Charles Leclerc se demande où va l’argent des pénalités données par la FIA

Charles Leclerc, pilote pour Ferrari en F1 a récemment demandé à ce que la FIA fasse preuve de davantage de transparence sur l’utilisation des amendes collectées en Formule 1.

À chaque Grand Prix, des sanctions financières sont infligées pour diverses raisons, telles que des infractions aux règles ou des comportements jugés inadéquats. En conférence de presse, après le Grand Prix du Mexique, le pilote Ferrari avait laissé échapper le fameux “F word” avant de s’excuser dans la foulée. Mais trop tard, le mal était fait … Cela lui a valu une amende de 10 000 euros. À Singapour, Max Verstappen s’était vu infliger des travaux d’intérêt général pour des propos jugés inappropriés.

Ces décisions sont justifiées par la volonté du président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, de maintenir les pilotes dans leur rôle de modèles, estimant que leur comportement public doit être exemplaire.

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Cependant, cette approche ne fait pas l’unanimité parmi les pilotes, comme en témoigne la dernière publication de la GPDA (Grand Prix Drivers’ Association). Constituée des pilotes de la grille F1, ces derniers estiment que de telles restrictions sont inutiles et soulignent que Ben Sulayem lui-même a parfois eu recours à un langage inapproprié.

Leclerc veut plus de bon sens et de transparence

Charles Leclerc et d’autres pilotes réclament des clarifications sur l’affectation des fonds générés par ces amendes, questionnant leur finalité.

Nous sommes assez raisonnables pour comprendre quand nous enfreignons les règles. Sur la piste, il est important d’avoir un commissaire qui juge les situations de manière impartiale, mais recevoir une amende pour des mots qui ne blessent personne directement et qui peuvent être prononcés dans le feu de l’action dans la voiture est absurde”, a déclaré le pilote Ferrari à La Repubblica.

Nous demandons un peu de bon sens et un peu plus de transparence sur la destination de l’argent récolté par les amendes : jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de réponses”, a conclu le pilote monégasque.

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Günther Steiner pense que Mohammed Ben Sulayem “s’implique trop” en F1

Günther Steiner, ancien directeur de l’écurie Haas en F1, s’est livré sur ses relations avec Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA. Ce dernier a pris le relais de Jean Todt il y a un peu plus de trois ans et a souvent été aux cœurs des controverses.

L’ancien directeur de l’équipe Haas a donné un aperçu de la personnalité de Ben Sulayem, mais aussi de ses faiblesses.

“J’avais une bonne relation avec Jean, et beaucoup de respect pour lui et ce qu’il a accompli dans sa vie. Il a gagné beaucoup de championnats et a été un bon président de la FIA, ce qui n’est pas facile à faire”, a déclaré Günther Steiner.

Je connais Mohammed depuis longtemps. Il vient du rallye et je viens du rallye. J’ai passé beaucoup de temps avec lui. En tant que personne, j’ai toujours apprécié Mohammed. C’est un bon personnage. En tant que président ? Parfois, il s’implique trop dans le sport. Il ne se rend pas service en agissant de la sorte. Il faut des gens qui dirigent l’organisation, car c’est une lourde tâche que d’être président d’une fédération comme la FIA. Si vous vous impliquez dans la gestion quotidienne, je ne pense pas que vous ayez le temps de le faire au niveau où cela doit être fait.

“Il devrait être bien entouré. Il s’implique et il est parfois critiqué. Dans cette position, il faut s’habituer à être critiqué. Il ne s’agit pas toujours de savoir à quel point vous êtes bon. Si vous êtes félicité, vous êtes toujours critiqué. Lorsque vous êtes une personnalité publique, cela fait partie du jeu. Vous ne pouvez pas être l’ami de tout le monde. On ne peut pas être l’ami de tout le monde.”

La FIA ne veut plus entendre de jurons en F1

En trois ans d’exercice, Mohammed Ben Sulayem a fait parler de lui pour avoir livré bataille contre les pilotes de F1 qui portaient des bijoux ou contre les pilotes ayant juré lors de conférence de presse.

Steiner a commenté l’interdiction de jurer : “Pourquoi mettre cela sur la table maintenant ? Nous discutons de quelque chose qui ne vaut pas la peine d’être discuté. Max a fait un commentaire sur sa voiture. Est-ce bien ? Non. Est-ce que c’est mal ? Non. Plus vous en parlez, plus cela crée de la controverse.

Si vous ne voulez pas que cela se produise ? Lors d’une réunion des pilotes, dites : ‘Les gars, aidez-moi, est-ce qu’on peut atténuer les jurons s’il vous plaît’. C’est difficile pour un conducteur assis dans une voiture qui roule à 360 km/h et qui se fait couper la route par un autre. Vous dites ‘f***** idiot’ mais vous ne le pensez pas. De toute façon, la télévision émet un signal sonore !”

Nous sommes des gens émotifs. C’est ce qui définit le sport. Nous avons besoin d’émotions dans le sport. Sinon, pourquoi serait-ce intéressant ? On en a trop fait. Quelqu’un a utilisé le mot “F” ? D’accord, ne l’utilisez plus et passez à autre chose…”, a conclu l’ancien directeur d’écurie.

Red Bull complètement innocenté par la FIA après la polémique liée au T-tray

Alors qu’un dispositif de réglage de hauteur du plancher sur la Red Bull avait beaucoup fait parler dans le paddock, la FIA a désormais totalement blanchi l’écurie autrichienne.

Pour rappel, les soupçons portaient sur une éventuelle modification de la hauteur du plancher de la Red Bull entre les qualifications et la course, ce qui est strictement interdit sous parc fermé.

Motorsport.com a révélé que Red Bull avait été innocenté par la FIA après enquête qui a nécessité une visite à l’usine de l’écurie autrichienne, à Milton Keynes. Alors que cette affaire avait rapidement été jugée close par la FIA, certains concurrent avaient poussé pour une enquête plus approfondie.

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Le communiqué de la FIA

“La FIA examine et inspecte régulièrement la conformité aux règlements techniques, sportifs et financiers des écuries de F1, ce qui peut impliquer des contrôles ponctuels sur le circuit ou des inspections et des enquêtes dans les usines des écuries”, a indiqué la FIA dans un communiqué.

“De même, les équipes de F1 ont la prérogative de porter à l’attention de la FIA toute préoccupation concernant la conformité de leurs concurrents aux règlements, et ce phénomène est clairement intensifié dans les championnats où la compétition pour le prix ultime peut être plus serrée, comme cela a été le cas en 2024. La FIA prend ces questions très au sérieux et cherche à les examiner en plus de tous les contrôles réguliers qu’elle effectue au cours d’un week-end de course et au-delà.”

“Dans le cadre de ce processus d’évaluation, des représentants techniques de la FIA se sont rendus au siège de Red Bull Racing pour enquêter en profondeur sur les récentes allégations concernant la conception de leur plancher avant et son utilisation. Cette enquête a conclu qu’aucune infraction n’avait été commise, et a donc confirmé la position adoptée par la FIA lors du Grand Prix des États-Unis à Austin.”

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Niels Wittich, ex-directeur de course de la F1, a en fait été viré

De manière surprenante, la FIA a communiqué ce mardi le départ du directeur de course de la F1, Niels Wittich, avec effet immédiat alors qu’il ne reste que trois Grands Prix à disputer cette saison.

Bien que le communiqué de la FIA laissait penser à un choix fait par Niels Wittich de quitter son poste de directeur de course de la F1, il apparaît finalement que la vérité ne soit pas tout à fait celle-là.

“La FIA peut confirmer que Niels Wittich a quitté son poste de directeur de course de la F1 pour poursuivre de nouvelles opportunités”, avait indiqué la FIA. “Niels a rempli ses nombreuses responsabilités en tant que directeur de course avec professionnalisme et dévouement. Nous le remercions pour son engagement et lui souhaitons le meilleur pour l’avenir.”

Selon Motorsport-Magazin.com, Niels Wittich a tout simplement été viré de son poste, et a été informé de cela peu de temps avant l’officialisation publique. Le média germanophone cite même Wittich affirmant : “Je n’ai pas démissionné”.

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Une instabilité au poste de directeur de course 

L’éviction de Niels Wittich poursuit donc une période décidément instable du côté du directeur de course de la F1, et ce, depuis le décès de Charlie Whiting en 2019. Un certain Michael Masi avait pris la suite jusqu’au controversé épisode d’Abu Dhabi 2021 qui lui coûtera sa place. 

C’est ainsi que Niels Wittich et Eduardo Freitas se sont partagé le rôle de directeur de course pendant une grande partie de la saison 2022. Après un nouvel épisode polémique, concernant la sécurité cette fois et la présence d’une grue en piste au Japon cette année-là, Wittich était finalement devenu l’unique directeur de course. 

Environ deux ans plus tard, un nouveau changement va donc s’opérer à ce poste si sensible. Pour rappel, c’est le Portugais Rui Marques, qui était jusqu’ici directeur de course en Formule 2 et Formule 3, qui a été désigné pour remplacer Niels Wittich à partir du Grand Prix de Las Vegas.

“Rui Marques assumera le rôle de directeur de course à partir du Grand Prix de Las Vegas”, a confirmé la FIA. “Rui apporte une grande expérience puisqu’il a été commissaire de piste, examinateur, commissaire national et international, directeur de course adjoint et directeur de course dans différents championnats. Plus récemment, il a occupé le poste de directeur de course en Formule 2 et en Formule 3.”

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Bernie Ecclestone estime que la FIA a trop pénalisé Max Verstappen

Bernie Ecclestone, ancien patron de la Formule 1, estime que la FIA est trop sévère avec les pilotes.

L’ancien grand argentier de la F1, Bernie Ecclestone, est revenu sur les évènements du Grand Prix du Mexique lors de sa venue à Interlagos le week-end dernier. L’homme, aujourd’hui âgé de 94 ans, vis au Brésil et garde un œil sur la F1 et les controverses qui l’entoure.

Pour le Britannique, la FIA est parfois trop sévère avec les pilotes et va parfois trop loin avec les pénalités. Il faisait la référence aux deux pénalités de 10 secondes chacune infligées à Max Verstappen lors du Grand Prix du Mexique.

Cela devient trop fou ! On pourrait résumer les règles actuelles en une phrase : ‘Ne vous battez pas, sinon vous aurez des ennuis’”, a déclaré Ecclestone à la RTBF.
Nous l’avons vu au Mexique avec les deux pénalités de 10 secondes infligées à Max. Une pénalité pour cela, qu’allez-vous faire si quelque chose de plus grave se produit ? Combien de secondes donnez-vous dans ce cas ? Je pense que nous avons dépassé la limite à ce niveau. Ce n’est plus vraiment de la course”, a ajouté l’homme de 94 ans.

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Bernie Ecclestone a été à la tête de la Formule 1 pendant plus de 40 ans. Suite au rachat de la discipline reine du sport automobile par Liberty Media, il a été écarté de son poste. D’après lui, de nombreux aspects ont évolué depuis, ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose.

“C’est comme partout dans le monde, tout change constamment. Je ne dis pas que les dirigeants actuels font du mauvais travail, mais ils n’ont pas assez regardé les choses en face. Il y a des choses qu’il faut abolir et changer”, a-t-il conclu.

Les pilotes de F1 s’attaquent à la FIA et à son président

L’Association des pilotes de Grand Prix, qui regroupe tous les pilotes actuels de F1, a adressé une déclaration au président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, pour exprimer leurs préoccupations. Les pilotes ont souligné plusieurs points, notamment une demande de réévaluation des récentes sanctions imposées pour propos injurieux, après les critiques de Ben Sulayem. Max Verstappen a, par exemple, été sanctionné d’une peine similaire à des travaux d’intérêt général pour des jurons prononcés lors de la conférence de presse à Singapour. Charles Leclerc, quant à lui, a écopé d’une amende de 10 000 euros, dont 5 000 euros avec sursis d’un an, pour des propos similaires en conférence de presse au Mexique.

Le GPDA a également exhorté le président de la FIA à revoir sa manière de communiquer, rappelant que les pilotes sont des « adultes » et n’ont pas besoin de conseils sur des sujets “triviaux”. De plus, la lettre inclut une demande de transparence quant à l’utilisation des fonds provenant des amendes infligées aux pilotes et aux équipes. Tous ces sujets ont été discutés lors d’une récente réunion des pilotes au Mexique, qui a abouti à cette déclaration pour exprimer leurs préoccupations.

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Déclaration intégrale du GPDA

Comme c’est le cas dans tous les sports, les participants doivent se conformer à la décision de l’arbitre, qu’ils l’apprécient ou non, qu’ils soient d’accord avec elle ou non. C’est ainsi que fonctionne le sport. Les pilotes (nos membres) ne sont pas différents et le comprennent parfaitement.

Nos membres sont des pilotes professionnels qui courent en Formule 1, le summum du sport automobile international. Ils sont les gladiateurs et chaque week-end de course, ils offrent un grand spectacle aux fans.

En ce qui concerne les jurons, il y a une différence entre les jurons destinés à insulter les autres et les jurons plus décontractés, tels que ceux que vous pourriez utiliser pour décrire le mauvais temps, ou même un objet inanimé tel qu’une voiture de Formule 1, ou une situation de conduite.

Nous demandons instamment au Président de la FIA de tenir compte de son propre ton et de son propre langage lorsqu’il s’adresse à nos pilotes membres ou qu’il parle d’eux, que ce soit dans un forum public ou autre. De plus, nos membres sont des adultes, ils n’ont pas besoin de recevoir des instructions par l’intermédiaire des médias, sur des sujets aussi triviaux que le port de bijoux ou de caleçons.

Le GPDA a, à de nombreuses reprises, exprimé son opinion selon laquelle les amendes infligées par les chauffeurs ne sont pas appropriées pour notre sport. Au cours des trois dernières années, nous avons demandé au président de la FIA de partager les détails et la stratégie concernant la manière dont les amendes financières de la FIA sont allouées et où les fonds sont dépensés. Nous avons également fait part de nos inquiétudes quant à l’image négative que les amendes financières donnent de notre sport. Nous demandons une fois de plus au Président de la FIA de dévoiler la transparence financière et d’engager un dialogue direct et ouvert avec nous. Toutes les parties prenantes (la FIA, la F1, les équipes et le GPDA) devraient déterminer ensemble comment et où l’argent est dépensé au profit de notre sport.

Le GPDA souhaite collaborer de manière constructive avec toutes les parties prenantes, y compris le président de la FIA, afin de promouvoir notre grand sport dans l’intérêt de tous ceux qui y travaillent, le paient, le regardent et l’aiment. Nous jouons notre rôle.

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Combien a empoché la FIA au GP F1 du Brésil suite aux amendes infligées ?

Un total de sept amendes a été distribuées par la FIA ce week-end au Brésil, que ce soit à des pilotes ou à des équipes.

Les amendes infligées par la FIA ce week-end lors du Grand Prix F1 du Brésil 

Pilote/écurieAmendeRaison
Leclerc5 000 €*Langage en conférence de presse
VCARB100 € Excès de vitesse dans les stands pour Tsunoda
VCARB100 €Excès de vitesse dans les stands pour Tsunoda
Mercedes5 000 €Pression de pneus ajustée avec les roues déjà montées sur la voiture d’Hamilton
Mercedes5 000 €Pression de pneus ajustée avec les roues déjà montées sur la voiture de Russell
Norris5 000 €Non-respect de la procédure de départ avorté
Russell5 000 €Non-respect de la procédure de départ avorté

La FIA a donc empoché un total de 25 200 euros d’amende lors du Grand Prix du Brésil.

*Charles Leclerc a écopé de 10 000 euros d’amende pour son langage en conférence de presse, dont 5 000 euros avec sursis à la condition qu’il n’y ait pas d’autre infraction de même nature dans les 12 mois à venir. Le Monégasque n’a donc pour l’instant reçu “que” 5 000 euros d’amende.

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Départ avorté, pression de pneus : la FIA enquête avant les résultats définitifs

Max Verstappen a remporté le Grand Prix du Brésil en partant depuis la 17e position de la grille en venant à bout d’une course extrêmement animée par les conditions météorologiques et la confusion que celle-ci a causé dans la mise en place de nombreux protocoles ou le respect de certaines règles sportives.

La victoire de Verstappen ne fait l’objet d’aucune enquête mais la situation de plusieurs pilotes est suivie de près après l’arrivée du GP de Sao Paolo.

Les pressions de pneus de Mercedes questionnent

Mercedes est actuellement entendu par les commissaires de la FIA, mais l’on ne sait pas combien de temps il faudra pour que la décision soit rendue après qu’ils aient entendu les éléments de l’équipe.

Gardez donc un œil sur F1Only pour connaître les résultats de cette affaire ! Il est reproché à Mercedes d’avoir roulé avec des pressions de pneumatiques ne respectant pas les directives mises en place, après qu’elles aient été changées sur la grille de départ lors de l’interruption de course par drapeau rouge.

Quatrième, George Russell est le principal concerné par cette enquête. Lewis Hamilton a connu un Grand Prix difficile, conclu à la dixième place. Un seul point est en jeu dans le cas du septuple champion du monde. 

Les commissaires étudient le départ avorté

On pourrait penser que les stratèges et les météorologues ont eu l’après-midi la plus chargée, mais non, les commissaires ont aussi largement de quoi faire !

Le panel a déjà enquêté sur toute une série d’incidents en course et distribué des pénalités de temps mais leur travail n’est pas encore terminé.

Les commissaires doivent également déterminer ce qu’il faut au sujet de Norris, Russell, Tsunoda et Lawson, partis pour un deuxième tour de formation après un départ avorté, alors qu’ils auraient dû rester sur la grille.

L’ensemble de la procédure de départ de la grille s’est trouvée fortement altérée lorsque ces derniers n’ont pas respecté le code en vigueur suite à la sortie de piste de Lance Stroll dans le tour de formation.

Après la sanction de la FIA, Alpine tourné vers sa bataille avec Williams

Après quatre Grands Prix disputés sans inscrire le moindre point, Alpine a finalement ouvert le score le week-end dernier, à Mexico, en obtenant la petite unité de la dixième place décrochée par Pierre Gasly.

Neuvième des dix équipes inscrites au championnat du monde des constructeurs, trois points derrière Williams, l’équipe d’Enstone peut encore espérer mener la lutte pour glaner un rang au général mais la tâche ne sera pas aisée, d’autant que l’actualité qui nourrit l’arrivée à São Paulo concerne l’amende infligée à Alpine par la FIA pour une infraction procédurale au règlement financier lié au développement de l’unité de puissance. Ironique, à l’heure où Luca de Meo le grand patron de Renault, met fin au programme moteur de Viry-Châtillon.

 

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Pierre Gasly fait son retour sur le circuit qui lui a offert son premier podium en Formule 1, en 2019.

“C’est génial de retrouver Interlagos cette semaine pour le Grand Prix de São Paulo”, s’enthousiasme le Français. “C’est une piste emblématique, il est très fluide, ce qui le rend très amusant au volant.”

Après deux top 10 en qualifications et un point lors de la dernière course, Gasly espère de nouveau un week-end compétitif au Brésil.

“C’est aussi le deuxième Sprint de cette triplette, d’où une période intense pour tous ceux qui travaillent en Formule 1”, fait-il remarquer. “Je tiens à remercier chaleureusement tous les membres de l’équipe pour leur travail acharné au cours des deux dernières courses et faisons en sorte de connaître à nouveau un bon week-end !”

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Esteban Ocon s’est déjà fait remarquer de manière différente sur le tracé d’Interlagos dans le passé, notamment lors de l’épisode de sa passe d’armes avec Max Verstappen en 2018. Le Français a déjà pris six départs au Brésil, avec le huitième rang comme meilleure position sur la grille, en 2021, et cette même huitième place comme meilleur résultat, décroché en 2022.

“J’ai hâte de me rendre au Brésil. La piste offre toujours un beau défi au volant et l’ambiance y est incroyable”, sourit le pilote Alpine. “Comme à Mexico, les fans de São Paulo apportent une ferveur poussant les pilotes. C’est la dernière étape d’une série de trois Grands Prix en autant de semaines. C’est difficile pour toute l’équipe, donc je suis reconnaissant envers tout le monde pour continuer de tout donner comme ils le font. São Paulo est un nouveau week-end Sprint, avec une double occasion de marquer des points. Nous chercherons à maximiser les séances pour nous préparer au mieux aux deux courses et espérer finir cette triplette sur une note positive.”

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Martin Brundle sur Max Verstappen : “Je déteste quand il fait ce genre de choses”

L’affrontement entre Lando Norris et Max Verstappen, les deux candidats les plus probables au titre mondial des pilotes 2024, a pris une intensité nouvelle sur les derniers GP en date.

Il y a tout d’abord eu la polémique d’Austin, où la manière dont Verstappen a emmené Norris hors-piste a dégouté de nombreux pilotes et observateurs ; d’autant plus que les commissaires sportifs de la FIA ont alors pénalisé Norris dans ce qui fut alors considéré comme un avantage gagné sur le pilote Red Bull.

Pas étonnant, dès lors, que Verstappen se soit senti autorisé à renouveler des manœuvres très douteuses en plusieurs occasions dans les premiers tours du Grand Prix de Mexico City, où les deux protagonistes se sont de nouveau confrontés aux limites de piste… et réglementaires. Cette fois, les commissaires ont fait passer un message fort : le leader du championnat du monde a écopé de deux pénalités distinctes de 10 secondes en course, ce qui a évidemment eu une incidence forte sur son résultat à l’arrivée (sixième) et le bilan mathématique au terme de l’épreuve.

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Verstappen trop bon pour devoir faire ça

Martin Brundle, ex-pilote F1 et commentateur vedette de Sky Sports F1, a donné son ressenti sans filtre sur l’action vue lors du GP de Mexico.

“Je suis tellement en admiration devant Max, et je déteste quand il fait ce genre de choses. Il est meilleur que cela. Il est trop bon”, a tranché le Britannique.

Pour lui, Max Verstappen a même été “chanceux” d’éviter une pénalité plus sévère pour sa conduite agressive contre Lando Norris lors du Grand Prix de Mexico, alors même qu’il a été repris deux fois par la FIA.

“L’incident du virage 7 est juste un moment de brouillard rouge, et en fait un moment ridicule”, a déclaré Brundle. “Il les a emmenés tous les deux dehors et il a eu de la chance de ne pas être pénalisé pour avoir traversé la piste ou quelque chose comme ça.”

“Je suis tellement admiratif de Max, et je déteste quand il fait ce genre de choses. Il est meilleur que ça. Il est trop bon. Je pense qu’il est frustré parce qu’il a la troisième voiture la plus rapide en ce moment. Nous savons qu’il est fougueux et qu’il est agressif – et c’est ce que vous voulez, c’est ce que nous faisons – mais il y a une limite. Sur le deuxième incident, il a dépassé les limites. S’il continue à recevoir des pénalités, il devra l’apprivoiser [cette agressivité].”

Reste que Verstappen est solidement soutenu par son directeur d’équipe Christian Horner, qui s’est présenté en conférence de presse après le GP du Mexique armé d’une télémétrie montrant selon lui à quel point Lando Norris avait lui-même changé son style d’approche du virage avec agressivité. Si Verstappen est désormais sous l’œil des commissaires et des autres pilotes, il reçoit encore un fort soutien de son propre clan concernant son attitude en piste.

À quatre manches de la fin du championnat du monde de F1, Verstappen compte 47 points d’avance sur Norris au classement des pilotes de F1 et sait qu’un résultat vierge ou une contrariété pour le Britannique coûterait bien plus au pilote McLaren, qui ne peut se permettre de contacts. De quoi rappeler les calculs et instincts de certains des plus légendaires et redoutables pilotes de l’Histoire de la F1.

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Le promoteur du GP d’Austin a reçu une énorme amende liée à la sécurité

Le promoteur du Grand Prix des États-Unis à Austin a écopé d’une lourde amende financière après l’entrée en piste de certains fans alors que les monoplaces étaient encore dans leur tour d’honneur. 

Il est de coutume en F1 de voir les fans courir depuis leurs tribunes pour se diriger vers le podium, une fois la course terminée. Les organisateurs doivent toutefois respecter un cadre strict pour la sécurité de tous.

Après la course, dans un document inhabituel, les commissaires ont convoqué l’organisateur et le promoteur du Grand Prix d’Austin, suite à un incident lié à un envahissement de la piste.

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Un incident impliquant environ 200 personnes

En effet, ce dimanche à Austin un envahissement de la piste a eu lieu de manière non-autorisée et qui aurait pu mal tourner puisque les monoplaces étaient encore en piste au moment des faits.

“Un groupe important de spectateurs, estimé à environ 200 personnes, dans la tribune le long de la ligne droite des stands, a escaladé une petite barrière et est retombé d’environ 2 mètres au sol entre la tribune et la barrière de protection contre les débris de la piste”, ont indiqué les commissaires.

“Ils sont ensuite passés sous le grillage et ont escaladé le mur de la piste (d’une hauteur d’environ un mètre) avant de s’engager dans la ligne droite principale. Tout cela s’est produit alors que les voitures étaient encore en piste et effectuaient leur tour de décélération après le drapeau à damier.”

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Une lourde amende pour le promoteur

Les commissaires ont par ailleurs détaillé que “l’incursion s’est produite en raison de l’absence d’identification d’une zone d’incursion potentielle qui n’avait pas été prise en compte dans le plan de sécurité.”

Pour éviter qu’un tel problème se reproduise, le promoteur va devoir amener des solutions dès la fin 2024. “Le promoteur est tenu, d’ici le 31 décembre 2024, de soumettre à la FIA un plan formel de remédiation qui, de l’avis de la FIA, aborde de manière adéquate ce problème et évalue également s’il existe d’autres zones d’incursion potentielles autour du circuit”, ont noté les commissaires. 

Concernant la sanction financière infligée, les commissaires ont envoyé un signal fort à tous les promoteurs : “Compte tenu de la gravité de l’incursion, une amende de 500 000 euros est imposée au promoteur.”

“Étant donné qu’il s’agit du premier cas de ce type sur ce circuit, 350 000 € de l’amende sont mis en sursis jusqu’au 31 décembre 2026, à condition que, d’ici là, il n’y ait plus d’incursion sur ce circuit lors d’une épreuve de Championnat de la FIA.”

Dans les faits, le promoteur écope donc d’une amende immédiate de 150 000 euros, ce qui reste une somme très importante. Les commissaires ont également recommandé à la FIA que ces 150 000 euros “soient consacrés à l’amélioration de la sécurité dans le sport automobile par le Département Sécurité de la FIA.”

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Pourquoi Norris a-t-il été pénalisé pour son dépassement sur Verstappen ?

Les commissaires ont expliqué pourquoi Lando Norris avait écopé d’une pénalité de cinq secondes après avoir dépassé Max Verstappen au virage 12.

Au tour 52, alors que Norris chassait Verstappen depuis quelques tours, le Britannique a enfin pu dépasser son rival pour le titre en sortie du virage 12. 

Problème, le pilote McLaren a effectué sa manœuvre hors piste et a donc reçu cinq secondes de pénalité. Toutefois, cette sanction peut prêter à débats sachant que Verstappen l’a également emmené au large dans ce virage.

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L’explication des commissaires : “Norris pas à la hauteur de Verstappen à la corde”

“Norris dépassait Verstappen par l’extérieur, mais n’était pas à la hauteur de Verstappen à la corde”, indique le rapport des commissaires. “Par conséquent, selon les lignes directrices sur les normes de pilotage, Norris avait perdu le ‘droit’ de prendre le virage.”

“En conséquence, comme Norris a quitté la piste et est revenu devant Verstappen, on considère qu’il s’agit d’un cas de sortie de piste et de gain d’un avantage durable.”

“Une pénalité de cinq secondes est imposée au lieu de la pénalité de dix secondes recommandée dans les lignes directrices parce qu’après s’être engagé dans le dépassement par l’extérieur, Norris n’avait pas d’autre choix que de quitter la piste en raison de la proximité avec Verstappen qui avait également quitté la piste.”

Par ailleurs, les commissaires ont considéré que cet incident ne justifiait pas d’ajouter un dépassement des limites de piste au total de Norris.

“Compte tenu de ces éléments, nous estimons que cet incident n’est pas pris en compte en tant que dépassement de la limite de la piste pour Norris.”

Écopant de ces cinq secondes, Lando Norris était malgré tout proche de conserver sa troisième position. Il lui a finalement manqué très exactement 942 millièmes pour rester devant Max Verstappen.

Au championnat, les choses se compliquent pour le pilote McLaren. Arrivé à Austin avec un déficit de 52 points, Norris repart avec 57 unités de retard sur le triple Champion du monde en titre avec cinq Grands Prix et deux Sprint encore à disputer.

Vous pouvez par ailleurs donner votre avis ici sur cette pénalité en répondant à notre sondage. 

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FIA : La polémique sur le dispositif Red Bull est une “non-histoire”

Le responsable des monoplaces de la FIA, Nikolas Tombazis, a déclaré que la controverse autour de la voiture de Red Bull lors du Grand Prix des États-Unis de ce week-end ne sera plus d’actualité maintenant que l’instance dirigeante est intervenue.

Lors de la préparation de la course de ce week-end sur le circuit des Amériques, Red Bull a confirmé l’existence d’un dispositif sous les pédales de sa voiture qui permet de modifier la hauteur de caisse à l’avant.

Aucune des neuf autres équipes ne dispose vraisemblablement d’un tel dispositif, ce qui ne rend pas celui-ci illégal en soi. La découverte a cependant donné lieu à des spéculations selon lesquelles il pourrait être utilisé pour modifier secrètement la hauteur de caisse entre les qualifications et la course lorsque la voiture se trouve dans des conditions de Parc Fermé.

Les changements de réglages en Parc Fermé sont strictement limités à l’angle de l’aileron avant et à la pression des pneus. Des inspecteurs techniques de la FIA et des caméras de surveillance sont en place pour s’assurer que les équipes ne tentent pas de modifier quoi que ce soit.

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Aucune preuve contre Red Bull

Nikolas Tombazis a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve que Red Bull avait fait quelque chose d’illégal et pense que l’introduction d’un scellé couvrant le dispositif signifie que toute tentative de le faire à l’avenir sera facilement détectée.

“Lors de la course précédente, on nous a fait remarquer que certaines conceptions pouvaient permettre de modifier la hauteur de l’avant de la voiture, ce que certains appellent un dossard, en Parc Fermé”, a déclaré Tombazis à Sky Sports F1, relayé par ESPN. “Nous n’avions aucune indication ou preuve que quelqu’un faisait quelque chose de ce genre, ce qui serait clairement illégal en vertu des règlements du Parc Fermé.”

“Mais comme je l’ai dit, nous n’avions aucune indication claire que quelqu’un faisait une telle chose, alors nous avons dit qu’à partir de cette course, il ne devait plus y avoir de possibilité de le faire. Donc, si une équipe a une conception qui permettrait un changement rapide de cette hauteur, elle doit être scellée afin qu’elle ne puisse pas y avoir accès dans le Parc Fermé. Je pense que toutes les équipes ont respecté cette règle et, en ce qui nous concerne, la situation est raisonnablement sous contrôle.”

Interrogé sur le fait que la controverse inquiète McLaren, en particulier, concernant l’usage que Red Bull aurait pu faire de ce dispositif avant que la FIA n’impose la pose de scellés, Tombazis répond : “Je pense que ce n’est certainement plus une histoire à partir de maintenant. Je pense que nous avons fait tout ce qu’il fallait pour qu’il n’y ait pas d’accusations, et puis bien sûr, c’est un championnat serré, et les gens sont plutôt excités par les voitures des autres. Nous ne pouvons donc pas clore définitivement les courses précédentes ou les insinuations entre les équipes dans un environnement très compétitif, mais dans la situation actuelle, nous pensons que c’est une non-histoire, oui.”

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Horner contre-attaque et accuse la concurrence de vouloir “détourner l’attention”

Christian Horner s’est expliqué sur la fameuse polémique liée à un dispositif présent près du cockpit de la Red Bull permettant de régler sa hauteur de caisse.

Red Bull a abordé le week-end à Austin au cœur de la tourmente autour de cette affaire de réglage de hauteur de caisse. Oui, l’écurie a bien un dispositif permettant de régler la hauteur de la partie la plus avancée du plancher (‘T-tray’), mais elle se défend de l’avoir utilisé pour tricher.

En effet, la véritable question est la suivante : Est-ce que Red Bull a utilisé ce dispositif pour modifier sa hauteur de caisse sous parc fermé, ce qui est totalement interdit ? L’écurie championne du monde clame, elle, son innocence. 

Un porte-parole a ainsi indiqué que ce dispositif “est inaccessible une fois que la voiture est entièrement assemblée et prête à rouler”, avant de confirmer avoir “convenu d’un plan d’action” avec la FIA.

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Horner : Ce dispositif est présent “depuis plus de trois ans”

Christian Horner, le boss de Red Bull Racing, s’est ainsi exprimé sur cette affaire. Le Britannique a tout d’abord donné plus de détails sur le fameux “outil” présent sur la Red Bull.

“Chaque voiture est équipée d’un outil permettant d’ajuster le T-tray, ce que nous appelons l’avant du plancher, c’est-à-dire le T-tray, et le nôtre est situé à l’avant, devant le compartiment des pieds, depuis plus de trois ans, je crois”, a expliqué Horner à Sky Sports F1.

“Il faut enlever les pédales, les autres éléments et la tuyauterie pour pouvoir l’atteindre. C’est donc comme n’importe quel autre réglage sur la voiture. Il serait plus facile de régler l’arceau de sécurité arrière que d’accéder à ce composant.” 

Interrogé pour savoir pourquoi la FIA s’est penchée précisément sur le cas de la Red Bull, Horner accuse, sans la nommer, une écurie rivale.

“Je pense que l’un de nos rivaux s’est plaint, et c’est le travail de la FIA d’examiner ce genre de choses”, indique Horner. “Il figure sur la liste des composants open source. Il est donc accessible publiquement depuis, comme je l’ai dit, les trois dernières années. La FIA en est satisfaite. Je pense que c’est juste pour satisfaire une certaine paranoïa dans le paddock.”

“J’ai l’impression que c’est parfois pour détourner l’attention de ce qui se passe peut-être dans votre propre maison, puis parfois, vous essayez d’allumer un feu ailleurs.”

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Horner : “Je suis sûr qu’il y aura d’autres choses qui se produiront d’ici Abu Dhabi”

Amené à développer son propos, et plus particulièrement sur McLaren, Horner met en avant l’affaire de l’aileron arrière de l’écurie britannique.

“Il y a eu beaucoup de bruit à propos des ailerons arrière, et McLaren a dû changer son aileron arrière [jeudi].”

Ce à quoi Horner s’est vu répondre que McLaren avait indiqué que ce n’était pas le cas : “Oh vraiment, d’accord”, a rétorqué le directeur de l’écurie Red Bull. “Cela fait partie de la F1. Et je suis sûr qu’il y aura d’autres choses qui se produiront d’ici Abu Dhabi.”

Enfin, Horner a affirmé être “tout à fait à l’aise” concernant l’affaire du ‘T-tray’, mettant en avant les procédures de surveillance.

“Nous avons des caméras qui surveillent les voitures”, poursuit-il. “Nous avons des examinateurs et des témoins qui surveillent les voitures. Au cours des trois dernières années, notre voiture a fait l’objet de plus d’examens que n’importe quelle autre voiture dans la voie des stands. Nous sommes donc tout à fait à l’aise.”

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Le bras de fer continue entre Max Verstappen et la FIA

Max Verstappen a fait savoir en conférence de presse qu’il n’avait toujours pas communiqué avec la FIA après sa sanction pour avoir prononcé un juron devant les médias internationaux.

À la suite de cette sanction, le pilote Red Bull devrait continuer à protester en répondant le plus brièvement possible aux questions lors des conférences de presse du Grand Prix des États-Unis de F1 ce week-end.

Pour rappel, en amont du Grand Prix de Singapour, le triple Champion du monde de F1 avait qualifié sa RB20 de “f*****” et avait par la suite été sanctionné par la FIA en recevant une peine de travaux d’intérêt général.

Max Verstappen a réagi en évitant de répondre de manière appropriée lors des conférences de presse suivantes, choisissant de ne parler aux journalistes qu’en dehors du cadre officiel.

Je n’ai rien reçu, donc pour moi ça ne change rien”, a déclaré Verstappen à la BBC. “Je préfère bien sûr moins parler, donc c’est bien de toute façon pour moi.

Verstappen a ajouté qu’il “s’exprimerait” lors des conférences de presse officielles au Texas ce week-end, mais a indiqué que sa protestation contre la FIA allait se poursuivre. Il a fait savoir que les réponses les plus appropriées, les plus précises et claires ne seraient données aux journalistes qu’en dehors des conférences de presse.

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Même s’il qualifie cette situation avec la FIA de “stupide”, il indique qu’il était “toujours ouvert à une discussion.

Il a cependant ajouté que ce n’était pas à lui de “tendre la main”.

“Je vis ma vie. Je continue, rien ne change.

S’il ne souhaite pas tendre la main à la FIA, il a cependant donné son point de vue sur la situation.

Bien sûr, je sais qu’on ne peut pas jurer en général, mais c’est plutôt quand on insulte quelqu’un. Ensuite, vous entendez des commentaires, comme : ‘Oui, mais vous ne voulez pas que les enfants voient ça’. Mais quand j’avais cinq ans, je n’ai jamais regardé une conférence de presse de ma vie. Et à l’école, on entend des choses bien pires que ça. Parce que vous grandissez avec des enfants et que vous êtes un peu rebelle, vous dites toujours des choses désagréables. C’est comme ça dans la vie.”

Rivaux sur la piste, Max Verstappen a reçu le soutien de Lewis Hamilton et de Lando Norris l’ont soutenu. Le septuple Champion du monde de F1 a même suggéré que Verstappen ne devrait pas aller jusqu’au bout de la sanction prononcée par la FIA.

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La FIA réagit pour lutter contre la possible triche d’une écurie

Avant le Grand Prix des États-Unis, un soupçon de triche au niveau du réglage de la hauteur de caisse a poussé la FIA à modifier ses procédures.

En effet, Motorsport.com dévoile que certaines sources ont indiqué la tenue de discussions entre la FIA et plusieurs écuries à ce sujet. 

La suspicion se place autour d’une équipe non-identifiée qui aurait réussi à trouver un moyen pour modifier sa hauteur de caisse entre les qualifications et la course, ce qui est interdit, car les monoplaces sont sous parc fermé.

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Quel bénéfice donnerait cette astuce non-autorisée ?

Si une écurie a bel et bien utilisé cette astuce, cela signifierait l’obtention d’un gain en qualifications et en course puisque la hauteur de caisse serait alors ajustée selon les besoins spécifiques de ces deux séances.

En effet, en qualifications, les pilotes partent avec peu d’essence pour réaliser un tour rapide, ce qui se différencie des conditions de course où les voitures embarquent du carburant pour la totalité du Grand Prix, avec un rythme qui n’est bien sûr pas le même par rapport à l’exercice du tour chronométré. 

Pour rappel, une fois la monoplace sous parc fermé, la seule modification aérodynamique possible se situe au niveau de l’aileron avant.

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La FIA modifie ses procédures dès ce week-end

L’écurie non-identifiée qui serait au cœur des soupçons aurait réussi à modifier la hauteur de caisse grâce à un réglage à l’intérieur du cockpit. Plus précisément, la partie ajustée serait celle la plus avancée du plancher, notamment connue sous le nom de “T-tray” en anglais.

Un porte-parole de la FIA s’est donc exprimé à ce sujet auprès de Motorsport.com, affirmant que “des ajustements procéduraux” ont été mis en place.

“Tout ajustement de la partie la plus avancée du plancher dans des conditions de parc fermé est strictement interdit par le règlement”, indique la FIA via son porte-parole. “Bien que nous n’ayons reçu aucune indication d’une équipe employant un tel système, la FIA reste vigilante dans ses efforts continus pour améliorer le contrôle du sport.”

“Dans ce cadre, nous avons mis en œuvre des ajustements procéduraux afin de garantir que la partie la plus avancée du plancher ne puisse pas être facilement modifiée. Dans certains cas, cela peut impliquer l’application d’un scellé pour fournir une assurance supplémentaire de conformité.”

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La FIA assure que la F1 ne souhaite pas plus de courses au calendrier

Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA, a exprimé ses réserves sur l’augmentation du calendrier de la Formule 1, indiquant par ailleurs que la F1 elle-même était pour le moment sur la même longueur d’onde.

Le calendrier de la F1 est un sujet revenant régulièrement sur la table. Avec actuellement 24 Grands Prix dont six courses sprint, le nombre idéal de courses au calendrier prête souvent à débats.

La fatigue des membres du paddock est au cœur du sujet, puisqu’avec 24 semaines de course, tout en ajoutant à cela les essais hivernaux, le personnel est d’une manière générale mis à rude épreuve.

Interrogé sur une potentielle problématique en cas d’ajout d’une 25e course au calendrier, Mohammed Ben Sulayem a alors souligné les contraintes logistiques et humaines.

“Vous franchissez une barrière où vous avez besoin de deux équipes, nous ne pouvons pas en avoir [plus]”, a indiqué Ben Sulayem à Motorsport.com.

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Ben Sulayem : “Je ne les empêcherai pas d’aller jusqu’à 25” courses au calendrier F1

Si le président de la FIA reconnaît le droit de la F1 d’ajouter une course supplémentaire au calendrier, il affirme que c’est la discipline, elle-même, qui a exprimé des réticences à l’idée d’un 25e Grand Prix.

“Ils [la F1, ndlr] ne sont jamais revenus en disant : ‘Oh, nous avons besoin de plus’”, a affirmé Ben Sulayem.

“Ce qu’ils recherchent, c’est la qualité et c’est pourquoi nous avons de bonnes relations avec eux”, a-t-il ajouté dans une affirmation peu anodine, puisque les relations entre la F1 et la FIA ne semblaient pas être particulièrement bonnes ces derniers mois.

“Je ne [les] empêcherai pas d’aller jusqu’à 25, parce que c’est leur droit. C’est à eux de décider”, poursuit Mohammed Ben Sulayem. “Mais ce sont eux qui ne veulent pas ajouter [plus de courses actuellement]. Parce qu’ils savent que cela devient alors [une question] de fatigue.”

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Motorsport Games, les “Jeux Olympiques” de la FIA : Kézako ?

La course des nations 2024 se déroulera dans deux semaines. Cet évènement, organisé par la FIA, demeure assez méconnu, y compris des puristes des sports mécaniques. Présentation !

L’évènement pluridisciplinaire FIA Motorsport Games se tiendra à partir du 23 octobre à Valencia, en Espagne, et verra les concurrents s’affronter sur plusieurs sites du 24 au 27 octobre.

On entend souvent les fans rappeler que les sports mécaniques n’ont pas de présence aux Jeux Olympiques. La troisième édition des FIA Motorsport Games se veut une forme d’incarnation de coupe des nations, regroupant différentes spécialités, dans lesquelles les concurrents s’affrontent sous la bannière d’un drapeau, dans un format inspiré du fameux évènement planétaire. Les Motorsport Games se sont déjà tenus pour leur première édition à Rome, en 2019, puis à Marseille en 2022.

Quel type d’évènement ?

Après une cérémonie d’ouverture à la Cité des arts et des sciences au design bien connu sur le port historique de Valencia, 85 autorités sportives sont attendues pour se disputer les différentes médailles mises en jeu cette année. Certains sont déjà des “spécialistes” de la compétition : près de la moitié des délégations ont déjà pris part aux deux premières éditions. D’autres participeront pour la première fois, avec un groupe diversifié de nouveaux venus d’Afrique, d’Asie, d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Océanie.

L’un des aspects clés des FIA Motorsport Games, dont se félicite la Fédération Internationale de l’Automobile, promoteur de l’évènement, est la variété des concurrents que l’événement est capable d’attirer. Les candidats de cette année sont aussi bien des nations ayant une longue histoire dans le sport que des nouveaux venus, “dont la participation peut contribuer à l’émergence d’une nouvelle culture du sport automobile qui s’épanouira dans les années à venir”, assure l’organe régulateur des championnats du monde de F1, WRC ou encore du WEC.

Quelles disciplines en compétition ?

Pour cette troisième édition, le menu sera copieux. Après les 16 catégories de compétitions enregistrées en 2022, parmi lesquelles le la Formule 4, le drift, le karting slalom ou encore l’auto slalom, l’édition 2024 propose 27 spécialités.

Le rallye est très densifié, passant de 3 à 10 catégories. On découvrira cette année de nouvelles propositions, telle que l’incontournable Esports, le GT en manufacturier unique, le mini karting ou encore le mini cross car, qui appartient à la famille offroad.

Pas de camions, en revanche, pour cette édition 2024, mais la FIA promet l’intégration de ces spectaculaires courses pour la prochaine édition des jeux. Une démo sera tout de même proposée au public.

Quelle organisation ?

Bien entendu, qui dit types de compétitions différents, dit terrains de jeux différents. D’un point de vue logistique, plusieurs sites sont nécessaires pour la tenue de ces jeux des sports mécaniques. Nombreuses seront celles qui auront lieu sur le circuit Ricardo Tormo, une piste de catégorie FIA 1 inaugurée en 1999 et qui accueille encore à ce jour le championnat du monde MotoGP. Le rallye sera organisé dans la montagne occidentale de Valencia et sur le circuit.

La F4 ne roulera pas sur le tracé Ricardo Tormo et se produira à la Cité des arts et des sciences, en milieu urbain, avec le GT Esports. L’Esports sera disputé sur le jeu Asetto Corsa Competizione sur une version virtuelle de la Mercedes-AMG GT3.

Une nouvelle piste, le circuit Aspar, accueillera toute la panoplie de compétitions offroad. Spécialement bâtie pour l’évènement, elle se veut un héritage au-delà de ce week-end de jeux. C’est également là que se produira le karting.

Si vous vous trouvez à Valencia dans ces dates, l’admission générale pour les trois jours coûte 20€ ; l’entrée est gratuite pour les moins de 16 ans.

Esports FIA Motorsport Games
Esports FIA Motorsport Games © FIA

Où en est la bataille “très coûteuse” de Massa pour récupérer le titre 2008 ?

Felipe Massa s’est exprimé sur la bataille qui mène en coulisses pour réclamer justice suite au crashgate de 2008.

Depuis quelques mois, le Brésilien a entamé une action en justice contre la F1, la FIA et le patron de la F1 de l’époque, Bernie Ecclestone. L’ex-pilote Ferrari souhaite récupérer le titre mondial 2008, mais veut également une compensation financière liée à la perte de ce championnat.

Pour rappel, cette affaire a pour base le Grand Prix de Singapour 2008 où Renault avait volontairement envoyé Nelson Piquet Jr dans le mur, faussant les résultats de la course. 

Ce jour-là, Lewis Hamilton avait repris six points à son rival pour le titre, Felipe Massa. En fin de saison, le Brésilien avait perdu le titre mondial pour un point face au pilote McLaren.

Mais l’élément ayant déclenché la bataille menée actuellement par Massa est une interview de Bernie Ecclestone en 2023, où il avouait n’avoir rien dit pendant la saison 2008 alors qu’il avait eu connaissance de la manœuvre opérée par Renault.

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J’espère que la chose correcte se produira, pour la justice”

En pleine bataille juridique, Felipe Massa s’est exprimé sur l’avancée de cette affaire.

J’espère que la chose correcte se produira, pour la justice, pour quelque chose qui ne fait pas partie du sport qui m’a puni de façon importante”, a indiqué Massa dans une interview avec RacingNews365.

C’est pour cela que nous nous battons, et je crois que c’est correct, surtout après 16 ans et après avoir entendu des choses que vous n’avez jamais pensé que c’était vraiment comme ça.”

“Après cela, j’ai décidé de mettre en place une grosse équipe, des gens professionnels, répartis dans de nombreux pays différents. Ils croient vraiment que ce qui s’est passé n’était pas juste, pour le sport, et j’ai définitivement payé.”

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Une bataille qui coûte “beaucoup d’argent” à Massa

Felipe Massa a par ailleurs reconnu que cette affaire, qui est en cours depuis “quatre, cinq mois”, lui coûtait cher et espère donc vite en terminer.

Lorsque nous avons entendu le commentaire de Bernie [Ecclestone] l’année dernière, nous avons commencé à mettre les choses en place et nous avons commencé à nous battre, à analyser les choses de manière professionnelle et légale, car cela ne faisait pas partie du sport, a ajouté Massa.

Je n’ai jamais pensé que je ferais partie d’une telle affaire dans ma vie. Ce n’est pas facile. C’est aussi très coûteux, beaucoup d’argent, alors j’espère vraiment que les choses vont se terminer rapidement. Mais nous attendons la justice depuis si longtemps, nous devons espérer que la vérité éclate et qu’il y ait une justice.

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Ben Sulayem règle ses comptes avec les médias britanniques

Mohammed Ben Sulayem, président de la FIA, a exprimé son mécontentement sur le traitement qui lui a été réservé par les médias britannique.

Le président émirati estime ainsi que ces médias britanniques l’ont tout simplement “condamné” avant de rappeler que ce n’était pas eux qui votait à la FIA.

Si vous regardez les médias britanniques et ce qu’ils m’ont fait… Bon sang, ils m’ont condamné”, a affirmé Ben Sulayem à Motorsport.com.

Ils ne m’ont pas accusé [de quoi que ce soit], mais ils continuent. Et je m’en soucie ? Non. Pourquoi ? Parce qu’ils veulent quoi ? Ils veulent vendre et obtenir plus de couverture pour eux-mêmes. Bien sûr, oui.

Mais ils n’ont aucun pouvoir sur moi et sur la FIA. Avec tout le respect que je dois aux médias britanniques ou à tout autre média, ils n’ont pas le droit de vote.”

Nous sommes une fédération indépendante et démocratique. Ce sont les membres qui m’ont élu. Le pouvoir appartient à l’Assemblée générale, pas à eux.

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Pouvons-nous arrêter ces absurdités ?

Et vous savez quoi ? Pouvons-nous arrêter ces absurdités, revenir aux affaires et faire ce qui est le mieux pour le sport ? Si vous le pouvez ? Je vous le demande. S’ils [les médias] ne veulent pas le faire, c’est leur affaire.

Mais la vie continue. Vous savez ce qu’ils m’ont fait ? Ils m’ont rendu plus fort. Je suis plus prudent maintenant et plus sage. Et j’ai le soutien [des clubs membres]. Et si les membres décident qu’il est temps de me changer de président, c’est à eux de décider.

En fin de compte, qui m’a placé à ce poste ? C’est l’Assemblée générale, ce sont les membres. Je suis très, très clair à ce sujet. Et s’ils n’aiment pas ça, ça leur appartient”.

Je ne réponds pas beaucoup à vous [les médias] et je ne riposte pas. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas le temps. Je suis tellement occupé à répondre à ce que les membres veulent et à ce que le sport automobile veut.

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Ben Sulayem espère pouvoir affronter un candidat à la présidence

Élu président de la FIA en décembre 2021, Mohammed Ben Sulayem a défendu son bilan avant de se dire “plus qu’heureux” de voir un adversaire face à lui pour la présidence de la FIA.

La FIA est en meilleure forme, la FIA est plus saine”, a-t-il ajouté.“Les écuries de F1 ont également besoin d’une FIA forte et saine, car personne ne veut dépenser de l’argent dans un championnat qui n’est pas gouverné.

Nous avons ramené la FIA dans le plus. Et ce n’est pas en licenciant et en supprimant des gens, mais en générant plus de revenus et en faisant preuve d’équité avec les autres, en repositionnant et en réformant la FIA et en revenant à notre mission.

Autre chose : si quelqu’un veut participer à une course [présidentielle] avec moi, j’en serai plus qu’heureux. Nous avons parlé de démocratie. C’est la démocratie tout le temps, pas une partie du temps. Je suis donc plus qu’heureux [d’affronter quelqu’un d’autre].”

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