Barcelone ne jette pas l’éponge et souhaite renouveler avec la F1

Bien que la ville de Madrid a été choisie par la Formule 1 pour disputer le Grand Prix d’Espagne à partir de la saison 2026 pour une durée de dix ans, le circuit de Barcelone ne compte pas baisser les bras et travaille activement pour tenter de renouveler son contrat avec la catégorie reine.

Ce mardi 23 janvier, la F1 a confirmé l’arrivée de Madrid au calendrier à partir de 2026 pour une période de dix années. Le nouveau circuit de 5,47 km [composé de portions urbaines et non urbaines], soumis à l’homologation de la FIA et aux spécifications de conception finale, comportera 20 virages, avec un tour de qualifications projeté de 1 minute 32 secondes. Construit autour du centre d’exposition IFEMA, le circuit comprendra également un bâtiment Paddock haut de gamme avec une nouvelle tour de contrôle pour la direction de course et des espaces de bureaux, ainsi que des espaces d’accueil VIP.

L’arrivée de Madrid met inévitablement Barcelone en porte à faux, le tracé catalan voyant son actuel contrat avec la FOM arriver à son terme en 2026. Cependant, l’arrivée de Madrid ne signifie pas pour autant que Barcelone ne fera plus partie du calendrier car le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, a insisté sur le fait que des discussions étaient toujours en cours avec Barcelone pour une éventuelle prolongation de contrat au delà de 2026.

« Pour éviter tout doute et pour clarifier les choses, le fait que nous soyons à Madrid n’exclut pas le fait que nous pourrions rester à Barcelone à l’avenir. » a déclaré Domenicali lors de la présentation du Grand Prix d’Espagne à Madrid.

« Pour l’avenir, des discussions sont en cours pour voir si nous pouvons réellement étendre notre collaboration avec Barcelone, avec qui nous entretenons de très bonnes relations pour l’avenir. »

« L’Espagne était un marché qui, il y a seulement quelques années, n’était pas au centre de notre attention. Maintenant, c’est très important. Nous avons signé un nouvel accord avec la chaîne DAZN espagnole au moins jusqu’à la fin 2026. »

« C’est un joli problème d’avoir plusieurs villes – certaines dans le même pays – souhaitant accueillir un Grand Prix. Cela montre la valeur de notre proposition. Mais nous devons rester concentrés sur les raisons de notre succès et veiller à ne pas faire preuve de complaisance. »

Barcelone n’abandonne pas

Le président de la Generalitat – l’organisation politique de la communauté autonome de Catalogne – a indiqué que la Catalogne souhaite renouveler son contrat avec la Formule 1 au delà de 2026 et qu’elle y travaille, insistant sur le fait que l’arrivée de Madrid ne sera pas nécessairement un obstacle.

« En référence à l’annonce de l’arrivée d’une course à Madrid, en Catalogne nous travaillons pour la Catalogne. Au-delà du fait que l’organisation de la Formule 1 peut conclure des accords avec d’autres villes, nous continuons à travailler pour prolonger au delà de 2026. » a déclaré Pere Aragones, président de la Generalitat.

« Le travail avec l’organisation est positif. Nous avançons en ce sens, nous sommes soucieux d’améliorer les opportunités de la Catalogne, mais sans nous comparer à personne, en construisant nos propres références. » a conclu Aragones.

Dans l’hypothèse où Barcelone signe un nouvel accord avec la Formule 1 au-delà de la saison 2026, le tracé catalan pourrait alors accueillir une deuxième course dans le pays et pourrait changer de nom en devenant, par exemple, le Grand Prix de Catalogne.

Quel avenir pour Barcelone avec l’arrivée de la F1 à Madrid ?

Le PDG de la Formule 1, Stefano Domenicali, estime que l’arrivée de Madrid au calendrier à partir de la saison 2026 est une « excellente nouvelle » pour la F1 et les fans, mais quel est l’avenir du tracé de Barcelone désormais ? 

Ce mardi 23 janvier, la Formule 1 a annoncé l’arrivée au calendrier à partir de 2026 de la ville de Madrid qui deviendra donc l’hôte du Grand Prix d’Espagne pour une durée de dix ans à partir de cette date, ce qui est une excellente nouvelle pour le PDG de la catégorie reine : « C’est une excellente nouvelle pour la Formule 1 car cela montre une fois de plus qu’il existe un fort appétit partout dans le monde pour notre sport. » a déclaré Stefano Domenicali au site de la Formule 1.

« Cela montre qu’à un moment où l’Europe est perçue comme un endroit qui n’est pas prêt à investir dans notre sport, Madrid et d’autres le montrent. Ils ont présenté un projet fascinant, qui sera construit dans les prochaines années et qui prend en compte les fans et leur expérience dans son ensemble, depuis leur voyage jusqu’à l’expérience de l’événement dans son ensemble. »

« La proposition que nous avons reçue du promoteur était géniale. Depuis le premier jour, il y a eu une discussion ouverte sur ce que pourrait être cet événement. »

Planifier l’avenir sereinement

L’accord signé entre Madrid et la Formule 1 s’étend pour dix années jusqu’en 2035. Selon Domenicali, cela permettra au promoteur du Grand Prix d’Espagne à Madrid d’investir plus sereinement en sachant que l’événement sera présent au calendrier pour une décennie :  « Je suis très heureux qu’il s’agisse d’un accord qui nous amène jusqu’en 2035 – c’est long. » a jouté l’Italien.

« C’est l’objectif de la F1, avec des promoteurs nouveaux ou plus établis. Cela permet à tout le monde de planifier l’avenir et d’investir dans l’avenir car il y a une garantie pour le promoteur, pour nos partenaires, pour nos équipes et pour notre sport. Cela donne à chacun une visibilité à long terme. »

« Si vous regardez le passé, les renouvellements étaient de deux ans, trois ans ou cinq ans maximum. Désormais, tous nos nouveaux deals vont dans le sens d’être très longs. Et s’ils sont petits, il y a une raison. »

Et Barcelone alors ?

Le circuit de Barcelone accueillera encore le Grand Prix d’Espagne en 2024 et 2025, mais concernant l’avenir du tracé catalan, Domenicali n’exclut pas l’idée d’organiser une deuxième course sur le sol espagnol.

« Pour éviter tout doute et pour clarifier les choses, le fait que nous soyons à Madrid n’exclut pas le fait que nous pourrions rester à Barcelone à l’avenir. » insiste Domenicali.

« Pour l’avenir, des discussions sont en cours pour voir si nous pouvons réellement étendre notre collaboration avec Barcelone, avec qui nous entretenons de très bonnes relations pour l’avenir. »

« L’Espagne était un marché qui, il y a seulement quelques années, n’était pas au centre de notre attention. Maintenant, c’est très important. Nous avons signé un nouvel accord avec la chaîne DAZN espagnole au moins jusqu’à la fin 2026. »

« C’est un joli problème d’avoir plusieurs villes – certaines dans le même pays – souhaitant accueillir un Grand Prix. Cela montre la valeur de notre proposition. Mais nous devons rester concentrés sur les raisons de notre succès et veiller à ne pas faire preuve de complaisance. »

Officiel : le circuit urbain de Madrid au calendrier de la F1 dès 2026

C’est désormais officiel, le circuit urbain de Madrid fera ses débuts au calendrier de la Formule 1 à partir de la saison 2026 après avoir signé un contrat à long terme sur dix années avec la catégorie reine du sport automobile.

Depuis plusieurs mois, les rumeurs suggéraient l’arrivée de Madrid au calendrier de la Formule 1 en remplacement de Barcelone, et c’est donc désormais officiel. Le tracé urbain – qui serpentera autour du palais des expositions de l’IFEMA qui a accueilli la première expo de la F1 – sera présent au calendrier à partir de la saison 2026 pour dix ans [jusqu’en 2035].

Le nouveau circuit de 5,47 km [composé de portions urbaines et non urbaines], soumis à l’homologation de la FIA et aux spécifications de conception finale, comportera 20 virages, avec un tour de qualifications projeté de 1 minute 32 secondes. Construit autour du centre d’exposition IFEMA, le circuit comprendra également un bâtiment Paddock haut de gamme avec une nouvelle tour de course et des espaces de bureaux, des espaces d’accueil VIP et de divertissement.

Le site devrait avoir la capacité d’accueillir plus de 110 000 fans par jour dans les tribunes, l’admission générale et l’hospitalité VIP. Il est également prévu d’augmenter la capacité du circuit à 140 000 places par jour au cours de la première moitié de l’accord, faisant de Madrid l’un des plus grands sites du calendrier de la F1.

Situé dans la ville de Madrid et à cinq minutes de l’aéroport Adolfo Suárez de Madrid-Barajas, le Grand Prix d’Espagne deviendra l’une des courses les plus accessibles du calendrier de F1, le circuit étant à quelques minutes en métro, en train de la ville. On estime que 90 % des fans pourront se rendre au Paddock via les transports en commun, tandis que les fans séjournant dans un hébergement local seront à quelques pas.

circuit F1 Madrid
Le circuit de Madrid

« Madrid est une ville incroyable avec un patrimoine sportif et culturel incroyable, et l’annonce d’aujourd’hui ouvre un nouveau chapitre passionnant pour la F1 en Espagne. » a déclaré le PDG de la F1, Stefano Domenicali.

« Je tiens à remercier l’équipe d’IFEMA Madrid, le gouvernement régional de Madrid et le maire de la ville pour avoir élaboré une proposition fantastique. Il incarne véritablement la vision de la Formule 1 : créer un spectacle de sport et de divertissement sur plusieurs jours qui offre une valeur maximale aux fans et embrasse l’innovation et la durabilité. »

Concernant le circuit de Barcelone qui accueillera le Grand Prix d’Espagne encore jusqu’en 2026, l’avenir du tracé catalan n’a pas encore été décidé comme l’a expliqué le PDG de la Formule 1 ici.

La Formule 1 va monter le son en 2026

Les moteurs hybrides issus de la future réglementation qui entrera en vigueur en 2026 devraient être plus bruyants que les spécifications utilisées actuellement en Formule 1 et ce pour le plus grand plaisir des fans.

A partir de la saison 2026, une nouvelle réglementation moteur sera introduite en Formule 1, avec notamment des changements concernant le carburant, le moteur à combustion interne (ICE), le système de récupération d’énergie (ERS), la disposition générale du moteur, l’utilisation des unités de puissance, les différentes restrictions liées aux essais et le volet concernant la réglementation financière (cliquez ici pour voir tous les changements détaillés pour 2026).

Mais depuis le début de l’ère hybride en 2014, les fans ont souvent été très critiques – à juste titre -concernant le son des moteurs bien moins expressif que celui des blocs V12, V10 ou encore V8 du passé. Bien que des progrès ont été réalisés au cours des dernières années, il reste encore du travail pour rendre ces unités de puissance plus « sonores » et le PDG de la Formule 1 a déjà assuré que ce point fait partie des priorités pour 2026.

« Nous devons avoir un son différent. Il s’agit d’une mélodie pour les oreilles. C’est vrai que lorsque nous avions le douze cylindres, c’était une fréquence différente, très forte. » a commenté Stefano Domenicali sur la radio australienne 3AW.

« Ensuite, nous avons eu le dix, huit et maintenant six cylindres. Mais la situation est différente, et bien sûr, nous devons être hybrides et nous serons toujours hybrides à l’avenir. »

« Mais notre intention est de s’assurer qu’avec la nouvelle réglementation le bruit du moteur sera plus élevé parce que cela fait partie des émotions. C’est vraiment ce que nos fans veulent entendre et c’est notre devoir de nous y engager. »

La F1 ne sera pas 100% électrique 

En revanche, Stefano Domenicali a de nouveau confirmé que la Formule 1 ne deviendra pas entièrement électrique à l’avenir : « Je ne pense pas non. La Formule 1 n’est pas électrique. » a-t-il insisté.

« Comme vous le savez, il y a quelques séries qui ont pris cette direction. L’électrification est un choix de mobilité qui doit avoir un sens. »

« Mais le monde de la mobilité et le paysage de la mobilité suivront certainement différentes directions. Nous [la F1], nous avons pris la direction d’utiliser pour l’avenir des carburants durables avec des moteurs hybrides. C’est là que nous pensons devoir rester durant de très nombreuses années. »

Le premier karting officiel de la F1 ouvre ses portes à Londres

F1 Drive, le premier Karting officiel de la Formule 1, ouvre ses portes au public le 6 février 2024 à Londres, plus précisément sous la tribune Sud du stade Tottenham Hotspur.

Située sous l’emblématique tribune sud du stade Tottenham Hotspur, la piste de Karting fait partie d’un partenariat stratégique de 15 ans entre la Formule 1 et le club Tottenham Hotspur. Les visiteurs pourront prendre le volant de karts conçus pour créer l’expérience de conduite de Formule 1 « la plus authentique ».

Les karts sont tous équipés de volants dotés d’un écran LED de 18 cm, fournissant des données et des mises à jour au pilote telles que les temps au tour, la position de course en direct, les intervalles, le niveau de boost, les informations de sécurité sur la piste et l’état des drapeaux.

Les volants sont équipés d’un écran LED

La F1 est même allée jusqu’à inclure un bouton « DRS » (Drag Reduction System) sur le volant, permettant d’augmenter la vitesse à proximité du concurrent qui vous précède. Les karts sont également équipés d’une Audio immersive embarquée, avec effets sonores tirés des enregistrements embarqués des monoplaces de Formule 1.

Accréditée par la National Karting Association, la piste se compose de trois tracés différents qui s’inspirent des circuits de F1 les plus emblématiques du monde. Les pistes ont été conçues pour un public diversifié, du circuit « Future Stars », destiné à enflammer la passion des jeunes pilotes et à inspirer la prochaine génération de fans de F1, au « Sprint Track » qui garantit une expérience immersive pour les pilotes expérimentés.

Pour ceux qui recherchent le frisson ultime, les pistes Future Stars et Sprint sont combinées pour former le « Super Circuit » – le plus long et le plus technique des trois pistes, offrant l’opportunité de séances de course « Elite », alliant habileté et plaisir.

Ceux qui s’affronteront sur le Super Circuit connaîtront d’ailleurs le même format qu’un week-end de course de F1 en participant aux tours d’essais libres et de qualification avant leur grande course, promettant une authentique expérience.

@ F1 Drive – Trois tracés proposés aux pilotes

Au-delà de la piste se trouve la « Fan Zone », hébergeant toute une gamme de divertissements, notamment 8 simulateurs de course VR5 ultramodernes exécutant le jeu F1 2023. Les invités peuvent participer à un Pit Stop Challenge et s’émerveiller devant les authentiques souvenirs de F1 exposés par les dix équipes actuelles de la grille.

Pour capturer leur expérience, les invités peuvent poser pour des selfies devant une voiture de F1 ou capturer l’ultime photo de célébration sur le podium. Les produits F1 DRIVE – Londres seront également disponibles à l’achat sur place et en ligne.

Pour ceux qui souhaitent perfectionner davantage leurs compétences en karting, des séances de coaching individuelles et de groupe seront également disponibles. Les pilotes en herbe auront l’opportunité de bénéficier d’un coaching de performance de niveau professionnel, avec des experts examinant les données de course, la télémétrie et l’analyse vidéo pour les aider à améliorer et à faire progresser les temps au tour et la stratégie.

Pour plus d’informations ou pour réserver vos billets, rendez-vous sur le site officiel de F1 Drive à cette adresse.

Verstappen et Alonso bientôt coéquipiers aux 24H du Mans ?

Le triple champion du monde de F1, Max Verstappen, se verrait bien participer aux 24H du Mans avec l’Espagnol Fernando Alonso comme coéquipier, les deux hommes ayant déjà discuté ensemble d’une telle opportunité a révélé le Néerlandais.

Max Verstappen – qui est sous contrat avec l’équipe Red Bull en F1 jusqu’en 2028 – n’a jamais caché qu’il souhaitait un jour participer à la plus prestigieuses épreuve d’endurance au monde sur le circuit de la Sarthe au Mans dans laquelle son père, Jos Verstappen, a triomphé en 2008 dans la catégorie LMP2.

Le Néerlandais a d’ailleurs comme projet de mettre sur pied d’ici 2025 une équipe d’endurance en catégorie GT3 via sa structure Verstappen.com Racing lancée en 2022 en partenariat avec Red Bull et qui rassemble différentes formes de sport automobile sous le même toit.

Interrogé sur ses chances de courir un jour en dehors de la Formule 1, Max Verstappen n’a pas hésité à citer Le Mans comme épreuve favorite, le pilote Red Bull révélant également au passage qu’il avait déjà eu une discussion avec Fernando Alonso – lui aussi vainqueur au Mans avec Toyota – pour une éventuelle collaboration dans le futur.

« J’aimerais vraiment faire Le Mans. » a indiqué Max Verstappen lors du récent Honda Racing Thanks Day qui s’est tenu au Japon.

« J’y suis déjà allé lorsque mon père courrait, l’ambiance est incroyable. C’est l’endurance, il y a beaucoup de gens, vous pilotez la nuit, au lever du soleil, je pense que c’est vraiment cool. »

Lorsqu’on lui a demandé quelle serait son équipe de rêve pour participer à la prestigieuse épreuve, Verstappen a cité le pilote Aston Martin Fernando Alonso, qui a remporté Le Mans à deux reprises en 2018 et 2019 : « J’en ai parlé à Fernando [Alonso]. Il a dit qu’il voudrait seulement recommencer avec moi. Ce serait vraiment cool. »

« Le seul problème, c’est que pour Le Mans il n’y a pas vraiment de poids minimum pour les pilotes. Je suis un pilote assez lourd, donc je dois trouver des coéquipiers légers pour compenser. Fernando est assez léger, donc ce serait plutôt bien, mais ensuite nous devrions en trouver un autre. Je dois jeter un œil à tout ça ! »

Le week-end dernier, Max Verstappen a remporté les 24 Heures de Daytona virtuelles auxquelles le Néerlandais a participé dans la catégorie GTD avec le Team Redline.

Alpine F1 investit massivement dans ses infrastructures pour 2026

Le directeur technique d’Alpine, Matt Harman, a confirmé que l’écurie du constructeur français investit massivement dans de nouvelles infrastructures avant que la nouvelle règlementation moteur ne soit introduite en Formule 1 en 2026. 

En 2024 et 2025, les règlementations resteront stables en Formule 1, avant une véritable révolution à partir de la saison 2026 avec notamment l’introduction de nouvelles unités de puissance qui auront des performances similaires aux conceptions actuelles, utilisant des moteurs à combustion interne V6 à haute puissance et à haut régime et évitant une différenciation excessive des performances pour permettre une meilleure aptitude à la course.

Récemment, un accord a été conclu pour augmenter le plafond des dépenses en capital dont le montant dépend du classement d’une équipe au championnat du monde. L’écurie Alpine faisant partie du groupe intermédiaire, cette dernière dispose donc de 13 millions de dollars supplémentaires pour investir dans l’amélioration de ses infrastructures, y compris la construction d’un tout nouveau simulateur.

« Vous avez pu voir que certains sujets de péréquation CapEx ont été abordés par la FIA. Nous avons donc tout le financement pour y parvenir. » assure Matt Harman dans un entretien publié par le site du championnat.

« Nous allons mettre en place tous ces équipements, ils seront en fonction pour la règlementation 2026 et serviront également aux voitures avant cela. Nous nous concentrons sur nos outils de simulation, nous devons être plus précis, nous devons être meilleurs pour obtenir plus rapidement les bonnes réponses à des questions difficiles. »

« Le plan que nous avions au cours des trois dernières années est, de mon point de vue, inchangé : nous ne faisons qu’accélérer. Nous sommes bien financés, nous avons suffisamment de personnel et il s’agit simplement de baisser la tête et de continuer. »

« Le simulateur sera mis en service en prévision de 2026. Il sera installé l’année prochaine. Il sera installé dans un immense bâtiment qui abritera d’autres développements interessants, donc de mon côté, je suis enthousiasmé par ce projet. »

« Celui dont nous disposons actuellement est un très bon outil, mais sa bande passante et sa résolution ne sont pas tout à fait au niveau, et je pense que cela va donner aux pilotes un autre niveau de confiance dans la corrélation de la simulation, qui pour 2026, sera très importante. »

L’équipe Alpine dévoilera sa nouvelle monoplace pour la saison 2024 le 07 février prochain (voir toutes les dates de présentation ici).

Lando Norris « très excité » à la veille de la saison 2024 de F1

Le Britannique Lando Norris affirme que McLaren a montré l’an dernier ce dont elle est capable et espère que la campagne 2024 débutera de la meilleure des façons pour lui et son équipe.

En 2023, McLaren a été l’équipe de la grille ayant fait les plus grands progrès en cours de saison, notamment à partir du Grand Prix d’Autriche où l’écurie britannique a introduit un important package de mises à jour sur sa MCL60. A partir de là, l’équipe de Woking a inscrit 285 points et ses pilotes sont montés à sept reprises sur un podium en huit Grands Prix dont cinq deuxième place.

McLaren a terminé la campagne 2023 à la quatrième place du championnat du monde des constructeurs avec 22 points d’avance sur l’équipe Aston Martin et 104 points de retard sur Ferrari troisième.

Lorsqu’on demande à Lando Norris quels sont les objectifs de McLaren pour cette nouvelle saison de Formule 1, le Britannique – qui a terminé sixième au championnat 2023 à un point du pilote Ferrari Charles Leclerc – a répondu : « Pour nous, rattraper Mercedes, rattraper Ferrari…en termes de rythme, parce que nous sommes derrière eux depuis deux ans. »

« Ils n’ont pas vraiment fait de pas en avant et nous avons fait un énorme pas en avant, et il y a beaucoup d’autres choses que nous sommes en mesure d’améliorer. »

« Donc, je pense que c’est le bon moment pour nous. Il reste encore quelques pièces du puzzle à assembler, mais nous avons trouvé les pièces maîtresses et nous savons dans quelle direction aller. Je suis vraiment très fier de toute l’équipe. »

« Décrocher sept podiums ou quelque chose comme ça [neuf podiums en 2023, ndlr], et tous les grands moments que nous avons vécus, tout ça n’était certainement pas attendu. Je dois donc remercier l’équipe pour tout cela. »

Depuis le 02 janvier 2024, Rob Marshall (un ancien de Red Bull) et David Sanchez (un ancien de Ferrari) ont rejoint l’équipe McLaren et, bien qu’il soit conscient que le fruit de leur travail ne se pas visible immédiatement, Lando Norris se dit « excité » de voir que de nouvelles personnes puissent rejoindre le projet et s’attend à une saison 2024 solide de la part de McLaren.

« Je suis très excité. Le fait est que si nous commençons la saison comme nous étions au milieu [de la saison 2023], nous pourrions être P2 au championnat constructeurs et P2 au championnat pilotes. Je sais que ça ne marche pas toujours comme ça, mais nous sommes sur la bonne voie. » insiste le Britannique.

« Nous avons de nouvelles embauches avec les gars qui arrivent en 2024. Peut-être que nous ne verrons pas tout de suite ce qu’ils peuvent nous apporter sur la voiture, mais plutôt certaines choses que nous avons déjà apprises au cours des quatre, cinq, six derniers mois, notamment grâce aux progrès que nous avons réalisés [serviront] et nous avons appris beaucoup. »

« Nous sommes enfin sur la bonne voie et nous savons dans quelle direction aller. Je veux juste bien commencer la saison. Si nous parvenons à bien démarrer à Bahreïn [lors de la première course], je serai encore plus excité. » conclut Norris.

L’équipe McLaren – qui a déjà dévoilé la livrée de sa monoplace 2024 – présentera sa MCL38 (c’est son nom officiel) le 14 février (voir toutes les dates de présentation ici).

Mike Krack sur Lance Stroll : « Il a évolué en tant que pilote »

Le Team Principal de l’équipe Aston Martin, Mike Krack, estime que Lance Stroll a grandement évolué en tant que pilote lors d’une saison 2023 difficile durant laquelle le Canadien a dû gérer « beaucoup de pression ».

La saison 2023 de Lance Stroll a débuté de la pire des manières avec une blessure aux deux poignets quelques jours seulement avant le début des essais hivernaux à Bahreïn. Remplacé durant ces tests par le Brésilien Felipe Drugovich, Lance Stroll a finalement pu commencer sa saison 2023 lors de la première manche au Grand Prix de Bahreïn, bien que le pilote Aston Martin souffrait encore de ses deux poignets après une intervention chirurgicale.

Sixième à l’arrivée du Grand Prix de Bahreïn malgré ses douleurs, Lance Stroll a ensuite connu son premier abandon de la saison en Arabie Saoudite en raison d’un problème mécanique, voyant à partir de ce moment-là son coéquipier Fernando Alonso prendre le large au championnat pilotes.

Lance Stroll brillera ensuite par son manque de performance et ses quelques erreurs de pilotage, notamment à Singapour où il a crashé sa monoplace en qualifications et n’a pas pu prendre le départ de la course le dimanche en raison des douleurs suite à cet accident.

Après ce passage à vide, Stroll a retrouvé une certaine performance pour le reste de la campagne 2023 et terminera finalement à la dixième place au championnat du monde des pilotes avec 74 points marqués en 22 Grands Prix.

Considéré comme un pilote payant car son père est le propriétaire de l’équipe Aston Martin, Lance Stroll doit constamment essuyer des critiques, encore plus lorsqu’il commet un erreur. Mais pour Mike Krack, le Canadien a fait preuve d’une réelle détermination en 2023 en surmontant de nombreux défis et a prouvé qu’il mérite sa place.

« Lance est au bon endroit. Il est détendu et sûr de lui. Vous pouvez le voir dans son langage corporel. C’est très impressionnant de voir comment il a évolué en tant que pilote cette année [en 2023]. » a déclaré Mike Krack à la fin de la saison dernière.

« Il a subi une blessure avant la saison, ce qui l’a mis en retrait, mais il a fait preuve d’un réel courage et d’une réelle détermination pour reprendre le volant le plus rapidement possible. Et malgré tout ce qu’il a enduré, il a toujours été très rapide. »

« Plus tard dans la saison, il est revenu au combat après une phase difficile. Il a dû gérer beaucoup de pression et l’a géré avec beaucoup d’assurance. J’aurais aimé que la saison soit un peu plus longue pour lui car il a été très rapide dans les dernières manches. »

« Je pense que nous pouvons bâtir là-dessus. C’est ce qui doit arriver maintenant, il doit juste reprendre là où il s’est arrêté cette saison [en 2023]. Il a surmonté de nombreux défis cette année, mais désormais il est en pleine forme. » a insisté le Luxembourgeois.

Un bilan « mitigé » pour Stroll

En fin d’année dernière, Lance Stroll lui-même a admis avoir connu une campagne 2023 « mitigée » au volant de son Aston Martin, le Canadien ayant inscrit 132 points de moins que son coéquipier Fernando Alonso.

Lorsqu’on lui a demandé de dresser un bilan de sa saison 2023, Lance Stroll a répondu : « Quand on le replace dans le contexte de l’histoire de l’équipe, je pense que cette saison a été solide. »

« Nous avons fait d’énormes progrès par rapport à l’année dernière ; l’équipe a fait un excellent travail en livrant une voiture qui a été capable de concourir à l’avant de la grille. »

« De mon côté, il y a eu des courses où j’ai été satisfait de mes performances et des courses où je pense que j’aurais pu tirer davantage de la voiture. » a admis le Canadien.

« Ce sentiment n’est cependant pas toujours basé sur la position finale. Bahreïn [la première course] est un bon exemple, tout le monde me félicitait d’avoir terminé sixième après avoir raté les essais avec deux poignets cassés, mais je suis reparti de la course en pensant que j’aurais pu terminer plus haut si j’avais mieux géré le pneu Medium. »

« À l’autre extrémité de l’échelle, alors que nous avons eu du mal avec la voiture dans la seconde moitié de la saison, il y a eu des courses dont j’étais satisfait mais pour lesquelles nous n’avons pas marqué de points. C’est comme ça qu’est la course parfois. »

« Cela a donc été une saison mitigée, mais de grands progrès ont été réalisés et le travail consiste maintenant à mettre en pratique nos apprentissages pour 2024. »

Pour rappel : Lance Stroll est le seul pilote de la grille à avoir un contrat à durée indéterminée au sein de son équipe (voir tous les contrats des pilotes ici).

Kubica s’attend à un défi « difficile et exigeant » en WEC avec Ferrari

L’ancien pilote de Formule 1, Robert Kubica, s’attend à relever un défi « difficile et exigeant » cette année en championnat du monde d’Endurance dans lequel le Polonais est engagé avec Ferrari.

En 2024, Robert Kubica fera équipe avec Yifei Ye et Robert Shwartzman dans une troisième Hypercar 499P engagée en championnat du monde d’Endurance par Ferrari – la numéro 83 d’AF Corse – aux côtés des deux voitures officielles numéros 50 et 51. Mais pour l’ancien vainqueur en Formule 1 – et accessoirement champion en catégorie LMP2 en 2023 – le défi s’annonce difficile.

« Après avoir remporté la catégorie LMP2 en 2023 en WEC, je suis très heureux de pouvoir piloter la Ferrari 499P AF Corse cette saison. » a déclaré Robert Kubica.

« Je partagerai la voiture avec Robert [Shwartzman] et Yifei [Ye], deux pilotes très rapides, mais ça va être très difficile car le niveau de la grille est élevé. Nous avons tout pour bien faire, mais nous devons aussi récupérer beaucoup de terrain, car nous avons tous peu d’expérience au volant de la 499P. » insiste le Polonais.

« Ce sera un défi difficile et exigeant, mais en même temps, c’est très excitant. Il va falloir essayer de garder les pieds sur terre et faire de notre mieux. Surtout au début de la saison, ce ne sera pas facile, mais nous essaierons de maximiser le temps de piste pour acquérir une expérience cruciale. »

Après le Prologue au Qatar les 24 et 25 février, la première manche du WEC se déroulera sur le même circuit le 2 mars. Viendront ensuite les courses d’Imola (Italie ; 21 avril), Spa-Francorchamps (Belgique ; 11 mai), Le Mans (France ; 15-16 juin), São Paulo (Brésil ; 14 juillet), COTA (États-Unis ; 1er septembre), Fuji (Japon ; 15 septembre) et Bahreïn (2 novembre).

Guenther Steiner critique le modèle utilisé par Haas en F1

L’ancien Team Principal de Haas, Guenther Steiner, estime que l’écurie américaine va devoir changer son modèle si elle souhaite être en mesure de se battre à armes égales avec les neufs autres équipes de la grille en Formule 1.

Alors qu’il est resté jusqu’à présent relativement discret depuis l’annonce de son licenciement par l’équipe Haas, Guenther Steiner se montre désormais un peu plus offensif dans ses propos et estime que son ancien employeur a besoin d’investir davantage pour être en mesure de lutter contre les meilleures écuries de la grille, alors que Haas fonctionne depuis ses débuts sur un modèle économique axé sur l’achat de composants développés par Ferrari, ce qui ne peut plus fonctionner selon Steiner.

« Ca n’allait pas bien l’année dernière, je le savais, je ne suis pas ignorant. » a déclaré le désormais ancien Team Principal de Haas à Racer.

« Mais de mon côté, que pouvais-je faire pour améliorer les choses ? Tout le monde sait que les autres équipes ont investi beaucoup plus, et nous nous sommes lancés dans une fusillade armé d’un couteau. La F1 a changé au cours des cinq dernières années et tout va dans le même sens avec ce plafond budgétaire. »

« Les gens vous demandent : ‘Est-ce que vous opérez au plafond budgétaire ?’ Mais cela ne veut plus rien dire parce que vous devez maintenant atteindre le plafond budgétaire en CapEx (dépenses en capital) et en OpEx (dépenses de fonctionnement) parce que vous devez effectuer des investissements en CapEx pour réduire vos OpEx afin d’être efficace. C’est la seule façon de procéder. »

« Ce modèle [celui utilisé par Haas depuis ses débuts] était fantastique il y a dix ans ; maintenant ce n’est plus le cas. Cela doit changer. » a insisté Guenther Steiner.

Lorsqu’on lui demande précisément ce qu’il ferait chez Haas s’il avait la liberté d’apporter des changements qu’il juge nécessaires, l’Italien a déclaré : « Je suivrais le modèle que toutes les autres équipes utilisent. »

« Je n’ai pas besoin d’en dire plus, car tout le monde le fait. Vous devrez investir dans l’infrastructure pour tirer le meilleur parti de votre plafond des coûts OpEx, c’est aussi simple. Il suffit de faire ce que font les autres équipes, car tout le monde le fait. »

« Tout comme vous changez de concept de la voiture, quand toutes les équipes doivent aller dans la même direction, vous devez également le faire avec la structure de l’équipe. Et il faut investir, car il n’y a plus d’équipe faible. »

Steiner estime également que les employés de l’équipe n’ont pas reçu suffisamment de crédit pour l’énorme travail accompli la saison dernière car, bien que l’écurie américaine a terminé dernière au championnat du monde des constructeurs, les deux pilotes Nico Hülkenberg et Kevin Magnussen ont tout de même réussi à atteindre la Q3 en qualifications à plusieurs reprises, ce qui peut être considéré comme un exploit selon l’Italien.

« Je pense que ce que Haas a réalisé l’année dernière, et évidemment terminer dixième n’est pas bon, mais c’était en fait un exploit que d’atteindre la Q3 à plusieurs reprises. » a ajouté Steiner.

« Maintenant, sachant à quel point il existe une disparité au sein de l’infrastructure, c’est tout un exploit de la part de l’équipe. Et cela ne dépend pas de moi, cela dépend de l’équipe – cela montre à quel point ils sont bons. »

L’objectif principal en 2024 du nouveau Team Principal de Haas, le Japonais Ayao Komatsu, est de faire décoller l’équipe du fond de la grille, ce qui ne sera pas une tâche facile. 

Ecclestone voit un possible retour en F1 pour Schumacher après son passage chez Alpine

L’ancien grand argentier de la F1, Bernie Ecclestone, estime que Mick Schumacher aura la possibilité en 2024 avec Alpine de démontrer tout son talent au volant d’une voiture dans le championnat du monde d’Endurance, ce qui pourrait éventuellement l’aider à revenir en Formule 1 plus tard.

Le jeune Mick Schumacher – ancien membre de la Ferrari Driver Academy – a débuté en Formule 1 en tant que titulaire avec l’écurie Haas en 2021. L’Allemand a couru deux saisons pour l’équipe américaine, avant d’être remercié en raison d’un manque de résultats.

Sans baquet pour la saison 2023, Schumacher Jr a alors accepté l’offre faite par Mercedes pour devenir pilote de réserve de l’équipe du constructeur allemand, alors qu’en 2024 il combinera son rôle de réserviste en F1 à celui de pilote titulaire au sein du championnat d’Endurance avec Alpine.

Interrogé par le Bild pour savoir s’il pense que le passage de Mick Schumacher en Endurance peut offrir une opportunité de retour à l’Allemand en Formule 1 dans un avenir plus ou moins proche, Bernie Ecclestone a répondu : « C’est probablement la seule et la meilleure chose qu’il puisse faire pour le moment. »

« C’est bien car il pourra se montrer, idéalement avec de bonnes performances. Il se pourrait alors que certains responsables en F1 réfléchissent et se disent ‘Peut-être avons-nous commis une erreur. Nous pourrions réessayer’. »

Bernie Ecclestone estime que Mick Schumacher – qui a réussi à atteindre la Formule 1 avec l’aide de Ferrari – serait dans une toute autre situation aujourd’hui s’il avait fait partie du giron Red Bull : « Chez Red Bull, par exemple, je pense qu’il aurait été mieux compris. Ils l’auraient aidé et accompagné vers le sommet. » a ajouté le Britannique âgé désormais de 93 ans.

Retour en piste pour Schumacher

En 2024, Schumacher sera donc toujours pilote de réserve de l’équipe Mercedes en Formule 1 en parallèle de son poste de pilote titulaire pour Alpine dans le championnat du monde d’Endurance. Lorsqu’on lui a demandé si c’était important pour lui de revenir derrière le volant d’une voiture pour courir après une année en off, l’Allemand a répondu :  « Oui, très important. »

« Évidemment, après avoir été absent toute l’année, cela a été difficile. Et je suis juste excité d’être de retour dans une voiture, de faire une course et de relever un nouveau défi. »

« Je suis un pilote de course. Je n’ai pas arrêté de courir depuis 14 ans, donc c’était définitivement un choix clair et une direction claire que je voulais courir à nouveau l’année prochaine. Je vois cela [le championnat du monde d’Endurance] comme un défi. »

« Mais je le vois aussi comme quelque chose où je peux, en tant que pilote, me développer davantage, et j’espère aussi, si mon chemin me mène un jour à la Formule 1, que je pourrai transférer ce développement que j’ai réalisé dans cette série vers la Formule 1. »

Carlos Sainz « tellement fier » de son père, vainqueur du Dakar 2024 à 61 ans

Le pilote Ferrari Carlos Sainz a exprimé sa fierté de voir son père, Carlos Sainz Sr, remporter aujourd’hui à l’âge de 61 ans son quatrième Dakar. 

L’espagnol Carlos Sainz Sr a fait entrer le constructeur Audi dans l’histoire au Rallye Dakar 2024 avec la première victoire d’un véhicule électrique doté d’une batterie haute tension et d’un convertisseur d’énergie. L’équipage composé de Carlos Sainz et Lucas Cruz a mené le rallye pendant huit étapes, permettant à Sainz Sr de remporter son quatrième Dakar avec une quatrième marque différente.

« Je suis tellement fier de te revoir au sommet. Gagner un Dakar n’est jamais facile, mais en gagner quatre est réservé aux légendes absolues ! » a écrit Carlos Sainz sur son compte X, alors que le pilote Ferrari était évidemment présent lors de l’arrivée pour féliciter son père.

« Ceux d’entre nous qui t’entourent savent à quel point c’est un sacrifice de répéter le défi chaque janvier et encore plus en étant un senior [rires]. »

« Mettre en jeu une année entière de travail en moins de 15 jours est réservé aux courageux et tu as prouvé que tu es le plus courageux de tous. On t’aime papa! »

Très ému à l’arrivée de l’épreuve, Carlos Sainz Sr s’est dit heureux de décrocher sa quatrième victoire au Dakar au volant d’une voiture qui aura marqué l’histoire de l’épreuve : « Je suis très heureux pour Audi, les nombreux fans de la marque et mes compatriotes. Cette victoire signifie beaucoup pour moi. » a déclaré le pilote Audi à l’arrivée.

« C’est ma quatrième victoire avec la quatrième marque différente. L’équipe a développé un concept très spécial avec lequel nous sommes les premiers du Rallye Dakar. »

« Seul Audi a eu le courage de prendre ce risque. Je suis heureux que nous ayons marqué l’histoire avec cela. Et dans l’une des éditions les plus difficiles de ce rallye que j’ai pu vivre. »

« Ma famille est ici, ainsi que toute la famille Audi. Merci à la marque, à Rolf Michl et Sven Quandt, qui ont cru en nous et ont rendu cela possible. Et merci à Mattias, Emil, Stéphane et Edouard, qui nous ont tant aidé. C’est une grande victoire. »

Trop vieux, Alonso et Hamilton ne peuvent pas suivre Verstappen selon Jordan

Pour l’ancien directeur d’équipe, Eddie Jordan, un seul pilote de la grille peut empêcher Max Verstappen d’aller décrocher un quatrième titre mondial cette saison en Formule 1, il s’agit du Monégasque Charles Leclerc.

Alors que la saison 2024 de Formule 1 débute au mois de mars avec le Grand Prix de Bahreïn, beaucoup estiment que Max Verstappen – qui a décroché son troisième titre mondial en 2023 – sera une nouvelle fois le grand favori. Cet avis est d’ailleurs partagé par Eddie Jordan qui estime pour sa part qu’il n’y a qu’un seul pilote sur la grille actuelle capable de battre Max Verstappen, à la seule condition bien sûr, qu’il ait une monoplace compétitive entre les mains.

« Je ne vois qu’un seul challenger et c’est Charles Leclerc. Ferrari doit réussir cette année à construire une voiture qui soit à égalité avec la Red Bull, sinon il n’y aura aucun suspense. » a déclaré Eddie Jordan à Auto Bild.

Eddie Jordan estime que la nouvelle génération composée de Charles Leclerc, Max Verstappen, Lando Norris ou encore George Russell est incroyablement compétitive face à des multiples champions du monde tels que Lewis Hamilton ou Fernando Alonso, l’Irlandais insistant sur le fait que les deux hommes sont désormais « trop âgés » pour suivre le rythme.

« Si j’avais une équipe de haut niveau maintenant et que je n’avais pas Max [dans l’équipe], il n’y aurait qu’un seul duo de pilotes capables de se battre avec Verstappen : Charles Leclerc et, en tant que coéquipier, Lando Norris. » a ajouté Jordan.

« Je n’ai tout simplement plus confiance en Lewis Hamilton et Fernando Alonso, bien qu’ils soient des champions mérités, mais en raison de leur âge avancé, ils ne sont tout simplement plus capables de suivre Verstappen. »

Pour rappel, le pilote Aston Martin Fernando Alonso est le doyen de la grille en Formule 1. Le double champion du monde aura 43 ans en juillet 2024, tandis que Lewis Hamilton a célébré début janvier ses 39 ans.

Vidéo : le moulage d’un baquet en Formule 1

Il est de coutume de dire que pour pouvoir extraire toute la performance d’une monoplace de Formule 1 le pilote a d’abord besoin de se sentir à l’aise à l’intérieur du cockpit, les fesses posées sur un morceau de carbone plus communément appelé « le baquet ».

Elément essentiel au confort [bien que relatif] et à la sécurité du pilote, le baquet d’une monoplace de Formule 1 requiert un ajustement parfait où chaque millimètre compte pour permettre aux athlètes – qui sont soumis à des forces G importantes – d’être le plus à l’aise possible et en parfaite harmonie avec leur machine pour en extraire toute la performance.

Tout comme il n’y a pas deux pilotes de F1 identiques, leurs baquets ne le sont pas non plus. La voiture doit alors devenir une extension du corps du pilote, ce dernier étant assis le plus bas possible dans le cockpit pour abaisser au maximum le centre de gravité de la monoplace.

Vous vous demandez comment sont moulés les baquets des pilotes en Formule 1 ? Voici les sept étapes clés pour fabriquer le baquet d’un pilote en catégorie reine du sport automobile, alors que la méthode reste relativement similaire dans d’autres catégories. Pour mieux illustrer cet article, vous pouvez également visionner la vidéo située en haut de la page sur le moulage du baquet réalisé par Mick Schumacher lors de son arrivée chez Haas en 2021.

Première étape : le moulage

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Le pilote est entouré de mousse expansive

Enfilant sa combinaison et ses bottes de course, le pilote entre dans une maquette du cockpit – ou du châssis lui-même – et s’assoit sur un sac rempli de mousse expansive. Lorsque le pilote s’assoit, la mousse prend forme autour de lui, épousant les contours de son corps et la forme interne du châssis.

Deuxième étape : être à l’aise

Le pilote reproduit les mouvements qu’il effectuera en conduisant, comme tourner le volant, pour s’assurer que ses bras et ses coudes se sentent également à l’aise lorsque la mousse se dilate. Le moule en mousse peut alors être découpé et ajusté pour mieux s’adapter au pilote et au châssis.

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Certains pilotes préfèrent rester « coincés » dans leur baquet

Certains pilotes préfèrent se sentir « coincés » dans la voiture. Ils recherchent un mouvement quasi nul de la tête, du cou et des épaules lorsqu’ils conduisent pour s’assurer que leur perception, qui est essentielle pour réussir chaque entrée et chaque sortie de virage, ne change pas en cas de fatigue physique pendant la conduite, et bien que d’autres pilotes préfèrent un peu plus de liberté.

Troisième étape : la maquette numérique

Le moule en mousse est numérisé électroniquement dans un logiciel de CAO pour créer un modèle 3D du siège. Ce modèle est utilisé pour produire un moule sur lequel des couches de fibre de carbone sont appliquées puis durcies dans un autoclave pour créer un siège en fibre de carbone.

Des ouvertures sont alors découpées dans le siège pour les dispositifs de sécurité tels que les ceintures de sécurité et le dispositif HANS (support de tête et de cou).

Quatrième étape : test du baquet en carbone

Après la fabrication du baquet en carbone, ce dernier est de retour dans le cockpit. Le pilote essaiera de s’asseoir sur le baquet en fibre de carbone, fournissant tout retour d’information pouvant être utilisé pour l’ajuster et l’affiner. La coque en carbone peut être optimisée selon les exigences du pilote.

Cinquième étape : sur mesure 

Le pilote doit être le plus bas possible dans le cockpit

Les pédales doivent être facilement accessibles et le volant doit pouvoir être tourné complètement. Pour répondre aux exigences de sécurité, le pilote ne doit pas se trouver trop haut dans le cockpit ; il s’agit de minimiser les risques pour le pilote en cas de tonneau ou de choc latéral, par exemple.

Lorsqu’il est assis dans le cockpit, le pilote est soigneusement mesuré pour s’assurer qu’il respecte les dimensions minimales spécifiées dans la réglementation. Un pilote assis plus bas contribue à abaisser le centre de gravité, améliorant ainsi les performances de la voiture. Cependant, le pilote ne peut pas être trop bas, car un champ de vision dégagé est essentiel.

Sixième étape : le confort 

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Certains pilotes utilisent des mousses pour plus de confort

Un rembourrage peut être appliqué pour plus de confort, même si le poids – qui est un ennemi en Formule 1 – est toujours gardé à l’esprit, car l’ajout de rembourrage augmente inévitablement le poids du baquet.

Toujours dans l’optique de le rendre plus confortable, une couche de feuille d’or peut être appliquée sur la fibre de carbone à l’arrière du siège pour réfléchir les rayons infrarouges et protéger le pilote de la chaleur provenant du groupe motopropulseur situé derrière son dos.

Septième étape : le test en piste

La seule façon de savoir avec certitude si l’ajustement du baquet a été réussi est une fois que le pilote a pris la piste avec le baquet dans la voiture et qu’il a donné son avis. Ce premier test a généralement lieu lors du shakedown organisé par les équipes avant les essais de pré-saison. 

Si l’ajustement du baquet n’est pas parfait, d’autres ajustements mineurs sont effectués. Si des changements plus importants sont nécessaires ou si le pilote est loin d’être à l’aise dans le baquet, l’ensemble du processus peut alors être repris à la recherche de l’ajustement parfait.

L’objectif de Haas F1 pour 2024 : « Quitter le fond de la grille »

Le nouveau Team Principal de Haas, Ayao Komatsu, mettra tout en œuvre pour atteindre l’objectif fixé par son patron en 2024 qui est de faire décoller l’équipe américaine du fond de la grille. 

En 2023, l’écurie Haas a terminé dernière du championnat du monde des constructeurs avec seulement douze points marqués en 22 Grands Prix. Ce manque de résultat a coûté sa place au Team Principal historique de l’équipe, l’Italien Guenther Steiner, qui a été invité à quitter Haas à la fin de l’année avec effet immédiat après un mandat de dix ans.

Son remplaçant – Ayao Komatsu – aura donc la lourde tâche de rendre l’écurie Haas plus compétitive en 2024 et, bien que l’arrivée des nouvelles règles en 2026 offrira à Haas et à tous ses rivaux une chance de faire un pas en avant significatif, le Japonais sait que son patron Gene Haas n’attendra pas aussi longtemps pour voir les premiers résultats arriver.

« Pour le moment, Gene [Haas, propriétaire de l’équipe, ndlr] veut quitter le fond de la grille. On peut voir à quel point Gene est malheureux. Qui serait heureux de concourir à la dernière place ? C’est embarrassant, c’est vraiment embarrassant. » a déclaré Komatsu lors d’un entretien accordé au site de la Formule 1. 

« Je pense donc qu’il est positif que Gene soit mécontent de l’endroit où nous sommes. Si les membres de l’équipe pensent que c’est bien que nous sommes derniers et que nous ne savons pas où nous allons, et que Gene ne dit rien, alors ok. »

« Mais Gene est-il heureux d’être dernier ? Ce n’est clairement pas le cas. C’est donc vraiment motivant pour tout le monde. Gene est sérieux, il veut que l’équipe s’améliore, alors nous allons le faire. Cela fait partie de mon travail d’emmener Gene à s’engager [davantage] et à comprendre à quoi nous sommes confrontés. »

En 2024, l’écurie américaine pourra s’appuyer sur l’expérience de ses deux pilotes titulaires, Nico Hülkenberg et Kevin Magnussen, qui comptabilisent 366 Grands Prix à eux deux.

Le PDG de McLaren préoccupé par l’alliance Red Bull/AlphaTauri en F1

Le PDG de McLaren, Zak Brown, se dit très préoccupé par l’alliance existante entre Red Bull et son écurie sœur AlphaTauri, cette dernière utilisant bon nombre de composants issus de la banque d’organes de la maison mère.

AlphaTauri – dont la nouvelle identité n’a pas encore été dévoilée – est la seule écurie de la grille détenue par une autre (Red Bull, ndlr), ce qui lui permet d’utiliser plusieurs composants développés par les ingénieurs de Red Bull Racing. Il se murmure dans le paddock de la F1 que l’équipe AlphaTauri pourrait se rapprocher encore plus de Red Bull dans un futur plus ou moins proche en déménageant au Royaume-Uni et en délaissant son siège historique basé en Italie à Faenza.

Si le rapprochement entre deux équipes a toujours été autorisé et toléré par les concurrents au cours des dernières années, l’arrivée du plafond budgétaire en Formule 1 en 2021 a changé la donne selon le PDG de McLaren, puisque les écuries sont désormais limitées en dépenses, ce qui signifie qu’une alliance telle que Red Bull/AlphaTauri n’a plus lieu d’être.

« Concernant l’alliance entre Red Bull et AlphaTauri. AlphaTauri, de ce que je comprends, déménage au Royaume-Uni, ce qui je pense, profitera aux deux équipes. » a déclaré Zak Brown, cité par Racer.

« Cette équipe A/B et cette copropriété – qui est à un tout autre niveau qu’une simple équipe A/B – sont d’une grande préoccupation, pour la nôtre d’abord, mais aussi pour la santé du sport et pour l’équité du sport. »

« Lorsque ces mesures ont été mises en place, le sport était dans une situation différente. Il y avait un énorme fossé entre des gens comme nous qui avaient des budgets énormes et des équipes plus petites. Maintenant, tout le monde opère au budget capé, donc tout le monde joue avec la même taille de batte, pour utiliser un terme de baseball. »

« Ce n’est donc pas nécéssaire et cela pourrait donner à quelqu’un un avantage injuste, et je pense que c’est un point que nous devons aborder rapidement avec le sport. »

Un plafond budgétaire efficace

Concernant le budget capé justement, Zak Brown affirme que la mise en place d’un tel dispositif a clairement fait du bien au sport en permettant au peloton de se resserrer au cours des deux dernières années.

« Je pense que ce budget capé a été exceptionnel pour le sport. Ce n’est pas encore parfait, mais je ne pense pas que quelque chose d’aussi jeune n’a jamais eu quelques failles et la FIA est en train de les combler, notamment avec la Directive Technique 45. »

« Max [Verstappen] a réalisé la saison la plus dominante jamais réalisée par un pilote ou une équipe [en 2023], mais si vous retirez Max de l’équation – ce qui n’est pas possible – vous auriez, je pense, pour la première fois, cinq équipes avec sept podiums ou plus, et je ne me souviens pas qu’une équipe dixième au championnat ait déjà été une menace pour être en Q3. »

« Je pense que nous nous sommes tous habitués à ce que la dixième équipe soit à trois secondes de la pole. Je pense donc que ce plafond budgétaire a eu pour conséquence de rendre la grille beaucoup plus compétitive. »

« Je peux vous garantir, lorsque vous êtes assis sur le muret des stands, qu’il n’y a pas une équipe qui ne semble pas être une menace pour entrer en Q3, et je pense que c’est l’avantage du plafond budgétaire. »

En 2023, l’équipe McLaren a terminé à la quatrième place au championnat du monde des constructeurs après avoir fait des progrès spectaculaires à partir du Grand Prix d’Autriche où une mise à jour majeure a été introduite sur la MCL60. 

Maya Weug représentera Ferrari en F1 Academy en 2024

Maya Weug représentera la Scuderia Ferrari en F1 Academy en 2024, la jeune femme âgée de 19 ans – née en Espagne mais de nationalité néerlandaise et belge – ayant été confirmée au sein de l’équipe Prema Racing.

Maya Weug a commencé la course à l’âge de sept ans, et ses succès en karting l’ont amenée à faire ses débuts en monoplace après avoir remporté le programme « Girls on Track – Rising Stars », géré par la Commission FIA Women in Motorsport en collaboration avec la marque de Maranello qu’elle a ensuite rejoint.

En 2024, la jeune femme prendra la piste pour la deuxième saison du championnat F1 Academy avec l’équipe Prema Racing et représentera donc Ferrari dans la catégorie de monoplace 100% féminine et gérée par la Formule 1.

« Je suis vraiment excitée de commencer à courir cette saison. Je suis sûre que travailler avec la très réputée équipe Prema sera une expérience intéressante. » a déclaré Maya Weug.  

« C’est un grand honneur pour moi de continuer à représenter Ferrari cette année, surtout sur une plateforme aussi intéressante que la F1 Academy. Maintenant, je me prépare dur avec la Scuderia Ferrari, la Driver Academy et Prema, dans le but d’être une favorite cette saison. »

Dans la continuité de la saison inaugurale de 2023, la deuxième campagne de la série entièrement féminine débutera en Arabie Saoudite le 7 mars et se terminera à Abou Dhabi le 8 décembre 2024. Grosse nouveauté en 2024 avec l’ajout de nouvelles destinations telles que le Qatar, Singapour ou encore Miami, alors que la série se rendra de nouveau à Barcelone et à Zandvoort comme ce fut déjà le cas en 2023.

Calendrier F1 Academy 2024

Destination Dates
Arabie Saoudite 7/9 mars
Miami 3/5 mai
Espagne 21/23 juin
Pays-Bas 23/25 août
Singapour 20/22 septembre
Qatar 29 nov/1er déc
Abou Dhabi 5/8 décembre

Toto Wolff : « Il faut toujours croire que c’est possible »

Après deux saisons difficiles, le patron de Mercedes, Toto Wolff, veut que son équipe entame la campagne 2024 de Formule 1 avec le meilleur état d’esprit possible, l’Autrichien prenant pour exemple McLaren qui a fait des progrès considérables l’an dernier pour terminer quatrième du championnat du monde des constructeurs.

Toto Wolff – qui vient de signer un nouvel accord avec Mercedes pour diriger l’équipe de F1 jusqu’en 2026 – ne veut surtout pas céder à un trop plein d’optimisme à la veille de la saison 2024, mais l’Autrichien a insisté sur le fait que le personnel de Mercedes devra veiller à débuter cette nouvelle campagne avec un état d’esprit positif.

« Il faut toujours croire que c’est possible. Vous ne pouvez pas commencer la saison avec une attitude du genre : ‘Cela ne va pas être possible’. Nous avons pu voir l’année dernière avec McLaren quel grand pas ils ont fait avec une seule mise à niveau. » a déclaré Toto Wolff en entretien avec The Telegraph.

« Nous avons signé un contrat de deux ans avec Lewis [Hamilton], et nous lui devons à lui, mais aussi à George [Russell] et à toute l’équipe, d’accorder toute notre attention en 2024 et 2025. Je pense que c’est possible. »

Des signes encourageants dans le simulateur

L’Autrichien a également partagé quelques premiers signes encourageants au sujet de la future W15. En effet, Anthony Davidson – pilote de simulateur chez Mercedes – a en quelque sorte rassuré son patron après un roulage virtuel sur le tracé de Melbourne en Australie.

« Il a piloté à Melbourne [dans le simulateur] et il a dit : ‘La voiture ressemble enfin à une voiture pour la première fois depuis deux ans’. » a indiqué Wolff.

« Evidemment, j’adorerais que ce soit en corrélation avec la piste, mais nous avons pu constater au cours des deux dernières années que cela n’a pas toujours été le cas. »

En 2023, l’équipe Mercedes a terminé à la deuxième place au championnat du monde des constructeurs avec seulement trois points d’avance sur la Scuderia Ferrari.

Porsche ne se voit pas en F1 dans « les prochaines années »

Le directeur des ventes Porsche Motorsport, Michael Dreiser, a admis que la Formule 1 restait une série de courses « intéressante » pour la marque allemande, mais que le constructeur ne prévoyait pas d’y rentrer au cours des prochaines années.

En 2022, des pourparlers étaient en cours entre Porsche et Red Bull Racing sur la possibilité de l’entrée de Porsche en Formule 1 à partir de la saison 2026, mais ces discussions n’ont finalement mené à rien et le constructeur allemand a coupé les ponts avec Red Bull. 

Les discussions qui étaient en cours entre Red Bull et Porsche à l’époque se sont lentement mais sûrement dégradées lorsque le patron de l’équipe Red Bull, Christian Horner, a insisté sur le fait que si Porsche et Red Bull collaboraient ensemble à l’avenir, ce serait uniquement aux conditions de l’équipe de Milton Keynes, le Britannique ayant d’office exclu toute prise de contrôle totale par le constructeur automobile allemand.

La piste Porsche ayant été complétement abandonnée, Red Bull a donc débuté des discussions avec Ford et a annoncé début 2023 avoir signé un accord avec le constructeur américain pour la fabrication à partir de 2026 d’une unité de puissance en partenariat avec Red Bull PowerTrains.

Lorsque Blackbook Motorsport demande à Michael Dreiser s’il y a toujours un avenir en Formule 1 pour Porsche malgré l’échec des négociations avec Red Bull, Dreiser a expliqué que Porsche se concentrera désormais sur ses programmes déjà existants.

« Le sport automobile sera toujours au cœur de notre identité de marque. La Formule 1 reste pour nous une série de courses intéressante. » a-t-il expliqué.

« Pour les prochaines années, nous nous concentrons sur les programmes d’usine actuels avec la Porsche 963 en WEC et en série IMSA, ainsi qu’en Formule E avec la Porsche 99X Electric. »

« Là-bas, nous voulons nous battre pour les victoires au classement général. C’est notre tradition et notre objectif principal. Nous ne commenterons pas les spéculations au-delà de cela. »

« Je suis convaincu que l’avenir pour nous et nos clients sera prometteur. » poursuit Michael Dreiser lorsqu’on lui demande comment il voit l’avenir pour Porsche Motorsport.

« Nous avons de bonnes idées concernant les futurs produits. Nous pensons que nous serons en mesure de proposer des voitures de course compétitives, et comme nous sommes en dialogue très direct avec nos clients, nous veillerons à appuyer sur les bons boutons et à prendre les bonnes décisions. En fin de compte, vous ne pouvez pas abandonner votre identité de marque. »