Williams mise sur 2026 : Sainz approuve la stratégie

Carlos Sainz estime que Williams a fait le « bon choix » en concentrant ses efforts sur la future réglementation F1, plutôt que de poursuivre le développement de la FW47 cette saison. Sous la direction de James Vowles, l’équipe a mis un terme précoce au développement de sa monoplace 2025 pour se consacrer pleinement à la voiture de 2026, espérant retrouver une compétitivité durable.

Williams occupe actuellement la cinquième place du championnat des constructeurs, ce qui illustre une nette progression depuis le bas du classement. Toutefois, ses rivales du milieu de peloton, comme Aston Martin, se rapprochent rapidement : l’écart n’est plus que de 18 points malgré les 70 points déjà accumulés par Williams cette saison.

Sainz reste confiant et insiste sur le fait que l’équipe « continue de croire en la démarche » et espère que ce pari stratégique portera ses fruits à long terme, à l’heure où toutes les équipes se préparent aux grands changements techniques de 2026.

« Si vous vous engagez autant que l’équipe à réaliser que vous n’apporterez pas beaucoup d’améliorations à une saison de Formule 1, vous devez vous attendre à ce que tôt ou tard, vous commenciez à prendre du retard, car c’est exactement ainsi que fonctionne la Formule 1 », a déclaré le pilote de 30 ans aux médias. « Même les équipes du milieu du peloton ne se reposent jamais. Tout le monde apporte, toutes les trois ou quatre courses, un petit package, une petite amélioration. Chez Williams, oui, nous avons apporté quelques modifications en début d’année avec les mises à jour du règlement sur les ailerons avant. Mais en réalité, nous n’avons rien apporté jusqu’à présent. Ce n’est donc pas un secret, nous nous y attendions. Nous pensons toujours que c’est la bonne décision et nous continuons à faire confiance au processus. Nous sommes convaincus que cela portera ses fruits l’année prochaine. Nous travaillons d’arrache-pied sur la voiture de l’année prochaine. »

James Vowles défend le règlement 2026 face aux critiques

Le patron de Williams, James Vowles, a réagi aux critiques émises par plusieurs pilotes concernant la réglementation 2026 de la Formule 1. Selon lui, ceux qui jugent déjà négativement les nouvelles monoplaces n’ont pas passé assez d’heures dans le simulateur pour avoir une vision précise.

La refonte prévue pour l’an prochain concernera à la fois le châssis et les moteurs, transformant profondément le visage de la discipline. Charles Leclerc a mené la fronde, jugeant que la Ferrari 2026 en développement n’était « pas la plus agréable » à piloter en simulateur, un avis partagé par Alex Albon et Carlos Sainz chez Williams.

Mais Vowles tempère : il affirme que les pilotes qui passent davantage de temps sur le simulateur s’adaptent progressivement aux spécificités des futures F1, et que les jugements actuels restent prématurés.

« La première fois que nos pilotes de simulateur ont conduit selon le règlement 2026, cela a été difficile car cela représente un changement complet dans certains aspects de la conduite », a-t-il déclaré aux médias. « La deuxième fois, c’était plus normal, [mais] il y avait encore des plaintes, et à la quatrième fois, il n’y avait plus vraiment de discussion ; c’était devenu la norme. Je demande donc à tout le monde d’être prudent. Demandez aux pilotes combien de fois ils ont conduit le simulateur avant de juger leur réponse. Je vous garantis que la première réponse sera probablement « une fois ». Et ceux qui l’ont fait quatre ou cinq fois [diront] : « J’aime bien. Je comprends maintenant. »

Vowles estime également que la variation de la vitesse maximale pourrait améliorer les courses de F1.

« Je pense que les différences de vitesse sur certaines lignes droites seront beaucoup plus importantes en raison de la marge de manœuvre dont on disposera l’année prochaine en matière d’énergie et de modes, et je pense donc qu’à un moment donné, les dépassements pourraient en fait être accentués, et non entravés », a-t-il expliqué. « Le concept de course signifie donc que si vous avez une voiture plus rapide, vous disposez de plus d’outils en tant que pilote que cette année, y compris le DRS. C’est ce que je pense pour le moment. »

Vowles est conscient que le règlement technique 2026 n’est pas parfait et espère que les commentaires des équipes seront pris en compte pour affiner la formule.

« Nous avons encore beaucoup de travail à faire pour l’affiner, et nous devons faciliter la tâche des pilotes, car je pense que la charge de travail est actuellement très, très difficile pour eux, ce qui est d’ailleurs un autre commentaire qu’ils ont fait », a-t-il déclaré. « Mais nous avons encore six mois devant nous avant d’y arriver, donc je suis convaincu que nous pouvons y arriver. »

Portrait – Nico Rosberg, un champion du monde toujours très actif

Nico Rosberg, né le 27 juin 1985 à Wiesbaden en Allemagne, incarne la réussite et la polyvalence dans le monde du sport automobile et au-delà. Fils du champion du monde de Formule 1 Keke Rosberg, Nico a baigné dès son plus jeune âge dans l’univers de la compétition et de l’excellence. Doté de la double nationalité allemande et finlandaise, il montre très tôt un talent prometteur, débutant en karting avant de gravir méthodiquement les échelons des catégories juniors.

Les années Formule 1 : ascension, rivalités et consécration

Nico Rosberg fait son entrée en Formule 1 en 2006 avec l’écurie Williams, impressionnant dès son premier Grand Prix par sa vitesse et sa maturité. Il s’impose comme un pilote fiable et méthodique, accumulant les points et se forgeant une solide réputation malgré des voitures rarement au niveau des meilleures équipes.

Le tournant de sa carrière arrive en 2010, lorsqu’il rejoint Mercedes Grand Prix, retrouvé par Michael Schumacher, son illustre compatriote et mentor. Rosberg s’affirme rapidement comme un élément clé du projet Mercedes, contribuant à l’essor de l’équipe et signant sa première victoire en Grand Prix en Chine en 2012.

Mais c’est surtout la période 2014-2016 qui marque l’apogée de son aventure en F1. Aux côtés de Lewis Hamilton, Nico Rosberg devient le protagoniste d’une des plus grandes rivalités modernes du sport. Leur duel, parfois houleux, captive le public et pousse les deux pilotes à donner le meilleur d’eux-mêmes. En 2014 et 2015, Rosberg termine vice-champion du monde, avant de réaliser son rêve ultime en 2016 en remportant le titre mondial au terme d’une saison haletante, conclue par une lutte intense jusqu’au dernier Grand Prix à Abou Dabi.

Contre toute attente, Rosberg annonce sa retraite de la Formule 1 cinq jours après son sacre, expliquant avoir atteint le sommet de son ambition personnelle et souhaitant consacrer plus de temps à sa famille et à de nouveaux défis.

Un nouveau chapitre : entrepreneur, ambassadeur et engagé pour la planète

Depuis la fin de sa carrière de pilote, Nico Rosberg s’est illustré par une multiplicité d’activités, démontrant sa capacité à se réinventer. Il devient d’abord consultant et commentateur pour la télévision, mettant son expertise au service des amateurs de sport automobile.

Mais son engagement va bien au-delà des circuits. Passionné par l’innovation et la durabilité, Rosberg investit dans de nombreuses start-up axées sur les technologies vertes, la mobilité électrique et les énergies renouvelables. Il fonde la « Greentech Festival », un événement international dédié aux solutions durables et aux initiatives environnementales, qui attire chaque année des acteurs majeurs du secteur.

Parallèlement, il s’implique dans la série Extreme E, un championnat de course électrique visant à sensibiliser le public à la préservation de l’environnement. Sa propre équipe, Rosberg X Racing, remporte le tout premier titre de la discipline en 2021, preuve de son engagement à conjuguer performance sportive et responsabilité écologique.

Rosberg consacre aussi une partie de son temps à la philanthropie, soutenant divers projets éducatifs et écologiques. Son parcours inspire de nombreuses personnes, tant pour sa réussite sur les circuits que pour sa volonté de contribuer activement à un avenir plus durable.

Nico Rosberg incarne ainsi le visage moderne du champion, alliant esprit de compétition, innovation et engagement pour la société. Sa trajectoire exemplaire montre que le dépassement de soi ne s’arrête pas au drapeau à damier, mais se poursuit au service d’idées et de causes porteuses d’avenir.

Williams annonce l’arrivée d’Axel Kruse au poste de directeur des opérations

Williams Racing a officialisé la nomination d’Axel Kruse en tant que nouveau directeur des opérations (COO), succédant à Fred Brousseau, qui quittera l’écurie plus tard dans l’année pour retourner au Canada.

Kruse, ingénieur de formation, n’est pas étranger à l’environnement de Grove. Il avait déjà collaboré avec Williams au début des années 2000, lorsqu’il travaillait pour BMW, alors motoriste de l’équipe. Cette période a marqué l’une des meilleures performances récentes de Williams, avec deux deuxièmes places consécutives au championnat des constructeurs en 2002 et 2003.

Après cette expérience, Kruse a rejoint Sauber, où il a occupé pendant 15 ans le rôle de directeur des opérations, acquérant une solide expertise en gestion technique et organisationnelle dans le paddock de la Formule 1.

Son arrivée au sein de l’équipe dirigée par James Vowles est prévue pour le 1er septembre. Il travaillera en binôme avec Brousseau durant la période de transition afin d’assurer une passation fluide des responsabilités.

« Je suis ravi d’accueillir Axel chez Williams Racing alors que nous continuons à investir dans les ressources humaines, la technologie et les infrastructures nécessaires pour atteindre notre objectif de revenir en tête du championnat », a déclaré le directeur de l’équipe, James Vowles. « Axel est le dernier talent de haut niveau à nous rejoindre en provenance du paddock de F1 et il poursuivra le travail important commencé par Fred pour faire de nos opérations une équipe de championnat. Je tiens à remercier Fred pour tout ce qu’il a fait, et nous lui souhaitons tous bonne chance pour son retour au Canada. »

Kruse a ajouté : « Je suis ravi de rejoindre Williams Racing et j’ai hâte de commencer. Williams est une écurie emblématique de Formule 1, animée par une grande ambition et un élan formidable, et je me réjouis de travailler avec tout le monde à Grove pour remporter des succès sur la piste. En tant que jeune ingénieur, j’ai pu constater le professionnalisme et la passion de l’équipe lorsque nous avons terminé deuxièmes du championnat des constructeurs. Il y a encore du travail à faire, et l’objectif doit être de terminer premiers. »

Pour Carlos Sainz, le report du départ de la course était « une décision prudente »

Carlos Sainz a pris position en faveur de Rui Marques, directeur de course de la FIA, après le départ retardé du Grand Prix de Belgique, dimanche à Spa-Francorchamps. La course n’a débuté qu’à 16h20, soit avec 80 minutes de retard sur l’horaire initial, en raison de conditions de visibilité jugées insuffisantes.

Un tour de formation derrière la voiture de sécurité avait permis d’évaluer la situation, avant que Marques ne décide de suspendre le départ. Une décision critiquée par plusieurs pilotes, notamment Max Verstappen, qui s’est agacé à la radio : « C’est un peu ridicule… Ils sont beaucoup trop prudents. »

Même si la pluie s’est interrompue pendant une vingtaine de minutes, la direction de course est restée sur une ligne conservatrice, préférant attendre une amélioration durable avant de relancer les hostilités. La course a finalement repris avec un départ lancé, et les pilotes sont rapidement passés aux pneus pour piste sèche.

Lewis Hamilton s’est lui aussi montré critique, jugeant le délai excessif. À contre-courant, Carlos Sainz a défendu la prudence de Marques, soulignant la difficulté de juger la visibilité dans ces conditions particulières et le besoin d’assurer une sécurité maximale pour l’ensemble du plateau.

Sainz a déclaré qu’il avait « du respect » pour le directeur de course Marques en raison de la décision difficile qu’il a prise de prendre son temps avant de reprendre la course.

« Sur un circuit normal, oui, je pense que nous aurions pu commencer peut-être 5 à 10 minutes plus tôt. À Spa-Francorchamps et compte tenu de l’histoire de ce circuit, il vaut mieux être prudent », a déclaré Sainz.« Vous avez pu voir toute la course, vous avez pu la regarder en entier, donc je ne pense pas que ce soit une mauvaise décision, c’était une décision prudente, mais je respecte le directeur de course car il nous avait dit après Silverstone et les accidents à Silverstone qu’il serait plus prudent ici, et c’est ce qu’il a fait. C’est pourquoi il vaut mieux être prudent que d’avoir un accident et le regretter. »

Carlos Sainz se dit « fatigué » de la situation chez Williams

Aucun des deux pilotes Williams n’a connu une période particulièrement heureuse ces derniers temps, et ses espoirs de réaliser le genre d’exploits dont ont bénéficié certains de ses rivaux du milieu de peloton lors du GP de Grande-Bretagne ont été contrariés par un choix d’aileron basé sur la prévision d’une course sur piste sèche.

Et pour Carlos Sainz, une tendance inquiétante se dessine. Bien qu’il ait devancé Alex Albon pour la première fois en cinq courses à Silverstone, cela tient davantage au fait qu’Albon n’a pas été à la hauteur et qu’il a été agacé par la façon dont Williams a géré sa Q2.

Sainz a été le pilote le plus lent de Williams cette saison, pas de beaucoup, mais il l’a été. Malheureusement, le pire à Silverstone, c’est que cela a souligné ce que Sainz a appelé « l’histoire de ma saison », avec une autre raison inhabituelle pour laquelle il n’a pas pu obtenir un meilleur résultat.

En Espagne, c’était un manque de rythme et des dommages à l’aileron avant, au Canada, c’était une élimination en Q1 causée par une obstruction extrême lors des qualifications, en Autriche, il n’a même pas pris le départ à cause d’un problème de frein et d’un incendie, et cette fois-ci, c’est parce que Leclerc lui est rentré dedans !

Terminer 12e, au lieu de marquer des points, a été comme un abandon pour Sainz. Rien ne va pour lui en ce moment, et les résultats le prouvent : il n’a marqué que 13 points contre 46 pour Albon.

Tout n’est clairement pas de sa faute, comme l’a prouvé son étrange revers à Silverstone, mais cela contribue à donner à Sainz une image et un discours similaires à ceux d’un pilote abattu la plupart des week-ends en ce moment.

« Je suis un peu fatigué de cette situation où il nous arrive toujours quelque chose qui échappe à notre contrôle », a admis Sainz dimanche, visage fermé. 

L’Espagnol a clairement besoin de quelques coups d’éclats pour redonner du lustre à sa saison et de performances régulièrement meilleures que celles de son équipier avant que le bilan de sa saison 2025 ne soit trop fortement impacté -et impactant-.

De manière plus lissée que lors de son passage devant les micros de télévision, Sainz a également déclaré de sa course anglaise : « J’ai fait une bonne course, j’ai évité les ennuis, j’ai bien géré mes pneus et j’avais un bon rythme. Malheureusement, vers la fin, avec des pneus slicks, j’étais sur le point de dépasser Charles, mais il a perdu le contrôle de sa voiture dans le virage 15, a traversé la piste et a heurté mon aileron avant et le plancher avant. Nous sommes tous les deux sortis de la piste, perdant beaucoup de places, et j’ai terminé la course avec une voiture endommagée. Cela semble être le résumé de ma saison jusqu’à présent et c’est très frustrant que différents problèmes continuent d’affecter nos week-ends. Je pilote bien et je sais que des jours meilleurs viendront, mais c’est frustrant à ce stade. J’ai hâte de profiter de ces deux semaines de pause et j’espère que nous pourrons avoir une meilleure deuxième moitié de saison. Un grand merci à tous les fans de Williams qui étaient présents ce week-end ! Votre soutien a été incroyable ! Merci. »

Stats F1 – Quel est le palmarès de chaque équipe en nombre de victoires ?

McLaren domine le championnat du monde de Formule 1 cette année et semble promis à la récolte des lauriers tant sur le plan du tableau des constructeurs que celui des pilotes en 2025. Néanmoins, la lutte reste forte pour le titre pilotes entre Oscar Piastri, Lando Norris et Max Verstappen, qui pourrait venir jouer les troubles-fêtes avec Red Bull. 

Les victoires en GP demeurent néanmoins ouvertes cette saison, comme l’a encore une fois prouvé George Russell, qui est parvenu à imposer sa Mercedes entre les murs du circuit Gilles Villeneuve, au Canada, lors de la dernière épreuve en date. 

Dans l’Histoire de la Formule 1, c’est Ferrari, équipe ayant participé à absolument chaque championnat depuis sa création en 1950, qui peut se targuer d’avoir cumulé le plus grand nombre de succès dans la discipline. Mais où se trouvent les autres équipes, présentes et futures ? 

Voici un petit tableau pour rafraichir vos connaissances statistiques, avec, en gras, les équipes en activité.

Ferrari

248

McLaren

196

Mercedes

130

Red Bull

122

Williams

114

Lotus

81

Renault

35

Brabham

35

Benetton

27

Tyrrell

23

BRM

17

Cooper

16

Alfa-Romeo

11

Vanwall

10

Matra

9

Maserati

9

Brawn GP

8

Ligier

7

Jordan

4

Honda

3

March

3

Wolf

3

Talbot

2

Alpine

1

AlphaTauri (includes Toro Rosso)

1

BMW

1

Racing Point

1

Shadow

1

Hesketh

1

Porsche

1

Stewart

1

Penske

1

Eagle

1

Carlos Sainz frustré malgré le point inscrit au Canada

Carlos Sainz a exprimé sa frustration malgré le fait d’avoir marqué un point au Grand Prix du Canada. Le pilote espagnol Carlos Sainz, de l’équipe Williams, a terminé à la 10e place du dernier Grand Prix du Canada, mais il était néanmoins loin d’être en liesse. La course a été mouvementée pour l’équipe, Albon ayant dû abandonner en raison de problèmes avec son groupe motopropulseur.

La course canadienne a suscité des émotions mitigées pour l’équipe Williams après que ses deux pilotes aient échoué à marquer des points lors du Grand Prix d’Espagne. Arrivée au Canada avec de grands espoirs de terminer dans le top 10, l’équipe s’était montrée prometteuse lors des séances d’essais. Albon et Sainz avaient même impressionné en terminant deuxième et troisième lors des EL1, Albon se qualifiant ensuite en 9e position. Cependant, la course d’Albon a pris une tournure dramatique.

Après une manœuvre risquée contre Colapinto (Alpine) qui l’a fait sortir de la piste, Albon a été contraint d’abandonner en raison d’un problème sur le groupe motopropulseur Mercedes. Albon a exprimé sa frustration après la course : « Ce fut une journée frustrante. Nous avons abandonné en raison d’un problème sur le groupe motopropulseur, mais la course était déjà terminée pour nous. J’ai eu des difficultés dans le premier tour, puis nous avons essayé de rentrer aux stands, mais avec le graining, c’était vraiment difficile de gérer les pneus. »

Albon a également commenté les performances de l’équipe, reconnaissant les défis à relever : « Parfois, on peut contourner le problème, mais pas cette fois-ci. La stratégie de course est généralement notre point fort, mais nous avons eu du mal, et ce n’est pas la faute de l’équipe, mais nous n’étions pas à la hauteur. Nous allons analyser la situation et revenir plus forts la prochaine fois. »

Malgré le point obtenu, Sainz partageait la frustration d’Albon. L’équipe Williams devra se ressaisir et élaborer une nouvelle stratégie pour les prochaines courses afin de tirer parti de son potentiel et d’obtenir de meilleurs résultats à l’avenir. Le team anglais demeure confortablement installé au cinquième rang du championnat du monde par équipes avec 55 points, mais est avec Alpine le team qui a inscrit le moins sur les trois derniers GPs en date. Haas, Aston Martin, Racing Bulls ou encore Sauber Stake ont tous réussi à raliser de meilleures récoltes au cours des derniers évènements cumulés. 

F1 – James Vowles prolonge son contrat à la tête de l’écurie Williams

L’écurie Williams a confirmé la prolongation de contrat de son directeur d’équipe, James Vowles, scellant ainsi la poursuite de son projet à long terme à la tête de la formation britannique.

Aux commandes depuis le début de la saison 2023, Vowles, 45 ans, pilote le renouveau de l’équipe basée à Grove, neuf fois championne du monde des constructeurs. Depuis son arrivée, Williams a amorcé une transformation en profondeur, visant à renouer avec le niveau de performance qui lui avait permis de briller jusqu’à son dernier titre en 1997.

Cette reconduction s’inscrit dans une volonté de continuité stratégique pour accompagner le redressement progressif de l’écurie.

« Je suis ravi de signer un nouveau contrat avec Williams, où je me sens chez moi depuis le moment où j’ai franchi la porte », a déclaré Vowles. « Cette équipe emblématique m’a déjà offert des souvenirs incroyables et nous sommes tous unis dans notre ambition de construire sur notre héritage et de remporter à nouveau le championnat du monde. Au cours des deux dernières années, nous nous sommes concentrés sur la consolidation des fondations et nous disposons désormais d’une plateforme pour viser la gloire dans les années à venir. »

Matthew Savage, président de Williams et propriétaire de Dorilton Capital, a ajouté : « Nous sommes ravis que James ait signé un nouveau contrat avec Williams et s’engage à poursuivre la mission que nous avons entreprise ensemble. Il apporte son expérience, son énergie et son leadership stratégique pour ramener Williams sur la plus haute marche du podium. Nous n’y sommes pas encore, mais vous pouvez sentir la dynamique qui se met en place à Grove et nous sommes enthousiastes pour l’avenir. »

La durée exacte du contrat du directeur de l’écurie n’a pas été confirmée par Williams.

Vidéo Villeneuve : « Hamilton ne m’a jamais dit merci », Jerez 1997, etc…

Canal + aime innover en matière de programmes liés aux sports mécaniques et met sur le grill dans un format « détective » certaines personalités du monde des sports mécaniques, soumis au détecteur de mensonges et à l’accumulation de questions délicates.

Pour ce numéro récent qui a retenu notre attention, c’est le consultant de la chaine française Jacques Villeneuve, champion du monde de F1 1997, qui s’est prêté au jeu en répondant aux questions de Laurent Dupin, avec qui il revient notamment sur la création de l’équipe BAR, devenue Brawn GP puis Mercedes, ou encore le fameux coup de volant de Michael Schumacher sur sa Williams en 1997, à Jérez.

La vidéo, dans laquelle l’on retrouve également Margot Laffite du côté des inspecteurs, est à regarder en intégralité ci-dessous.

 

Williams et Honda réunis à nouveau au Festival of Speed de Goodwood

L’écurie Williams a confirmé qu’elle renouerait avec Honda à l’occasion du prochain Goodwood Festival of Speed, prévu du 10 au 13 juillet. Cet événement emblématique célèbrera plusieurs machines légendaires du sport automobile, dont la Williams FW11, témoin d’une époque marquante de la Formule 1.

La FW11, propulsée par un moteur Honda, avait été pilotée par Nigel Mansell lors de la saison 1986. Cette année-là, le Britannique avait frôlé le titre mondial avant qu’une crevaison en fin de Grand Prix ne permette à Alain Prost de coiffer la couronne.

Près de quatre décennies plus tard, Mansell reprendra le volant de cette monoplace mythique, restaurée pour l’occasion par l’équipe Williams. Il s’agira également du premier événement commun entre Williams et Honda depuis leur partenariat dans les années 1980, une période qui reste l’une des plus compétitives de l’histoire de l’écurie britannique.

« C’est un immense privilège de célébrer la riche histoire de Williams à Goodwood en présentant deux des voitures les plus emblématiques de l’écurie », a déclaré James Vowles, directeur de l’écurie Williams. « La FW11 restaurée symbolise la collaboration historique entre Atlassian Williams Racing et Honda Motor Co., Ltd, un partenariat qui a marqué une époque d’excellence technique et de succès en championnat. Aux côtés de la légendaire FW14B, voir ces voitures réunies à Goodwood est un rappel puissant de notre riche héritage en matière de course automobile. Cet événement rend parfaitement hommage à l’héritage et à l’innovation qui continuent d’inspirer notre équipe aujourd’hui. »

Mansell ne sera pas le seul pilote à prendre le volant : les vainqueurs de courses de F1 pour Williams, Thierry Boutsen et Riccardo Patrese, auront également leur tour, tout comme l’ancien pilote de F1 Karun Chandhok.

Sondage – Quel pilote remportera le Grand Prix du Canada 2025 ?

Ce week-end, la F1 défait ses valises sur le circuit Gilles Villeneuve, à proximité de Montréal, pour y disputer la dixième manche du championnat. Le circuit canadien est connu pour être un circuit à l’ancienne où l’on flirte régulièrement avec les murs et les rails. Les erreurs de pilotage sont souvent couteuses et nécessitent souvent l’intervention en piste de la voiture de sécurité.

L’année passée, Max Verstappen s’y était imposé avec trois secondes d’avance sur la McLaren de Lando Norris. George Russell (Mercedes) avait complété le podium. Lando Norris avait été élu « pilote du jour » et avait également signé le meilleur tour en course. La course avait été marquée par le double abandon des Ferrari (Leclerc et Sainz).

 

Sainz pilote une Williams sur le tout nouveau circuit de F1 de Madrid

Carlos Sainz est devenu le premier pilote à découvrir une partie du tout nouveau circuit de Formule 1 de Madrid au volant d’une F1, sur le MADRING ce week-end.

Le circuit urbain devrait faire ses débuts sur le calendrier de la F1 en 2026, Madrid remplaçant Barcelone comme hôte du Grand Prix d’Espagne. Plus de 80 000 personnes se sont massées samedi dans les rues de la capitale espagnole pour voir Sainz piloter une Williams 2023 sur un parcours d’un kilomètre qui fera partie du circuit complet.

« C’est un rêve devenu réalité pour moi d’être de retour à Madrid et de piloter la FW45 dans les rues où j’ai grandi », a déclaré Sainz. « Je n’oublierai jamais avoir piloté cette voiture devant 80 000 personnes venues du monde entier. Ce fut une journée très émouvante, mais ce n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend en 2026.
L’année prochaine sera une année importante pour Madrid, qui fera son entrée en F1, et j’ai hâte d’y être ! »

Stats – La supergrille du début de la saison F1 2025 présente quelques surprises

F1Only vous propose de regarder au-delà des données opposant les équipiers dans leurs luttes internes au sein de leurs équipes respectives pour comparer leurs performances en qualifications depuis le début de la saison de Formule 1 2025.

Ces données sont une compilation des positions de départ de chaque pilote sur l’ensemble des neuf premiers GPs de la saison, hors Sprint. Elles permettent de déterminer, via la place moyenne, le niveau de performance moyen de chaque pilote sur plus d’un tiers de la saison désormais, et en tenant également compte des pénalités pouvant les affecter sur la grille de départ.

On remarque bien évidemment que le leader du championnat du monde, Oscar Piastri, est de loin le meilleur performer en qualifications cette année, partant en moyenne depuis la seconde position de la grille. Notablement, Max Verstappen réalise de meilleures statistiques dans le domaine avec sa Red Bull que l’autre pilote McLaren, Lando Norris. Lewis Hamilton part en moyenne deux rangs derrière son équipier Charles Leclerc lors de chaque course depuis le début de la saison. Enfin, les deux pilotes Williams ainsi qu’Isack Hadjar figurent dans le top 10 des pilotes les mieux qualifiés en moyenne. La différence chez Alpine entre Pierre Gasly et ses équipiers successifs est également notable.

La supergrille de la saison 2025 jusqu’à présent

(actualisée après le GP d’Espagne 2025)

 

 
 

Pilote

Equipe

Pos moyenne

Meilleure pos

Piastri McLaren 2 Pole
Verstappen Red Bull 3 Pole
Norris McLaren 3.4 Pole
Russell Mercedes 4.7 2
Leclerc Ferrari 5.8 2
Hamilton Ferrari 7.8 4
Antonelli Mercedes 8.4 3
Albon Williams 9.6 6
Hadjar RB 9.6 6
Sainz Williams 10.2 6
Alonso Aston Martin 11.4 5
Gasly Alpine 11.6 5
Tsunoda Red Bull 12.1 5
Ocon Haas 14.8 8
Lawson RB 14.9 9
Doohan Alpine 15.5 11
Hulkenberg Stake 15.7 12
Stroll Aston Martin 15.8 8
Bortoleto Stake 16 12
Bearman Haas 17 10
Colapinto Alpine 18 15

Victor Martins fera ses débuts en F1 avec Williams lors des EL1 du Grand Prix d’Espagne

L’écurie Williams a confirmé que Victor Martins prendra le volant de la FW47 lors des essais libres 1 du Grand Prix d’Espagne, à Barcelone. Le pilote français participera à sa première séance officielle en Formule 1 dans le cadre des sessions obligatoires de FP1 réservées aux jeunes pilotes.

Champion de Formule 3 en 2022, Martins évolue actuellement en Formule 2 avec l’équipe ART Grand Prix. Son meilleur résultat cette saison reste une troisième place obtenue lors de la course principale à Djeddah. Initialement membre de la filière Alpine, il a intégré la Williams Driver Academy en mars dernier et a déjà pris le volant d’une monoplace de l’équipe britannique lors d’un essai privé organisé à Monza en avril. Il avait effectué ses premiers tours en F1 l’an passé avec Alpine.

Martins devient ainsi le deuxième pilote de la jeune garde à participer à une FP1 pour Williams en 2025, après Luke Browning, qui avait remplacé Carlos Sainz à Bahreïn. L’équipe de Grove a ainsi rempli deux des quatre engagements requis cette saison, signifiant qu’Alex Albon et Sainz devront chacun céder leur place lors d’une autre séance d’ici la fin de l’année.

« Je suis très heureux de prendre le volant de la FW47 pour la première fois à Barcelone. Ce sera une expérience incroyable de piloter pour l’équipe », a déclaré Martins. « Je travaille dur pour me préparer au mieux afin de tirer le meilleur parti de mon temps au volant et de faire de cette séance une expérience enrichissante pour moi-même et pour l’équipe. Je suis extrêmement reconnaissant à tout le monde chez Williams Racing de m’avoir donné cette opportunité et j’ai hâte de profiter de chaque seconde ! »

Le directeur sportif Sven Smeets a ajouté que Martins « continue de démontrer qu’il est un pilote talentueux, et cette séance est une étape importante dans sa carrière au sein de l’Académie. Sa participation à notre programme TPC et son travail sur simulateur à Grove l’ont bien préparé, et nous sommes impatients de le voir dans le garage ce week-end. »

La FIA justifie la sévérité de la sanction infligée à George Russell lors du Grand Prix de Monaco

La Fédération internationale de l’automobile (FIA) a apporté des précisions sur la pénalité infligée à George Russell lors du Grand Prix de Monaco, soulignant sa volonté de poser un précédent clair afin d’éviter des abus similaires durant la course.

Au 50e tour, le pilote Mercedes a délibérément coupé la Nouvelle Chicane – les virages 10 et 11 – pour dépasser la Williams d’Alex Albon. Cette manœuvre a conduit les commissaires à sévir plus fermement que d’habitude. Bien que ce type d’infraction soit en général sanctionné par une pénalité de 10 secondes, la FIA avait anticipé ce genre de situation spécifique sur le tracé monégasque. Avant même le départ, le directeur de course avait averti les équipes qu’une application plus stricte du règlement serait de mise à cet endroit précis du circuit. L’objectif : dissuader les pilotes d’exploiter cette échappatoire pour gagner du terrain de manière non réglementaire.

Russell, conscient de la conséquence, avait indiqué à son équipe par radio qu’il acceptait la sanction, préférant prendre un avantage en piste malgré la pénalité. Les commissaires ont alors choisi d’imposer une pénalité équivalente à un passage par la voie des stands (drive-through), bien plus lourde qu’une simple pénalité en temps. La FIA estime que cette décision a eu l’effet escompté. Kimi Antonelli, qui avait commis une infraction similaire plus tard dans la course, a finalement restitué sa position à Albon, préférant éviter une sanction. Aucun autre pilote n’a ensuite tenté de contourner la réglementation de manière comparable.

Les explications de la FIA quant à la sévérité de la pénalité de George Russell

Il était clair, d’après le message radio dans lequel il disait qu’il « prendrait la pénalité », que le dépassement avait été fait délibérément car il se sentait retardé par la voiture 23 qui roulait de façon erratique.

Anticipant que de telles situations pourraient se produire lors du Grand Prix de Monaco, toutes les équipes ont été informées avant la course par le directeur de course (à la demande des commissaires) que les commissaires examineraient attentivement une sortie délibérée de la piste au virage 10 pour doubler une voiture ou un train de voitures lentes.

Cette communication précisait également que la pénalité de 10 secondes prévue par les lignes directrices pourrait être insuffisante pour cette infraction délibérée et que la pénalité appliquée pourrait être supérieure à 10 secondes.

Nous avons donc considéré que l’infraction délibérée de la voiture 63 justifiait une pénalité de passage et nous l’avons infligée.

Après leur bataille controversée à Monaco, Albon invite Russell à dîner

À la suite de leur confrontation en piste lors du Grand Prix de Monaco, Alex Albon a offert un dîner à George Russell, en signe « d’apaisement« . Le pilote Williams a ainsi tenu à désamorcer les tensions provoquées par un affrontement stratégique sur l’un des circuits les plus étroits du calendrier.

Cette saison, la Formule 1 a instauré une règle imposant deux arrêts aux stands lors de la course monégasque, dans l’espoir de dynamiser une épreuve souvent figée par l’impossibilité de dépasser. Plusieurs équipes ont répondu à cette contrainte par des stratégies jugées limites, voire très controversées. C’est dans ce contexte que Williams a ordonné à ses pilotes, Carlos Sainz et Alex Albon, de ralentir volontairement à certains moments pour créer des écarts suffisants avec leurs poursuivants, évitant ainsi de perdre des positions lors de leur second arrêt obligatoire.

George Russell s’est retrouvé pris dans ce jeu tactique, coincé derrière la monoplace d’Albon pendant une longue partie de la course. Frustré, le pilote Mercedes a rson rival de piloter de manière « erratique » pour conserver sa place en piste. Il a fini par couper la chicane délibérément à la sortie du tunnel afin de le dépasser, assumant la pénalité qui s’en est suivie.

Au final, Albon et Sainz ont sécurisé les neuvième et dixième positions, tandis que Russell, pénalisé, a échoué à la porte des points, terminant onzième. Malgré les tensions, Albon a voulu faire un geste envers Russell, son ami de longue date, en l’invitant à dîner pour tourner la page sur cet épisode tendu.

« Je dîne avec lui ce soir, alors il va certainement recevoir l’addition », a déclaré Russell après la course. Pour expliquer la tactique de Williams, Albon a déclaré : « Nous savions que c’était une possibilité. Nous savions que cette stratégie pouvait se produire. Nous en avons parlé jeudi. Nous ne voulions pas que cela se produise, et je pense que de notre côté, ce n’était pas la façon dont nous allions faire la course. Une fois que RB a commencé, cela nous a mis dans une position où nous devions le faire aussi. La seule façon de s’en sortir était de répéter ce qu’ils avaient fait. Ce n’est pas très joli et c’est frustrant, mais au final, c’est un sport d’équipe et nous avons maximisé les trois points pour l’équipe ».

Alex Albon a alors retenu les deux Mercedes afin de laisser l’espace à Carlos Sainz de réaliser ses deux arrêts obligatoires. Mais Russell et Albon ont mis leur duel en piste derrière eux en dînant ensemble plus tard dans la soirée de dimanche. Albon a révélé qu’il avait payé l’addition dans un message sur les réseaux sociaux, dans lequel il a partagé une photo des deux hommes souriant ensemble. « Tu es le bienvenu George Russell », a simplement indiqué Albon en légende de son message.

Toto Wolff révèle le SMS d’excuse de James Vowles après la stratégie controversée de Williams à Monaco

Toto Wolff a révélé avoir reçu un message de James Vowles, directeur de l’écurie Williams, durant le Grand Prix de Monaco, s’excusant pour la stratégie adoptée par son équipe.

Williams a orchestré une manœuvre tactique controversée afin de permettre à ses deux pilotes, Alex Albon et Carlos Sainz, de terminer dans les points. En ralentissant volontairement le rythme pour créer un écart suffisant derrière George Russell et Kimi Antonelli, les deux pilotes de la FW47 ont pu effectuer leurs deux arrêts obligatoires sans perdre leur position dans le top 10, conformément à la nouvelle réglementation imposant deux passages aux stands.

James Vowles a reconnu que cette approche n’était pas idéale et a exprimé ses regrets à Wolff, soulignant toutefois qu’elle résultait directement des nouvelles règles de course et d’un jeu d’équipe amorcé par les Racing Bulls, forçant les autres à réagir.

« Je suis désolé. Nous n’avions pas le choix compte tenu de ce qui s’était passé devant », a déclaré Wolff, lisant à haute voix le message envoyé par Vowles. « J’ai répondu : ‘Nous savons’ », a expliqué le directeur de l’écurie Mercedes.

Bien que l’après-midi ait été frustrant pour Wolff, le directeur d’écurie a insisté sur le fait que son homologue chez Williams n’avait fait que ce qu’il « devait faire » pour assurer un double résultat dans les points.

« James fait partie de mon équipe, et je ne veux pas paraître condescendant, car il fait carrière en tant que directeur d’écurie et il s’en sort très bien », a répondu l’Autrichien lorsqu’on lui a demandé s’il appréciait que Vowles ait pris contact avec lui. « Il devait le faire, vous savez, ce sont deux voitures dans les points, et je pense que tout a commencé quand les RB [Racing Bulls] nous ont repoussés, et c’est ce qu’il devait faire. »

Carlos Sainz critique les stratégies de Williams : « c’est toujours le chaos »

Carlos Sainz critique la stratégie de course de Williams après avoir terminé huitième à Imola.

Il semblait à un moment donné que dimanche à Imola pourrait offrir un résultat sensationnel à l’équipe Williams, qui occupait même solidement la troisième place à certains moments avec Alex Albon.

Mais les choses se sont déroulées différemment pour la Williams de Carlos Sainz, qui s’est retrouvé coincé dans la bataille du milieu de peloton et derrière des voitures plus lentes, notamment en raison d’une stratégie à deux arrêts qui lui a fait perdre le groupe de tête. C’est aussi pourquoi l’Espagnol, malgré une huitième place loin d’être négligeable, s’est dit plutôt mécontent de la façon dont l’équipe a exécuté le plan stratégique, gaspillant ainsi un potentiel de performance bien plus élevé.

 « Je suis un peu mécontent », a déclaré l’ancien pilote Ferrari lors de l’interview d’après-course du Grand Prix d’Émilie-Romagne, « après un autre week-end où nous avions un rythme assez soutenu. Je pense que nous étions assez rapides en course pour viser le top 5. Nous étions plus forts que les Mercedes et les Ferrari, et honnêtement, je me suis senti très bien tout au long du week-end. Mais pour une raison quelconque, nous n’arrivons jamais à trouver notre rythme le dimanche et à exécuter correctement notre stratégie de course. »

Les raisons de ce résultat décevant sont une fois de plus à chercher dans une stratégie imparfaite, qui a conduit Sainz à s’arrêter tôt pour contrer l’attaque de son ancien coéquipier Charles Leclerc : « Au final, nous nous sommes clairement arrêtés trop tôt. Nous devons simplement continuer à progresser pour mieux nous comprendre pendant les courses, car cela nous coûte actuellement beaucoup de points. Si, à ce stade de la saison, nous affichons déjà ce niveau en termes de vitesse de la voiture et de sensations au volant, je sais que nous ne pouvons que nous améliorer à l’avenir. Mais je reste positif et je continue à pousser tout le monde pour que nous continuions à progresser en tant qu’équipe. »

Williams peut rivaliser avec Ferrari et Mercedes

« C’est étrange, car si vous m’aviez dit il y a quelques courses, ou même il y a un an, que nous serions en mesure de rivaliser avec Mercedes et Ferrari sur ces circuits et que je serais en colère après une huitième place, je ne vous aurais pas cru. Évidemment, cela ne me rend pas très heureux, car je sais que nous avons le potentiel et la vitesse pour battre ces équipes sur ce type de circuit, mais il semble que le dimanche, nous ne parvenons tout simplement pas à faire notre travail correctement. Cela signifie simplement qu’en tant qu’équipe, nous devons nous améliorer, mieux nous comprendre et veiller à ne pas nous compliquer trop la vie le dimanche. Aujourd’hui, je ne m’attendais pas à devoir remonter depuis la 15e place, ce qui m’a compliqué la tâche. Mais j’ai finalement réussi », a conclu Sainz.

 

 

James Vowles explique pourquoi Williams s’en sort si bien en 2025

James Vowles, directeur de l’écurie Williams, dévoile les secrets de la performance exceptionnelle de la FW47. Le directeur de l’écurie Williams explique ce qui rend la FW47 si performante.

Cinquième place au championnat des constructeurs avec 37 points. Une seule course, à Bahreïn, sans terminer dans le top 10 et 17 points d’avance sur son plus proche rival. Le début de saison 2025 de Williams en Formule 1 a largement dépassé les attentes, mais il est frappant de constater qu’à Grove, l’équipe s’est concentrée et continue de se concentrer davantage sur 2026, considérant essentiellement que le championnat actuel est moins important.

Les bases de la progression pour 2024 étaient clairement établies depuis la signature de Carlos Sainz. Mais peu de gens auraient pu prédire une amélioration aussi significative.

La FW47 se comporte bien sur presque tous les circuits, et seules quelques erreurs inhabituelles de Carlos Sainz ont empêché l’équipe d’obtenir un meilleur score, qui s’élève déjà à 37 points. Tout cela alors que l’équipe se concentre entièrement sur la FW48, la voiture développée dans le cadre de la nouvelle réglementation technique 2026 qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain.

James Vowles, directeur de l’équipe Grove, a récemment refusé de s’attribuer le mérite de ces améliorations. Il a plutôt salué l’organisation et le travail de ses collaborateurs, véritables secrets derrière la supériorité de la FW47 par rapport à son prédécesseur, grâce à des interventions ciblées et précises au cours des derniers mois visant à améliorer la philosophie choisie pour la voiture de 2024.

« Je ne pense pas que les progrès réalisés cette année reflètent mon travail personnel, mais plutôt l’organisation que nous avons mise en place. C’est une question de fondations. Même si nous n’avons pas consacré beaucoup d’efforts à la voiture de 2025, y compris au travail en soufflerie, nous avons réussi à résoudre certains problèmes clés de 2024 et à faire avancer les choses de manière cohérente, sans perdre de vue la voiture de 2026. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup. »

« Je n’ai pas eu toute l’équipe pour travailler sur la voiture de 2025. La priorité absolue est 2026. Il s’agissait de s’assurer que les conceptions soient prêtes et que la voiture soit en soufflerie début janvier, sans aucune distraction. C’est ce dont je suis le plus fier. »

À l’heure actuelle, tout fonctionne bien et efficacement chez Williams grâce aux processus organisationnels. Ceux-ci permettent à l’équipe de respecter les délais, de produire de nouvelles pièces dans des délais raisonnables, d’identifier les points faibles de la voiture et de les corriger, sans oublier la communication, le développement et le respect du budget, un aspect de plus en plus important ces dernières années.

« Tous les aspects organisationnels vont dans la bonne direction : la communication, le rythme de développement, le travail d’équipe, le timing pour apporter des améliorations sur la piste, la qualité, la ponctualité et le respect du budget. Tout cela fonctionne. Je sais que cela ne semble pas très excitant, mais la FW47 est le résultat de la résolution de certains problèmes fondamentaux. C’est ce qui me motive « , a conclu James Vowles avant le Grand Prix d’Imola.