La F1 pense avoir éliminé les zones grises dans la règlementation 2022

Le manager sportif de la Formule 1, Ross Brawn, estime que ses équipes ont fait le nécéssaire lors de l’élaboration des nouvelles règles techniques en catégorie reine pour faire en sorte qu’aucune équipe de la grille ne puisse exploiter la moindre zone grise et prendre un avantage sur un concurrent.

Cette année, la Formule 1 introduit de toutes nouvelles règles techniques qui devraient (sur le papier) permettre aux pilotes de se suivre de plus près en piste grâce au retour de l’effet de sol après une simplification de l’aérodynamisme sur les monoplaces, notamment la suppression des fameux bargeboards (cascade d’appendices positionnés sur les flancs des monoplaces et que les ingénieurs n’ont cessé de développer au fil des saisons).

Pour être certain que l’introduction de ces nouvelles règles nous offre effectivement plus de spectacle, un groupe de travail a été formé spécialement pour essayer d’anticiper toute exploitation d’une ou de plusieurs zones grises dans la règlementation. Le but définitif de ces recherches étant qu’aucune équipe de la grille ne puisse débarquer en début d’année avec une innovation lui donnant un trop grand avantage par rapport aux concurrents.

Ross Brawn – qui était lui-même patron d’une équipe de F1 ayant développé l’une des plus grandes innovations techniques en 2009 (le double diffuseur) – a déclaré que la tâche n’a pas été si simple d’essayer d’anticiper ce que pourraient faire les différents ingénieurs de la grille : “Essayer d’anticiper chaque échappatoire ou chaque interprétation est très difficile. Mais notre processus consistait à comprendre le problème et concevoir autour de l’élimination du problème.” a expliqué Ross Brawn au New York Times.

“Notre groupe a passé du temps à examiner les faiblesses des différents domaines pour voir où les équipes pourraient avoir une marge de manœuvre pour faire évoluer leurs conceptions et les modifier. Ensuite, nous avons eu une phase de rupture des règles où nous avons essayé d’enfreindre les règles et de voir quelles failles nous pouvions trouver. Nous sommes passés par toutes ces étapes.”

“Je ne prétends pas que nous avons trouvé toutes les failles, mais nous avons définitivement traversé toute une phase de tests règlementaire pour voir où nous pouvions trouver des opportunités.”

Lorsqu’on lui demande franchement si une équipe de la grille sera capable d’exploiter une zone grise cette saison et sortir une innovation lui donnant un certain avantage par rapport aux autres, le Britannique a répondu : “Je ne pense pas, non. Mais on ne sait jamais, personne ne s’y attendait avec que cela arrive.”

La saison 2022 de Formule 1 débutera avec le Grand Prix de Bahreïn le 20 mars, juste après six journées d’essais hivernaux programmés à Barcelone (du 23 au 25 février) et du 10 au 12 mars à Bahreïn.

Le GP d’Australie a reçu le feu vert du gouvernement pour 2022

Le patron du Grand Prix d’Australie, Andrew Westacott, a déclaré avoir reçu des assurances du gouvernement local que la course pourra se dérouler en 2022 comme prévu.

Le Grand Prix d’Australie est programmé au calendrier 2022 de la Formule 1 du 8 au 10 avril sur le tracé récemment rénové de l’Albert Park à Melbourne. La course sera la troisième manche de l’année et les organisateurs affirment que les ventes de billets se sont bien déroulées jusqu’à présent pour l’événement. Pour pouvoir participer à l’événement, les spectateurs devront présenter un schéma vaccinal complet et à moins d’une recrudescence des cas dans les prochaines semaines, le Grand Prix d’Australie aura bien lieu cette année comme prévu assure Andrew Westacott.

Nous avons un engagement du gouvernement victorien que l’événement se déroulera.” a déclaré Westacott à Speedcafe.com.

Nous avons un engagement de la Formule 1 sur leur venue pour la troisième manche. Nous vendons des billets comme des petits pains et nous sommes à 80 jours de l’événement (au moment de l’entretien). Donc, tout se passe bien, tout se prépare, et j’ai hâte d’accueillir les meilleurs pilotes du monde dans de nouvelles voitures sur une nouvelle piste.”

Mais cela dit, ce que je dis, c’est que nous serons tout sauf dans une situation normale – nous aurons de toutes nouvelles voitures sur la piste, nous aurons de nouveaux divertissements et de la musique tout au long des quatre jours. Il faudra que tout le monde soit vigilant du point de vue de la sécurité et que les participants soient à 100% vaccinés. Mais nous sommes dans un parc immense, c’est principalement à l’extérieur et nous sommes affamés de grands événements. Nous travaillons donc avec le gouvernement pour nous assurer que tout ce que nous faisons nous permet d’avoir un maximum de monde.”

Lorsqu’on lui a demandé si la tenue du Grand Prix d’Australie à huis clos était une option envisageable en cas de reprise de l’épidémie et la mise en place de nouvelles restrictions, Westacott a répondu : Je n’envisage même pas cela. Je pense que l’Australie est passée à autre chose et je pense que l’état de Victoria est passé à autre chose. Ce n’est même pas une considération pour le moment et je ne pense pas que cela le sera jamais.”

Cependant, si le pire devait arriver et que la course était annulée pour une troisième année consécutive, Westacott a ajouté que les fans n’ont pas à s’inquiéter quant à la question d’un éventuel remboursement des billets : “Ils ont toujours la garantie, parce que nous sommes un événement financé par le gouvernement, que si quelque chose se produisait, ils récupéreraient leur argent.”

Villeneuve : “Hamilton prend ses distances avec Wolff”

Le champion du monde de Formule 1 1997, Jacques Villeneuve, pense que le silence persistent de Lewis Hamilton est une indication qu’il prend ses distances avec le patron de l’équipe Mercedes, Toto Wolff.

Depuis la très controversée dernière course de la saison 2021 disputée à Abou Dhabi où le septuple champion du monde a vu son rival Max Verstappen décrocher le titre mondial dans le dernier tour du Grand Prix, Lewis Hamilton s’est muré dans le silence et n’a plus été vu ou entendu publiquement. Le Britannique a même brillé par son absence à la cérémonie de remise des prix de la FIA en décembre à Paris, alors que son patron, Toto Wolff, a soulevé des points d’interrogation sur l’avenir de Hamilton dans le sport, malgré la signature d’une prolongation de deux ans avec Mercedes l’année dernière.

Villeneuve pour sa part estime que les commentaires de Wolff pendant et après la course à Abou Dhabi l’année dernière ont porté atteinte à son image, ce qui a conduit Hamilton à s’isoler de l’Autrichien : “J’interprète ce silence comme une façon de prendre ses distances avec Wolff.” a déclaré Jacques Villeneuve à la Gazzetta Dello Sport.

“Vous pouvez perdre avec style, mais au lieu de cela, Toto s’est comporté comme quelqu’un qui joue au Monopoly mais, parce qu’il perd, il renverse tout. Pour moi, Wolff a porté atteinte à son image et Hamilton est sensible à cette question parce qu’il pense à son avenir en Amérique, peut-être à Hollywood.”

Villeneuve pense tout de même que Lewis Hamilton sera bien présent sur la grille en 2022, même si le Canadien estime que le pilote Mercedes est arrivé à un moment de sa carrière où il doit penser à l’après F1 : “Je pense que cela dépendra de la qualité de la nouvelle Mercedes, s’il lui sera facile de gagner ou pas.”

“Lewis est un peu fatigué, il a eu des saisons calmes après la retrait de Nico Rosberg, et il ne veut certainement pas vivre une année comme la dernière. Il pensait qu’il pouvait facilement battre des records et ce n’était pas le cas, et puis quand tu perds un titre comme ça, c’est un peu comme si tu avais un diamant dans la main et qu’ensuite on te l’enlève. Ça fait bien plus mal que si Verstappen avait mené toute la course.”

Lewis Hamilton est sous contrat avec l’équipe Mercedes jusqu’à la fin de la saison 2023. Cette année, le Britannique aura comme coéquipier le jeune George Russell.

La relation entre Verstappen et Red Bull va au-delà d’un simple contrat

Le patron de Red Bull, Christian Horner, assure que la relation entre l’équipe et Max Verstappen est bien plus forte que n’importe quel contrat et le Britannique espère que Néerlandais choisira de rester encore plusieurs années à Milton Keynes.

Max Verstappen a rejoint Red Bull en 2016 à la veille du Grand Prix d’Espagne qu’il a remporté, signant ainsi sa toute première victoire en Formule 1 à l’âge de 18 ans, devenant alors le plus jeune vainqueur de Grand Prix de l’histoire. Le “phénomène” Verstappen a alors pris de l’ampleur à partir de là et le jeune homme est devenu le pilote vedette de l’équipe Red Bull, une situation très compliquée pour ses nombreux coéquipiers depuis 2016 (Daniel Ricciardo, Pierre Gasly, Alexander Albon ou encore Sergio Perez).

Comme l’explique Christian Horner, la relation entre Red Bull et Max Verstappen va bien au-delà d’un simple contrat, le pilote néerlandais ayant quasiment grandi dans le giron de Red Bull : “Je pense que la relation va bien au-delà d’un simple contrat. Ce sont exactement des relations. Max est entré dans l’équipe très tôt et il est devenu un jeune homme, il a grandi avec l’équipe.” a expliqué Christian Horner, cité par Speedcafé.

“Je pense que la relation que nous partageons, la confiance que nous avons les uns envers les autres, vaut plus que n’importe quel morceau de papier. J’ai juste hâte de courir avec Max pendant de nombreuses années encore et je pense que les meilleures années sont à venir.”

Le contrat actuel de Max Verstappen court jusqu’à la fin de la saison 2023 avec Red Bull, tout comme celui de son principal rival Lewis Hamilton chez Mercedes.

Juste après avoir décroché son premier titre mondial en F1 en 2021, Max Verstappen a déclaré qu’il souhaitait rester avec l’équipe Red Bull “aussi longtemps que possible” : “Je les aime tellement, je travaille avec eux depuis 2016. Mais cette année a été incroyable. Je pense qu’ils savent que je les aime et j’espère que nous pourrons continuer ensemble pendant 10, 15 ans. Je veux rester avec eux pour le reste de ma vie, j’espère qu’ils me garderont, c’est fou !” a déclaré le champion du monde 2021 après l’arrivée du Grand Prix d’Abou Dhabi.

Villeneuve prend la défense d’un Michael Masi “sous pression” à Abou Dhabi

Le champion du monde de F1 1997, Jacques Villeneuve, fait partie des personnalités ayant défendu la décision prise par Michael Masi, directeur de course de la FIA, lors de la finale controversée de la saison 2021 à Abou Dhabi.

Lors de cette dernière course de l’année, Michael Masi a pris la décision d’autoriser cinq monoplaces sur huit à se dédoubler dans l’avant dernier tour de course, avant de faire rentrer au stand la voiture de sécurité et relancer le Grand Prix pour un seul tour. C’est justement dans ce dernier tour de l’année que le championnat du monde s’est joué lorsque le pilote Red Bull Max Verstappen a doublé la Mercedes de son rival Lewis Hamilton, alors que le Néerlandais était passé au stand sous Safety Car pour chausser des gommes neuves sur sa monoplace.

A la suite de cette course, la décision de Michael Masi a été vivement critiquée et la FIA a d’ailleurs lancé une enquête dont les décisions seront connues au plus tôt le 18 mars 2022 lors du prochain Conseil Mondial du Sport Automobile qui aura lieu à Bahreïn. Interrogé pour connaître son point de vue sur cette affaire, Jacques Villeneuve a pris la défense de Masi, affirmant que le directeur de course travaillait sous une pression extrême dans les derniers tours de la course.

“Michael Masi ne devrait pas être viré ! Il a travaillé sous la haute pression de deux chefs d’équipe, en particulier de Toto [Wolff], qui n’arrêtait pas de crier à l’oreille de Masi au cours des cinq derniers tours.” a déclaré Villeneuve à la Gazzetta Dello Sport.

“Masi a fini par tout faire correctement après cette phase de voiture de sécurité. La seule chose qu’il aurait pu faire différemment était de laisser les pilotes en retard regagner le terrain perdu un tour plus tôt, mais c’était une bonne décision de laisser la course reprendre”

“Il me semble qu’il devrait y avoir des règles plus claires ou bien des commissaires de course permanents. L’alternative est de tout autoriser et de laisser les pilotes se battre après des accidents, comme cela se passe aux Etats-Unis.” conclut Villeneuve.

Horner explique comment se poursuivra la relation entre Red Bull et Honda en 2022

Christian Horner a expliqué en détails comment la relation entre Red Bull et Honda se poursuivra en 2022, malgré le fait que le motoriste japonais a stoppé son programme en F1 à la fin de la saison 2021.

A la suite de la décision de Honda de stopper son programme en F1, Red Bull et Honda ont dû trouver un accord qui verra le motoriste japonais continuer à fabriquer les moteurs pour Red Bull jusqu’en 2025 durant une période de gel du moteur qui entre en vigueur à partir de cette saison 2022 en Formule 1. Bien que Honda ne sera plus présent en tant que firme durant les week-ends de Grand Prix, Horner a insisté sur le fait que quasiment tout le personnel de la marque japonaise continuera de travailler pour Red Bull.

“Dans le cadre de notre accord, les moteurs continueront d’être assemblés au Japon à Sakura, et il y aura un support technique en provenance du Japon.” a expliqué Christian Horner à RacingNews365, admettant que l’accord se poursuivra “très probablement” jusqu’à la fin de la période du gel des moteurs.

“C’est quelque chose dont nous discutons actuellement, il est probable que les moteurs continueront, à partir de 2022, à être produits et construits au Japon et à nous être expédiés. Nous sommes très reconnaissants envers Honda de nous fournir cette branche d’olivier, alors que nous devenons un fabricant de moteurs. Ils [les moteurs] arriveront depuis le Japon scellés et toute l’assistance en course viendra aussi du Japon cette année. C’est un accord technique, donc c’est très large pour le moment.”

Horner a également précisé qu’une grande partie des employés de Honda deviendront des employés de Red Bull Powertrains – bien que cela n’inclura pas les hommes clés de l’entreprise nippone : “Toutes les personnes de Honda, fin février, deviendront nos employés.” a déclaré Horner.

[Masashi] Yamamoto deviendra consultant, [Toyoharu] Tanabe, je pense, va rester avec Honda à leurs côtés. Mais tout le personnel de HRD UK [Honda Racing Development] nous sera transféré, de sorte que les moteurs continueront d’être entretenus hors des services de Honda jusqu’à ce que les bancs d’essais de RBPT [Red Bull Powertrains] et les travaux soient finalisés vers mai ou juin [2022].”

Le patron de l’équipe Red Bull a également révélé que le logo de Honda ne serait pas totalement effacé en 2022, bien que le moteur sera rebadgé “Red Bull Powertrains” : “Le moteur sera badgé comme un moteur Red Bull, mais nous avons toujours une affiliation de branding qui sera annoncée plus tard dans la saison. Ils ne seront pas totalement invisibles.”

Le nouveau carburant en F1 coutera 20 chevaux aux équipes en 2022

La nouvelle règlementation sur le carburant en Formule 1 devrait coûter aux équipes environ 20 chevaux cette saison et a imposé aux motoristes d’introduire d’importants changements sur le moteur à combustion interne selon le directeur de la Scuderia Ferrari, Mattia Binotto.

A partir de la saison 2022, toutes les équipes de la grille devront utiliser un carburant E10 contenant au moins 10% de composants bio, ceci devant aider la Formule 1 à devenir plus durable et à atteindre son objectif à long terme qui est de devenir carbone net zéro d’ici 2030. L’utilisation de ce nouveau carburant a imposé aux ingénieurs motoristes de redoubler d’efforts pour trouver plus de puissance sur les nouveaux blocs d’alimentation 2022, notamment parce que le carburant E10 devrait faire perdre environ 20 chevaux.

“Le bloc d’alimentation est très différent de l’actuel [celui de 2021], à l’exception du système hybride.” a déclaré Mattia Binotto, cité par le site du championnat.

“Du côté de l’hybride, nous l’avons introduit en 2021, alors que nous avions prévu de l’avoir en 2022. Il y a aura quelques changements sur le système hybride pour 2022, car un plus grand nombre de capteurs est requis par la FIA, mais le système global est très similaire à celui avec lequel nous avons couru à la fin de la saison 2021.”

“Le reste, en particulier le moteur à combustion interne, je dois dire que ce sera très différent. Nous avons un nouveau carburant avec 10% d’éthanol ce qui a beaucoup changé la combustion. Rien qu’en considérant ce carburant différent, quel que soit le fournisseur, les équipes perdent plus ou moins 20 chevaux, ce qui signifie en quelque sorte que la combustion elle-même est assez modifiée.”

Concernant les objectifs de la Scuderia Ferrari pour 2022, Binotto a insisté sur le fait que son équipe aura comme priorité de réduire encore un peu plus l’écart avec les deux meilleures (Mercedes et Red Bull) : L’espoir est d’être compétitif et pour moi, être compétitif, c’est être en position de gagner des courses. Cela signifierait-il que nous pouvons nous battre pour un championnat ? Si je regarde aujourd’hui, l’écart est encore grand. Mais en tant que Ferrari, cela fait partie de notre ADN [de se battre pour la victoire].”

Ce qui est important, c’est d’être capable de se battre au moins dans certaines courses pour la pole et pour la victoire. C’est la simple conséquence d’une croissance et d’une amélioration continues. Je serais déçu si nous ne nous sommes pas améliorés cette année.” conclut Binotto.

Albon pense avoir l’expérience pour faire avancer Williams

Le désormais pilote Williams, Alexander Albon, ne se considère plus comme un débutant en Formule 1 et pense qu’il a acquis suffisamment d’expérience depuis ses débuts en 2019 pour aider Williams à remonter dans la hiérarchie.

Albon a débuté sa carrière en Formule 1 avec Toro Rosso en 2019, mais rapidement, ses performances ont impressionné son employeur, à tel point que le Thaïlandais a été promu chez Red Bull Racing en plein milieu de saison en remplacement direct du Français Pierre Gasly qui n’a pas réussi à convaincre avec ses performances cette année-là. En 2021, Albon occupait chez Red Bull le poste de pilote de réserve après avoir perdu son baquet de titulaire lorsque l’équipe de Milton Keynes a choisi de titulariser le Mexicain Sergio Perez aux côtés de Max Verstappen.

Finalement, le départ de George Russell de l’équipe Williams en 2022 (en partance chez Mercedes) a permis à Alex Albon de réintégrer la grille après une saison en off. Désormais, Albon peut se targuer d’avoir acquis suffisamment d’expérience au cours de sa (courte) carrière pour faire avancer l’écurie de Grove dans le bon sens cette saison.

“Ce sera ma troisième année en Formule 1, mais j’ai l’impression d’avoir déjà acquis beaucoup d’expérience au fil des années. Je ne suis plus un débutant qui débarque, je sais ce que je fais et je sais ce que je veux. C’est super de pouvoir travailler avec cette équipe qui va m’écouter, nous allons nous écouter et essayer de tirer le maximum de cette monoplace.” a déclaré Alexander Albon.

L’an dernier, l’équipe Williams a terminé à la huitième place au championnat du monde des constructeurs 2021 avec 23 points inscrits en 22 courses disputées.

Gasly a connu sa saison la plus constante en F1 en 2021

Le Français Pierre Gasly estime que la saison 2021 a été à ce jour sa saison la plus cohérente en Formule 1, le Normand insistant sur le fait qu’il avait beaucoup appris en étant plus impliqué pour sa deuxième année consécutive dans son équipe.

Pierre Gasly a fait des étincelles en 2021 au volant de son AlphaTauri et a aidé l’équipe italienne à terminer à la sixième place au championnat constructeurs grâce à ses 110 points marqués en 22 course, soit son plus grand nombre de points inscrits à ce jour dans sa carrière en Formule 1.

Lorsqu’on lui a demandé dans quel domaine il pensait s’être amélioré en 2021, Gasly a répondu : “Évidemment, avec Yuki [Tsunoda] arrivant en tant que débutant, j’avais un peu plus de responsabilité dans la direction à prendre, et je sens que j’ai un peu plus appris techniquement en étant plus impliqué.” a déclaré Pierre Gasly, cité par le site du championnat.

“Je pense que notre monoplace est généralement plus forte en qualifications qu’en course, et en termes de réglages et de potentiel pour tirer le maximum lors d’un week-end de course, je pense avoir fait un pas en avant de ce côté-là. Du coup, vous obtenez plus d’expérience et je pense que cette année [2021] a été ma plus constante en Formule 1 dans la façon d’éviter les erreurs, tout en essayant de maximiser toutes les opportunités. Je sens que j’ai fait un pas de ce côté-là.”

Le Français estime que le fait d’être resté chez AlphaTauri durant deux années consécutives l’a beaucoup aidé à trouver une certaine stabilité : “Le point clé cette année a été de disputer une autre saison avec la même équipe, c’était la première fois que cela m’arrivait en Formule 1. Nous avons une bien meilleure compréhension de ce dont nous avons besoin les uns et les autres. Le fait d’avoir le même groupe d’ingénieurs a plus d’impact dans ce que j’attends de la voiture.”

En 2022, Pierre Gasly entamera sa troisième année consécutive au sein de l’équipe AlphaTauri, le Français sera de nouveau coéquipier du Japonais Yuki Tsunoda.

La saison 2021 de Gasly en images

Helmut Marko voit Sainz capable de se battre pour le titre en 2022

Helmut Marko, le conseiller motorsport de Red Bull, pense que l’Espagnol Carlos Sainz a suffisamment de talent pour se battre pour le titre cette année en Formule 1 si Ferrari arrive à lui fournir une monoplace compétitive.

L’Autrichien Helmut Marko ne tarit pas d’éloges sur son ancien pilote qu’il a vu débuter en F1 chez Toro Rosso, avant de le laisser partir chez Renault faute de baquet disponible dans le giron Red Bull à cette période. L’Espagnol a depuis piloté pour McLaren avant de rejoindre en 2021 la Scuderia Ferrari où il a impressionné beaucoup de monde avec ses performances, notamment parce qu’il a réussi à terminer cinquième du championnat du monde des pilotes, deux positions devant son coéquipier Charles Leclerc.

“La nouvelle règlementation rend difficile tout pronostic pour cette saison, mais si Ferrari rencontre le succès avec sa nouvelle monoplace, Carlos peut certainement se battre pour le titre.” a déclaré Helmut Marko à Autobild.

“Carlos Sainz est un très bon pilote de course. Le fait qu’il ait quitté Red Bull [Toro Rosso, ndlr] n’était pas dû à ses performances. En tout cas, il a montré que Leclerc n’est probablement pas le prodige comme beaucoup de gens le pensent.”

En 2022, Carlos Sainz disputera sa deuxième saison avec Ferrari et l’Espagnol espère que l’introduction des nouvelles règles techniques ne donnera pas un avantage à une seule équipe, admettant qu’il préfèrerait voir une bagarre serrée entre plusieurs écuries : “J’imagine deux extrêmes [en 2022]. Une équipe qui réussit et gagne avec une sérieuse avance, ou l’autre extrême, qui serait une saison totalement homogène, et c’est ce que je veux. Cette année [en 2021], nous avons vu les pilotes faire la différence, il y avait quatre voitures capables de se battre pour le championnat du monde et ce sont les pilotes qui ont fait le reste.”

L’Italie veut conserver son défilé aérien à Monza

Le président de l’Automobile Club de Milan, Geronimo La Russa, espère que la Formule 1 permettra aux “Frecce Tricolori” (l’équivalent de la patrouille de France en Italie) de survoler l’Autodrome de Monza en marge du Grand Prix d’Italie.

Cette semaine, nos confrères de RacingNews365 ont rapporté une information selon laquelle les défilés aériens avant le départ des Grands Prix de Formule 1 seraient désormais interdits pour des raisons écologiques. Cette information n’a pas été confirmée par la catégorie reine et reste donc pour le moment au conditionnel, mais du côté de l’Italie, les organisateurs espèrent que cette tradition populaire parmi les fans sera maintenue.

“J’espère que l’intention d’éliminer les Frecce Tricolori au Grand Prix d’Italie de Formule 1 sera annulée et qu’en fin de compte une solution sera trouvée afin que les spectateurs ne soient pas privés d’un spectacle dans le spectacle, ainsi qu’un rappel fort à l’identité nationale.” a déclaré La Russa à l’agence de presse italienne ANSA.

“Il est normal que la durabilité environnementale soit également l’un des objectifs, mais je continue de croire que le défilé des Frecce Tricolori est un élément gagnant et une valeur ajoutée appréciée de tous.”

L’an dernier, Sebastian Vettel a été le seul pilote de la grille à s’être plaint du survol des circuits par des avions, l’Allemand affirmant que ces vols consommaient “inutilement” du carburant.

Un accord trouvé entre Mercedes et Red Bull pour le transfert d’Hodgkinson

Mercedes et Red Bull Racing sont finalement parvenus à un accord concernant la nomination de Ben Hodgkinson au poste de directeur technique de Red Bull Powertrains, ce qui veut dire qu’il pourra rejoindre Red Bull dans les prochains mois.

En 2021, l’équipe Red Bull a annoncé l’arrivée à la tête de son département moteur de Ben Hodgkinson, qui travaillait pour l’équipe Mercedes jusqu’en 2017, mais l’arrivée à Milton Keynes de l’ingénieur était bloquée en raison d’une période de jardinage à respecter (période durant laquelle un employé ne peut rejoindre une autre équipe en raison du secret professionnel). Mais les équipes Mercedes et Red Bull ont annoncé ce vendredi soir avoir trouvé un accord concernant la nomination d’Hodgkinson.

Mercedes F1 et Red Bull F1 sont parvenues aujourd’hui à un accord concernant la nomination de Ben Hodgkinson. Selon les termes de cet accord, Ben, qui a rejoint Mercedes en août 2001, sera libre de rejoindre Red Bull Powertrains à partir du 24 mai 2022.” peut-on lire dans un court communiqué publié par les deux équipes.

En tant que directeur technique de Red Bull Powertrains, Ben Hodgkinson rejoindra Red Bull dans un rôle de leadership à la tête de tous les aspects techniques avec un accent clé sur le développement du premier groupe motopropulseur de Red Bull, afin de se conformer aux nouvelles réglementations de la Formule 1 actuellement prévues pour 2025. Le département moteur représente le plus gros investissement de Red Bull en F1 depuis la création de Red Bull Racing en 2005 et offre à Red Bull et à la Scuderia AlphaTauri (l’équipe sœur) une autonomie sportive ainsi qu’une intégration transparente du moteur et du châssis pour la première fois.

Pour Mario Andretti, la F1 regorge de talents

Mario Andretti a fait l’éloge des pilotes de Formule 1, affirmant que la catégorie reine est aussi riche que jamais en matière de talents.

Le champion du monde 1978 a choisi quelques noms de pilotes en particulier qui, selon lui, ont exceptionnellement bien performé tout au long de saison 2021, et dit qu’il les surveillera de près en 2022 pour voir comment ils s’adapteront aux nouvelles réglementations de la F1 et, dans certains cas, leur nouvelles équipes. Invité à sélectionner les pilotes qu’il pense être prêts à franchir une prochaine étape en termes de performance, Andretti n’a pas hésité.

“Je pense que Lando [Norris] est au point où il pourrait être une force sur laquelle il faut compter.” a déclaré Andretti à RacingNews365.

“Carlos Sainz a montré à quel point il est prometteur, il a démontré son talent et il a déjà trouvé une position confortable chez Ferrari. Il a poussé Charles Leclerc à la limite au point de le rendre nerveux. Daniel Ricciardo a également montré une formidable capacité à être au sommet avec une équipe de haut niveau. Dans l’ensemble, les meilleures équipes sont armées de talents. Il y a beaucoup de talents, des talents incroyables sans aucun doute. En ce moment, la Formule 1 est plus riche que jamais en termes de talents.”

Concernant la saison 2022 de Formule 1, Andretti observera avec une grande attention les progrès des différentes écuries avec l’introduction de la nouvelle règlementation technique cette année : “Tout le monde s’attend à ce que Williams continue de progresser et je suis heureux de voir Albon avoir l’opportunité de revenir. Nous verrons ce qu’Alpine fera avec Esteban [Ocon]. Esteban n’a certainement pas peur de Fernando [Alonso]. Il y a tellement de choses à attendre, regardez la performance de Pierre [Gasly] tout au long de la saison, c’était génial.”

L’équipe Williams se sépare de son directeur de l’ingénierie

Williams Racing s’est séparée à la veille de la saison 2022 de Formule 1 d’Adam Carter, qui occupait depuis 2016 le poste de directeur de l’ingénierie au sein de l’écurie basée à Grove.

Il s’agit pour Williams d’un autre changement important dans son organigramme après le départ  l’an dernier de son directeur d’écurie, Simon Roberts, alors qu’en parallèle, l’équipe britannique a annoncé l’arrivée en 2021 de François-Xavier Demaison au poste de directeur technique, poste qui était auparavant vacant.

Alors que nous envisageons notre stratégie d’ingénierie et nos exigences pour l’année prochaine et au-delà, nous avons apporté des modifications à notre structure d’ingénierie. Adam Carter a quitté l’équipe et je tiens à le remercier pour son travail acharné et sa contribution au cours des six dernières années.” a déclaré Jost Capito, PDG de Williams, ce vendredi.

L’an dernier, l’équipe Williams a terminé à la huitième place au championnat du monde des constructeurs. En 2022, le duo de pilotes sera formé par le Canadien Nicholas Latifi et le Thaïlandais Alexander Albon.

Alpine démarre le moteur Renault de l’A522, sa F1 2022

L’équipe Alpine a dévoilé ce vendredi une courte vidéo dans laquelle on peut entendre le son du moteur Renault qui propulsera sa monoplace de la saison 2022.

L’équipe d’Enstone a également révélé que sa monoplace 2022 pilotée par Esteban Ocon et Fernando Alonso s’appellera A522 en digne héritière de l’A521 de la saison passée et qui a permis à Alpine de terminer à la cinquième place du championnat du monde des constructeurs.

L’A522 aura donc la lourde tache cette année de faire aussi bien, sinon mieux, que sa devancière au cours d’une saison qui s’annonce palpitante avec l’introduction de la nouvelle règlementation technique, l’introduction des nouveaux pneus 18 pouces, le plafond budgétaire abaissé à 140 millions de dollars….

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Pirelli s’attend à ce que toutes les équipes participent aux essais de pneus en 2022

Pirelli s’attend à ce que toutes les équipes de la grille jouent un rôle dans le développement des pneus 18 pouces cette saison en Formule 1.

Dans le cadre de la refonte de la règlementation technique, Pirelli introduit cette année en Formule 1 ses nouveaux pneus 18 pouces qui ont été développés avec l’aide de certaines équipes de la grille l’an dernier. Seule l’équipe Williams n’a pas participé à ces tests et a également été absente du test de pneus d’après-saison à Abou Dhabi, notamment parce que l’écurie de Grove n’a pas pu mettre à disposition de Pirelli une monoplace mule adaptée pour recevoir les jantes 18 pouces. Mais Pirelli s’attend désormais à ce que toutes les équipes jouent un rôle dans les journées de test privées en 2022.

Nous avons convenu avec la FIA d’un certain nombre de journées d’essais, c’est-à-dire 25, c’est un bon compromis et je pense que cela nous donne une bonne opportunité de développer notre produit.” a déclaré Mario Isola, directeur de Pirelli en F1.

De toute évidence, lorsque vous avez un produit complètement nouveau comme les pneus de 18 pouces, vous essayez d’en ajouter de plus en plus. L’année dernière, nous avions en fait 28 jours. L’année dernière, malheureusement, Williams n’a pas été en mesure de produire une voiture mule, nous n’avions que neuf équipes sur 10, mais cette année, ils vont utiliser les voitures 2022, donc les dix équipes ont la possibilité de nous soutenir dans le développement des pneus.”

C’est important car notre pneu est toujours le meilleur compromis, ce n’est pas le pneu du vainqueur. Nous devons fabriquer un pneu qui convient à tout le monde et tester avec tout le monde nous aide.”

L’Italien est toutefois conscient qu’obtenir des créneaux libres pour les essais des pneumatiques est de plus en plus problématique en raison du calendrier, qui est composé cette année de 23 courses, un record en catégorie reine : “Pour réaliser ces journées de tests, ce que nous essayons de faire autant que possible est de programmer ces journées de tests après les Grands Prix. Nous allons donc à Barcelone pour la course et nous essayons d’y rester quelques jours, mardi et mercredi.”

“Mais nous devons faire attention qu’il ne s’agit pas d’un back-to-back ou d’une triplette. Il y a donc des limitations dans certains pays. Je pense que nous avons maintenant un bon compromis sur le nombre de jours de tests disponibles et aussi sur le fait que nous pouvons désormais tester avec toutes les équipes.”

La Scuderia Ferrari mise beaucoup sur son nouveau simulateur

La simulation est un domaine où Ferrari a pris du retard par rapport à ses rivaux, mais l’été dernier, après plus de deux ans de travail, un nouveau simulateur de pointe a été mis en fonction à Fiorano, le centre d’essais sur piste privé de la Scuderia.

Les ingénieurs de l’équipe italienne ont passé les derniers mois à valider le simulateur et l’ont même testé avec la préparation de la course pour le premier Grand Prix d’Arabie saoudite, l’avant-dernière course de la saison dernière. Ferrari espère donc qu’il fonctionnera à plein régime à temps pour le début de la saison 2022.

Beaucoup d’efforts ont été faits et beaucoup de nouveaux outils ont été développés en termes de simulations.” a déclaré le directeur de la Scuderia Ferrari, Mattia Binotto, cité par le site du championnat.

Nous avons un nouveau simulateur mais ce n’est pas la seule amélioration, c’est juste la pointe de l’iceberg. En termes d’aéro, de soufflerie, de calculs de conception et de gestion des pneus, beaucoup a été fait. Je suis très heureux de voir les progrès dans cet aspect. La simulation et la corrélation seront une clé pour 2022 car dès que nous mettrons la voiture en piste, nous mesurerons les comportements.”

“Ce qui sera important, c’est de comprendre le comportement de la voiture et de remédier aux faiblesses dès que possible et vous ne pouvez le faire que si vous disposez de bons outils, de simulations et de corrélations.”

Ce nouveau simulateur est à la pointe de la technologie et reproduit dans un environnement à 360°, la latence la plus faible et la bande passante la plus large de tout ce qui existe actuellement sur le marché selon Ferrari. Il est basé sur un tout nouveau concept issu d’une collaboration entre la Scuderia Ferrari et Dynisma, une entreprise britannique dirigée par l’ancien ingénieur Ferrari Ashley Warne. Il a été produit exclusivement pour l’équipe de Maranello.

La Scuderia Ferrari présentera sa monoplace 2022 (connue pour l’instant sous le nom de code Projet 674) le 17 février prochain lors d’un événement diffusé en ligne et en direct.

Melbourne a terminé les travaux sur l’Albert Park

Les travaux débutés sur le tracé de l’Albert Park de Melbourne en 2021 sont désormais terminés à moins de trois mois de la venue de la F1 en Australie.

Un resurfaçage complet du circuit était la dernière partie d’une refonte en trois phases de la piste qui a d’abord vu l’élargissement de la voie des stands de deux mètres. La deuxième partie du projet était un travail géométrique autour du circuit avec l’élimination de la chicane sur Lakeside Drive. Initialement prévu pour avoir lieu avant le Grand Prix d’Australie 2021, l’annulation de l’événement a vu le resurfaçage repoussé.

“C’est l’aboutissement de probablement quatre ou cinq ans de travail.” a déclaré Andrew Westacott, PDG de l’Australian Grand Prix Corporation, à Speedcafe.com.

“Il faut donner le crédit à Downer, à IEDM, à l’équipe de Grand Prix Corporation, à la contribution de la FIA et de la F1, des consultants internationaux, à Hart Consulting d’un point de vue national, et aussi [Hermann] Tilke, qui a aidé avec quelques détails techniques de refonte du carrossage et des angles.”

“Tout s’est déroulé comme prévu. Ce que cela signifie, c’est que nous allons faire courir de nouvelles voitures aux nouvelles spécifications pour la première fois en trois ans sur un tout nouveau circuit, et ces voitures vont probablement être plus rapides de quatre ou cinq secondes par tour.”

Les modifications apportées au circuit de l’Albert Park devraient à la fois faciliter les dépassements et ouvrir des options stratégiques aux équipes grâce à la voie des stands plus large. Agrandie de deux mètres, les organisateurs espèrent que la FIA augmentera la limite de vitesse de 60 km/h à 80 km/h dans la voie des stands, réduisant ainsi la perte de temps pour prendre et rendant ainsi plus attrayante une stratégie à deux arrêts.

Le Grand Prix d’Australie 2022 est programmé sur l’Albert Park de Melbourne du 7 au 10 avril. Il s’agira de la troisième manche du championnat du monde de F1.

Marko assure que Red Bull est dans les temps avec sa F1 2022

Le Dr Helmut Marko a tenu à rétablir la vérité après les propos “mal interprétés” du Thaïlandais Alexander Albon, qui a récemment insinué que Red Bull avait déployé trop d’énergie dans la bataille pour le titre en 2021 et serait donc à la traine avec le développement de sa monoplace 2022.

Alexander Albon a joué un rôle crucial dans le développement de la monoplace 2022 chez Red Bull en travaillant dans le simulateur tout au long de l’année 2021. Mais le désormais pilote Williams a également révélé il y a quelques jours lors d’une interview qu’il avait beaucoup travaillé sur le développement de la monoplace 2021, notamment en fin d’année, lorsque l’équipe de Milton Keynes a concentré toutes ses ressources sur la lutte pour le titre mondial, cessant alors de se concentrer sur la monoplace de 2022.

Mais selon Helmut Marko, les propos de son ancien pilote ont été mal interprétés et l’Autrichien assure que le développement de la RB18 (le nom de la monoplace 2022) est dans les temps.

“Les déclarations d’Albon ont été mal interprétées. Tout ce que je peux dire, c’est que nous voulons défendre le titre de Max Verstappen et que nous sommes très bien placés pour le faire.” a déclaré Helmut Marko à F1Insider.

“Nous avions deux programmes de développement différents en cours en 2021. Les deux ont fonctionné. Il n’y a donc aucune raison de croire que Mercedes et nous ne sommes pas de nouveau les favoris cette année, à moins que quelqu’un ait trouvé la pierre philosophale dans la nouvelle réglementation.” conclut Marko.

Wolff : “Il n’y aura plus d’équipe avec une seconde d’avance”

Le directeur de l’équipe Mercedes, Toto Wolff, estime que les écarts seront resserrés en 2022 et l’Autrichien pense qu’au moins cinq équipes de la grille pourront se battre pour des victoires.

En 2022, la Formule 1 fait sa révolution avec l’introduction de nouvelles règles techniques qui devraient permettre aux pilotes de se suivre de plus près en course, ce qui devrait nous offrir plus de spectacle et lisser les performances entre toutes les monoplaces de la grille. En plus de l’introduction de ces nouvelles règles, Pirelli introduit également de nouveaux pneus 18 pouces, alors que le plafond budgétaire avec lequel les équipes doivent opérer depuis 2021 a été abaissé à 140 millions de dollars.

Lorsqu’on lui demande s’il n’a pas peur qu’une équipe comprenne mieux les nouvelles règles et devance clairement les autres écuries de la grille dès la première année, Wolff a répondu : “Je pense que le plafond budgétaire va aligner beaucoup de choses.”

“Si quelqu’un trouve une échappatoire et commence à s’éloigner, tout le monde fera de même. Les monoplaces seront toutes très similaires. Il pourrait y avoir des différences la première année, mais après, cela devrait s’équilibrer. Il n’y aura plus d’équipe avec une seconde d’avance.” a déclaré l’Autrichien à AMUS.

Le patron de l’équipe Mercedes pense que plusieurs équipes pourront désormais se battre pour la victoire avec l’introduction des nouvelles règles techniques et le plafond budgétaire abaissé à 140 millions de dollars cette saison : “Les équipes qui avaient les poches pleines n’étaient pas particulièrement heureuses d’avoir perdu l’avantage [lors de l’introduction du plafond budgétaire en 2021], mais tout cela a dégénéré en une course à l’armement entre Red Bull, Ferrari et nous.”

“Désormais, tout sera plus équilibré. Je pense qu’il y a cinq ou six équipes qui peuvent gagner à l’avenir. C’est bon pour le sport. Ce n’est pas toujours la même équipe qui remporte le Super Bowl [finale de la NFL, ndlr].”