque lorsque ce dernier était au stand. Comme si une erreur ne suffisait pas, Ferrari a ensuite rappelé Leclerc pour chausser des gommes slicks sur sa monoplace, mais là-encore, le timing n’était pas bon et le Monégasque est ressorti en piste à la quatrième position, place qu’il conservera jusqu’à l’arrivée de l’épreuve.

Après le Grand Prix de Monaco, Mattia Binotto s’est dit « désolé » pour Charles Leclerc et a assuré que l’équipe cherchera à tirer des leçons de ces erreurs commises à Monaco avant les deux prochaines manches du calendrier.

« Lorsque vous débutez avec vos deux voitures en première ligne et que vous ne gagnez pas, cela signifie que quelque chose s’est mal passé de votre côté. Nous avons pris quelques mauvaises décisions et nous en avons payé le prix. » a déclaré Mattia Binotto ce dimanche soir à Monaco.

« Je suis vraiment désolé pour Charles [Leclerc] parce que c’était sa course à domicile, donc c’était particulièrement important pour lui, comme d’ailleurs pour nous tous. Mais d’autres éléments ont affecté le résultat comme le trafic que nos deux pilotes ont rencontré lorsqu’ils ont rejoint la piste après leurs arrêts aux stands, un facteur qui a probablement coûté la victoire à Carlos [Sainz]. »

« Des erreurs peuvent se produire, mais il est important d’en tirer les leçons et d’en profiter pour s’améliorer. Au cours des prochains jours, nous allons analyser cette course en détail dans le cadre de notre préparation pour les prochaines courses consécutives en Azerbaïdjan et au Canada. »

Après le Grand Prix de Monaco, Charles Leclerc conserve la deuxième place au championnat du monde des pilotes mais voit son retard sur Max Verstappen passer de six points avant le départ à désormais neuf points.

Auteur d’une remontée folle à Monaco, Gasly n’avait « rien à perdre »

Dix-septième sur la grille de départ du Grand Prix de Monaco à la suite d’une erreur stratégique de la part de son équipe le samedi en qualifications, le Français Pierre Gasly n’avait rien à perdre et tout à gagner ce dimanche en course.

Condamné à l’exploit en partant depuis le fond de grille sur un tracé où les dépassements sont quasiment impossibles, Pierre Gasly a admis qui lui est venu le sourire sur la grille de départ lorsque la pluie s’est invitée ce dimanche quelques minutes avant le coup d’envoi de la septième manche de la saison. Une fois la course lancée – après un report en raison d’un violent orage – le pilote AlphaTauri a été le premier à chausser les gommes Intermédiaires sur sa monoplace alors que la trajectoire s’asséchait tour après tour. Gasly s’est alors lancé dans une remontée folle dans les rues étroites et sinueuses de la Principauté pour finalement franchir la ligne d’arrivée à la douzième place et gagnera ensuite une position après l’application d’une pénalité au pilote Alpine Esteban Ocon.

« Je suis parti 17e et je suis arrivé 11e, donc compte tenu du fait d’être à Monaco, je pense que nous pouvons être satisfaits. Quand j’ai vu la pluie sur la grille, j’ai eu un énorme sourire sur mon visage, car je savais que c’était notre opportunité d’essayer quelque chose de différent pour remonter. » nous explique Pierre Gasly.

« Nous avons pris des risques, j’ai demandé les Intermédiaires dès le premier tour parce que nous n’avions rien à perdre. J’ai réussi à dépasser quelques voitures, le rythme était là, et je dois dire que depuis l’intérieur du cockpit c’était vraiment excitant. C’était évidemment délicat, ça glissait partout, mais c’était vraiment amusant, parce que vous roulez à la limite et c’est ça la Formule 1 ! Au final, nous étions rapides dans toutes les séances d’essais et même en course, donc c’est dommage de terminer en dehors des points. »

Après le Grand Prix de Monaco, Pierre Gasly occupe la quatorzième place au championnat du monde des pilotes avec six points inscrits depuis le début de la saison 2022.

L’ACM nie toute coupure de courant ce dimanche à Monaco à l’heure du départ

Alors que plusieurs médias dont l’agence de presse Reuters ont indiqué qu’une coupure de courant était à l’origine du report du départ du Grand Prix de Monaco ce dimanche, l’ACM (Automobile Club de Monaco) a nié cette information.

Programmé à 15h00, le départ du Grand Prix de Monaco a été retardé à 15h09 dans un premier temps en raison d’un orage qui venait juste d’éclater au dessus de la Principauté. Les pilotes ont ensuite réalisé deux tours de formation derrière la voiture de sécurité à 15h16 avant que la direction de course n’agite un drapeau rouge et demande aux pilotes de rentrer dans la voie des stands. La course débutera finalement 40 minutes plus tard à 16h05 avec un départ lancé après un autre tour de formation derrière la Safety Car.

Après l’arrivée de l’épreuve remportée par le Mexicain Sergio Perez, la FIA a expliqué pourquoi la direction de course a décidé de retarder par deux fois le départ du Grand Prix de Monaco et a justifié le choix de réaliser un départ lancé plutôt qu’un départ arrêté sur la grille. Selon les propos d’un porte-parole de l’instance dirigeante rapportés par l’agence Reuters, une panne de courant au moment du départ aurait provoqué la panne des systèmes sur la grille; à savoir les panneaux lumineux et les feux de départ, alors que la décision de réaliser un départ lancé plutôt qu’un départ arrêté était due au fait que certains pilotes auraient été « désavantagés » par l’asphalte plus mouillé du côté gauche de la grille (le côté droit étant plus protégé par les arbres à Monaco).

Cependant, Richard Micoud, responsable des communications de l’ACM, indique à F1only.fr que ce n’est pas une panne de courant qui est à l’origine du report du départ ce dimanche et qu’un rapport détaillé est en cours d’élaboration pour connaitre les causes exactes : « Ce n’est pas une panne de courant qui est à l’origine du problème. » nous confirme Mr Micoud.

« Beaucoup de rumeurs ont circulé hier soir [ce dimanche], mais ni la Principauté ni l’ACM ne sont en cause et un rapport détaillé est en cours d’élaboration. Sachez enfin que, par cahier des charges, tous les équipements spécifiques et sensibles disposent d’onduleurs pour justement éviter les coupures électriques. »

Le départ de la course ayant été donné avec plus d’une heure de retard sur le programme initial, le Grand Prix de Monaco a été amputé de quelques tours et les pilotes n’ont donc bouclé que 64 tours ce dimanche au lieu des 78 tours annoncés.

Une pénalité « illogique » difficile à avaler pour Esteban Ocon à Monaco

Le Français Esteban Ocon a beaucoup de mal à digérer la pénalité de cinq secondes que la FIA lui a imposé ce dimanche après l’arrivée du Grand Prix de Monaco en raison d’un contact avec la Mercedes de Lewis Hamilton en course.

Au 18e tour de course ce dimanche à Monaco, le pilote Mercedes Lewis Hamilton a tenté un dépassement sur l’Alpine d’Esteban Ocon au premier virage avant la montée d’Ostende, mais alors que le Britannique n’avait pas encore complétement dépassé l’Alpine d’Ocon, le Français a voulu prendre la corde et un contact entre les deux monoplaces a eu lieu. Placé sous enquête par la direction de course, Esteban Ocon a été jugé responsable de ce contact et a reçu une pénalité de cinq secondes sur son temps final. Neuvième au drapeau à damier, le Normand termine finalement le Grand Prix de Monaco à la douzième place hors des points une fois la pénalité appliquée.

« Le résultat est difficile à avaler et je suis frustré de quitter Monaco sans marquer de point. Je ne pense pas mériter une pénalité pour l’incident avec Lewis [Hamilton]. » nous expliquait Ocon ce dimanche soir à Monaco.

« Depuis le baquet, j’ai la sensation qu’il s’agit d’un incident de course, surtout sur un circuit comme Monaco où toute tentative de dépassement est susceptible d’entraîner un léger contact. L’équipe a travaillé dur tout le week-end, surtout entre vendredi et samedi pour trouver des axes d’amélioration, mais nous repartons sans cette double ration de points pourtant méritée. On doit aller de l’avant maintenant et je compte bien rectifier le coup à Bakou (prochaine manche). »

S’exprimant au micro de nos confrères de Canal+, Ocon a expliqué qu’il s’était rendu au bureau des commissaires avec son équipe – après avoir revu les images de cet incident – afin essayer de comprendre pourquoi il avait été pénalisé : « J’ai revu les images, nous sommes allés voir les commissaires pour essayer d’avoir une explication parce que c’est illogique » a déclaré le pilote Alpine.

« Ça n’a aucun sens ! Ils nous ont dit qu’il y avait une nouvelle règle en place, que quand il y avait une voiture à l’intérieur [celle d’Hamilton dans ce cas précis], si ça touchait, c’était celui qui se faisait attaquer qui prenait la pénalité. L’année dernière, cela aurait été un incident de course, ils ont dit que là ça avait changé, mais que eux non plus n’étaient pas contents avec les règles, donc je ne comprend pas trop honnêtement. Ça ruine complétement le week-end et on aurait pu rester à la maison ce week-end. »